Home About us Products Services Contact us Bookmark
:: wikimiki.org ::
Paire Minimale

Paire minimale

als:Minimalpaar ko:최소 대립쌍 catégorie:LinguistiqueCatégorie:Phonétique Une paire minimale désigne, en phonologie, une opposition de deux mots qui ne se distinguent que par un seul phonème. C'est la recherche de paires minimales qui sert au linguiste à distinguer les phonèmes d'une langue. Le phonologue posera l'existence de deux phonèmes distincts là où il y aura distinction de sens. Ainsi, en allemand, le /t/, dans certaines conditions, est suivi d'une aspiration et se prononce [tʰ]. Mais on ne peut trouver deux mots qui ne se distingueraient que par l'absence ou non d'aspiration après un /t/ car la distribution [t] ou [tʰ] est conditionnée et dépend de critères invariables : on sait où /t/ doit être ou non aspiré. Le phonologue ne pose donc pour l'allemand qu'un phonème /t/ et explique que [t] et [tʰ] ne sont que des réalisations allophones en distribution complémentaire. En revanche, le français distingue /v/ et /b/, et il est facile de trouver des paires minimales qui attestent cette opposition phonologique : brille ~ vrille, par exemple. Dans la recherche de paire minimale il convient de prendre en compte les faits de position et de comparer les phonèmes différents en positions identiques (finale, initiale, intervocalique) et les phonèmes identiques à des positions différentes. Si /v/ et /b/ sont dits en opposition, c'est qu'ils s'opposent phonologiquement en formant une paire minimale et parce qu'ils ont un seul trait distinctif : même point d'articulation (labial) même degré de voisement (sonore) mais mode d'articulation différent ([v] est une fricative, [b] une occlusive). Il existe donc deux phonèmes /v/ et /b/ distincts en français : ce n'est pas le cas de l'espagnol, où il n'existe qu'un phonème /b/ prononcé, du point de vue phonétique, entre [v] et [b] dans la plupart des cas (c'est-à-dire [β]), [b] dans d'autres.

Articles connexes


- Phonologie ;
- distribution phonologique ;
- allophone ;
- phonétique.

Catégorie:Linguistique

catégorie:Sciences humaines Cette page recense les articles de linguistique. Consulter Liste des notions utilisées en linguistique pour une liste plus complète comprenant des articles en attente de rédaction. ja:Category:言語学 simple:Category:Linguistics th:Category:ภาษาศาสตร์ zh-min-nan:Category:Gí-giân-ha̍k

Catégorie:Phonétique

ko:분류:음성학 ja:Category:音声学 Cette liste recense les articles de phonétique et de phonologie. Voir aussi Liste des modifications phonétiques. Catégorie:Linguistique Catégorie:Voix humaine

Phonème

Catégorie:Linguistique Catégorie:Phonétique En phonologie, domaine de la linguistique, un phonème est la plus petite unité discrète ou distinctive (c'est-à-dire permettant de distinguer des mots les uns des autres) que l'on puisse isoler par segmentation dans la chaîne parlée. Un phonème est en réalité une entité abstraite, qui peut correspondre à plusieurs sons. Il est en effet susceptible d'être prononcé de façon différente selon les locuteurs ou selon sa position et son environnement au sein du mot (voir allophone). On transcrit traditionnellement les phonèmes par des lettres placées entre des barres obliques: /a/, /t/, /r/, etc., selon la règle un phonème = un symbole. L'identification des phonèmes d'une langue se fait en construisant des paires minimales, c'est-à-dire des paires de mots de sens différents et qui ne diffèrent dans leur forme sonore que par un seul son (ce son peut alors être considéré comme un phonème). Exemples :
- bien et mien : même raisonnement : /b/ et /m/ ;
- zona et sauna sont deux mots différents de la langue française, et il n'y a qu'un seul son différent (le premier). Donc, on peut conclure que le /s/ et le /z/ sont des phonèmes pour la langue française;
- roi avec un /r/ roulé ([r]) et roi avec un /r/ non roulé ([ʁ]) : les deux mots, en français, sont identifiés au même signifié. Il n'y a donc pas d'opposition entre le /r/ roulé et le /r/ non roulé, qui sont alors des allophones et non des phonèmes.
- Soulignons que cette notion de phonème est relative à une langue, en reprenant les deux derniers exemples. En espagnol il n'existe pas de paire minimale qui distingue /s/ de /z/, qui sont donc des allophones en espagnol standard. A contrario la paire pero et perro forme une paire minimale, qui prouve que /r/ et /rr/ sont des phonèmes distincts en espagnol standard. La notion de phonème est décrite en détail dans l'article Phonologie. Outre les phonèmes, il existe d'autres unités discrètes, comme les unités suprasegmentales.

Articles connexes


- Phonologie ;
- allophone ;
- distribution des phonèmes ;
- phonétique ;
- linguistique;
- archiphonème ja:音素 ko:낱소리 zh-min-nan:Im-sò·

Linguiste


-
Au sens large, la linguistique est l'étude du langage humain ; un linguiste est donc une personne qui étudie les langues. Dans un sens plus restreint, la linguistique s'oppose à la grammaire dite traditionnelle, en ce sens que celle-ci est normative tandis que celle-là est descriptive. Alors que la grammaire juge des énoncés quant à leur adéquation à une norme donnée, la linguistique se contente de décrire. L'étude de la linguistique peut se faire selon trois axes principaux, dont les tenants et aboutissants sont décrits ci-dessous :
- études en synchronie et diachronie : l'étude synchronique d'une langue s'intéresse seulement à cette langue à un moment donné de son histoire, à un seul de ses états. Par opposition, étudier une langue — ou une famille de langues — en diachronie revient à s'intéresser à son histoire et aux changements structurels qu'elle a subis ;
- études théoriques et appliquées : la linguistique théorique étudie la création de structures permettant la description individuelle de langues ainsi que les théories tentant de cerner leurs constantes universelles ;
- études contextuelles et indépendantes : bien que les termes désignant cette dichotomie ne soient pas clairement fixés, on peut la décrire comme suit ; l'étude contextuelle s'intéresse aux interactions entre le langage et le monde, tandis que l'étude indépendante considère le langage pour lui-même, indépendamment de ses conditions extérieures. Les spécialistes sans qualifications précises qui se désignent comme des linguistes sont principalement intéressés par la linguistique indépendante, théorique et synchronique, que l'on considère souvent comme la branche principale de la discipline, et que l'on désignera ici sous le terme de linguistique théorique.

Domaines de la linguistique théorique

La linguistique théorique est souvent divisée en domaines séparés et plus ou moins indépendants :
- phonétique : étude des différents phones ou sons produits par l'appareil phonatoire humain ;
- phonologie : étude des sons pertinents, ou phonèmes, d'une langue donnée ;
- morphologie : étude de la structure interne des mots ;
- syntaxe : étude de la combinatoire des mots entre eux pour former des énoncés ;
- sémantique : étude du sens des mots et des énoncés ;
- stylistique : étude du style d'un énoncé littéraire ou non ; le style constitue-t-il un écart par rapport à une norme ?
- pragmatique : étude de l'utilisation (littérale, figurée ou autre) des énoncés dans les actes d'énonciation. Le caractère séparé de chacun de ces domaines ne fait pas forcément l'unanimité. Les linguistes, cependant, reconnaissent le plus souvent qu'aucun domaine n'est entièrement indépendant d'un autre.

Linguistique diachronique

Alors que la linguistique théorique s'attache à décrire les langues à un moment donné de leur histoire (le plus souvent le présent), la linguistique diachronique examine comment les langues évoluent au cours du temps — que ces changements concernent la prononciation (on parle alors de phonétique historique), le sens et l'histoire des mots (c'est là l'étymologie qui est concernée), voire plusieurs aspects (et l'on touche là à la linguistique) — parfois à travers plusieurs siècles. La linguistique historique jouit d'une longue et riche histoire. C'est d'ailleurs de cette branche de la linguistique que sont nées les autres approches. Elle repose sur des postulats théoriques jugés solides (comme les lois phonétiques). Une discipline comme la linguistique comparée repose principalement sur une optique historique.

Linguistique appliquée

Au contraire de la linguistique théorique, qui cherche à décrire de manière générale une langue donnée ou le langage humain, la linguistique appliquée se sert de ces recherches pour les appliquer à d'autres domaines comme l'enseignement des langues, la dictionnairique, la synthèse ou la reconnaissance vocale, ces deux dernières approches étant ensuite utilisées en informatique pour fournir des interfaces vocales, par exemple.

Linguistique contextuelle

La linguistique contextuelle est un domaine dans lequel la linguistique interagit avec d'autres disciplines. Elle étudie par exemple comment le langage interagit avec le reste du monde. La sociolinguistique, la linguistique anthropologique et l'anthropologie linguistique sont des domaines ressortissant à la linguistique contextuelle dans lesquels on étudie les liens entre le langage et la société. De même, l'analyse critique du discours est un point de rencontre entre la rhétorique, la philosophie et la linguistique. Il est ainsi possible de parler d'une philosophie du langage. D'autre part, l'étude médicale du langage conduit à des approches psycholinguistique et neurolinguistique. Enfin, appartiennent aussi à la linguistique contextuelle des domaines de recherches comme l'acquisition du langage, la linguistique évolutionniste, la linguistique stratificationnelle ainsi que les sciences cognitives.

Locuteur individuel, communautés linguistiques et caractéristiques universelles du langage

Plusieurs approches linguistiques sont possibles selon l'étendue de l'objet d'étude : certains analysent la langue d'un locuteur donné, d'autres des développements généraux sur la langue. On peut aussi étudier la langue d'une communauté bien précise, comme l'argot des banlieues ou bien rechercher les caractéristiques universelles du langage partagées par tous les hommes. C'est cette dernière approche, la linguistique générale, dont le pionnier a été Ferdinand de Saussure, qui a été élue par Noam Chomsky et qui trouve des échos en psycholinguistique et dans les sciences cognitives. On peut penser que ces caractéristiques universelles sont susceptibles de révéler des éléments importants concernant la pensée humaine en général. Voir par exemple les fonctions du langage.

Démarche descriptive, démarche prescriptive

La majorité des recherches accomplies en linguistique est purement descriptive : les linguistes cherchent à expliciter la nature du langage sans porter de jugements de valeur. Cependant, il existe un grand nombre de professionnels et d'amateurs qui ne se détachent pas d'un point de vue normatif, plus proche de celui de la grammaire. Alors que ceux-ci vont juger un énoncé selon qu'il respecte ou non le bon usage ou des règles, ceux qui suivent une démarche descriptive vont surtout chercher les origines de ces usages, des règles ou des erreurs qu'ils pourront simplement décrire comme des usages particuliers, voire comprendre que derrière une faute de langue se cache un besoin de rationalisation de la langue.

Parole et écriture

La plupart des travaux en linguistique, à l'heure actuelle, partent du principe que la langue parlée est première, et que la langue écrite n'en est qu'un reflet secondaire. Plusieurs raisons sont évoquées :
- alors que la parole est universelle, l'écriture ne l'est pas, loin de là ;
- l'apprentissage de la langue parlée est bien plus aisé et rapide que celui de la langue écrite ;
- nombre de scientifiques des sciences cognitives pensent qu'il existe dans le cerveau un module du langage qu'il n'est possible de connaître qu'à travers la langue parlée. Bien sûr, les linguistes reconnaissent que l'étude de la langue écrite est loin d'être inutile. L'étude de corpus écrits, à cet égard, est primordiale en linguistique computationnelle, les corpus oraux étant difficiles à créer et à trouver. D'autre part, l'étude des systèmes d'écriture, ou grammatologie, ressortit pleinement à la linguistique. Enfin, les langues dotées d'une tradition écrite ancienne ne sont pas imperméables à des effets rétroactifs de l'écrit sur l'oral : le mot français legs, par exemple, dans lequel le g n'est pas étymologique, est le plus souvent prononcé /lεg/, par influence de la graphie, alors qu'à l'origine on disait /le/.

Domaines de recherches de la linguistique

Phonétique, phonologie, diglossie, syntaxe, sémantique, pragmatique, étymologie, lexicologie, lexicographie, linguistique théorique, linguistique comparée, dialectologie, linguistique descriptive, typologie des langues, linguistique computationnelle, sémiotique, écriture, etc., sont parmi les domaines les plus courants.

Recherches interdisciplinaires

Linguistique appliquée, linguistique cognitive, linguistique historique, orthographe, grammatologie, cryptanalyse, déchiffrage, sociolinguistique, anthropologie linguistique, linguistique anthropologique, analyse critique du discours, psycholinguistique, acquisition du langage, traitement automatique des langues, reconnaissance vocale, reconnaissance du locuteur, synthèse vocale et, plus généralement, traitement de la parole, sont de telles disciplines.

Linguistes importants et écoles de pensée

Parmi les premiers linguistes d'importance, il convient de compter Jacob Grimm, qui, en 1822, a compris et décrit la nature des modifications phonétiques touchant les consonnes dans les langues germaniques (modifications décrites dans la loi de Grimm). À sa suite, Karl Verner, inventeur de la loi portant son nom, August Schleicher, créateur de la Stammbaumtheorie et Johannes Schmidt, qui a développé la Wellentheorie (modèle par vagues) en 1872. Ferdinand de Saussure peut être considéré comme le fondateur de la linguistique structuraliste. Le modèle formel du langage développé par Noam Chomsky, ou grammaire générative et transformationnelle, s'est développé sous l'influence de son maître, Zellig Harris, lequel suivait déjà fortement les préceptes de Leonard Bloomfield. Ce modèle s'est imposé depuis les années 1960. En France, les travaux du linguiste André Martinet, chef de file du fonctionnalisme, sont notables. La linguistique n'exclut pas forcément le grand public : témoins les ouvrages de vulgarisation d'Henriette Walter..

Représentation écrite de la parole

Il existe de nombreuses méthodes utilisées pour transcrire par écrit la parole, comme l'Alphabet phonétique international de l'Association phonétique internationale, ou API, méthode la plus commune actuellement. Celles-ci peuvent tendre à une extrême précision (on parle de transcription fine) et tenter de représenter les particularités phonétiques d'un locuteur précis, ou bien ne décrire que très généralement les oppositions fondamentales entre phonèmes d'une langue ; il s'agit là de transcription phonologique (ou phonétique large). En France, d'autres systèmes existent, comme la notation de Bourciez, propre à la phonétique historique du français et, plus généralement, des langues romanes. Chaque pays doté d'une tradition linguistique a pu développer ses systèmes de transcription. C'est pourtant l'API qui, aujourd'hui, prédomine dans la recherche. Lorsqu'il n'est pas possible d'utiliser l'API pour des raisons techniques, il existe plusieurs méthodes permettant de transcrire l'API dans un système n'utilisant que des caractères présents dans tous les jeux de caractères, comme le SAMPA. Consulter aussi cette liste de méthodes de transcription.

Vers une conception plus étroite de la linguistique

Les termes de linguistique et linguiste ne sont pas toujours appliqués de manière aussi large que vu plus haut. Dans certains contextes, principalement universitaires, de meilleures définitions pourraient être, respectivement, « discipline que l'on étudie dans les départements relevant de la section 07 du Conseil National des Universités ([http://www.education.gouv.fr/personnel/enseignant_superieur/enseignant_chercheur/cnu.htm CNU]) » et « enseignant-chercheur d'un tel département ». La linguistique ainsi considérée ne renvoie pas à l'apprentissage des langues étrangères (à moins que cet apprentissage ne permette de créer des modèles formels de description des langues). Elle n'inclut pas non plus l'étude littéraire. En règle générale, il convient de prendre conscience qu'un linguiste n'est pas forcément un polyglotte. En effet, la maîtrise complète d'une langue n'est pas une condition nécessaire (ni même suffisante) pour étudier et décrire certains aspects de son fonctionnement (c'est, par exemple, le cas en phonétique, où l'étude de la production des sons d'une langue n'implique pas la connaissance de sa syntaxe). Lorsqu'un linguiste s'intéresse à une langue dont il n'est pas particulièrement familier, il consulte généralement des locuteurs natifs, que l'on appelle des informateurs.

Articles connexes


- :catégorie:Linguistique
- liste des linguistes célèbres ;
- histoire de la linguistique ;
- notions fondamentales en linguistique ;
- liste des notions utilisées en linguistique ;
- philologie ;
- psycholinguistique ;
- structuralisme ;
- liste de langues par ordre alphabétique ;
- technesthésie.

Liens externes


- [http://www.ethnologue.com/web.asp Ethnologue: base de données sur les langues] du SIL
- [http://ocw.mit.edu/OcwWeb/Linguistics-and-Philosophy/index.htm Cours en ligne du MIT]
- [http://fr.groups.yahoo.com/group/parislinguists/ Liste de diffusion des informations sur la linguistique à Paris]
- [news:fr.sci.linguistique Forum Usenet francophone]
- [news:sci.lang Forum Usenet] et sa [http://www.zompist.com/langfaq.html FAQ]
- [http://groups.google.fr/groups?q=fr.lettres.langue Forums Usenet francophones sur les langues vivantes]
- [http://www.univ-ag.fr/gerec-f/points_de_depart_recherche/ Guide sur la recherche d'informations en sciences du langage]
- [http://www.linguistlist.org/ Listes de diffusion (en anglais)]
- [http://www.tlfq.ulaval.ca/axl Site québécois sur l'aménagement linguistique dans le monde (une mine d'informations)].

Bibliographie


- Vera Carvalho, Linguistique, Presses Universitaires France, 1980 (ISBN 2130363547) ;
- Ferdinand de Saussure (et al.) (1995), Cours de linguistique générale, Payot, 1995 (ISBN 2228889423) ;
- Sylvie Durrer (1998), Introduction à la linguistique de Charles Bally, Delachaux & Niestlé, 1998, (ISBN 2603010883) ;
- Catherine Fuchs, Pierre Le Goffic, Les linguistiques contemporaines, Hachette, 1992 (ISBN 2-01-016909-3) ;
- Nathalie Garric, Introduction à La Linguistique, Hachette, 2001 (ISBN 2011454603) ;
- Jacques Lerot, Précis de linguistique générale, Minuit, 1993 (ISBN 2707314587) ;
- Mortéza Mahmoudian, La linguistique, Seghers, 1981 (ISBN 2221008367) ;
- Dominique Maingueneau, Aborder la linguistique, Seuil, 1996 (ISBN 2020230313) ;
- André Martinet, Eléments de linguistique générale, 4 édition, Armand Colin, 1996 (ISBN 2200265735) ;
- Jacques Moeschler, Antoine Auchlin, Introduction à la linguistique contemporaine, 2 édition, Armand Colin, 2000 (ISBN 2200251246) ;
- Jean Perrot, Linguistique, Presses Universitaires de France, 1993 (ISBN 2130427723) ;
- Gilles Siouffi, Dan van Raemdonck, 100 fiches pour comprendre la linguistique, Breal, 1999 (ISBN 2842914538) ;
- Olivier Soutet, Linguistique , Presses Universitaires de France, 1997 (ISBN 2130471862) ;
- Joseph Vendryes, Le langage, Albin Michel, 1985 (ISBN 2226047441). fiu-vro:Keeletiidüs ja:言語学 ko:언어학 th:ภาษาศาสตร์ zh-min-nan:Gí-giân-ha̍k

Allemand

L'allemand (Deutsch en allemand), est une langue appartenant au groupe des langues germaniques occidentales de la famille indo-européenne. C'est la langue la plus parlée au sein de l'Union européenne.

Histoire

Première mutation consonantique

Avec la première mutation consonantique (erste germanische Lautverschiebung) aux environs du , naissait le germanique commun à partir d'un dialecte indo-européen. Cette transformation explique des différences entre les langues germaniques (plus l'arménien) et les autres langues indo-européenes. On peut, pour simplifier, présenter les faits ainsi :
- k → h : cord en latinHerz en allemand, heart en anglais
- p → f : pater en latin — father en anglais, Vater en allemand
- t → th : tres en latin — three en anglais, drie en néerlandais
- d → t : decem en latin — ten en anglais, tien en néerlandais
- g → k : gula en latin — Kehle en allemand, keel en néerlandais
- bh → b : bhrātā en sanskrit (frater en latin) — Bruder en allemand, brother en anglais
- dh → d : adham en sanskrit — deed en anglais, daad en néerlandais
- gh → g :
- ghostis en indo-européen (hostis en latin) — Gast en allemand, guest en anglais Articles complets : Loi de Grimm et Loi de Verner.

Seconde mutation consonantique

On commence à parler de langue allemande lorsque les dialectes parlés dans le Sud-Ouest de l'Allemagne subirent la seconde mutation consonantique (zweite germanische Lautverschiebung ou hochdeutsche Lautverschiebung, que l'on situe grosso modo vers le ), au cours de laquelle la langue commença à se différencier des dialectes du nord (Niederdeutsch, bas-allemand). Cette modification phonétique explique un certain nombre de différences entre l'allemand actuel et, par exemple, le néerlandais ou l'anglais :
- k → ch : ikich (je) ; ookauch (aussi) ; make/makenmachen (faire)
- d → t : dag/dayTag (jour) ; bedBett (lit); do/doentun (faire)
- t → s : wat/whatwas (quoi) ; street/straatStraße (rue) ; eat/eetessen (manger)
- t → (t)z : sitten/sitsitzen (être assis) ; two/tweezwei
- p → f : slapen/sleepschlafen (dormir) ; schip/shipSchiff (bateau) ; help/helpenhelfen (aider)
- p → pf : peper/pepperPfeffer (poivre) ; paardPferd (cheval)
- v, w, f → b : geloof/believeGlaube (croyance) ; avond/eveningAbend (soir) Article complet : Seconde mutation consonantique. Le nom d'allemand est également donné aux dialectes du nord qui n'ont pas ou peu subi cette transformation phonétique, même si l'appellation est considérée par les linguistes comme abusive.

Moyen Âge

Entre le et le eut lieu une diphtongaison dans les parlers du Sud-Ouest concernant l'articulation en deux phonèmes de ei, eu et au. Cela explique à nouveau certaines différences entre l'allemand standard et, par exemple, le néerlandais (les lettres dans les parenthèses expliquent la prononcation en utilisant la langue française):
- û (ou), → au (aou): hūsHaus (maison) ; mūsMaus (souris)
- î, (î) → ei (aille) : wīseWeise (maniére) ; zītZeit (temps)
- iu (û) → eu (≈oï): liuteLeute (des gens) ; hiuteheute (aujourd'hui) Contrairement aux États voisins, les contrées germaniques sont restées morcelées (Kleinstaaterei) au cours de l'ensemble du Moyen Âge contribuant au développement de dialectes très différents et, parfois, mutuellement inintelligibles. Un premier pas vers une langue interrégionale correspond au Mittelhochdeutsch poétique des poètes de cour vers le , bien que l'influence sur la langue vulgaire fut quasiment nulle, en raison de la faible alphabétisation. Aussi les régions germaniques restèrent-elles longtemps coupées en deux régions linguistiques :
- Au Nord, et en particulier du temps de la Hanse, le bas-allemand servait de langue véhiculaire de la mer du Nord à la mer Baltique.
- Au Sud se développait petit-à-petit, essentiellement à l'écrit, depuis le une « langue compromis » entre les différents dialectes qui devint l'allemand standard (Hochdeutsch). Il est à noter que ce processus est assez différent de celui des États voisins qui adoptèrent la langue de leur capitale.

Influence de la Réforme

En 1521, Martin Luther traduisit le Nouveau Testament dans cet allemand standard en développement et en 1534, l'Ancien Testament. Bien que Luther ne fut pas, comme il fut considéré autrefois, le pionnier dans l'établissement d'une langue interrégionale — en élaboration depuis le — il n'en reste pas moins que la Réforme contribua à implanter l'allemand standard dans les administrations et les écoles, y compris dans le Nord de l'Allemagne qui finit par l'adopter. Mais, jusqu'au début , le Hochdeutsch resta une langue souvent écrite, que beaucoup d'Allemands, en particulier dans le Nord, apprenaient comme une langue étrangère.

L'allemand en Europe centrale

Avec la domination de l'Empire austro-hongrois en Europe centrale, l'allemand y devint la langue véhiculaire. En particulier, jusqu'au milieu du , les marchands et, plus généralement, les citadins y parlaient l'allemand, indépendamment de leur nationalité : Prague, Budapest, Bratislava, Zagreb et Ljubljana constituaient des îlots germanophones au milieu des campagnes qui avaient conservé leur langue vernaculaire.

Normalisation de l'orthographe et de la grammaire

Johann Christoph Adelung publia en 1781 le premier dictionnaire allemand exhaustif, initiative suivie par Jacob et Wilhelm Grimm en 1852. Le dictionnaire des frères Grimm, publié en seize tomes entre 1852 et 1960, reste le guide le plus complet du vocabulaire allemand. Cette normalisation progressive de l'orthographe fut achevée grâce au Dictionnaire orthographique de la langue allemande de Konrad Duden en 1880, qui fut, à des modifications mineures près, déclaré comme référence officielle dans la réforme de l'orthographe de 1901.

Classification

C'est une langue germanique de la branche ouest, proche, notamment, du néerlandais.

Langues régionales

bas-allemand


- néerlandais
- afrikaans
- allemand du Nord
- bas-saxon

haut-allemand


- moyen-allemand
  - moyen allemand occidental
    - moyen-francique
      - mosellan
      - luxembourgeois
      - francique ripuaire
    - francique rhénan
      - palatin
      - hessois
  - moyen allemand oriental
    - thuringeois (haut-saxon)
    - berlinois (brandebourgeois)
    - dialectes de Lausitz
    - yiddisch
- allemand supérieur
  - francique
    - francique oriental
    - francique du méridional
      - francique du Main
  - allemand pennsylvanien
  - bavarois
    - autrichien
    - dialectes de Bavière
  - alémanique
    - alsacien
    - souabe
    - suisse alémanique
    - bas alémanique
    - haut alémanique

Répartition géographique


- en Europe :
  - L'allemand est langue officielle en Allemagne, en Autriche, au Liechtenstein, en Suisse, au Luxembourg, en Belgique et dans la région italienne du Tyrol du Sud;
  - République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Pologne, Russie (Allemands de la Volga), Roumanie (Namat) ;
- en Afrique : Namibie, Togo, Afrique du Sud ;
- en Amérique : Amérique du Nord (en particulier en Pennsylvanie aux États-Unis où vit une communauté amish importante), Amérique du Sud (Paraguay, Chili, Argentine, Brésil). Note : que l'allemand soit devenu langue officielle dans certains États des États-Unis d'Amérique est une rumeur infondée. Source : wikipédias allemand et espagnol (en désaccord entre eux). À vérifier depuis une source plus sûre.

Langues dérivées

Le yiddish est une langue dérivée du vieil-allemand, dans lequel ont été introduits des mots d'origine slave ou hébraïque. L'unserdeutsch est un créole formé à partir d'un lexique allemand.

Écriture

L'allemand s'écrit avec les 26 lettres de l'alphabet latin, trois voyelles surmontées d'un Umlaut (sorte de tréma) ä, ö et ü, et un symbole spécial ß, eszet, utilisé en lieu et place de ss dans certains cas (principalement après une voyelle longue ou une diphtongue). La Suisse n'utilise plus le ß depuis les années 1930. Jusque dans les années 1940, l'allemand était imprimé en écriture gothique (Fraktur) et écrit en sütterlin, versions de l'alphabet latin difficiles à déchiffrer pour le profane.

Orthographe

:Voir article de fond : Réforme de l'orthographe allemande. L'orthographe allemande se déduit en général de la prononciation et d'un minimum de connaissances. Il est toutefois à noter que les fortes disparités régionales au niveau de la prononciation peuvent rendre la tâche ardue. Les difficultés orthographiques principales résident dans :
- les Fremdwörter (mots d'origine étrangère) : ils sont souvent écrits conformément au mot d'origine (par ex. Milieu, Mayonnaise) ;
- les lettres ä et e (e ouvert ou fermé), dans certains cas homophones et dans d'autres de prononciations voisines (par ex aufwendig dérivé de Aufwand, où l'orthographe reformée permet d'aussi écrire aufwändig) ;
- la distinction entre consonne simple et consonne double qui, dans un nombre limité de mots et contrairement à la règle habituelle, n'a pas d'influence sur la longueur de la voyelle (par ex. Tip mais tippen, Platz [tz est considéré comme un double z] mais plazieren) ;
- la séparation entre les mots (par ex.
radfahren « aller à vélo » à côté de Auto fahren « aller en voiture ») et la (non-)capitalisation de certaines expressions (par ex. im dunkeln lassen « laisser incertain » à côté de (jemanden) im Dunkeln lassen « laisser (qqn) dans un endroit obscure »). Afin de supprimer une partie des difficultés ci-dessus, les représentants allemands, suisses et autrichiens convinrent d'une réforme de l'orthographe. Elle est entrée en vigueur en 1998 en Allemagne et deviendra obligatoire à partir de la mi-2005. La dernière réforme datait de 1901. Les principaux changements concernent :
- l'homogénéisation de la graphie des mots de même famille (
aufwändig de Aufwand, mais toujours aufwenden) ;
- l'utilisation du ß uniquement après les voyelles longues et les diphtongues (on aura alors toujours
der Fuß, die Geiß, mais der Fluss, ce qui est analogue aux règles pour les autres consonnes) ;
- dans les mots composés, aucune lettre ne sera plus supprimée (
Geschirr + Rückgabe > Geschirrrückgabe ou, alternativement, Geschirr-Rückgabe) ;
- la généralisation plus exhaustive de l'écriture en plusieurs mots des expressions figées (
auseinander reißen), ce qui est la chose la plus critiquée et qui a aussi créé des nouveaux problèmes: "Furcht erregend" (intimidant, traditionellement "furchterregend") mais toujours "noch furchterregender" (encore plus intimidant)
- la systématisation de la capitalisation des substantifs (
der Dritte) ;
- la simplification de la césure et de l'emploi de la virgule. Cette réforme rencontre une forte critique en Allemagne. Le Land de Schleswig-Holstein a voté le retour à l'orthographe traditionnelle en 1998 (décision annulée pourtant par le Landtag [parlement régional]) et certains journaux et éditeurs ont depuis décidé de revenir à la graphie traditionnelle.

Prononciation

:
Voir article de fond : Prononciation de l'allemand. Contrairement à l'anglais ou au français, l'allemand classique (Hochdeutsch) se prononce de manière assez conforme au texte écrit, hormis pour les mots d'emprunt. Toutefois, les francophones rencontrent généralement quelques difficultés, listées ci-dessous.
- Les deux prononciations du
ch n'existent pas en français :
  - après a, u et o, il se prononce /χ/, comme en espagnol dans
Juan, « Jean » ;
  - après i, e, ä, ö et ü, il se prononce /ç/, comme en grec moderne dans
Όχι, « non ».
- Le coup de glotte au début des mots (et de certaines syllabes) commençant par une voyelle marque une séparation nette entre les mots. Le français, en revanche, a tendance à lier les mots entre eux.
- L'accent tonique est assez souvent placé sur la première syllabe, contrairement à la prononciation française standard qui accentue la dernière syllabe.
- Le
h est aspiré comme en anglais. ----

-
est parfois retranscrit en .
Note :
b = à la fin d'une syllabe ou avant
s ou t, devant une voyelle
ch = après
a, o ou u, lorsque suivi par a, o ou u au début d'un mot, ailleurs
d = à la fin d'une syllabe ou avant
s ou t, ailleurs
e = dans les syllabes inaccentuées
g = à la fin d'une syllabe ou avant
s ou t, avant une voyelle, dans les mots étrangers. ig =
h allonge la voyelle lorsqu'il la suit, ailleurs
j = dans les mots étrangers, ailleurs
r = entre une voyelle et une consonne : ou il ne se prononce pas, ou ailleurs
s = au début d'un mot et entre deux voyelles, devant
t ou p, ailleurs
v = dans les mots étrangers, ailleurs
y = dans les mots provenant du grec, ou ailleurs dsch, ph, qu et y se trouvent majoritairement dans les mots étrangers

Grammaire

L'allemand est une langue flexionnelle comportant des conjugaisons et des déclinaisons.

Conjugaison

:
Voir article de fond : Conjugaison de l'allemand. Le principe de la conjugaison allemande est assez proche du français. Les différences notables sont
- L'existence du subjonctif I, essentiellement destiné à relater les propos d'autrui
- La différence entre passif-action (
Das Haus wird gebaut, la maison est [en train d'être] construite) et passif-état (Das Haus ist gebaut, la maison est construite [elle est finie]). En ce qui concerne la morphologie, le deux principaux types de verbes sont
- Les verbes faibles, qui conservent leur radical et ont un participe passé en
-(e)t. Ces verbes sont le plus souvent réguliers.
- Les verbes forts, qui modifient leur radical au prétérit, au participe passé et parfois au présent. Ils ont un participe passé en
-en. Ils sont dits irréguliers, le changement de radical n'étant pas prévisible. Parmi les verbes irréguliers se rangent également les auxiliaires de mode (können, pouvoir ; dürfen, avoir le droit; etc.), qui sont employés dans un nombre important de contextes différents.

Déclinaison

Voir article de fond : Déclinaisons allemandes La déclinaison allemande comporte quatre cas, le nominatif, l'accusatif, le datif et le génitif, auxquels s'ajoutent trois genres, le masculin, le féminin et le neutre ainsi que deux nombres, le singulier et le pluriel. Le porteur essentiel de la marque de déclinaison est le déterminant, secondé par l'adjectif épithète. Les déclinaisons sont employées :
- Pour indiquer la fonction d'un groupe nominal : sujet, objet, complément d'attribution, ou complément du nom.
- Après certaines prépositions (
Wechselpräpositionen) pour indiquer s'il y a changement de lieu ou non
- En fonction du cas exigé par les prépositions ainsi que par les verbes, les adjectifs ou les noms suivis d'un complément.

Syntaxe

Voir article de fond : Syntaxe allemande L'allemand a pour particularité syntaxique principale de placer les éléments importants, soit en première position dans la phrase, soit dans les dernières positions. Par exemple : Er
nahm gestern trotz aller Schwierigkeiten diese Maschine in Betrieb. Il a mis cette machine en service hier malgré toutes les difficultés. Sont mis en valeur
- Le sujet
er (il)
- L'action
in Betrieb [nehmen] ([mettre] en service) placée en fin de phrase
- L'objet
diese Maschine (cette machine) Avant l'action et l'objet sont énumérées les circonstances. L'ordre de la phrase peut être modifié pour insister sur un des éléments, que l'on place alors en tête de phrase : Gestern nahm er trotz aller Schwierigkeiten diese Maschine in Betrieb. C'est hier qu'il a mis cette machine en service malgré toute les difficultés. Trotz aller Schwierigkeiten nahm er gestern diese Maschine in Betrieb. Malgré toutes les difficultés, il a mis cette machine en service hier. Diese Maschine nahm er gestern trotz aller Schwierigkeiten in Betrieb. C'est cette machine qu'il a mis en service hier malgré toutes les difficultés.

Lexique

Noms de la langue allemande

La langue allemande (ainsi que le peuple) a la particularité d'avoir des appellations très différentes d'une langue à l'autre (par exemple
German, Deutsch, alemán, német, etc.). En effet, six racines différentes entrent en jeu :
- le proto-germanique

- teutā- pour « peuple » (parfois suffixé) :
  - danois
tysk ;
  - suédois
tyska ;
  - néerlandais
Duits ;
  - bas latin
thiosticus (cf. Synode de Tours) ;
  - latin
(lingua) Theodisca ;
  - français
tudesque (terme vieilli) ;
  - italien
tedesco ;
  - japonais ドイツ (
doitsu); :Note : c'est le même radical qui donne Dutch en anglais, « néerlandais », teuton en français. Le bas latin thiosticus vient du vieil haut allemand diutisc ;
- le nom du peuple germanique en latin,
Germānus, peut-être emprunté au celtique gair maon, « peuple voisin » :
  - albanais
Gjermanishte ;
  - anglais
German ;
  - grec Γερμανικά ;
  - roumain germană;
- le nom de la tribu saxonne, du latin
Saxō, Saxones (étymologie peu claire) :
  - estonien
saksa ;
  - finnois
saksa ;
- le vieux slave pour « muet », à comprendre au sens de « qui ne parle pas notre langue » :
  - tchèque
němčina ;
  - hongrois
német ;
  - russe
немец
  - ukrainien
німецький ; :Note : une autre étymologie rapproche cette racine du nom du fleuve Niémen, au-delà duquel vivaient les tribus germaniques.
- le nom de la tribu allemande, vraisemblablement du vieil haut allemand
ala manni, « tous les hommes » (cf. alle et Mann en allemand), via le bas latin Alamanus ou Alemanus pour les langues romanes :
  - islandais
almennr ;
  - français
allemand ;
  - portugais
alemão ;
  - espagnol
alemán ;
  - turc
Alman ;
- peut-être un mot pour « ouest » dans les langues baltes :
  - letton
vācu ;
  - lituanien
vokiečių.

Emprunts de l'allemand en français

Un nombre important de mots furent empruntés aux dialectes germaniques par le roman et l'ancien français (par ex. heaume, éperon, cible, fauteuil) ; seuls les mots d'origine plus récente sont encore discernables en tant qu'emprunts lexicaux (frichti, ersatz). À titre d'exemple, voici une liste non exhaustive de mots français provenant de l'allemand ou de l'un de ses dialectes :
- accordéon < Akkordion
- alpenstock
- arquebuse <
hâkenbühse (moyen haut-allemand)
- asticoter <
daß dich Gott... « que Dieu te...»
- aurochs
- beffroi <
běrgfrîd (moyen haut-allemand)
- bivouac <
Bîwacht (allemand de Suisse) ou bijwache (néerlandais)
- blafard <
bleichvar (moyen haut-allemand)
- blende
- blinde <
blenden « aveugler »
- blitzkrieg
- blockhaus
- bocard <
Pochhammer
- bock
- boulevard <
Bolwërc « ouvrage de madrier, rampart » (moyen haut-allemand) ou bolwerc (moyen néerlandais)
- bouquetin <
Steinbock « bouc de rocher »
- bourgmestre <
Bürgermeister (maire)
- bunker
- choucroute <
Sauerkraut
- cible <
schîbe (alémanique, cf. l'allemand Scheibe « disque »)
- ersatz
- hère <
Herr (« Seigneur, Monsieur »), mais cette origine est discutée
- frichti <
Frühstück (« petit déjeuner »)
- képi <
Kappe
- kirsch <
Kirschwasser
- kaputt <
kaputt
- leitmotiv
- loustic <
lustig « drôle, gai »
- mouise <
mues « bouillie » (allemand dialectal du sud)
- nazi
- putsch
- reître <
Reiter « cavalier »
- stalag <
Stammlager
- trinquer <
trinken « boire »
- vasistas <
was ist das? « qu'est-ce ? »

Exemples

Voir aussi

Liens internes


- langue allemande
  - déclinaisons allemandes
  - prononciation allemande
  - conjugaison allemande
    - Verbes forts (allemand)
  - syntaxe allemande
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
      -
- langues germaniques
      -
  - langues germaniques occidentales
      -
    - groupe germano-néerlandais
    - langues par zone géographique
      - langues régionales d'Allemagne
- liste des noms français de toponymes allemands

Liens externes


- [http://www.sprachtausch.net Sprachtausch.net] Site en allemand pour trouver quelqu'un pour vous enseigner, par exemple Allemand dans l'échange avec votre langue.
- [http://www.goethe.de/ Institut Goethe] (en allemand)
- [http://www.steinke-institut.de/ Steinke Institut]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/allemand.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire allemand-français/français-allemand de Bertrand Cornu.
- [http://dico.leo.org/?lang=fr Dictionnaire LEO ] - Dictionnaire allemand-français/français-allemand en ligne
- [http://cronimus.free.fr/dico/index.htm Dictionnaire Cronimus] - Dictionnaire allemand-français de Jean-Paul Cronimus conçu comme un dictionnaire papier, nombreux exemples traduits, acronymes, vocabulaire du Zertifikat Deutsch
- [http://cronimus.apinc.org/dico/index.htm Dictionnaire Cronimus] Site alternatif 1
- [http://membres.lycos.fr/orfanses/dico/index.htm Dictionnaire Cronimus] Site alternatif 2
- [http://allemand.linguistmail.com Allemand tous les jours]
(site commercial)
- [http://katalogdeutsch.net Katalog Deutsch] Annuaire de ressources pour l'Allemagne et la langue allemande
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=1/ Expressions pratiques en allemand]
- [http://languageserver.uni-graz.at/ls/lang?id=82 Standard German (Languages of the World)] Catégorie:Langue germanique Catégorie:Langue allemande Catégorie:Langue officielle de l'Union européenne als:Deutsche Sprache ko:독일어 ms:Bahasa Jerman ja:ドイツ語 simple:German language th:ภาษาเยอรมัน


Allophone

Catégorie:Linguistique Catégorie:Phonétique En phonologie, un allophone est l'une des réalisations sonores possibles d'un phonème. Au sein d'une même langue, les allophones ne constituent pas des unités pertinentes que le système de la paire minimale permettrait d'opposer. Les variantes libres, par exemple, ne peuvent pas être pertinentes. Par exemple, si un locuteur du français roule les /r/, son interlocuteur interprétera ses énoncés de la même façon que s'il ne les roule pas car le /r/ roulé (noté [] en phonétique) et le /r/ non roulé (le plus souvent []) constituent des allophones d'un phonème unique identifié comme le /r/ : cela explique pourquoi la notation phonologique est moins précise que la notation phonétique. La phonologie, en effet, ne s'attachant qu'aux oppositions, résume sous le symbole /r/ un champ de réalisations qui, en français, peut comprendre les phones suivants : [], [], [] ou encore []. Ainsi, tous les allophones de /r/ sont représentés par un seul symbole. La notion dallophone est décrite en détail dans l'article Phonologie.

Articles connexes


- Phonologie ;
- distribution des phonèmes ;
- phonétique ;
- linguistique. En phonologie, un allophone est l'une des réalisations sonores possibles d'un phonème. Au sein d'une même langue, les allophones ne constituent pas des unités pertinentes que le système de la paire minimale permettrait d'opposer. Les variantes libres, par exemple, ne peuvent pas être pertinentes. Par exemple, si un locuteur du français roule les /r/, son interlocuteur interprétera ses énoncés de la même façon que s'il ne les roule pas car le /r/ roulé (noté [r] en phonétique) et le /r/ non roulé (le plus souvent [ʁ]) constituent des allophones d'un phonème unique identifié comme le /r/ : cela explique pourquoi la notation phonologique est moins précise que la notation phonétique. La phonologie, en effet, ne s'attachant qu'aux oppositions, résume sous le symbole /r/ un champ de réalisations qui, en français, peut comprendre les phones suivants : [r], [ɾ], [ʀ] ou encore [ʁ]. Ainsi, tous les allophones de /r/ sont représentés par un seul symbole. La notion d'allophone est décrite en détail dans l'article Phonologie ko:이음


Espagnol

Le castillan ou espagnol, est la langue romane commune de l'Espagne, de nombreuses nations d'Amérique et d'autres parties du monde associées à un moment de leur histoire à l'ancienne métropole. Le terme espagnol est recommandé par l'Académie Royale de la Langue Espagnole (Real Academia Española, RAE), et l'Association des Académies de la Langue Espagnole pour désigner une langue parlée par plus de 400 millions de personnes, car c'est la dénomination internationale (Spanish, Spanisch, spagnolo, etc.). Le terme synonyme castillan est réservé soit pour désigner le dialecte roman né au royaume de Castille au Moyen-Age, soit le dialecte de l'espagnol qui est parlé actuellement dans les régions centrales de Castille-Léon, Castille-La Manche et Madrid. En Espagne, le terme castillan est aussi employé pour désigner la langue commune de l'Etat, en réference aux autres langues co-officielles de certains territoires autonomes comme le Catalan, le Basque et le Galicien. =Géographie= L'espagnol est langue officielle de l'Espagne (42 millions) en Europe. En Amérique, les pays aux plus grandes populations hispanophones sont le Mexique (88 millions), la Colombie (40 millions), l'Argentine (33 millions), le Vénezuela (22 millions) et le Pérou (20 millions). Elle est aussi la langue nationale de la Bolivie, du Chili, du Costa Rica, de Cuba, de la République Dominicaine, de l'Equateur, du Guatemala, du Honduras, du Nicaragua, du Panama, du Paraguay, de Porto-Rico, du Salvador et de l'Uruguay. L'espagnol est encore parlé par les communautés hispanophones des États-Unis (20 millions) et notamment dans les états du sud (Texas, Californie, Nouveau Mexique, etc.). Il existe des nombreux locuteurs au Brésil. En Afrique, l'espagnol est parlé en Guinée équatoriale, dans les villes du Sahara et dans des parties du nord du Maroc. En Asie, plus de 3 millions de locuteurs existent aux Philippines. Enfin, une variété du castillan appelée selon les auteurs judesmo, ladino, ispanyol ou judéo-espagnol est parlée par la communauté juive sépharade originaire de la péninsule ibérique en Israël, Turquie ou Gibraltar. =Vocabulaire= L'espagnol ressemble en de nombreux points au français, du fait de leur origine latine commune. Néanmoins, les événements historiques que connurent ces deux pays ont imprégné les vocabulaires espagnol et français de manière différente. En effet, l'espagnol est l'une des rares langues européennes à avoir une influence de l'arabe aussi importante. Appartenant à la même sous-branche que le portugais et le galicien (ce sont des langues ibéro-romanes), le castillan permet une certaine intercompréhension écrite avec ces deux langues. Écouter un exemple : Media:Espagnol.mp3.

Écriture

Le castillan utilise comme les autres langues romanes l'alphabet latin et recourt à des diacritiques et des digrammes pour le compléter. Le tilde est peut-être le plus célèbre des diacritiques castillans ; il donne naissance à un caractère considéré comme une lettre à part entière, Ñ ñ. D'autre part, l'accent aigu sert à indiquer les accents toniques irréguliers et à distinguer quelques homophones : les voyelles le portant sont les suivantes : Á á, É é, Í í, Ó ó et Ú ú. Y y n'en porte jamais. Autrefois, on considérait que les digrammes ch et ll constituaient chacun une lettre distincte (elles avaient leur entrée dans le dictionnaire), mais on les traite aujourd'hui de plus en plus comme deux lettres séparées. Le N tildé est, à l'origine, aussi un digramme NN, le second N ayant été abrégé par suspension au moyen d'un trait devenu ondulé, ~. Bien que ce soit les scribes espagnols qui aient inventé la cédille (zedilla, « petit z »), celle-ci n'est plus utilisée depuis le (le ç qui notait [ts] étant devenu un [θ] interdental noté z : lança est devenu lanza, « lance », ou c devant e et i : ciego, « aveugle »). Le classement alphabétique, modifié en 1994, est décrit plus en détail dans l'article qui lui est consacré. Enfin, les points d'exclamation et d'interrogation sont accompagnés par des signes du même type inversés, ¡ et ¿, placés au début de la proposition concernée (et non au début de la phrase) : ¿Cómo estás? (« Comment vas-tu ? »), ¡Qué raro! (« Comme c'est étrange ! ») mais Si te vas a Barcelona, ¿me comprarás un abanico? (« Si tu t'en vas à Barcelone, tu m'achèteras un éventail ? »).

Grammaire

Le castillan suit les principes généraux des autres langues romanes, à savoir, par exemple, que c'est une langue plutôt flexionnelle (les noms et les adjectifs possèdent deux genres et deux nombres, le verbe se conjugue, etc.) à tendances synthétique. Consulter l'article détaillé sur la grammaire du castillan pour plus de détails.

Exemple

Verbe

Être

Dans espagnol, le verbe être est ser et estar. Exemples au présent de l'indicatif : :
- Ser : Yo soy europeo (Je suis européen). Mis ojos son azules como los de mi madre (Mes yeux sont bleus comme ceux de ma mère) :
- Estar : Yo estoy en Barcelona (Je suis à Barcelone). Tus ojos están rojos, pára de frotártelos. (Tes yeux sont rouges, arrête de les frotter).

Variations dans l'Amérique latine

Parmi les plus importantes mentionnons l'utilisation du vosotros (2 personne du pluriel, équivalent du "vous" de "vous avez" français) en Espagne. L'usage de ce pronom et de sa conjugaison a complètement disparu en Amérique latine. Le pronom de la troisième personne du pluriel ustedes lui est préféré. Il faut aussi noter la prononciation ibérique de la consonne c (devant les lettres "e" et "i") ou z (devant "a", "o" et "u") comme le th anglais de thick alors que ce son est toujours prononcé comme un "s" en Amérlque latine. Le vocabulaire est également très différent, certains mots espagnols pouvant même être obscènes en Argentine ou au Mexique. Le castilien des pays de l'amerique latine a été très influencé par les dialectes andaloux et canariens à cause de l'immigration massive vers le continent americain de cettes regions. Quant à l'accent, le Canarien est le plus prôche, ce dialecte étant difficile de distinguer, même pour les hispanophones, de ceux du Cuba ou du Venezuela. On pourrait citer à titre d'exemple parmi les plus remarquables, en Amérique latine : :Amérique latine Castillan chilien :Castillan chilien Castillan argentin :Castillan argentin Castillan mexicain

Articles connexes


- sigles en espagnol ;
- classement alphabétique en castillan ;
- syllabe castillane ;
- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
      -
- langues romanes
      -
  - groupe ibéro-roman
- Origine du Castillan

Liens externes


- [http://wikibooks.org/wiki/Faux_amis_en_espagnol faux amis en espagnol] ;
- [http://wikibooks.org/wiki/Enseignement_de_l%27espagnol Wikilivre d'espagnol]
- [http://alerce.pntic.mec.es/~jnieto9/Index_fr.html Site pour les professeurs d'espagnol et de français]
- [http://www.leconjugueur.com/frconjugueurespagnol.php Conjugueur espagnol]
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/espagnol.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire espagnol-français/français-espagnol.
- [http://espagnol.linguistmail.com Emails pour apprendre l'espagnol]
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=14/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en espagnol] Chaque expression est accompagnée d'une illustration
-
C ko:에스파냐어 ja:スペイン語 simple:Spanish language th:ภาษาสเปน

Phonétique

La phonétique est une branche de la linguistique qui étudie les sons des langues. Elle se divise en trois branches :
- phonétique articulatoire ;
- phonétique acoustique ;
- phonétique auditive. Alors que la phonétique étudie des sons (ou « phones »), la phonologie, elle, étudie comment ils sont agencés dans une langue pour former des énoncés. La transcription phonétique s'écrit entre crochets droits.

Voir aussi


- Méthodes de transcription ;
- alphabet phonétique international ;
- phonétique historique ;
- types de modifications phonétiques ;
- signe linguistique ;
- linguistique ;
- phonème.

Liens externes


- [http://hctv.humnet.ucla.edu/departments/linguistics/VowelsandConsonants/course/chapter1/flash.html Inventaire phonétique international] catégorie:Linguistique Catégorie:Phonétique Catégorie:Écriture abrégée ja:音声学 ko:음성학

Canterbury Corpus

The Canterbury Corpus is a collection of files intended for use as a benchmark for testing lossless data compression programs. Category:Data compression

katalog Odszkodowanie BIELIZNA spalacze tuszczu jastrzbia gra pensjonat










































:: RELATED NEWS ::
Höthur
.]] Höðr (often anglicized as Hod) is the blind brother of Baldr in Norse mythology. Guided by Loki he shot the mistletoe missile which was to slay the otherwise invulnerable Baldr. According to the Prose Edda and the Poetic Edda the goddess
"A Pain That I'm Used To" is the second single and opening track of the album
Playing the Angel by Depeche Mode, and the forty-second DM single overall. The single will be released on 12 December 2005 by Mute Records. The single will contain remixes by UK Mute label mates, Goldfrapp, and possibly
Octahedral symmetry
] Chiral and achiral octahedral symmetry are the discrete point symmetries (or equivalently, symmetries on the sphere) with the largest symmetry groups compatible with translational symmetry. They are among the .]] Höðr (often anglicized as Hod) is the blind brother of Baldr in Norse mythology. Guided by Loki he shot the mistletoe missile which was to slay the otherwise invulnerable Baldr. According to the Prose Edda and the Poetic Edda the goddess Magic: The Gathering Partial self-nom. This article was up for FAC ten months ago (see [http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Wikipedia:Featured_article_candidates/Magic:_The_Gathering/Archive here]); the vote was pretty much evenly split between Support and Oppose, and I think most of the concerns raised at the time have been adequately addressed. References have been added, the sections are more balanced in length, and much of the unnecessary details of gameplay, tournament structure, and strategy have been moved to s
James Martin Smith
James Martin Smith (Dallas, Texas, April 18 1950) is a Texas-based artist, designer, and musician. He has been involved with the Texas music and art scene since the Texas International Pop Festival of 1969. Smith provided grounds artwork for the Texas Festival plus several other national festivals including the 1970 Second Annual

Hödhur
.]] Höðr (often anglicized as Hod) is the blind brother of Baldr in Norse mythology. Guided by Loki he shot the mistletoe missile which was to slay the otherwise invulnerable Baldr. According to the Prose Edda and the Poetic Edda the goddess .]] Höðr (often anglicized as Hod) is the blind brother of Baldr in Norse mythology. Guided by Loki he shot the mistletoe missile which was to slay the otherwise invulnerable Baldr. According to the Prose Edda and the Poetic Edda the goddess