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Plan Marshall

Plan Marshall


Le plan Marshall fut un des plans de reconstruction de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale, connu officiellement après son élaboration comme Programme de rétablissement européen (European Recovery Program ou ERP). Le plan Morgenthau qui prévoyait de faire payer les réparations par l'Allemagne fut écarté par l'administration Truman : on se souvenait des effets désastreux d'une telle politique après la Première Guerre mondiale (la question des réparations allemandes avait en partie permis l'ascension de Hitler). L'initiative fut baptisée, par les journalistes, du nom du secrétaire d'État américain, le général George Marshall, qui, lors d'un discours à l'université Harvard (5 juin 1947) exposa la volonté du gouvernement des États-Unis de contribuer au rétablissement de l'Europe.

Historique

Le Président Harry Truman signe le plan Marshall le 3 avril 1948. Entre 1948 et 1951, les États-Unis consacrent plus de treize milliards de dollars de l'époque (dont onze milliards en dons) au rétablissement de 17 pays européens en réponse à l'organisation européenne de coopération économique (OECE, aujourd'hui l'OCDE)). Le montant total de l'aide correspond à 100 milliards de dollars actuels. On peut comparer cette somme aux 5 milliards de dollars investis, dans les années 60, par IBM dans sa série 360, dont les retombées assurèrent sa prospérité pour les vingt-cinq années suivants. Les États-Unis demandaient aux États acceptant l'aide plusieurs contreparties : d'abord que les pays européens coordonnent les dépenses de reconstruction au sein de l'OECE. Les Américains ont ainsi contribué à la coopération européenne, prélude à la construction européenne (voir l'article sur la CEE). Ensuite, les États-Unis exigèrent que l'argent serve à acheter des produits de l'industrie américaine. La reconstruction européenne, relativement rapide, fut largement stimulée par l'aide américaine. Le plan Marshall a été rejeté par l'Union soviétique et les pays de l'Est. L'insistance des États-Unis concernant la libéralisation économique des pays bénéficiant du plan a certainement joué un rôle aussi : comme le précise la doctrine Jdanov, chaque État était amené à choisir son camp. L'année 1947 est par cet aspect considérée comme le début de la guerre froide. En 1949 commence le Comecon liant les pays de l'Europe de l'Est.

Contexte : le bilan de la Seconde Guerre mondiale

En 1945, une grande partie du continent européen est ravagé par la guerre : les Allemands ont pillé les ressources de la France, de la Scandinavie et de l'Europe de l'Est. Les bombardements ont réduit en cendres de nombreuses villes allemandes (Dresde, Cologne, Berlin…) ou polonaises (Varsovie). Londres a subi la guerre aérienne à outrance et des centaines de milliers de logements ont été détruits. En France, on ne compte plus les villes martyres (Le Havre, Rouen…). Une grande partie des canaux, des infrastructures portuaires, des ponts, des voies ferrées sont hors d'usage. De nombreux civils sont sans-abri. La situation des États-Unis est différente : le territoire américain n'a pas subi de dommages (à part Pearl Harbor). L'agriculture, les réserves d'or et les infrastructures industrielles de ce pays ne sont pas affectées.

L'endiguement (doctrine Truman)et la guerre froide

Selon le gouvernement américain de l'époque, la situation dramatique dans laquelle étaient les Européens, aggravée par les hivers froids, constituaient le terreau favorable à l'implantation du communisme. Les partis communistes italien et français remportaient en effet des succès électoraux. La doctrine du président Harry Truman est fondée sur l'endiguement (containment) du communisme déjà fortement implanté en Europe orientale. Le Plan fut présenté une première fois par le secrétaire d'état James F. Byrnes au cours d'un discour tenu à Stuttgart le 6 septembre 1946. De plus, le général Lucius D. Clay avait demandé au patron d'industrie Lewis H. Brown de dresser un bilan de la situation économique en Allemagne et d'évaluer les besoins de la reconstruction. Une première aide financière parvint en Grèce et en Turquie en janvier 1947. Le plan final fut annoncé par Marshal le 5 juin 1947 à Harvard. Le même désir de contrer la menace communiste agit en faveur du Japon qui s'est aussi relevé assez rapidement.

Dépenses générales du plan Marshall

Assistance économique, du 3 avril 1948 au 30 juin 1952 (en millions de dollars de l'époque). Notes :
- a. Le total du prêt inclut 65 millions pour la Belgique et 3 millions pour le Luxembourg : le détail de concession entre les deux pays ne peut pas être identifié.
- b. Inclut un prêt initial de 16,9 millions, plus 200 millions représentant une part partagée proportionnellement des concessions converties en prêts aux termes d'un accord signé le 27 février 1953.
- c. Aides du plan Marshall aux Indes néerlandaises (Indonésie) prolongées aux Pays-Bas avant le transfert de souveraineté du 30 décembre, 1949. Les aides totales pour les Indes néerlandaises sont de :
Total : 101,4 millions, concessions 84,2 millions, prêts 17,2 millions.
- d. Inclut la contribution des États-Unis au fonds permanent social européen des syndicats (EPU), 361,4 millions; Compte de frêt général, 33,5 millions; autorisations européennes d'assistance technique (multi-pays ou régional), 12,1 millions.

Critique

Le plan Marshall a été souvent cité comme exemple de la façon dont l'aide économique massive peut produire la prospérité. Cependant, certains ont précisé que la reconstruction d'après-guerre de l'Europe était un problème moins ardu que le développement ou la reconstruction des secteurs actuels dans le tiers monde. L'Europe, en dépit d'avoir été dévastée par la guerre, gardait une infrastructure physique significative (canaux, ports et la partie restée en état du réseau ferré, par exemple) ainsi que la qualification technique de la population. Dans le cas du tiers monde, l'infrastructure et les qualifications techniques n'existent pas à même échelle, ce qui complique le problème. Des critiques du plan Marshall ont été avancées par des historiens révisionnistes ou communistes pendant les années 1960 et les années 1970. Leurs affirmations étaient que le plan économique américain était impérialiste, et visait à satelliser l'Europe de l'Ouest en face de l'Europe de l'Est des Soviétiques. Il est cependant normal par définition qu'un pays place ses capitaux là où cela peut servir ses intérêts, et par ailleurs aucun pays européen n'a été mis en demeure d'accepter ce plan. Les critiques des années 1980 précisent que la croissance de nombreux pays européens avait été rétablie bien avant l'arrivée à grande échelle de l'aide provenant des États-Unis, et était même rapide chez certains destinataires. Tandis que le plan Marshall soulagea les premières difficultés et le rétablissement des secteurs principaux, la croissance d'après-guerre était en grande partie un processus indépendant. La première personne a faire cet argument était l'historien économique Alan S. Milward. Les socialistes européens affirmèrent le fait qu'un montant équivalent d'argent de reconstruction pourrait avoir été obtenu en nationalisant les possessions de riches Européens qui ont déposé leur argent aux banques des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Une telle spoliation aurait cependant été contraire à l'article 17-2 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui pose le principe du droit de propriété (celle-ci étant définie comme le droit duser et d'abuser de la chose possédée, et n'aurait donc eu aucune base juridique ni morale).

Anecdote

La Région wallonne a intitulé son plan d'actions prioritaires pour l’avenir wallon : Le plan Marshall wallon mais comme le souligne le ministre-président de la région wallonne le terme est inadéquat car il ne vise pas l'injection d'argent extérieur mais traduit la volonté d'impulser de l'intérieur un rebond
rapide par l'exécution de mesures fortes.

Voir aussi


- Seconde Guerre mondiale

Liens externes


- [http://www.ena.lu?lang=1&doc=795 Discours de George C. Marshall à Harvard sur www.ena.lu]
- [http://www.marshallfoundation.org La Fondation George C. Marshall (en anglais)] Catégorie:Histoire économique Catégorie:Histoire des États-Unis ja:マーシャルプラン

Europe

L'Europe est un continent ou une partie de l'Eurasie (péninsule occidentale), voire de l'Eurafrasie, selon le point de vue. Elle est parfois qualifiée de « Vieux Continent » (ou « Ancien Monde »), par opposition au « Nouveau Monde » (Amérique). Amérique

Étymologie

Dans la mythologie grecque, Europe fille d'Agénor (Ευρώπη en grec) est une princesse phénicienne qui fut enlevée par Zeus métamorphosé en taureau blanc, et emmenée sur l'île de Crète où elle donna naissance à Minos. Dans les œuvres d'Homère, Ευρώπη est une reine mythologique de Crète et pas un terme géographique. Plus tard, le mot signifiait la Grèce continentale et depuis l'année -500 sa signification contient toute la terre au nord. L'analyse la plus répandue de ce mot le considère comme une composition des mots grecs eurys (« large ») et ops (« visage »), mais il s'agit sans doute d'une étymologie incertaine. D'autres linguistes pensent qu'il vient du mot sémitique ereb, qui signifie « coucher du soleil » (donc occident). Dans une perspective asiatique ou moyen-orientale, le soleil se couche effectivement en Europe, la terre à l'ouest. Et la princesse phénicienne (donc sémitique) a bien été enlevée par Zeus vers le couchant.

Géographie

Géographie Géographie Les limites terrestres de l'Europe sont parfois floues. Celle-ci serait, dans la vision européenne traditionnelle, séparée de l'Asie à l'est par le massif de l'Oural, le fleuve Oural, la mer Caspienne et le massif du Caucase. Les détroits du Bosphore et de Gibraltar séparent l'Europe respectivement de l'Asie et de l'Afrique. Le continent est bordé à l'ouest par l'océan Atlantique et au nord par l'Arctique. La mer Méditerranée délimite le continent au sud. Sont considérées européennes l'Islande et les principales îles de la Méditerranée - le cas de Chypre est le plus sujet à caution, au moins sur le plan géographique. Jusqu'ici la délimitation est claire, mais elle se complique avec les cas de la Russie et la Turquie, classées politiquement en Europe, qui ont une bonne partie de leur territoire en asie. Dans la vision actuelle, qui fait unanimité, le contour de l'Europe peut s'affiner et s'imaginer à partir des États membres du Conseil de l'Europe. Quelques îles de l'Atlantique (Madère, Canaries, Açores) que la géographie ne rattache pas à ce continent sont considérées comme européennes par l'origine de leur peuplement et de leur culture. C'est aussi le cas du Groenland, qui appartient au Danemark. On n'oubliera pas enfin que certains pays d'Europe occidentale ont conservé quelques colonies lointaines dont les habitants se retrouvent de facto européens, par exemple pour la France les départements et territoires d'outre-mer. L'Europe a une superficie d'un peu plus de 10 millions de kilomètres carrés, précisément 10 392 855 km². Cela représente un tiers de l'Afrique ou un quart de l'Asie ou de l'Amérique. On peut distinguer cinq grandes régions géographiques : Europe de l'Est, Europe centrale, Balkans, Europe de l'Ouest et Scandinavie. Il faut noter que les frontières orientales de l'Europe sont avant tout politiques : la limite de l'Oural est due aux cartographes du tsar Pierre I le Grand au . De même, la frontière fut déplacée des hautes crêtes du Caucase vers la Caspienne au début du pour justifier l'annexion de la Géorgie et de l'Arménie dans l'empire russe. D'un point de vue plus scientifique, si l'on se réfère à la tectonique des plaques, l'Europe et la partie continentale de l'Asie ne sont qu'un seul et même continent, dénommé Eurasie. Aussi, quelques géographes éminents, tels que Alexander von Humboldt, considéraient-ils l'Europe comme une simple presqu'île de l'Asie. Voir également les formations géologiques d'Europe.

Climat

L'Europe est caractérisée par un grand nombre de pénétrations de bras de mer entre des péninsules, qui contribuent ainsi à tempérer le climat du continent, par ailleurs réchauffé sur sa façade occidentale par le Gulf Stream. La majeure partie du continent est située sous des latitudes tempérées et connaît donc quatre saisons bien marquées. Les régions côtières de la façade atlantique connaissent un climat océanique, adouci par le Gulf Stream, tandis que la grande plaine du nord-est est caractérisée par un climat continental. On peut aussi distinguer le climat montagnard des régions d'altitude (Alpes, Pyrénées, Alpes scandinaves) ainsi que le climat méditerranéen particulièrement clément du contour de la Méditerranée.

Histoire de l'Europe

Préhistoire

Des fouilles réalisées ces dernières années en Géorgie puis en Bulgarie permettent de dire que le genre Homo existe en Europe depuis environ 1,5 million d'années. Il est en effet probable que ses représentants aient peuplé l'Europe depuis le Caucase en suivant la voie danubienne. On appelle anténéandertaliens les populations qui ont vécu en Europe il y a 800 000 à 400 000 ans. Ils sont notamment représentés par l'homme de Tautavel (- 450 000 ans), le « Français le plus ancien ». Les premières traces de peuplement néandertalien en Europe remontent à 300 000 ans. Cette espèce humaine, très spécialisée, semble n'avoir existé qu'en Europe et au Proche-Orient. Elle a disparu il y a près de 35 000 ans. L'homme moderne (dont les premières traces africaines remontent à 120 000 ans) apparaît en Europe il y a 40 000 ans, représenté notamment par l'homme de Cro-Magnon.

Antiquité

C'est aux Grecs qu'on doit le mot Europe, attesté pour la première fois au Il semble qu'il ait d'abord désigné pour eux la région continentale située au nord du golfe de Corinthe, puis les terres qu'ils découvraient peu à peu au nord du bassin méditerranéen. Sur les rives de la Méditerranée, après l'essor de la Grèce, vient celui de la civilisation romaine. Plus au nord se développent des civilisations protohistoriques : Celtes, Germains, etc. La constitution de l'Empire romain, puis le développement du christianisme, permettent une première ébauche d'unité européenne dont le centre politique et économique est la Méditerranée. La lente désagrégation de cet empire et son incapacité à résister face aux incursions répétées des peuples germaniques entraînent sa dislocation puis l'effondrement de sa moitié occidentale. Divers peuples germaniques accaparent alors le pouvoir dans de nouvelles entités territoriales aux frontières mouvantes, préludes à la création des actuels États européens de l'ouest. À l'est, l'empire romain d'Orient, ayant pour capitale Constantinople, subsiste et mue en un empire chrétien d'Orient où les habitants persistent à se considérer « Romains ».

Moyen Âge

Charlemagne est considéré comme le « père de l'Europe ». C'est en effet avec lui que le mot Europe prend une signification politique. On l'appelle de son vivant Pater Europae, et on trouve aussi l'expression Europa vel regnum Caroli (l'Europe, ou le royaume de Charles). L'Europe de Charlemagne, c'est d'abord une Europe franque, dans laquelle Rome ne joue plus le rôle majeur : s'il est sacré empereur d'Occident à Rome, c'est Aix-la-Chapelle qu'il choisit comme capitale de son empire. C'est aussi une Europe chrétienne : Charles se considère comme couronné par Dieu, et le fait que son sacre à Rome ait eu lieu un 25 décembre a valeur de symbole. C'est enfin une Europe occidentale, les projets d'union avec l'empire d'Orient envisagés vers l'an 800 ayant échoué. Le Moyen Âge est, presque partout en Europe, l'époque de la féodalité d'où émergeront, sous l'impulsion de rois énergiques et ambitieux, les ébauches des premiers États modernes, souvent antagonistes comme la France et l'Angleterre. L'empire d'Occident se désagrège rapidement après la mort de Charlemagne, puis disparaît au début du . En 962, Otton Ier crée le Saint Empire romain germanique, mais celui-ci ne peut s'étendre, contrecarré par la montée des nationalismes (France, Angleterre), par ses luttes avec la papauté, puis par le développement de l'empire ottoman lors de l'époque moderne. L'empire byzantin, chrétien mais de culture essentiellement grecque, connaît d'importantes fluctuations de sa force et par conséquent de l'emprise de son territoire. Celui-ci s'étendra à son apogée sur une grande partie du rivage méditerranéen, d'abord sous Justinien Ier, puis sous les empereurs macédoniens, du IXe au . La montée en puissance des Musulmans, puis le Grand Schisme (1054) entre le catholicisme et l'orthodoxie - suivi d'une croisade dirigée en 1202 à son encontre - affaiblissent l'empire d'Orient. Il est dépecé morceaux par morceaux par l'empire ottoman avant de disparaître lors de la chute de Constantinople en 1453. En fait, c'est le terme de Chrétienté qui, durant quelques siècles, unira culturellement la plupart des Européens catholiques alors que le mot Europe disparaît des propos et des esprits. Les croisades sont l'une des rares concrétisations politique et militaire de ce sentiment d'appartenance.

Époque moderne

A l'époque où l'Empire Byzantin s'effondre, la Reconquista touche à sa fin. 1492 est l'année de l'Espagne, avec la reconquête du dernier royaume maure (Grenade) en péninsule ibérique et le premier voyage de Christophe Colomb, sous l'égide des Rois catholiques qui va ouvrir la voie à l'établissement des hégémonies européennes. Le rêve d'un grand empire européen renaît au , avec l'affrontement entre François Ier et Charles Quint, qui tous deux se disputent le trône du Saint-Empire. Grâce à l'appui des banquiers Fugger, Charles Quint l'emporte, se retrouvant à la tête d'un domaine très vaste, mais aussi très morcelé. Les diverses guerres menées contre la France ne donnent aucun résultat et, durant deux siècles, le découpage de l'Europe va évoluer au gré des alliances matrimoniales et des guerres entre États. Plus grave, le ciment du christianisme catholique, qui donnait un semblant d'union à cette Europe, éclate en morceaux avec la Réforme (ou plutôt les Réformes), dont l'impact politique est considérable, entraînant notamment la formation des Provinces-Unies et de la Confédération helvétique. Les guerres de religion, la guerre de Trente Ans, les guerres de Louis XIV rythment les XVI et XVII siècles. Les traités de Westphalie (1648) redessinent durablement la carte politique de l'Europe et l'équilibre des forces en présence. L'Époque moderne est donc finalement marquée par un renforcement des nationalismes. C'est aussi l'époque où l'Europe s'étend très loin de ses frontières naturelles par la constitution des premiers empires coloniaux sur le continent américain, puis en Inde.

Époque contemporaine

La Révolution française inaugure un bouleversement politique très important : les idées démocratiques apparaissent sur le devant de la scène et les campagnes de Napoléon Ier puis le Congrès de Vienne vont remodeler profondément la carte de l'Europe et les mentalités. À la fin d'un long processus, le voit se réaliser l'unité de l'Italie et de l'Allemagne, ainsi que la constitution de plusieurs nouveaux pays dans les Balkans, issus du démembrement de l'Empire ottoman, appelé alors l'homme malade de l'Europe. C'est aussi l'apparition de nouveaux mouvements politiques prônant plus d'égalité (socialismes), voire le démantèlement du pouvoir des États (anarchismes). Ces idées se diffuseront par la suite, et avec plus ou moins de retard, largement hors des frontières de l'Europe. La domination politique et économique de l'Europe sur le reste du monde s'est affirmée après qu'elle a bouleversé son économie lors des révolutions industrielles, développant sa productivité et amorçant une forte explosion démographique. Leur avance technologique, et notamment militaire, permit aux pays européens, en concurrence les uns contre les autres, d'étendre leur emprise sur les autres continents. Cette colonisation connut son apogée au début du (cette apogée s'acheve en 1914), avant que les deux guerres mondiales ne bouleversent l'ordre établi. La Seconde Guerre mondiale laisse l'Europe exsangue (voir l'article Europe sous domination nazie). Alors que la suprématie des pays européens occidentaux disparaît au profit de deux nouvelles super-puissances (les États-Unis et l'Union soviétique), des rébellions se développent dans les colonies, aboutissant à l'indépendance de nombreux pays, notamment au cours du troisième quart du . Parallèlement, alors que l'excédent démographique de l'Europe était tel qu'elle constituait un réservoir d'émigration massive tout au long du et au début du , les pays du continent furent confrontés à une stabilisation, voire une régression démographique à partir de la Première Guerre mondiale. Cela, combiné au développement continu de l'économie, dont principalement l'industrie de production et de transformation, provoqua un appel de main d'œuvre qui transforma l'Europe en une terre d'immigration, notamment au cours des Trente glorieuses.

Religions

Religion On peut distinguer de façon générale trois ensembles de religion :
- L'Europe du nord protestante (Royaume-Uni, Scandinavie, Allemagne du Nord…)
- L'Europe de l'est orthodoxe (Grèce, Russie, Ukraine, Roumanie, Serbie…)
- L'Europe du sud, de l'ouest et du centre catholique (Portugal, Espagne, Italie, France, Belgique, Allemagne du sud, Pologne, Autriche…) Les catholiques sont majoritaires dans 23 pays, les orthodoxes dans 10 pays, les protestants dans 9 pays, les musulmans 3 pays (Bosnie-Herzégovine, Albanie, Turquie) Il existe des minorités religieuses à l'intérieur de ces grands ensembles :
- les juifs sont présents en Europe depuis l'Empire romain, ils ont été persécutés depuis le Moyen Âge et pendant la Seconde Guerre mondiale (voir shoah) avec en France, des groupes issus de l'immigration du Maghreb (depuis 1962 surtout) et du Moyen Orient au XIXe siècle.
- les musulmans sont fortement présents dans les Balkans, autrefois sous l'ancien Empire ottoman (Albanie, Bosnie, Kosovo, Macédoine), en Turquie et, des suites de l'immigration, en France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Belgique…
- les religions extrêmes orientales, connaissant un succès grandissant, par goût de l'exotisme ou par les communautés asiatiques immigrées en Europe.
- l'athéisme est minoritaire. Anciennement en Albanie, la religion était prohibée : selon l'ouvrage de J. Baudérot (dir.), Religion et laïcité dans l'Europe des 12, 1994, page 259 : un quart de la population de l'Union européenne serait « non religieuse » et 5 % des Européens seraient des athées convaincus. Une enquête menée dans 21 pays sur 21 000 personnes et publiée en décembre 2004 annonce que 25 % des Européens de l'ouest se disent athées contre 12 % dans les pays d'Europe centrale et orientale. Toujours selon cette enquête publiée dans le Wall Street Journal version européenne, 4 % des Roumains et 8 % des Grecs se disent athées. Au contraire, 49 % des Tchèques et 41 % des Néerlandais sont athées. Selon une récente enquête du Centre public de recherches sociologiques (Le Monde, juillet 2005), 82,4 % des Espagnols se disent catholiques et 47,7 % d'entre eux pratiquants.
- la laïcité reste une spécificité française, mais la séparation des Églises et des États est établie dans presque tous les pays. Cependant, au sein de l'Union européenne, le Royaume-Uni, le Danemark, la Finlande et la Grèce ont des systèmes confessionnels, c'est-à-dire que l'état reconnaît une religion officielle ou dominante. Dans ces cas, il n'y a pas égalité de traitement entre les religions mais des prérogatives d'ordre financier sont accordées à l'une d'entre elles. Des débats préparatoires à la constitution européenne ont évoqué la possibilité d'inscrire les racines chrétiennes dans le texte, mais cela fut rejeté. Pendant longtemps, le continent a été ravagé par l'intolérance religieuse et les guerres de religion (France, Guerre de Trente Ans, pogroms).

Politique

Politique Les pays qui ont tout ou partie de leur territoire en Europe (selon les limites géographiques définies plus haut) sont au nombre de 49 : Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Biélorussie, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, ancienne République yougoslave de Macédoine, Malte, Moldavie, Monaco, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie-et-Monténégro, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine, Vatican. Voir article détaillé Politique de l'Europe Les dates de la construction de l'Union européenne

L'unité européenne, rêve et réalité

L'Europe n'a jamais connu d'unité politique totale. Certaines périodes d'une durée variable ont cependant été marquées par la domination d'une vaste partie du continent par un pouvoir unique, qui s'est en général imposé par la force. Ce fut ainsi le cas de l'empire romain, de l'empire carolingien, de l'empire napoléonien, et du III Reich. Certaines familles royales ont également, par le biais de relations dynastiques, gouverné un grand nombre de pays européens, au premier rang desquelles la famille des Habsbourg. Victor Hugo a souvent rêvé qu'un jour existeraient les États-Unis d'Europe, faisant pendant aux États-Unis d'Amérique. Son discours prononcé le 21 août 1849, à l'occasion de l'ouverture du Congrès de la Paix à Paris, est resté célèbre [http://crdp.ac-lille.fr/crdp2003/archives/texte_hugo_2_txt.htm]. Il y évoque une Europe enfin pacifiée, unie dans un même gouvernement. La suite de l'Histoire lui donne tort, avec la guerre de 1870 et les deux guerres mondiales. Puis arrive la guerre froide, qui divise l'Europe en deux blocs antagonistes. Malgré tout, le général de Gaulle conserve l'espoir, parlant à plusieurs reprises d'une vaste Europe allant de l'Atlantique à l'Oural. La chute du mur de Berlin et l'effondrement du bloc soviétique pourraient un jour lui donner raison. En effet, depuis la deuxième moitié du , un mouvement d'union politique est en construction, avec pour particularité sa mise en place pacifique et démocratique. La forme actuelle de ce nouveau pouvoir qu'est l'Union européenne n'est cependant pas encore arrêtée et laisse aujourd'hui une grande liberté politique aux pays membres, de plus en plus nombreux. L'Union européenne comprend maintenant 25 États membres, dont 12 qui font partie de la zone euro. Pour l'actuel gouvernement des États-Unis, la « vieille Europe » comprend les pays de l'ouest du continent, et la « nouvelle Europe » les pays du centre et de l'est, récemment libérés du communisme. L'Europe est le continent comptant le plus de monarchies. Les monarchies européennes sont démocratiques, les rois et reines n'ont qu'un rôle symbolique et le plus souvent c'est le premier ministre, élu, et son gouvernement qui ont le véritable pouvoir politique sur le pays concerné.

Organisations européennes


- conseil de l'Europe : cour européenne des Droits de l'Homme
- AELE : Association européenne de libre-échange
- CE : Communauté européenne qui remplace la CEE depuis 1993
- CEE : Communauté économique européenne
- EEE : Espace économique européen
- UE : Union européenne : zone euro, Cour de justice européenne, Banque centrale européenne, Convention de Schengen

Économie

Voir la liste des grands groupes industriels européens.

Environnement

Le 2005 est entré en vigueur la nouvelle norme européenne pour limiter la pollution atmosphérique : les agglomérations de plus de 250 000 habitants de l'Union européenne ne doivent pas dépasser certaines valeurs limites : 50 microgrammes (0,05 mg) de particules par mètre cube d'air ambiant doit être le seuil maximum pour 35 jours par an, et la valeur moyenne annuelle ne doit pas aller au-delà de 40 microgrammes. Cependant, les normes anti-pollution déjà en vigueur n'étaient déjà pas respectées : en 2002, 11 pays sur 15 ont dépassé la marge autorisée.

Voir aussi


- Eurojust
- Limites de l'Europe
- Union européenne

Cartes

En français :
- [http://www.histoirealacarte.com Cartes animées sur le thème l'Europe et les Nations 1815-1914]
- [http://www.st-petersbourg.org/pays_europe/europe.htm Création de l'Europe Cartes Europe 1919-1945] En anglais :
- [http://www.europe-countries.com Europe Countries]
- [http://www.europe-atlas.com Europe Atlas]

Liens externes


- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Europe/ Catégorie Europe] sur l'annuaire Dmoz
- [http://www.populationdata.net/europe.php PopulationData.net - Europe]
-
Catégorie:Géographie als:Europa ja:ヨーロッパ ko:유럽 ms:Eropah roa-rup:Evropa simple:Europe th:ทวีปยุโรป zh-min-nan:Europa


Allemagne

L'Allemagne (nom officiel en français : République fédérale d'Allemagne) est un pays d'Europe, membre du Conseil de l'Europe (1951), de l'OCDE, de l'Union de l'Europe Occidentale (1954), de l'OTAN (1955), de l'Union européenne (1958), de l'ONU (1973), de l'OSCE et de la zone euro.

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Allemagne Même si l'allemand et le sentiment national germanique datent de plusieurs siècles, le territoire connu maintenant comme l'Allemagne ne fut créé qu'en 1871, lorsque la Confédération de l'Allemagne du Nord, alors dominée par la Prusse, et les États du sud (le grand-duché de Bade, les royaumes de Wurttemberg et Bavière) devinrent l'Empire allemand. L'Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prit fin en 1918, et l'empereur allemand, le Kaiser dut abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne fut jugée responsable de la guerre. Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traité de Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise économique mondiale de 1929 permirent au NSDAP (parti nazi) d'Adolf Hitler d'accéder au pouvoir en 1933. Aussitôt, Hitler élimina toute opposition et prit le contrôle absolu de l'État allemand. En 1935, l'Allemagne devint officiellement antisémite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d'Hitler consistant à annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1 septembre 1939. L'Allemagne domina le début du conflit. Elle conquit une grande partie de l'Europe, de l'URSS, de l'Afrique du Nord. Mais en 1942-1943, la guerre tourna au profit des pays alliés : le Royaume-Uni, les États-Unis, l'URSS qui écrasèrent finalement les armées de l'Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Hitler se suicida. 1945 Dévastée par la guerre, l'Allemagne et Berlin furent divisés en quatre secteurs, chacun étant contrôlé par une des nations vainqueurs (y compris la France). L'Allemagne fut finalement divisée en deux parties durant toute la guerre froide : la RFA (République fédérale d'Allemagne) à l'ouest et la RDA (République démocratique allemande) à l'est. Les territoires plus à l'est furent intégrés à la Pologne et à l'URSS. L'Allemagne de l'Ouest retrouva la croissance économique bien plus vite que l'Allemagne de l'Est. À la chute du mur de Berlin, symbole de la réunification de l'Allemagne, en novembre 1989, les deux pays ne possédaient pas du tout le même niveau économique. Cette différence se ressent aujourd'hui encore et l'Est reste plus pauvre que l'Ouest. Le coût de la réunification a entraîné d'importantes difficultés économiques pour le pays depuis les années 1990. Son unification a cependant permis d'en faire une nation politiquement incontournable au sein de l'Union européenne.

Géographie

Union européenne Article détaillé : Géographie de l'Allemagne Superficie : 357 005 km²
Frontières terrestres : 3 618 km (Autriche 784 km ; Tchéquie 646 km ; Pays-Bas 577 km ; Pologne 456 km ; France 451 km; Suisse 334 km ; Belgique 167 km ; Luxembourg 135 km ; Danemark 68 km)
Littoral : 2 389 km
Extrémités d'altitude : - 2 m > 2 962 m (la Zugspitze) Voir aussi:
- Liste des îles d'Allemagne
- Villes d'Allemagne

Économie

Article détaillé : Économie de l'Allemagne L'Allemagne enregistre le plus grand PIB de l'Union européenne. La Commission européenne lui a reproché à plusieurs reprises le dépassement des 3 % de déficit autorisé par le Traité de Maastricht. Le taux de chômage est de 11.5 % en novembre 2005 (11 % janvier 2004, 12.1 % en janvier 2005) et le nombre de chômeurs s'élève à plus de 5 millions. Avant la mise en place de l'euro le 1er janvier 1999, l'unité monétaire allemande était le Deutsche Mark.

Démographie

Deutsche Mark Article détaillé : Démographie de l'Allemagne Le pays une fois réuni est devenu démographiquement la nation la plus importante de l'Union européenne. Cependant, sa population vieillit et décroît naturellement, et seule l'immigration empêche une baisse de la population. Population : 83 029 536 habitants (en 2001). 0-14 ans : 15,57 % ; 15-64 ans : 67,82 %; + 65 ans : 16,61 %
Densité : 232 hab./km²
Espérance de vie des hommes : 75 ans (en 2000)
Espérance de vie des femmes : 81,1 ans (en 2000)
Taux de croissance de la pop. : 2,7 ‰ (en 1997)
Taux de natalité : 9,16 ‰ (en 1997)
Taux de mortalité : 10,42 ‰ (en 1997)
Taux de mortalité infantile : 4,71 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 1,4 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : 4 ‰ (en 2001)
Personnes d'origine musulmane : 3,2 millions dont 2,5 millions sont turcs (2004)

Culture

Article détaillé : Culture de l'Allemagne L'Allemagne est la terre natale de compositeurs tels Beethoven, Bach, Brahms, Schumann, Wagner ou Carl Orff; de poètes tels Goethe, Schiller et Heine ; de philosophes tels Kant, Hegel, Karl Marx et Nietzsche, théologiens tels Luther et Bonhoeffer, d'écrivains tels Hermann Hesse, Thomas Mann et Grass ; de scientifiques tels Einstein, Born, Planck, Heisenberg, Hertz et Bunsen; et d'ingénieurs tels Otto, Daimler, Benz, Diesel et Linde.
- Langues régionales d'Allemagne
- Fêtes et jours fériés d'Allemagne
- Hymne national : Das Lied der Deutschen Les grandes organisations du culte en Allemagne sont la Evangelische Kirche in Deutschland et l'Église catholique romaine. La troisième organistion du culte est l'église orthodoxe grecque. L'église orthodoxe serbe est la sixième organisation du culte en Allemagne. La quatrième organisation du culte en Allemagne est l'Église apostolique arménienne. Plus connus sont les Témoins de Jéhovah, qui sont en 5 place.
- Liens vers des statistiques sur les religions en Allemagne: [http://www.remid.de]

Divers

Lignes de téléphone : 150,2 millions (en 1997)
Téléphones portables : 65 millions (en 2005)
Postes de radio : 77,8 millions (en 1997)
Postes de télévision : 51,4 millions (en 1998)
Utilisateurs d'Internet : 25 millions (en 2005)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 123 (en 2000)
Routes : 656 140 km (dont 650 891 km goudronnés) (en 1998)
Voies ferrées : 40 826 km (en 1998)
Voies navigables : 7 500 km
Nombre d'aéroports : 613 (dont 322 avec des pistes goudronnées) (en 2000)

Voir aussi

Articles connexes


- Liste des noms français de toponymes allemands
- Gouvernement Angela Merkel(2)
- Liste d'Allemands célèbres
- Liste des quotidiens allemands
- Luftwaffe (Aviation militaire allemande)
- La naissance du nationalisme allemand en Prusse au début du XIXème siècle

Liens externes


- [http://lallemagneexpliquee.free.fr/ L'Allemagne expliquée : un site qui explique l'Allemagne, sa culture, ses traditions et les coutumes aux français]
- [http://www.bund.de/ Portail de l'administration allemande]
- [http://www.backinjob.de Travail en Allemagne]
- [http://www.amb-allemagne.fr/ Ambassade d'Allemagne en France]
- [http://www.deutschland.de/home.php?lang=3 Portail officiel culturel (en français)]
- [http://www.stadtpanoramen.de/ Des villes en images panoramiques]
- [http://fr.jurispedia.org/index.php/Allemagne Le droit allemand sur Jurispedia]
- [http://dw-world.de/ Deutsche Welle]
- [http://www.campus-germany.de/french Études et recherche en Allemagne]
- [http://www.dwellan.biz/documents/tourisme-en-allemagne.html Le tourisme en Allemagne]
- , [http://katalogdeutsch.net Katalog Deutsch] Annuaire de ressources pour l'Allemagne et la langue allemande]
-
als:Deutschland fiu-vro:S'aksamaa ja:ドイツ ko:독일 ms:Jerman roa-rup:Ghirmânii simple:Germany th:สหพันธ์สาธารณรัฐเยอรมนี zh-min-nan:Tek-kok

George Marshall (général)

George Catlett Marshall (1880-1959), général d'armée Americain (General of the Army), au cours de la Seconde Guerre mondiale fut l'un des principaux conseillers et stratèges du président Roosevelt pour la conduite du conflit. Après la guerre, George Marshall sera à l'origine d'un projet auquel il laissera son nom : le Plan Marshall, visant à apporter une aide économique en faveur de l'Europe.

Les jeunes années

George Marshall naît à Uniontown (États-Unis, Pennsylvanie) le 31 décembre 1880. Il est le plus jeune des trois enfants que la famille Marshall aura : Stuart (1875-1956) et Marie (1876-1962). Contrairement à la majorité des grands officiers américains, George Marshall n’intègre pas l'Académie militaire de West Point : les problèmes financiers de sa famille et ses capacités physiques limitées le dirigent vers la VMI (Virginia Military Institute). George entre à la VMI le 1 septembre 1897 pour en ressortir diplômé en 1901 avec le grade de 1 capitaine des cadets. Choisissant une carrière militaire dans l'US Army (il est le seul de sa promotion à s’engager dans cette voie), il reçoit son affectation en tant que 2nd lieutenant au 30 régiment d’infanterie stationné aux Philippines. Avant de rejoindre son unité, il épouse Elizabeth Coles le 11 février 1902 à Lexington.

Le jeune officier

Il reste aux Philippines de mai 1902 à novembre 1903 puis rejoint Fort Reno (Oklahoma, États-Unis) pour servir successivement en tant qu’officier-ingénieur, officier d’ordonnance, officier d'intendance (Quartermaster) et officier-commissaire. En 1906, il reprend ses études à l’école de cavalerie et d’infanterie de Fort Leavenworth (Kansas, États-Unis) d’où il sort 1er en 1907 et est promu 1er Lieutenant. Ces excellents résultats lui permettent d’être sélectionné pour l’année 1908 dans l’Army Staff College (école d’officier) où il reste pour exercer en qualité d’enseignant jusqu’en 1911 . À partir de janvier 1911, Marshall est successivement affecté aux 24e (New York), 4e (Manille, Philippines) régiments d’infanterie, puis au 13e (Californie, puis New York) au poste d’aide de camp du général de division J. Franklin Bell de mai 1916 à juin 1917.

La Première Guerre mondiale

Marshall est promu au grade de capitaine en juin 1917 et rejoint l’AEF (American Expeditionary Force) en France. L’année 1918 est pour lui l’occasion de se faire remarquer par son sens élevé de la tactique qui lui vaut des éloges pour les résultats obtenus lors des offensives de Cantigny, Aisne-Marne, St. Mihiel et Meuse-Argonne. Repéré par le général John Pershing, ce dernier en fait son aide de camp et le promeut au grade de Major (juillet 1920) et Lieutenant Colonel (août 1923).

L'entre-deux-guerres

De 1924 à septembre 1927, Marshall est envoyé en Chine pour être commandant en chef du 15e d’infanterie à Tientsin. Il termine l’année 1927 par un poste d’Instructeur à lArmy War College de Washington. Cette même année, son épouse Elizabeth Coles meurt le 15 septembre. Durant les cinq années qui suivent, il est l'assistant du commandant de l’école d’infanterie de Fort Benning, dans l'État de Géorgie. En 1930, il se remarie avec Katherine Tupper Brown. Il est nommé en 1933 commandant du 8e régiment d’infanterie à Fort Screven (État de Georgie) puis du CCC (Civilian Conservation Corps) à Fort Moultrie où il obtient le grade de Colonel en septembre. De 1933 à 1936, Marshall est instructeur à la 33e division de la garde nationale à Chicago. En octobre 1936 il est nommé Brigadier General (général de brigade) et commandant à la 5 brigade de Vancouver (État de Washington) jusqu’en 1938. En août 1938, Marshall rejoint en qualité d’assistant l’état major de stratégie militaire (Chief of Staff). Ce poste l’amène naturellement à rencontrer régulièrement le président Franklin Roosevelt et son administration : faisant très bonne impression, Roosevelt le nomme commandant en chef du Staff en septembre 1939 avec le grade de Major General.

La Seconde Guerre mondiale

De 1941 à la fin de la guerre, il participe à toutes les conférences inter-alliées en qualité de conseiller privilégié de Roosevelt. Dirigeant les forces armées américaines engagées en Europe, il s’oppose en 1942 au débarquement en Afrique du Nord, réorganise l’
Air Force et planifie le débarquement de Normandie. Il et très déçu de ne pas recevoir le commandement du D-Day mais Roosevelt explique qu’il ne peut se passer de son conseiller. Plus tard, Winston Churchill déclare au sujet de Marshall qu’il était « l’organisateur de la victoire ». En décembre 1944 Marshall est nommé général d’armée, tout comme les trois autres conseillers de Roosevelt William Leahy, Ernest King et Henry Arnold et les deux principaux commandants en chef des opérations Dwight Eisenhower et Douglas MacArthur.

L'après-guerre

Son rôle diplomatique

À peine le second conflit mondial est-il terminé que Marshall, à la demande d’Harry Truman, part pour la Chine (novembre 1945) en tant qu’ambassadeur et représentant personnel du président des États-Unis. En 1947, il devient secrétaire d’état et se retire du service actif aux armées. Sa nouvelle fonction lui permet de s’atteler à la réalisation du programme ERP (
European Recovery Program), connu en France sous le nom de « Plan Marshall », qui permet d’injecter, dans un premier temps, plus de cinq milliards de dollars dans l'aide à la reconstruction européenne. Malade, il démissionne de son poste en 1949

Ses dernières fonctions

Toujours en 1949, Marshall accepte le rôle de secrétaire à la défense, conseille l’ONU dans sa gestion de la guerre de Corée et devient président de la Croix-Rouge américaine Il recevra le prix Nobel de la paix en décembre 1953 à Oslo. George Catlett Marshall meurt le 16 octobre 1959 à l’hôpital Walter Reed de Washington. Marshall, George Marshall, George Marshall, George Marshall, George Marshall, George ja:ジョージ・C・マーシャル


Université Harvard

L'Université Harvard (ou plus simplement Harvard) est une université privée américaine située à Cambridge, Massachusetts. Cambridge, Massachusetts Le college Harvard est fondé en 1636 par un vote de l'assemblée générale de la colonie de la baie du Massachusetts (Massachusetts Bay Colony). En 1639, il est baptisé « Harvard » en hommage à John Harvard, de Charlestown, un jeune pasteur puritain qui en 1638 légua sa bibliothèque et la moitié de ses biens à la jeune institution. L'université à proprement parler date de 1780. C'est à Harvard le 5 juin 1947, que le secrétaire d'Etat George Marshall a prononcé son fameux discours lançant le Programme de rétablissement européen (European Recovery Program ou ERP), connu en France sous le nom de « Plan Marshall ». À l'heure actuelle, Harvard est l'une des universités américaines les plus prestigieuses. Selon le Classement académique des universités mondiales elle est la numéro un (ce classement, en anglais Academic Ranking of World Universities est établi par des chercheurs de l'Université Jiao Tong de Shanghai). Elle fait partie de la Ivy League, association informelle regroupant les huit universités les plus anciennes et les plus célèbres des États-Unis. Harvard est également l'université la plus riche du monde, avec un revenu de 19,3 milliards de dollars en 2003. Le corps enseignant est constitué de 2 300 professeurs, pour 6 650 étudiants undergraduate et 13 000 étudiants graduate. 2003 Harvard comprend aujourd'hui neuf facultés (faculties), dont la liste est la suivante (dans l'ordre de leur création) :
- la Harvard Faculty of Arts and Sciences et sa section, la Harvard Division of Engineering and Applied Sciences, qui constituent ensemble :
  - le Harvard College, the University's undergraduate portion (1636) ;
  - la Harvard Graduate School of Arts and Sciences (1872) ;
  - la Harvard Division of Continuing Education, comprenant la Harvard Extension School et la Harvard Summer School ;
- la Faculty of Medicine, comprenant la Harvard Medical School (1782) et la Harvard School of Dental Medicine (1867), la première école d'odontologie des États-Unis d'Amérique ;
- la Harvard Divinity School (1816) ;
- la Harvard Law School (1817) (droit) ;
- la Harvard Business School (1908) (école de commerce) ;
- la Harvard Graduate School of Design (1914) ;
- la Harvard Graduate School of Education (1920) ;
- la Harvard School of Public Health (1922) ;
- la Kennedy School of Government (1936).

Architecture


- Le Carpenter Center for the Visual Arts sur le campus de Harvard est le seul bâtiment dessiné par Le Corbusier aux Etats-Unis (1961-1963). Image:Harvard MA USA1.jpg|Dunster Tower

Liens externes

Harvard ja:ハーバード大学 ko:하버드 대학교 th:มหาวิทยาลัยฮาร์วาร์ด

5 juin

Le 5 juin est le 156 jour de l'année (157 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 774 : Après avoir assiègé et pris Pavie, la capitale lombarde, Charlemagne se fait couronner roi des Francs et des Lombards à la place de Didier, qu'il ramène prisonnier en France.
- 1086 : Mort près d’Alep, au cours d’une querelle, qui l’opposait à Tutuş, fils d’ Alp Arslan, de Süleyman Shah, conquérant de l' Anatolie, considéré, par les Turcs, comme le fondateur de la Turquie et son premier monarque .
- 1305 : L'archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got devient pape sous le nom de Clément V, la papauté va s'installer à Avignon jusqu'en 1376. Il est le premier d'une série de pape français, jusqu'à Grégoire XI (Pierre-Roger de Beaufort), qui mourra en 1378.
- 1454 : Elie de Tourrettes, lieutenant du sénéchal de Saintonge, est créé cinquième Président au Parlement de Paris, sans jamais avoir été Conseiller - nous dirions de nos jours au tour extérieur -, parce que l'on suppose qu'il saura se montrer compréhensif dans l'affaire « Jacques Coeur ».
- 1947 : Annonce du Plan Marshall, en vue de la reconstruction économique de l'Europe
- 1967 : Début de la Guerre des Six-Jours entre Israël et les pays arabes voisins
- 1969 : Réception de Pierre Emmanuel (1916-1984) à l'Académie française
- 1992 : Fin de la période de «Transition démocratique» au Mali.
- 2002 : Lancement de la première édition « officielle » du navigateur « Mozilla »
- 2003 : Tennis : Kim Clijsters et Justine Henin par leur victoire en demi-finale annoncent une finale de Roland-Garros 100% belge.
- 2004 : Noël Mamère célèbre le premier mariage homosexuel en France, malgré l'interdiction du gouvernement

Naissances


- 1656 : Joseph Pitton de Tournefort, botaniste français († 1708)
- 1723 : Adam Smith, économiste et philosophe écossais
- 1868 : James Connolly révolutionnaire et syndicaliste irlandais († 1916)
- 1878 : Pancho Villa, révolutionnaire mexicain
- 1882 : Igor Stravinski, compositeur russe
- 1883 : John Maynard Keynes, économiste anglais
- 1885 : Georges Mandel, homme politique français
- 1928 : Tony Richardson, réalisateur britannique
- 1931 : Jacques Demy, réalisateur français
- 1941 : Martha Argerich, pianiste argentine
- 1971 : Mark Wahlberg, acteur américain

Décès


- 755 : saint Boniface, archevêque de Mayence, évangélisateur de l'Allemagne, mort en martyr en Frise.
- 1086 : Süleyman Shah, conquérant de l' Anatolie, considéré, par les Turcs, comme le fondateur de la Turquie et son premier monarque.
- 1316 : Louis X, roi de France
- 1667 : Diane de Joannis de Chateaublanc, arrière petite nièce de Nostradamus, veuve de Dominique de Castellane, épouse de Charles de Vissec de Latude de Ganges, 1er marquis de Ganges, lieutenant du roi de la Finance du Languedoc, assassinée à Ganges (Hérault) par deux de ses beaux-frères. (° 1635).
- 1921 : Georges Feydeau, auteur dramatique français (° 8 décembre 1862)
- 1941 : Guillaume II d'Allemagne, dernier empereur Allemand et dernier roi de Prusse de 1888 à 19181859)
- 2004 : Ronald Reagan, président américain, acteur Catégorie:Jour de l'année ja:6月5日 ko:6월 5일 ms:5 Jun simple:June 5 th:5 มิถุนายน

États-Unis d'Amérique

Les États-Unis, les États-Unis d'Amérique en forme longue, sont une fédération constituée de cinquante États (représentés par les cinquante étoiles du drapeau), située en Amérique du Nord et dans l'océan Pacifique. Quarante-huit de ces cinquante États sont situés au sud du Canada et au nord du Mexique. L'Alaska est situé à l'ouest du Canada. Hawaii est dans l'océan Pacifique, à 3 900 km au sud-ouest de la Californie. Washington, DC (ou District of Columbia) est la capitale fédérale du pays, avec un statut spécial (ce n'est pas un État et n'est pas non plus membre d'un État fédéré). D'autres territoires ont des statuts spécifiques, notamment des États (anciennes colonies) qui ne sont pas membre de jure de la fédération, mais qui sont en pratique intégrés : les Samoa américaines, Guam, les îles Mariannes du Nord, Porto Rico et les îles Vierges américaines. Les États-Unis sont membres de l'OTAN, de l'ALENA, du G8 et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.

Dénomination

La désignation en forme courte de ce pays est
États-Unis tandis que la désignation en forme longue est États-Unis d'Amérique. À l'exception notable de l'ONU et du titre de cet article, la forme courte États-Unis est utilisée pour désigner le pays par l'ISO, l'[http://publications.eu.int/code/fr/fr-5000500.htm UE], l'[http://www.ign.fr/telechargement/education/donnees/pcm.pdf IGN], la [http://www.eda.admin.ch/eda/f/home/foreign/stanam.ContentPar.0002.UpFile.tmp/lt_150813_statenames_f.pdf diplomatie suisse], l'[http://www.insee.fr/fr/nom_def_met/nomenclatures/cog/dbf/2005/txt/pays2005.txt INSEE], etc.

Histoire

Article détaillé : Histoire des États-Unis Le territoire actuel des États-Unis fut d'abord occupé par les Indiens d'Amérique qui étaient divisés en tribus et qui parlaient plusieurs centaines de langues différentes. Ils ont laissé peu de traces de leur présence, surtout pour les peuples nomades. Aux et s, les premiers contacts avec les Européens, principalement Espagnols au sud et Anglais à l'est constituèrent un choc des cultures et la plupart des Indiens sont morts à cause des épidémies importées par les Blancs. Anglais Le premier établissement anglais fut établi en 1607 à Jamestown, Virginie, et les 13 colonies proclamèrent leur indépendance le 4 juillet 1776 face à la Grande-Bretagne (Déclaration d'Indépendance). Ils adoptèrent la constitution des États-Unis d'Amérique en 1787, la première du monde. Ces deux textes sont fondateurs de l'identité américaine. La question de l'esclavage déclencha la guerre de Sécession en 1861. Mais cela n'empêcha pas les États-Unis de grandir grâce à l'immigration et l'industrialisation tout au long du ainsi que d'entreprendre la conquête de l'Ouest. Au , les États-Unis sont devenus la première puissance mondiale économique et politique (surtout après la Seconde Guerre mondiale), malgré des échecs comme la guerre du Vietnam qui traumatisa la société américaine. Depuis l'explosion de l'URSS et la fin de la guerre froide, les États-Unis sont la seule grande puissance, une puissance contestée par les islamistes, par la croissance chinoise et par les autres pôles de la Triade (Union européenne et Japon). Voir aussi : Histoire des relations franco-américaines

Politique

Histoire des relations franco-américaines
Article détaillé : Politique des États-Unis Le pays est constitué de cinquante États fédérés qui disposent d'une pleine souveraineté dans plusieurs domaines : il s'agit d'une fédération. Les États-Unis sont une république fédérale et parlementaire bicamériste. Les trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) sont séparés. Le président et le vice-président sont élus ensemble pour quatre ans, au suffrage universel indirect. Chaque État est représenté par son collège de grands électeurs dont le nombre est approximativement proportionnel au nombre d'habitants de l'État en question. Depuis 1948, le président ne peut exercer que deux mandats. Le paysage politique est largement dominé par deux partis : le parti républicain et le parti démocrate. parti démocrate George W. Bush est président des États-Unis depuis 2001. La Cour suprême est la plus haute instance du système judiciaire fédéral. Voir aussi : : : : : :

États

Article détaillé : États des États-Unis Voir aussi : Ordre d'entrée dans l'Union

Géographie

Ordre d'entrée dans l'Union
Article détaillé : Géographie des États-Unis
- Quelques repères :
  - Ville la plus peuplée : New York
  - Sommet le plus haut : Mont McKinley
  - Point le plus bas : Vallée de la Mort
  - Principal fleuve : le Missouri-Mississippi qui coule sur plus de 6 000 Km.
  - Superficie : 9 631 417  km²

  - Littoral : 19 924 km

  - Altitudes extrêmes : - 86 m > + 6 194 m

Relief

Mississippi, États-Unis]] Le relief des États-Unis a une organisation méridienne. D'est en ouest, on rencontre :
- une plaine côtière le long de l'océan Atlantique
- la chaîne des Appalaches, peu élevée
- une vaste dépression (Grands Lacs, plaine du Mississippi, Grandes Plaines)
- les montagnes Rocheuses
- le Grand Bassin
- la Sierra Nevada et la Chaîne des Cascades
- des vallées étroites (vallée centrale de Californie)
- les Coast Ranges, une chaîne côtière le long de l'océan Pacifique Il faut y ajouter deux territoires importants :
- Hawaii, archipel volcanique
- l'Alaska, appendice montagneux et volcanique du continent nord-américain

Climats

Tous les climats sont représentés aux États-Unis, du plus froid (Alaska) au plus chaud (Vallée de la Mort), du plus humide (Nord-Ouest) au plus sec (déserts du Sud-Ouest).
Voir l'article détaillé

Fleuves

Vallée de la Mort
- Rio Grande : 3 060 km
- Arkansas : 2 348 km
- Colorado : 2 317 km
- Ohio : 2 102 km
- Snake River
- Columbia
- Mississippi

Lacs

Mississippi Les Grands Lacs représentent environ 250 000 km² : du plus grand au plus petit :
- Lac Supérieur
- Lac Michigan
- Lac Huron
- Lac Érié
- Lac Ontario Les autres lacs importants sont :
- Grand Lac Salé
- Lac Mead
- Lac Powell
- Utah Lake
- Lac Tahoe

Frontières terrestres

12 034 km de frontières :
- 8 893 km avec le Canada (dont 2 477 km avec l'Alaska)
- 3 326 km avec le Mexique
- 29 km avec Cuba (base navale de Guantanamo)

Géographie humaine

Guantanamo Les Américains se concentrent sur les littoraux, y compris ceux des Grands Lacs. À l'ouest du 100 méridien et en Alaska, les densités sont très faibles, sauf en quelques villes isolées. La Californie est l'État le plus peuplé. Plus des trois quarts de la population est urbaine. Les régions les plus dynamiques sont la Sun Belt. La reconversion du Nord-Est du pays lui permet de tenir un rôle important.
Voir aussi : ~ ~ ~ Politique environnementale des États-Unis d'Amérique

Économie

Politique environnementale des États-Unis d'Amérique
Article détaillé : Économie des États-Unis Les États-Unis possèdent la plus puissante économie du monde, avec un PNB qui s'élève à 11 649 milliards de dollars (2004). Dans cette économie de marché, les secteurs les plus dynamiques sont l'électronique, l'aérospatiale, les biotechnologies et les industries de l'armement, même si l'avance s'est réduite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le principal atout du pays reste malgré tout le secteur tertiaire (services bancaires, production cinématographique, tourisme ...). Le taux de chômage est relativement faible. Les États-Unis souffrent d'un fort déficit commercial. La bourse de New York est l'une des premières du monde. Plusieurs atouts expliquent la puissance de l'économie américaine : le territoire américain est immense, bien doté en ressources minières (deuxième producteur mondial de charbon, pétrole, gaz naturel, or, cuivre ...) et agricoles. Il est situé entre les deux grands océans de la planète, l'océan atlantique et l'océan pacifique. Il est également bien maîtrisé par un réseau de transport varié (Grands Lacs, voies ferrées, ports, aéroports). La population est cosmopolite et mobile. Le niveau moyen de vie est fort, même si les inégalités sociales sont importantes. Le dollar et la langue anglaise ont un rayonnement international. L'état fédéral investit une part relativement importante du PIB dans la recherche et n'hésite pas à se montrer protectionniste. Les multinationales américaines sont présentes sur tous les continents et participent à la puissance économique du pays. Les États-Unis sont au cœur de l'ALENA, une organisation régionale qui prône la libre circulation des marchandises et des capitaux. Quelques chiffres récents :
- taux de chômage en mars 2005 : 5,2 % de la population active
- taux de croissance du PNB en 2003 : 3,2 %
- L'économie américaine a créé 2,2 millions d'emplois nouveaux en 2003
-
Voir aussi : Accord de libre-échange nord-américain; Économie américaine, 2002.
- Consultez les paragraphes sur l'économie des états et des grandes villes.

Démographie

Article détaillé : Démographie des États-Unis Démographie des États-Unis Population : 295 267 686 habitants (janvier 2005). 0-14 ans : 20,8 % (hommes : 31 122 974 ; femmes : 29 713 748) ; 15-64 ans : 66,9 % (hommes : 97 756 380 ; femmes : 98 183 309) ; + 65 ans : 12,4 % (hommes : 15 078 204 ; femmes : 21 172 956)
Densité : 30,25 hab./km²
Espérance de vie des hommes : 74,8 ans (en 2005)
Espérance de vie des femmes : 80,1 ans (en 2005)
Taux de croissance de la population : 0,92 % (en 2004)
Taux de natalité : 14,13/1000 (en 2004)
Taux de mortalité : 8,34/1000 (en 2004)
Taux de mortalité infantile : 6,63/1000 (en 2004)
Taux de fécondité : 2,7 enfants/femme (en 2004)
Taux de migration : 3,41/1000 (en 2004)
Âge médian : 35,6 ans (2001) Plus de trois millions de Mexicains vivraient de manière illégale aux États-Unis. La démographie des États-Unis d'Amérique diffère des autres pays industrialisés et développés :
- Les États-Unis sont le premier pays d'immigration du monde : en 1991, ils ont accueillis plus d'1,8 million d'immigrants.
- La natalité y est plus forte et dynamique que dans les autres pays riches.
- Les États-Unis sont au troisième rang des pays les plus peuplés, derrière la Chine et l'Inde.
- Il existe une quarantaine d'agglomérations de plus d'un million d'habitants.
Voir aussi : les lieux les plus riches aux États-Unis (classement des États et Comtés selon leur richesse) ~ Société américaine

Culture

Société américaine

- Voir l'article détaillé On distingue deux types de culture aux États-Unis : la culture élitiste et la culture populaire. La première est peu connue, la seconde rayonne dans le monde entier grâce au cinéma, à la musique, à Internet. La culture américaine a une base anglo-saxonne, qui s'explique par les origines historiques du pays. L'anglais est la langue la plus parlée. Cependant, les apports d'autres cultures contribuent à faire des États-Unis un creuset culturel :
- l'héritage indien se lit dans certains mots et toponymes.
- l'influence hispanique est forte en Californie, au Nouveau-Mexique et dans le Texas ainsi que dans plusieurs grandes villes ailleurs (New York, Miami en Floride, Hartford dans le Connecticut).
- l'influence française est forte en Louisiane.
- les immigrants européens et juifs ont également marqué la culture du pays.
Articles détaillés : ~ ~ ~ ~ ~

Un pays où la religion compte


- Une enquête publiée en décembre 2004 dans le
Wall Street Journal Europe affirme que 75 % des Américains se déclarent croyants aux États-Unis, pour 43 % de pratiquants.
- La liberté religieuse est garantie par la constitution. Article détaillé : Religions aux États-Unis

Américains illustres

Scientifiques


- Voir l'article détaillé Scientifiques américains, par ordre alphabétique
- Voir aussi Mathématiciens américains, par époque

Peintres


- Voir l'article Peintres américains, par ordre alphabétique

Photographes


- Jacob Riis 1849-1914
- Alfred Stieglitz 1864-1946
- Ansel Adams 1902-1984
- Diane Arbus 1923-1971 À compléter

Historiens


- Robert Caro
- Robert Paxton À compléter

Personalités politiques


- John Ashcroft, Attorney General, 2002-2005 ;
- Colin Powell, Secrétaire d’État, 2002-2004 ;
- Condoleezza Rice, Secrétaire d’État, 2005- ;
- Madeleine Albright, Secrétaire d’État, 1997-2001. Voir aussi : Président des États-Unis
- Alexander Hamilton, penseur politique, homme politique
- George Washington, premier président des États-Unis

Musiciens


- Voir aussi Chanteurs américains, par ordre alphabétique / Chanteuses américaines, par ordre alphabétique

Cinéastes


- Voir l'article détaillé Réalisateurs américains, par époques

Littérature


- Écrivains américains, par ordre chronologique
- Écrivains américains, par ordre alphabétique

Prix Nobel de la Paix

Écrivains américains, par ordre alphabétique
- 1906 Theodore Roosevelt
- 1906 Ugo Werquin
- 1912 Elihu Root
- 1919 Woodrow Wilson
- 1925 Charles Gates Dawes
- 1929 Frank Billings Kellogg
- 1931 Jane Addams Nicholas Murray Butler
- 1945 Catlett Marshall
- 1962 Linus Pauling
- 1964 Martin Luther King
- 1970 Norman Borlaug
- 1973 Henry Kissinger
- 1985 Internationale des médecins contre la guerre nucléaire, Boston
- 1986 Elie Wiesel
- 1997 Jody Williams
- 2002 Jimmy Carter

Mode


- Calvin Klein

Autres


- Allan Pinkerton
- Paul Revere Révolutionnaire important lors de l'indépendance américaine
- Benjamin Franklin intellectuel important et homme politique lors de l'indépendance américaine
- Harriet Tubman, aida des centaines d'esclaves à s'échapper au Nord avant la Guerre de Sécession
- Stan Lee scénariste de "comics", un genre de bande dessinée important aux États-Unis |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom français !! Nom local !! Remarques |- | | Jour de l'an || New Year's Day || |----- | Troisième lundi de janvier || Jour de Martin Luther King | Martin Luther King Day | Naissance de Martin Luther King, militant pour les droits civiques |- | 12 février || Anniversaire de Lincoln | Lincoln's Birthday | Naissance de Abraham Lincoln, le 16 président des États-Unis. |----- | Troisième lundi de février || Jour des présidents | Presidents' Day | Na