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Phonétique

Phonétique

La phonétique est une branche de la linguistique qui étudie les sons des langues. Elle se divise en trois branches :
- phonétique articulatoire ;
- phonétique acoustique ;
- phonétique auditive. Alors que la phonétique étudie des sons (ou « phones »), la phonologie, elle, étudie comment ils sont agencés dans une langue pour former des énoncés. La transcription phonétique s'écrit entre crochets droits.

Voir aussi


- Méthodes de transcription ;
- alphabet phonétique international ;
- phonétique historique ;
- types de modifications phonétiques ;
- signe linguistique ;
- linguistique ;
- phonème.

Liens externes


- [http://hctv.humnet.ucla.edu/departments/linguistics/VowelsandConsonants/course/chapter1/flash.html Inventaire phonétique international] catégorie:Linguistique Catégorie:Phonétique Catégorie:Écriture abrégée ja:音声学 ko:음성학

Linguistique


-
Au sens large, la linguistique est l'étude du langage humain ; un linguiste est donc une personne qui étudie les langues. Dans un sens plus restreint, la linguistique s'oppose à la grammaire dite traditionnelle, en ce sens que celle-ci est normative tandis que celle-là est descriptive. Alors que la grammaire juge des énoncés quant à leur adéquation à une norme donnée, la linguistique se contente de décrire. L'étude de la linguistique peut se faire selon trois axes principaux, dont les tenants et aboutissants sont décrits ci-dessous :
- études en synchronie et diachronie : l'étude synchronique d'une langue s'intéresse seulement à cette langue à un moment donné de son histoire, à un seul de ses états. Par opposition, étudier une langue — ou une famille de langues — en diachronie revient à s'intéresser à son histoire et aux changements structurels qu'elle a subis ;
- études théoriques et appliquées : la linguistique théorique étudie la création de structures permettant la description individuelle de langues ainsi que les théories tentant de cerner leurs constantes universelles ;
- études contextuelles et indépendantes : bien que les termes désignant cette dichotomie ne soient pas clairement fixés, on peut la décrire comme suit ; l'étude contextuelle s'intéresse aux interactions entre le langage et le monde, tandis que l'étude indépendante considère le langage pour lui-même, indépendamment de ses conditions extérieures. Les spécialistes sans qualifications précises qui se désignent comme des linguistes sont principalement intéressés par la linguistique indépendante, théorique et synchronique, que l'on considère souvent comme la branche principale de la discipline, et que l'on désignera ici sous le terme de linguistique théorique.

Domaines de la linguistique théorique

La linguistique théorique est souvent divisée en domaines séparés et plus ou moins indépendants :
- phonétique : étude des différents phones ou sons produits par l'appareil phonatoire humain ;
- phonologie : étude des sons pertinents, ou phonèmes, d'une langue donnée ;
- morphologie : étude de la structure interne des mots ;
- syntaxe : étude de la combinatoire des mots entre eux pour former des énoncés ;
- sémantique : étude du sens des mots et des énoncés ;
- stylistique : étude du style d'un énoncé littéraire ou non ; le style constitue-t-il un écart par rapport à une norme ?
- pragmatique : étude de l'utilisation (littérale, figurée ou autre) des énoncés dans les actes d'énonciation. Le caractère séparé de chacun de ces domaines ne fait pas forcément l'unanimité. Les linguistes, cependant, reconnaissent le plus souvent qu'aucun domaine n'est entièrement indépendant d'un autre.

Linguistique diachronique

Alors que la linguistique théorique s'attache à décrire les langues à un moment donné de leur histoire (le plus souvent le présent), la linguistique diachronique examine comment les langues évoluent au cours du temps — que ces changements concernent la prononciation (on parle alors de phonétique historique), le sens et l'histoire des mots (c'est là l'étymologie qui est concernée), voire plusieurs aspects (et l'on touche là à la linguistique) — parfois à travers plusieurs siècles. La linguistique historique jouit d'une longue et riche histoire. C'est d'ailleurs de cette branche de la linguistique que sont nées les autres approches. Elle repose sur des postulats théoriques jugés solides (comme les lois phonétiques). Une discipline comme la linguistique comparée repose principalement sur une optique historique.

Linguistique appliquée

Au contraire de la linguistique théorique, qui cherche à décrire de manière générale une langue donnée ou le langage humain, la linguistique appliquée se sert de ces recherches pour les appliquer à d'autres domaines comme l'enseignement des langues, la dictionnairique, la synthèse ou la reconnaissance vocale, ces deux dernières approches étant ensuite utilisées en informatique pour fournir des interfaces vocales, par exemple.

Linguistique contextuelle

La linguistique contextuelle est un domaine dans lequel la linguistique interagit avec d'autres disciplines. Elle étudie par exemple comment le langage interagit avec le reste du monde. La sociolinguistique, la linguistique anthropologique et l'anthropologie linguistique sont des domaines ressortissant à la linguistique contextuelle dans lesquels on étudie les liens entre le langage et la société. De même, l'analyse critique du discours est un point de rencontre entre la rhétorique, la philosophie et la linguistique. Il est ainsi possible de parler d'une philosophie du langage. D'autre part, l'étude médicale du langage conduit à des approches psycholinguistique et neurolinguistique. Enfin, appartiennent aussi à la linguistique contextuelle des domaines de recherches comme l'acquisition du langage, la linguistique évolutionniste, la linguistique stratificationnelle ainsi que les sciences cognitives.

Locuteur individuel, communautés linguistiques et caractéristiques universelles du langage

Plusieurs approches linguistiques sont possibles selon l'étendue de l'objet d'étude : certains analysent la langue d'un locuteur donné, d'autres des développements généraux sur la langue. On peut aussi étudier la langue d'une communauté bien précise, comme l'argot des banlieues ou bien rechercher les caractéristiques universelles du langage partagées par tous les hommes. C'est cette dernière approche, la linguistique générale, dont le pionnier a été Ferdinand de Saussure, qui a été élue par Noam Chomsky et qui trouve des échos en psycholinguistique et dans les sciences cognitives. On peut penser que ces caractéristiques universelles sont susceptibles de révéler des éléments importants concernant la pensée humaine en général. Voir par exemple les fonctions du langage.

Démarche descriptive, démarche prescriptive

La majorité des recherches accomplies en linguistique est purement descriptive : les linguistes cherchent à expliciter la nature du langage sans porter de jugements de valeur. Cependant, il existe un grand nombre de professionnels et d'amateurs qui ne se détachent pas d'un point de vue normatif, plus proche de celui de la grammaire. Alors que ceux-ci vont juger un énoncé selon qu'il respecte ou non le bon usage ou des règles, ceux qui suivent une démarche descriptive vont surtout chercher les origines de ces usages, des règles ou des erreurs qu'ils pourront simplement décrire comme des usages particuliers, voire comprendre que derrière une faute de langue se cache un besoin de rationalisation de la langue.

Parole et écriture

La plupart des travaux en linguistique, à l'heure actuelle, partent du principe que la langue parlée est première, et que la langue écrite n'en est qu'un reflet secondaire. Plusieurs raisons sont évoquées :
- alors que la parole est universelle, l'écriture ne l'est pas, loin de là ;
- l'apprentissage de la langue parlée est bien plus aisé et rapide que celui de la langue écrite ;
- nombre de scientifiques des sciences cognitives pensent qu'il existe dans le cerveau un module du langage qu'il n'est possible de connaître qu'à travers la langue parlée. Bien sûr, les linguistes reconnaissent que l'étude de la langue écrite est loin d'être inutile. L'étude de corpus écrits, à cet égard, est primordiale en linguistique computationnelle, les corpus oraux étant difficiles à créer et à trouver. D'autre part, l'étude des systèmes d'écriture, ou grammatologie, ressortit pleinement à la linguistique. Enfin, les langues dotées d'une tradition écrite ancienne ne sont pas imperméables à des effets rétroactifs de l'écrit sur l'oral : le mot français legs, par exemple, dans lequel le g n'est pas étymologique, est le plus souvent prononcé /lεg/, par influence de la graphie, alors qu'à l'origine on disait /le/.

Domaines de recherches de la linguistique

Phonétique, phonologie, diglossie, syntaxe, sémantique, pragmatique, étymologie, lexicologie, lexicographie, linguistique théorique, linguistique comparée, dialectologie, linguistique descriptive, typologie des langues, linguistique computationnelle, sémiotique, écriture, etc., sont parmi les domaines les plus courants.

Recherches interdisciplinaires

Linguistique appliquée, linguistique cognitive, linguistique historique, orthographe, grammatologie, cryptanalyse, déchiffrage, sociolinguistique, anthropologie linguistique, linguistique anthropologique, analyse critique du discours, psycholinguistique, acquisition du langage, traitement automatique des langues, reconnaissance vocale, reconnaissance du locuteur, synthèse vocale et, plus généralement, traitement de la parole, sont de telles disciplines.

Linguistes importants et écoles de pensée

Parmi les premiers linguistes d'importance, il convient de compter Jacob Grimm, qui, en 1822, a compris et décrit la nature des modifications phonétiques touchant les consonnes dans les langues germaniques (modifications décrites dans la loi de Grimm). À sa suite, Karl Verner, inventeur de la loi portant son nom, August Schleicher, créateur de la Stammbaumtheorie et Johannes Schmidt, qui a développé la Wellentheorie (modèle par vagues) en 1872. Ferdinand de Saussure peut être considéré comme le fondateur de la linguistique structuraliste. Le modèle formel du langage développé par Noam Chomsky, ou grammaire générative et transformationnelle, s'est développé sous l'influence de son maître, Zellig Harris, lequel suivait déjà fortement les préceptes de Leonard Bloomfield. Ce modèle s'est imposé depuis les années 1960. En France, les travaux du linguiste André Martinet, chef de file du fonctionnalisme, sont notables. La linguistique n'exclut pas forcément le grand public : témoins les ouvrages de vulgarisation d'Henriette Walter..

Représentation écrite de la parole

Il existe de nombreuses méthodes utilisées pour transcrire par écrit la parole, comme l'Alphabet phonétique international de l'Association phonétique internationale, ou API, méthode la plus commune actuellement. Celles-ci peuvent tendre à une extrême précision (on parle de transcription fine) et tenter de représenter les particularités phonétiques d'un locuteur précis, ou bien ne décrire que très généralement les oppositions fondamentales entre phonèmes d'une langue ; il s'agit là de transcription phonologique (ou phonétique large). En France, d'autres systèmes existent, comme la notation de Bourciez, propre à la phonétique historique du français et, plus généralement, des langues romanes. Chaque pays doté d'une tradition linguistique a pu développer ses systèmes de transcription. C'est pourtant l'API qui, aujourd'hui, prédomine dans la recherche. Lorsqu'il n'est pas possible d'utiliser l'API pour des raisons techniques, il existe plusieurs méthodes permettant de transcrire l'API dans un système n'utilisant que des caractères présents dans tous les jeux de caractères, comme le SAMPA. Consulter aussi cette liste de méthodes de transcription.

Vers une conception plus étroite de la linguistique

Les termes de linguistique et linguiste ne sont pas toujours appliqués de manière aussi large que vu plus haut. Dans certains contextes, principalement universitaires, de meilleures définitions pourraient être, respectivement, « discipline que l'on étudie dans les départements relevant de la section 07 du Conseil National des Universités ([http://www.education.gouv.fr/personnel/enseignant_superieur/enseignant_chercheur/cnu.htm CNU]) » et « enseignant-chercheur d'un tel département ». La linguistique ainsi considérée ne renvoie pas à l'apprentissage des langues étrangères (à moins que cet apprentissage ne permette de créer des modèles formels de description des langues). Elle n'inclut pas non plus l'étude littéraire. En règle générale, il convient de prendre conscience qu'un linguiste n'est pas forcément un polyglotte. En effet, la maîtrise complète d'une langue n'est pas une condition nécessaire (ni même suffisante) pour étudier et décrire certains aspects de son fonctionnement (c'est, par exemple, le cas en phonétique, où l'étude de la production des sons d'une langue n'implique pas la connaissance de sa syntaxe). Lorsqu'un linguiste s'intéresse à une langue dont il n'est pas particulièrement familier, il consulte généralement des locuteurs natifs, que l'on appelle des informateurs.

Articles connexes


- :catégorie:Linguistique
- liste des linguistes célèbres ;
- histoire de la linguistique ;
- notions fondamentales en linguistique ;
- liste des notions utilisées en linguistique ;
- philologie ;
- psycholinguistique ;
- structuralisme ;
- liste de langues par ordre alphabétique ;
- technesthésie.

Liens externes


- [http://www.ethnologue.com/web.asp Ethnologue: base de données sur les langues] du SIL
- [http://ocw.mit.edu/OcwWeb/Linguistics-and-Philosophy/index.htm Cours en ligne du MIT]
- [http://fr.groups.yahoo.com/group/parislinguists/ Liste de diffusion des informations sur la linguistique à Paris]
- [news:fr.sci.linguistique Forum Usenet francophone]
- [news:sci.lang Forum Usenet] et sa [http://www.zompist.com/langfaq.html FAQ]
- [http://groups.google.fr/groups?q=fr.lettres.langue Forums Usenet francophones sur les langues vivantes]
- [http://www.univ-ag.fr/gerec-f/points_de_depart_recherche/ Guide sur la recherche d'informations en sciences du langage]
- [http://www.linguistlist.org/ Listes de diffusion (en anglais)]
- [http://www.tlfq.ulaval.ca/axl Site québécois sur l'aménagement linguistique dans le monde (une mine d'informations)].

Bibliographie


- Vera Carvalho, Linguistique, Presses Universitaires France, 1980 (ISBN 2130363547) ;
- Ferdinand de Saussure (et al.) (1995), Cours de linguistique générale, Payot, 1995 (ISBN 2228889423) ;
- Sylvie Durrer (1998), Introduction à la linguistique de Charles Bally, Delachaux & Niestlé, 1998, (ISBN 2603010883) ;
- Catherine Fuchs, Pierre Le Goffic, Les linguistiques contemporaines, Hachette, 1992 (ISBN 2-01-016909-3) ;
- Nathalie Garric, Introduction à La Linguistique, Hachette, 2001 (ISBN 2011454603) ;
- Jacques Lerot, Précis de linguistique générale, Minuit, 1993 (ISBN 2707314587) ;
- Mortéza Mahmoudian, La linguistique, Seghers, 1981 (ISBN 2221008367) ;
- Dominique Maingueneau, Aborder la linguistique, Seuil, 1996 (ISBN 2020230313) ;
- André Martinet, Eléments de linguistique générale, 4 édition, Armand Colin, 1996 (ISBN 2200265735) ;
- Jacques Moeschler, Antoine Auchlin, Introduction à la linguistique contemporaine, 2 édition, Armand Colin, 2000 (ISBN 2200251246) ;
- Jean Perrot, Linguistique, Presses Universitaires de France, 1993 (ISBN 2130427723) ;
- Gilles Siouffi, Dan van Raemdonck, 100 fiches pour comprendre la linguistique, Breal, 1999 (ISBN 2842914538) ;
- Olivier Soutet, Linguistique , Presses Universitaires de France, 1997 (ISBN 2130471862) ;
- Joseph Vendryes, Le langage, Albin Michel, 1985 (ISBN 2226047441). fiu-vro:Keeletiidüs ja:言語学 ko:언어학 th:ภาษาศาสตร์ zh-min-nan:Gí-giân-ha̍k

Phonétique articulatoire

catégorie:LinguistiqueCatégorie:Phonétique La phonétique articulatoire est la discipline de la phonétique qui s'intéresse au mode de formation (l'articulation) des sons produits par le gosier humain ou appareil phonatoire.

terminologie de phonétique articulatoire

consonnes - lieu d'articulation


- labiale
  - bilabiale
  - labiovélaire
- apicale
  - dentale
  - alvéolaire
  - laminale
  - rétroflexe
- dorsale
  - palatale
  - vélaire
  - uvulaire
- pharyngale
- glottale

consonnes - mode d'articulation


- occlusive
- fricative
- affriquée
- latérale
- nasale
- clic

voyelles


- antérieure / postérieure
- arrondie / non-arrondie
- ouverte / fermée
- nasale

Phonétique auditive

Il n'existe qu'une phonétique : la phonétique auditive , puisqu'elle doit retranscrire les sons dans leur plus simple expression sans 'fioriture' ou métaphore de dérision. Exple : pour prononcer le mot 'quelle' on utilise les lettres 'q'qui se prononce 'cu' et 'u', en phonétique, la lettre 'k' est utilisée pour tous les termes utilisant le son que qui quoi quel... etc. La phonétique est surtout utile pour chercher la prononciation d'un mot étranger dans un dictionnaire. Et pour cette raison elle devrait être internationale. Exple : pour le français, mais il faut tenir compte des particularités de chaque langue.
- A, a : A exple : avion, partir.
- â : A exple : pâlir, bâtir
- B, b : B exple : bateau, arbre.
- Qu, C devant a,o,u : k exple : carton en phoné : karton
- Cc, cc devant e, i : s exple : puce en phoné : puse
- Cc, cc devant a, o, u : k exple : accorder en phoné : akordé
- K, k : k : exple : koala, kraft
- SS, C devant e, i : S exple: incisive, censé
- S, dans les fin de mots au pluriel ou Z : Z exple : les ensembles, les amis, les arts
- S devant e, i : z exple : pose en phoné : poze
- D, d : D exple : dominos, dames
- E, e : e exple ménage en phoné : ménaje
- é : é exple ménage, étage, mélodie
- è, ê : ê exple : brêche, rêche, crêche
- ai : ê : exple faites,
- e devant r : èr exple : cherche : chèrche
- F, ph, : F exple : fil,four
- G, g, g devant e, i, ea, eo eu : j exple : george
- G, g devant a, o, u : G exple : gargarisme, gorge, gare
- J, j : j exple : jarre, jupe
- H, h muet, non prononcé : rien exple : héberger, hirondelle
- H, h aspiré c.a.d. prononcé : n'existe pas en français
- I, i : i exple : partir, pâlir, venir
- Y, y entre deux consomnes : i exple : glycine, hypocrite
- L, l : l exple libellule, livre
- Ll, ll derrière ai, ei, oui, ii : y exple : brailler, abeille, bouillir
- Y, y entre deux voyelles : y exple : embriyon, anrayer
- M, m : m exple : mener, marcher
- N, n : exple : nattes, anuler
- O, o, ô : o : môle, hôte
- Oo, oo : ou exple : zoom,
- Ou ou : ou exple : ouvrir, rouler
- P, p, pp : p exple : porte, apporter
- R , r, rr : r exple : arête, arrêter, arriver
- T, t, tt : t exple : tondre, attendre
- U, u : u exple : exple : universel, pluton
- V, v : v exple : valise, avion
- W, w : v exple : waggon
- X, x : ks exple : xénon, xylophone
- Z, z : z exple : zèbre, zombie

Phonologie

catégorie:LinguistiqueCatégorie:Phonétique La phonologie est une branche de la linguistique qui étudie comment s'organisent les sons d'une langue afin de former des énoncés. Il ne faut pas la confondre avec la phonétique qui, elle, s'intéresse aux sons eux-mêmes, indépendamment de leur fonctionnement les uns avec les autres. En sorte, la phonétique s'intéresse aux sons en tant qu'unités physiologiques, la phonologie aux sons en tant qu'ils font partie d'une structure. La transcription phonologique se place entre barres obliques : /ra/ est la transcription du mot français rat. Chaque symbole utilisé doit ne renvoyer qu'à un seul phonème et chaque phonème ne doit être codé que par un seul symbole. Les symboles utilisés sont proches de ceux de l'API mais on trouve de nombreuses méthodes de transcription, selon les langues, les auteurs, les époques. On trouvera ici une liste de ces différentes méthodes.

Exposé de la méthode phonologique

Distinguer le son du phonème

Un francophone peut prononcer le mot « rat » avec un /r/ roulé, grasseyé ou normal (dit « parisien ») ; la phonologie n'y verra cependant qu'un seul phonème /r/ car il n'est pas possible, en français, d'opposer trois mots qui débuteraient chacun par une de ces sortes de /r/ et seraient suivi de /a/ : cette distinction n'intéresse que la phonétique. En sorte, [ra] (avec /r/ roulé), [ʀa] (avec /r/ grasseyé comme les prononçait Édith Piaf) et [ʁa] (avec un /r/ normal), se réduisent tous trois à la suite de phonèmes /ra/ et ces suites de phonèmes désignent tous le même mot. On dira alors que les sons [r], [ʀ] et [ʁ] sont des allophones du phonème /r/, c'est-à-dire diverses possibilités de réalisation qui ne contrastent pas en français (alors que [r] et [ʀ] s'opposent dans certaines prononciations de l'arabe et constituent deux phonèmes distincts). La phonologie n'ayant pas besoin de viser à une aussi grande précision que la phonétique, elle n'utilise pas autant de symboles que cette dernière et suit souvent des notations qui sont propres à l'étude de chaque langue. Ainsi, dans l'exemple précédent, si [ʀ], [ʁ] et [r] (notation phonétique) désignent des sons différents, /r/ (notation phonologique) servira à dénoter n'importe lequel des allophones tant que ceux-ci ne s'opposent pas dans la langue. De plus, si l'on peut décrire phonétiquement les sons comme ils se présentent, à la suite, il faut, en phonologie, respecter la règle un signe = un phonème. Par exemple, dans le mot anglais choose, ce qu’un Français analyserait spontanément comme une succession de deux sons [t] + [ʃ] (« ch »), correspond en fait à un seul son : une affriquée. Ce son, représenté par un seul symbole /ʧ/, a également statut de phonème parce qu’il permet d’opposer des paires minimales contenant /t/ ou /ʃ/ (tat et chat). Dans la phrase anglaise, on peut parfaitement trouver une succession /t/ + /ʃ/. Ici, /ʧ/ s’oppose à /tʃ/ et suffit à modifier le sens de la phrase ; comparer : :/wai'ʧu:z/ why choose :/wait'ʃu:z/ white shoes

La paire minimale

Les traits pertinents et les unités discrètes

Les corrélations

La distribution

Le problème des phonèmes composés

Notion de système phonologique

Liste de termes propres à la phonologie


- unité discrète ;
- unité suprasegmentale ;
- allophone ;
- distribution (libre, complémentaire, partielle, etc.) ;
- neutralisation ;
- phonème ;
- archiphonème ;
- paire minimale (et opposition pertinente) ;
- signe linguistique.
- structure

pathologies du système phonologique

les troubles phonologiques sont des troubles qui atteignent la constitution du système phonologique, et par conséquent la construction du système phonologique des mots. Il s'agit de troubles centraux, qui touchent l'intégrité des représentations d'un niveau linguistique dans le système cognitif. ja:音韻論 ko:음운론

Phonétique historique

catégorie:LinguistiqueCatégorie:Phonétique La phonétique historique (ou phonologie diachronique) est une branche de la linguistique historique qui décrit en diachronie les modifications subies par les systèmes phonologiques des langues au cours de leur histoire. C'est une discipline majeure de la linguistique comparée.

Les langues sont en évolution constante

Chaque langue prise en synchronie possède un ensemble de traits qui la définissent et que l'on peut décrire avec précision, parmi lesquels la syntaxe (règles grammaticales présidant à la construction d'énoncés), le lexique (stock de lemmes, ou « mots », d'une langue), la morphologie (modifications subies par les lemmes pour répondre aux exigences syntaxiques, comme la conjugaison, la déclinaison ou les règles d'accords) et le système phonologique (stock de phonèmes d'une langue). Ces traits, cependant, ne peuvent être décrits que pour un état précis de la langue, limité dans l'espace et le temps. Par exemple, les traits du français tel qu'il était parlé au ne coïncident plus avec ceux de celui que l'on a parlé au XIVe, XVIe, et au s. Les raisons de cette évolution sont multiples ; pour ne retenir que la principale, il suffit de dire qu'en se transmettant, surtout oralement, ce qui a été le cas (voire l'est encore) pour la majorité des langues, les informations se modifient, à la manière du « téléphone arabe ». Les humains ne sont pas dotés d'une mémoire parfaite, et chacun utilise ses propres mots, a sa prononciation, commet des « erreurs » grammaticales qui lui sont propres. Chaque génération apprend une langue quelque peu différente de celle de ses ancêtres. Le processus d'évolution peut sembler actuellement faible, ralenti qu'il est par la normalisation des langues utilisées dans les pays dits « développés » : on enseigne à l'école une langue normée, et un habitant du Lubéron, par exemple, entend fréquemment le français des Parisiens grâce aux médias, ce qui n'est le cas que depuis récemment. Pendant des siècles, les locuteurs d'une langue n'ont pu connaître que celle de leurs proches, ce qui a favorisé les évolutions : sans comparaison, il n'est pas possible de savoir de quelle manière l'on diverge d'autres usages, ni même que l'on diverge. C'est pour cette raison que l'on a parlé en France pendant des siècles une multitude de langues plus ou moins proches les unes des autres, que l'on nomme de manière péjorative « patois », jusqu'à ce que s'impose réellement l'une des variantes possibles (on plutôt un ensemble de variantes considéré comme le français). Les phonèmes d'une langue, de la même manière que le reste, évoluent constamment, et ce surtout à cause de ce que l'on nomme la « paresse articulatoire » : l'être humain, en parlant, tend à dépenser le moins d'énergie possible tout en devant faire en sorte que l'information reste compréhensible. Il « acommode » donc les sons, surtout en contact, à ce souci d'économie. Si l'on ne prend que l'exemple de la langue (c'est-à-dire ici l'organe ; on aurait pu aussi prendre comme point de départ la glotte), il est facile de constater que celle-ci se déplace pendant l'émission de sons (il suffit, pour s'en assurer de prononcer les sons ou puis ch pour sentir son déplacement). Par paresse articulatoire, les locuteurs vont éviter que celle-ci ne fasse de trop de mouvements : si l'on prononce distinctement les sons /a/, /n/ et /p/ à la suite, soit /anp/, l'on constate que la langue doit toucher les dents (pour /n/) puis s'effacer pour que les lèvres prennent le relais (afin de prononcer /p/). Or, si l'on émet ces sons rapidement, on se rend compte que ─ de manière naturelle ─ il est plus simple de prononcer /amp/ : la langue n'a plus besoin de toucher les dents, les consonnes /m/ et /p/ étant toutes deux prononcées au moyen des deux lèvres ; le résultat, toutefois, reste suffisamment proche du point de départ pour que le processus soit inconscient. Ce phénomène, dit « assimilation » des sons en contact, est l'un des principaux responsables des modifications phonétiques : les sons qui se suivent tendent à être prononcés d'une manière proche, qui n'est pas forcément le point d'articulation. Ceci ne constitue bien sûr qu'un seul exemple parmi des dizaines. On peut consulter la liste des principales modifications phonétiques pour s'en donner une idée. Parmi toutes les évolutions possibles, seules celles qui concernent les phonèmes ne le font pas d'une manière « désorganisée », puisqu'elles suivent le plus souvent le principe d'économie. Il existe cependant un effet inverse, celui de la différenciation, qui éloigne des phonèmes devenus trop proches et évite ainsi que les énoncés deviennent trop ambigus : en effet, si seule la paresse articulatoire jouait, il faudrait convenir que les langues ne pourraient évoluer que vers une grande simplification : le système phonologique d'une langue B issue de A devrait alors comporter moins d'unités, jusqu'à ce qu'avec le temps il n'existe plus qu'un nombre très réduit d'unités, ce qui n'est pas le cas ; comme on l'a dit, l'évolution d'une langue est partagée entre deux pôles : la paresse articulatoire d'une part et la nécessité de transmettre une information d'autre part. Si une langue à un état X issu d'un état W, et ainsi de suite jusqu'à un hypothétique point de départ A ne comportait plus que deux phonèmes /a/ et /b/, il faudrait concevoir que les mots en composant le lexique seraient interminables. En effet, constituer ne seraient-ce que cent mots différents au moyen de deux unités demande au moins l'utilisation de sept occurrences de ces unités à la suite (en base deux, il faut 27 pour obtenir 128 configurations possibles), comme /abbaaba/, /babbaab/, /baababa/, etc. Or, des mots trop longs demandent plus d'efforts, tant pour les mémoriser que pour les prononcer, ce qui contredit la tendance à la paresse articulatoire : les systèmes phonologiques se modifient sans toutefois se simplifier, au risque de demander sinon plus d'efforts encore. En sorte, ils sont constamment dans une recherche d'équillibre de rendement.

Notions fondamentales

Note : conformément à la tradition qui prévaut en linguistique comparée, les transcriptions phonétiques ne suivent pas l'alphabet phonétique international mais, selon les familles de langues : le système de Bourciez pour les langues romanes, la transcription des germanistes pour les langues germaniques, la transcription des langues indiennes pour le sanskrit, etc. On situe les premières tentatives d'étude du caractère régulier des évolutions phonétiques au , quand le slaviste August Leskien a pris conscience de lAusnahmlosigkeit der Lautgesetze, c'est-à-dire la « régularité des lois phonétiques ». Cette régularité ne se retrouve ni en sémantique, ni en syntaxe ou en morphologie : seule la phonétique historique obéit à des lois, ce qui explique qu'elle soit la pierre angulaire de la linguistique comparée.

Seuls les sons suivent des changements réguliers

Il n'est pas possible de distinguer des changements réguliers ailleurs que dans le domaine des sons d'une langue. En effet, si le sens des mots évolue aussi constamment, on ne peut donner de règle générale concernant ces évolutions. Par exemple, rien ne permettait de prévoir que du mot latin
rem, « quelque chose », le français en aurait tiré rien, « absence de quelque chose » ou encore que passus, « pas (que l'on fait en marchant », eût donné à la fois pas, même sens, et pas, adverbe de négation. Si ces modifications avaient été régulières, on les aurait retrouvées dans les autres langues romanes, ce qui n'est pas le cas. Les exemples pourraient être multipliés à l'infini dans le domaine sémantique : celui-ci ne suit pas de lois. De même dans les autres domaines, comme la syntaxe ou la morphologie : aucune tendance générale à l'évolution des langues ne permet de justifier qu'on ait en français besoin de deux négations pour nier (il ne veut pas), non plus que le castillan ait formé deux imparfaits du subjonctif à partir de l'imparfait et du plus-que-parfait du même mode latins. En sorte, il n'est possible d'étudier les grandes tendances évolutives des langues que dans un cadre phonétique et phonologique.

La notion de loi phonétique

Le point de départ de la phonétique historique repose donc dans un constat empirique de correspondances. Ainsi : « ε et ο grecs correspondent à a en sanskrit », ce que l'on voit dans des cas comme « grec πατέρ- = skt. pitár- » (« père ») ou encore « grec δρυμός (“forêt de chênes”) = skt. drumas (“arbre”) ». Ce dernier exemple montre bien que si les correspondances peuvent être établies entre les sons, elles ne fonctionnent pas nécessairement entre les sens des mots comparés. Un autre exemple peut le prouver facilement : soient les mots res (latin), rien (français) et rāyás (sanskrit) ; la phonétique historique nous apprend qu'ils proviennent directement ou non d'un même étymon indo-européen (le latin et le sanskrit dérivant de l'IE, le français du latin). En latin, le terme signifie « quelque chose », en français « aucune chose (rien) » et en sanskrit « richesse ». Bien que provenant tous d'une même source, les mots n'ont pas gardé des sens identiques, sans que l'on puisse établir de règle permettant de déterminer de quelle manière le sens a évolué utilisable pour d'autres mots : les évolutions sémantiques ne sont pas régulières. Ainsi, dans un contexte donné, l'évolution phonétique est régulière et mécanique, de telle sorte que l'on puisse établir des correspondances formelles entre les phonèmes de tel état d'une langue et ceux d'un autre état, ou, partant, entre les phonèmes de langues issues d'un même ancêtre. Cette régularité des modifications permet que l'on qualifie de « loi » les descriptions qu'on peut en faire et qui concernent la phonétique historique. C'est par l'étude des correspondances entre les phonèmes de plusieurs langues que l'on peut savoir qu'elles sont « génétiquement » liées ; cette même étude a d'ailleurs permis la découverte de la notion de « familles de langues », parmi lesquelles les langues indo-européennes, qui, observées sous l'angle de la linguistique comparée, montrent qu'elles sont toutes issues d'un ancêtre commun, l'indo-européen. D'autre part, les modifications phonétiques ne s'appliquent qu'à des moments précis de l'histoire d'une langue et dans certains dialectes : aucune loi n'est universelle ni intemporelle. Par exemple, l'on sait que la sifflante grecque /s/ tombe entre deux voyelles (on parle d'un amuïssement) ; c'est le cas dans un nom comme τεῖκος (« rempart ») dont le génitif attendu est τείκεσ+ος. La forme classique est bien τείκεος, qui devient τείκους par contraction des deux voyelles en hiatus. Cette règle ne concerne cependant que le grec : elle ne fonctionne pas en latin, par exemple, où un /s/ entre deux voyelles passe normalement à /r/ (cas de rhotacisme) : honos (« honneur » ; la forme classique est honor, par analogie avec les autres cas) fait au génitif honos+is, soit honoris. De plus, la loi n'a fonctionné en grec qu'à une certaine époque : un mot comme πόσις («époux ») possède un /s/ intervocalique parce que celui-ci provient de l'évolution de /t/ devant /i/ en /tsi/ puis /si/ (on parle d'une assibilation) ; de sorte, l'on peut dire qu'en grec à une certaine époque /s/ s'est amuï entre voyelles et qu'ensuite la loi n'a plus eu cours ; quand de nouvelles sifflantes sourdes sont apparues entre voyelles, elles n'ont pas été modifiées. Encore une fois, il convient de préciser que le passage de /ti/ à /si/ ne concerne que le grec, puisque l'équivalent direct de πόσις se retrouve en sanskrit sous la forme patis (« maître »). Le cas se rencontre de la même manière dans les langues celtiques, où le phonème indo-européen
- p s'est amuï (ainsi
- ph2ter-, « père », donne bien pater en latin, πατέρ- en grec, pitár- en sanskrit mais athir [aθir] en vieil irlandais) tandis que
- kw est devenu p (comme dans pedwar gallois, « quatre », de
- kwetwōr). De sorte, il existe dans les langues celtiques un phonème /p/ qui s'est développé après l'amuïssement du
- p indo-européen : seuls se sont amuïs les
- p anciens, et non ceux issus d'une évolution phonétique postérieure. L'on peut ainsi donner une chronologie aux évolutions phonétiques : «
- kw > p » doit en toute logique être situé dans le temps après «
- p disparaît ». Enfin, il faut considérer que les évolutions sont inconscientes et graduelles : les locuteurs n'ont pas l'impression de déformer les sons qu'ils utilisent (ce qui explique que de nos jours ces évolutions soient plus lentes : chaque locuteur d'un pays dans lequel les médias et l'enseignement diffusent une langue normalisée prend facilement conscience de ses divergences) ; elles sont graduelles, justement, parce qu'elles ne doivent pas choquer l'oreille. Il est fréquent en phonétique historique d'indiquer que tel phonème donne tel phonème. Ce n'est cependant qu'une réduction qui masque le caractère continu des évolutions. Si l'on indique par exemple que le /t/ du latin devant le son /y/ — à l'initiale de yourte — lui-même devant voyelle devient en français moderne un /s/ — comme dans sa — (ainsi latin fortia, prononcé /fortya/ donne force /fors/), ce que l'on peut noter par « /ty/ + voyelle > /s/ + voyelle », c'est un raccourci pour une série d'évolutions lentes et progressives, dont les principales étapes sont les suivantes (en gardant la suite de phonèmes de l'exemple précédent) :
- /tya/ > /ca/ (où /c/ note un /t/ mouillé, ou « palatalisé », prononcé entre /t/ et /k/) : plutôt que de se placer d'abord sur la position du /t/ (les dents) puis du /y/ (le palais dur), la langue adopte le point d'articulation de /y/ (on parle d'une « assimilation ») qui, lui, disparaît par trop proche proximité ;
- /ca/ > /csa/ : l'articulation occlusive de la consonne /c/ se relâche à la fin (on parle d'un « relâchement articulatoire ») et laisse entendre un son /s/ parasite ;
- /csa/ > /tsa/ : la consonne se rapproche du point d'articulation où est situé le relâchement /s/ (les dents) pour éviter de se poser d'abord sur le palais pour /c/ puis sur les dents pour /s/ ;
- /tsa/ > /sa/ : le groupe complexe /t/ + /s/ est simplifié en /s/ simple. Sachant qu'entre-temps la voyelle /a/ est passée à /ǝ/ (
e caduc comme dans je), l'on obtient /sǝ/. Ainsi, latin fortia donne bien français force. Pour résumer, l'on peut affirmer à propos des modifications phonétiques étudiées par la phonétique historique :
- que celles-ci ne concernent qu'un moment précis de l'état d'une langue et ne sont pas intemporelles ;
- que si un phonème X est devenu un phonème Y au cours de l'histoire d'une langue, tous les phonèmes X de la même époque doivent avoir subi le même processus : il ne doit pas y avoir d'exception qui ne puisse être expliquée par l'application d'une autre loi ou l'analogie (cette dernière notion est essentielle en phonétique historique et plus généralement en linguistique comparée et fait l'objet d'un article séparé). Toute modification connue par une langue doit être régulière et systématique ;
- que le processus d'évolution phonétique est une caractéristique intrinsèque aux langues vivantes (mais pas la seule : l'évolution des langues concerne tous ses aspects, sémantiques, morphologiques, syntaxiques, etc), qu'il est inconscient et graduel. Les modifications étudiées en phonétique historique sont souvent nommées « lois » quand elles concernent des processus importants ; celles-ci sont principalement de trois natures ; certaines sont « inconditionnées » : elles sont automatiques et s'appliquent dans n'importe quel contexte ; les autres sont « conditionnées » et ne prennent place que dans un contexte phonétique particulier. Les dernières, enfin, sont « sporadiques » et se manifestent parfois, de manière plus ou moins régulière.

Principaux types de changements et leur notation

:1. A > B (le phonème A devient le phonème B) ::La modification concerne bien sûr un phonème A d'un stade ancien d'une langue qui devient B dans un stade plus récent. L'on peut, en inversant l'angle de vue, noter « B < A », soit « B vient de A ». :Exemple 1 : indo-européen
- bh > grec ph (φ) (dévoisement des sonores aspirées). ::Si le changement est conditionné, s'il n'apparaît que dans certaines conditions, il faut indiquer lesquelles, ce que l'on fait après une barre oblique, selon une notation codifiée où le phonème modifié est représenté par « _ ». Par exemple : ::A > B / X_Y se lit « A donne B quand il est entre X et Y » (où « X » et « Y » peuvent être représentés par « C » : une consonne, « V » : une voyelle, «
- » : n'importe quel phonème, « s » : le phonème /s/, etc.) ou encore ::A > B / _#, soit « A donne B en fin de mot » (« # » indique la limite entre les mots), ou enfin ::A > B / #_[V ‑accent][C +fricative], c'est-à-dire « A donne B en début de mot devant voyelle atone suivie d'une consonne fricative ». :Exemple 2 : IE m > grec n / _# (neutralisation de

- m au profit de /n/ en fin de mot). :Exemple 3 : langues satem s > š / [r, u, k, i]_ (loi dite ruki). :Exemple 4 : germanique commun [f, þ, χ, χw, s] > [ƀ, đ, ǥ, ǥw, z] / [
- -accent]_ (loi de Verner). :2. A, B > B (les phonèmes A et B sont confondus en B) ::Dans certaines langues, deux phonèmes différents peuvent se fondre en un seul des deux : on dit que « les phonèmes A et B ont été confondus en B ». Le cas est différent lorsque plusieurs phonèmes sont confondus en un seul nouveau phonème. :Exemple 1 : indo-aryen [s, ś] > pāḷi s. :Exemple 2 : IE [r, l] > indo-aryen l. :Exemple 3 : IE [kw, k] > lituanien k (loi de réduction des vélaires). :Exemple 4 : grec ancien [ē, oi, ī, ĭ, ei, ü, ǖ, üi (η, οι, ι, ει, υ, υι)] > grec moderne ĭ (iotacisme). :3. A, B > C (les phonèmes A et B sont confondus en C) ::Contrairement au cas précédent, plusieurs phonèmes sont confondus en un seul nouveau phonème. :Exemple 1 : latin classique [ē, ĭ, œ] > latin vulgaire ẹ̆ (= [e]). :Exemple 2 : latin [en, an] > ancien français ã / _(C | #) (nasalisation des groupes /en/ et /an/ devant consonne ou en fin de mot). :Exemple 3 : IE [sr, wr] > grec [r -voix] (ῥ) / #_ (amuïssement de

- s et
- w en début de mot devant /r/ et dévoisement de ce dernier). :4. A > Ø (le phonème A s'amuït) ::Les cas d'amuïssement sont très fréquents ; ils consistent en la disparition d'un phonème, qu'elle soit conditionnée ou non. :Exemple 1 : IE p > vieil irlandais Ø. :Exemple 2 : IE s, y, w > grec Ø / V_V. :Exemple 3 : latin [V -accent, ¬a] > ancien français Ø / _# (« ¬a » pour « sauf /a/ » ; amuïssement sauf pour a des voyelles atones latines en français). :5. ø > A (un nouveau phonème apparaît) :: Ce sont par exemple des anaptyxes et des épenthèse, phonèmes permettant une prononciation plus aisée dans des groupes de consonnes. :Exemple 1 : latin ø > ancien français D / N_R (apparition d'une consonne occlusive sonore épenthétique entre les groupes composés d'une nasale suivie d'une liquide, /r/ ou /l/, la consonne étant alors homorganique à la nasale initiale ; ainsi cámĕra donne chambre, issu de cámra après l'amuïssement de ĕ atone). :Exemple 2 : latin ø > ancien français ĭ / #_S(K | N) (apparition d'une voyelle anaptyxe en début de mot, laquelle évolue par la suite, devant des groupes composés d'une sifflante /s/ suivie d'une occlusive sourde /p, t, k/ ou d'une nasale /n, m/ : scutu(m) donne écu en français).

Principales lois linguistiques utilisées en phonétique historique des langues IE

Entre parenthèses : aire d'extension de la loi. # loi de réduction des vélaires (IE) ; # loi des dentales en contact (IE) ; # Loi de Grimm (germanique commun et arménien) ; # loi de Verner (germanique commun) ; # seconde mutation consonantique (haut allemand) ; # loi de Bartholomae (indo-iranien) ; # loi de Brugmann (indo-iranien) ; # loi de Caland-Wackernagel (IE) ; # loi de Grassmann (grec et indo-iranien) ; # loi de Hirt (balto-slave) ; # loi de Lachmann (latin) ; # loi de Leskien (balte) ; # loi de limitation (grec) ; # loi de Lindeman (IE) ; # loi de Meillet (balto-slave) ; # loi d'Osthoff (grec) ; # loi ruki (langues satem) ; # loi de Saussure (balte) ; # loi de Siebs (IE) ; # loi de Siever (IE) ; # loi de Rix (grec) ; # loi de Winter-Kortlandt (balto-slave) ; # loi de Bartsch (ancien français).

Articles connexes

Articles généraux


- types de modifications phonétiques ;
- linguistique comparée ;
- phonétique ;
- phonologie.

Articles fortement diachroniques


- chinois archaïque ;
- langue romane ;
- ancien français ;
- conjugaisons du grec ancien.


Signe linguistique

Un signe linguistique est une entité formée par la réunion d'un signifié (un concept) et d'un signifiant (une forme sonore ou image acoustique). Par exemple, le mot français arbre est un signe linguistique associant le concept d'arbre à la forme sonore /arbr/.

Linguistique

mot La notion de signe linguistique a été définie par Ferdinand de Saussure dans son Cours de linguistique générale. Saussure a souligné trois caractéristiques importantes du signe linguistique : #L'arbitraire du signe : le lien entre le signifiant et le signifié est arbitraire (c'est-à-dire immotivé), car un même concept peut être associé à des images acoustiques différentes selon les langues. #Le caractère linéaire du signifiant : « le signifiant, étant de nature auditive, se déroule dans le temps ». Les éléments des signifiants se présentent donc obligatoirement les uns après les autres, selon une succession linéaire : ils forment une chaîne. #L'immutabilité du signe : le signifiant associé à un concept donné s'impose à la communauté linguistique : un locuteur ne peut décider de le modifier arbitrairement. #La mutabilité du signe : les signes linguistiques peuvent néanmoins être modifiés par le temps, par l'évolution linguistique (modification du signifiant, du signifié ou de leur rapport). La science étudiant les signes, qu'ils soient verbaux ou non-verbaux, est la sémiotique (ou sémiologie, selon le sens donné à ce dernier terme). Celle étudiant les concepts d'un point de vue linguistique est la sémantique, tandis que la phonétique et la phonologie décrivent l'image sonore des signes linguistiques.

Psychanalyse

Le psychanalyste Jacques Lacan s'inspira de cette notion pour développer son concept de signifiant et de signifié. Pour Lacan, l'élément essentiel du signe linguistique est bien le signifiant, le mot lui-même. Il y a primauté du signifiant. L'impression, la trace mnésique que laisse l'image acoustique détermine le parlêtre. Cette distinction lacanienne s'appuie également sur les notions, chez Sigmund Freud, de représentation de chose et de représentation de mot, qui ne sont cependant pas synonymes de signifiant et signifié. Si l'importance du signifiant révèle un parlêtre tout fait de symbolisme, la primauté du signifiant permet plus encore d'aborder l'inconscient, structuré comme un langage. Partant de la phrase Un signe est ce qui représente quelque chose pour quelqu'un ( Lacan, L'identification), Lacan formulera un énoncé très différent, élevé à la dignité d'axiome, de véritable slogan : Un signifiant représente le sujet pour un autre signifiant. Ce sujet que le signifiant représente, il s'agit du sujet de l'inconscient. C'est le signifiant qui tranche, c'est lui qui introduit la différence comme telle dans le réel, et justement dans la mesure où ce dont il s'agit n'est point de différences qualitatives (L'identification). catégorie:Linguistique catégorie:Terminologie lacanienne ja:記号

Linguistique


-
Au sens large, la linguistique est l'étude du langage humain ; un linguiste est donc une personne qui étudie les langues. Dans un sens plus restreint, la linguistique s'oppose à la grammaire dite traditionnelle, en ce sens que celle-ci est normative tandis que celle-là est descriptive. Alors que la grammaire juge des énoncés quant à leur adéquation à une norme donnée, la linguistique se contente de décrire. L'étude de la linguistique peut se faire selon trois axes principaux, dont les tenants et aboutissants sont décrits ci-dessous :
- études en synchronie et diachronie : l'étude synchronique d'une langue s'intéresse seulement à cette langue à un moment donné de son histoire, à un seul de ses états. Par opposition, étudier une langue — ou une famille de langues — en diachronie revient à s'intéresser à son histoire et aux changements structurels qu'elle a subis ;
- études théoriques et appliquées : la linguistique théorique étudie la création de structures permettant la description individuelle de langues ainsi que les théories tentant de cerner leurs constantes universelles ;
- études contextuelles et indépendantes : bien que les termes désignant cette dichotomie ne soient pas clairement fixés, on peut la décrire comme suit ; l'étude contextuelle s'intéresse aux interactions entre le langage et le monde, tandis que l'étude indépendante considère le langage pour lui-même, indépendamment de ses conditions extérieures. Les spécialistes sans qualifications précises qui se désignent comme des linguistes sont principalement intéressés par la linguistique indépendante, théorique et synchronique, que l'on considère souvent comme la branche principale de la discipline, et que l'on désignera ici sous le terme de linguistique théorique.

Domaines de la linguistique théorique

La linguistique théorique est souvent divisée en domaines séparés et plus ou moins indépendants :
- phonétique : étude des différents phones ou sons produits par l'appareil phonatoire humain ;
- phonologie : étude des sons pertinents, ou phonèmes, d'une langue donnée ;
- morphologie : étude de la structure interne des mots ;
- syntaxe : étude de la combinatoire des mots entre eux pour former des énoncés ;
- sémantique : étude du sens des mots et des énoncés ;
- stylistique : étude du style d'un énoncé littéraire ou non ; le style constitue-t-il un écart par rapport à une norme ?
- pragmatique : étude de l'utilisation (littérale, figurée ou autre) des énoncés dans les actes d'énonciation. Le caractère séparé de chacun de ces domaines ne fait pas forcément l'unanimité. Les linguistes, cependant, reconnaissent le plus souvent qu'aucun domaine n'est entièrement indépendant d'un autre.

Linguistique diachronique

Alors que la linguistique théorique s'attache à décrire les langues à un moment donné de leur histoire (le plus souvent le présent), la linguistique diachronique examine comment les langues évoluent au cours du temps — que ces changements concernent la prononciation (on parle alors de phonétique historique), le sens et l'histoire des mots (c'est là l'étymologie qui est concernée), voire plusieurs aspects (et l'on touche là à la linguistique) — parfois à travers plusieurs siècles. La linguistique historique jouit d'une longue et riche histoire. C'est d'ailleurs de cette branche de la linguistique que sont nées les autres approches. Elle repose sur des postulats théoriques jugés solides (comme les lois phonétiques). Une discipline comme la linguistique comparée repose principalement sur une optique historique.

Linguistique appliquée

Au contraire de la linguistique théorique, qui cherche à décrire de manière générale une langue donnée ou le langage humain, la linguistique appliquée se sert de ces recherches pour les appliquer à d'autres domaines comme l'enseignement des langues, la dictionnairique, la synthèse ou la reconnaissance vocale, ces deux dernières approches étant ensuite utilisées en informatique pour fournir des interfaces vocales, par exemple.

Linguistique contextuelle

La linguistique contextuelle est un domaine dans lequel la linguistique interagit avec d'autres disciplines. Elle étudie par exemple comment le langage interagit avec le reste du monde. La sociolinguistique, la linguistique anthropologique et l'anthropologie linguistique sont des domaines ressortissant à la linguistique contextuelle dans lesquels on étudie les liens entre le langage et la société. De même, l'analyse critique du discours est un point de rencontre entre la rhétorique, la philosophie et la linguistique. Il est ainsi possible de parler d'une philosophie du langage. D'autre part, l'étude médicale du langage conduit à des approches psycholinguistique et neurolinguistique. Enfin, appartiennent aussi à la linguistique contextuelle des domaines de recherches comme l'acquisition du langage, la linguistique évolutionniste, la linguistique stratificationnelle ainsi que les sciences cognitives.

Locuteur individuel, communautés linguistiques et caractéristiques universelles du langage

Plusieurs approches linguistiques sont possibles selon l'étendue de l'objet d'étude : certains analysent la langue d'un locuteur donné, d'autres des développements généraux sur la langue. On peut aussi étudier la langue d'une communauté bien précise, comme l'argot des banlieues ou bien rechercher les caractéristiques universelles du langage partagées par tous les hommes. C'est cette dernière approche, la linguistique générale, dont le pionnier a été Ferdinand de Saussure, qui a été élue par Noam Chomsky et qui trouve des échos en psycholinguistique et dans les sciences cognitives. On peut penser que ces caractéristiques universelles sont susceptibles de révéler des éléments importants concernant la pensée humaine en général. Voir par exemple les fonctions du langage.

Démarche descriptive, démarche prescriptive

La majorité des recherches accomplies en linguistique est purement descriptive : les linguistes cherchent à expliciter la nature du langage sans porter de jugements de valeur. Cependant, il existe un grand nombre de professionnels et d'amateurs qui ne se détachent pas d'un point de vue normatif, plus proche de celui de la grammaire. Alors que ceux-ci vont juger un énoncé selon qu'il respecte ou non le bon usage ou des règles, ceux qui suivent une démarche descriptive vont surtout chercher les origines de ces usages, des règles ou des erreurs qu'ils pourront simplement décrire comme des usages particuliers, voire comprendre que derrière une faute de langue se cache un besoin de rationalisation de la langue.

Parole et écriture

La plupart des travaux en linguistique, à l'heure actuelle, partent du principe que la langue parlée est première, et que la langue écrite n'en est qu'un reflet secondaire. Plusieurs raisons sont évoquées :
- alors que la parole est universelle, l'écriture ne l'est pas, loin de là ;
- l'apprentissage de la langue parlée est bien plus aisé et rapide que celui de la langue écrite ;
- nombre de scientifiques des sciences cognitives pensent qu'il existe dans le cerveau un module du langage qu'il n'est possible de connaître qu'à travers la langue parlée. Bien sûr, les linguistes reconnaissent que l'étude de la langue écrite est loin d'être inutile. L'étude de corpus écrits, à cet égard, est primordiale en linguistique computationnelle, les corpus oraux étant difficiles à créer et à trouver. D'autre part, l'étude des systèmes d'écriture, ou grammatologie, ressortit pleinement à la linguistique. Enfin, les langues dotées d'une tradition écrite ancienne ne sont pas imperméables à des effets rétroactifs de l'écrit sur l'oral : le mot français legs, par exemple, dans lequel le g n'est pas étymologique, est le plus souvent prononcé /lεg/, par influence de la graphie, alors qu'à l'origine on disait /le/.

Domaines de recherches de la linguistique

Phonétique, phonologie, diglossie, syntaxe, sémantique, pragmatique, étymologie, lexicologie, lexicographie, linguistique théorique, linguistique comparée, dialectologie, linguistique descriptive, typologie des langues, linguistique computationnelle, sémiotique, écriture, etc., sont parmi les domaines les plus courants.

Recherches interdisciplinaires

Linguistique appliquée, linguistique cognitive, linguistique historique, orthographe, grammatologie, cryptanalyse, déchiffrage, sociolinguistique, anthropologie linguistique, linguistique anthropologique, analyse critique du discours, psycholinguistique, acquisition du langage, traitement automatique des langues, reconnaissance vocale, reconnaissance du locuteur, synthèse vocale et, plus généralement, traitement de la parole, sont de telles disciplines.

Linguistes importants et écoles de pensée

Parmi les premiers linguistes d'importance, il convient de compter Jacob Grimm, qui, en 1822, a compris et décrit la nature des modifications phonétiques touchant les consonnes dans les langues germaniques (modifications décrites dans la loi de Grimm). À sa suite, Karl Verner, inventeur de la loi portant son nom, August Schleicher, créateur de la Stammbaumtheorie et Johannes Schmidt, qui a développé la Wellentheorie (modèle par vagues) en 1872. Ferdinand de Saussure peut être considéré comme le fondateur de la linguistique structuraliste. Le modèle formel du langage développé par Noam Chomsky, ou grammaire générative et transformationnelle, s'est développé sous l'influence de son maître, Zellig Harris, lequel suivait déjà fortement les préceptes de Leonard Bloomfield. Ce modèle s'est imposé depuis les années 1960. En France, les travaux du linguiste André Martinet, chef de file du fonctionnalisme, sont notables. La linguistique n'exclut pas forcément le grand public : témoins les ouvrages de vulgarisation d'Henriette Walter..

Représentation écrite de la parole

Il existe de nombreuses méthodes utilisées pour transcrire par écrit la parole, comme l'Alphabet phonétique international de l'Association phonétique internationale, ou API, méthode la plus commune actuellement. Celles-ci peuvent tendre à une extrême précision (on parle de transcription fine) et tenter de représenter les particularités phonétiques d'un locuteur précis, ou bien ne décrire que très généralement les oppositions fondamentales entre phonèmes d'une langue ; il s'agit là de transcription phonologique (ou phonétique large). En France, d'autres systèmes existent, comme la notation de Bourciez, propre à la phonétique historique du français et, plus généralement, des langues romanes. Chaque pays doté d'une tradition linguistique a pu développer ses systèmes de transcription. C'est pourtant l'API qui, aujourd'hui, prédomine dans la recherche. Lorsqu'il n'est pas possible d'utiliser l'API pour des raisons techniques, il existe plusieurs méthodes permettant de transcrire l'API dans un système n'utilisant que des caractères présents dans tous les jeux de caractères, comme le SAMPA. Consulter aussi cette liste de méthodes de transcription.

Vers une conception plus étroite de la linguistique

Les termes de linguistique et linguiste ne sont pas toujours appliqués de manière aussi large que vu plus haut. Dans certains contextes, principalement universitaires, de meilleures définitions pourraient être, respectivement, « discipline que l'on étudie dans les départements relevant de la section 07 du Conseil National des Universités ([http://www.education.gouv.fr/personnel/enseignant_superieur/enseignant_chercheur/cnu.htm CNU]) » et « enseignant-chercheur d'un tel département ». La linguistique ainsi considérée ne renvoie pas à l'apprentissage des langues étrangères (à moins que cet apprentissage ne permette de créer des modèles formels de description des langues). Elle n'inclut pas non plus l'étude littéraire. En règle générale, il convient de prendre conscience qu'un linguiste n'est pas forcément un polyglotte. En effet, la maîtrise complète d'une langue n'est pas une condition nécessaire (ni même suffisante) pour étudier et décrire certains aspects de son fonctionnement (c'est, par exemple, le cas en phonétique, où l'étude de la production des sons d'une langue n'implique pas la connaissance de sa syntaxe). Lorsqu'un linguiste s'intéresse à une langue dont il n'est pas particulièrement familier, il consulte généralement des locuteurs natifs, que l'on appelle des informateurs.

Articles connexes


- :catégorie:Linguistique
- liste des linguistes célèbres ;
- histoire de la linguistique ;
- notions fondamentales en linguistique ;
- liste des notions utilisées en linguistique ;
- philologie ;
- psycholinguistique ;
- structuralisme ;
- liste de langues par ordre alphabétique ;
- technesthésie.

Liens externes


- [http://www.ethnologue.com/web.asp Ethnologue: base de données sur les langues] du SIL
- [http://ocw.mit.edu/OcwWeb/Linguistics-and-Philosophy/index.htm Cours en ligne du MIT]
- [http://fr.groups.yahoo.com/group/parislinguists/ Liste de diffusion des informations sur la linguistique à Paris]
- [news:fr.sci.linguistique Forum Usenet francophone]
- [news:sci.lang Forum Usenet] et sa [http://www.zompist.com/langfaq.html FAQ]
- [http://groups.google.fr/groups?q=fr.lettres.langue Forums Usenet francophones sur les langues vivantes]
- [http://www.univ-ag.fr/gerec-f/points_de_depart_recherche/ Guide sur la recherche d'informations en sciences du langage]
- [http://www.linguistlist.org/ Listes de diffusion (en anglais)]
- [http://www.tlfq.ulaval.ca/axl Site québécois sur l'aménagement linguistique dans le monde (une mine d'informations)].

Bibliographie


- Vera Carvalho, Linguistique, Presses Universitaires France, 1980 (ISBN 2130363547) ;
- Ferdinand de Saussure (et al.) (1995), Cours de linguistique générale, Payot, 1995 (ISBN 2228889423) ;
- Sylvie Durrer (1998), Introduction à la linguistique de Charles Bally, Delachaux & Niestlé, 1998, (ISBN 2603010883) ;
- Catherine Fuchs, Pierre Le Goffic, Les linguistiques contemporaines, Hachette, 1992 (ISBN 2-01-016909-3) ;
- Nathalie Garric, Introduction à La Linguistique, Hachette, 2001 (ISBN 2011454603) ;
- Jacques Lerot, Précis de linguistique générale, Minuit, 1993 (ISBN 2707314587) ;
- Mortéza Mahmoudian, La linguistique, Seghers, 1981 (ISBN 2221008367) ;
- Dominique Maingueneau, Aborder la linguistique, Seuil, 1996 (ISBN 2020230313) ;
- André Martinet, Eléments de linguistique générale, 4 édition, Armand Colin, 1996 (ISBN 2200265735) ;
- Jacques Moeschler, Antoine Auchlin, Introduction à la linguistique contemporaine, 2 édition, Armand Colin, 2000 (ISBN 2200251246) ;
- Jean Perrot, Linguistique, Presses Universitaires de France, 1993 (ISBN 2130427723) ;
- Gilles Siouffi, Dan van Raemdonck, 100 fiches pour comprendre la linguistique, Breal, 1999 (ISBN 2842914538) ;
- Olivier Soutet, Linguistique , Presses Universitaires de France, 1997 (ISBN 2130471862) ;
- Joseph Vendryes, Le langage, Albin Michel, 1985 (ISBN 2226047441). fiu-vro:Keeletiidüs ja:言語学 ko:언어학 th:ภาษาศาสตร์ zh-min-nan:Gí-giân-ha̍k

Catégorie:Linguistique

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Catégorie:Écriture abrégée

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