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Onciale

Onciale

L'onciale est une graphie particulière des alphabets latin et grec.

Onciale latine

Histoire

grec C'est surtout pour l'alphabet latin que le terme est adapté. En effet, le mot oncial(e) y désigne un type précis de graphie, qui se développe entre le III et le IV siècle de l'ère chrétienne, à partir de la capitale quadrata et de l'ancienne cursive romaine. C'est l'écriture par excellence des codex, adaptée à la plume car bien moins anguleuse que la quadrata, qui est (encore actuellement) celle des inscriptions. L'onciale est restée en vigueur jusqu'au début du IX siècle, à partir duquel la minuscule caroline tend à la remplacer. Entre le VIII et le XIII siècle, elle est surtout conservée pour tracer les débuts de livres, de chapitres ou de sections, à la manière de nos majuscules, dans les manuscrits en minuscule caroline ou en gothique, deux graphies qui lui doivent certaines formes, comme celles du d ou du a. Bien que le plus souvent cantonnée après son âge d'or à un rôle ornemental, l'onciale a cependant continué d'être employée pour des codex entiers bien après ; seule l'imprimerie l'a définitivement fait disparaître des usages courants ; elle est toutefois encore très prisée des calligraphes. Noter que la graphie nommée demi-onciale n'est pas dérivée de l'onciale mais de la nouvelle cursive romaine et que les écritures nationales développées après la chute de l'Empire romain (lombarde, visigothique, mérovingienne, insulaire, etc.) sont principalement issues de cette nouvelle cursive ou de la demi-onciale pour les écritures insulaires (irlandaise et anglo-saxonne).

Tracés

Empire romain Note : l'image ci-dessus ne représente qu'une possibilité de tracé de l'onciale. En effet, évoluant au gré des siècles et des lieux (pour ne pas dire des scribes), elle n'offre pas une apparence figée et invariante. L'onciale latine se caractérise par ses courbes. Les lettres les plus caractéristiques sont A, D, E, H, M, Q et V, qui se distinguent de leur équivalent en quadrata et laisseront leur empreinte dans le tracé des minuscules actuelles (via un parcours complexe, cependant : nos minuscules ne dérivent en effet pas directement de l'onciale). Il n'existe pas encore de lettre J distincte de I (lequel n'a pas non plus encore de point) ; U et V ne sont pas non plus séparés. Enfin, W n'a pas encore fait son apparition. Les lettres n'ont plus forcément une hauteur d'œil régulière : certaines dépassent de la ligne, ce qu'on voit aisément avec D, H, K et L pour la hauteur d'œil et F, G, N, P, Q, R, X et Y (parfois surmonté d'un point suscrit) pour la ligne de base. Selon les manuscrits, certaines de ces lettres sont cependant plus régulières : c'est le cas de N, par exemple, qui peut rester circonscrit aux deux lignes. Les mots ne sont au départ pas séparés mais un petit espace sert parfois de séparateur de phrases, ou un point. La ponctuation est, hormis ce point, quasiment absente et comme l'écriture n'est pas encore bicamérale, on se sert parfois d'une grande lettres pour marquer les débuts de page voire de phrase mais pas de caractères différents. Les abréviations restent rares dans les manuscrits anciens : sont le plus souvent concernés les nomina sacra, la suspension nasale (M en fin de ligne est remplacé par un trait suscrit accompagné ou non d'un point, N par un trait suscrit). L'enclitique -que (signifiant et en latin) et la désinence -bus de datif / ablatif pluriel sont, comme en capitales, parfois notés par Q. et B. ; les manuscrits de droit, cependant, sont déjà riches en abréviations. On trouve quelques ligatures en fin de ligne ainsi que le E caudata (Ę) pouvant remplacer AE, faisant son apparition à partir du VI siècle.

Onciale grecque

E caudata Lorsque l'on parle de l'alphabet grec, il est d'usage de désigner l'une de ses graphies par le terme donciale. Il s'agit là d'une dénomination bien moins précise que pour l'alphabet latin : en effet, ce n'est pas tant le tracé et le type de lettres qu'on désigne que la destination du texte écrit ainsi. L'onciale grecque est en effet un type de capitales utilisé pour les codex à partir de l'époque hellénistique, très proche des capitales lapidaires, que l'on gagnerait à nommer « livresque ». Elle s'oppose en cela à l'écriture de chancellerie et aux minuscules. C'est à partir de la moitié du IV siècle avant l'ère chrétienne que l'on assiste à une séparation, somme toute assez peu marquée, entre les capitales lapidaires et celles que l'on utilise pour les livres, terme par lequel on désigne des documents publics et non privés, lesquels sont écrits dans divers types tendant plus ou moins vers la cursive. Les traits les plus frappants concernent peu de lettres ; comme dans l'onciale latine, les traits droits ont tendance à se courber, ce que permet plus facilement l'écriture sur parchemin :
- le sigma prend la forme du sigma lunaire : Σ → С;
- l'epsilon se courbe (epsilon lunaire) : Ε → Є ;
- l'omega prend la forme qui donnera naissance à la minuscule : Ω → Ѡ. Pour les autres lettres, on note, comme pour la latine, une irrégularité de hauteur (qui se manifeste surtout dans le dépassement de la ligne de base) et une simplification croissante du tracé de certaines lettres, comme le Α qui, au départ, restait proche du modèle lapidaire et qui, petit à petit, en est venu à se tracer à la manière du
A oncial latin, le Ξ, dont les trois traverses se relient, ou encore le Λ, dont la haste gauche se raccourcit. Ces deux derniers tracés sont, on le voit, très proches des minuscules actuelles λ et ξ (minuscules qui sont tributaires d'un mélange de formes s'étalant sur plus de deux millénaires). Note : pour des raisons de compatibilité avec les polices de caractères courantes, on a choisi de représenter les lettres grecques onciales par des caractères tirés du cyrillique. Une fois le modèle fixé, il restera invariant pendant plus d'un millénaire dans les usages manuscrits livresques, remplacé ensuite dans l'imprimerie par les capitales lapidaires remises au goût du jour tandis que les minuscules s'étaient imposées. Voici un exemple théorique de lettres grecques onciales : sigma lunaire

À propos du mot oncial(e)

Le mot français vient de l'adjectif latin uncialis, « d'une once (poids et monnaie) ». Le lien entre l'once et les lettres n'est pas clair. C'est chez saint Jérôme qu'on trouve une première attestation du terme, dans sa préface à sa traduction du Livre de Job : :Habeant qui volunt veteres libros, vel in membranis purpureis auro argentoque descriptos, vel uncialibus ut vulgo aiunt litteris onera magis exarata quam codices. :« Il y en a qui veulent de vieux livres, soit en parchemin coloré de pourpre et aux lettres tracées à l'or et à l'argent, soit en onciales, comme on dit couramment, qui sont plus des fardeaux écrits que des codex ». Il semble qu'il ne faille voir là qu'un terme désignant tout type de grandes lettres (capitales) et non pas précisément l'onciale. Il faut attendre Charles-François Toustain et René Prosper Tassin (au XVIII siècle) pour quonciale se spécialise dans le sens actuel. Le mot permet aussi de désigner des codex (le plus souvent chrétiens) écrits dans cette graphie ou du moins dans des lettres capitales grecques, par opposition aux cursives, écrits en minuscules grecques. On connaît de nombreux codex en onciales, dont :
- le codex Vaticanus ;
- le codex Sinaiticus ;
- le codex Alexandrinus ;
- le codex Coislinianus ;
- le Codex Bezae (bilingue grec / latin, en onciale aussi) ;
- le Codex Petropolitanus.

Bibliographie


- Charles Higounet, L'écriture, Presses universitaires de France, collection « Que sais-je ? », numéro 653, Paris, 1955 pour la 1 édition, 2003 pour la 11 édition ;
- « Du signe à l'écriture », dossier hors-série de la revue Pour la science, article « Trois millénaires d'écriture grecque » de Jean Irigoin, octobre/janvier 2002 ;
- Franz Steffens, Paléographie latine, Honoré Champion, Paris, 1910 ;
- The World's Writing Systems, ouvrage collectif sous la direction de Peter T. Daniels et William Bright, Oxford University Press, New York, 1996.

Articles connexes


- Histoire de l'alphabet latin ;
- histoire de l'alphabet grec ;
- alphabet latin ;
- alphabet grec ;
- écriture gothique. Catégorie:Graphie de l'alphabet latin

Alphabet latin

L'alphabet latin est l'alphabet qu'on utilise majoritairement pour écrire les langues d'Europe occidentale ainsi que dans les pays qui ont été colonisés par les Européens. C'est, en concurrence avec l'alphabet cyrillique et, dans une bien moindre part, l'alphabet grec, l'écriture occidentale par défaut et maintenant – en raison de l'importance économique et culturelle de pays l'utilisant (comme les États-Unis) une écriture internationale : on peut trouver des mots écrits en lettres latines dans les rues du Japon comme dans celles de l'Égypte. On nomme cet alphabet ainsi car c'était, à l'origine, celui des Romains et de leur langue, le latin.

Lettres

L'alphabet latin, comme la majorité de ceux issus de l'alphabet grec, est bicaméral : on utilise deux graphies pour chaque graphème (ou lettre), l'une dite minuscule, l'autre capitale. Dans la majorité des cas, chaque lettre possède les deux variantes. Il existe cependant quelques exceptions, comme la lettre ß (eszett ; utilisée en allemand et autrefois dans d'autres langues, dont le français), qui, en capitales, est remplacée par SS. L'expansion – tant géographique que temporelle – de cet alphabet en fait l'un des plus riches en variantes nationales. Ainsi :
- chaque langue donnée utilise un jeu plus ou moins complet de lettres fondamentales ;
- chacune peut en posséder des lettres modifiées qui s'y ajoutent ;
- parmi les lettres modifiées, certaines sont considées, selon les langues, comme des lettres à part entière ou comme des variantes d'une autre lettre. Par exemple, les alphabets utilisés pour le français et pour le castillan ne sont pas identiques (ainsi, la lettre ç ne s'emploie pas en castillan et le français, à l'inverse ne se sert pas de á), bien que tous deux puissent être ramenés à l'alphabet latin. En sorte, il ne serait pas faux de parler d'un alphabet français et d'un alphabet castillan. On le voit, il n'existe rien tel qu'un alphabet latin figé et constant ; il est cependant possible d'isoler les graphèmes fondamentaux utilisés dans une majorité de langues : ce sont ceux de l'alphabet des origines (voir plus bas, section « Histoire ») plus j et u ainsi que g et w, soient :

Graphèmes fondamentaux

cellpadding="8" |+ Capitales |- style="font-size:20px;" | A || B || C || D || E || F || G || H || I || J || K || L || M |- style="font-size:20px;" | N || O || P || Q || R || S || T || U || V || W || X || Y || Z |{{XIXe siècle{entête tableau simple style|text-align: center;

Majuscule

La capitale (du latin capitalis, « qui concerne la tête ») est, en typographie, la casse à utiliser pour composer en « grandes lettres » dans les écritures bicamérales. Ainsi, l'œil (tracé apparent du caractère) B est la capitale de b dans l'alphabet latin, de β dans l'alphabet grec et de в dans l'alphabet cyrillique. Le tracé des capitales, que l'on oppose aux minuscules, diffère très souvent non pas seulement par le format mais aussi par l'œil. On appelle de tels caractères lettres capitales car ils se trouvent en haut de la casse, c'est-à-dire la tête. Par opposition, les minuscules, situées dans le bas de la casse, sont aussi appelées lettre en bas-de-casse ou tout simplement bas-de-casse. Il existe en outre de petites capitales :
Quelques lettres de même origine dans trois alphabets
La majuscule (du latin majuscula, « un peu plus grande »), quant à elle, est un caractère situé au début de certains mots. Chaque langue en fixe l'usage. Le plus souvent, mais pas exclusivement, les majuscules sont représentées par des capitales (d'où la confusion).

Les capitales ne sont pas des majuscules

Il ne faut donc pas confondre les capitales et les majuscules, lesquelles se définissent par leur fonction : lettres initiales des phrases en début de paragraphe et après un point, des prénoms et noms propres, etc. Ainsi, la phrase : « LONGTEMPS JE ME SUIS COUCHÉ DE BONNE HEURE » est écrite en capitales, mais seule la première lettre est majuscule. Les règles d'utilisation des majuscules varient d'une langue à l'autre. Chaque langue utilisant une écriture bicamérale possède ses propres règles concernant l'emploi des majuscules : en français, par exemple, on n'écrit pas les noms de langues avec une majuscule ; c'est pourtant le cas en anglais. En allemand, de plus, tous les noms, communs ou propres, prennent une majuscule. Certains digrammes, quand ils doivent être en majuscule capitale, sont notables : en français, la ligature Oedipe est incorrecte ; le digramme capital s'écrit en effet Œ : Œdipe. En néerlandais, le digramme lié ij s'écrit IJ en majuscule capitale : IJsselmeer et non Ijsselmeer. « Écrivez en majuscules », à cet égard, n'a aucun sens en typographie. C'est pourtant une expression courante, de même que « majuscule initiale », expression intrinsèquement redondante. La confusion entre ces deux termes est tellement fréquente, même dans des ouvrages didactiques comme une encyclopédie, qu'il serait vain de vouloir la corriger à tout prix : de fait, la distinction entre les deux mots appartient surtout au jargon de la typographie.

Exemples

Des majuscules en capitales et en minuscules

La confusion entre les termes de majuscule et de capitale est facilitée par le fait que les majuscules s'écrivent la plupart du temps en capitales. On peut se rendre compte de la différence entre les deux en prenant un exemple ; certains éditeurs présentent les titres et les noms d'auteurs de leurs ouvrages en minuscules sur la couverture. C'est le cas des Éditions de Minuit pour un ouvrage comme le Vocabulaire des institutions indo-européennes d'Émile Benveniste. La couverture est typographiée ainsi : ::émile benveniste :le vocabulaire :des institutions :indo-européennes :::LES EDITIONS DE MINUIT On peut dire que le prénom et le nom de l'auteur sont écrits en minuscules ; leur première lettre, cependant, est bien une majuscule : seulement, elle n'est pas en capitale. D'autre part, bien que le nom de l'éditeur soit en capitales, on sait que le E de EDITIONS ainsi que le M de MINUIT sont aussi des majuscules.

Le cas du grec

En grec ancien, tel qu'écrit actuellement, les capitales et les majuscules en capitales ne sont pas identiques : un texte écrit au long en capitales n'est normalement pas diacrité, tandis qu'un texte en minuscules avec des majuscules capitales reçoit les diacritiques. De fait, un mot comme ἄνθρωπος ánthrôpos, « homme », s'écrit Ἄνθρωπος avec une majuscule capitale, mais ΑΝΘΡΩΠΟΣ en capitales. La capitale de la première lettre du mot est donc un Α alpha nu, la majuscule un Ἄ diacrité, portant esprit doux et accent aigu.

Dans la messagerie électronique

Il est à noter que, dans la messagerie électronique, ON ÉCRIT EN CAPITALES pour indiquer que l'on élève la voix. De façon plus générale, cela permet de mettre en évidence une partie de texte lorsque l'on ne peut techniquement pas utiliser d'italique, de graisse différente ou d'autres enrichissements visuels.

Conclusion

Pour résumer, une capitale est un œil (tracé d'une lettre) différent de celui d'une minuscule, un simple format. Une majuscule est un emplacement initial déterminé par les règles d'orthotypographie, qui se réalise la plupart du temps comme une capitale. La confusion est d'autant plus facile que les deux termes semblent particulièrement mal choisis : une capitale devrait, si l'on en croit l'étymologie, être située « en tête (de mot) » tandis que, toujours étymologiquement, la majuscule serait une lettre de plus grand format, s'opposant directement à la minuscule ; or, c'est l'inverse : minuscule et capitale s'opposent par la taille et le format, majuscule n'a pas d'antonyme. Il semble que les deux termes aient été inversés.

Voir aussi

Articles connexes


- minuscule ;
- écriture bicamérale ;
- typographie ;
- orthotypographie ;
- de l'usage des majuscules.

Bibliographie


- Jean-Pierre Colignon, La majuscule, c'est capital !, Albin Michel, "les dicos d'or", Paris, mai 2005

Liens externes


- [http://marcautret.free.fr/sigma/pratik/typo/majcaps/ «Majuscules ou capitales, solution du casse-tête!», par P. Morfouace] Catégorie:Norme Catégorie:Imprimerie Catégorie:Typographie als:Majuskel ja:大文字

Codex

Le codex est un livre de forme parallélépipédique, résultat de l'assemblage de feuillets manuscrits, d'abord en parchemin à partir du I- puis en papier depuis le . Cette présentation des textes a constitué une véritable révolution au début de l'ère chrétienne car à l'inverse du rouleau (volumen), qui impose une lecture continue, le codex permet d'accéder aux chapitres (structure du texte) de manière directe. Son adoption dans la chrétienté est d'autant plus marquée que, support de la Bible, le codex permet de se différencier des rouleaux sur lesquels les juifs écrivent la Torah. Par extension le terme codex a été employé pour des recueils de lois (comme le Codex Theodosianus) d'où le nom de Code employé aujourd'hui. L'imprimerie n'a pas fait disparaître les codex : ceux de Léonard de Vinci en constituent une preuve frappante. Il faut noter que les civilisations méso-américaines (Olmèques, Zapotèques, Mayas, Toltèques, Aztèques, etc.) ont inventé écriture et papier indépendamment de l'Occident. On parle aussi de codex pour désigner leurs ouvrages contenant dessins et légendes.

Articles connexes


- Codex Leicester
- Codex Sinaiticus
- Codex Vaticanus
- Codex Alexandrinus
- Codex Ephraemi Rescriptus
- Codex borgia
- Codex Bezae (Cantabrigiensis)
- Codex Claromontanus
- Codex Calixtinus
- volumen
- livre.

Liens externes


- [http://www.lemercuredegaillon.net/gaillon27/codex_bezae.htm Codex Bezae et les parchemins de Bérenger Saunière] Catégorie:Livre Catégorie:Philologie

Imprimerie

Catégorie:Imprimerie L'imprimerie est l'ensemble des technologies permettant de reproduire des écrits et des illustrations en grande quantité sur des supports plans, généralement du papier, et pouvoir ainsi les distribuer à grande échelle. Les techniques vont de la composition des textes au façonnage (reliure, pliage...) en passant par l'impression et la relecture. composition

Histoire

L'histoire de l'imprimerie est étroitement liée à celle de l'humanité. Depuis que l'homme a développé des moyens de communiquer (peintures rupestres, écriture...), il a cherché à pérenniser ses œuvres et à les diffuser. Des scribes égyptiens, qui gravaient la pierre, aux moines copistes médiévaux, qui passaient leurs journées à reproduire des œuvres — œcuméniques pour la plupart — en les recopiant à la main, l'homme a très vite cherché à automatiser ces moyens de copie.

Invention de l'imprimerie en Chine

L'invention du papier est due aux Chinois, qui l'inventèrent vers l'an 105, il a été un élément décisif dans l'invention de l'imprimerie, car il permettait enfin d'avoir un support écrit léger, souple et peu coûteux, indispensable à une production de masse de l'écrit. Il ne manquait plus alors pour remplir le papier qu'une technique plus fiable et plus rapide que la main humaine. L'imprimerie fut inventée en Chine, au début de la dynastie Tang, située entre 618 et 907. Ils transposèrent la technique des sceaux qu'ils utilisaient déjà à une plaque en bois qui représentait toute la page à imprimer. Le plus ancien document imprimé retrouvé par les archéologues date de la 751 (période Silla), il a été mis au jour en 1966 à Kyongju, en Corée. Entre 1041 et 1049, un artisan Pi Cheng, inventa le caractère mobile, ce qui permit de développer l'imprimerie, en accélérant encore la composition des pages à imprimer. Pi Cheng utilisait le caractère mobile en argile, mais pendant les siècles suivants, les gouvernements de la Chine et de la Corée ont financé la production du caractère mobile métallique, dont, par exemple une fonderie établie par les autorités coréennes au début du .

En Europe

Corée C'est ainsi qu'apparurent les premiers bois gravés permettant la reproduction en nombre d'écrits, de gravures : la xylographie. Puis l'on utilisa la pierre gravée à l'envers sur laquelle on appliquait l'encre qui allait à son tour être posée sur le papier : la lithographie. Les balbutiements de la typographie se heurtaient à un problème de taille : en cas d'erreur, il fallait tout refaire. Johannes Gensfleisch, plus connu sous le nom de Gutenberg, eut l'idée, vers 1440 à Strasbourg, de reprendre le même procédé, en suivant l'innovation implémentée par les gouvernements chinois et coréens - l'usage des caractères mobiles métalliques. Ce fut le transfert vers l'Occident de la typographie moderne. On attribue à Gutenberg la naissance de la typographie, mais cette dernière existait déjà bien avant en Chine. De cette évolution, on retiendra donc deux types de livres. Les incunables, livres de l'ère prégutenberg édités entre 1450 et 1500, et les livres dits modernes, issus de la typographie et des techniques plus modernes telles que l'impression offset ou l'héliogravure. Le patron des imprimeurs est saint Jean Porte Latine. L'imprimerie s'est longtemps enorgueilli de certaines traditions très colorées telles que l'[http://www.cecofop.com/passeport/argo.htm Article IV] (ce dernier lien donne aussi la définition de certains termes de l'argot du typographe) et un chant (d)étonnant l'accompagnant, le [http://lyc-estienne.scola.ac-paris.fr/ecole/contenu_marche.htm À la...]. La typographie a occupé la scène de la communication du jusqu'au troisième quart du . Les temps modernes ont vu apparaître de nouvelles techniques de reproduction tant pour l'imprimerie proprement dite que pour la bureautique. La xénographie, procédé de photocopie, la ronéotypie, le fac-similé (la télécopie). L'industrie graphique s'est vue doter d'outils nouveaux avec l'avènement de l'impression offset où l'on a remplacé les caractères en relief par un procédé de report d'encre et d'eau sur une plaque offset. Les parties à ne pas imprimer reçoivent l'eau et les parties à reproduire, l'encre, qui est hydrophobe. La plaque est ensuite pressée contre un blanchet et le blanchet imprime par report la feuille. Ce procédé a permis d'introduire l'impression en quadrichromie, c'est-à-dire en couleurs, le spectre étant reproduit à partir de trois teintes primaires (le cyan, le magenta et le jaune) auxquelles on a ajouté le noir afin d'économiser sur les teintes et donner plus de contraste aux tirages en couleurs.

Technologie : évolution et diversité

quadrichromie Parallèlement, la composition s'est informatisée. On a vu apparaître, à la fin des années soixante, début des années soixante-dix, les premiers procédés de photocomposition. Un système de miroirs dans lesquels les caractères étaient ajourés servait de « pochoir » à la lumière qui allait impressionner une surface sensible, le bromure. Ce dernier était ensuite révélé et fixé comme un papier photographique ordinaire. Les textes ainsi composés — au kilomètre — allaient ensuite être montés sur les supports et la mise en page se faisait manuellement. Le montage achevé, on filmait le tout puis on insolait la plaque qui allait servir à l'impression. La photocomposition allait perdurer presque vingt ans, les procédés évoluant avec l'apparition du laser qui allait insoler directement les films, faisant disparaître les systèmes à miroirs. Le grand tournant de cette fin de siècle fut l'apparition des premiers ordinateurs personnels et surtout des Macintosh, au début des années quatre-vingts, qui ont vu la naissance de la publication assistée par ordinateur (la PAO). Ce micro-ordinateur a permis pour la première fois de tout faire sur le même poste : acquisition d'images numérisées, retouche d'images, création de dessins vectoriels, mise en pages avec des logiciels dédiés, permettant d'amalgamer textes et images. Ces opérations étaient déjà possibles sur des systèmes dédiés mais au coût prohibitif. Le Macintosh, en particulier, a permis de démocratiser ce métier tout en provoquant certains dérapages. D'aucuns se sont sentis l'âme d'un Gutenberg sans en avoir les compétences et cela a donné lieu à des créations pour le moins surprenantes... ainsi qu'à une dépréciation du métier. L'outil n'était pas en cause. L'imprimerie est un art et, comme tout art, il y a certaines règles à respecter afin de fournir un travail équilibré, agréable à l'œil et exempt de fautes d'orthographe... et de goût. Parallèlement à l'évolution de la composition, c'est toute la chaîne graphique qui a connu, ces dernières années, de profonds bouleversements. Ainsi, à partir du poste de composition, photogravure et mise en page sont venus s'adjoindre divers périphériques d'écriture tels que les CtF (Computer to Film), appelés aussi flasheuses, qui permettent de sortir les films de chacune des quatre couleurs d'impression afin d'en faire les plaques par transfert optique. Gros progrès qui permet de se passer du montage manuel des mises en page. Cependant, le transfert optique a cet inconvénient qu'il fait perdre de la définition dans les points de trame et ne dispense pas de retouches sur plaques, car il peut y avoir des « pétouilles », dépôts parasites dus à des poussières. L'évolution suivante a été le CtP (Computer to Plate) — graveur de plaques — où le film a été remplacé par la plaque (base aluminium en général, parfois en polyester) qui sera alors insolée ou gravée directement à partir du fichier électronique. Ensuite, l'opérateur n'a plus qu'à caler ses plaques directement sur la presse. Dernière évolution en date, concernant la presse offset classique, c'est l'embarquement du système CtP sur la presse. C'est ce que l'on appelle le DI (Direct imaging). Il n'y a alors plus d'opération intermédiaire entre le poste de mise en pages et la presse, la gravure se faisant directement sur le cylindre porte-plaque de la presse offset. Avantage : repérage exceptionnel des quatre groupes et économie de temps de calage. Un autre créneau est né des dernières évolutions des photocopieurs, ce sont les presses dites numériques où tout le système classique a été remplacé par des systèmes de transfert d'image du type photocopieurs, permettant alors des tirages instantanés et fidèles du document d'entrée (fichier, épreuve...), mais avec un coût largement supérieur, ce qui le réserve, pour le moment, à de courts tirages.

Les différentes étapes de la fabrication d'un imprimé

La fabrication d'un imprimé passe par différentes étapes rassemblant des savoir-faire et des matériels différents et complémentaires.

La préparation

:La préparation d'un travail destiné à l'impression passe par les phases de réflexion sur le produit, l'écriture de son contenu, le rassemblement des matériaux illustratifs (photographies, dessins, graphes, etc.), puis sur l'ébauche de ce que devrait être le produit fini. Pour ce faire, on réalisera un rough sur papier ou sur écran dans lequel on mettra le plus souvent du faux-texte. Une fois l'ébauche validée, on fournira à l'étape suivante le matériel nécessaire pour travailler le produit.

La maquette

Le maquettiste va executer une ou plusieurs versions de mise en pages avec les matériaux fournis (textes, images, rough...) et l'on passera à l'étape de la composition.

La composition

:La composition est l'étape, aujourd'hui disparue, de saisie des textes qui se faisait sur micro-ordinateur avec l'aide d'un traitement de texte ou avec du matériel dédié de photocomposition. Aujourd'hui, le texte est le plus souvent déjà saisi par le client. :Il existe néanmoins des techniques permettant de récupérer des textes déjà imprimés, c'est ce que l'on appelle la reconnaissance optique de caractères.

La mise en pages

:L'opérateur va alors exécuter le travail proprement dit, en assemblant les textes et les images dans la réalisation du document. C'est la publication assistée par ordinateur (PAO). Il se basera donc sur les maquettes fournies pour faire la mise en pages et suivra le chemin de fer qui définit les pages et les emplacements de publicités, hors-texte, etc.

La photogravure

:Le photograveur entre alors dans la ronde. C'est lui qui va, grâce au scanner, numériser les images et photographies qui seront définitivement incorporées au document à imprimer. Il substituera alors les images de placement par les images en haute définition ou par un système OPI. :Il a en charge la retouche des images avec un logiciel dédié, il effectue la colorimétrie, l'élimination de poussières, défauts, la mise à l'échelle...

L'épreuve

:Le document numérique achevé, on va en faire une épreuve contractuelle (appelée abusivement Cromalin) qui donnera l'allure définitive du document, à savoir la typographie, l'emplacement des illustrations, les couleurs. Ce document servira de référence à l'imprimeur qui devra en respecter les nuances. L'épreuve est dite contractuelle car elle servira de référence en cas de litige. :Le client doit alors s'assurer que le texte est correct, les images bien référencées... C'est le moment de la relecture et des corrections éventuelles.

Le bon à tirer

:Si le client est satisfait du travail, que les corrections ont été parfaitement exécutées, les images bien retouchées et les couleurs bien étalonnées, il remet alors le bon à graver (le Bàg) dûment daté et signé. C'est ce document qui donnera le feu vert pour l'impression.

L'imposition

:L'imprimeur reçoit alors les fichiers numériques de toutes les pages. Son rôle est d'en faire l'imposition, c'est-à-dire, assembler les pages en cahiers qui seront, après l'impression, coupés, pliés et reliés pour faire l'ouvrage façonné. Généralement, l'imprimeur soumet au client une épreuve de contrôle appelée aussi Ozalid afin de contrôler la séquence des pages. Ce document sera plié et découpé afin de faire une morasse. L'imposition peut se contrôler à l'aide d'un polichinelle, petit papier A4 plié autant de fois qu'il y a de poses dans le cahier, en petit livret, dont les pages seront numérotées. Une fois déplié, le polichinelle donne le plan d'imposition.

La création des plaques

:C'est là qu'entre en œuvre le CtP ou le CtF. On va réaliser les plaques qui seront destinées à l'impression quadrichromique.

L'impression

:L'imprimeur monte alors les plaques sur une presse offset feuille ou une rotative, c'est l'étape du calage. Ensuite vient l'encrage de la presse, c'est-à-dire que l'imprimeur laisse l'encre se répartir sur les rouleaux et vérifie que les couleurs sont imprimées correctement à l'aide d'une gamme de contrôle positionnée en bas de l'imprimé. L'ensemble des feuilles tirées pendant le réglage de l'encrage est appelé la gâche papier. :Le client doit contrôler une dernière fois le travail et donner le bon à tirer (BàT) définitif. Ensuite l'imprimeur lance l'impression, c'est le tirage.

Le façonnage

:Une fois les cahiers imprimés, on passe à la phase de finition : massicotage, pliure, reliure et... distribution ! :
- Le massicotage consiste à couper les feuilles en vue de leur passage en plieuse ou au format définitif, surtout dans le domaine de l'étiquette (vin, conserves, etc.). :
- La pliure se fait avec une plieuse qui a pour but de plier la feuille imprimée dans un ordre précis afin que les folios se suivent. Différentes sortes de pliures existent, tels le pli croisé, le pli parallèle qui comprend : le pli économique, en accordéon, en pli roulé, en porte-feuille... :
- Il y a trois sortes de plieuses : à couteaux, à poches et mixtes qui combinent les deux précédentes.

La gestion des fichiers numériques

:L'ensemble des informations nécessaires aux traitements peuvent être incluses dans des fichiers aux formats XML, Ceci permet de suivre la production en temps réel. Ce format est un standard que l'on trouve sur http://www.CIP4.org.

Le saviez vous ?


- Le plus ancien livre connu est un rouleau chinois de cinq mètres daté de 868 retraçant un extrait d'un ouvrage sacré bouddhiste.
- Le premier livre européen imprimé avec des caractères mobiles est la grammaire latine de Donatus en 1451 par Gutenberg.
- La première édition latine de la Bible est celle dite Bible à quarante-deux lignes en 1453 par Gutenberg.
- Le premier livre imprimé en français est La Légende dorée de Jacques Voraigne par Barthélémy Buyer en 1476 à Lyon.

Outils et technique de l'industrie de l'impression


- Flashage
- Presse offset
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Liens externes


- [http://www.imprimerie-online.com Imprimerie-OnLine] : Le portail des Arts Graphiques
- [http://www.graphiline.com Graphiline] : L'actualité de l'imprimerie
- [http://www.graphisearch.com GraphiSearch] : L'annuaire de l'imprimerie
- [http://www.PrintFlux.com PrintFlux] : Solution d'e-printing
- [http://www.zapage.com Zapage] : nouvelle technologie d'impression de sites en ligne (service gratuit)
- [http://www.lyceegutenberg.net Lycée Gutenberg Illkirch] : le Lycée des métiers des Industries Graphiques ja:印刷

Empire romain

als:Römisches Reich ko:로마 제국 ja:ローマ帝国 simple:Roman Empire L'expression Empire romain désigne, de manière indistincte, deux entités :
- un État dont la capitale était Rome et qui contrôlait dans l'Antiquité tout le pourtour méditerranéen ;
- le régime politique en vigueur dans cet État à partir de la fin du

L'Empire comme régime

Ce régime a été fondé par Octave après les guerres civiles de la fin de la République romaine. On le date habituellement de 27 avant J.-C., quand le Sénat décerna à Octave le titre d'Auguste et lui remit les pleins-pouvoirs. Mais cet événement ne faisait qu'officialiser une situation qui durait au moins depuis -31, après la bataille d'Actium au cours de laquelle Octave avait battu les forces de Marc-Antoine et de Cléopâtre. De plus, depuis la dictature de Jules César, Rome était déjà habituée à vivre presque constamment en monarchie. Mais, officiellement, il n'y a jamais eu de proclamation de l'Empire et Rome est restée très longtemps (au moins sous le Principat) une République. Il était entendu que cette république remettait volontairement le pouvoir entre les mains d'un seul homme, jugé seul capable d'assurer sa survie. Auguste et ses successeurs jusqu'à Domitien n'eurent que le titre de princeps, « prince », qui était porté sous la République par le sénateur qui avait le droit de parler le premier lors des réunions (il était censé être inspiré par les dieux et, pour cela, particulièrement écouté). Les historiens distinguent pour le début de l'empire quatre familles d'empereurs : les Julio-Claudiens, les Flaviens, les Antonins et les Sévères. De plus, il est de tradition de distinguer les bons et les mauvais empereurs qui abusèrent jusqu'à l'extrême du pouvoir du princeps. Ainsi, Caligula, Néron, Domitien, Commode ont une très mauvaise renommée. L'empereur Septime Sévère a réussi à maintenir la paix autour du limes et a renforcé le pouvoir de l'empereur. Pour cette raison, la tradition historienne distingue deux périodes dans l'histoire de l'Empire jusqu'à la fin du : le Principat et le Dominat, ce dernier étant considéré comme portant davantage les traits d'une monarchie absolue. monarchie absolue À l'imitation d'Auguste, qui avait repris le nom de son père adoptif, les empereurs ont ajouté le nom de « César » au leur, ce qui en a fait un titre, d'où viennent ceux de Kaiser en allemand et de Tsar dans les langues slaves. Très régulièrement, l'empereur recevait de manière quasi automatique certains titres honorifiques, en particulier celui dimperator (qui a donné le français « empereur »), antérieurement décerné par les soldats à leur général quand celui-ci avait remporté une brillante victoire. L'Empire romain se divise en deux périodes : le Haut Empire et le Bas Empire. Ce dernier concerne le , le et le , en Occident.

Chronologie

Preset = TimeHorizontal_AutoPlaceBars_UnitYear ImageSize = width:800 barincrement:25 PlotArea = left:30 right:45 bottom:40 Colors = id:canvas value:rgb(0.97,0.97,0.97) id:white value:rgb(1,1,1) id:subtitle value:gray(0.5) id:grid1 value:gray(0.7) id:grid2 value:gray(0.88) id:black value:rgb(0,0,0) id:events value:rgb(0.75,1,0.75) id:mark1 value:rgb(0,0.7,0) id:mark2 value:rgb(0.7,0,0) id:years value:gray(0.5) id:period1 value:rgb(1,1,0) id:period2 value:rgb(1,0.75,0) id:cesar value:rgb(1,0.8,0.8) legend:Caesar id:auguste value:rgb(1,0.4,0.4) legend:Augustus BackgroundColors = canvas:canvas Period = from:-150 till:150 ScaleMajor = unit:year increment:100 start:-150 gridcolor:grid1 ScaleMinor = unit:year increment:10 start:-150 gridcolor:grid2 AlignBars = justify BarData= bar:title bar:dummy0 # separator bar:title_emperors bar:emperors1 bar:emperors2 bar:emperors3 bar:emperors4 bar:title_events barset:events bar:dummy2 # separator bar:title_periods bar:periods # explanation: attribute 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mark:(line,mark1) color:events barset:events from:-58 till:-49 text:Guerre_des_Gaules at:-47 text:Bataille de Zéla at:-44 text:Assassinat de Jules César at:-31 text:Bataille d'Actium at:-27 fontsize:XS shift:(2,1) text:Construction du Panthéon_de_Rome from:-26 till:-19 text:Guerre dans les Pyrénées at:-1 at:-18 text:lex Julia barset:break at:9 text:lex Papia Poppaea at:9 text:Bataille de Teutoburg barset:skip at:47 text:Conquête de la Grande-Bretagne at:64 text:Grand incendie de Rome 18 et 19 Juillet at:65 text:Conspiration de Pison barset:break from:72 till:80 shift:(2,1) fontsize:XS text:Construction du~Colisée barset:skip at:79 text:Destruction de Pompéi at:125 fontsize:XS shift:(2,1) text:Reconstruction du~Panthéon_de_Rome barset:break mark:(none,mark2) color:auguste width:22 bar:emperors1 from:-23 till:14 text:Auguste from:41 till:54 text:Claude from:68 till:69 shift:(1,0) fontsize:XS text:Galba from:79 till:81 shift:(1,-11) fontsize:XS text:Titus from:96 till:98 text:Nerva from:138 till:end shift:(-15,-1) fontsize:XS text:Antonin_le_Pieux color:auguste bar:emperors2 from:14 till:37 text:Tibère from:54 till:68 text:Néron from:69 till:69 text:Vitellius from:98 till:117 text:Trajan bar:emperors3 from:37 till:41 text:Caligula color:auguste from:69 till:79 text:Vespasien color:auguste from:117 till:138 text:Hadrien bar:emperors4 from:69 till:69 shift:(1,0) fontsize:XS text:Othon from:81 till:96 shift:(1,-11) fontsize:XS text:Domitien width:22 bar:periods from:14 till:69 shift:(4,-10) color:period1 text:Dynastie_Julio-Claudienne from:69 till:69 shift:(4,1) color:period2 text:Année_des_quatre_empereurs from:96 till:end shift:(4,-10) color:period1 text:Cinq_bons_Empereurs width:8 Preset = TimeHorizontal_AutoPlaceBars_UnitYear ImageSize = width:800 barincrement:25 PlotArea = left:30 right:45 bottom:40 Colors = id:canvas value:rgb(0.97,0.97,0.97) id:white value:rgb(1,1,1) id:subtitle value:gray(0.5) id:grid1 value:gray(0.7) id:grid2 value:gray(0.88) id:black 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Voir aussi

Articles connexes


- Liste des empereurs romains
- Empire romain d'Occident
- Empire romain d'Orient
- Divisions de l'Empire romain au IVe siècle
- Art romain
- Chronologie de l'Empire romain

Liens externes


- [http://www.empereurs-romains.net/ Un site extrêmement complet sur les Empereurs romains]
- [http://perso.wanadoo.fr/karl.claerhout/page1.htm Un autre site très documenté sur l'Empire romain] Rome RomeRome Catégorie:Rome antique Catégorie:Histoire de l'Europe


Point suscrit

Le point suscrit (ou point en chef) est un diacritique de l'alphabet latin. Le signe est utilisé de manière non diacritique sur i et j. En turc, cependant, le point sur le i se comporte bien comme un diacritique. Il s'utilise aussi en arabe ; les utilisations du point suscrit dans cette écriture sont traitées dans l'article Diacritiques de l'alphabet arabe. Pour les langues à écriture latine, il apparaît principalement en :

Paléographie médiévale

i et j

Dans l'Antiquité, seule la lettre i de l'alphabet latin existait, tracée invariablement sans point, que ce soit en capitale quadrata ou en cursive romaine. En latin, la lettre notait /i/ ou /j/ (de yourte). On commence à trouver un i allongé sous la ligne (un j sans point) dès la nouvelle cursive romaine (qui suit l'onciale), pour des raisons purement esthétiques ou de lisibilité (en début de mot, après un autre i et dans le cas où on pourrait, en contexte, le confondre avec une autre lettre : l'absence de point fait de cette lettre un caractère particulièrement peu lisible). L'habitude se conserve dans les écritures postérieures. Le point est cependant toujours absent. Il faut attendre la minuscule caroline du XII siècle pour qu'on prenne l'habitude de marquer d'une sorte d'accent aigu deux i à la suite, pour éviter qu'on les confondent avec un u : priuilegii sera écrit, par exemple, prıuılegíí. Au cours du siècle, l'usage s'étend à d'autres i isolés, surtout lorsque ils jouxtent des lettres à jambages courts (comme m, n et u). L'usage du i long se répand de plus en plus, toujours pour des raisons de lisibilité. L'utilisation du diacritique (au sens propre : « qui distingue ») sur le i se transmet à l'écriture gothique (dont l'apogée se situe au XIII siècle), qui le développe : entre le XIV et le XV, le signe diacritique se rencontre, sans grande régularité d'emploi, de plus en plus souvent et en des positions variées. À l'accent aigu on préfère de plus en plus un simple point, forme qui s'impose au XV. Dans l'écriture humanistique des siècles suivants puis en imprimerie, le point est généralisé ainsi que l'utilisation d'un i long (toujours pour des raisons de lisibilité et surtout dans le cas où l'on trouve deux i à la suite, alors écrits ij) le portant aussi. Au XVII siècle, i est préféré pour noter la voyelle, j pour la consonne (qu'elle soit [ʒ] ou [j], selon les langues). On consultera Variante contextuelle et Histoire de l'alphabet latin pour plus de détails concernant la différenciation entre i et j, qui n'est pas aussi simple que ce court exposé pourrait laisser croire.

Dès les premiers manuscrits en vieil-anglais (écrits en onciale insulaire), le y a volontiers été tracé avec un point suscrit : . Plus tard, dans les graphies utilisées en Angleterre la confusion possible entre les lettres y et þ (thorn) ─ laquelle lettre en est venue à se tracer quasiment comme un y à partir du moyen anglais ─ a confirmé cet usage, afin qu'on distinguât mieux le « vrai » y du þ. La lettre þ ayant été complètement remplacée par le digramme th à la Renaissance (les imprimeurs comme Caxton n'en disposant pas ─ non plus que eth ni yogh ─ dans leurs jeux de caractères venus d'Europe), le point du y a disparu, ce qui a conduit à certaines erreur : en effet, jusqu'au XIXe et encore aujourd'hui, pour donner un tour archaïsant ou plaisant à la graphie, on peut se souvenir de l'ancien thorn et vouloir l'utiliser. C'est cependant sous sa dernière forme connue, un y en apparence, qu'il le sera : the (article défini) est alors écrit ye, ce qui conduit les locuteurs, par influence de la graphie, à le prononcer comme s'il débutait réellement par un y. L'usage de placer un point sur le y se rencontre aussi sur le Continent, surtout dans la graphie gothique, pour aider à distinguer y de suites de lettres ambiguës (comme ij sans point), fréquentes dans ce type d'écritures.

Punctum delens du vieil irlandais

:Ḃḃ [β,v], Ċċ [χ/ç], Ḋḋ [ð], Ḟḟ [-], Ġġ [ɣ], Ṗṗ [ɸ,f], Ṫṫ, [θ] Ṡṡ [s/-]. :Légende : la virgule sépare la valeur historique de la valeur récente, la barre oblique les variantes combinatoires. Les langues celtes partagent un phénomène phonétique nommé lénition consonantique, qui n'est pas noté avec précision dans les manuscrits irlandais. Ce phénomène est une spirantisation des consonnes initiales après certains mots, par sandhi. Les consonnes pouvant être lénifiées sont les occlusives, c [k], g, t, d, p et b, ainsi que les fricatives f et s. Le vieil irlandais ne note pas toutes les lénitions : c'est tardivement qu'elle a été systématiquement indiquée, au moyen du point suscrit, ou punctum delens — qui précisait initialement qu'une lettre marquée ainsi était un lapsus calami et ne devait pas être lue. C'est donc au départ non pas un diacritique mais un signe de correction. Ensuite, le point a été systématisé et étendu aux lettres encore écrites mais muettes à cause de la lénition, d'abord f puis s ([f] lénifié seul est toujours muet : le recours au punctum delens est dans ce cas motivé ; [s] lénifié peut valoir [h] ou être muet). Encore plus tard et jusqu'aujourd'hui, la lénition des occlusives sourdes a été notée par un h subséquent, à l'imitation de coutumes anciennes, telle la notation en latin des consonnes aspirées grecques (ch, ph, th). On trouve grosso modo dans les manuscrits antérieurs au XIIe siècle le punctum delens sur s et f et le -h après c, t et, parfois, p. Après le XIIe siècle et jusqu'au XVIe, selon les manuscrits, c'est soit le punctum delens soit le -h qui sont utilisés systématiquement pour chaque consonne pouvant être lénifiée (dans certains textes, le scribe emploie alternativement l'un ou l'autre). Entre le XVIe et le XXe, le punctum delens est étendu, remplaçant le -h dans tous les emplois. C'est au XXe siècle, cependant, que le punctum delens a été éliminé au profit du -h, pour des raisons de compatibilité avec les claviers de machines à écrire, puis d'ordinateurs. Exemples : an ḃán ṁór (= an bhán mhór), « la grande femme ». Unicode et la norme ISO 8859-14 permettent maintenant le codage avec point suscrit, qui connaît un regain d'intérêt.

Orthographes modernes

Maltais

:Ċċ [ʧ], Ġġ [ʤ], Żż [z]. L'orthographe, datant de 1934, est inspirée de l'italien ; c'est pour cette raison que deux lettres, Ġġ et Żż, ont été diacritées, de manière originale, par un point : Ġġ pour être distingué de Gg [g] et Żż pour l'être de Zz [ʦ,ʣ]. Le point de Ċċ n'a aucune justification puisqu'il n'existe pas de Cc ; de plus, Cc vaut déjà [ʧ] (entre autres) en italien.

Turc (et azéri, tatar)

:İi [i] (Iı [ɯ]). Le cas est surprenant ici. Alors que le point sur le i n'est normalement pas un diacritique (écrire İ ou I ne change pas la lecture de İLLİSİBLE / ILLISIBLE, par exemple), et, bien qu'initialement le i n'eût pas de point (voir plus haut), il n'existe plus dans les alphabets autres que celui du turc (et ses dérivés comme en azéri et en tatar) de ı sans point. Le point n'est donc normalement pas un élément graphique pertinent, puisqu'il ne permet pas d'oppositions. En turc, pourtant, il existe le i avec point notant /i/ et le ı sans point pour /ɯ/. Pour cette raison, les capitales doivent aussi être distinguées : les lettres fonctionnent en paires İi / . Consulter aussi Prononciation du turc.

Polonais

:Żż [ʒ]. Jan Hus, au début du , alors en exil, avait dans son De Orthographia Bohemica proposé une nouvelle orthographe pour sa langue, le tchèque, en instaurant un système de consonnes diacritées d'un point suscrit servant à noter les consonnes résultant d'une palatalisation et remplaçant les graphies à digrammes (il a aussi introduit l'accent aigu comme marque de quantité vocalique longue). C'est ce système qui a donné naissance aux nombreuses consonnes diacritées des langues slaves à écriture latine, le point évoluant dans la majorité des cas en háček ; en polonais, cependant, le point est resté tel quel sur la seule lettre z, le résultat ż valant [ʒ]. C'est un équivalent direct, mais archaïque, du ž, utilisé dans les autres langues slaves à écriture latine.

Lituanien

:Ėė [eː]. Comme en polonais, le point semble être un emprunt à l'orthographe hussite. Dans les autres langues slaves, il est le plus souvent représenté par un accent aigu.

Cheyenne

:Ȧȧ [ḁ], Ėė [ɪ̥], Ȯȯ [o̥]. Les voyelles dévoisées (et parfois amuïes, selon leur environnement) du chéyenne sont normalement écrites avec un point suscrit (sauf en fin de mot, où elles sont automatiquement sourdes). Pour des raisons de compatibilité, ce point est très souvent remplacé par un accent circonflexe. Par exemple : taxemesėhestȯtse [taxɪmɪsːhɪsto̥tsɪ̥], « table », écrit plus communément taxemesêhestôtse.

Romanisations récentes, transcriptions / translittérations

Sanskrit et langues indiennes

:Ṁṁ [+nasalisation], Ṅṅ [ŋ], Ṙṙ [ɽ] (transcription). Le caractère s'emploie, dans la transcription des langues de l'Inde, en concurrence avec , pour lanusvāra (=ं, signe de nasalisation dont la réalisation varie grandement d'une langue à l'autre ; il peut aussi noter une consonne nasale simple) ; le phonème [ɽ] (devanâgarî : ड), quant à lui, n'est que rarement transcrit . C'est le plus souvent le point souscrit que l'on utilise : . L'emploi de pour [ŋ] (ङ), cependant, remonte aux plus anciennes normes de transcription du sanskrit.

Arabe

:Ġġ [ɣ] (transcription). Cette notation représente dans plusieurs normes la lettre غ
ġayn. Voir aussi Transcription des langues sémitiques.

Kazakh, tadjik

:Ėė [e] (transcription).

Kurde

:Ġġ [ɣ]. Cette translittération de la lettre غ suit les conventions adoptées pour l'arabe.

Livonien

:Ȯȯ [ɤ].

Tchétchène

:Ç̇ç̇ [ʧʼ], Ġġ [ʁ], Q‌̇q̇ [qʼ], Ẋẋ [ħ].

Venda, igbo (langues d'Afrique)

:Ṅṅ [ŋ]. Ce caractère est maintenant utilisé dans l'orthographe romanisée de plusieurs langues d'Afrique. Dans l'alphabet pan-nigérian — et dans la majorité des langues d'Afrique utilisant le phonème [ŋ] —, celui-ci est simplement rendu par ŋ.

Arménien

:Ṙṙ [r] (transcription classique). On peut employer
ou (notation de Meillet) dans les ouvrages de linguistique pour translittérer la lettre ռ [r], qui s'oppose à r ր [ɾ] (ou [ɹ]). La graphie avec point souscrit, , est utilisée dans la translittération proposée par la Library of Congress.

Ulithien

:Ȧȧ, Ėė, Ȯȯ.

Basa

:Ėė [ɛ].

Codage informatique

De nombreux caractères existent dans les tables d'Unicode en tant que précomposés avec le point suscrit. Quand un caractère manque, il est possible d'utiliser le point suscrit sans chasse situé à l'emplacement U+0307 du bloc des diacritiques. Par exemple, le signe
égal surmonté d'un point suscrit peut se composer de cette manière : =̇. Il existe, dans le bloc des lettres modificatives avec chasse, un point suscrit chassant : ˙ U+02D9. Ces caractères ne doivent pas être confondus avec les nombreux points suscrits des autres blocs et écritures (comme lanusvāra de la devanāgarī). Pour l'instant (version 4 d'Unicode), le jinkim bohaïrique de l'alphabet copte ne peut cependant être codé que par U+0307.

Articles connexes


- Diacritiques de l'alphabet latin ;
- point souscrit ;
- point médian ;
- diacritique ;
- alphabet latin ;
- point en typographie. Catégorie:Diacritique de l'alphabet latin ja:ドット符号

Point suscrit

Le point suscrit (ou point en chef) est un diacritique de l'alphabet latin. Le signe est utilisé de manière non diacritique sur i et j. En turc, cependant, le point sur le i se comporte bien comme un diacritique. Il s'utilise aussi en arabe ; les utilisations du point suscrit dans cette écriture sont traitées dans l'article Diacritiques de l'alphabet arabe. Pour les langues à écriture latine, il apparaît principalement en :

Paléographie médiévale

i et j

Dans l'Antiquité, seule la lettre i de l'alphabet latin existait, tracée invariablement sans point, que ce soit en capitale quadrata ou en cursive romaine. En latin, la lettre notait /i/ ou /j/ (de yourte). On commence à trouver un i allongé sous la ligne (un j sans point) dès la nouvelle cursive romaine (qui suit l'onciale), pour des raisons purement esthétiques ou de lisibilité (en début de mot, après un autre i et dans le cas où on pourrait, en contexte, le confondre avec une autre lettre : l'absence de point fait de cette lettre un caractère particulièrement peu lisible). L'habitude se conserve dans les écritures postérieures. Le point est cependant toujours absent. Il faut attendre la minuscule caroline du XII siècle pour qu'on prenne l'habitude de marquer d'une sorte d'accent aigu deux i à la suite, pour éviter qu'on les confondent avec un u : priuilegii sera écrit, par exemple, prıuılegíí. Au cours du siècle, l'usage s'étend à d'autres i isolés, surtout lorsque ils jouxtent des lettres à jambages courts (comme m, n et u). L'usage du i long se répand de plus en plus, toujours pour des raisons de lisibilité. L'utilisation du diacritique (au sens propre : « qui distingue ») sur le i se transmet à l'écriture gothique (dont l'apogée se situe au XIII siècle), qui le développe : entre le XIV et le XV, le signe diacritique se rencontre, sans grande régularité d'emploi, de plus en plus souvent et en des positions variées. À l'accent aigu on préfère de plus en plus un simple point, forme qui s'impose au XV. Dans l'écriture humanistique des siècles suivants puis en imprimerie, le point est généralisé ainsi que l'utilisation d'un i long (toujours pour des raisons de lisibilité et surtout dans le cas où l'on trouve deux i à la suite, alors écrits ij) le portant aussi. Au XVII siècle, i est préféré pour noter la voyelle, j pour la consonne (qu'elle soit [ʒ] ou [j], selon les langues). On consultera Variante contextuelle et Histoire de l'alphabet latin pour plus de détails concernant la différenciation entre i et j, qui n'est pas aussi simple que ce court exposé pourrait laisser croire.

Dès les premiers manuscrits en vieil-anglais (écrits en onciale insulaire), le y a volontiers été tracé avec un point suscrit : . Plus tard, dans les graphies utilisées en Angleterre la confusion possible entre les lettres y et þ (thorn) ─ laquelle lettre en est venue à se tracer quasiment comme un y à partir du moyen anglais ─ a confirmé cet usage, afin qu'on distinguât mieux le « vrai » y du þ. La lettre þ ayant été complètement remplacée par le digramme th à la Renaissance (les imprimeurs comme Caxton n'en disposant pas ─ non plus que eth ni yogh ─ dans leurs jeux de caractères venus d'Europe), le point du y a disparu, ce qui a conduit à certaines erreur : en effet, jusqu'au XIXe et encore aujourd'hui, pour donner un tour archaïsant ou plaisant à la graphie, on peut se souvenir de l'ancien thorn et vouloir l'utiliser. C'est cependant sous sa dernière forme connue, un y en apparence, qu'il le sera : the (article défini) est alors écrit ye, ce qui conduit les locuteurs, par influence de la graphie, à le prononcer comme s'il débutait réellement par un y. L'usage de placer un point sur le y se rencontre aussi sur le Continent, surtout dans la graphie gothique, pour aider à distinguer y de suites de lettres ambiguës (comme ij sans point), fréquentes dans ce type d'écritures.

Punctum delens du vieil irlandais

:Ḃḃ [β,v], Ċċ [χ/ç], Ḋḋ [ð], Ḟḟ [-], Ġġ [ɣ], Ṗṗ [ɸ,f], Ṫṫ, [θ] Ṡṡ [s/-]. :Légende : la virgule sépare la valeur historique de la valeur récente, la barre oblique les variantes combinatoires. Les langues celtes partagent un phénomène phonétique nommé lénition consonantique, qui n'est pas noté avec précision dans les manuscrits irlandais. Ce phénomène est une spirantisation des consonnes initiales après certains mots, par sandhi. Les consonnes pouvant être lénifiées sont les occlusives, c [k], g, t, d, p et b, ainsi que les fricatives f et s. Le vieil irlandais ne note pas toutes les lénitions : c'est tardivement qu'elle a été systématiquement indiquée, au moyen du point suscrit, ou punctum delens — qui précisait initialement qu'une lettre marquée ainsi était un lapsus calami et ne devait pas être lue. C'est donc au départ non pas un diacritique mais un signe de correction. Ensuite, le point a été systématisé et étendu aux lettres encore écrites mais muettes à cause de la lénition, d'abord f puis s ([f] lénifié seul est toujours muet : le recours au punctum delens est dans ce cas motivé ; [s] lénifié peut valoir [h] ou être muet). Encore plus tard et jusqu'aujourd'hui, la lénition des occlusives sourdes a été notée par un h subséquent, à l'imitation de coutumes anciennes, telle la notation en latin des consonnes aspirées grecques (ch, ph, th). On trouve grosso modo dans les manuscrits antérieurs au XIIe siècle le punctum delens sur s et f et le -h après c, t et, parfois, p. Après le XIIe siècle et jusqu'au XVIe, selon les manuscrits, c'est soit le punctum delens soit le -h qui sont utilisés systématiquement pour chaque consonne pouvant être lénifiée (dans certains textes, le scribe emploie alternativement l'un ou l'autre). Entre le XVIe et le XXe, le punctum delens est étendu, remplaçant le -h dans tous les emplois. C'est au XXe siècle, cependant, que le punctum delens a été éliminé au profit du -h, pour des raisons de compatibilité avec les claviers de machines à écrire, puis d'ordinateurs. Exemples : an ḃán ṁór (= an bhán mhór), « la grande femme ». Unicode et la norme ISO 8859-14 permettent maintenant le codage avec point suscrit, qui connaît un regain d'intérêt.

Orthographes modernes

Maltais

:Ċċ [ʧ], Ġġ [ʤ], Żż [z]. L'orthographe, datant de 1934, est inspirée de l'italien ; c'est pour cette raison que deux lettres, Ġġ et Żż, ont été diacritées, de manière originale, par un point : Ġġ pour être distingué de Gg [g] et Żż pour l'être de Zz [ʦ,ʣ]. Le point de Ċċ n'a aucune justification puisqu'il n'existe pas de Cc ; de plus, Cc vaut déjà [ʧ] (entre autres) en italien.

Turc (et azéri, tatar)

:İi [i] (Iı [ɯ]). Le cas est surprenant ici. Alors que le point sur le i n'est normalement pas un diacritique (écrire İ ou I ne change pas la lecture de İLLİSİBLE / ILLISIBLE, par exemple), et, bien qu'initialement le i n'eût pas de point (voir plus haut), il n'existe plus dans les alphabets autres que celui du turc (et ses dérivés comme en azéri et en tatar) de ı sans point. Le point n'est donc normalement pas un élément graphique pertinent, puisqu'il ne permet pas d'oppositions. En turc, pourtant, il existe le i avec point notant /i/ et le ı sans point pour /ɯ/. Pour cette raison, les capitales doivent aussi être distinguées : les lettres fonctionnent en paires İi / . Consulter aussi Prononciation du turc.

Polonais

:Żż [ʒ]. Jan Hus, au début du , alors en exil, avait dans son De Orthographia Bohemica proposé une nouvelle orthographe pour sa langue, le tchèque, en instaurant un système de consonnes diacritées d'un point suscrit servant à noter les consonnes résultant d'une palatalisation et remplaçant les graphies à digrammes (il a aussi introduit l'accent aigu comme marque de quantité vocalique longue). C'est ce système qui a donné naissance aux nombreuses consonnes diacritées des langues slaves à écriture latine, le point évoluant dans la majorité des cas en háček ; en polonais, cependant, le point est resté tel quel sur la seule lettre z, le résultat ż valant [ʒ]. C'est un équivalent direct, mais archaïque, du ž, utilisé dans les autres langues slaves à écriture latine.

Lituanien

:Ėė [eː]. Comme en polonais, le point semble être un emprunt à l'orthographe hussite. Dans les autres langues slaves, il est le plus souvent représenté par un accent aigu.

Cheyenne

:Ȧȧ [ḁ], Ėė [ɪ̥], Ȯȯ [o̥]. Les voyelles dévoisées (et parfois amuïes, selon leur environnement) du chéyenne sont normalement écrites avec un point suscrit (sauf en fin de mot, où elles sont automatiquement sourdes). Pour des raisons de compatibilité, ce point est très souvent remplacé par un accent circonflexe. Par exemple : taxemesėhestȯtse [taxɪmɪsːhɪsto̥tsɪ̥], « table », écrit plus communément taxemesêhestôtse.

Romanisations récentes, transcriptions / translittérations

Sanskrit et langues indiennes

:Ṁṁ [+nasalisation], Ṅṅ [ŋ], Ṙṙ [ɽ] (transcription). Le caractère s'emploie, dans la transcription des langues de l'Inde, en concurrence avec , pour lanusvāra (=ं, signe de nasalisation dont la réalisation varie grandement d'une langue à l'autre ; il peut aussi noter une consonne nasale simple) ; le phonème [ɽ] (devanâgarî : ड), quant à lui, n'est que rarement transcrit . C'est le plus souvent le point souscrit que l'on utilise : . L'emploi de pour [ŋ] (ङ), cependant, remonte aux plus anciennes normes de transcription du sanskrit.

Arabe

:Ġġ [ɣ] (transcription). Cette notation représente dans plusieurs normes la lettre غ
ġayn. Voir aussi Transcription des langues sémitiques.

Kazakh, tadjik

:Ėė [e] (transcription).

Kurde

:Ġġ [ɣ]. Cette translittération de la lettre غ suit les conventions adoptées pour l'arabe.

Livonien

:Ȯȯ [ɤ].

Tchétchène

:Ç̇ç̇ [ʧʼ], Ġġ [ʁ], Q‌̇q̇ [qʼ], Ẋẋ [ħ].

Venda, igbo (langues d'Afrique)

:Ṅṅ [ŋ]. Ce caractère est maintenant utilisé dans l'orthographe romanisée de plusieurs langues d'Afrique. Dans l'alphabet pan-nigérian — et dans la majorité des langues d'Afrique utilisant le phonème [ŋ] —, celui-ci est simplement rendu par ŋ.

Arménien

:Ṙṙ [r] (transcription classique). On peut employer
ou (notation de Meillet) dans les ouvrages de linguistique pour translittérer la lettre ռ [r], qui s'oppose à r ր [ɾ] (ou [ɹ]). La graphie avec point souscrit, , est utilisée dans la translittération proposée par la Library of Congress.

Ulithien

:Ȧȧ, Ėė, Ȯȯ.

Basa

:Ėė [ɛ].

Codage informatique

De nombreux caractères existent dans les tables d'Unicode en tant que précomposés avec le point suscrit. Quand un caractère manque, il est possible d'utiliser le point suscrit sans chasse situé à l'emplacement U+0307 du bloc des diacritiques. Par exemple, le signe
égal surmonté d'un point suscrit peut se composer de cette manière : =̇. Il existe, dans le bloc des lettres modificatives avec chasse, un point suscrit chassant : ˙ U+02D9. Ces caractères ne doivent pas être confondus avec les nombreux points suscrits des autres blocs et écritures (comme lanusvāra de la devanāgarī). Pour l'instant (version 4 d'Unicode), le jinkim bohaïrique de l'alphabet copte ne peut cependant être codé que par U+0307.

Articles connexes


- Diacritiques de l'alphabet latin ;
- point souscrit ;
- point médian ;
- diacritique ;
- alphabet latin ;
- point en typographie. Catégorie:Diacritique de l'alphabet latin ja:ドット符号

Point


- un point est un signe graphique.
- un point est un élément d'une surface ou d'une courbe géométrique
- un point est une unité de longueur en typographie

Voir aussi


- deux-points
- point d'exclamation
- point d'interrogation
- points de suspension
- point-virgule
- rond-point

Abréviation

Une abréviation (du latin brevis, « court »), est le raccourcissement d'un mot ou d'un groupe de mots, représentés alors par une lettre ou un groupe de lettres issus de ce mot. L'abréviation consiste donc toujours en une suppression, plus ou moins importante. Par exemple, c'est-à-dire peut s'abréger en càd, nous en ns, etc. Il existe plusieurs méthodes pour abréger des groupes de mots, dont les plus courantes sont la siglaison ou l'acronymie. Le point autre que celui de fin de phrase est souvent l'indice d'une abréviation. Il s'utilise quand la dernière lettre du mot abrégé est elle aussi supprimée : monsieur s'abrège en M. mais maître en Me, sans point abréviatif (e étant bien la dernière lettre du mot).

Abréviations antiques

[En préparation]

Abréviations médiévales

Le parchemin coûtant cher, les abréviations abondent dans les manuscrits occidentaux, surtout après le haut Moyen Âge. Elles sont la poursuite, et l'aboutissement, des abréviations antiques. Les abréviations médiévales peuvent être de plusieurs natures :
- contraction : une ou plusieurs lettres d'un mot sont omises mais la première et la dernière sont conservées. Un titulus (trait suscrit plus ou moins horizontal et droit, ancêtre du tilde) peut signaler ce fait ; les contractions sont, de loin, plus fréquentes au Moyen Âge que pendant l'Antiquité, qui préférait la suspension. Elles se rencontrent très souvent pour les nomina sacra (« noms sacrés »). :Exemples : ihs xpsIesus Christos (« Jésus-Christ ») ; noter que l'on trouve fréquemment un mélange de lettres latines et grecques dans les nomina sacra : h, x et p sont des adaptations des lettres onciales Image:Grec oncial h.png (η, ê), Image:Grec oncial x.png (χ, ) et Image:Grec oncial r.png (ρ, r) ; ompsomnipotens (« tout puissant »), etc. On utilise rarement la contraction pure en français car on lui préfère soit la contraction par lettre suscrite, soit la suspension (voir plus bas) ;
- lettre suscrite : le mot est tronqué par contraction (on ne garde que la ou les premières lettres) et la finale (ou les finales) est écrite en hauteur, dans un petit format. :Cette méthode s'est particulièrement bien conservée dans nos usages. Qu'on songe à des abréviations modernes comme 1, (et non ; lire verso), D (Docteur), M, etc. En français, le point abréviatif ne peut suivre les contractions ;
- suspension : la finale (une ou plusieurs lettres) d'un mot (ou d'une syllabe) est omise. Souvent, un point abréviatif suit l'élément (mot ou syllabe) abrégé, deux points l'entourent, ou bien le titulus le surmonte, parmi de nombreux autres signes (dont le deux-points ou encore le point-virgule) ; la suspension de n et m finals (puis en fin de syllabe) est très fréquente et indiquée par le titulus (qui, dans cette fonction, donne le tilde ; il est parfois surmonté d'un point pour m suspendu). Par extension, on nomme suspension toute abréviation dans laquelle la dernière lettre du mot est absente ; :Exemples : a.d.anno Domini, .n.enim (« en effet »), ēest (« [il / elle] est »), deb;debet (« [il / elle] doit »), etc.et cetera, dominūdominum (« Seigneur » accusatif), etc. Cette méthode d'abréviation est encore très vivace en français (cf., etc., M.) ;
- logogrammes et symboles divers : des mots ou des syllabes entières peuvent être remplacés par un signe unique, que ce soient des ligatures (cf. Esperluette) ou des lettres modifiées (barrées, surmontées de symboles, du titulus et autres signes). Les notes tironiennes ont fourni un grand nombre d'abréviations de ce type, qui abondent surtout dans les manuscrits de droit . Le paléographe est souvent confronté à une pléthore d'abréviations, rendues complexes par le fait qu'elles ne sont pas normalisées avant le XII siècle (elles forment ensuite un système cohérent) et qu'elles abondent entre le XIII et le XV. Quelques-unes des abréviations les plus significatives pour l'histoire de l'orthographe sont décrites ci-dessous.

X (-us)

Dans les manuscrits médiévaux en ancien français, on trouve souvent la lettre x utilisée comme signe d'abréviation pour la suite de lettres -us après voyelle et en fin de mots, alors très fréquente. Par exemple, ce qui est écrit chevax doit être lu chevaus /ʧəvaus/, qui a évolué ensuite en /ʃəvo/ (par monophongaison de [au] et simplification de l'affriquée /ʧ/). Cette habitude s'est ensuite perdue mais certains mots fréquents qui s'écrivaient au cas régime pluriel avec ce x (issu de plusieurs origines, dont la plus courante est la vocalisation d'un /l/ devant consonne suivi de la désinence -s) l'ont conservé alors que leur graphie a été adaptée aux usages actuels. Le mot cheval se déclinait, en ancien français, ainsi :
- singulier :
  - cas sujet : cheval-schevau-s (vocalisation du /l/) écrit chevax ;
  - cas régime : cheval ;
- pluriel :
  - cas sujet : cheval ;
  - cas régime : cheval-schevau-s écrit chevax. Comme les formes à s'être conservées sont celles du cas régime, les plus fréquentes, l'on a actuellement le couple suivant : (un) cheval ~ (des) chevaus. On écrit cependant ce pluriel (comme dans nombre de noms en -al de même origine), -aux par réfection analogique : x n'étant plus compris comme un raccourci pour -us, étant une consonne par ailleurs souvent muette en fin de mots (croix, voix), on a ajouté un u après le a pour faire correspondre la prononciation [o] avec le digramme habituel au. De fait, l'orthographe chevaux est redondante puisqu'elle revient à chevauus. L'utilisation de -x pour -us dans les manuscrits français est tellement courante que les éditions critiques et philologiques modernes la reproduisent le plus souvent. L'influence de cette graphie dans l'orthographe française explique aussi le maintien de cet usage. Le terme -us était parfois abrégé par un 9 placé en exposant à la fin du mot, par exemple Image:9-expo.gif (plus).

L'usage du Tilde, des lettres barrées et de la cédille

Image:9-expo.gif Les moines copistes puis les premiers imprimeurs ont utilisé le tilde, essentiellement sur les voyelles, pour abréger certains groupes de lettres. Ainsi :
- a tilde = « an » Image:a-tilde.gif (banquets) ;
- e tilde = « en » ou «em» Image:e-tilde.gif (ancienne) ;
- i tilde = « in » Image:i-tilde.gif (ineptement) ;
- o tilde = « on » ou «om» Image:o-tilde.gif (hommes) ;
- u tilde = « un » ou «on» Image:u-tilde.gif (aucun) ;
- n tilde = « neu » Image:n-tilde.gif (seigneur) ;
- p tilde = « pre » Image:p-tilde.gif (premiere) ;
- q tilde = « que » Image:q-tilde.gif (desquels) ;
- r tilde = « tr » Image:r-tilde.gif (l(e)tres). Certaines lettres barrées servaient aussi d'abréviations :
- p barré = « par » ou « per » Image:p-barre.gif (par escript) ;
- q barré = « qui » Image:q-barre.gif (qui). À noter enfin le rare :
- p cédille = «pro» Image:p-cedille.gif (profitables). Ces abréviations, très courantes jusqu'au milieu du XVI siècle, ont disparu progressivement. Les voyelles tildées ont été utilisées jusqu'à la fin du XVII siècle. L'exemple de texte en vignette a été réalisé avec la police de caractères [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/1550-00.html 1550.ttf], librement téléchargeable, les illustrations des caractères proviennent de numérisations d'ouvrages numérisés (source [http://gallica.bnf.fr/ BnF/Gallica]).

Symboles abréviatifs préservés dans les écritures modernes

Parmi les nombreuseux symboles issus de ligatures ou de signes diacrités que l'on utilisait dans les manuscrits, certains se sont maintenus dans les écritures modernes. On peut compter à ce titre l'esperluette (& ; ligature de et) ainsi que le croisillon (# ; abréviation de numerus, « numéro », soit N surmonté d'un titulus).

Articles connexes


- acronyme ;
- sigle ;
- alphabet latin ;
- linguistique.

Lien externe


- Le [http://www.linux-france.org/prj/jargonf/ Jargon français] de Roland Trique catégorie:norme Catégorie:Philologie
-
ja:略語 simple:Abbreviation

Latin

Introduction

Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui considérée comme éteinte, même si elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite. Utilisée par les Romains, elle resta jusqu'au XVIIe siècle la langue principale de la diplomatie internationale, puisqu'elle était la seule langue commune à toutes les parties. Langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.), elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican. Elle est encore partiellement une langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines. Son enseignement au futur clergé en tant que langue parlée est généralement abandonné dans les séminaires locaux. Le latin reste cependant étudié et utilisé comme langue de culture. Il conserve un réel succès d'estime auprès de nombreuses personnes qui la pratiquent couramment (voir Vicipaedia : cette version latine de Wikipedia compte 4000 articles, témoignant du nombre et de la passion des locuteurs). Le latin est la langue-mère des langues romanes.

Histoire

Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire des variantes parlées par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français ou par l'occupation romaine d'une grande partie de l'Angleterre). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du au ) et la langue de l'Église catholique romaine, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.

Latin médiéval

On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opp