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Plaque D'immatriculation

Plaque d'immatriculation

als:Kfz-Kennzeichen ja:ナンバープレート sv:RegistreringsskyltUne plaque d'immatriculation est une plaque portant une combinaison de chiffres et/ou de lettres uniques (pour une zone géographique donnée), destinée à identifier facilement un véhicule. Ceci permet de lutter contre les infractions au code de la route et contre le vol. En france, elle est également appelée plaque minéralogique, car elle était à l'origine attribué par le Service des mines (maintenant la DRIRE depuis la loi sur l'administration territoriale de la République de 1992), ou plaque de police.

Généralités

La plupart des véhicules motorisés portent une plaque à l'avant et une autre à l'arrière. Certains véhicules peuvent ne comporter qu'une plaque (à l'arrière), comme les motocyclettes, biens que des modèles anciens aient porté une plaque sur le garde-boue avant, lisible des deux côtés de l'engin. Certaines remorques sont également soumises au port d'une plaque d'immatriculation, en fonction de leur capacité de chargement. C'est également le cas des caravanes. Les numéros des plaques sont délivrées par une administration. Dans certains pays, comme la France, le propriétaire du véhicule est généralement responsable de l'achat des plaques, qu'il fait réaliser par un prestataire de services (garage automobile, centre auto...). Dans d'autres, comme la Belgique ou la Suisse, le jeu de plaques est délivrée par l'administration qui reste propriétaire de celles-ci. Il existe deux concepts d'utilisation de plaques : certains pays, comme la France, adoptent le principe d'utiliser les plaques pour identifier un véhicule. Quel que soit le propriétaire, cette plaque accompagne le véhicule tout le long de sa vie ; le cas particulier des déménagements, dans les pays où l'indication géographique est également indiquée, est réglé par des règles spécifiques. Dans d'autres pays, comme la Belgique ou la Suisse, la plaque est attribuée au propriétaire, qui la conserve lorsqu'il change de véhicule. Identifiant alors le propriétaire, la plaque fait également office d'attestation d'assurance, le propriétaire devant rendre les plaques à l'administration lorsqu'il n'est plus assuré. La notion de plaques interchangeables peut alors y exister, le même jeu de plaques est utilisé pour les différents véhicules d'un même propriétaire, celui-ci ne pouvant utiliser, ou autoriser l'utilisation à des tiers, que d'un seul de ses véhicules à la fois. Au Canada, les règles diffèrent selon la province. Dans la province à majorité francophone du Québec, les plaques sont attribuées au hasard au propriétaire de véhicules. Une seule plaque est requise, à l'arrière du véhicule. L'attrition aléatoire des plaques, composées de 3 lettres et 3 chiffres (ou l'inverse) rend impossible la détermination du lieu de résidence du propriétaire.

Lisibilité des plaques

Les plaques sont conçues pour être lisibles de loin, pour cela la taille des caractères est normalisée. Dans certains pays, les propriétaires peuvent choisir parmi plusieurs polices de caractères alors que dans d'autres (comme la France), la police doit être homologuée. Selon les systèmes, les plaques sont à fond clair (blanc ou jaune, parfois réfléchissant, ce dernier étant en cours de généralisation dans l'Union européenne), ou à fond sombre (plaques noires, anciennement utilisées en France notamment). Par contraste, les caractères sont en noir (cas général) ou rouge (cas de la Belgique) sur les plaques claires, et en clair (blanc ou aluminium) sur fond sombre. Il est à noter que l'utilisateur d'un véhicule dont les plaques sont illisibles (pour cause de saleté ou de dégâts) est passible d'amende dans de nombreux pays. En France, la conformité des plaques et l'éclairage de la plaque arrière sont des points rédhibtoires pour le contrôle technique

Attribution des numéros

Pour une administration donnée (une par État dans l'Union Européenne ou aux États-Unis, parfois à l'échelle d'une sous division administrative de l'État dans certains pays), il ne peut y avoir deux véhicules différents portant le même numéro. Selon les systèmes, un numéro est atttribué par véhicule indépendamment de son propriétaire (comme au Royaume-Uni, en France ou en Italie), ou un propriétaire se voit attribuer un numéro par véhicule (comme en Belgique, en Italie ou aux États-Unis). Dans le premier cas, lorsqu'un véhicule change de propriétaire, il ne change généralement pas de numéro. Dans certains systèmes toutefois, si le véhicule ne quitte pas sa zone d'immatriculation d'origine (en France : le département), il ne change pas de numéro, en revanche en cas de changement de zone (même s'il ne change pas de propriétaire), il doit lui être attribué un nouveau numéro. Lorsque le véhicule est détruit ou change de numéro, le numéro qu'il portait est perdu et ne peut plus être réutilisé. Dans le second cas, lorsqu'un véhicule change de propriétaire ou est détruit, son numéro reste attribué à son ancien propriétaire. Le nouveau propriétaire peut alors soit réutiliser un numéro disponible qui lui aurait précédemment été attribué, soit acquérir un nouveau numéro.

Combinatoire des numéros

Selon les systèmes, la plaque peut comporter des chiffres, des lettres, des chiffres et des lettres dans un ordre spécifique ou dans un ordre quelconque. Pour anecdote, une plaque composée de 3 chiffres et de 3 lettres peut avoir 17 576 000 combinaisons différentes (26×26×26×10×10×10) mais on notera que certaines combinaisons de lettres sont exclues, si celle-ci peuvent porter préjudice à son détenteur. Ainsi, en Belgique, des combinaisons de 3 lettres telles que CON, CUL, SEX, DOM (crétin, en néerlandais), etc. ne sont pas délivrées par l'administration (sauf dans les cas de plaques de vanité, voir article en bas). Les combinaisons qui forment les initiales de partis politiques comme CDH (Centre démocrate humaniste) ou SPA (Sociaal Progressief Alternatief) sont strictement interdites Quelques exemples :
- Algérie - 1 à 5 chiffres, 3 chiffres, 2 chiffres. Les premiers chiffres sont le n° de série d'enregistrement, Les seconds sont un chiffre composé du type de véhicule (1 pour une voiture, 2 pour un camion, 3 pour une camionette etc.) suivi des deux derniers chiffres de l'année de mise en circulation, et les troisèmes correspondent au code du département (wilaya) d'immatriculation.
  - Exemple : 54156 204 16 (que l'ont peut lire, Camion datant de 2004 immatriculé dans la Wilaya d'Alger, portant le n° d'enregistrement départemental 54156)
- Belgique - 3 lettres suivies de 3 chiffres, pour les plaques récentes (en rouge sur fond blanc).
- Canada - Diffère selon la province. Au Québec, 3 chiffres, suivis de 3 lettres (et l'inverse). en Ontario, 4 lettres suivies de 3 chiffres.
- France - 1 à 4 chiffres, 2 à 3 lettres, 2 à 3 chiffres, avec un maximum de 8 caractères. Les derniers chiffres correspondent au code du département d'immatriculation, les premiers chiffres constituant une séquence dans la combinaison de lettres, et les combinaisons de lettres constituant une séquence dans le numéro de département. Deux exceptions pour le numéro de département : la Haute-Corse et la Corse-du-Sud sont représentées respectivement par 2B et 2A au lieu d'un couple de chiffres. Lorsque la séquence de lettres atteint ZZ, on passe à la combinaison AAA.
  - Des exceptions existent, notamment, pour les administrations, la police/gendarmerie et l'armée.
  - Le 15 juin 2005, Le Ministre de l'intérieur a présenté en Conseil des Ministres le nouveau système d'immatriculation des véhicules (SIV) qui sera national (sans origine du département).
- Luxembourg - 2 lettres suivies de 3 chiffres (en noir sur fond jaune); depuis 2004, 2 lettres suivies de 4 chiffres.
- Royaume-Uni, Pays-Bas - Combinaison quelconque de 8 chiffres et lettres, sans disposition spécifique pour le premier, par groupes de deux ou quatre pour le second.
- Suisse - Deux lettres désignant le canton, un nombre de 6 chiffres au plus, unique pour le canton donné.

Plaques de vanité

On appelle plaques de vanité des plaques d'immatriculation dont le propriétaire a (lorsque cela est possible) acheté ou s'est fait attribuer auprès des services d'immatriculation un numéro spécifique, comme un chiffre rond ou une combinaison de chiffres et/ou de lettres à son goût (son nom, une combinaison amusante ou facile à retenir...). Ce système permet au service d'immatriculation de surfacturer cette prestation, la prestation standard ne permettant que d'obtenir une combinaison à la suite des combinaisons déjà attribuées.

Voir aussi

Liste des codes internationaux des plaques minéralogiques
Plaque d'immatriculation française

Lien externe


- [http://plaque.free.fr/ Site des collectionneurs de plaques d’immatriculation, très riche sur le sujet]
- [http://sfpi.asurtech.com/plaques.htm Le site français des plaques d’immatriculation, bonnes explications]
- [http://www.code-route.com/code_immatriculation.htm Plaques d'immatriculation], un article de [http://www.code-route.com/ Code-route.com]
- [http://www.interieur.gouv.fr/rubriques/c/c2_le_ministere/c21_actualite/2005_06_15_siv/SIV_dossier_presse.pdf Dossier de presse concernant le nouveau système d'immatriculation des véhicules] [http://www.platehut.com/ Site avec nombreuses plaques graphiques des Etats-Unis] Catégorie:Plaque d'immatriculation

Véhicule

Pour les autres sens de « véhicule », voir Véhicule (homonymie).

Généralités

Un véhicule est un engin mobile, qui permet de déplacer des personnes ou des charges d'un point à un autre, sur des distances variables, souvent longues.
- Il est généralement équipé de roues, mais pas nécessairement.
- Il est le plus souvent motorisé.
- Il s'agit d'un moyen de transport, mais sa finalité n'est pas toujours le transport en lui-même (engins de loisirs, travaux publics et agricoles, militaires...).
- Exemples : l'automobile, l'autobus, le trolleybus (en ville), le car (interurbain), le train, le métro, le RER, le tramway, le tramway sur pneus, l'avion, le taxi, la bicyclette, les skis, la fusée, etc.

Définition légale

Le terme « véhicule » pouvant être employé dans des textes de lois, il importe de savoir quels sont les équipements concernés. Si cela est évident dans certains cas, c'est plus litigieux dans d'autres ; par exemple, une charette à traction animale est un véhicule, mais un animal monté en est-il un ? Lorsque la loi ne le définit pas elle-même, la classification est faite, en cas de conflit, par le juge et relève donc de la jurisprudence.

En France

En France, le problème de la définition se pose en général en cas d'accident. La loi 54-1424 du 31 décembre 1957 attribue compétence aux tribunaux de l'ordre judiciaire « pour statuer sur toute action en responsabilité tendant à la réparation des dommages de toute nature causés par une véhicule quelconque », et non aux tribunaux administratifs (p.ex. véhicule conduit par un agent d'une personne morale de droit public, comme l'État ou une collectivité territoriale, l'indemnisation étant à la charge de la personne morale) ou civils ; ceci déroge aux lois des 16 et 24 août 1790 et 28 pluviôse an VIII (dommages de travaux publics) en ce qui concerne les actions en responsabilité extra-contractuelle. Un considéré come véhicule tout engin susceptible de se mouvoir par un dispositif propre, que ce soit par un moteur, mais aussi un animal, voiles, rames, pédalier. Cela comprend les engins terrestres, aériens, maritimes ou fluviaux, que ce soient des engins de transport ou de travail. Sont par exemple considérés comme véhicule
- un rouleau compresseur
- un vibreur, engin de chantier utilisé pour retirer des palplanches (C. Cass. 12 février 2001 n° 3243. Préfet Val-d'Oise)
- un radeau servant à la construction d’un pont mais utilisée par un agent pour regagner la rive
- luge de secours tirée par un pisteur-secouriste (TA Grenoble, 17 avril 1996, Kienle). Ne sont pas considérés comme véhicule :
- un ponton conçu comme installation fixe mais qui, emporté par une crue, dérivait au fil de l’eau
- une tondeuse à gazon poussée dans un jardin public (CE, 14 mars 1969, Ville de Perpignan)
- animal utilisé comme monture (CE, 16 octobre 1987, de Viguerie)

Classification

responsabilité
- Selon le mode de propulsion (ou de traction) qui peut être :
  - humain : bicyclette, brouette, canot, charrette à bras, diable, Raquette à neige, rollers, tricycle, trottinette, Ski
  - animal : véhicules hippomobiles tels que chariot, charrette, tombereau, diligence, traineau, etc.
  - motorisé : automobile, motocyclette, camion, locomotive, avion, etc.
  - non motorisé (véhicules tractés) : remorque, caravane, wagon,
  - mus par l'air : planeur, voilier, parapente, etc.
  - utilisant la force de gravité : schlitte, luge, bobsleigh (les skis ne sont pas des véhicules à proprement parler, mais plutôt des agrès)
- Selon le mode de tranport :
  - routier : automobile, autocar, camion, semi-remorque,
  - ferroviaire : train, tramway, métro, autorail
  - par câble : ascenseur, convoyeur à bande, téléphérique, téléski,
  - fluvial : péniche, chaland, bateau-mouche, bac,
  - maritime : navire, cargo, ferry,
  - aérien : avion, hélicoptère, hydravion, fusée,ULM,
  - mixte : véhicule amphibie, aéroglisseur, hydravion,
- Selon la finalité :
  - transport (la grande majorité) :
    - transport de personnes :
      - individuel : bicyclette, automobile, motocyclette, pousse-pousse,
      - collectif : taxi, autobus, métro, train, TGV,
    - transports de marchandises :
      - lourdes : wagon, train, poids lourd, semi-remorque, pétrolier,
      - légères : camionnette, fourgonette, triporteur
    - transport sanitaire : ambulance, evasan
  - travaux divers : tracteur agricole, machines automotrices, draisine, motopompe, grumier, excavatrice, pelle mécanique
  - pêche : chalutier, baleinier,
  - loisirs : motoneige, planeur, quad, yacht, caravane, « camping-car », parapente,
  - militaire : char, autochenille, jeep, chasseur, bombardier, drone,
  - secours : véhicule d'intervention (fourgon d'incendie, véhicule de secours routier, unité mobile hospitalière, ambulance…), canot de sauvetage, motopompe,
  - transport de la pensée : langage
  - de l'information : journaux

Avantages

L'utilisation de véhicules permet :
- des transports de charges lourdes ;
- des transports sur de grandes distances ;
- des transports rapides. Ceci fût un facteur déterminant lors de la révolution industrielle avec la locomotion à vapeur : le transport de matières premières et des produits finis, transports de voyageurs. Le transport industriel permet la mise en commun de facteurs de création dispersés, alors qu'en l'absence de véhicule, la création est limitée aux ressources matérielles et humaines présentes dans une région d'étendue limitée. Le transport de personnes permet un accès plus grand aux loisirs (tourisme). Les véhicules permettent d'évacuer rapidement des personnes d'une zone sinistrée ou sur laquelle se dirige un sinistre. Ils permettent d'acheminer rapidement de l'aide sur les lieux de l'accident ou d'une catastrophe, et d'évacuer les victimes.

Inconvénients


- Pollution : Les transports motorisés par des moteurs thermique utilisants des carburants fossiles, sont à l'origine d'émissions polluantes dommageables pour l'environnement. : Des solutions pour des véhicules plus propres tels que les Automobiles hybrides sont envisagées, notamment en ce qui concerne les véhicules individuels.
- Accidents : Le déplacement des véhicules est par nature générateur de risque, d'autant plus important que la vitesse de déplacement est élevée. De ce fait, les conditions d'utilisations sont souvent réglementées (aptitude à la conduite, formation, Contrôle Technique, vitesse limite, infrastructure réservée...).
- Délocalisation de la production.
- Déplacements forcés de population (shoah, purification ethnique).

Voir aussi

Liste des véhicules simple:Vehicle

Code de la route

Code de la route est l'expression utilisée au Canada, en France et dans d'autres pays francophones pour désigner l'ensemble des lois et réglements relatifs à l'utilisation des voies publiques (trottoirs, chaussées, autoroutes, etc.) par les usagers (piétons, deux roues avec ou sans moteur, automobiles, etc.).

Généralités

Un code de la route peut contenir des règles relatives:
- aux qualités ou compétences qu'un usager doit posséder selon l'usage qu'il fait de la voie publique (permis de conduire, âge minimum, examen médical),
- aux caractéristiques qu'un véhicule doit posséder (homologation des véhicules, contrôle technique régulier, couverture par assurance de la responsabilité du conducteur, ...),
- à la façon dont un usager peut utiliser la voie publique (rouler à droite ou à gauche, limitations de vitesse , stationnement,...),
- à la façon dont les usagers interagissent entre eux (règles de priorité par exemple) ,
- à la façon dont les autorités peuvent imposer des règles locales sur certaines portions de voie publique (signalisation, policier,...). La raison d'être d'un code de la route est d'assurer à la fois la sécurité et la fluidité du trafic. La violation des dispositions du code de la route expose le contrevenant à des sanctions de divers niveaux (de l'amende à la peine de prison) selon la gravité du délit. Le code de la route n'est pas un instrument figé, puisqu'il variera selon la perception des autorités et de la population de ce qui est important ou vital dans la réglementation (voir par exemple l'évolution de la perception de l'excès de vitesse en Europe ces dernières années).

Sources

Instruments internationaux

Certaines règles de bases relatives à la circulation sont contenues dans Convention de Vienne sur la circulation routière, signée sous l'égide des Nations-Unies en 1968. C'est notamment ce document qui permet à un automobiliste de voyager à l'étranger avec sa voiture sans devoir, à la frontière, passer un contrôle technique, se faire imatriculer ou passer un examen de permis de conduire ! Un accord Européen du 1er mai 1971 est venu compléter et renforcer ce dispositif, avec notamment pour effet une uniformisation des signalisations routières essentielles en Europe. D'autres accords plus techniques existent, notamment sur l'uniformisation (relative) des caractéristiques techniques des véhicules ou la reconnaissance, par les états, des prescriptions techniques d'autres états.

Codes par continent ou pays

Outre les instruments internationaux (auxquels tous n'ont cependant pas adhéré), la plupart des pays ont codifié leur "code de la route". Comme indiqué ci-dessus, la situation en Europe est relativement uniforme. Aux États-Unis, chaque état à son propre code de la route (traffic code), quoique le ministère fédéral des transports exerce un certain contrôle sur l'uniformisation de la signalisation routière et des prescriptions techniques (ainsi que sur les règles de circulation sur les autoroutes inter-états (interstate highways)

Le sens de circulation

Article détaillé : Sens de circulation. Sens de circulation Selon les pays, les véhicules sont tenus de circuler sur un côté précis de la chaussée, gauche ou droite. Il s'agit probablement de la règle de circulation la plus ancienne, car les premières réglementations remontent à plus de 200 ans, précédant de beaucoup l'apparition des véhicules à moteur. Les raisons pour lesquelles certains pays choisirent le côté gauche et d'autres le côté droit pour circuler ne sont pas connues avec certitude et doivent certainement tenir autant de considérations pratiques qu'arbitraires. Dans tous les cas, on estimait en 2005 qu'environ le tiers de la population mondiale roulait à gauche, les deux autres tiers à droite.

Voir aussi

Liens externes

[http://www.admin.ch/ch/f/rs/0_741_10/ Convention de Vienne sur la circulation routière] catégorie:code de la route Catégorie:Droit et réglementation du transport

Vol


- En zoologie, le vol est le fait pour certains animaux (oiseaux, insectes, chauves-souris) de se déplacer dans l'air en battant des ailes.
- En aéronautique, le vol est le fait pour un aéronef de se soutenir et se déplacer dans l'atmosphère. Le terme s'applique aussi, en astronautique, aux engins spatiaux se déplaçant dans le vide.
  - Vol libre : activité sportive se pratiquant avec une aile volante (aile delta).
  - Vol à voile : navigation aérienne dans un engin sans moteur (planeur)
  - Vol à moteur : navigation aérienne dans un engin avec moteur (avion ou ULM)
    - Vol à vue
    - Vol aux instruments
  - Vol spatial : navigation en dehors de l'atmosphère terrestre (ou en haute atmosphère, c.-à-d. au delà d'une cinquantaine de km)
- En droit, le vol est un délit, le fait de s'approprier indûment, avec ou sans violence, le bien d'autrui. Selon la définition du code pénal français, c'est "la soustraction frauduleuse" d'un bien à autrui.
- En littérature :
  - Vol de Nuit, roman d'Antoine de Saint-Exupéry, écrit en 1931
  - Vol au-dessus d'un nid de coucou, roman de Ken Kesey, écrit en 1962, qui a donné lieu à un film :
    - Vol au-dessus d'un nid de coucou, film réalisé par Milos Forman, en 1975
  - Vol 714 pour Sydney, l'album de bande dessinée d'Hergé, dans la série des aventures de Tintin et Milou
- En télévision :
  - Le Vol du Pélican, série télévisée australienne, créée en 1977



Motocyclette

Motocyclette est un nom propre, déposé en 1897 par les frères Eugène et Michel Werner, fabricants installés à Levallois - Peret, puis devenu nom générique. La motocyclette (ou moto) est un moyen de transport où le pilote est assis à califourchon, les mains tenant le guidon et les pieds sur des repose-pieds. Un passager peut éventuellement se tenir à califourchon derrière le pilote. Une personne à moto est appelée « motard ». On peut ajouter un side-car, soutenu par une roue supplémentaire, sur le côté d'une moto. Celui-ci permet de transporter un ou deux passagers supplémentaires.

Histoire de la moto

La moto a officiellement été inventée par Louis-Guillaume Perreaux avec le premier brevet déposé en 1868 et modifié jusqu'en 1885. Cette première moto fonctionnait à la vapeur.

Paternité controversée

1885 Comme souvent, lorsqu'une technique est émergente, sa finalisation se produit en plusieurs endroits presque simultanément. Ce fut le cas pour l'avion, il en a été de même pour la moto : Le 26 décembre 1868 est établi un procès verbal en la préfecture de la Seine en vue de la délivrance d'un brevet concernant un vélocipède à grande vitesse. Brevet qui sera délivré sous le numéro 83691 le 16 mars 1869 à Monsieur Louis-Guillaume Perreaux - Ingénieur à Paris, 8 rue Jean Bart. Cependant, rien ne certifie que ce « vélocipède » ait roulé avant 1871. Il était équipé, alors, d'un moteur à vapeur entraînant la roue arrière et de pédales agissant sur la roue avant. En 1869, de l'autre côté de l'Atlantique, certains témoignages attestent de l'existence d'un autre véhicule à deux roues mû par un moteur à vapeur : la Roper - qui semble n'avoir été qu'une attraction foraine. Ces affirmations autorisent les Américains à s'attribuer la paternité de l'invention de la moto. Cependant, il n'en reste plus aucune trace, ni même un brevet prouvant son existence. L'invention de Daimler, datant de 1885, a été conçue dans le but d'en tester le moteur fonctionnant à pétrole. Elle était équipée de roues latérales stabilisatrices, donc de quatre roues au total. On peut, cependant, avancer que la Daimler fut la première moto dotée d'un moteur à combustion interne.

Innovations technologiques


- En 1887, le Français Félix Millet fabrique et vend quelques exemplaires d'une moto équipée d'un moteur à pétrole de 5 cylindres en étoile placé dans la roue arrière.
- En 1894, Hildebrand Wolfmuller (Autriche) commercialise une moto équipée d'un bicylindre horizontal de 1490 cm³ qui bénéficiera du premier véritable réseau de vente de l'histoire.
- En 1897, les frères Eugène et Michel Werner commercialisent un cycle à moteur placé au-dessus de la roue avant, auquel ils donnent le nom de motocyclette.

Types de motos

Types communs

Werner
- Routière, Grand Tourisme : conçues pour les longs trajets routiers, ces motos privilégient le confort de conduite. Elles se caractérisent par une position de conduite verticale qui permet de conserver le dos droit, les bras tendus et les jambes pliées le moins possible. Les motos routières accueillent facilement un passager et une bagagerie parfois volumineuse (top case, valise, sacoche de réservoir). La plupart sont dotées d'un moteur de forte cylindrée, souvent supérieure à 1.000 cm3, d'un carénage plus ou moins enveloppant destiné à protéger du vent relatif et des intempéries, et d'un réservoir permettant une autonomie de plusieurs centaines de kilomètres. Les motos de cette catégorie se déclinent en gammes spécialisées qui partent du grand tourisme, avec les modèles les plus grands et les plus lourds, puis les routières, et enfin les routières sportives.
- Sportive : les motos dites "sportives", dérivées de celles utilisées en compétition de vitesse, sont plus petites et légères que les routières, donc capables d’accélération et de vitesse plus élevées. Parmi les plus puissantes et difficiles à maîtriser, citons la GSX-R 1300 Hayabusa de Suzuki, qui fut la première moto de production à dépasser les 300 km/h. La législation de nombreux pays impose la mise en place d’un limiteur de puissance ; en France, par exemple, elle est limitée à 106 ch. Là encore, selon la cylindrée et la vocation plus ou moins affirmée pour la compétition sur circuit, on distingue les sportives, "super-sport", "hyper-sport"... ch
- Roadster : les roadsters se caractérisent par l'absence de carénage. L'accent est ici mis sur les sensations d'accélération, de nervosité et de maniabilité. Le rapport poids-puissance élevé permet des moteurs très coupleux (riches en couple). Surtout destinées à une utilisation urbaine, ces motos se prêtent également à des trajets routiers, mais l'absence de carénage expose le conducteur à la pression du vent relatif. Elles peuvent être dotées d'équipements pour un meilleur confort de conduite, comme une bulle (pare-brise), un saute-vent ou une tête de fourche. Outre les motos dites "basiques", roadsters simples de cylindrée moyenne prisées par les débutants pour leur facilité de prise en main, on compte dans cette catégorie de plus en plus de "roadsters sportifs", dotés de moteurs plus puissants, capables de très fortes accélérations.
- Custom : ces motocyclettes se caractérisent par l'absence totale de carénage et une position de conduite spécifique avec les pieds en avant. Elles imitent le style des machines américaines des années 1930 au début des années 1960, comme celles produites par Harley-Davidson, Indian, Excelsior et Henderson. Cette catégorie s'est diversifiée avec l'apparition de la mode "rétro" et la remise au goût du jour de modèles dérivés de ceux des années 1950-1960. Henderson
- Moto-cross : conçues pour le "hors-route", elles sont également appelées "trails" et se caractérisent par une grande garde au sol, un poids minimal pour une meilleure maniabilité et la possibilité de les conduire debout sur les repose-pieds. On peut distinguer plusieurs catégories dans ce créneau très large: les motos d'enduro pour la randonnée motocyliste, celles de trial pour le franchissement d'obstacles, celles de cross pour les circuits fermés ou encore les super-motards pour la compétition de glisse. On qualifie également ces motos de vertes en raison de leur utilisation pour de la randonnée hors agglomération. Les pratiquants de la moto verte se doivent d'être respectueux des autres usagers (équestres, vttistes, piétons, etc.) et des lieux où ils pratiquent leur loisir. Les motos de trial sont faites pour franchir des obstacles de plus d’un mètre de dénivellation. Extrêmement légères et maniables, elles ne comportent parfois même pas de selle car les évolutions se font le plus souvent à basse vitesse, debout sur les cale-pieds. Cette catégorie s'est diversifiée et adaptée à la route avec l'apparition des trails routiers qui adoptent la même géométrie de construction mais avec des adaptations (grands réservoirs, bagagerie, protections contre les intempéries) permettant une grande polyvalence d'utilisation.
- Utilitaires (scooters) : la différence entre un scooter et une moto se fait sur trois points: le diamètre des roues (souvent plus petites sur un scooter), la position de conduite (le pilote place ses jambes devant lui sans devoir enfourcher le véhicule) et une boite de vitesses automatique par variateur. Leur maniabilité et leur facilité d'emploi rend les petits scooters très populaires dans les grandes villes. Les « maxi-scooters » (Honda Silver Wing, Honda Reflex, Suzuki Burgman...), apparus depuis peu, sont dotés d'un moteur de cylindrée comparable à celui d'une moto. BMW propose le C1 avec un arceau de sécurité, ce qui permet au pilote de s'affranchir du casque (une ceinture de sécurité le rendant solidaire de la machine, et l'arceau le protégeant en cas de chute). Il n’a cependant pas obtenu un succès commercial.
- Vélomoteur: le vélomoteur, ou cyclomoteur, est un hybride entre la bicyclette et la moto. Il est équipé d'un moteur deux temps de moins de 50 cc mais aussi et plus rarement d'un moteur électrique ; il est équipé d'une transmission de bicyclette où la puissance est fournie aussi bien par le moteur que par celui qui pédale.

Types marginaux

Voici d'autres modèles de motocylettes, moins connues:
- Derny : moto spécialisée pour être un bouclier devant une bicylette pour des records de vitesse sur une piste ovale.
- Speedway : machine sans frein spécialement étudiée pour les virages à gauche. Les dérapages effectués en virage se font en effet systématiquement à gauche en speedway, impliquant une adaptation spécifique du matériel. Ces machines sont propulsées par de l'alcool méthyllique (dénommé également méthanol). Les amateurs de style rétro peuvent également se tourner vers les productions des pays de l'Est, où le constructeur Oural produit encore des motos inspirées des BMW d'après guerre, attelées à un sidecar dont la roue est également motrice. Le constructeur tchèque JAWA produisait une amusante moto de 350 cm3 à l'ancienne, qui n'est plus distribuée depuis le début des années 2000 car son niveau de pollution ne respectait plus les normes modernes. Il existe également des modèles hybrides, comme la Carver [http://www.carver.nl Carver] qui a trois roues mais dont la cellule penche en virage comme une moto.

Pilotage

Le contre-braquage

pollution Aux vitesses inférieures à 20 km/h, la stabilité est obtenue par un ajustement constant effectué par le pilote grâce au guidon, de la même facon qu'avec une bicyclette. La direction de la moto est alors contrôlée par le guidon et la position du motard, l’attitude de la moto étant égale à celle du guidon : tourner le guidon dans le sens des aiguilles d'une montre conduira la moto vers la droite, et inversement. Lorsque la moto va plus vite, la stabilité est assurée par l'effet gyroscopique des roues, qui s'oppose à l'inclinaison de la moto. Pour virer, il faut alors appliquer la méthode du contre-braquage consistant à pousser vers l'avant la partie gauche (ou tirer vers soi la partie droite) du guidon pour pencher la moto vers la gauche. En conséquence la moto tournera vers la gauche. À grande vitesse, où la stabilité obtenue par l'effet gyroscopique des roues est grande, la position du motard a peu d'importance dans la direction prise, le contre-braquage constitue alors l'élément le plus important du pilotage. C'est également la méthode utilisée pour l'évitement d'urgence d'obstacles. La précession gyroscopique de la roue avant est l’un des phénomènes qui cause à la fois la contre-direction et le guidage en se penchant. La roue réagit à la force qui lui est appliquée en tournant à 90 degrés de celle-ci. D’autres facteurs importants influent la direction de la moto, comme la géométrie du cadre, notamment l’inclinaison de la fourche par rapport à l’axe de la roue directrice (la roue avant). En sont la preuve le fait que l'on puisse garder la stabilité sans l'aide des mains, et dans une certaine mesure se diriger, ainsi que le fait que l'on puisse garder la stabilité et se diriger sur une seule roue (roue avant levée, on appelle cette figure un wheelie).

Les trajectoires

degrés Le contre-braquage implique qu'il faut un certain temps pour changer de direction. Il est donc crucial d'anticiper les futurs changements de direction. Les virages sont à prendre de préférence à allure réduite pour ensuite sortir facilement avec l'accélération. Pour augmenter la visibilité et diminuer la force centrifuge, le rayon de la courbe est à augmenter en faisant l'extérieur-intérieur-extérieur du virage. La prise de virage est facilitée lorsque:
- les genoux serrent le réservoir,
- le pilote est assis contre le réservoir (le centre de gravité est vers l'avant),
- le pilote appuie sur le cale-pied qui convient (intérieur sans déhanché, extérieur avec),
- le bras intérieur n'est pas tendu, ce qui implique de se pencher vers l'avant,
- le regard se porte sur la sortie de courbe, voire sur le point de corde.

Utilisation du freinage

Pour obtenir un freinage optimal sans blocage des roues, il faut appliquer une technique particulière. Le frein avant est le plus efficace et peut assurer 100% du freinage. Le pilote doit appliquer le maximum de freinage sur la roue avant en serrant progressivement le frein avant : fort au début pour qu'il y ait un transfert de masse donc d'adhérence sur la roue avant et très fort ensuite. La roue arrière qui est encore chargée au début de freinage peut être freinée moyennement à non freinée lorsque quasiment toute la masse est passée sur la roue avant (possibilité de faire un stoppie). Le dosage frein avant / arrière dépend des caractéristiques de la moto et des pneus, généralement la proportion 70% à l'avant et 30% est recommandée; le freinage arrière permettant de stabiliser la moto.

Construction

Châssis

Le châssis d’une moto est en général un assemblage de tubes d'aluminium ou d'acier soudés et/ou boulonnés. Pour la course, la fibre de carbone est également utilisée. Le rôle du châssis est de soutenir le moteur et le reservoir en s'appuyant sur les roues par l'intermédiaire de suspensions. Le moteur est volontairement positionné près du sol, afin d'obtenir plus de stabilité en maintenant le centre de gravité bas. Sur certaines motos, et de plus en plus, le châssis intègre le moteur et le réservoir d'essence. Le réservoir d’essence est le plus souvent placé au-dessus du moteur. Il est fait de métal embouti ou soudé ou encore en polyéthylène moulé.

Suspension

Les deux roues de la moto sont reliées au châssis par un système de suspension. Que ce soit à l'avant ou à l'arrière, la suspension est toujours assurée par un ressort (ou de l'air sous pression) associé à un amortisseur, dispositif destiné à freiner les oscillations. Un réglage correct de la suspension et une pression correcte sont essentiels pour rouler en sécurité; ces réglages sont bien plus importants pour une moto que pour un véhicule à quatre roues car la moindre perte d’adhérence peut mener à la perte de contrôle de la moto et à la chute. La suspension avant est le plus souvent constituée de deux tubes coulissants intégrant des ressorts et/ou des amortisseurs hydrauliques (fourche télescopique), mais de nombreux autres systèmes existent ou ont existé (parallélogramme, fourche Earles, avec un bras oscillant, par exemple). On rencontre de nombreux types différents de suspension arrière. Les machines les plus anciennes avaient un arrière rigide (l'essentiel de la suspension étant assurée par la selle), puis une suspension coulissante (arrière rigide, où seule la roue est suspendue), puis une suspension par bras oscillant sur presque toutes les motos modernes. Les motos les plus sophistiquées ont la suspension arrière intégrée à un seul amortisseur.

Les Freins

amortisseurs La roue avant possède toujours un freins à disque; le freinage est commandé par un levier à la main droite. Le frein de la roue arrière est contrôlé par une pédale au pied droit. Les principaux types de freins utilisés sur les motos sont les suivants:
- les freins à disque, où une pince (étrier) munie de plaquettes serre fortement un disque. Les freins à disque sont généralement préférés surtout à l'avant, car ils n'ont pas l'effet autobloquant des tambours, et risquent moins de provoquer le blocage de roue, cause possible de chute.
- les freins à tambour sont constitués d'un cylindre à l'intérieur duquel des mâchoires s'écartent pour freiner. Ils se rencontrent uniquement sur les petites cylindrées en raison de leur manque de puissance et de précision. En moto, il faut éviter de bloquer une roue ! Aussi, certains modèles récents de motos sont équipés d'un système qui répartit dynamiquement les forces de freinage entre l'avant et l'arrière (freinage intégral Moto Guzzi, système CBS chez Honda), jugé utile par certains, car beaucoup de motocyclistes perdent leurs moyens dans les cas d'urgence. De plus en plus souvent, un système pour empêcher le blocage des roues (ABS) est installé.

La motorisation

ABS L'imagination des fabricants en ce qui concerne les moteurs de motos est sans limite. Le moteur est presque toujours situé entre les jambes du motard, mais on a vu des moteurs situés au-dessus de la roue avant (Vélosolex), ou dans la roue avant, ou dans la roue arrière (scooter). L'axe de rotation du moteur peut être longitudinal ou transversal, ce qui a une incidence sur la transmission (les moteurs transversaux ont plus souvent une chaîne ou une courroie, les moteurs en long un arbre). Il existe (hors prototypes) des moteurs monocylindres, des trois, des cinq et des six cylindres, mais les plus nombreux sont les deux et quatre cylindres (Voir Architecture des moteurs à explosion). L'article détaillant la cylindrée démontre comment cette caractéristique modifie de façon importante le comportement d'une moto. Les monocylindres sont disposés horizontalement ou verticalement; les moteurs bi-cylindres sont essentiellement disposés en V (la plus grande cylindrée unitaire, de 1026,5 cm³, est celle de la Kawasaki Vulcan 2000 Classic), en ligne ou à plat (BMW classiques). Les quatre cylindres sont généralement disposés en ligne (cas de la célèbre Honda 750 Four), en V ou à plat (Honda Gold Wing), mais on a aussi vu des 4 cylindres en carré (Ariel). La plupart des moteurs sont à quatre temps, les deux temps étant utilisés pour les plus petites cylindrées. Les deux temps sont considérés comme plus polluants (émission d'huile dans l'échappement et émission de gaz imbrûlés). C'est pour cette raison que les grosses cylindrées deux temps (Kawasaki 750 H2) ont été abandonnées. On a vu des motos à moteur rotatif (Félix Millet, Megola), à piston rotatif du type Wankel (Hercules, Suzuki), à compresseur (NSU) et à turbo-compresseur (Honda CX 500 Turbo). En compétition, on a vu des cinq cylindres en ligne (Honda 125 de Grand Prix), des V8 (Moto Guzzi 500), des V6 (Laverda), des trois cylindres en V (Honda 500 2 temps), etc. Les motos équipées d'un système d'injection sont aujourd'hui de plus en plus nombreuses, mais il reste encore une gamme importante de motos équipées de carburateurs. Les systèmes de refroidissement par air et par eau sont les plus fréquents. Toutefois, Suzuki utilise un système mixte air-huile sur ses 4 cylindres ; cela a l'avantage d'être moins exigeant en entretien puisque l'huile du moteur passe directement dans le radiateur.

La Transmission

La transmission est contrôlée par un levier d’embrayage manœuvré par la main gauche. L’accélérateur est contrôlé par la main droite ; tourner le poignet vers le bas augmente le régime moteur. Le levier de vitesses, appelé sélecteur, est une pédale contrôlée par le pied gauche qu'on peut monter ou descendre. Les boîtes de vitesses standard sont séquentielles : le passage de la première se fait en pressant le sélecteur vers le bas, puis le passage aux rapports supérieurs se fait, après avoir déplacé le pied de sorte qu'il se trouve sous le sélecteur, en le soulevant. Le rétrogradage se fait toujours en le pressant vers le bas. Le point mort se trouve « entre » la première et la seconde : lorsque la première est enclenchée, il faut soulever légèrement la pédale pour passer au point mort, la soulever davantage enclenche la seconde. Lorsque la seconde est enclenchée, il faut enfoncer légèrement la pédale pour passer au point mort. L'enfoncer davantage enclenche la première. Les motos ont généralement cinq ou six vitesses. À noter le cas des motos de compétition, dont on inverse le sens de passage des vitesses pour plus d'efficacité (montée des rapports sur l'angle donc avec le pied SUR le levier). Certains sélecteurs réduisent les déplacements du pied car sont prolongés de sorte qu'un coup de talon permet de rétrograder. La transmission de la boîte de vitesses à la roue arrière peut être accomplie de plusieurs façons, dont:
- une chaîne, qui nécessite à la fois lubrification et ajustement réguliers mais gardant l'avantage de ne gaspiller que peu d'énergie.
- une courroie, qui requiert également un ajustement régulier mais fonctionne en silence. Elle est souvent crantée et ne peut pas être utilisée pour les plus grandes puissances (cas précis des Harley Davidson).
- un arbre, pouvant être muni d'un cardan, qui implique très peu d'entretien mais aussi un gaspillage non négligeable d'énergie. Seules les plus grosses motos et celles équipées d'un side-car d'origine possèdent une marche arrière. Les transmissions automatiques ne sont pas oubliées : les petites cylindrées utilisent fréquemment un variateur couplé à un embrayage automatique centrifuge, tandis que quelques rares grosses cylindrées ont utilisé un convertisseur de couple (Moto Guzzi 1000 convert).

Roues & Pneus

Moto Guzzi Les rayons des roues sont le plus souvent en acier mais existent aussi en aluminium moulé pour plus de légèreté car l'amélioration du comportement passe par la réduction des masses non suspendues. Les roues sont équipées de pneus à surface généralement ronde pour maintenir la motricité lorsque la moto est penchée. Les pneus avant et arrière doivent absolument avoir la même structure. Il y a une grande variété de pneus correspondant à l’utilisation de la moto :
- gomme dure (pneu route): l'adhérence n'est pas sa qualité première et conduire sur chaussée mouillée s'avère dangereux, sa longévité est par contre indéniable avec une moyenne de 20 000 km,
- gomme mi-tendre (pneu tourisme): le plus courant, il offre un compromis entre longévité et adhérence. Des gommes mi-tendres de type BT 010 permettent un changement tous les 12 000 km,
- gomme tendre (pneu sport): ils durent beaucoup moins longtemps. L'adhérence est exceptionnelle et souvent proportionnelle au coût. Une gomme tendre de type D207 divisera la durée de vie par deux par rapport à une gomme mi-tendre, soit environ 7 000 km. Certains constructeurs offrent des pneus dont la bande de roulement centrale est en gomme plus dure que celle utilisée pour les flancs du pneu. Cela permet d'avoir un meilleur grip à l'angle tout en préservant le pneu de l'usure prématurée due aux accélérations et aux freinages.

Aérodynamisme

Un pare-brise est parfois placé à l'avant de la moto pour protéger le motard du vent. La traînée est un facteur majeur limitant la vitesse de la moto, elle augmente en fonction du cube de la vitesse. Malgré l’aspect tendu des nouvelles motos de performance, il n’y a quasiment aucune technologie d’aérodynamisme incluse dans la conception. En l’absence de carénage, un phénomène connu comme leffet biroute intervient à des vitesses supérieures à 100 km/h, le motard devient la principale source de traînée (car il participe à l'augmentation du maître-couple), et est tiré du guidon vers l’arrière. C'est pourquoi, lors des courses de vitesse, les pilotes s'allongent le plus possible sur le réservoir en essayant de s'effacer derrière le carénage. Cette position, dite « en limande » permet d'améliorer l'aérodynamisme de l'ensemble véhicule-pilote. Une autre manière d'améliorer l'aérodynamisme est de doter la combinaison du pilote d'une bosse dans le dos, dans le prolongement du casque, permettant aux filets d'air de mieux se refermer derrière le lui. À l'inverse, lors des phases de freinage, les pilotes « jaillissent » de leur bulle, et forment avec leur torse un frein aérodynamique, permettant de stabiliser la moto.

Tuning

Comme le tuning automobile, il implique l’amélioration des performances ou la personnalisation de l'apparence. Le changement des amortisseurs figure parmi les transformations les plus utiles.

Instruments

Les motos de route possèdent un tachymètre (indicateur de vitesse) et un odomètre (totalisateur kilométrique). De nombreuses motos possèdent aussi un compte-tours et une jauge de niveau d’essence. Le réservoir est souvent muni d’une réserve, qui est un accès à sa partie la plus basse. Dans ce cas, l'arrivée d'essence est gérée par un robinet à trois positions : fermé, ouvert en position « normale » (haut du réservoir) et réserve. De plus en plus, les réservoirs n'ont plus de réserve, mais un robinet commandé automatiquement par le fonctionnement du moteur. Dans ce cas, on trouve un voyant de réserve au tableau de bord.

Sécurité

Les statistiques

D'après le fichier des accidents de l’Institut National des Statistiques (INS), il ressort que le nombre d’accidents impliquant des motocyclistes sur la période 1995 à 2001 est resté quasiment stable, tandis que le nombre de motos enregistrées a augmenté annuellement de 5 %. Malgré le fait qu’il y ait eu un nombre accru de motos enregistrées et que l’on roule davantage à moto, le nombre d’accidents n’a pas augmenté.
Le nombre d’accidents rapporté au nombre de motos en circulation est donc à la baisse. La moto reste cependant l’un des modes de transport les plus dangereux. Le taux de mortalité des motards est deux fois plus élevé que celui des automobilistes. Cela provient principalement du fait que les motocyclistes n’ont pas de carrosserie pour les protéger; les lésions qui en résultent se limitent rarement à des traumatismes (fractures, contusions) mais comprennent également des dermabrasions et des brûlures en cas de contact de la peau avec la route. Voilà qui souligne l’importance d’une infrastructure sûre pour ce type d'usagers.

Les circonstances

Beaucoup de personnes jugent que les accidents sont dus à une prise de risque inconsidérée ou à une vitesse trop élevée des motards. Or, d'après l'étude MAIDS de l'Association des constructeurs européens de motocycles (ACEM), la vitesse de déplacement au moment de l’impact est
inférieure à 50 km/h dans 70 % des cas. L’excès de vitesse ne contribue à l’accident que dans quelques cas isolés. Dans plus de 60 % des cas, la première cause de l’accident est une erreur humaine de la part du tiers. Parmi les principales causes d’accident, plus de 70 % des conducteurs d’autres véhicules ayant commis une erreur humaine n’ont pas détecté la présence de la moto. Il apparaît que les détenteurs du permis auto uniquement apprécient rarement correctement l'approche d'un deux-roues contrairement à ceux qui sont en automobile mais disposent néanmoins du permis moto. Parmi les facteurs de risque secondaires, les conducteurs de deux-roues n’ont pas détecté la présence de l’autre véhicule, et ont commis un grand nombre d’erreurs dans leurs décisions. Par exemple, ils ont opté pour une mauvaise stratégie en tentant d’éviter la collision. Partie retirée car déplacée ici (La Cigale): (Conclusion : les motocyclistes, pour être visibles des automobilistes, auraient tout intérêt de s'habiller de couleurs visibles : jaune, orange, fluo... Être vu étant tout aussi sinon plus important pour la vie d'un motocycliste que voir).

La loi

En France, les motos doivent rouler codes allumés de jour comme de nuit, afin de les distinguer du trafic automobile. Une mesure visant à généraliser l'allumage des feux pour tous les véhicules est actuellement au centre d'une polémique entre associations de motards et gouvernement. Le lien entre répression de la vitesse et réduction des accidents n'est pas démontré puisque le nombre d'excès de vitesse des motards n'a guère évolué. L'Observatoire (français) National Interministériel de Sécurité Routière (ONISR) annonce que, en 2003, entre 52 % et 82 % sont en excès de vitesse ; de plus, on peut noter que les motos roulent toujours entre 3 et 11 km/h de plus que les autres véhicules. C'est ce qu'on appelle en termes pratiques la
sécurité active (Voir l'article Motard). Dans la plupart des pays, seul le casque (équipé d'autocollants réfléchissants) revêt un caractère obligatoire mais la plupart des motards, conscients des risques encourus en cas de chute, font l'acquisition de vêtements adéquats (Voir Vêtements pour motard).

Sociologie

Contrairement à la plupart des moyens de transport, la motocyclette a créé et entretient une famille sociologique : les motards. Au-delà de la simple fonction de
conducteur de motocyclette, le motard est perçu et se perçoit le plus souvent comme un être libre, indépendant et un peu frondeur. Les motards forment ainsi une communauté propre qui exalte notamment l'idée d'une certaine solidarité sur la route.

Voir aussi

Liens internes


- Casque
- Motard
- Permis moto
- Sport mécanique
- Pilotes de moto
- Sécurité routière
- Constructeurs de motos
- Vêtements pour motard
- Compétitions de moto
- Moteur à explosion

Liens externes


- [http://www.infovisual.info/05/031_fr.html Schéma détaillé d'une motocyclette]
- [http://www.ffmc.asso.fr Fédération Française des Motards en Colère (FFMC)]
- [http://www.acembike.org/html/start.htm Association des Constructeurs Européens de Motocycles (ACEM)]
- [http://www.ibsr.be/index.jsp Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR)]
- [http://www.motoservices.com Motoservices.com] - Premier site généraliste français sur la moto toutes cylindrées
- [http://www.usenet-replayer.com/webrings/motorcycle.html Images des motos] éditées sur le Usenet et archivées avec une fonction de recherche. Catégorie:Motocyclette Catégorie:Transport ja:オートバイ


Remorque

Une remorque est un véhicule (généralement dépourvu de moteur) que l'on attelle à un autre véhicule dit tracteur pour le déplacer. Ce terme s'emploie principalement dans le domaine du transport routier. Dans le cas du chemin de fer, les véhicules remorqués sont les wagons (transport de marchandises) ou les voitures (transport de voyageurs), toutefois le terme « remorque » s'emploie, en France pour désignés les éléments tractés par des autorails. La remorque désigne aussi l'action de remorquer (mais on dit aussi « remorquage »), ainsi que le lien souple (câble) ou rigide (barre) qui transmet l'effort de traction entre le véhicule tracteur et celui qui est remorqué.

Différents types de remorques

autorail Les remorques peuvent être tractées par :
- un véhicule à deux roues (bicyclette, vélomoteur)
- une automobile : remorque à bagages ou remorque aménagée pour le camping (voir caravane)
- un camion : remorque routière
- un tracteur routier : semi-remorque
- un tracteur agricole : remorque agricole

Voir aussi


- Caravane, Van, Semi-remorque
- Train routier
- Attelage
- Remorqueur Catégorie:Véhicule

Caravane

Une caravane est à l'origine un convoi de transport de marchandises. Le stéréotype de la caravane reste celui de la caravane de nomades dans le Sahara, constituée d'une longue file de chameaux ou de dromadaires, faisant halte dans les oasis et les caravansérails. La caravane désigne également un type de remorque destiné à être habitée, de manière temporaire (pour du camping, par exemple) ou permanente. Les caravanes peuvent être tractées par des automobiles ou des camionnettes. Lorsqu'elles sont intégrées au châssis d'un petit camion, on parle alors de camping-car. Cet article se concentre principalement sur la définiton de la remorque et son utilisation. =Types d'utilisation=

Loisir, tourisme

Nécessité

Mode de vie

=Types de caravane=

Caravane rigide 1 essieu

Caravane rigide 2 essieux

Caravane surbaissée

Caravane de type clip car ou Randocar

Le clip car

thumbIl s'agit d'une forme particulière de caravane. Le confort dépend des options. Dans la version complète, il offre les mêmes services qu'un camping-car :
- Description :
  - Couchage fixe deux places plus banquette transformable pour deux enfants,
  - Batterie 12 V indépendante du véhicule permettant l'éclairage électrique (la batterie se recharge quand le véhicule roule),
  - Réservoir d'eau et récupération des eaux usées,
  - Chauffage, eau chaude sous pression
  - Ouverture complète du panneau arrière,
  - Possibilité d'aménagement d'un abri sous la capucine...
- Ses avantages :
  - Par rapport à une caravane :
    - Plus aérodynamique, la consommation de carburant sera moindre.
    - La conduite est plus aisée. Ses deux points de fixation, sur le toit et sur la boule d'attelage, font que le clip car suit fidèlement les mouvements du véhicule tracteur. Les manœuvres se réalisent sans contre-braquage.
  - Par rapport à un camping-car
    - On peut dételer aisement et ainsi retrouver son véhicule.
    - À confort égal, prix inférieur.
- Ses inconvénients :
  - Plus lourd qu'une caravane ; il faut un véhicule tracteur puissant.
  - Le véhicule tracteur recevant une barre de toit d'attache spéciale, il n'est pas possible de l'utiliser avec d'autres véhicules.

Randocar

camping-car Même idée que le clip car. L'attache sur le toit n'est pas fixe mais coulissante.

Caravane pliante rigide

Caravane pliante en toile

Mobil home, Résidence mobile

Il s'agit d'une grande caravane, mais son déplacement doit faire appel à un engin tracteur spécialisé. la norme AFNOR NF S 56-410 entrée en vigueur le 20 décembre 1999, a donné une définition officielle du mobil-home en clarifiant sa situation juridique. Les points principaux sont les suivants : - La surface maximale du mobil-home ou résidence mobile est de 40 m2. Au delà c'est la réglementation sur les HLL qui doit s'appliquer et un permis de construire sera nécessaire, - Le mobil-home doit conserver ses moyens de mobilité, - Il n'est destiné qu'à un terrain de camping ou PRL, - Doit être une résidence de loisirs temporaire ou saisonnière et ne peut être une résidence principale, - Les accessoires ne doivent pas entraver sa mobilité, - Le mobil-home et ses accessoires ne peuvent occuper plus de 30% de l'emplacement. .../... -Le mobil home est l'appellation Anglaise, l'appelation française est résidence mobile

Liens externes


- [http://www.lacaravane.com/constructeurs.htm Listes de constructeurs]
- [http://www.clipcar-evolution.com/index.html Clip car Évolution]
- [http://www.randocar.com/ Randocar]
- [http://www.club-randocar.net/ Le club du Randocar, www.club-randocar.net, le site dédié au Randocar] Catégorie:Tourisme Catégorie:Camping

Administration

Catégorie:Droit administratif On appelle administration l’ensemble des services chargés d’assurer le fonctionnement d’un État, d’une collectivité territoriale ou d’un service public. On parle aussi parfois de l’administration d’une entreprise, qu’on appelle alors administration privée pour la distinguer de l’administration publique.
- administration française
- Administration territoriale L’administration territoriale est l’organisation institutionnelle
- Administration de Lyon
- L'Administration américaine

Autres administrations


- Administration postale des Nations unies

France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- | 8 mai | Commémoration de la capitulation allemande en 1945 | Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. |----- | Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension | Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux |- | Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |----- | 14 juillet || Fête nationale | Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. |- | 15 août || Assomption | Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie |----- | | Toussaint || Fête de tous les saints |- | 11 novembre | Commémoration de l'armistice de 1918 | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ |----- | 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |- | Avant-veille de Pâques || Vendredi saint | rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France

Suisse

La Suisse (en allemand Schweiz, en italien Svizzera, en romanche Svizra) est un pays d'Europe bordé par l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche et le Liechtenstein. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Suisse. Peuplé dès la préhistoire, c'est néanmoins à l'époque celtique, grâce surtout aux Helvètes que le territoire suisse franchit le seuil de l'histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s'installer en Gaule mais battus à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduit dans le cadre de l'empire romain. Déjà largement christianisée, la Suisse fut occupée par les Burgondes et les Alamans au . Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l'empire carolingien, elle est rattachée au , à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint Empire romain germanique. Elle est alors le théâtre de dures luttes féodales. La date de 1291 a été choisie à la fin du comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle de l'alliance de trois cantons, contrôlant la route du Gotthard, nouvellement aménagée : Uri, Schwytz et Unterwald. Ces cantons confirmèrent leurs envies de liberté lors de la bataille de Morgarten en 1315. Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au , fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, les ligues grises, Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint Empire. Ce n'est qu'aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue. La fin du vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du , la confédération des XIII cantons est née. Elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall, Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d'eux sur les champs de batailles européens et au Vatican. Déchirée par la Réforme, les guerres de religions (Première guerre de Kappel (1529), évitée de justesse lors de l'épisode de la soupe au lait, Deuxième guerre de Kappel (1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712)) occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme. L'invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un état unitaire : la République Helvétique. Devant les troubles incessants, Napoléon impose l'Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l'Empire. En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, à 22 cantons et les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l'apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale de 1848, qui a mis en place les bases politiques de la Suisse, fut révisée en 1874 en y ajoutant le droit de référendum. Le début du voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés et le droit d'initiative constitutionnel est introduit. La Suisse échappe, grâce à son statut de neutralité, aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales. Devenue prospère dans les années 1960, la Suisse reste essentiellement à l'écart des grands bouleversements de l'Europe et n'adhère qu'au compte goutte aux différentes organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002).

Politique

Article détaillé : Politique de la Suisse Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formé des représentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Chaque canton possède 2 sièges au Conseil des États (un seul pour les ½ cantons) et d'un nombre de sièges proportionnel à sa population au Conseil national. Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de 7 membres, et de l'administration fédérale qui lui est subordonnée. Les membres du Conseil fédéral sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de la dernière élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l'Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l'introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise à répartir les sièges du gouvernement fédéral proportionnellement au poids de chaque parti à l'Assemblée fédérale. Depuis 1959, et malgré la progression depuis le début des années 1990 de l'UDC, cette répartition n'avait jamais été modifiée et était composée comme suit : 2 sièges pour le Parti radical-démocratique (PRD), 2 pour le Parti démocrate-chrétien (PDC), 2 pour le Parti socialiste (PSS) et 1 siège pour l'UDC. Les élections fédérales de l'automne 2003 ayant confirmé la montée en puissance de l'UDC, les partis gouvernementaux se sont résolus, sous une certaine pression populaire, à revoir la répartition des sièges du Conseil fédéral. Le Conseil fédéral fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n'est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux. Selon ce principe, ceux qui s'opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent tout de même défendre le projet au nom de celui-ci. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces dernières années, notamment lors de campagnes précédant des votations populaires. Un président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté.

Fédéralisme

La Suisse est divisée en 26 cantons, contenant chacun plusieurs, voire des centaines de communes. Les cantons sont plus ou moins autonomes constitutionnellement (chacun ayant sa propre constitution), ainsi que du point de vue législatif, judiciaire, fiscal et administratif. Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple