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Parchemin

Parchemin

Le parchemin désigne une peau de couleur claire apprêtée comme support à l'écriture. Des peaux préparées avaient déjà été utilisées pendant un où deux millénaires, mais le "parchemin" proprement dit (mot dérivé de pergamena, « peau de Pergame ») a été perfectionné vers le II siècle avant J.-C. à la bibliothèque de Pergame en Asie Mineure. Les peaux (de chèvre, de veau ou d'agneau) sont lavées et polies à l'aide d'un couteau puis d'une pierre ponce. Cette préparation permet ainsi l'écriture sur les deux faces du cuir. Les feuilles ainsi obtenues peuvent être assemblées sous différentes formes :
- le volumen est un rouleau (utilisé jusqu'au IV-) ;
- le codex, ancêtre du livre moderne, se compose d'un ensemble de feuilles reliées (utilisé à partir du I-). Les parchemins en peau de veau mort-né, d'une structure très fine, sont appelés vélins. Anciennement, le terme parchemin s'employait comme synonyme de diplôme

Voir aussi


- Livre
- Codex
- Papier
- Papyrus
- Palimpseste Catégorie:Matériel d'écriture ja:羊皮紙

Peau

La peau est un organe composé de plusieurs couches de tissus qui joue, entre autres, le rôle d'enveloppe protectrice du corps. Chez l'homme, elle est l'un des organes les plus importants du corps en regard de sa surface et de sa masse : chez l'adulte, environ 2m² pour 5kg. La dermatologie est la spécialité médicale qui traite des affections de la peau.

Histologie

Sur le plan anatomique, la peau comprend 2 parties principales. La partie superficielle mince s'appelle l'épiderme, rattachée à une partie interne plus épaisse : le derme. Une troisième couche, plus profonde, constitue l'hypoderme mais n'est classiquement pas assimilée à une couche de peau.
L'ensemble peau et ses phanères (ongles, cheveux, poils) se nomme le tégument.

Physiologie

Maintien de la température corporelle

La sécrétion de sueur aide à réguler la température corporelle. Elle augmente avec la température et provoque un rafraichissement grace à son évaporation en surface de la peau, et diminue lorsque la température s'affaiblit.
Les mammifères ont souvent une peau recouverte de poils servant principalement à isoler le corps du froid, et ce en créant une couche d'air chaud entre la peau et les poils.

Protection

La peau constitue une barrière physique qui protège les tissus et organes sous-jacents des agressions extérieures.

Perception

Les terminaisons nerveuses contenues dans la peau, et notamment au bout des doigts, permettent à l'homme d'explorer son environnement par le toucher.

Immunité

Certaines cellules épidermiques jouent un rôle important dans la protection immunitaire du corps humain.

Réservoir sanguin

Le derme contient un réseau de vaisseaux sanguins représentant environ 10% du sang chez l'adulte. Durant l'exercice physique, les vaisseaux sanguins de la peau se contractent pour favoriser l'apport sanguin aux muscles.

Synthèse de la vitamine D

Durant l'exposition aux rayons ultraviolets, la peau participe à la synthèse de la vitamine D nécessaire à l'équilibre calcique du corps humain.

Voir aussi

Liens internes


- Derme
- Épiderme
- Mélanine
- Albinisme
- Eczéma
- Psoriasis

Liens externes


- [http://www.infovisual.info/03/036_fr.html Voir un schéma détaillé de la coupe de la peau]
- [http://www.dermatonet.com Informations sur la peau et ses problèmes] Catégorie:histologie Catégorie:Dermatologie ja:皮膚 simple:Skin

Couleur

On nomme couleur la perception par l'œil d'une ou plusieurs fréquences d'ondes lumineuses, avec une (ou des) amplitude(s)s donné(s)e. Il importe de ne jamais confondre couleur, notion perceptive, et longueur d'onde, notion physique. Ainsi, l'œil humain est le plus souvent incapable de distinguer un jaune monochromatique (une seule longueur d'onde) d'une composition correspondante de vert et de rouge. Cette illusion permet d'afficher du jaune sur nos écrans d'ordinateur, et, plus généralement, la synthèse trichrome. L'arc-en-ciel ne comporte qu'un faible sous-ensemble des couleurs visibles. Le marron, par exemple, n'y figure pas : il s'agit d'un panachage que ne peut restituer à l'œil aucune longueur d'onde monochromatique. Le seul procédé connu de restitution intégrale des couleurs, c'est-à-dire fixant le panachage réel des longueurs d'onde de départ et non sa simple projection sur trois axes de teinte, est la photographie interférentielle de Lippmann (1891), onéreux et de mise en œuvre aussi contraignante que l'holographie, car fonctionnant lui aussi sur le principe des interférences. Les procédés trichromes lui sont donc préférés.

Définition

L'ensemble des couleurs est défini, actuellement, par ses trois caractéristiques de teinte, valeur et saturation. L'ensemble des fréquences des ondes lumineuses forme le spectre des teintes (souvent appelé spectre des couleurs) allant des infrarouges aux ultraviolets.
- On nomme « teinte » la ou les fréquences engendrant la couleur.
- On nomme « valeur » l'amplitude lumineuse définissant la couleur. Plus elle est proche du noir, plus la valeur est basse.
- On nomme « saturation » la vivacité (la pureté) d'une couleur, et par opposition, on appelle désaturation, son mélange, plus ou moins important, avec un gris de même valeur.
- On nomme « gris » les couleurs intermédiaires entre le blanc et le noir. Il s'agit toujours d'un mélange (en synthèse additive) en égales proportions et avec la même valeur des trois couleurs primaires rouge, vert et bleu. Chacun des gris peut être considéré comme une teinte dépourvue de couleur ; le noir et le blanc sont des gris extrêmes. Le noir est un gris de valeur nulle et correspond à l'absence de toute lumière (aucune lumière n'est reçue par l'œil). Le blanc est un gris de valeur maximale et peut être considéré comme une plénitude de couleurs (l'ensemble des fréquences d'onde lumineuse est reçu l'œil avec une valeur maximale). Notons qu'en toute rigueur, il n'existe pas un blanc, mais une infinité de blancs, dont chacun se caractérise par sa température de couleur : en photographie-couleurs et en vidéo, on distingue couramment le blanc à environ 2 800 K [degrés kelvins] d'une lampe à incandescence typique, le 3 200 K d'une lampe photoflood au tungstène, le 5 200 K d'une lampe à arc et le 6000 K d'un flash électronique ou du Soleil.

Lumières de couleur primaire et synthèse additive (addition de lumières colorées)

Le principe de la synthèse additive des couleurs consiste à s'efforcer de reconstituer, pour un œil humain, l'équivalent (l'apparence) de toute couleur visible, par l'addition, selon des proportions bien choisies, de lumières provenant de trois sources monochromatiques (par exemple des spots) dont les longueurs d'onde sont choisies une fois pour toutes pour répondre au mieux à cet objectif. En observant l'arc-en-ciel on peu voir que les goutelette de pluie dans le loingtain décompose la lumière comme le ferait des prismes, en 6 couleurs. Newton reproduisit ce phénomène en décomposant la lumière solaire grâce a un prisme optique (un prisme droit en verre à base triangulaire). Il réussit à décomposer la lumière blanche en toutes les différentes couleurs du spectre. Le physicien Young fit le contraire de Newton, Il recomposa la lumière. Il fit convergé les six couleurs du spectre et obtint la lumière blanche. Il alla même plus loin en démontrant, que les six couleurs du spectre pouvaient être réduite à trois, c'est à dire qu'avec ces trois couleur il pouvait recomposer la lumière blanche. Il démontra aussi qu'en mélangeant ces trois couleurs deux par deux il obtenait les trois autres. Et c'est ainsi qu'on différencia les couleurs primaires des secondaires. Ce système de mélange de lumière signifie que plus on ajoute de couleur plus on obtient de clarté. Par exemple, le vert et le rouge orangé donnent le jaune indéniablement plus clair. On parle dans ce cas de système additif En théorie, ces trois longueurs d'onde optimales, que l'on appelle couleurs primaires, sont celles, complètement saturées, dont les teintes correspondent aux maxima de sensibilité des trois types de cellules en forme de cône qui tapissent la rétine d'un œil humain normal (donc non atteint de daltonisme ou autre dyschromatopsie). Les trois lumières primaires sont les suivantes :
- rouge primaire ;
- verte primaire ;
- bleue primaire. Tout ceci correspond à ce qu'on appelle en français le système RVB ou en anglais RGB (Red, Green, Blue). Il est à noter qu'il existe bien d'autres systèmes liés au RVB qui sont issus des travaux de la Commission Internationale de l'Éclairage. Le système de base est le CIE XYZ, d'où l'on déduit le CIE xyY qui sépare la luminance et la chrominance. Ce dernier a donné naissance à de nombreux systèmes pratiques dont le plus utilisé est sans doute le CIE Lab qui comporte le jaune en plus du rouge, du vert et du bleu. Le système RVB (ou RGB) peut aussi, de façon équivalente, être exprimé selon trois autres composantes qui sont la teinte, la valeur et la saturation et correspondent en français au système TSL (Teinte, Saturation et Luminosité ou valeur) et en anglais au système HSL (d'après les trois mots anglais Hue, Saturation et Lightness). Il existe des formules mathématiques permettant de passer des 3 composantes RVB aux trois composantes TSL (et inversement). On nomme lumières de couleurs fondamentales (parfois appelées couleurs secondaires) les lumières de couleurs saturées obtenues en mélangeant deux à deux et en parts égales les lumières de couleurs primaires ; Les couleurs complémentaires sont les couleurs qui combinée contienne toute les couleurs du spectre et aucune en commun. Les trois couleurs secondaires dans la système additif sont:
- cyan (lumières verte et bleue, complémentaire de la rouge) ;
- magenta (lumières rouge et bleue, complémentaire de la verte) ;
- jaune (lumières verte et rouge, complémentaire de la bleue). qui sont en fait les couleurs primaire du système soustractif et donne le système CMJ (en anglais CMY ou YMC ). Lorsqu'on mélange plus de deux primaires, on désature la couleur, elle perd donc en teinte et gagne en valeur, pour se rapprocher du blanc.

La synthèse dite soustractive

En imprimerie-couleurs, en peinture et dans l'art du vitrail, il ne peut être question d'additionner des couleurs par mélange de lumière, mais plutôt de couleurs pigments. Tout les corps opaques, quand ils sont éclairés, réfléchissent une partie ou toute la lumière qu'il reçoivent et absorbe le reste. on peu donc obtenir les couleurs du spectre soit en mélangeant des pigment soit en filtran une partie du spectre qui éclaire l'objet. Les pigments qui se mélange absorbe de plus en plus de lumière et deviennent de plus en plus sombre. Par exemple le jaune et le magenta donnent le rouge orangé. On parle dans ce cas de synthèse soustractive. Et dans ce cas les couleurs primaires ,appelée aussi couleur fondamentale associée pour les différencier des couleur primaire du système additif car elles correspondent aux couleurs secondaires du système additif.
- cyan fondamentale ;
- magenta fondamentale ;
- jaune fondamentale . donne le système CMJ (en anglais CMY ou YMC ). En théorie, et si nous disposions de pigments parfaits, l'utilisation des trois fondamentales permettrait d'obtenir :
- le bleu en mélangeant le cyan et le magenta;
- le vert en mélangeant lecyan et le jaune ;
- le rouge en mélangeant lemagenta et le jaune . Dans la pratique, la synthèse soustractive à partir des colorants courants ne permet pas d'obtenir l'ensemble des couleurs visibles par l'œil humain. De plus, même des colorants parfaits continueraient à poser problème car il s'additionne souvent une réaction chimique aui altère la couleur finale. En effet lorsque l'on mélange deux matériaux colorés, on en obtient bien la teinte désirée, mais celle-ci perd en vivacité, et l'ajout de blanc pour compenser cette perte n'est pas satisfaisant car le blanc désature la teinte et ne permet donc pas d'obtenir la valeur recherchée. C'est pour cette raison que plusieurs imprimantes à jet d'encre ajoutent deux teintes pastel aux trois fondamentales afin d'obtenir un meilleur rendu. Enfin, un noir obtenu par le mélange des trois fondamentales serait à la fois coûteux (mélange de trois encres chères) et de qualité douteuse (car la superposition n'en est jamais parfaite, ni l'opacité). En imprimerie, on utilise donc toujours au moins le noir comme quatrième couleur, ce qui correspond donc à la quadrichromie, utilisée pour tout ce qui s'imprime en couleur. Ajoutons qu'en impression de grandes surfaces (affiches, par exemple), la technique des trames d'impression permet de contourner la question : en effet, si on examine une affiche de près, on se rend compte que les couleurs s'y juxtaposent bien plus souvent qu'elles ne s'y superposent. On retrouve alors quelque chose de très semblable ... à de la synthèse additive. Toutefois, ce procédé n'est généralement pas utilisable pour des illustrations courantes comme celle d'un magazine.

Problèmes en peinture

En peinture, on préférera prendre plus de couleurs de base, car même si les cyans, magentas et jaunes utilisés sont très vifs (valeur très importante), ils perdent de leur vivacité en se mélangeant, ce qui pourrait limiter la palette de l'artiste. Retenons qu'en synthèse soustractive (utilisant des pigments), contrairement à la synthèse additive, le mélange de plus de 2 couleurs ne désature pas celle-ci, et le mélange de plusieurs couleurs lui fait systématiquement perdre en valeur.

Principe physiologique de la couleur

La décomposition de couleur par les systèmes humains rouge, vert et bleu, est surtout due au fait que ce sont les 3 couleurs auxquelles sont le mieux adaptés les 3 types de cônes qui servent à la réception de la couleur dans l'œil humain (les bâtonnets sont plutôt sensibles à l'intensité de la lumière) :
- Les cônes L, sensibles aux ondes longues (580 nm), donc les rouges
- Les cônes M, sensibles aux ondes moyennes (545 nm), donc les verts
- Les cônes S, sensibles aux ondes courtes (440 nm), donc les bleus

Méthodes soustractive et additive

Le calcul soustractif des couleurs (ou synthèse soustractive) est le calcul fait par retrait de certaines longueurs d'onde de la lumière, et donc sur ce qui n'est pas source de lumière. Par exemple, l'herbe ou les feuilles des arbres nous paraissent vertes, car elles absorbent la complémentaire du vert, c'est-à-dire les violets et ultraviolets. Ce sont ces ondes qu'elles utilisent dans la photosynthèse. Le calcul additif des couleurs (ou synthèse additive) est le calcul fait par addition des longueurs d'onde de sources lumineuses. synthèse additive Par exemple, Si les deux composantes verte et rouge d'un moniteur d'ordinateur sont allumées, les couleurs des phosphores associés (juxtaposés) se superposent en raison de la mauvaise résolution de l'œil, et on obtient une couleur jaune, qui se résout à nouveau en vert et rouge si on regarde cette zone de l'écran à travers un compte-fils ou par réflexion sur un cédérom. Il est facile d'expérimenter cela avec les réglages des couleurs du bureau de votre ordinateur (s'il n'est pas monochrome). La synthèse du marron demande sensiblement plus d'essais (conseil : expérimentez en partant du violet, aussi contre-intuitif que cela paraisse).

Tableau de teintes

Différence de couleurs

Généralement

La différence entre deux couleurs pour l'œil humain, peut varier en fonction des gens, et parfois même très légèrement entre les deux yeux d'une même personne (on peut alors s'en rendre compte par clignement). Une différence, qui ne paraît pas évidente pour la majorité des gens pourra paraître nulle pour quelqu'un atteint de daltonisme ou au contraire énorme pour quelqu'un qui est habitué à composer des couleurs tous les jours, comme un peintre ou un imprimeur. À titre indicatif, les tapissiers distinguent cinq cents nuances de rouge. En synthèse soustractive, des couleurs paraissant identiques à deux personnes sous un blanc d'une température donnée (par exemple lumière du jour) pourront leur paraître différentes sous un blanc d'une autre température. Pour cette raison, le système que l'on espérait universel du cube de Hicketier, et qui aurait associé à chaque couleur un numéro unique, n'a pas eu de suite.

Bizarrerie

L'un des 500 brevets déposés par le docteur Edwin Land, créateur de la photographie instantanée (Polaroïd) concerne un procédé allégé de restitution de tout le spectre à partir de seulement deux couleurs de base, ce qui va à l'encontre de nos connaissances actuelles sur le mécanisme de la vision. Il est à noter que ce brevet, à la différence de beaucoup d'autres inventions de Land, n'a débouché en pratique sur aucune réalisation.

Le langage des couleurs

Le langage de la couleur est également important. Dans certaines langues on donnera plusieurs noms à une même couleur en fonction du contexte, dans d'autres, comme en français, on symbolisera couramment un ensemble de couleurs par un nom générique. Exemples :
- Le rouge est-il rouge, est-il orangé, vermillon, carmin ou magenta ?
- Le bleu est-il bleu marine, outremer, de cobalt, clair ou cyan ? Par ailleurs, la symbolique des couleurs varient selon les cultures. Par exemple, le blanc représente la pureté en Occident et le deuil en Asie.

Solution proposée

Cela pose donc des problèmes de référence, qui servirait à vérifier une certaine équivalence, entre deux couleurs différenciées par leur support et médium. La colorimétrie tente donc de résoudre ces différents problèmes.

Symbolique des couleurs


- La symbolique des couleurs

Voir aussi

Liens internes


- Chromodynamique quantique (le mot couleur désigne aussi une propriété des quarks, qui peut être rouge, verte ou bleue; il s'agit bien sûr là de simples noms arbitraires, mnémotechniques!).
- Articles relatifs à la couleur et aux différentes couleurs
- Couleurs primaires
- Couleur complémentaire
- Disque de Newton
- Noms et adjectifs de couleurs
- Petite introduction à la couleur
- Codage informatique des couleurs
- Couleurs du blason
- :en:Munsell color system
- Gamut

Liens externes

:[http://fr.wiktionary.org/wiki/couleur] article couleur dans le Wiktionnaire multi-lingue :[http://www.flinx.lv Dictionnnaire de Couleurs] approche linguistique de la couleur dans le français actuel. :[http://www.pourpre.com pourpre.com] site consacré à la couleur, sous ses différents aspects. :[http://www.geopolis-fr.com/doss2.html Article sur la couleur des minéraux]

Bibliographie


- Michel Pastoureau, Bleu, histoire d'une couleur, Éditions du Seuil, 2002. La perception et l'utilisation du bleu dans le monde européen depuis la Grèce antique est le prétexte à présenter l'histoire des couleurs. Catégorie : Colorimétrie Catégorie:Couleur ja:色 ko:색 simple:Color

Écriture

ja:文字 zh-min-nan:Bûn-jī hē-thóng L'écriture est un système de représentation graphique d'une langue, au moyen de signes inscrits ou dessinés sur un support. L'invention de l'écriture par l'homme correspond au passage de la préhistoire à l'histoire en une transition de plusieurs millénaires. En effet, l'homme a appris à compter avant d'inventer un quelconque système d'écriture. Le comptage est attesté vers -40 000 ans pour la quantification de transactions commerciales. Tandis que, si l'écriture, comme l'histoire, « commence à Sumer » (pour citer Noah Kramer), c'est-à-dire si elle est attestée à partir d'une date approximative (vers -3 000, à Sumer), ceci ne signifie pas qu'elle était inconnue auparavant. Ainsi, en 1961, on a découvert à Tartaria (Roumanie) trois tablettes d'argile présentant des signes proches des pictogrammes sumériens, datées par carbone 14 de plus de sept mille ans : mille ans avant le début du rayonnement de Sumer. L'homme n'a très probablement pas écrit « spontanément » sur des tablettes d'argile sans essais préalables. Il ne fixe l'écriture pour l'éternité (pense-t-il) qu'à partir du moment où il la maîtrise suffisamment. Avant de la fixer sur des matériaux pérennes, il emploie des matériaux périssables, tels que peaux d'animaux, bois ; et sans doute commença-t-il par tracer des signes sur la terre battue ou le sable.

Systèmes d'écriture

Un système d'écriture correspond généralement à la langue parlée. Il est alors dit logographique (on prononce ce qu'on lit); cependant, ce n'est pas le cas des systèmes pictographiques. Un même système peut servir à plusieurs langues et une même langue peut être représentée par plusieurs systèmes. Les graphèmes fondamentaux d'une écriture peuvent être complétés par l'utilisation de diacritiques, de ligatures, de graphèmes modifiés. graphèmes modifiés
- Écritures alphabétiques
  - Caractères arabes (abjad à variantes contextuelles)
  - Caractères berbères (tifinagh)
  - Caractères coréens (le Hangul) : système alphabétique groupant les lettres par blocs de deux à quatre signes.
  - Caractères cyrilliques
  - Caractères hébraïques
  - Caractères helléniques
    - Alphabet grec
    - Alphabet gotique
  - Caractères latins
    - Alphabet latin
    - Romanisations
  - Alphabets de l'Inde (semi-syllabaires la plupart du temps à variantes contextuelles)
    - Devanâgarî
    - Bengalî
    - Gujarâtî
    - Tamoul
    - Télougou
    - Gurmukhî
  - Autres alphabets issus du brahmique
    - Khmer
    - Laotien
    - Thai
    - Tibétain
  - Caractères scandinaves (les runes)
    - Futhark
    - Nouveau Futhark
    - Les runes pointées
- Écritures syllabiques
  - Linéaire B
  - Syllabaire inuktitut
  - Syllabaire cherokee
  - Caractères japonais kanas
    - Hiragana
    - Katakana
- Écritures logographiques (ou apparentées)
  - Caractères chinois ou sinogrammes (chinois, Hanzi) : Utilisés également par les Japonais qui les appellent Kanji. Les Coréens les utilisent pour écrire les noms propres. Cette écriture n'est pas réellement idéographique, car à un signe ne correspond pas toujours une idée. Elle est monosyllabique en chinois.
  - Caractères tangoutes
  - Caractères égyptiens
    - Les hiéroglyphes
    - Les hiéroglyphes linéaires
    - L'écriture hiératique (ces caractères ont presque perdu leur aspect représentatif)
    - L'écriture démotique
  - Les hiéroglyphes mayas
  - Les hiéroglyphes hittites
- Écritures cunéiformes
  - Caractères sumériens
  - Caractères akkadiens

Bibliographie


- Calvet (Louis-Jean), (1996), Histoire de l'écriture, Hachette (rééd. de 1998), ISBN 2-01-278887-4
- Daniels (Peter T.), Bright (William) (1996), The World's Writing Systems, Oxford University Press, ISBN 0195079930

Voir aussi


- boustrophédon
- Braille
- calligraphie
- chiffre
- diacritique
- écriture littéraire
- les Écritures, en religion
- épigraphie
- Expert en écritures et documents
- graphologie
- lettre
- ligature
- paléographie
- papyrus
- stoïchédon
- typographie
- variante contextuelle Liens externes
- [http://classes.bnf.fr/dossiecr/chr-ecri.htm Brève chronologie de l'écriture, dossier réalisé par la BNF] ;
- [http://www.omniglot.com Omniglot, un site très complet et sérieux sur la question]. EcritureEcriture

Bibliothèque

de droit]] Une bibliothèque - du grec bibliotêkê, lieu de dépôt de livres - est une collection organisée de livres, généralement accessible au public. Les bibliothèques proposent souvent d'autres documents (journaux, périodiques, enregistrements sonores, enregistrements vidéo, cartes et plans, partitions...) ainsi que des accès à internet et sont parfois appelées médiathèques ou informathèques. Certaines bibliothèques (municipales, par exemple) autorisent le prêt de certains ouvrages, ou de tous ; d'autres (par exemple la Bibliothèque publique d'information) leur consultation sur place seulement. On nomme également bibliothèque :
- le meuble constitué d'étagères dans lequel on range les livres,
- un local servant à entreposer et parfois consulter les livres (dans un logement ou dans une entreprise),
- un ensemble homogène de sous-programmes compilés utilisés sur un système informatique : bibliothèque logicielle.

Histoire

bibliothèque logicielle Les bibliothèques existent dès l'Antiquité, la plus célèbre ayant été celle d'Alexandrie, en Égypte, créée au Les rois hellénistiques ayant du mal à légitimer leur pouvoir aux yeux des Grecs, ils se devaient de mener une politique d'évergétisme, de bienfaiteur. Ils constituaient et entretenaient de grandes bibliothèques, ouvertes aux public, dans des complexes culturels (Musée, gymnase). Le coût de ces équipements était très élevé car, outre le prix d'achat ou de copie des livres et du papyrus, que l'on ne trouvait qu'en Égypte, il fallait recopier les ouvrages régulièrement puisqu'ils s'abimaient rapidement. Les rois entretenaient également des esclaves lecteurs pour faciliter le travail des usagers de la bibliothèque. Athènes et Pergame possédaient également de grandes bibliothèques, comptant plusieurs centaines de milliers de volumes. Au Moyen Âge, les bibliothèques sont essentiellement l'affaire des monastères. Les bénédictins consacrent souvent leur temps de travail obligatoire à des scriptoria (singulier : scriptorium), ateliers de copie des livres devenus extrêmement rares en Occident. Ce travail a permis la transmission d'œuvres antiques qui auraient peut-être disparu aujourd'hui, même si les moines censuraient certaines œuvres ou certains passages. La plus importante bibliothèque d'Occident, celle du monastère du Mont-Cassin, comptait deux à trois mille volumes. L'invention de l'imprimerie, au , permet le développement des bibliothèques des rois et des personnages importants. François Ier institue le dépôt légal, obligation pour les éditeurs de déposer un exemplaire de chacune des leurs publications à la bibliothèque du roi. Les bibliothèques s'ouvrent progressivement au public à partir du . En confisquant les biens du clergé et des nobles émigrés, la Révolution française constitue la base des bibliothèques municipales et des bibliothèques d'enseignement du XIX siècle. Parallèlement, un mouvement associatif développe des bibliothèques populaires. Déterminant fut le rôle d'Alexandre Vattemare (1796-1864), fondateur du premier système d'échanges culturels internationaux et promoteur des bibliothèques publiques. Les bibliothèques connaissent un réel développement au XX siècle, sous l'impulsion de l'Américain Melvil Dewey et du Français Eugène Morel. Ce développement s'amplifie à partir des années 1970, en relation avec l'augmentation de la part de la population poursuivant des études supérieures, la politique culturelle de l'État et des collectivités territoriales et les possibilités offertes par l'informatique. Aujourd'hui, avec plus de 128 millions de documents, la plus grande bibliothèque du monde est la bibliothèque du Congrès à Washington.

Types de bibliothèques

Les bibliothèques présentent une grande diversité. Ce sont tantôt des établissements à part entière, tantôt des services faisant partie d'un autre établissement. Certaines sont très largement ouvertes, d'autres accessibles à un public restreint. Certaines bibliothèques sont gérées par les pouvoirs publics, d'autres par des organismes de droit privé. Cependant, le critère principal dans la typologie des bibliothèques est celui de leur fonction. Les bibliothèques nationales recueillent et conservent les documents qui font l'objet du dépôt légal ; elles conservent souvent d'autres documents. Le terme de bibliothèque publique est calqué sur l'anglais public library ; on parle aussi en français de bibliothèque de lecture publique. Ces bibliothèques sont destinées à l'ensemble de la population locale pour lui permettre de s'informer et de se divertir. Elles sont souvent gérées par les collectivités locales ou par des associations mais peuvent l'être par l'État. Les bibliothèques d'enseignement et de recherche apportent leur appui aux activités pédagogiques et scientifiques qui se déroulent dans l'établissement dont elles font partie. Il s'agit d'une part de bibliothèques d'école, de collège, suivant les noms employés dans les différents pays, ainsi que des bibliothèques universitaires. Les bibliothèques spécialisées, comme leur nom l'indique, développent des collections dans une discipline ou autour d'un thème. Il existe ainsi des bibliothèques musicales, médicales, juridiques, etc. Ces types de bibliothèques ne sont pas toujours cloisonnés et une même bibliothèque peut avoir plusieurs fonctions :
- Une bibliothèque nationale peut s'ouvrir à un large public et jouer le rôle d'une bibliothèque publique.
- Certains pays ont des bibliothèques publiques et universitaires.
- Une bibliothèque de lecture publique peut disposer d'une section spécialisée.

Les bibliothèques à travers le monde

Aux États-Unis d'Amérique

Voir l'article détaillé Bibliothèques aux États-Unis d'Amérique.

En France

La Bibliothèque nationale de France

La Bibliothèque nationale de France (BnF) est un établissement public sous tutelle du Ministère chargé de la culture. Elle a pour mission de constituer des collections, notamment dans le cadre du dépôt légal, de veiller à leur conservation et de les communiquer au public. Elle produit un catalogue de référence, coopère avec d'autres établissements au niveau national et international et participe à des programmes de recherche. La BnF abrite aujourd'hui environ 4 millions de documents répartis sur plusieurs sites et s'enrichit d'environ 50000 documents par an, essentiellement grâce au dépôt légal. À noter que si la BnF est dépositaire des livres et des imprimés, le dépôt légal des bandes dessinées est fait au Centre National de la Bande Dessinée et de l'Image (CNBDI) à Angoulême.

Les bibliothèques publiques

Angoulême Il existe en France trois sortes de bibliothèques publiques.
- La Bibliothèque publique d'information (BPI), à Paris, située dans le Centre Georges Pompidou, est un établissement public sous tutelle du Ministère chargé de la culture. Ouverte à tous, elle est réservée à la consultation sur place.
- Les bibliothèques municipales ou intercommunales, dépendent des communes ou groupements de communes concernés. Elles sont ouvertes à tous et permettent la consultation sur place et le prêt à domicile. Certaines conservent des collections patrimoniales.
- Les bibliothèques départementales de prêt (BDP), dépendent des conseils généraux des départements. Ce sont principalement des services d'aides aux petites bibliothèques municipales. Dans les plus petites communes rurales, les bibliothèques aidées par la BDP sont tenues par des bénévoles.

Les bibliothèques d'enseignement


- Les bibliothèques d'enseignement supérieur, sont appelées Service Commun de la Documentation (SCD) ou Bibliothèque universitaire (BU). Elles sont principalement destinées aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs.
Voir : http://www.sup.adc.education.fr/bib/
- Les bibliothèques des lycées et des collèges sont appelées Centre de Documentation et d'Information (CDI) et sont tenus par des professeurs documentalistes.
- Les bibliothèques des écoles élémentaires et maternelles sont appelées Bibliothèque Centre de Documentation (BCD). Elles ne disposent généralement pas de personnel permanent. Au cours des dernières années les BCD ont souvent été réorganisées, rénovées et animées grâce à la présence d'aide-éducateurs (emploi-jeune). La page Gestion d'un centre de documentation et d'information développe quelques méthodes et outils pour gérer de manière adéquate et pertinente une bibliothèque scolaire de type CDI (Centre de Documentation et d'Information) ou BCD (Bibliothèque Centre de Documentation)

Le tiers-réseau

On appelle habituellement tiers réseau les autres bibliothèques. Il s'agit des bibliothèques établies dans les hôpitaux, les prisons et les comités d'entreprises, ainsi que de petites bibliothèques de prêt gérées par des associations. Sauf exception, ces bibliothèques disposent de peu de moyens et sont tenues par des bénévoles.

Activités des bibliothèques

Les activités des bibliothèques s'articulent essentiellement autour des collections et du public.

Activités liées aux collections

Ces activités sont les plus anciennes :
- acquisitions : achat ou collecte par don ou dépôt légal de nouveaux documents
- catalogage : description des documents possédés par la bibliothèque et choix des indices de classement. La classification la plus répandue est la Classification décimale de Dewey. La Classification décimale universelle, autrefois répandue dans les bibliothèques universitaires, est en très forte régression. Les bibliothèques disposent de plus en plus souvent d'un catalogue informatisé de leurs collections, parfois accessible par internet.
- équipement, reliure, réparation
- élimination : couramment appelé « désherbage » par les bibliothécaires, cette activité consiste à retirer des collections les documents ne devant être conservés, en raison de leur état physique, de l'obsolescence de leur contenu ou du manque d'intérêt du public. Les bibliothèques de conservation ne pratiquent pas le désherbage.

Activités liées au public

Ces activités se sont fortement développées depuis la fin des années 1970 :
- prêt, retour et rangement des documents
- renseignements à la bibliothèque et, parfois, à distance (par téléphone ou internet)
- animation (expositions, contes pour enfants, rencontre avec des écrivains, conférences, etc.)

Personnel des bibliothèques

Voir article détaillé : bibliothécaire

En France

Le personnel des bibliothèques relève généralement de la fonction publique d'État (FPE) pour la Bibliothèque nationale de France, la Bibliothèque publique d'information, les bibliothèques d'enseignement supérieur, et les bibliothèques municipales classées ou la territoriale (FPT) pour les bibliothèques publiques. Les corps (FPE) ou cadres d'emplois (FPT) sont les suivants :
- conservateurs généraux (FPE) et conservateurs (FPE et FPT) : encadrement supérieur et conception (catégorie A)
- bibliothécaires (FPE et FPT) : encadrement et expertise (catégorie A)
- assistants (FPE et FPT), assistants qualifiés (FPT) et bibliothécaires adjoints spécialisés (FTE) : tâches techniques (catégorie B)
- agents et agents qualifiés (FPT) ou magasiniers et magasiniers en chef (FPE) : tâches d'exécution (catégorie C) Des personnels administratifs et techniques travaillent également dans les bibliothèques. Les centres de documentation et d'information de l'enseignement secondaire sont tenus par des professeurs documentalistes. Les plus petites bibliothèques publiques, ainsi que la majorité des bibliothèques du tiers réseau sont tenues par des bénévoles. Le personnel des bibliothèques françaises est majoritairement féminin.

Les grandes bibliothèques

Voici la liste des plus grandes bibliothèques (source : Quid 2005).
- Bibliothèque de Moscou : 42 millions de volumes
- Bibliothèque de Saint-Pétersbourg : 33 millions de volumes
- Bibliothèque du Congrès (Washington) : 29 millions de volumes
- Bibliothèque de Pékin : 22 millions de volumes
- Bibliothèque de Novossibirsk : 13 millions de volumes
- Bibliothèque de l'Université d'Harvard : 13 millions de volumes
- Bibliothèque Nationale de France (Paris) : 13 millions de volumes
- British Library Londres : 12 millions de volumes
- New York Library : 11 millions de volumes Depuis quelques années, ces établissements, mais aussi des moteurs de recherche sur internet développent une pratique de numérisation de livres ou des sites web qui obligera bientôt à relativiser l'importance de ces données.

Les bibliothèques imaginaires

De nombreux écrivains ont développé le thème d'une bibliothèque idéale, donc imaginaire. Le poète et nouvelliste argentin Jorge Luis Borges en est l'un des exemples les plus illustres. Quelques exemples :
- La bibliothèque de Babel (Borgès)
- La bibliothèque du Docteur Faustroll (Jarry)
- La bibliothèque perdue (Don Rosa)

Voir aussi


- Manhwabang
- Ludothèque
- Informathèque

Bibliographie


- Raphaële Mouren et Dominique Peignet (sous la dir.), Le métier de bibliothécaire / Association des bibliothécaires français, Ed. du Cercle de la Librairie, 2003, ISBN 2-7654-0866-1
- Lucien X. Polastron, Livres en feu. Histoire de la destruction sans fin des bibliothèques, Denoël, 2004, ISBN 2-2072-5573-5

Liens externes


- [http://www.culture.fr/Groups/bibliotheques_et_mediatheques/home Portail des bibliothèques et médiathèques] (sur le site du ministère de la Culture)
- [http://www.ccfr.bnf.fr/ Catalogue collectif de France.] Permet de localiser des documents imprimés, audio, vidéo, multimédias et en demander le prêt, la reproduction ou la réservation dans la bibliothèque de votre choix et de trouver des informations détaillées sur les bibliothèques françaises et leurs fonds (anciens, locaux ou spécifiques), connaître leurs services et interroger leur catalogue en ligne.
- [http://sibel.enssib.fr/ Portail sur les bibliothèques] sur le site de l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques (ENSSIB)
- [http://www.abf.asso.fr/ Association des Bibliothécaires Français (ABF)]
- [http://www.livres-voyageurs.net] Site miroir francophone du bookcrossing, qui se propose de transformer le monde en bibliothèque ouverte et gratuite.
- [http://www.biblioforum.tk Forum francophone sur les bibliothèques et centres de documentation (Biblioforum)]
- [http://wikibooks.org/wiki/Main_Page%3AFran%C3%A7ais Wikilivres] : un projet wikimédia
- [http://www.bibliographique.com Livres, bibliographie et bibiliophilie] Catégorie:Sciences de l'information et des bibliothèques ja:図書館 simple:Library zh-cn:图书馆

Asie Mineure

! Catégorie:Géographie de la Turquie Catégorie:Péninsule Catégorie:Région d'Asie L’Anatolie (ανατολη, Soleil levant en grec, anadolu en turc) est le nom donné dans l’Antiquité à la péninsule de l’extrémité occidentale de l’Asie, c’est-à-dire une grande partie (96 %) de la Turquie. Dans l’Antiquité, elle était nommée Asie mineure par les Grecs et les Romains. Elle désigne aujourd’hui la partie asiatique de la Turquie, par opposition à la Thrace. En raison de son emplacement stratégique à l’intersection de l’Asie et de l’Europe, l’Anatolie a vu s’épanouir plusieurs civilisations et ce dès la préhistoire. Parmi les sites néolithiques on peut citer : Çatal Hüyük, Cayönü, Nevali Cori, Hacilar, Göbekli Tepe et Mersin. L’occupation du site mythique de Troie, situé à l’ouest de l’Anatolie, débute aussi pendant le néolithique. Parmi les civilisations et les peuples qui se sont installés ou ont conquis l’Anatolie, il convient de citer : les Hittites, les Phrygiens, les Perses, les Celtes (Galates), les Grecs, les Arméniens, les Romains, les Goths, les Byzantins et les Ottomans. Ces peuples sont d’origines ethniques et linguistiques très diverses, ce qui se ressent dans le patchwork linguistique qui s’est succédé dans la région. Ainsi, au début de la période historique, les Anatoliens parlaient non seulement des langues indo-européennes et sémitiques, mais aussi de nombreuses langues isolées et difficiles à rattacher à des familles. Certains auteurs ont proposé l’Anatolie comme foyer originel des langues indo-européennes hittites et louvite, et source du rayonnement de celles-ci. D’autres auteurs ont proposé une origine anatolienne aux Étrusques de l’Italie antique. Ces deux positions sont fortement contestées et minoritaires. La plus importante des civilisations qui s’y développa fut celle des Hittites (de -1900 à -1200). Au , la péninsule fut conquise par les Ottomans et rattachée à l’Empire ottoman jusqu’à la proclamation de la République de Turquie en 1923. Aujourd’hui une grande partie des habitants y parlent le turc et on y trouve encore une importante communauté kurde, majoritaire dans le sud-est de la région, près des frontières avec l’Iran et l’Irak.

Voir aussi


- Langue anatolienne
- Phrygie
- Empire byzantin
- Empire ottoman ja:アナトリア半島 ko:소아시아 simple:Asia Minor th:อนาโตเลีย

Veau

Animal

Le veau est le jeune de la vache. Sa viande est blanche, très utilisée en cuisine.

Reliure

Le veau est une peau utilisée en reliure. C'est un type de cuir lisse et de qualité exceptionnelle (texture, durée de vie, esthétique). N'étant plus employé pour les reliures d'aujourd'hui, il n'est possible de le trouver que sur des reliures de livres anciens. Les relieurs traditionnels peuvent restaurer ou refaire des reliures en veau pour ces livres anciens. Catégorie:papier catégorie:bovin Catégorie:Ruminant

Couteau

Un couteau peut être :
- un outil tranchant comportant une lame et un manche (objet de cet article) ;
- un coquillage : le couteau (coquillage) dont la forme rappelle celle de l'outil. couteau (coquillage) ----

Historique

Tout d'abord faits de pierre (silex notamment, sous forme d'éclats bruts puis d'éclats polis) ou d'os, aux temps préhistoriques, le couteau devient rapidement métallique : bronze, fer puis acier sont les matériaux utilisés au fur et à mesure de la maîtrise de la métallurgie. Les techniques de trempe permettent, comme pour d'autres outils, de rendre le métal plus dur et plus résistant, autorisant des lames plus fines et plus tranchantes . Les couteaux à dents apparaissent plus tard (époque/date ?). Petit, facile à fabriquer comme à transporter, il fait partie de l'équipement de base de tous ceux qui peuvent en avoir l'usage, chasseurs, militaires, artisans, etc.

Lieux de fabrication traditionnels

Angleterre
- Sheffield

Allemagne


- Solingen

Belgique


- Gembloux
- Namur
- Houyet

France


- Thiers
- Laguiole
- Saint-Jean-de-Maurienne
- Dauphinois
- Nontron
- Chatellerault
- Nogent

Types de couteaux

Couteaux de cuisine et tranchoirs

Ce couteau est un outil. Mais encore ? Les couteaux de cuisine permettent d'éplucher (petit couteau d'office), de couper de larges tranches de viande (couteau de cuisine), ou de fine tranche (couteau à découper), de désosser, de couper du pain ou de tendres tomates ... Chaque couteau a été conçu pour un travail précis. Les couteaux K Sabatier ont été conçus pour faciliter le travail des professionnels, des chefs cuisiniers et des hommes et femmes amateurs de bonne cuisine.

Couteaux de table


- Couteau à viande
- Couteau à poisson
- Couteau de table ~24cm
- Couteau à dessert ~20cm
- Couteau à fruit ~17cm
- Couteau à fromage pointe fourchue Avant l'invention de l'acier inoxydable, on distinguait couteau à dessert et couteau à fruit par la nature de leur lame : l'acier pour le premier et l'argent pour le second. En effet, les fruits étant acides et donc susceptibles d'oxyder le métal, les lames des couteaux à fruits étaient en argent, métal plus facile à désoxyder que l'acier.

Couteaux de voyage et couteaux pliants

Certains couteaux destinés à être transportés sont conçus de manière à ce que la lame se replie dans le manche. Ceci permet de ne pas abimer le tranchant de la lame tout en protégeant le porteur. Quelques exemples de tels couteaux :
- K Sabatier (marque déposée)
- Opinel (marque déposée)
- Laguiole Dans cette catégorie rentre aussi bon nombre de couteaux régionaux :
- Donjon
- Gouttière
- London (couteau de marin breton)
- Nontron
- Rouennais
- Yssingeaux
- Issoire
- Charolais
- Charretier
- Aveyronnais
- Langres
- Aubrac
- Pradel
- Garonnais
- Savoyard
- Alpin
- Alsacien ou Massu
- Mineur
- Os de mouton
- Tiré-droit
- Tonneau
- Piétin
- Berger

Couteaux droits

Couteaux simples et robustes, ils sont généralement de bonne taille. On peux distinguer :
- les couteaux militaires comme les poignards, dagues et autres baīllonnettes
- les couteaux de trappeurs commes les bowies ou les machettes
- les couteaux de lancer
- des couteaux d'art comme les couteaux squelettes ou brut de forge

Couteaux de survie et couteaux de l'armée Suisse ou couteaux multi-lames

Ces couteaux sont destinés à différents usages. Ils comprennent donc généralement plusieurs lames et outils différents, dans certains cas la lame principale présente un côté tranchant et un côté au profil en dents de scie. Les outils que l'on peut trouver sur de tels couteaux sont particulièrement variés (mais rarement tous présents à la fois) :
- scie
- pince
- paire de ciseaux
- poinçon / aiguille
- tournevis
- tire-bouchon
- décapsuleur
- ouvre-boîte
- boussole
- loupe
- pince à échardes
- cure-ongles

Couteau de peinture

Les couteau de peinture est utilisé en peinture pour faire des empatements ou plus généralement étaler de la peinture épaisse.

Législation

Les couteaux sont des armes blanches, ce sont donc des armes de catégorie C dans le classement de l'Union européenne. En France, ce sont des armes de 6 catégorie (art. L.2331-1 du Code de la défense). Un décret fixe les conditions pour qu'un couteau soit une arme par nature (notemment longueur de la lame et possibilité de verrouiller la lame pour les couteaux pouvant se fermer), mais tous les autres couteaux sont des armes par destination.

Autres noms du couteau

Le couteau porte différents noms, suivant les régions, l'histoire, les patois, les argots...
Voici une liste non exaustive :
- Surin
- Schlass

Citations

Isaac Asimov : "Les couteaux ont une lame et surtout un manche, afin qu'on puisse les utiliser sans risque". Il a fait cette citation pour justifier Les trois lois de la robotique

Voir aussi


- Liste des outils
- Aiguisage Catégorie:Outil Catégorie:Arme blanche ja:ナイフ simple:Knife

Cuir

Catégorie:Matériau Catégorie:Matériau Le cuir n’est autre chose que de la peau tannée (généralement de la peau de grands mammifères comme le bœuf, le porc etc.), c'est-à-dire une substance imputrescible, souple et insoluble dans l’eau.

Les types de cuir


- cuir brut, vert ou cru : parler de cuir brut ou vert est un abus de langage. Lorsque le cuir est brut ou vert, il s'agit de la dépouille de l'animal, issue de l'abatoir, non traitée (tannée). De ce fait, il serait plus correct de parler de peau brute.
- cuir de Russie : cuir de vache préparé et teint en Russie avec le santal odorant ;
- cuir bouilli : cuir que l'on fait bouillir avec diverses substances pour fabriquer des tabatières, etc. ;
- cuir tanné au tanins végétaux ou au chrome ;
- cuir corroyé : que l'on obtient en immergeant les peaux dans l'eau, en les foulant avec les pieds pour les assouplir et en les enduisant ensuite d'un corps gras, plus utilisé pour la cordonnerie ;
- les maroquins : peaux de chèvre ou de mouton tannées au sumac ou à la noix de galle, les relieurs l'utilisent beaucoup ;
- les peaux mégissées : peaux de chevreau, de mouton ou d'agneau rendues imputrescibles au moyen de sels marins et d'alun, employées dans la ganterie ;
- les cuirs vernis : peaux corroyées auxquelles on applique plusieurs couches d'un mélange de craie en poudre, de noir de fumée et d'huile siccative ; après quoi on les enduit au pinceau avec un vernis.

Les utilisations du cuir

Cette matière est utilisée dans différents domaines :
- la sellerie ;
- la maroquinerie ;
- la cordonnerie ;
- la bourrellerie ;
- fabrication de vêtements ;
- la ganterie ;
- la reliure ;
- la fabrication de meubles.

Le cuir phonétique

En phonétique, le mot cuir désigne aussi un « vice de langage » qui consiste à prononcer un t pour un s ou réciproquement, ou intercaler l'une ou l'autre de ces lettres entre deux mots sans nécessité, au mépris des règles de liaison.

Symbolique

Les noces de cuir symbolisent les 2 ans de mariage dans le folklore français.

Lien externe


- [http://www.ateliercuir.com Exemple de travail sur cuir artisanal] ja:皮革 simple:Leather

Volumen

Le volumen est une bande de matière - le plus souvent à base de papyrus- qui s'enroule naturellement. La longueur d'un rouleau peut être de quelques mètres tandis que sa largeur/hauteur est de 30 à 40 centimètres. Si l'écriture est verticale, le lecteur tient la partie du rouleau qui correspond au début du texte dans la main gauche, la fin dans la main droite. Si l'écriture est horizontale, le début est dans le rouleau supérieur, la fin dans le rouleau inférieur. La source quasi unique de roseau produisant le papyrus étant la vallée du Nil, elle s'est tarie pour l'Europe à l'invasion des Arabes au , après une trentaine de siècles d'usage du volumen. En parallèle existaient, depuis l'invention de l'écriture, les tablettes d'argile ou de bois ciré sur lesquelles on écrivait à l'aide d'un calame ou d'un stylet. Vers le , le Codex de parchemin a commencé à remplacer le volumen qui avait pour inconvénient d'obliger à une lecture séquentielle des différents textes placés à la suite les uns des autres. Le codex avait l'avantage de permettre d'accéder par feuilletage aux pages placées au milieu. Rendu aisément reproductible grâce à l'impression du papier sur bois et sur métal, il est devenu le livre imprimé qui, à la fin, du , bouleverse l'économie du savoir et de sa transmission. Le mode de lecture du volumen a connu une réinterprétation inattendue dans le mode de déroulé propre à la lecture sur les écrans associés aux ordinateurs à partir de 1960. Catégorie:Sciences de l'information et des bibliothèquesCatégorie:Livre

IVe siècle

Catégorie:Siècle
| |
../.. | | | siècle | | | ../..
Années 300 | Années 310 | Années 320 | Années 330 | Années 340
Années 350 | Années 360 | Années 370 | Années 380 | Années 390
Voir aussi : Liste des siècles, Chiffres romains ---- Le siècle commence le 301 et finit le 31 décembre 400.

Événements

Amérique


- Période classique de la civilisation maya (300-900) au Chiapas et au Yucatán. Une civilisation plus ou moins uniforme se répand sur tout le territoire maya, caractérisée par de fortes influences mexicaines. Les grands centres cérémoniaux comme Palenque, Tikal et Copán sont élevés à cette époque.
  - Les Mayas pratiquent une agriculture intensive, avec des champs en terrasse, qui produisent du maïs, des haricots, des courges, des poivrons et des racines comestibles.

Afrique noire


- Les nomades Hottentots (Koï-Koïn) s’installent en Afrique australe.
- Fondation de l'Empire du Ghana par les berbères Soninké.
- Royaume du Ouagadou en Afrique occidentale.
- Le christianisme parvient dans le royaume d’Aksoum en Ethiopie par les marchands gréco-romains établis sur la mer Rouge.

Inde


- La dynastie Rastrakuta domine l’ouest du Dekkan (-).
- Temples creusés d’Ellora (-).
- Achèvement du Mahabharata

Extrême-Orient


- Fondation de la principauté du Yamato au Japon.
- Prospérité des États de Paekche, Silla et Koguryo en Corée.
  - Le royaume de Paekche, en Corée, est prospère et atteint son extension maximale dans le sud de la péninsule.
- Le bouddhisme apparaît en Corée.

Proche-Orient


- Déclin des royaumes de l’Arabie heureuse. Le commerce des caravanes terrestre est remplacé par le commerce maritime au profit du royaume d’Axoum.
- Introduction du christianisme en Géorgie. Il permet, à travers les nombreuses écoles et monastères, un essor et une diffusion de la culture géorgienne.

Europe


- Conversion de l'empereur romain Constantin I au christianisme (312)
- Le royaume Goth d’Ermanaric s’étend de la mer Baltique à la mer Noire. Il succombera sous la poussée des Huns entre 370 et 380.
- Intensification de la production de fer en Europe du Nord, peut-être due à l’essor de petits royaumes (Bohême, Schleswig-Holstein et sud de la Pologne).

Personnages significatifs


- Constantin I (280 - 337), empereur romain (306-337)
- Augustin d'Hippone, saint, théologien et Père de l'Église (354-430)

Inventions, Découvertes, Introductions


- Navire de Nydam (Danemark), qui mesure 23 mètres de long et n’a ni mât ni quille.
- Culture de Tcherniakhiv-Sîntana de l’Ukraine à la Moldavie et la Transylvanie, jusqu’au bas Danube (petites fibules en tôle de bronze ou d’argent). Sous la poussée hunnique, ces éléments germaniques orientaux apparaîtront soudain à la fin du siècle et au début du en Pannonie et dans la vallée de la Tisza. ja:4世紀 ko:4세기 simple:4th century th:คริสต์ศตวรรษที่ 4

Codex

Le codex est un livre de forme parallélépipédique, résultat de l'assemblage de feuillets manuscrits, d'abord en parchemin à partir du I- puis en papier depuis le . Cette présentation des textes a constitué une véritable révolution au début de l'ère chrétienne car à l'inverse du rouleau (volumen), qui impose une lecture continue, le codex permet d'accéder aux chapitres (structure du texte) de manière directe. Son adoption dans la chrétienté est d'autant plus marquée que, support de la Bible, le codex permet de se différencier des rouleaux sur lesquels les juifs écrivent la Torah. Par extension le terme codex a été employé pour des recueils de lois (comme le Codex Theodosianus) d'où le nom de Code employé aujourd'hui. L'imprimerie n'a pas fait disparaître les codex : ceux de Léonard de Vinci en constituent une preuve frappante. Il faut noter que les civilisations méso-américaines (Olmèques, Zapotèques, Mayas, Toltèques, Aztèques, etc.) ont inventé écriture et papier indépendamment de l'Occident. On parle aussi de codex pour désigner leurs ouvrages contenant dessins et légendes.

Articles connexes


- Codex Leicester
- Codex Sinaiticus
- Codex Vaticanus
- Codex Alexandrinus
- Codex Ephraemi Rescriptus
- Codex borgia
- Codex Bezae (Cantabrigiensis)
- Codex Claromontanus
- Codex Calixtinus
- volumen
- livre.

Liens externes


- [http://www.lemercuredegaillon.net/gaillon27/codex_bezae.htm Codex Bezae et les parchemins de Bérenger Saunière] Catégorie:Livre Catégorie:Philologie

Livre (document)

ja:本 simple:Book tokipona:lipu toki
-
Catégorie:Imprimerie Catégorie:Objet d'art Un livre est un document écrit transportable, formant une unité et conçu comme tel. Une telle définition est cependant parfois aujourd'hui remise en cause. écrit

Qu'est-ce qu'un livre ?

Bien que cela semble intuitivement évident, il est assez difficile de donner une définition précise du livre. Le livre est défini par Littré comme une réunion de plusieurs feuilles servant de support à un texte manuscrit ou imprimé. Et dans son Nouveau Dictionnaire universel (édition de 1870), Maurice La Châtre le définit comme un assemblage de plusieurs feuilles de papier, de vélin, de parchemin, imprimées ou écrites à la main cousues ensemble et formant un volume recouvert d'une feuille de papier, de carton, de parchemin, de basane, de veau, de maroquin, etc. Une description matérielle du livre peut nous permettre de retenir les trois fonctions suivantes : support de l'écriture, diffusion et conservation de textes de nature variée, transportabilité. On définit souvent le livre par opposition à ce qu'il n'est pas :
- Une inscription sur un monument n'est pas un livre, car elle n'est pas transportable. Les médailles commémoratives, en revanche, sont parfois considérées comme des livres.
- Un journal ou un périodique n'est pas un livre, car il ne forme pas un ensemble fini, mais se compose de numéros dont on ne peut pas connaître a priori le nombre tant que la publication est en cours.
- Un papier manuscrit ou imprimé n'est pas non plus un livre, car il n'a été conçu comme tel.
- Une encyclopédie imprimée est sans aucun doute un livre, mais il n'est pas sûr qu'une encyclopédie sur cédérom ou sur internet en soit un.

Les sciences du livre

La science du livre est appelée bibliologie ; elle a pour objet l'histoire du livre et ses procédés de fabrication, de diffusion et de conservation. L'étude du livre, dans sa partie extérieure, comporte de nombreux aspects économiques, sociologiques, politiques et idéologiques : le livre en tant qu'il est produit (technique, édition, possibilités ou non de diffusion, etc.), en tant qu'œuvre (esthétique de sa reliure par exemple), etc. En outre, la lecture étant la finalité habituelle du livre, il faut ajouter une sociologie et une histoire de la lecture (Bibliothèques publiques et privées, manière de lire, etc.). D'autres sciences s'intéressent aussi au livre :
- la bibliométrie
- la codicologie
- la critique textuelle
- la paléographie

Histoire du livre

Voir l'article détaillé Histoire du livre. L'histoire du livre est celle d'une suite d'innovations technologiques qui ont permis d'améliorer la qualité d'accès à l'information, la portabilité, et le coût de production.

Antiquité

L'écriture est le préalable à l'existence du texte et donc du livre. Il s'agit d'un codage permettant de transmettre et de conserver des notions abstraites. Les premiers livres ont pour support des tablettes d'argile ou de pierre. Ils ont été remplacés par des volumen, rouleaux de papyrus, plus légers et donc plus faciles à transporter. Le volumen est enroulé autour de deux axes verticaux en bois. Il ne permet qu'un usage séquentiel : on est obligé de lire le texte dans l'ordre où il est écrit et il est impossible de poser un repère pour accéder directement à un endroit précis. Sur cet aspect, il est comparable à nos vidéo-cassettes. De plus, le lecteur a les deux mains occupées à tenir les axes verticaux et ne peut donc pas écrire en même temps qu'il lit. Les seuls volumen encore en usage de nos jours sont les rouleaux de la Torah, dans les synagogues. Progressivement le parchemin remplace le papyrus. Réalisé à partir de peaux animales, il permet une meilleure conservation dans le temps.

Moyen Âge

Le codex est une révolution comparable à l'invention de l'écriture. Le livre n'est plus un rouleau continu, mais un ensemble de feuillets reliés au dos. De ce fait, il devient possible d'accéder directement à un endroit précis du texte. Le codex est également plus facile à poser sur une table, ce qui permet au lecteur de prendre des notes en même temps qu'il lit. La forme codex s'améliore avec la séparation des mots, les majuscules et la ponctuation, qui facilitent la lecture silencieuse, puis avec les tables des matières et les index, qui facilitent l'accès direct à l'information. Cette forme est tellement efficace, qu'elle est encore celle du livre, plus de 1500 ans après son apparition. Le papier remplace progressivent le parchemin. Moins cher à produire, il permet une diffusion plus large du livre.

Époque moderne

L'imprimerie marque l'entrée du livre dans l'ère industrielle. Le livre n'est plus un objet unique, écrit ou reproduit à la demande. L'édition d'un livre devient une entreprise, nécessitant des capitaux pour sa réalisation et un marché pour sa diffusion. En contrepartie, le coût de chaque exemplaire baisse très fortement, ce qui augmente considérablement la diffusion du livre. Le livre de forme codex et imprimé sur papier, tel que nous le connaissons aujourd'hui, date donc de la fin du . Les livres imprimés avant 1500 sont appelés incunables.

Époque contemporaine

incunable Aucune innovation majeure n'intervient dans la production du livre entre la fin du et la fin du . En revanche, de nouveaux types de documents apparaissent au : photographie, enregistrements sonores et cinéma. La rupture se produit dans les années 1990. La généralisation du codage numérique multimédia, qui code sous une forme unique et simple (0 ou 1) des textes, images fixes, images animées et sons est probalement une invention du même ordre que l'écriture. L'hypertexte améliore encore l'accès direct à l'information, comme l'a fait le codex en son temps. Enfin, l'Internet fait baisser les coûts de production et de diffusion, comme l'imprimerie à la fin du Moyen Âge. Il est difficile de prédire l'avenir du livre. Une part importante de l'information de référence, destinée à un accès direct et non à une lecture séquentielle, comme par exemple les encyclopédies, existe de moins en moins sous forme de livre et de plus en plus sous forme de site web. En revanche, les livres électroniques, ou e-books, n'ont, pour l'instant pas connu, un grand succès. On peut penser que la forme codex a encore un long avenir pour tout ce qui nécessite une lecture séquentielle, ou qui est autant un bel objet qu'un support d'information : les romans, les essais, les bandes dessinées ou les livres d'art.

La chaîne du livre

Création

L'auteur écrit le texte. S'il s'agit d'une œuvre de collaboration, il peut y avoir plusieurs auteurs, avec, le cas échéant, des fonctions distinctes : directeur, rédacteur, illustrateur, traducteur. L'auteur cède en général les droits d'exploitation de son œuvre à une maison d'édition, qui se charge de la diffuser. En France, l'auteur ne cède pas ses droits intellectuels, qui sont inaliénables. C'est la principale différence avec le régime du copyright anglo-saxon, où l'auteur peut céder par contrat l'œuvre elle-même, qui devient de ce fait la propriété de la maison d'édition.

Production

L'éditeur a une double fonction, intellectuelle et économique. Il sélectionne, parmi les nombreux manuscrits qu'il reçoit, ceux qu'il juge dignes d'être publiés, éventuellement après modification. Ce jugement se fonde sur les qualités qu'il trouve au texte, mais aussi sur le succès qu'il suppose que connaîtra le livre et donc sur la rentabilité de l'opération éditoriale. Lorsque l'éditeur pense qu'il y a un marché pour un certain type de livre, c'est lui qui peut rechercher un auteur auquel il passera une commande d'écriture. L'éditeur, au nom de sa maison d'édition, prend l'essentiel du risque financier de l'édition (mise en page, traduction si nécessaire, impression et diffusion) et en partage les bénéfices entre l'auteur, le distributeur, et le libraire. Avec le chef de fabrication, il coordonne tous les acteurs de la réalisation du livre : l'auteur, le correcteur, l'imprimeur et le façonnier ou relieur industriel.

Commercialisation

Une fois le livre réalisé, il est mis dans le commerce par le diffuseur, le distributeur et la librairie. Parallèlement, sa promotion est assurée auprès des divers médias concernés. En France (comme dans certains pays européens), la commercialisation du livre est régie par loi de 1981 dite Loi Lang. Cette loi que certains désigne comme la première loi de développement durable se caractérise principalement par le prix unique du livre. En effet, l'éditeur fixe le prix de son livre (avec marquage du prix au dos, obligation peu souvent respectée), le point de vente (librairie ou surface spécialisée) ne peut vendre le livre à un prix différent (en plus ou en moins), excepté une remise maximum de 5% (effectuée directement à la caisse ou sous forme de carte de fidélité).
La Loi Lang est caractérisée comme première loi de développement durable, car en près de 25 ans elle a permis de maintenir un tissu de librairies indépendantes, une production éditoriale de qualité (environ 25000 nouveautés par an), et un prix abordable du livre (avec même une baisse en valeur de 1981). A contrario, en Grande-Bretagne, pays très libéral sur le plan économique, dans le même temps le réseau de librairies a aujourd'hui complètement disparu, la production éditoriale est en baisse et surtout le prix du livre est aujourd'hui de 50% supérieur à celui de la France (un livre de poche en France coûte en moyenne 6 euros, contre 7 livres sterling en Grande-Bretagne soit environ 10 euros). Le diffuseur est chargé de la promotion du livre. Il organise des campagnes promotionnelles, s'assure de la mise en place du livre dans les différents points de vente et du réassort. Le distributeur a un rôle logistique. Il gère le stock de livres pour le compte de l'éditeur. Il dispose généralement d'entrepôts situés dans des zones industrielle, où le terrain est moins cher. C'est lui qui reçoit et expédie les commandes et se charge de la facturation. La librairie vend directement au public, mais aussi aux bibliothèques, qui offrent un accès non marchand au livre.

L'évolution de la chaîne du livre

Cette forme de la chaîne du livre n'a guère varié depuis le , et n'a pas toujours existé de cette manière. Ainsi, l'auteur s'est affirmé progressivement avec le temps et le droit d'auteur ne date que du . Pendant de nombreux siècles, et notamment avant l'invention de l'imprimerie, chacun recopiait librement les livres qui passaient entre ses mains, en y ajoutant le cas échéant ses propres commentaires. De même, les métiers de libraire et d'éditeur ne sont apparus qu'avec l'invention de l'imprimerie, qui a fait du livre un produit industriel, nécessitant des structures de production et de commercialisation. L'invention de l'Internet et des systèmes comme la Wikipédia sont susceptibles de faire évoluer fortement la chaîne du livre dans les années à venir.

Les différents types de livres

On peut distinguer les différents types de livres selon plusieurs critères.

Contenu

On peut classer les livres selon leur contenu en deux grandes catégories : les livres destinés à une lecture séquentielle et ceux destinés à un usage de référence.

Livres à lecture séquentielle


- Bande dessinée
- Essai
- Mémoires
- Livres de poésie
- Roman
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Livres de référence


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Mode de reliure

Voir l'article détaillé Reliure. On distingue habituellement les livres brochés, dont la couverture est souple, des livres reliés, avec une couverture rigide, composée de plats en carton et d'un dos tenant par des charnières.

Bibliographie


- Histoire du livre de l'Antiquité à nos jours, Svend Dahl.
- Guide Grec Antique, Paul Faure et Marie-Jeanne Gaignerot.
- Histoire de l'Égypte Ancienne, Nicolas Grimal.
- L'imprimerie, G. Martin.
- Les bibliothèques, D. Pallier.
- Femmes et métiers du Livre, Jef Tombeur

Voir aussi

Liens internes


- Bookcrossing
- Corne (marquage)
- Eucologe
- Reliure
- ISBN

Liens externes


- [http://www.centrenationaldulivre.fr/ Centre national du livre (France)]
- [http://www.biblioweb.org Biblioweb]
- [http://www.portaildulivre.com/ Portail du livre : destinée aux écrivains et aux lecteurs]
- [http://ihl.enssib.fr/siteindex.php?page=134 institut d'histoire du livre]

Ier siècle

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Voir aussi : Liste des siècles, Chiffres romains ---- Le siècle commence le 1 et finit le 31 décembre 100.

Événements


- La population de Rome dépasse le million d'habitants.
- Importantes migrations à travers le monde.
- Les sectes monothéistes qui attendent le Messie ou qui affirment qu'il est déjà venu pullulent, au moins 42 répertoriées.
- Écriture des évangiles par les fidèles du Christ.

Afrique


- Migrations des peuples Bantou.
- En Éthiopie, jusque vers les alentours de l’ère chrétienne, les inscriptions gravées sur pierre utilisent des dialectes sabéens ou minéens purement consonantiques de l’Arabie méridionale, issue de l’écriture phénicienne. Jusqu’au , l’écriture évolue vers des lettres presque cursives, auxquelles viennent s’attacher des petits signes marquant les voyelles. La langue évolue elle aussi, et l’écriture recevra le nom de Guèze, du nom d’un des principaux groupes installés en Éthiopie, les Aguèzat.
- L’île de Madagascar est peuplée de Pygmées venus d’Afrique (les mystérieux Vazimba). Au début de l’ère chrétienne, des Indonésiens auraient débarqué dans l’île après avoir longé la côte orientale de l’Afrique. Vers la même époque, ces Indonésiens auraient introduit des plantes asiatiques jusqu’alors inconnues dans cette région, tel l’igname, la banane et la noix de coco.
- Au début du siècle, les Romains achèvent la conquête du pays des Garamantes et s’installent dans leur capitale Garama (Djerma).

Amérique


- Migrations des peuples Arawaks vers les Antilles.
- Culture des Ipioutaks en Alaska occidentale (1-900). Disparition de la céramique, des lampes, des plaques de pierre et de l’équipement de chasse à la baleine. Migration saisonnières entre l’intérieur (hiver) et les côtes de l’océan Arctique (été) pour chasser de petits mammifères marins.
- Culture des Eskimo du Pacifique au sud de l’Alaska (1-1600). Outillage sur plaque de pierre, basalte et os. Lampes à huiles en pierre. Chasse aux mammifères marins et pêche (saumon).
- Période des Basketmaker II dans le sud-ouest de l’Amérique du Nord (1-500). Hameaux regroupant jusqu’à onze maisons circulaires au sol légèrement enfoncés, construites sur des falaises dominant les plaines fluviales où l’on cultive le maïs. La plupart des plantes nourricières sont encore ramassées
- Emergence de cultures complexes sur la côte nord du Pacifique ; artisanat élaboré en bois.
- Les Moche, célèbres pour leur or et leur céramique, dominent le nord de la côte péruvienne.

Chine


- 9 : Après l'usurpation de Wang Mang, les réformes engagées aboutissent à des révoltes.
- 25 : Restauration des Han par un descendant de la famille Liu, GuangWu di.
- 42 et 43 : la rébellion des sœurs Trung est réprimée par le général Ma Yuan.

Asie centrale


- Le commerçant macédonien Maès Titianos envoie ses agents directement de la Syrie vers la Chine par la route du Tarim.
- Trésor de Begram, l’ancienne Kapisa (Afghanistan) sur la Route de la soie (-), découvert en 1938 dans deux magasins murés : laques de Chine, plaques d’ivoires, statues et coffres de l’Inde, vases d’albâtre, statues de bronze, verrerie et poids de balances romaines du bassin méditerranéen.

Sud-Est asiatique


- Au Cambodge, du au , un royaume indianisé, le Funan, établi sur le delta et le cours moyen du Mékong, domine le sud de l’Indochine par sa puissance économique et militaire. Il entretient des relations politiques et culturelles avec la Chine et l’Inde.
- Centre bouddhiste de Peitkhano, en Birmanie centrale (du au ). La cité, entourée d’un mur de briques cuites ouvert par trois portes, s’étend sur 800 ha. On y a relevé les vestiges de plus de cent structures de briques : sépultures en urne, bâtiments de brique utilisés pour l’administration, la religion ou les rites, monastère semblable à ceux du sud de l’Inde, entouré de deux stupas. La plupart des résidences sont en bambous ou en bois.
- Légende javanaise d’Aji Saka, un prince venu des Indes qui apprend au peuple de Java l’écriture, les premier rudiments de l’astronomie et de la chronologie.

Inde


- Migrations des peuples Kouchans (Kusãnã) depuis l'Asie centrale, ils s'emparent du Gandhãra et du Pañjãb et conquièrent la vallée du Gange jusqu'à Pãtaliputra.
- Les Andhra (dynastie Sãtavahãna) établissent leur pouvoir dans le nord du Dekkan, autour de Pratisthãna (Paithãn).
- Formation du puissant royaume Cola, dans l'extrême sud du territoire.
- Migrations des peuples de l'Inde vers les territoires du Sud-Est asiatique et de l'Indonésie, et création de royaumes indiens en Indochine et en Malaisie. 20 000 personnes auraient émigré du Kalinga vers Java.
- Systèmes d’irrigation extensifs à Ceylan.
- Composition des Purâna (-).

Europe


- 43 :
  - Début de l'occupation du sud des îles britanniques par les Romains.
  - Début de la conquête de la Bretagne par les Romains.
- 66 :
  - Révolte de la Judée contre l'occupant romain. Les légions romaines prennent et rasent Jérusalem, pillent et détruisent le temple et crucifient des milliers de Juifs.
  - Révolte en Gaule (Vindex) et en Judée.
- Statues de bois déposées en ex-voto dans les sources de la Seine, vêtues de la cape à capuchon typiquement gauloise ou du torque traditionnel. Les sources de Chamalières et celles de la Seine servent de sanctuaires où sont déposés des centaines d’ex-voto sculptés en bois, des bijoux, des monnaies, postérieurs pour la plupart à la conquête romaine. Les Gallo-romains perpétuent un culte qui remonte à l’âge du Bronze (la Tène).
- Les Chattes, établis en Hesse, soumettent les Chérusques à la fin du siècle.
- Age du fer romain en Scandinavie (1-400). Des populations germaniques, comme les Cimbres (Kimbri) du Himmerland (Danemark) et les Teutons (Teutones, venus de Thy au Danemark), migrent vers le Sud. Les Danes, venus de Suède du Sud, s’installent au Danemark pendant l’age du fer romain.
  - Les Scandinaves, par divers intermédiaires, nouent des liens commerciaux intermittents avec le monde romain (objets d’origine romaine dans les tombes). Les échanges portent aussi sur des esclaves des deux sexes et le cuir. Il est probable que les Frisons aient joué un rôle important de relais par le Rhin, mais il existe d’autres itinéraires par le Danube et la Bohême (Marcomans) ou au départ de Gotland par l’Elbe, l’Oder ou la Vistule. Une voie mène déjà à la mer Noire par les fleuves et les lacs russes.
- Les Finnois d’Estonie s’établissent au sud de la Finlande.
- Nécropole de Krankmårtenkögen en Laponie méridionale (1-200). Tombes à crémation marquées par des alignements de pierre triangulaires. Traces de sacrifices d’animaux.
- Selon Jordanes, historien goth du , les Goths, originaires de Suède, franchissent la mer Baltique pour s’installer sur les rives de la Vistule. Au , ils migrent vers le sud et on les trouve dans l’estuaire du Danube sur les bords de la mer Noire.
- Pline l'Ancien évoque le peuple des Vénètes qui peuplent la vallée de la Vistule « jusqu’au golfe des Vénètes » (la Baltique). Tacite hésite s’il faut les considérer comme Germains ou Sarmates, car leurs coutumes ressemblent à celles de ces deux peuples.
- Pline l'Ancien (23-79) a connaissance d’une route de l’ambre, partant de Carnutum sur le Danube et aboutissant à la mer Baltique. Il raconte que Néron envoya un chevalier romain « au pays du succin » et que ce dernier pu revenir à Rome.

Rome


- Dynastie des Flaviens (69 / 96).

Océanie


- Migrations des peuples Polynésiens