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Parti politiqueUn parti politique est une organisation ayant pour but de promouvoir et, le cas échéant, de mettre en œuvre un projet politique.
Partis et mouvements politiques
Les partis sont généralement différenciés des syndicats, des groupes de pression ou d'autres mouvements par leur vocation à gouverner pour mettre en œuvre directement leur projet.
Une autre différence est qu'un parti politique représente un projet global de société. Au contraire les mouvements politiques sont destinés à résoudre une problématique ciblée. Ils exercent donc une fonction d'influence et d'expertise auprès des partis politiques.
Dans la réalité les partis les plus minoritaires, n'ont aucune vocation à gouverner à court ou moyen terme. Ce sont donc avant tout des mouvements d'opinion qui se déclarent comme parti pour pouvoir diffuser plus largement leurs idées.
Rôle politique
Dans les démocraties modernes, les partis politiques ont un rôle politique très important. Le principe est de permettre à des gens partageant des objectifs similaires de s'allier pour promouvoir un programme politique commun.
Dans certains systèmes de votes proportionnels, les partis (et parfois des coalitions de partis) peuvent également jouer un rôle fonctionnel.
Ils tendent aussi à appauvrir le débat démocratique en le polarisant par la création de vastes coalitions. Ces coalitions entraînent le regroupement en bloc artificiels de problématiques diverses. Par exemple un même parti défendra une doctrine en politique internationale et une autre en matière d'éducation, ce qui conduira à associer artificiellement les deux doctrines alors qu'il pouvait s'agir de problématique suffisamment indépendante pour permettre d'étudier toutes les alternatives.
Monopartisme
Le monopartisme est une situation où un seul parti exerce le pouvoir effectif. Il se caractérise donc par l'absence d'alternative politique. Cet état de fait peut recouvrir des situations très différentes.
Dans les états à parti unique, la loi n'autorise qu'un seul parti, celui du gouvernement. Elle peut parfois tolérer la présence de partis minoritaires si ceux-ci acceptent la prédominance du parti gouvernant.
Il arrive également que les parti d'opposition soit officiellement autorisés mais que le parti dominant parvienne à se maintenir au pouvoir par la corruption, le clientélisme ou la fraude électorale. Ces pays sont généralement accusé d'utiliser des pratiques contraires aux droits de l'homme contre les opposants politiques.
Enfin certains partis peuvent défendre un programme suffisamment consensuel pour qu'il soit accepté par une grande partie de l'électorat. Si les candidats présentés par ces partis sont reconnus pour leur compétence et leur honnêteté, ils peuvent alors se maintenir au pouvoir pendant des décennies tout en respectant scrupuleusement les règles du jeu démocratique. C'est le cas par exemple des sociaux démocrates de Socialdemokratiska Arbetarepartiet (SAP) en Suède. Au Japon, malgré les problèmes de corruption et d'incompétence notable du parti libéral démocrate, l'électorat ne trouve aucune alternative crédible et par défaut reporte invariablement son choix sur le PLD.
Bipartisme
Les bipartisme concerne des pays de tradition anglo-saxone comme les États-Unis ou la Jamaïque dans lesquels deux partis dominent la vie politique, et où il est quasiment impossible aux autres partis de remporter une élection. Dans cette situations les deux partis en opposition sont généralement de vastes coalitions qui cherchent à présenter des programmes les plus vagues possibles. Généralement ces deux coalitions se comparent l'une par rapport à l'autre en utilisant le traditionnel axe droite-gauche : liberté d'entreprise,baisse des charges d'un côté ; solidarité nationale, droits civiques et progrès social de l'autre.
Multipartisme
Dans des nations comme le Canada ou le Royaume Uni, coexiste à côté des deux partis historiques dominants, un troisième parti possédant un poids électoral non négligeable commence à percer. Ce troisième parti peut occasionnellement arriver en deuxième place aux élections mais n'a encore jamais exercé le pouvoir.
Dans de rare cas comme la Finlande il peut exister un système tri-parti stable, dans lequel chacun des partis a pu arriver alternativement en tête des élections.
Il est très rare que quatre partis puissent coexister et former des gouvernements indépendamment. Les partis sont alors obligés de passer des accords pour former un gouvernement de coalition.
Représentation des sexes
Malgré la généralisation du droit de vote des femmes dans toutes les démocraties ces dernières décennies, la proportion de femmes élues reste le plus souvent largement inférieure à 50 %.
L'équilibre de la représentation des sexes dans les candidatures aux élections est un sujet de plus en plus abordés dans les partis occidentaux. Ainsi la France impose aux partis politiques un pourcentage minimum de candidates sur les listes. Souvent, le respect ou non de ce pourcentage minimum entraîne, pour le parti, des avantages ou malus sur le plan financier.
Primaires
En poussant à voter sur un programme plus que sur une candidature, les primaires permettent de lutter contre les plébiscites. Les partis ont pour fonction de désigner les candidats qui les représenteront durant les élections à l'aide de primaires. Le mode de sélection des candidats est souvent considéré comme peu transparent et repose en grande partie sur luttes d'influences que se livrent les personnalités au sein des partis.
Implantation géographique
La représentativité d'un parti peut être très différente à l'échelon national et à l'échelon local. S'il est généralement nécessaire de bénéficier d'une bonne implantation locale pour remporter des élection nationales, certains partis mineurs à l'échelon national peuvent avoir un poids important lors des élections locales.
C'est le cas des partis autonomistes par exemple.
Durant les XIX et s les partis politiques se sont structurés en organisation internationales.
Organisation des partis politiques
Pour pouvoir perdurer et donc avoir le temps de se construire un électorat et un programme politique, les partis doivent se structurer et construire un certain nombre de règles permettant de définir le système de prise de décisions.
Membres
On distingue les sympathisants, qui constituent l'électorat traditionnel du parti, des adhérents militants qui s'investissent directement dans la vie du mouvement. Le plus souvent, les adhérents se réunissent périodiquement en assemblée générale pour désigner le bureau ou comité Ces divisions se cristallisent souvent en conflits d'intérêts entre les différents courants ou entre les militants de bases, qui défendent une certaine orthodoxie idéologique, et les élus ou les cadres généralement plus ouvert au compromis et aux alliances.
Financement
Les partis financent les campagnes électorales. Ils ont également besoin de fonds pour assurer leur propre fonctionnement. Cet argent peut provenir de dons privés ou de financements public.
En France, les dons privés ont été très sévèrement réglementés pour limiter l'influence des grandes sociétés sur les élus. Cette situation a entraîné une baisse importante des ressources privées et beaucoup de partis ont utilisé des sources de financements illégales (emplois fictifs, surfacturation de marchés publics, réseaux françafricains...). Pour remédier à cette situation, le législateur à mis en place un financement public dont le montant varie en fonction des derniers résultats électoraux. La Commission pour la transparence financière de la vie politique (CTFVP) et la Commission nationale de contrôle des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCCFP) sont chargés du contrôle des finances politiques.
= Les partis politiques belges =
Article détaillé: Partis politiques belges
= Les partis politiques britanniques =
La Gauche
- les Libéraux démocrates (en anglais Liberal Democrats', cf. [http://en.wikipedia.org/wiki/Liberal_Democrats_%28UK%29]) (libéraux progressifs; les Lib Dems sont considérés traditionellement comme parti du centre ou centre-gauche mais le changement dans la politique du Labour les a mis, selon quelques personnes, le vrai parti de la gauche)
- le Parti travailliste (en anglais The Labour Party, cf. [http://en.wikipedia.org/wiki/The_Labour_Party_%28UK%29])
La Droite
- le Parti conservateur (en anglais The Conservative Party, cf. [http://en.wikipedia.org/wiki/The_Conservative_Party_%28UK%29], the Tories dans le langage courant, également utilisé en français)
L'extrême droite
- le Parti national britannique (BNP).
= Parti Politique du Canada =
Partis politiques fédéraux
Gauche
- Nouveau parti démocratique
- Bloc Québécois
- Parti vert du Canada
- Parti Communiste (Marxiste-Léniniste) du Canada
- Parti action Canadienne
- Parti Communiste du Canada
Centre
- Parti libéral du Canada
Droite
- Parti conservateur du Canada
- Parti PC
- Parti héritage chrétien du Canada
Autres
- Parti Marijuana
Les partis politiques québécois
Gauche
- Parti Québécois
- Union des Forces Progressistes
- Parti Vert du Québec
- Parti Marxiste-Léniniste du Québec
- Option Citoyenne
Droite
- Action Démocratique du Québec
- Parti Égalité
- Parti de la démocratie chrétienne
- Parti Libéral du Québec
Autres
- Bloc pot
= Les partis politiques des États-Unis d'Amérique =
Gauche
- Parti démocrate
- Green Party (Parti Vert) dont le personnage le plus connu est Ralph Nader
- Communist Party USA (Parti communiste des USA)
Droite
- Parti républicain
Autres
- Reform Party (Parti de la réforme)
- Libertarian Party (Parti libertarien)
= Les partis politiques français =
Article détaillé: partis et mouvements politiques français
= Les partis politiques d'Allemagne =
La Gauche
- SPD (sociaux démocrates)
- PDS (communistes)
- Bündnis 90/Die Grünen (écologisme)
Le Centre
- Tradition und Leben (Démocratie royaliste)
La Droite
- FDP (libéraux)
- CDU (chrétiens-démocrates)
- CSU (chrétiens-sociaux, représentés uniquement en Bavière, très proche de la CDU)
L'extrême-droite
- DVU (Union du peuple allemand)
- NPD
- Die Republikaner
- PRO (parti de l'ex-juge Schill, droite dure)
=Partis politiques russes=
- Rodina ("La Patrie"), parti nationaliste.
= Les partis politiques suédois=
Gauche
- Socialdemokratiska Arbetarepartiet (SAP), sociaux-démocrate
- Vänsterpartiet (Vp), ancien parti communiste suédois
- Miljöpartiet de gröna (MP), vert
Droite
- Moderata Samlingspartiet (M), en francais parti du rassemblement moderer mais à droite de l'echiquier politique suedois)
- Folkpartiet Liberalerna (FpL) (Liberaux, conservateur)
- kristdemokraterna (KD), Parti chrétien conservateur
- Centerpartiet (C), en francais Parti du centre, plutôt à droite de l'échiquier
- (NyD) (Extrême-droite)
- (SD) (Extrême-droite)
Positionement inconnu ou flou
- Sverigedemokraterna (Centriste, ecologique, se qualifiant de Nationaux-démocrate)
- Sveriges pensionärers intresseparti (SPI)
= Les partis politique suisses=
Gauche
- PS (Parti socialiste)
- POP (Parti ouvrier populaire) extrême-gauche
- Solidarités Extrême-gauche
- Les Verts
- PCS (Parti Chrétien-social, centre-gauche)
- AdI (Alliance des Indépendants)
Droite
- PDC (Parti démocrate-chrétien) centre-droite
- UDC (Union démocratique du centre) historiquement centre-droite, mais aujourd'hui clairement à droite, libéral et conservateur
- PRD (Parti Radical) : libéral et plutôt progressiste
- DS (Démocrates Suisses) : Extrême-droite nationaliste
- Lega dei ticinese (Ligue des Tessinois) : Extrême-droite
- UDF (Union démocratique fédérale)
- PDC D'ARBAZ
= Les partis politiques de l'Union Européenne =
Gauche
- Le Parti Vert européen
- Le Parti socialiste européen
- Le Parti de la Gauche européenne
Droite
- Le Parti démocrate européen
- Le Parti européen des libéraux démocrates
- Le Parti populaire européen
=Les partis politiques d'autres pays =
- Cuba, Parti communiste cubain, PCC
- Chine, Parti communiste chinois
- Vietnam, Parti communiste vietnamien
=Voir aussi=
- Mouvements politiques, Idées politiques, politique, échiquier politique.
Liens externes
- [http://francepolitique.free.fr/FPartis.htm Fiches signalétiques des partis sur France Politique]
Catégorie:Parti politique
ja:政党
ko:정당
simple:Political party
OrganisationUne organisation est
- un ensemble d'individus,
- regroupés au sein d'une structure régulée,
- dans le but de répondre/d'atteindre à un/des besoin(s)/objectif(s) déterminé(s).
Types d'organisation en fonction de leurs structures
Suivant la recherche opérationnelle, la plupart des organisations humaine tombent grossièrement, au niveau de leur structures de fonctionnement (souvent traduites par un organigramme), en cinq types:
- Pyramides ou hiérarchies
- Comités ou jurys
- organisations matricielles
- Écologies
- organisations Composites notamment « Chaordiques »
- adhocraties
Ces types de structures font l'objet de cet article; en revanche les méthodes d'organisation font l'objet de l'article « organisation du travail »
Pyramides ou Hiérarchies
Une hiérarchie est une structure verticale avec un meneur ou chef et des échelons intermédiaires jusqu'aux personnes de la base. C'est la bureaucratie classique. Habituellement on monte par l'ancienneté, ou en obtenant de l'autorité sur plus de gens.
Les pyramides sont une façon efficace d'obtenir des résultats reproductibles car elles ont la distance la plus courte depuis le décideur jusqu'à l'exécutant.
Elles souffrent de défauts de communication et de supervision car l'organisation est aussi bonne que son lien le plus faible. Elles manquent de créativité à cause de la mauvaise communication ('pourquoi' est souvent perdu).
La solution classique pour le problème de la communication est un magazine qui passe en revue la totalité de l'entreprise, avec une certaine fréquence. Un bon plan est de faire envoyer un courriel par chaque membre chaque semaine, indiquant ce qu'il a fait, ses projets, et problèmes. Chaque chef fait un résumé et l'envoie. Et ainsi de suite vers le sommet.
Les hiérarchies furent satirisées dans le «Le_principe_de_Peter» en 1969 qui introduit le terme hiérarchiologie et la notion que « dans une hiérarchie chaque employé tend à atteindre son niveau d'incompétence ».
Un type particulièrement rigide est celui du principe du Führer.
Comités ou jurys
Il consiste en un groupe de pairs qui décide en tant que groupe, peut-être par vote. La différence entre un jury et un comité est que les membres de ce dernier sont en général assignés à faire mener ou à mener des actions ultérieures a la prise de décision du groupe. Ces formes sont également utilisées lorsque l'unanimité est requise.
La méthode Condorcet prouva que ces réunions ont des résultats meilleurs que le simple hasard mais un équilibre délicat et difficile réside dans le choix de cette délégation.
Bien entendu les comités non structurés peuvent divaguer sans aboutir à des décisions, aussi l'application des règles de Robert aide à les rendre efficace.
un membre du personnel ou une équipe trans-fonctionnelle
Un membre du personnel aide un expert à réaliser un projet. À cette fin, un responsable du personnel décide si une tâche est ordinaire ou non. Si c'est dans les attributions d'un membre du personnel ce dernier agira comme un expert mineur. Il fixe les conditions de la réalisation et vérifie les étapes.
Si le problème est hors champ le responsable l'indique à son organisation. Il passe la résolution à un expert et éduque le personnel - transformant cette activité en activité ordinaire et même si possible de routine.
Les membres du personnel agissent rapidement et traitent les obligations efficacement mais avec moins de sécurité que des comités ou matrices. Pour cette raison les entreprises préfèrent souvent utiliser cette méthode.
Les membres du personnel renoncent facilement, le plus souvent dans une mauvaise sélection des candidats. Le chef de Dilbert est un non-expert essayant de faire fonctionner du personnel. Dans une « équipe trans-fonctionnelle » comme un comité executif, le responsable doit être un non-expert, car de nombreux éléments d'expertise sont nécessaires. Aussi: les chefs du personnel peuvent être désorganisés, avoir des favoris, ou ne pas savoir ce qui doit être attribué à l'expert.
Les comités exécutifs peuvent être des experts parmi le personnel: à choisir les gens.
organisations matricielles
En principe c'est l'organisation parfaite. Une hiérarchie est « fonctionnelle » et garantit que chaque type d'expert dans l'organisation est bien-entrainé, et évalué par un responsable qui est un super-expert dans la même branche. L'autre direction est « executive » et essaye d'avoir les projets complétés par les experts.
Les matrices sont les seules organisations connues qui peuvent régulièrement créer des produits complexes techniquement comme des avions et leurs moteurs.
Le problème est que passer par les canaux prend trop de temps. Obtenir l'approbation de faire quoique ce soit souvent requiert l'accord de chaque type d'expert, et de leurs responsables! L'astuce est d'accélérer les approbations et en faire la mission prioritaire en les simplifiant.
L'organisation matricielle peut s'étendre à plusieurs entreprises fonctionnant en symbiose (sous-traitants, gestion de grands projets). C'est alors l'organisation en réseau. La NASA fut pionnière d'un tel système. L'utilisation de l'Internet, permettant l'accès immédiat de chaque entité aux informations communes, facilite ce mode de fonctionnement
Écologies
Cette organisation a une compétition intense. De mauvaises parties de l'organisation chôment alors que les bonnes recoivent plus d'activités à faire. Chacun est payé pour ce qu'il réalise et opère une mini-société qui doit obtenir un profit, ou être sanctionné. Par exemple : les gérants au sommet investissent et si le résultat est mauvais on en tient compte, et ainsi pour tous les secteurs qui doivent vendre aux autres.
Ce type de compétition dite loi de la jungle ou concours doit être mis en place avec le plus grand soin car les ressources peuvent être gachées et les relations deviennent amères.
Organisations composite
Elles sont constituées par un mélange de celles indiquées ci-dessus.Un très bon organisateur peut les faire fonctionner, pendant une période.
On ne peut se baser dessus dans le long terme car le succès dépasse la capacité du génie à cause notamment des cas particuliers.
Organisations « Chaordique »
Un modèle émergent d'organisation des comportements humains, basé sur une fusion de chaos et ordre (d'où « chaordic »). L'anarchisme et le wiki en seraient des variantes.
Les penseurs de l'organisation
- Henri Mintzberg
- Michel Crozier
- Philippe Bernoux
Voir aussi
- Management
- Organisation du travail
- Sociologie des organisations
-
Catégorie:Gestion de projet
Catégorie:Management
Catégorie:Recherche opérationnelle
Droits de l'Homme zh-min-nan:Jîn-kôan ja:人権
Catégorie:Droits humains
Catégorie:Droits humains
Les droits de l'Homme, ou droits de la personne, sont un ensemble de droits moraux et juridiques que leurs fondateurs estiment dus à chaque être humain.
Variantes de dénomination
Depuis la fin du , nombreux sont ceux qui préfèrent le terme de droits humains (qu'ils trouvent moins sexiste et plus cohérent, et qui se trouve être la traduction littérale de l'équivalent en anglais : human rights. La Commission française consultative des droits de l'Homme a réfuté ces arguments dans un [http://www.commission-droits-homme.fr/binTravaux/AffichageAvis.cfm?IDAVIS=555&iClasse=1 avis] daté du 19 décembre 1998), mais la dénomination traditionnelle reste la plus utilisée en français. Dans ce même esprit, des femmes proposent de parler de droits de la personne, comme on le fait déjà au Canada. Pour cette raison, la majuscule sur le mot «Homme» est importante.
Histoire
Antiquité : notion de droit de cité.
La notion de droits minimaux, dus à la seule qualité d'être humain, est à la fois très ancienne et très générale. Ce qui caractérise l'idée des droits de l'Homme, c'est l'idée de les inscrire explicitement dans le droit (oral ou écrit), de leur reconnaître une application universelle et une force supérieure à toute autre norme. On passe alors souvent par une forme de proclamation, plutôt que par les règles ordinaires d'édictions des normes légales ; les termes utilisées sont ceux d'une évidence préexistante et indiscutable, qu'on découvre et qu'on reconnaît, plutôt qu'une simple convention discutable. L'unanimité est implicitement convoquée comme source de la légitimité de ces droits. Même si des références au divin ou des influences religieuses peuvent se trouver, ils se distinguent bien d'une règle religieuse par leur caractère universel et laïc.
Avec cette définition (non du contenu, mais de la forme), on peut remonter au moins jusqu'au Moyen Âge pour trouver les premières manifestations, concrètes et avec des effets réels dans les pratiques, de l'idée des droits de l'Homme.
Pendant le , en occident, la découverte des peuples indigènes de l'Amérique par les européens et les premières pratiques de déportation d'africains vers le "Nouveau Monde" sont à l'origine de l'activisme pour les droits humains de Bartolomé de Las Casas et certains secteurs de l'Église Catholique qui se manifestent avec les actes Veritas ipsa et Sublimis Deus
La première déclaration de droits de l’Homme de l’époque moderne est celle de l’État de Virginie (EEUU), écrit par George Mason et adoptée par la Convention de Virginie le 12 juin 1776 (Bill of Rights).
Elle a été largement copié par Thomas Jefferson pour la déclaration de droit de l’Homme contenue dans la Déclaration d’Indépendance des EEUU (4 juillet 1776), par les autres colonies pour la rédaction de ces déclarations de droits de l’Homme, et par l’Assemblée nationale française pour la Déclaration Française de Droit de l’Homme et des Citoyens de 1789.
La notion restera pratiquement stable pendant près d'un siècle, puis, sous l'inflence de la prise en compte de problèmes sociaux et après plusieurs décennies, les droits dits de « deuxième génération » (ou « droits-créance » sur l'État) ont été ajoutés par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (ONU, 1948).
Les principaux textes
A travers l'Histoire, plusieurs texte ont petit à petit amenés à la définition des Droits de l'Homme actuelle :
- Magna Carta (Angleterre, 1215)
- Charte du Manden (Mali, 1222)
- Habeas corpus (Angleterre, 1679)
- Bill of Rights (Angleterre, 1689)
- Déclaration des Droits de l'État de Virginie, Bill of Rights (Virginie aux États-Unis, 12 juin 1776)
- Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique (États-Unis, 4 juillet 1776)
- Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (France puis républiques sœurs, 1789)
- Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793 (France, 1793 : première déclaration de la République)
- Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (Monde, 1948)
- Convention européenne des droits de l'homme (Conseil de l'Europe, 1950)
Au Canada et au Québec :
- Déclaration canadienne des droits (Canada, 1960)
- Charte des droits et libertés de la personne (Québec, 1975)
- Charte canadienne des droits et libertés (Canada, 1982)
Conception générale des droits de l'Homme
La philosophie des Droits de l'Homme s'interroge sur l'existence, la nature et la justification de tels droits face aux reproches que peut encourir l'affirmation de leur universalité dans un monde tenté par le relativisme. C'est une question particulièrement importante de la philosophie politique contemporaine.
Le fondement primordiale semble être l'égalité entre les Hommes (voir l'article théorie de la justice). Les points initiaux concernaient principalement la liberté, la sûreté, la propriété et la résistance à l'oppression (déclaration de 1789). Des versions ultérieures y ajoutèrent des questions de dignité et de bien-être (éducation, santé, etc.).
On peut distinguer quelques traits généraux :
- Les droits de l'Homme sont des droits en un certain sens :
- les Hommes sont porteurs de ces droits ;
- ces droits définissent des statuts de protection (par exemple, le droit de vivre doit être protégé par la loi) ;
- ces droits impliquent des devoirs et des responsabilités (devoirs de protection, de respect, de mise à disposition des moyens d'application de ces droits, d'assistance, etc.).
- Les droits de l'Homme sont conçus comme des normes politiques indiquant comment des citoyens doivent être traités par leur État et leurs institutions.
- Mais certains droits interviennent de manière évidente dans les croyances et les comportements privés, comme par exemple l'égalité et ce qui concerne la lutte contre les discriminations. La dimension morale de ces droits peut aussi être entendue de manière plus fondamentale : les Droits de l'Homme en eux-mêmes engagent en effet une certaine conception de l'Homme et de ce qu'il doit faire ou ne pas faire. Ce qui implique a contrario qu'on peut critiquer ces droits au nom d'une autre conception de l'Homme (Cf. infra).
- Les Droits de l'Homme sont des normes minimales plutôt que des idéaux abstraits : ils définissent les limites au-dessous desquelles la vie humaine est intolérable (en termes de besoins humains : nourriture, habitat entre autres).
- Les Droits de l'Homme sont des normes internationales, qui doivent concerner tous les pays et tous les peuples.
- Les Droits de l'Homme sont des normes prioritaires : personne ne peut en être privé sans graves injustices.
- Les Droits de l'Homme sont inaliénables : personne ne peut les perdre, temporairement ou définitivement, volontairement ou non.
- Un postulat des droits de l'Homme est qu'ils sont suffisamment justifiés pour être transculturels ; autrement dit, les droits de l'Homme sont en principe des normes rationnelles.
Aspects institutionnels et juridiques
Les Droits de l'Homme ont ainsi de plus en plus une consistance juridique dans le monde, du fait tant :
- de leur intégration dans des constitutions et des lois
- que de la création de juridictions internationales, telles que la Cour Européenne des Droits de l'Homme. C'est ainsi que la jurisprudence construite progressivement par cette dernière concernant les différends entre les États et les particuliers commence à être prise en compte par la doctrine juridique dans de nombreux pays, même non européens.
Les Droits de l'Homme en politique
Les Droits de l'Homme représentent la lutte entre une souveraineté des États et l'établissement d'une sphère inviolable autour de chaque individu.
Les démocraties assument en principe le respect des Droits de l'Homme, notamment à travers la doctrine de l'État de droit. Toutefois, il ne faut pas confondre le respect des droits de l'Homme par un État et son caractère démocratique, même si les deux vont souvent de pair.
Un État démocratique peut violer les Droits de l'Homme. Pour l'éviter, on estime qu'il faut limiter la souveraineté du peuple par des garde-fous indépendants : ce rôle est souvent tenu par les instances judiciaires, comme indiqué ci-après pour la Cour européenne des Droits de l'Homme.
Inversement un État autoritaire viole par définition les Droits de l'Homme (par le non-respect de la liberté, et la menace qu'il fait peser sur les autres droits). Mais il arrive fréquemment que, dans une situation où les Droits de l'Homme (à commencer par le respect de la vie) sont violés par des individus ou des groupes non étatiques ou étrangers, le peuple croit préférable (à tort ou à raison) de faire appel à des régimes autoritaires pour faire face à la situation.
Classification
Classiquement, on distingue :
- Les libertés individuelles : c'est le pouvoir d'autodétermination de chaque individu. On peut compter parmi ces dernières :
- la liberté physique (Habeas corpus'), ou sûreté (Montesquieu)
- les libertés familiales (liberté du mariage, filiation, et aujourd'hui vie privée)
- la propriété privée (assimilée par la Déclaration de 1789 à un droit naturel et imprescriptible de l'Homme, articles 2 et 17)
- la liberté contractuelle (article 1134 du Code civil français)
- et enfin la liberté d'entreprendre
- Les libertés politiques, c'est-à-dire la participation des citoyens aux décisions politiques. Elles recouvrent entre autres les libertés des cultes, de réunion, de conscience, de l'enseignement, de communication, d'association...
Aujourd'hui, les deux types de libertés sont mêlés, notamment en raison d'une revendication et d'une protection concomitantes.
On distinguera plus volontiers :
- les libertés résistantes, qui refoulent le pouvoir étatique et protègent les libertés individuelles et politiques. C'est une sorte de minimum, de ligne blanche que le pouvoir étatique ne saurait dépasser.
- les droits de créances, que l'État doit, en juste retour d'un abandon d'une part de la liberté de ses citoyens. Ce sont aussi les droits sociaux. La notion apparaît à la suite des luttes socialistes, et elle est aujourd'hui considérée comme part entière de l'État de droit.
Critique des droits de l'Homme
Les droits de l'Homme sont généralement considérés comme une invention occidentale moderne (bien que des proclamations similaires existent en fait en d'autres lieux et d'autre époques, simplement plus mal connues). En outre, ils sont de fait utilisés comme un moyen de pression des pays dits «occidentaux» sur le reste du monde. Certains y voient même une arme idéologique de destruction culturelle et religieuse et d'asservissement économique des autres nations.
Aussi le principe d'universalité des Droits de l'Homme est-il parfois remis en cause, les pays occidentaux étant accusés de vouloir relancer indirectement une politique colonialiste, remodelant le monde à l'image qu'ils souhaitent donner d'eux-même.
Cette crise à été particulièrement aiguë en ce qui concerne le principe de l'ingérence humanitaire, qualifiée par Bernard Kouchner de droit, et même de devoir d'ingérence.
Ce constat à amené l'Organisation de l'unité africaine (OUA) à déclarer en 1981 la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples. Cette charte reprend le principe de la Déclaration universelle de 1948, en y ajoutant un certain nombre de droits qui y ont été négligés : le droit à l'autodétermination des peuples ou l'obligation faite aux États «d'éliminer toutes les formes d'exploitation économique étrangère» par exemple.
Il faut également citer la Déclaration des droits de l’Homme en Islam adoptée le 5 août 1990 par l'Organisation de la conférence islamique.
L'universalisme - ou l'universalité - des Droits de l'Homme, tels que définis en Occident, est souvent mise en opposition au relativisme culturel qui promeut une notion d'égalité des cultures - fussent-elles les plus brutales de notre point de vue, et qui peut aussi aller jusqu'à rejeter toute possibilité d'évolution des valeurs ethniques en vertu du principe de la lutte contre l'acculturation.
La vision occidentale des droits fondamentaux, fondée sur les libertés civiles et politiques, s'est longtemps opposée au sein de l'ONU à celle du bloc socialiste privilégiant les droits économiques, sociaux et culturels et la satisfaction des besoins élémentaires. L'effondrement de cette idéologie concurrente à la fin du a, par contrecoup, favorisé la diffusion actuelle du modèle occidental.
Voir aussi
- Droits des enfants : voir Maltraitance, déclaration des droits de l'enfant
- Droits des femmes : voir Féminisme
- Statut politique et jurique de la nature : voir écologie, éthique environnementale
- Morale | Dignité | Liberté | Liberté politique | Liberté fondamentale | Égalité | Fraternité | Justice | Relativisme.
Socialdemokratiska ArbetarepartietCatégorie:Parti politique suédois
Catégorie:Parti social-démocrate
Le Parti social-démocrate du travail suédois (en suédois Sveriges Socialdemokratiska Arbetareparti ou SAP) est un parti politique suédois de type social-démocrate.
Il est membre de l'Internationale socialiste.
Le SAP est au pouvoir presque sans discontinuer depuis 1928. L'actuel Premier ministre suédois Göran Persson est le président du SAP.
Il dispose de la majorité relative au Parlement (Riksdag).
Suède
|- valign="top"
| Capitale || Stockholm
|- valign="top"
| Roi Premier ministre
| Carl XVI Gustaf Göran Persson
|{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{commons|Category:Sweden|la Suède{wikitravel|la Suède|Suède{Pays d'Europe (UE)
Jamaïque -
|- valign="top"
| Reine
| Élisabeth II
|- valign="top"
| Gouverneur général
| Howard Cooke
|- valign="top"
| Premier ministre
| Percival James Patterson
<!-- ces donnée sont ou vont être gérée par un bot, veillez donc ne pas les modifier, plus d'informations sur Wikipédia:Projet, Pays du monde/Bot -->
|{{{{{{{{wikitravel|la Jamaïque|Jamaïque{Pays d'Amérique
Droite (politique)Catégorie:Idée politiquecatégorie:idéologie
ko:우익
ja:右翼
En politique, l'usage consiste à diviser la classe politique en deux catégories générales : la droite et la gauche.
Synthèses :
Ces appellations correspondent en fait à la place occupée en France par chaque groupe politique dans l'hémicycle du Parlement, vue par le président de l'Assemblée, qui fait face à l'hémicycle. Cette répartition s'est généralement conservée, bien que la première assemblée nationale française en ait utilisé une autre : la « gironde », en bas, pour les proches du pouvoir et la « montagne », en haut, plus loin dans l'hémicycle.'.
Chacun de ces groupes a sa propre idéologie et ses propres priorités.
Origine
A l'origine, dans la plupart des sociétés, et notamment les sociétés occidentales, la « droite » est la place de la relation privilégiée avec le Roi.
Lorsque les premières assemblées se sont réunies en Occident, dans l'hémicycle, les représentants favorables au Roi se sont donc placés à sa droite, tandis que les opposants se sont trouvés à sa gauche.
Cette répartition s'est généralement conservée, bien que la première assemblée nationale française en ait utilisé une autre : la « gironde », en bas, pour les proches du pouvoir et la « montagne », en haut, plus loin dans l'hémicycle.
Le fait de devenir majoritaire pour les opposants d'origine, n'a pas entraîné de permutation de places dans l'Assemblée. La disparition du royalisme n'a pas non plus modifié la structuration des places de l'Assemblée.
Le terme "droite" possède également des connotations liées à la rigueur morale (droiture, rectitude...), celui de "gauche" en ayant de moins favorables (être "gauche", sinistre...).
Périmètre
Les diverses tendances
La droite est souvent désignée comme conservatrice. Différentes tendances peuvent cependant être distinguées, en France par exemple, la droite peut être libérale, nationaliste, conservatrice, souverainiste, démocrate-chrétienne, populiste ou encore radicale (au sens politique du terme).
Selon les pays et les circonstances, les libéraux se retrouvent à « gauche » -lorsque le libéralisme économique prime, mais que le conservatisme s'exerce sur les mœurs : cas des USA où les libéraux sont assimilés à des socio-démocrates, ou à « droite » (inversement quand l'interventionnisme économique est dominant mais les mœurs relativement libre : cas des principaux Etats européens (France, ...) ou ces deux aspects peuvent s'observer en même temps comme en Allemagne.
Le cas particulier de l'extrême droite
Selon les points de vue, les extrêmes font ou non partie de la gauche ou de la droite. Tant pour des raisons de fond que pour des raisons politiciennes, les « modérés » d'un bord ont tendance à rejeter leurs extrêmes et donc affirmer que non ; le politicien expérimenté étant même capable d'affirmer tout à la fois que le parti extrémiste n'est pas de sa famille politique mais que l'électeur extrémiste en est. Vu de l'autre bord, on ne fait pas forcément bien la différence, et selon les considérations politiciennes locales (selon qu'on cherche à diviser ou à diaboliser l'adversaire) on séparera ou au contraire on rapprochera les extrêmes des modérés.
Quoiqu'il en soit, l' extrême-droite est devenue relativement importante, au moins dans les discours et dans les influences qu'elle exerce sur la droite "modérée" mais plus rarement dans la représentation politique.
Le terme d'extrême-droite désigne les mouvements très à droite, avec une connotation nettement péjorative. Le « très » étant évidemment variable selon le point de vue politique, le lieu et l'époque, mais incluant généralement les réactionnaires. Un militant de la droite extrême préfèrera se désigner lui-même comme simplement de droite, ou de « vraie » droite, ou de droite « authentique ». L'idéologie sous-jacente conserve un fond traditionnaliste (référence au catholicisme comme tradition plus que comme valeur, certaines valeurs chrétiennes - partage, fraternité, universalité, etc. - étant généralement négligées) et autoritaire (pouvoir fort voire violent si nécessaire, surtout à l'égard des étrangers, etc.) totalement en opposition avec les principes de liberté et d'égalité défendus depuis peu, par la droite dite « modérée », ou « républicaine » (terme hérité de l'époque où la droite était principalement monarchiste).
Cartographie
Description
En France, on distingue de nombreuses tendances à droite, certaines représentées par des partis, d'autres relevant plus du mouvement associatif :
- les chrétiens-démocrates : UDF dont une grande partie a rejoint l'UMP
- les libéraux : Démocratie Libérale qui s'est fondu dans l'UMP
- les gaullistes : Rassemblement pour la France, UDR, puis Rassemblement pour la République, qui s'est fondu dans l'UMP
- les souverainistes de droite (il en existe de gauche) : Mouvement Pour la France et Rassemblement Pour la France,
- les écologistes de droite (il en existe de gauche) : génération écologie, cap 21, etc.
- une multitude de mouvements non négligeables tels que les contribuables associés, l'ALEPS, les Libertariens, etc. souvent caractérisés par une défiance radicale à l'égard de la politique et surtout des hommes et femmes politiques.
Autres tableaux sur le clivage gauche-droite de 1789 à 2004
Approche anecdotique
Selon René Rémond, historien politique, spécialiste de la droite en France, il existe en fait trois traditions de droite, distinctes et concurrentes :
- le légitimisme
- l'orléanisme (plus opportuniste, plus « bourgeois »)
- le bonapartisme (plus autoritaire et charismatique, plus « populaire »)
Selon lui, ces différentes traditions sont distribuées inégalement selon les époques, mais les tendances évoluent peu, même si les partis, les hommes qui l'incarnent et même les régimes politiques (monarchie ou république) changent.
Dans une de ses chroniques, Philippe Val s'est amusé à essayer de plaquer ces catégories sur quelques hommes politiques ou même quelques partis actuels, en indiquant au passage quelques erreurs d'aiguillage selon lui (ainsi il aurait bien vu Edouard Balladur à l'UDF et Christine Boutin chez Philippe de Villiers). Dans la pratique, il peut arriver que l'appartenance à un parti se fasse pour des raisons locales ou par attachement à des personnes, plus qu'aux idées majoritaires dans un parti à proprement parler.
Voir aussi
- Gauche et droite en politique
- gauche
- parti politique
- mouvements politiques
- Idées politiques
- extrême droite
Ouvrage de référence
- Les Droites en France. René Rémond (Aubier-Montaigne, 1982), nouvelle édition à paraître en 2005
Gauche (politique) Origine
La notion politique de gauche, par opposition à droite, est née en France au moment de la Révolution française. À l'Assemblée nationale, au moment des premières discussions constitutionnelles, les opposants au droit de veto royal se regroupaient à gauche de l'hémicycle, tandis que les partisans du pouvoir royal en formaient l'aile droite. Bien qu'historiquement datées et géographiquement situées, les notions de gauche et droite allaient rapidement se répandre au cours des et siècles en Europe, pour ensuite structurer la vie politique de la plupart des pays démocratiques de la planète.
On notera toutefois que la première assemblée nationale française a aussi utilisé une autre disposition : la « gironde », en bas, pour les proches du pouvoir et la « montagne », en haut, plus loin dans l'hémicycle.
Périmètre
En général, la gauche désigne les mouvements qualifiés de progressistes. La gauche comprend généralement la social-démocratie , le socialisme, le communisme ou l'anarchisme.
Selon les pays et les circonstances, les libéraux se retrouvent à « gauche » (lorsque le libéralisme économique prime, mais que le conservatisme s'exerce sur les mœurs : cas des USA) ou à « droite » (inversement quand l'interventionnisme économique est dominant mais les mœurs relativement libre : cas de la plupart des pays européens).
Selon les points de vue, les extrêmes font ou non partie de la gauche et de la droite. Tant pour des raisons de fond que pour des raisons politiciennes, les « modérés » d'un bord ont tendance à rejeter leurs extrêmes et donc affirmer que non ; le politicien expérimenté étant même capable d'affirmer tout à la fois que le parti extrémiste n'est pas de sa famille politique mais que l'électeur extrémiste en est. Vu de l'autre bord, les différences paraissent moins marquées, et selon les considérations politiciennes locales (selon qu'on cherche à diviser ou à diaboliser l'adversaire) on séparera ou au contraire on rapprochera les extrêmes des "modérés".
Voir aussi : extrême gauche.
Autres tableaux sur le clivage gauche-droite de 1789 à 2004
Cartographie
Description
En France en 2005, les principaux partis classés à gauche sont :
- le Parti socialiste (PS)
- le Parti Communiste Français (PCF)
- les Verts
- le Parti Radical de Gauche (PRG)
- le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC)
Il existe d'autres partis non représentés au Parlement:
- Initiative Républicaine (IR)
- les Alternatifs , anciennement l'Alternative Rouge Et Verte (AREV)
- l'AGR/CNGR
- MARS
- Alternative Citoyenne, en Ile-de-France, et mouvements similaires dans certaines régions
D'autre part, il existe de nombreuses associations plus on moins importantes, comme , la toute jeune Ligue de Gauche, le mouvement de l'Utopie Concrète comportant (voire dirigées par) des militants politiques déclarés, ou au contraire méfiantes à l'égard du système politique actuel.
Il faut mentionner aussi des associations de droit ou de fait qui ne veulent pas avoir de rôle électoral, mais ont contribué à la campagne pour le "non de gauche" au referendum sur le projet de Traité Constitutionnel Européen du 29 mai 2005 : Fondation Copernic, Attac, collectifs du non (dont certains s'intitulent maintenant "collectifs du 29 mai").
Liens internes
- extrême gauche
- socialisme
- écologie
- marxisme
- anti-capitalisme
- parti politique
- mouvements politiques
- Idées politiques
- droite
- [http://fr.wikisource.org/wiki/Liste_des_chants_r%C3%A9volutionnaires_fran%C3%A7ais Chants révolutionnaires]
Catégorie:Politique Catégorie:Idéologie
ko:좌익
Canada
Le Canada est le pays le plus septentrional de l'Amérique du Nord. Il borde les États-Unis au sud (avec la frontière non défendue la plus longue du monde) et au nord-ouest (État de l'Alaska). Le pays s'étend de l'océan Atlantique à l'est jusqu'à l'océan Pacifique à l'ouest et au pôle Nord. L'île du Groenland est au nord-est des îles polaires du Canada, alors que la possession française de Saint-Pierre-et-Miquelon se trouve au large de la côte est.
Le Canada est le deuxième pays en superficie au monde, mais la population est peu dense sauf en des points précis. Moderne et technologiquement avancé, il est autosuffisant quant à l'énergie et figure parmi les rares pays développés dont l'économie est fortement basée sur les ressources naturelles, extrêmement abondantes sur et dans son sol.
Le Canada est membre du Commonwealth, de la Francophonie, de l'OTAN, l'ONU, du G8, de l'ALENA et de l'APEC.
Histoire
Article détaillé : Histoire du Canada
Le Canada, habité par les peuples autochtones (les Amérindiens, par exemple les Dénés et les Inuits) depuis environ 10 000 ans, a été exploré pour la première fois par des Européens vers l'an 1000, quand les Vikings s'y sont installés brièvement, près de Terre-Neuve. Des expéditions et des installations plus permanentes sont survenues durant le et le , avec les premiers colons français.
Après la guerre de Sept Ans, la France échangea la Nouvelle-France aux Britanniques pour la Guadeloupe. Après la révolution américaine, plusieurs loyalistes se sont installés au Canada. Les colons français et anglais co-existaient.
Plus tard, trois colonies britanniques, la Province du Canada, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse s'unirent sous l'appelation « Dominion du Canada » le 1 juillet 1867 (aujourd'hui fêté comme fête du Canada). La Province du Canada se divisa en deux provinces, le Québec et l'Ontario, selon les anciennes frontières du Bas-Canada et du Haut-Canada. L'indépendance législative arriva en 1931 lors du Statut de Westminster et judiciaire en 1949 lors de l'abolition des appels civils devant le Comité judiciaire du Conseil privé.
C'est en 1982 que le Canada, sous Pierre-Elliott Trudeau, a fondé la constitution canadienne (c'est-à-dire obtenu le pouvoir d'y apporter des modifications sans l'autorisation du Royaume-Uni) contre le gré du gouvernement de la province de Québec qui y perdait des acquis, surtout au niveau linguistique.
À cette occasion, le Gouvernement canadien a volontairement choisi de maintenir la présence monarchique. À cette nouvelle constitution, s'y rattache la Charte canadienne des droits et libertés qui imposera par la suite plusieurs correctifs au niveau des lois fédérales et provinciales tel que décidé par la Cour suprême. Lors de cet évènement, le gouvernement de l'époque y a intégré une formule constitutionnelle rendant impossible la création d'un amendement constitutionnel sans l'accord de la chambre fédérale, du Sénat, d'au moins sept parlements de provinces sur dix et de 50 % de la population de chaque province. Au vu de la diversité culturelle du Canada, il s'avèrera impossible pour un groupe d'y voir inclus des statuts ou des droits distincts si ce n'est pas la volonté première du groupe majoritaire ou si ces droits ne sont pas déjà inclus dans la constitution. L'échec de l'accord du lac Meech en 1987-1990 en est un bel exemple.
Dans la seconde partie du , le gouvernement de la province francophone du Québec a réclamé la souveraineté, mais les deux référendums organisés à cet effet en 1980 et 1995 ont échoué avec des taux de rejet respectifs de 59,56 % et 50,6 %.
Le nom Canada vient d'une langue iroquoienne (prononcé kanata), signifiant village.
Politique
Article détaillé : Politique du Canada
Le Canada est une monarchie constitutionnelle dont le chef d'État est le monarque du Royaume-Uni, actuellement la reine Élisabeth . Voir Monarchie canadienne. Le représentant de la reine au Canada est le gouverneur général, qui signe les lois et accomplit d'autres fonctions officielles. La Reine et son représentant sont plutôt des figures d'apparat et le peu de pouvoir qu'elle détient est réservé aux moments de crise ou aux amendements constitutionnels.
Le gouverneur général est nommé par le monarque sur consultation du premier ministre du Canada, le chef du parti occupant le plus grand nombre de sièges dans la Chambre des communes. Le premier ministre détient effectivement un pouvoir considérable, notamment de nomination. Le pouvoir législatif du gouvernement est confié au Parlement, bicaméral, divisé en fait en trois branches : les représentants de la monarchie nommés par le monarque en accord avec le gouvernement canadien, la Chambre des communes où siègent les représentants élus de la population de chaque province ou territoire, et le Sénat élu représentant l'unité canadienne. L'opposition officielle a des droits spécifiques.
- Liste des premiers ministres du Canada
- Liste des chefs d'État du Canada
- Liste des gouverneurs du Canada
- Liste des vice-premiers ministres du Canada
- Liste des ministères du Canada
Emblèmes
Le 24 mars 1975, le Canada a choisi le castor (Castor canadensis) comme étant l'emblème officiel du Canada.
Mais c'est le 25 avril 1996 que le Canada officialise l'érable comme étant son emblème arboricole officiel.
Langues officielles
Les deux langues officielles sont le français et l'anglais ; le français est majoritairement parlé au Québec (80 %) et en est l'unique langue officielle au niveau politique provincial. Le tiers de la population du Nouveau-Brunswick l'est également (voir Acadiens) -- le Nouveau-Brunswick est d'ailleurs la seule province officiellement bilingue. On retrouve beaucoup de francophones dans l'est et le nord de l'Ontario (10 % de la population) et dans le sud du Manitoba. La [http://lois.justice.gc.ca/fr/O-3.01/57192.html Loi sur les langues officielles] prévoit que « Le gouvernement fédéral s'engage à favoriser l'épanouissement des minorités francophones et anglophones du Canada et à appuyer leur développement, ainsi qu'à promouvoir la pleine reconnaissance et l'usage du français et de l'anglais dans la société canadienne. ». Globalement, le français est parlé, comme langue maternelle, par le quart des Canadiens.
Le nombre de Canadiens bilingues (français-anglais) est de quelque 4,8 millions, une proportion de 17 % de la population. Au Québec, le taux de bilinguisme était de 38 % et celui du Nouveau-Brunswick de 33 % en 1996. Ces pourcentages sont en augmentation constante.[http://atlas.gc.ca/site/francais/maps/peopleandsociety/lang/officiallanguages/englishfrenchbilingualism/1 1]
Provinces et territoires
Article détaillé : Provinces et territoires du Canada
Le Canada se compose de dix provinces (certaines très petites comme l'Île-du-Prince-Édouard) et trois territoires. Les provinces sont majoritairement autonomes par rapport au gouvernement fédéral, davantage que les territoires, bien que tous les treize aient leurs propres législatures unicamérales.
Géographie
Provinces et territoires du Canada
Article détaillé : Géographie du Canada
Le Canada occidental est montagneux, alors que de vastes parties du Canada central sont recouvertes de plaines et de prairies. L'Ouest consiste principalement en collines sur les deux versants des montagnes Rocheuses. Plusieurs lacs importants sont répartis à travers le pays, y compris les Grands Lacs, qui se trouvent sur la frontière canado-américaine. La baie d'Hudson s'enfonce profondément dans le pays.
Comme l'essentiel du nord du pays est composé de toundra et de forêts boréales avec un climat polaire, les villes principales se situent au sud, avec les concentrations les plus grandes vers l'est, foyer historique de colonisation. Les villes les plus grandes sont, d'est en ouest, Québec, Montréal, Toronto, Ottawa (la capitale), Edmonton, Calgary et Vancouver qui sont le siège de nombreuses sociétés.
Frontières terrestres
- 8 893 km avec les États-Unis (dont 2 477 km avec l'Alaska)
Économie
Article détaillé : Économie du Canada
Le Canada dispose d'une économie riche, industrialisée et de haute technologie. Depuis la Seconde Guerre mondiale, la croissance impressionnante des secteurs manufacturiers, miniers et des services a transformé la nation en la faisant passer d'une économie principalement rurale à une économie surtout industrielle et urbaine.
Le Canada fait partie de l'Asia Pacific Economic Cooperation (APEC), l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), et l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Démographie
Article détaillé : Démographie du Canada
Démographie du Canada
Il est à noter que le taux de natalité au Canada, comme la plupart des pays occidentaux, demeure très bas depuis la fin du Baby-boom de 1945-1965. Le Canada a choisi de compenser cet effet en ayant recourt à une "immigration contrôlée".
Culture
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
|-
|
| Jour de l'An
| Le premier jour de la nouvelle année
|-
| Vendredi précédant le dimanche de Pâques
| Vendredi saint
| Commémoration de la crucifixion de Jésus-Christ
|-----
| Lundi suivant le dimanche de Pâques
| Lundi de Pâques
| Lendemain de la résurrection de Jésus-Christ
|-
| Lundi précédant le 25 mai
| Journée nationale des Patriotes (au Québec); Fête de la Reine (ailleurs au Canada)
| Commémoration de la Révolte des Patriotes (au Québec); Anniversaire de la reine Victoria et observation officielle de l'anniversaire de la reine Élisabeth II (ailleurs au Canada)
|-----
| 24 juin || Fête nationale du Québec; Fête nationale des Canadiens(-français) || Anciennement Fête de la Saint-Jean
|-
|
| Fête du Canada
| Entrée en vigueur de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique
|-----
| Premier lundi du mois d'août || Fête civile || Fête nationale de l'Ontario
|-
| Premier lundi de septembre || Fête du travail || Équivalent nord-américain à la Fête des Travailleurs célébrée le ailleurs dans le monde
|-----
| Deuxième lundi d'octobre
| Action de grâces
| Jour de grâces au Dieu tout-puissant des bienfaits dont jouissent les peuples du Canada
|-
| 11 novembre
| Jour du Souvenir
| Anniversaire de l'Armistice de 1918
|-----
| 25 décembre
| Noël
| Naissance de Jésus-Christ
|-
| 26 décembre || Lendemain de Noël || Fête traditionnelle britannique (Boxing Day)
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Finlande
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| Président
| Tarja Halonen
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| Premier ministre
| Matti Vanhanen
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Vote des femmes ja:女性参政権
Catégorie:Féminisme
Chronologie
Les trois premiers pays à accorder le droit de vote aux femmes furent :
- la Nouvelle-Zélande en 1893 mais elles ne pourront être élues qu'en 1919,
- l'Australie en 1902 (sauf la Tasmanie en 1903)
- et la Finlande en 1906.
Mais il faut noter qu'ils ont été précédés par certains états américains :
- Wyoming en 1869
- Colorado en 1893
- Utah et Idaho en 1896
- Washington en 1910
- Californie en 1911
- Kansas, Oregon, Arizona en 1912
Suivirent en (liste non exhaustive après 1940) :
- 1913 : Norvège
- 1915 : Danemark (dès 1908, les femmes de plus de 25 ans payant des impôts pouvaient voter) et Irlande
- 1918 : Canada (au niveau fédéral, les provinces ayant déjà accordé le droit de vote au niveau provincial entre 1916 et 1922 mais seulement en 1940 au Québec) et Angleterre (à partir de l'âge de 30 ans jusqu'à ce que, en 1928, leur statut soit aligné sur celui des hommes, soit l'âge de 21 ans)
- 1918 : Union soviétique, Pologne et Géorgie
- 1919 : États-Unis (XIX amendement proposé le 4 juin et ratifié le 18 août 1920), Allemagne, Islande, Pays-Bas, Luxembourg et Suède
Suède
- 1920 : Autriche et Hongrie
- 1918 : Tchécoslovaquie
- 1930 : Afrique du Sud
- 1931 : Espagne et Brésil
- 1934 : Turquie
- 1935 : Philippines (sur l'avis d'un référendum réservé aux femmes qui récolta 95% de oui)
- 1944 : France (voir ci-dessous)
- 1945 : Italie
- 1946 : Japon et Albanie
- 1947 : Argentine, Bulgarie, Venezuela et Yougoslavie
- 1948 : Belgique (en 1920, il ne fut accordé que pour les élections communales) et Roumanie
- 1949 : Chili
- 1952 : Grèce, Bolivie et Inde
- 1953 : Mexique
- 1954 : Colombie, Pakistan et Syrie
- 1955 : Pérou, Côte d'Ivoire, Viet Nam et Égypte
- 1956 : Tunisie
- 1961 : Paraguay et Brésil
- 1962 : Monaco
- 1963 : Iran et Kenya
- 1971 : Suisse (voir suffrage féminin en Suisse)
- 1971 : Portugal (dès 1931, il avait été accordé aux femmes diplômées de l'enseignement supérieur alors que pour les hommes il était uniquement demandé de savoir lire et écrire)
- 1984 : Liechtenstein
- 1986 : Djibouti et Centrafrique
- 1990 : Samoa
- 2003 : Afghanistan
- 2005 : Koweït
Aujourd'hui encore, de nombreux pays n'ont pas accordé ce droit à leurs habitantes.
En France
- Les femmes sont exclues de la vie politique en 1795.
- En 1849, Jeanne Deroin fait acte de candidature aux élections législatives, mais la presse tourne sa campagne en dérision
- 1871 : l'éphémère Commune de Paris en 1871 reconnait les droits politiques des femmes
- Hubertine Auclair fonde en 1876 le premier groupe suffragiste français: "le droit des femmes"
- 1903 : le 9 décembre, un vote unanime du Parlement rejette l'égalité politique
- 1914 : organisation d'un "vote blanc", sondage auprès des femmes sur leur désir de voter. Plus de 500 000 réponses favorables.
- 1919 : la Chambre des Députés se prononce en faveur de droits politiques pour les femmes, mais le Sénat bloque la mesure.
- 1920 : proposition de loi de Jules Guesde pour l'égalité civile et politique. Le Sénat la rejette en 1922.
- 1925 : tour de France suffragiste de Marthe Bray. La ville de Bobigny élit Marthe Tesson adjointe au maire le 18 mai, mais une loi de janvier 1926 enlève aux femmes toute responsabilité au sein des conseils municipaux
- 1934 : campagne de Louise Weiss pour le droit de vote des femmes
- 1936 : la Chambre des Députés se prononce de nouveau pour l'égalité politique entre les sexes, mais la loi ne peut aboutir. Le Front Populaire nomme trois femmes sous-secrétaires d'état : Suzanne Lacore, Irène Joliot-Curie et Cécile Brunschvicg.
Le droit de vote des est accordé aux femmes en France le 21 avril 1944 par le gouvernement provisoire de la république française, confirmé par l'ordonnance du 5 octobre, mais il ne sera utilisé que le 29 avril 1945 pour les élections municipales, puis en octobre pour les élections à l'Assemblée constituante. En Algérie (alors constituée de départements français), les femmes devront attendre 1956.
En 1999, la constitution intègre le principe de parité, qui permet une loi sur l'égal accès aux fonctions politiques l'année suivante. La loi du 6 juin 2000 sur la parité prévoit une parité totale pour les scrutins de liste (par tranche de six pour les élections municipales) et des sanctions financières aux élections législatives si le nombre de candidats d'un sexe dépasse de 2 % celui de l'autre. Ces pénalités sur la dotation publique aux partis équivalent, en pourcentage, à la moitié de l'écart constaté.
En 2002, l'UMP fut l'organisation la moins paritaire (19,7 % de femmes), ce qui lui a valu une diminution de 30,4 % de sa dotation, soit 4,264 millions d'euros en 2004.
Pour l'UDF, ses 19,9 % de candidates lui ont valu une pénalité de 30 % soit 667 075 euros. Le PS et le PRG (dont l'association de financement est commune) avaient 34,6 % de candidates et ont donc perdu 1,651 million (15,4 %). Avec 43,8 % de candidates, le PCF n'a vu ses crédits amputés lui que de 124 139 euros, soit 6,4 %.
Selon Marie-Jo Zimmermann, députée (UMP) de Moselle et présidente de la délégation de l'Assemblée aux droits des femmes, "L'UMP et l'UDF préfèrent payer des indemnités que changer leurs habitudes". Elle souhaite introduire dans un premier temps des contraintes de parité dans les structures intercommunales.
Quelques données statistiques
: - Vote à la proportionnelle
Les femmes dans les assemblées parlementaires en Europe en septembre 2000
Les femmes dans les assemblées parlementaires dans le monde en septembre 2000
Divers
- A Rome, sous le pape Innocent IX, hommes et femmes de plus de 14 ans eurent le droit de vote.
- En 1790, Condorcet s'était prononcé pour le vote féminin.
- Le 15 juillet 1919, le pape Benoît XV se prononce pour le vote des femmes.
- En 2004, José Luis Rodríguez Zapatero forme en Espagne le premier gouvernement paritaire: 8 femmes et 8 hommes.
- 8 novembre 2005 : Ellen Johnson-Sirleaf (Libéria) devient la femme présidente d'un état africain.
Liens internes
- Suffragette, Parité, Suffrage féminin en Suisse.
- Olympe de Gouges, Mary Robinson, Clara Zetkin.
Liens externes
- [http://www.chez.com/gavine/chronologie.htm Chronologie du droit des femmes]
- [http://pages.infinit.net/histoire/femmes4.html Chronologie du droit des femmes au Québec]
- [http://candace.online.fr/docs/votefemmesmars1935.pdf Position du député Candace en 1935]
- [http://www.anglaisfacile.com/free/civi/usa/irc/faq/femmes.php Avant les suffragettes]
- [http://www.quid.fr/2000/Q016220.htm Quid 2000]
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
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Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 mill | | |