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Poète

Poète


- Poète
Le poète (ancienne orthographe : poëte) est celui qui écrit ou dit de la poésie.

Liste chronologique de poètes importants (toutes langues)

Poètes de l'Antiquité :


- Alcée
- Crinagoras
- Homère
- Horace
- Hésiode
- Ovide
- Properce
- Sappho
- Térence
- Virgile

Poètes des et s :


- Jean Bodel
- Gace Brulé
- Marie de France
- Omar Khayyam
- Raimbaut d'Orange
- Chrétien de Troyes
- Robert Wace

Poètes du :


- Guillaume de Digulleville
- Dante
- Rutebeuf
- Pèire Cardenal

Poètes du :


- Paul del Abbaco
- Hafez
- Christine de Pisan (13631430)

Poètes du :


- Alain Chartier (13851433)
- Ausiàs March (13971459)
- Charles d'Orléans (13941465)
- François Villon (né en 1431)

Poètes du :


- Clément Marot
- La Pléiade :
  - Joachim du Bellay (1522-1560)
  - Pierre de Ronsard (1524-1585)
  - Jacques Pelletier du Mans (1517-1582)
- École lyonnaise :
  - Maurice Scève (1500-1562)
  - Louise Labé (1524-1566)
- John Heywood (1497-1580)

Poètes du :


- Antoine d'Abbatia
- Alexandre de Campion
- François de Malherbe
- Jean de La Fontaine (1621-1695)
- Nicolas Boileau
- John Milton (1608-1674)
- Théophile de Viau

Poètes du :


- Joachim Wilhelm von Brawe
- Évariste Parny
- André Chénier
- Fabre d'Églantine (1750 - 1794)
- Jean-François Leriget de La Faye (1674-1731)

Poètes du :


- Romantisme :
  - Marceline Desbordes-Valmore
  - Victor Hugo
  - Alphonse de Lamartine
  - Alfred de Musset
  - Alfred de Vigny
  - John Keats
- Parnasse :
  - Théophile Gautier
  - Leconte de Lisle
  - Théodore de Banville
  - José-Maria de Heredia
  - François Coppée
  - Pierre Louÿs
- Poètes maudits :
  - Charles Baudelaire
  - Gérard de Nerval
  - Comte de Lautréamont
  - Arthur Rimbaud
  - Tristan Corbière
  - Charles Cros
  - Paul Verlaine
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  - René Ghil
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  - Jules Laforgue
  - Jean Lahor
  - Stéphane Mallarmé
  - Alfred Jarry
  - Stuart Merrill
  - Henri de Régnier
  - Adolphe Retté
  - Albert Samain
  - Francis Vielé-Griffin
- Emily Dickinson
- Edgar Allan Poe
- Walt Whitman
- Poètes locaux:
  - Paul Harel

Poètes du :


- William Butler Yeats
- Émile Nelligan
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- Néo-symbolisme :
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  - Paul Valéry
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- René Char
- Jean Cocteau
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- Saint-John Perse
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- Blaise Cendrars
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- Pataphysique/Oulipo :
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- Jean Genet
- Bernard Lamarche-Vadel
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- Youssef Rzouga
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- Edmond Jabès
- Gilles Vigneault
- Paul Celan
- Côtis-Capel
- William Cliff
- Paul Morand (1888 - 1976)
- Poetes rock:
  - Jim Morisson
  - John Lennon
  - Bertrand Cantat
  - Patti Smith
  - Hubert-Félix Thiéfaine
- Jean Albany
- Grazyna Miller
- Sohrab Sepehri
- Henri Meschonnic
- Christian Bobin

Autres listes, par langue


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- néerlandais
- russe

Autres listes, par nationalité


- Liste de poètes allemands
- Liste de poètes bretons
- Liste de poètes irlandais
- Liste de poètes italiens
- Liste de poètes persans

Liens externes


- [http://www.florilege.free.fr/florilege/1300.htm#1750 Autre liste chronologique de poètes francophones] respectant l'échelle temporelle
- [http://www.sisyphe.org/rubrique.php3?id_rubrique=20 Des poètes à découvrir]

Catégorie:Poète

Catégorie:Artiste Catégorie:Auteur Catégorie:écrivain par genre catégorie:Littérature Catégorie:Poésie ja:Category:詩人

Antiquité

Catégorie:Antiquité On nomme Antiquité la première période de l'Histoire, c'est-à-dire la période qui suit la Préhistoire. Pour une civilisation donnée, l'Antiquité commence avec l'écriture, alors que les civilisations ne connaissant pas l'écriture mais étant contemporaines des civilisations antiques sont dites, quant à elles, « protohistoriques ».

Chronologie

L'Antiquité commence donc à des dates différentes selon les civilisations considérées. La plus ancienne civilisation antique connue serait celle de Sumer. qui inventa l'écriture cunéiforme, à base de pictogrammes pointus, dus à la forme biseautée du calame, dès -5500, -5000.

L'antiquité en Europe

-5000 En Europe, l'Antiquité commence avec la civilisation minoenne, en Crète entre -2000 et -1400. Cette dernière, connue pour ses palais, inventa l'écriture linéaire A d'où dériva le linéaire B. Cette dernière forme d'écriture est la première attestée sur le continent : l'écriture grecque en dérive. La lettre grecque alpha d'où dérive le A latin vient probablement de la représentation d'une tête de bétail qui, répétée rapidement de gauche à droite, s'inclina vers la droite jusqu'à prendre sa forme actuelle. La fin de l'Antiquité – dont les civilisations de référence pour l'Europe sont la Grèce antique et la Rome antique – est traditionnellement fixée à la chute de l'Empire romain d'Occident, en 476. La période des invasions barbares (voir Antiquité tardive) est donc à la charnière de l'Antiquité et de la période suivante : le Moyen Âge. En raison de la permanence des grands traits de l'Antiquité tardive (civilisation du Bas Empire romain) au-delà de l'événement politique constitué par la déposition du dernier empereur romain Romulus Augustule, l'historien médiéviste Jacques Le Goff a par exemple proposé d'étendre l'Antiquité tardive jusqu'au . À l'inverse, d'autres historiens du Moyen Âge font commencer leur période dès le début du , voire dès le avec comme critères principaux l'essor du christianisme et la barbarisation de l'armée romaine. La discipline qui étudie les civilisations antiques est l'Histoire ancienne. La discipline qui étudie les civilisations protohistoriques est la Protohistoire.

Civilisations antiques


- Antiquité européenne
  - Grèce antique
  - Étrusques
  - Rome antique
  - Celtes
  - Slaves
  - Baltes
  - Germains
- Antiquité africaine
  - Égypte antique
  - Numidie
- Antiquité précolombienne (Amérique)
  - Aztèques
  - Incas
  - Mayas
- Antiquité asiatique
  - Asie mineure
    - Hébreux
    - Hittites
    - Mèdes
    - Perses
    - Phéniciens
  - Mésopotamie
    - Sumer
    - Akkad
    - Assyrie
    - Babylone

Voir aussi

autre acception

Une antiquité est un objet ancien ou antique, qui fait peut l'objet d'un négoce auprès des antiquaires, ou de la conservation dans une collection publique (musée) ou privée. La plus importante collection française d'objets antique se trouve au Musée des antiquités nationales, installé dans le château royal de Saint-Germain-en-Laye.

liens internes


- Rites religieux
- PréhistoireProtohistoire
- HistoireMoyen Âge
  - Histoires nationales
  - Histoires thématiques
- Migrations germaniquesGrandes invasions

Crinagoras

catégorie:poète grec catégorie:grèce antique Crinagoras était un poète grec de l'Antiquité. Il était en relation avec la famille de l'empereur Auguste. On a de lui des Epigrammes, écrites dans un style recherché, que Philippe de Thessalonique a insérées dans son Anthologie.

Horace

Quintus Horatius Flaccus (Venouse 8 décembre 65 av. J.-C. - Tivoli 27 novembre 8 av. J.-C.), dénommé Horace en français, compte parmi les plus illustres poètes de tous les temps. Mais son œuvre, à double niveau d’écriture, fait aisément l’objet de malentendus et de contresens, comme en témoigne par exemple le détournement de la fameuse devise Carpe diem, ou de la non moins célèbre formule Aurea mediocritas, tirées respectivement des odes I, 11 et II, 10.

Sa vie

écriture Horace était fils d'affranchi. Son père exerçait le métier de coactor, c'est-à-dire caissier des ventes aux enchères. Ce père modèle, qui a des ambitions pour son fils, va même jusqu’à s’installer à Rome afin de lui assurer la meilleure éducation possible. Vers dix-huit ans, il l’envoie à Athènes, tel un fils de famille, pour y couronner son cursus par l’étude du grec et de la philosophie. Après l'assassinat de Jules César en 44 av. J.-C., Horace s’enrôle dans l'armée des Libérateurs, et se fait si bien remarquer de Brutus que celui-ci lui confie le commandement d’une légion (il a vingt et un ans). Lors de la première bataille de Philippes, les troupes de Brutus s’emparent du camp d’Octave (le futur empereur Auguste), lequel échappe de peu à la capture. Mais lors du second combat, Octave et Marc Antoine sont vainqueurs. Quand une amnistie est déclarée pour les vaincus, il retourne en Italie où il apprend la mort de son père et la confiscation de ses propriétés. Réduit à la pauvreté, il trouve une place de scribe auprès d'un questeur, ce qui ne veut pas dire qu’il ait renoncé à la lutte contre l’autocratisme. Seulement, selon ses propres termes (Hic stilus ueluti ensis), il troque le glaive pour le calame, et se lance, d’abord sous forme d’épodes et de satires, dans une poésie de combat dont les violentes attaques anti-octaviennes sont savamment voilées sous une surface politiquement correcte. Il se lie très tôt d’amitié avec Virgile, qui le présente à Mécène, confident d’Octave, protecteur des arts et des lettres, poète à ses heures et, s’il faut en croire Vipsanius Agrippa (Suét.-Donat, Vita Verg. 185-8), adepte d’une sorte de « double écriture » (cacozelia latens) fondée sur une subtile dialectique entre le sens patent et le sens latent, et permettant de tout dire en paraissant ne rien dire du tout. Mécène le prend sous sa protection, l'introduit dans les cercles politiques et littéraires, et lui offre une propriété près de Tibur (aujourd'hui Tivoli) pour lui permettre de se ressourcer loin de l'agitation de la capitale. En 17 av. J.-C., sa réputation littéraire est si bien établie que c’est à lui que revient l’honneur de composer le « Chant Séculaire » (Carmen Saeculare) qu’interpréteront solennellement, à l’occasion des Jeux Séculaires, des chœurs mixtes d’enfants choisis parmi l’élite de la noblesse romaine. Horace l’avait annoncé, sa mort suivrait de très peu celle de son protecteur. Deux mois suffirent. Ne nous étonnons pas qu’il ait été si bon prophète, c’est qu’il savait que, Mécène disparu, Auguste n’attendrait pas longtemps pour se venger de la guerre secrète que le poète lui avait menée dans son œuvre depuis le début.

Ses œuvres

Les Satires

(publiées en 35 et 29 av. J.-C.) Elles se regroupent en deux recueils, l'un de dix pièces et l'autre de huit (en hexamètres). Ce genre est typiquement romain, créé qu’il fut par Lucilius au deuxième siècle av. J.-C., et particulièrement propice à l’autoportrait : c’est sans doute là qu’Horace s’y dépeint le mieux. Il s’agit de « causeries » (sermones) où sont de mise la liberté de ton et la polémique, que ce soit à propos de questions sociales, éthiques, littéraires, ou encore politiques. Mais ce qui était permis à Lucilius sous la République ne l’est évidemment plus à Horace sous un Régime despotique. Au lecteur de décrypter les allusions.

Les Épodes

(publiées en 29 av. J.-C.) Les épodes sont au nombre de dix-sept, soit au total 625 vers, dont quatre probablement apocryphes (I, 5-6 et XVI, 15-16). Horace ne les appelait pas épodes, mais iambes, se plaçant ainsi tout droit dans la lignée de Catulle, ce qu’il se garde bien de proclamer tant Catulle était maudit de César et des césariens. Il préfère, c’est moins risqué, se revendiquer d’Archiloque, inventeur du genre en Grèce - et qui s’en était servi comme d’une arme redoutable contre ses ennemis, tant privés que publics. Le ton y est celui de l’invective, le style est âpre et tendu, le vinaigre italique se relève çà et là d’un ail meurtrier, et l’érotisme le plus cru peut y côtoyer les accents les plus patriotiques. Comme leur nom l’indique (au moins en l’un de ses sens), les épodes sont écrites en distiques (un vers long + un vers court), de type iambique ; la pièce 17, toute en sénaires iambiques, fait exception.

Les Odes

(publiées en 22 av. J.-C. pour les trois premiers livres ; en 7 av. J.-C. pour le quatrième : dates préférables à 23 et 12 av. J.-C., plus traditionnellement admises) Ce sont quatre livres contenant 38, 20, 30 et 15 pièces respectivement, soit au total 3038 vers, dont six sans doute apocryphes (IV, 6, 21-24 et IV, 8, 15-16). Horace les comparait fièrement aux Pyramides d’Égypte, et c’est en effet le chef-d’œuvre absolu de la lyrique romaine. Ce monument réunit tous les superlatifs, combine toutes les merveilles. Exploit métrique d’abord, avec la mise en œuvre de quatre types de strophes différentes, six variétés de distiques, et trois espèces de vers employés seuls (kata stikhon). Miracle d’équilibre ensuite, dans une harmonieuse architecture qui se déploie selon des proportions numériques aussi complexes qu’impeccables. Prodige de circulation aussi, d’interconnexions, de réseaux, de correspondances, combinaisons et symétries diverses, dont l’ensemble constitue une immense et ultrasensible chambre de résonance. Quant à l’incroyable virtuosité verbale qui tire du choix et de la place de chaque mot le maximum d’énergie possible, il suffit de dire qu’elle impressionnait Nietzsche au plus haut degré par ce qu’il appelait sa « noblesse ». Mais là où Horace se surpasse, là où il mérite le mieux le « laurier delphique » (ode III, 30), c’est dans la maîtrise du contenu. En apparence, rien de plus hétéroclite que les Odes, où semblent interférer de manière aléatoire la sphère privée et la sphère publique, les amours et la politique, le monde grec et le monde latin, la mythologie la plus nuageuse et l’actualité la plus brûlante, l’épicurisme poussé jusqu’au sybaritisme, et un stoïcisme aiguisé jusqu’à l’ascétisme et à un renoncement presque monacal avant la lettre. Et pourtant, un chef d’orchestre maîtrise tous ces timbres et tous ces instruments d’une baguette souveraine. Souterraine, aussi, car la partition de cette éblouissante symphonie, composée en l’honneur de la liberté humaine face à la tyrannie politique, ne se déchiffre qu’à condition d’accéder au niveau second de l’écriture, fondé principalement sur le contrôle secret de la situation d’énonciation.

Les Épîtres

(publiées en 19 ou 18 av. J.-C., plutôt qu’en 20, date la plus admise, et probablement après 13 av. J.-C. pour le second recueil) Le premier recueil compte 20 pièces (soit 1006 vers, dont sept probablement apocryphes dans la première pièce), le second 2 seulement, mais très longues (270 et 216 vers). Il s’y ajoute l'Épître aux Pisons, plus connue sous le nom d'Art poétique (476 vers). Elles sont écrites en hexamètres, comme les Satires, et, comme elles, ce sont des « causeries » d’allure assez libre. Mais les Epîtres étant fictivement des lettres, elles s’adressent à des personnes bien précises, et le ton y est moins vif, le style plus détendu. Sous cette rassurante surface, Horace poursuit avec persévérance son combat, un combat dont l’ampleur et les péripéties, ici comme dans les Odes, ne se révéleront qu’au lecteur attentif en premier ressort à la situation d’énonciation : il importe de tenir le plus grand compte non seulement du destinataire (ami ou ennemi ?), mais aussi du locuteur, qui n’est pas automatiquement l’auteur… La première épître du second recueil s’adresse ainsi directement à Auguste : ou comment tirer la queue du lion sans se faire mordre. Florus est le destinataire de la seconde, où Horace a déposé comme son testament spirituel et la quintessence de sa sagesse.

Liens


- Espace Horace : http://quintus.horatius.free.fr/ Catégorie:Écrivain romain Catégorie:Poète de la Rome antique ja:ホラティウス ko:호라티우스

Hésiode

Hésiode (en grec ancien Ἡσίοδος / Hêsíodos, en latin Hesiodus) est un poète grec du

Biographie

Les faits

Les seuls faits authentiquement connus sur Hésiode sont les événements consignés dans ses poèmes. À trois reprises dans les les Travaux et les jours, il donne quelques éléments biographiques. Il faut y ajouter quelques vers de la Théogonie. Hésiode serait né à Ascra, un petit bourg de Béotie. Son père venait de Cumes en Éolie, contrée d’Asie Mineure située entre l’Ionie et la Troade. Nous ignorons son nom. La tradition lui donne celui de Dios, mais cela s’explique par une interprétation fautive du passage « Πέρση, δῖος γένος / Pérsê, dĩos génos » (Travaux, v. 299), comprise comme « Persès, fils de Dios » au lieu de « Persès, noble fils ». Il y possédait une petite entreprise de cabotage, qui le ruina. Il traversa donc la mer et se fixa à Ascra où il acheta un lopin de terre, au pied du mont Hélicon. Il y épousa Pycimède, dont il eut deux fils : Hésiode et Persès. Ascra était un endroit pauvre. Hésiode le décrit comme un « bourg maudit, méchant l’hiver, dur l’été, jamais agréable » (Travaux, v. 640). Au moment du partage de l’héritage de son père, il eut un grave différend avec son frère Persès, ce qui entraîna un procès. Les « rois » d’Ascra donnèrent raison à Persès. Celui-ci fit mal prospérer son bien et même périclita, ce qui le conduisit à quémander son frère, qui le repoussa. Furieux, Persès menaça Hésiode d’un autre procès, dont l’objet est inconnu. Pour amener son frère à la sagesse, à une saine vie et à une bonne gestion de ses biens, Hésiode composa à son intention le poème les Travaux et les jours, ouvrage dont la partie didactique est axée autour de deux vérités morales : le travail est la grande loi de l’humanité ; celui qui travaille peut vivre décemment. Cet ouvrage fut écrit dans un contexte de crise agraire et de vagues de colonisation des Grecs à la recherche de nouvelles terres. Hésiode espérait résoudre le différend à l’amiable ; nous ignorons s’il réussit ou non. Parallèlement à ses activités agraires, Hésiode était un aède, c’est-à-dire un barde composant ses poèmes pour un auditoire. À Chalcis en Eubée, il participa au concours de poésie organisé par les fils du roi Amphidamas pour célébrer les funérailles de leur père. Il remporta la victoire grâce à un poème célébrant l’agriculture et la paix, et reçut un trépied en récompense. Il le dédia alors aux Muses de l'Hélicon. Il mourut à Ascra. Quand le village fut détruit par les Thespiens, ses habitants se réfugièrent à Orchomène. Aristote témoigne dans sa Constitution d'Orchomène que, suite à un oracle, les habitants de la cité recueillirent les cendres du poète et les placèrent au centre de leur agora, aux côtés du tombeau de Minyas, héros éponyme de la cité. De la sorte, les habitants firent d’Hésiode leur fondateur (οἰκιστής / oikistês). Hésiode s'est peint lui-même dans ses ouvrages comme partisan d’une existence sédentaire, observateur de la tempérance et de la justice, religieux jusqu’à la superstition, n’ambitionnant point la faveur des rois et se contentant de se rendre utile à ses concitoyens, à qui il prêchait la morale avec de beaux vers. Il est le créateur de la poésie didactique. Après sa mort, des statues furent érigées à Thespies, à Olympie ou encore sur l’Hélicon. Ses poèmes, chantés par les rhapsodes, devinrent très populaires et acquirent une grande renommée. Hésiode a inspiré de nombreux poètes, parmi lesquels Virgile (dans ses Géorgiques), Caton l'Ancien (dans son De agri cultura) et Lucrèce.

Les légendes

Des écrits anciens nous livrent également des renseignements sur Hésiode. Il s’agit de :
- le traité intitulé Tournoi poétique d’Homère et d’Hésiode (en grec Ἀγών / Agốn) ;
- la Vie d’Hésiode du grammairien byzantin Jean Tzétzès ;
- l’article Hésiode de la Souda ;
- deux passages de Pausanias (IX, 31, 3–6 et 38, 3–4) et quelques allusions éparses ;
- un passage de Plutarque (Moralia, 162b). L'ensemble est réuni dans les Vitæ Homeri et Hesiodi de Wilamowitz (Bonn, 1916). Wilamowitz)]] L’Agốn est une sorte de livre scolaire remontant au de l'ère chrétienne, mais dont le contenu est beaucoup plus ancien (Aristophane en cite des vers dans la Paix, en 421 av. J.-C. Il narre un tournoi opposant Homère à Hésiode, et a pour objectif de répondre à la question : que faut-il préférer, de la poésie didactique ou de la poésie épique ? Au terme du tournoi, Hésiode l’emporte sur l’avis du roi, parce qu’il célèbre la paix et non la guerre. Hésiode remporte un trépied qu’il consacre aux Muses, dans une sorte de décalque du tournoi de Chalcis. Plutarque, la Souda et Tzétzès content quant à eux la mort d’Hésiode, en des termes concordants. Voulant dédier aux Muses le trépied gagné à Chalcis, il se rendit auprès de l’oracle de Delphes, où la Pythie lui fit une terrible prédiction : :« Heureux ce mortel qui visite ma demeure, cet Hésiode que chérissent les Muses immortelles ! Sa gloire s'étendra aussi loin que les rayons de l’aurore. Mais redoute le bois fameux de Jupiter Néméen (Nemeion). C'est là que le destin a marqué le terme de ta vie. » Hésiode, pensant que la prédiction désignait le temple de Jupiter Néméen sur le site d’Olympie, s’éloigna du Péloponnèse et s’établit à Oinoé, ville de la Locride Ozolienne. Il y vécut longtemps, prit femme et eut un fils. Cependant, Plutarque rapporte qu’un jour, alors qu’il séjournait chez un hôte avec un certain Milésius, celui-ci viola la fille de son hôte durant la nuit. Hésiode fut accusé du crime et tué par les frères de la victime. Ce qu’Hésiode avait ignoré, c’est que le lieu de ces événements, une région boisée près de la mer, était consacré à Jupiter Néméen. Son corps fut jeté à la mer — la prophétie se réalisait. Il convient de noter que chez Tzétzès, c’est Hésiode lui-même qui est le séducteur. Quoi qu’il en soit, le cadavre fut sauvé de la submersion par une troupe de dauphins qui le portèrent jusqu’au golfe de Corinthe, où les Locriens célébraient la fête d’Ariane. Ils recueillirent le corps et pourchassèrent les meurtriers. Hésiode fut enterré sur le Néméion, en un endroit gardé secret par les habitants de Naupacte, de peur que ceux d’Orchomène ne leur enlèvent les cendres. Cette histoire porte bien les marques de la légende : l’oracle mal compris qui se réalise, l’intervention de dauphins, le tombeau caché. Il est certain qu’elle fut élaborée dans le cadre d’une rivalité entre Naupacte et Orchomène. De plus, la même légende nomme le fils d’Hésiode et de la Locrienne séduite : il n'est autre que Stésichore, grand poète lyrique…

Œuvre

Hésiode est principalement connu pour sa réécriture des mythes dans ses œuvres, la Théogonie et les Travaux et les jours, sur lesquels il a longuement réfléchi. Il met ainsi les trois puissances principales : Gaïa, Nyx et Éros, au début du récit (sans préciser qu’elles naissent au début). Auparavant, il existait une version de ces mythes par cité en Grèce ; la refondation d'Hésiode, si elle n’a pas éliminé les textes contradictoires (l'Odyssée), s’est imposée comme le meilleur récit des origines pour les Grecs anciens. Hésiode tire son inspiration de multiples sources : son père cabotait en Asie, il a donc dû avoir des échos des mythes babyloniens. S’il repense le mythe, il le fait cependant dans la logique du mythe.

Attributions classiques

La première édition ancienne que nous ayons conservée par les papyrus n’attribue à Hésiode que trois œuvres.
- La Théogonie (Θεογονία / Theogonia) : généalogie des dieux, dans laquelle il présente la multitude des dieux célébrés par les mythes grecs où trois générations divines se succèdent : celle d’Ouranos, celle de Cronos, celle de Zeus qui sort triomphant. À cette généalogie divine s’ajoute une cosmogonie qui retrace la création du monde à partir du Chaos. Cet ouvrage constitue le plus ancien poème religieux grec.
- Les Travaux et les jours (Ἔργα καὶ Ἡμέραι / Erga kai Hêmerai) : Hésiode raconte l’histoire de Prométhée et de Pandore, les cinq races successives de l’humanité (or, argent, bronze, race des héros puis fer), la fable du faucon et du rossignol (le faucon représentant le roi, et le rossignol le poète) et enfin la vision de deux cités, celle de la justice, Δίκη / Díkê et la cité opposée, Ὕϐρις / Hùbris, la démesure). Il donne une description des travaux agricoles sur les terres arides de son pays natal et il se présente comme un calendrier précis de l’année d’un agriculteur en incluant des conseils sur l’agriculture : outils, soins des animaux, cultures, etc. Une section décrivant la rigueur de l’hiver dans les montagnes de Grèce est particulièrement remarquable. Il termine le récit en prédisant qu’à la fin, l'homme de la justice devient riche, tandis que celui de la démesure perd tout. Hésiode est le prophète de la race de fer, qu’il fait succéder à la race des Héros.
- Le Bouclier d'Héraclès (Ἀσπὶς Ἡρακλέους / Aspis Hêrakleous), inspiré de la description du bouclier d’Achille dans l'Iliade.

Autres attributions

Cependant, les Anciens lui ont également attribué une multitude d’autres œuvres, de manière plus ou moins fantaisiste, parmi lesquelles :
- Le Catalogue des femmes ou les Éhées (Ἢ οἷαι / Ê hoiai, « ou telle femme... », formule de transition classique dans une narration), dont sont tirés les 54 premiers vers du Bouclier ;
- Les Grands Travaux et les Grandes Éhées, dont le rapport avec les Travaux et les Éhées reste incertain ;
- L'Ornithomantie, la Mélampodie (sur les devins Mélampous, Calchas et Tirésias), Explications de prodiges, Astronomie, des poèmes sur l'art de la divination ;
- Les Leçons de Chiron, un poème didactique ;
- Les Dactyles de l’Ida, sur les premiers métallurgistes ;
- Les Noces de Céyx ;
- La Descente aux Enfers de Pirithoos ;
- Aigimios, épopée sur un roi dorien.

Quelques citations


- « La route qui mène à la misère est plane. »
- « Gain mal acquis vaut un désastre. »
- « Qui se fie à une femme se fie aux voleurs. »
- « Ne remets rien au lendemain ni au surlendemain. »

Voir aussi

Articles connexes


- Œuvres d'Hésiode : la Théogonie, les Travaux et les jours et le Catalogue des femmes ;
- Homère.

Bibliographie


- ;
- Marcel Détienne, « Crise agraire et attitude religieuse chez Hésiode », Revue d'études latines, coll. « Latomus 68 » Bruxelles, 1963 ;
- Richard Janko, Homer, Hesiod and the Hymns. Diachronic Development in Epic Diction, Cambridge University Press, 1982 (ISBN 0521238692) ;
- Marie-Christine Leclerc, La Parole chez Hésiode, Les Belles Lettres, Paris, 1993 ;
- ;
- Jean-Pierre Vernant :
  - Mythe et pensée chez les Grecs, La Découverte, Paris, 1996,
  - Mythe et société en Grèce antique, Paris, 1974 (1 éd.).

Liens externes


- [http://remacle.org/bloodwolf/poetes/falc/hesiode/intro.htm Essai sur Hésiode et principales œuvres en ligne].
Hesiode Hesiode Hesiode Hesiode ko:헤시오도스 ja:ヘシオドス

Properce

Properce (Sextus Aurelius Propertius) est un poète latin né aux alentours de 47 av. J.-C. en Ombrie, sans doute à proximité de la ville actuelle d'Assise. Il est de famille plébéienne mais aisée et son père est prêt d'accéder à la classe équestre lorsqu'il meurt assez jeune, probablement vers 43/42 av. J.-C. Lors du partage des terres de 41 av. J.-C. les domaines de la famille de Properce sont confisqués. Cela ne l'empêche pas de faire de solides études à Rome, mais il renonce bien vite au barreau pour la poésie avec l'appui non négligeable de Mécène, près duquel il habite sur l'Esquilin. Il fréquente les hommes de lettres de son temps, dont Ovide, et chante sa passion pour « Cynthie » (sans doute Hostia, fille du poète Hostius, ou peut-être Roscia, petite fille de l'acteur Roscius — en tout cas une jeune fille d'un milieu cultivé). Sa poésie évolue vers une inspiration plus religieuse et plus nationaliste lorsqu'il meurt assez brutalement à l'âge de 32/33 ans vers 16/15 av. J.-C.

Œuvre

Il est l'auteur de quatre livres d'élégies dont les trois premiers sont publiés de son vivant, le dernier étant posthume. Le premier livre (Cynthia Monobiblos) utilise le procédé grec de « l'épître aux amis », qui sont bienveillants ou au contraire jaloux de cette passion. Celle-ci se développe jusqu'a une rupture provisoire. Dans le deuxième livre, il s'applique à mieux représenter les aspects divers (artistiques mais aussi psychologiques) de cet amour. Le livre III est le moins inspiré et les paragraphes consacrés à Cynthie ne concernent qu'un peu moins de la moitié du livre, le reste est constitué de lamentations funèbres et d'éloges (à Ælia Galla, Mécène et Auguste). Dans le livre IV dominent les élégies sur des légendes latines ou romaines. Sans doute faut-il y voir l'influence de Mécène qui le pousse vers la grande poésie nationale. Il s'en approche avec précaution bien que l'on sente chez lui un désir d'émulation avec Virgile. L'une des pièces de ce livre IV (la 6) est consacrée à la victoire d'Actium, les autres transportent le lecteurs aux premiers temps de Rome où le poète n'hésite pas à donner vie à des dieux bizarres et parfois oubliés (Vertumne, Jupiter Férétrien) ou à des épisodes peu connus mais toujours empreints de romanesque (Hercule et Bona Déa). Il ouvre ainsi une voie où Ovide s'engagera plus franchement avec ses Fastes.

Source


- Jean Bayet, Littérature latine, Armand Colin-collection U, 1965. Catégorie:Poète de la Rome antique Catégorie:Écrivain romain Catégorie:Source de la mythologie grecque

Térence

Publius Terentius Afer, dit Térence, né à Carthage vers 184, mort en 159, était un poète comique latin. Sa vie est très mal connue; la plupart des indications proviennent de la Vie de Térence de Suétone. Né à Carthage en 184, (ou 194), il est réduit en esclavage et vendu au sénateur romain Terentius Lucanus. Grâce à son talent, il reçoit une éducation d'homme libre et est rapidement affranchi. Il est accueilli dans la haute société aristocratique et protégé par les Scipions — le cercle des Scipions comprenait Scipion Émilien, C. Laelius, L. Furius Philus, etc. Dès l'origine, des ragots contradictoires coururent sur l'identité du véritable auteur des comédies de Térence. Pour ces cercles érudits et friands d'hellénisme, il écrit des pièces plus littéraires et moins axés sur la représentation. Si cela permit à certaines pièces d'êtres jouées plusieurs fois, contre les habitudes du théâtre romain, cela lui valut des difficultés avec le public lors des représentations et surtout avec la critique officielle, en particulier avec Luscius de Lanuvium, président du collegium poetarum qui accablera Térence de ses récriminations. Sa carrière est très brève. Après avoir présenté six comédies à Rome, il part en 160 pour la Grèce, pour chercher des sujets de pièces inédites (vraisemblablement des comédies de Ménandre), et meurt à l'âge de 25 (ou 35) ans en 159 dans des circonstances inconnues (naufrage ou maladie).

Citation


- « Homo sum ; humani nil a me alienum puto. » : « Je suis homme et rien de ce qui est humain ne m'est étranger. » - L'Héautontimorouménos (v. 77).
- « Autant d'hommes, autant d'opinions. »
- « La complaisance fait les amis, la franchise engendre la haine.»
- « Sans Cérès et Bacchus, Vénus serait de glace.»
- « Tu as la brebis au loup.»
- « Tu ne peut pas gouverner par raison une chose qui n'a en soi ni raison ni mesure.»

Œuvres


- 166 av. J.-C. -
Andria : L'Andrienne : La jeune Fille d'Andros
- 165 av. J.-C. -
Hecyra : L'Hécyre : La Belle-mère
- 163 av. J.-C. -
Heautontimoroumenos (écrit aussi Heauton timorumenos) : Le bourreau de lui-même
- 161 av. J.-C. -
Eunuchus : L'Eunuque
- 161 av. J.-C. -
Phormio : Le Phormion
- 160 av. J.-C. -
Adelphi : Les Adelphes, Les Frères

Voir aussi


- Plaute Terence Terence Terence Terence


Virgile

Virgile, en latin Publius Vergilius Maro (Andes, 15 octobre 70 - 21 septembre 19 av. J.-C.), est un poète et écrivain romain.

Biographie

Il naît à Andes, près de Mantoue, en Gaule Cisalpine, sous le consulat de Crassus et de Pompée, dans une famille de petits propriétaires terriens. Crassus et Pompée étaient à nouveau consuls lorsque, seize ans plus tard, en -54, le jour même, dit-on, où disparaissait Lucrèce, le jeune homme revêtit la toge virile. Tout un symbole, sans doute, encore que l’empreinte de l’auteur du De Natura Rerum sur l’œuvre de Virgile soit probablement moins forte que celle de Catulle, son voisin de Vérone, dont il y a tout lieu de supposer qu’il le connut personnellement, ainsi que d’autres poètes en vue, qu’il salue dans les Bucoliques, tels que Aemilius Macer (est-ce le Mélibée des Bucoliques ?), C. Helvius Cinna, du cercle de Catulle, L. Varius Rufus, futur éditeur de l’Enéide, et bien entendu Q. Horatius Flaccus (Lycidas dans la Buc. 9 ?), cet Horace qui deviendra son intime au point de l’intituler animae dimidium meae, « la moitié de mon âme ». De même lia-t-il très tôt amitié avec Quintilius Varus, le futur grand critique (voir Hor. Odes, I, 24), et Cornelius Gallus, qui allait fonder la poésie élégiaque romaine. Il fit des études approfondies dans les domaines les plus divers, lettres, philosophie, droit, médecine, mathématiques en particulier, d’abord à Crémone, puis à Milan, ensuite à Rome, et enfin à Naples, auprès de maîtres prestigieux comme Siron et Philodème, l’un et l’autre de sensibilité épicurienne. C’est sans doute durant la guerre civile (elle éclata quand il avait vingt ans) qu’il entra en relations avec Asinius Pollion, homme de lettres qui appartenait au cercle de Catulle et des « poètes néotériques », mais aussi figure politique importante et chef militaire qui avait pris parti pour Marc Antoine dans la rivalité qui opposa celui-ci à Octavien, fils et héritier de Jules César, après les Ides de Mars. Pollion commandait plusieurs légions en Cisalpine lorsque Octavien, au lendemain de Philippes (-42), entreprit de déposséder en masse les paysans italiens afin de récompenser les légionnaires césariens. La guerre fit rage de nouveau, mais le parti des spoliateurs eut le dessus, et Pollion, en infériorité, dut se replier. Le domaine paternel de Virgile fut confisqué, et ses légitimes propriétaires faillirent même y laisser la vie (Buc. IX). Parues en -37, les Bucoliques sont un brûlot anti-octavien camouflé en d’inoffensives bergeries. À cette date, Virgile est déjà entré dans le cercle de Mécène, cet influent conseiller d’Octavien que Vipsanius Agrippa accusait d’encourager et de pratiquer lui-même un mode d’écriture à double niveau, désigné assez gauchement comme une « cacozélie cachée », cacozelia latens, (Suét.-Donat, Vie de Virg., 185-8), c’est-à-dire une sorte de mauvais esprit camouflé sous une affectation de zèle, autrement dit une double écriture reposant sur le retournement systématique du sens obvie, cela à la faveur, selon le même Agrippa, de mots à double sens (c’est ce que signifie l’expression communia verba, à tort traduite par « mots d’emploi courant »). C’est en tout cas à Mécène que sont dédiées les Géorgiques, parues en -29, après un examen de passage que l’on imagine assez pénible, puisque, selon son biographe, Virgile fut contraint de lire à haute voix devant le maître de Rome les quatre livres de son poème, cela jusqu’à l’extinction de voix, vraie ou feinte (Suét.-Don. ibid. 91-93), bon prétexte pour se faire relayer par Mécène. Octavien savait-il à quoi s’en tenir sur les réels sentiments du poète à son égard, et sur le contenu caché de ses vers ? Il faut croire, comme la suite le montrera, mais festina lente ("hâte-toi lentement"), telle était sa devise. Au lieu donc d’abattre d’emblée sa foudre sur la tête de l’audacieux (audax iuuenta, c’est ainsi que Virgile se qualifie lui-même à la fin des Géorgiques), comme il venait de le faire sur celle du poète Cassius de Parme, et comme il s’apprêtait à le faire sur celle du poète Cornelius Gallus, il choisit momentanément de fermer les yeux afin de tirer tout le profit possible d’un poète aussi doué. Aussi lui commanda-t-il sur le champ la composition d’une grande épopée à sa gloire. Virgile n’avait pas le choix. Refuser, ce n’était pas seulement perdre la vie, mais également mettre en danger celle de ses amis, sans parler du sort des Bucoliques et des Géorgiques. D’autant que sa virtuosité dans le maniement de la cacozelia latens lui offrait toujours la possibilité de subvertir le sens patent, qu’on lui imposait, sous un sens latent, qu’il aurait choisi. Alors, bien conscient du bras de fer qu’il engageait avec son impérial commanditaire, il ouvrit le colossal chantier de l’Énéide. Pendant tout le temps que dura ce travail, Octavien, devenu maintenant Auguste, tint l’ouvrier sous la plus haute surveillance, l’assaillant de lettres ambiguës, où la menace se teintait d’enjouement (car lui aussi pratiquait à sa manière la cacozelia latens), l’obligeant à lui rendre compte de l’état d’avancement du projet, et lui enjoignant de lui faire lecture des chants déjà terminés. Cela dura dix ans. À raison de trois vers par jour en moyenne, l’Énéide fut enfin terminée en -19, et il ne restait plus qu’à y mettre la dernière main. Mais, du point de vue d’Auguste, il ne fallait à aucun prix que l’Énéide fût éditée par son auteur même, car il se réservait le droit de la superviser lui-même, voire de la retoucher et de la réorienter à sa guise, avant de la livrer au public. Virgile était devenu un obstacle, il fallait que Virgile mourût. C’est précisément ce qu’il advint le 21 septembre (XI Kal. Octobr.) de l’an -19, où le poète rendit l’âme, paraît-il, dans les propres bras de l’empereur, lequel se glorifia par la suite d’avoir arraché l’Énéide des mains sacrilèges de son auteur, qui voulait à toute force la livrer aux flammes. Le lecteur des anciennes biographies de Virgile ne devrait jamais perdre de vue que l’empereur avait la haute main sur la publication et la diffusion des écrits, et que nul donc n’était mieux placé que lui pour réécrire l’histoire à son goût.

Bucoliques

Le recueil paru en -37 se composait des neuf premières bucoliques harmonieusement disposées en deux groupes de quatre autour de la cinquième pièce comme autant de planètes gravitant autour d’un astre. Cet astre, c’est Daphnis, souvent assimilé à Jules César fraîchement assassiné, ce qui est sous-estimer gravement la subtilité virgilienne. En fait, la cinquième bucolique pourrait bien nous présenter deux « Daphnis », l’un ténébreux, celui de Mopse (masque d’Octavien), qui figure en effet le feu dictateur, l’autre lumineux, celui de Ménalque (masque de Virgile), qui représente Catulle, secrètement éliminé par le premier. On ne peut qu’admirer les impeccables proportions de ce petit « temple pythagoricien », pour reprendre la métaphore de P. Maury qui fut le premier à les mettre en évidence en 1944. L’architecture la plus visible, qui donc équilibre les quatre premières pièces (83, 73, 111 et 63 vers = 330) par les quatre dernières (86, 70, 110, 67 vers = 333) autour du pivot central (90 vers), se redouble d’une autre, plus secrète, qui les couple par cercles concentriques (I = IX ; II + VIII ; III + VII ; IV + VI), lesquels correspondent à des thèmes (malheurs des paysans expropriés ; tourments de l’amour ; joutes poétiques ; élévation au niveau universel et cosmique) autant qu’à des formes (alternance de dialogues et de chants continus), et obéissent aux mêmes proportions numériques que dans la première architecture, soit : I + IX + II + IV (333 vers), face à III + VII + IV + VI (330 vers). C’est en -26, juste après la disparition tragique de Gallus, acculé au « suicide » par Auguste, que Virgile ajouta une dixième pièce à son édifice en hommage à l’ami disparu. Geste courageux, téméraire même, puisque Gallus faisait l’objet d’une damnatio memoriae ("condamnation à l’oubli"), mais que le poète sut masquer ingénieusement en maquillant la mort réelle de son ami en mort métaphorique. Auguste ne s’y trompa sûrement pas, mais à cette époque l’Énéide, à laquelle il tenait tant, était en pleine élaboration, ce qui rendait son auteur intouchable.

Géorgiques

Ce poème didactique se divise en quatre livres (514, 542, 566, 566 vers), abordant successivement la culture des champs, l’arboriculture (spécialement la vigne), l’élevage et l’apiculture. S’inspirant surtout d’Hésiode, de Lucrèce et d’Aratos, mais aussi de Théophraste, de Varron, de Caton l’Ancien, voire d’Aristote, Virgile trace son chemin propre en infusant à l’intérieur de la matière proprement didactique, souvent aride et ingrate en soi, ce que l’on pourrait appeler « l’âme virgilienne », faite d’une extraordinaire empathie à l’égard de tous les êtres, qui anime l’inanimé, comprend de l’intérieur végétaux et animaux, participe activement au travail à la fois pénible et exaltant du paysan. Les Géorgiques sont beaucoup moins un traité d’agriculture (aussi ne visent-elles pas à l’exhaustivité) qu’un poème sur l’agriculture ; elles s’adressent au moins autant à l’homme des villes qu’à l’homme des champs. Elles offrent à l’amateur de poésie un plaisir sans cesse renouvelé, autant par leur sujet même qui ressource les Muses dans la fraîcheur et l’authenticité de la nature, que par le souffle qui les soulève de bout en bout, et par l’extraordinaire variété de leur style. Virgile sait agrémenter son sujet d’épisodes variés et de véritables morceaux de bravoure qui sont autant de « respirations » dans le poème. On peut citer les Pronostics de la guerre civile, l’Hymne au Printemps, l’Eloge de l’Italie, l’Eloge de la vie champêtre, l’Epizootie du Norique, le Vieillard de Tarente, Aristée et ses abeilles, Orphée et Eurydice. Un mot sur ce dernier épisode, le plus célèbre de tous, pour révoquer en doute la curieuse assertion de Servius selon laquelle Virgile l’aurait écrit (ainsi probablement que l’ensemble de l’histoire d’Aristée dans laquelle il est serti) afin de remplacer un prétendu éloge de Gallus qu’Auguste l’aurait obligé à détruire. On a détecté dans les Géorgiques l’influence du spiritualisme néo-pythagoricien, dont Virgile exposera la doctrine au sixième chant de l’Enéide par le truchement d’Anchise. Quant à l’orientation politique de ce poème, elle reste bien sûr la même que dans les Bucoliques, c’est-à-dire violemment hostile aux visées autocratiques de l’héritier de César. En d’autres termes, ici comme dans les Bucoliques, quoique moins densément, la cacozelia latens est à l’œuvre. Elle subvertit notamment la grande invocation à Octavien qui ouvre le premier livre, le développement sur le Progrès, fruit du labeur humain, mais dont un certain Labor improbus ("Labeur déshonnête", aussi bien que « Souffrance immense ») confisque tous les fruits ; la fable d’Aristée (masque du prince, bien moins flatteur qu’il n’y paraît) ; ou encore la fervente prière qui clôt le premier livre en implorant les dieux de préserver pour le salut de Rome « ce jeune homme » (hunc iuuenem), expression par laquelle Virgile feint de désigner Octavien, alors que, plus probablement, c’est à lui-même qu’elle réfère (hypothèse confirmée par Horace à la fin de l’ode I, 2).

Énéide

Offrir à Rome une épopée nationale capable de rivaliser en prestige avec lIliade et l’Odyssée, tel est le premier défi que Virgile avait à relever en entreprenant l’Enéide. Mission réussie, puisque, l’œuvre à peine publiée, son auteur fut communément salué comme un alter Homerus, le seul capable de disputer à Homère sa prééminence au Parnasse. Virgile ne cache d’ailleurs nullement son ambition. Au niveau architectural le plus visible (car l’Enéide fait jouer simultanément plusieurs « géométries »), le poème se compose d’une Odyssée (chants I à VI : les errances d’Enée, rescapé de Troie, pour atteindre le Latium) suivie d’une Iliade (chants VII à XII : la guerre menée par Enée pour s’établir au Latium). Mais l’émulation avec Homère se manifeste surtout par le nombre considérable des imitations textuelles, dont les critiques s’employèrent très tôt à dresser la liste, cela quelquefois dans une intention maligne, et pour accuser Virgile de plagiat. À quoi celui-ci répliquait qu’il était plus facile de dérober sa massue à Hercule que d’emprunter un vers à Homère. Et de fait, loin qu’elle soit servile ou arbitraire, l’imitation virgilienne obéit toujours à une intention précise et poursuit un projet qu’il appartient au lecteur de découvrir à travers l’écart, parfois minime, qui la sépare de son modèle, Homère ou l’un des nombreux autres écrivains, tant grecs que latins, auxquels Virgile se mesure tout en leur rendant hommage. Ce jeu intertextuel presque illimité n’est pas la moindre source de la fascination qu’exerça toujours l’Enéide sur les lettrés. Le second défi consistait à filtrer l’actualité de Rome à travers le prisme de la légende. Deux fils s’entrelacent constamment pour former la trame de l’Enéide, celui des origines troyennes de Rome et celui de la Rome augustéenne. Plus d’un millénaire sépare ces deux fils. Pour franchir un tel abîme temporel, et annuler en quelque sorte le temps, le poète, outre l’usage systématique qu’il fait de l’allégorie, ne s’interdit pas de recourir éventuellement à la prophétie, et peut même, au beau centre de l’œuvre, descendre jusqu’aux enfers afin d’en ramener une vision panoramique, sub specie aeternitatis, de la grandeur romaine vue comme devant encore advenir. Il fallait montrer comment, à partir de presque rien, Rome s’était élevée jusqu’à l’empire du monde ; il fallait faire ressortir le dessein providentiel qui avait présidé à cette irrésistible ascension ; surtout, il fallait montrer comment, à travers la personne sacrée d’Auguste, l’Histoire venait trouver son achèvement et son couronnement dans une paix et un bonheur universels. C’est du moins ce qu’Auguste attendait, ou plutôt ce qu’il exigeait de lui. Et ici se situe le troisième défi relevé par Virgile, le plus redoutable sans doute, car il y allait de sa vie, et surtout de sa dignité. Il refusa de se soumettre, et comme la résistance frontale au despote était exclue, restait, comme dans ses deux œuvres précédentes, le recours à la cacozelia latens, mais cette fois il fallait tenir la distance sur près de 10.000 vers, en marchant sans cesse sur la corde raide, entre la Charybde du trop dire et la Scylla du trop peu dire. Telle Pénélope qui défaisait la nuit ce qu’elle avait tissé le jour, le « chantre officiel de l’Empire » redoublait secrètement l’Enéide officielle, et mensongère, d’une anti-Enéide selon son cœur, attachée à l’autre comme son ombre afin de la subvertir à mesure qu’elle s’avançait. Il ne s’agit d’ailleurs aucunement, pour accéder à cette Enéide authentique, de « lire entre les lignes », mais tout au contraire de soumettre le texte à une analyse rigoureuse et sans complaisance. Alors, on voit l’Enéide officielle se dissoudre de soi-même, et ses signes s’inverser, le « pieux » Enée laissant place à un pur scélérat, Vénus, sa si compatissante génitrice, se révéler pour ce qu’elle est en réalité, c’est-à-dire un impitoyable génie du mal, tandis que, face à un Jupiter plus que fluctuant, la sévère Junon, protectrice des sublimes Didon et de Turnus, apparaît dans toute sa majesté de Reine du Ciel et de vengeresse de la vertu. Auguste était joué, et il le savait. Mais il pouvait encore frustrer Virgile de sa victoire, et imposer au monde une lecture de l’Enéide conforme à ses vœux, et à la commande qu’il avait passée à son auteur. Après tout, en recouvrant sa vraie pensée d’un vernis qui la contredisait, Virgile ne prenait-il pas le risque de l’enfermer dans une tombe ? Certes, il avait des amis qui connaissaient la vérité, mais Auguste avait le moyen de les faire taire, et quant à la masse de l’opinion, ou quant à la postérité, il suffirait de l’intoxiquer habilement avec la fiction d’une amitié sans nuages entre le poète et le prince, présenté même comme le vrai sauveur de l’Enéide. Comment penser après cela que ce poème n’était pas écrit à sa gloire ? Pour plus de sûreté, il ajouta quelques dizaines de vers à des endroits stratégiques du texte afin de mieux en empêcher le sens caché d’affleurer. Vingt siècles plus tard, Auguste triomphe toujours. Pour longtemps ?

Texte de sous-titre

Appendix Vergiliana

La gloire de Virgile repose fermement sur ces trois piliers que sont les Bucoliques, les Géorgiques et l’Enéide. Dans l'Antiquité, on lui attribuait également un certain nombre d'autres poèmes, que Scaliger, dans son édition de 1573, réunit sous le titre dAppendix Vergiliana. Ce recueil comprend :
- le
Culex ("Moucheron", "Moustique") : ce "Moucheron" ou "Moustique" alerte un berger en le piquant, lui sauve la vie ; l'insecte mort se voit honoré d'une tombe par le berger ;
- les
Dirae : ces "Malédictions" sont prononcées par un amant contre la terre qu'il a dû abandonner (chassé par des vétérans de l'armée romaine), en abandonnant sa bien-aimée ; celle-ci, Lydia, est honorée par un poème d'amour portant son nom (en annexe aux Dirae), avec un éloge de la campagne où elle vit ;
- lAetna
, consacré au volcan Etna ;
- le Ciris : évocation de la métamorphose en oiseau (Ciris) de Scylla, fille du roi de Mégare ;
- le Catalepton : recueil de poèmes courts, dont certains semblent être d'authentiques œuvres de jeunesse de Virgile. Dans une phase postérieure, on a encore ajouté à la collection :
- la Copa : poème portant le nom d'une cabaretière syrienne qui invite un voyageur au plaisir en dansant devant son établissement ;
- les Elegiae in Maecentatem : pièce nécrologique rapportant les dernières paroles de Mécène, bienfaiteur de Virgile, à l'empereur Auguste ;
- le Moretum : poème gastronomique décrivant en détail la préparation d'un plat local de Cisalpine. On a émis sur ces poèmes des jugements très sévères. En outre, certains pensent qu'elles doivent être considérées avec la plus grande circonspection, surtout à la lumière des circonstances de la mort du poète, et dans le contexte de la bataille aussi féroce que secrète qui se livra dès son vivant autour de la signification, surtout politique, de son œuvre. Selon certains, il ne fait guère de doute en particulier que le Culex ("Le Moucheron" : ou « le Moustique » ?), cette œuvrette indigeste qui étale son ennui sur pas moins de 413 vers, porte la marque non de Virgile, mais de son meurtrier !

Voir aussi

Liens externes


- [http://virgil.org]
- [http://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/virgtext.htm]
- [http://vergil.classics.upenn.edu]
- [http://virgilmurder.org] Catégorie:Poète de la Rome antique Catégorie:Écrivain romain Catégorie:Source de la mythologie grecque Virgile Virgile ja:ウェルギリウス ko:베르길리우스 ms:Virgil simple:Virgil


Jean Bodel

Jean Bodel (1165-1210) fut un trouvère ayant vécu vers la fin du à Arras. Ce poète a écrit un certain nombre de chansons de geste en ancien français. Bodel a écrit la Chanson des Saisnes relatant la guerre du roi Charlemagne avec les Saxons et leur chef Widukind, que Bodel appelle Guiteclin. Il a également écrit le le Jeu De Saint Nicolas qui raconte l'histoire de la façon dont Saint Nicolas força des voleurs à restituer un trésor volé. Jean Bodel fut la première personne connue pour avoir classé les thèmes légendaires et les cycles littéraires connus par la littérature médiévale dans la matière de Rome (contes de l'antiquité classique), la matière de Bretagne (concernant le Roi Arthur), et la matière de France (concernant Charlemagne et ses paladins). En 1202, Jean Bodel contracta la lèpre et entra dans une léproserie. Dans ses Congés, le poète lépreux fait ses adieux à sa ville natale et à ses amis. Le poème n'est donc plus seulement sur la mort, mais sur sa mort. Texte fondateur qui, avec les Vers de la mort d'Hélinand de Froidmont, ouvre la voie à une poésie personnelle, celle du dit, dont Rutebeuf sera un célèbre représentant. Bodel, Jean Bodel, Jean Bodel, Jean Bodel, Jean

Marie de France (poétesse)

Marie de France est une poétesse médiévale célèbre pour ses lais - sortes de poèmes - rédigés en ancien français. Elle a vécu pendant la seconde moitié du , en France puis en Angleterre, où on la suppose abbesse d'un monastère, peut-être celui de Reading. Son œuvre examine l'amour courtois et relève de la matière de Bretagne.

Œuvres

-un recueil de 12 Lais:
- Lai de Yonec
- Lai de Frêne
- Lai du Chaitivel (Le Malheureux
- Lai de Lanval
- Lai de Milun
- Lai des deux Amants
- Lai d'Eliduc
- Lai du Bisclavret
- Lai de Guigemar
- Lai d'Equitan
- Lai du Chèvrefeuille
- Lai du Laostic ou Lai de l'eostic (du breton eostig = « rossignol ») -Fables ( Ysopets) -L'espurgatoire de saint Patrice Elle a rédigé des fables (ou « isopets » : recueil de fables ésopiques, de l'écrivain grec Ésope). Ses 12 lais peuvent être classés en deux catégories : lais féériques (Lanval, Yonec...) et lais réalistes (Eliduc, Le Laostic…).

Liens externes


- [http://www.umanitoba.ca/faculties/arts/french_spanish_and_italian/leslais.htm Texte des Lais] ;
- [http://www.people.vcu.edu/~cmarecha/ International Marie de France Society] ;
- [http://perso.magic.fr/relet/StLoup/Les_Protagonistes/Marie_de_France/texte_de_Marie_de_France.htm Article sur Marie de france]. France, Marie de France, Marie de Marie de France

Omar Khayyam

Persan connu sous le nom de Omar Khayyâm, (farsi : غياث الدين ابو الفتح عمر بن ابراهيم خيام نيشابوري [ġīyāθ ad-dīn abū al-fath' `umar ben ibrāhīm xayām nīšābūrī]) Khayyam (farsi: خيام [xayām], fabricant de tentes) (arabe : خَيَّميّ [xayyamī], fabricant de tentes) est né le 18 juin 1048 à Nichapur en Perse (actuel Iran) et mort le 4 décembre 1131. Il prend comme surnom le mot persan Khayâm « خيام » signifiant fabricant de tentes pour honorer son père dont c'était la profession. :Khayyâm, qui cousait les tentes de l'intelligence, :Dans une forge de souffrances tomba, subitement brûla; :Des ciseaux coupèrent les attaches de la tente de sa vie; :Le brocanteur de destins le mit en vente contre du vent. ::`Omar Kayyâm, Rubayat, éditions Poésie/Gallimard Ses principales contributions sont en poésie, philosophie, mathématiques et astronomie. Ses poèmes sont appelés « Rubaya » ou « Quatrain » (farsi: رباعى [rubā`iā], quatrain). Les deux mots sont la traduction l’un de l’autre. astronomie

Le pacte de jeunesse

Abou-Ali-Hassan

Qhiyath-ed-tin

Mathématicien et astronome


- 1070 : Démonstrations de problèmes d'algèbre (traite des équations cubiques). Démontre que les équations cubiques peuvent avoir plus d’une racine, ainsi que l’existence d’équations ayant deux solutions, mais n'en trouve pas à trois solutions.
- 1074 : Directeur de l'observatoire d'Ispahan, il réforme, à la demande du sultan Malik Shah, le calendrier persan. Il introduit une année bissextile tous les quatre ans. Mesure la longueur de l’année comme 365,24219858156 jours. Or la longueur de l’année change à la sixième décimale pendant une vie humaine. À la fin du , l'année fait 365,242196 jours et aujourd’hui 365,242190 jours.
- Il découvre le triangle de Pascal près de six siècles avant Blaise Pascal.

Poète et philosophe

Les brèves pièces de Khayyam se passent de commentaires. En voici juste quelques-unes à titre d'illustration :

Chagrin et désespoir

(VIII) :En ce monde, contente-toi d'avoir peu d'amis. :Ne cherche pas à rendre durable :la sympathie que tu peux éprouver pour quelqu'un. :Avant de prendre la main d'un homme, :demande-toi si elle ne te frappera pas, un jour. (CXX) :Tu peux sonder la nuit qui nous entoure. :Tu peux foncer sur cette nuit... Tu n'en sortiras pas. :Adam et Ève, qu'il a dû être atroce, votre premier baiser, :puisque vous nous avez créés désespérés !

Lucidité et scepticisme

(CXLI) :Contente-toi de savoir que tout est mystère : :la création du monde et la tienne, :la destinée du monde et la tienne. :Souris à ces mystères comme à un danger que tu mépriserais. :Ne crois pas que tu sauras quelque chose :quand tu auras franchi la porte de la Mort. :Paix à l'homme dans le noir silence de l'Au-Delà !

Sagesse et épicurisme

(XXV) :Au printemps, je vais quelquefois m'asseoir à la lisière d'un champ fleuri. :Lorsqu'une belle jeune fille m'apporte une coupe de vin, je ne pense guère à mon salut. :Si j'avais cette préoccupation, je vaudrais moins qu'un chien. (CLXX) :Luths, parfums et coupes, :lèvres, chevelures et longs yeux, :jouets que le Temps détruit, jouets ! :Austérité, solitude et labeur, :méditation, prière et renoncement, :cendres que le Temps écrase, cendres ! (C'est sur cette 170ème pièce, comme en conclusion de ce qui précède, que se termine le recueil)

Trace de Khayyam dans le monde moderne

Sa distance par rapport à l'islam positif(sunnite ou autre)

(CVII) :Autrefois, quand je fréquentais les mosquées, :je n'y prononçais aucune prière, :mais j'en revenais riche d'espoir. :Je vais toujours m'asseoir dans les mosquées, :où l'ombre est propice au sommeil. (CLIX) :« Allah est grand ! ». Ce cri du moueddin ressemble à une immense plainte. :Cinq fois par jour, est-ce la Terre qui gémit vers son créateur indifférent ? (CLIII) :Puisque notre sort, ici-bas, est de souffrir puis de mourir, :ne devons-nous pas souhaiter de rendre le plus tôt possible à la terre notre corps misérable ? :Et notre âme, qu'Allah attend pour la juger selon ses mérites, dites-vous ? :Je vous répondrai là-dessus quand j'aurai été renseigné par quelqu'un revenant de chez les morts.

Une notoriété universelle

Khayyam se montre dans ses poèmes un chantre du vin. On sait que le vin est déconseillé par le Coran et que la plupart des musulmans ont une négation de l'alcool (davantage depuis le XXème siècle qu'auparavant). Pourtant, quelle est la capitale de quelque pays arabe que ce soit qui n'ait pas une rue ou un monument du nom d'Omar Khayyam ? Des agnostiques occidentaux voient en lui un de leurs frères né trop tôt. Des musulmans orthodoxes perçoivent plutôt chez lui un symbolisme ésotérique : derrière ses poésies il y aurait un sens caché - peut-être pour n'être compris que des soufistes alors persécutés et dont il se serait senti proche. Plus simplement, on pourrait sans doute dire de lui exactement ce que Napoléon a dit de Goethe après son entrevue d'Erfurt avec lui : « Voilà un homme ! ».

Les traductions

Edward Fitzgerald

Ce fut la traduction anglaise d'Edward Fitzgerald qui fit connaître au grand public en 1850 le travail poétique de Khayyam. Cette traduction fit tellement référence que c'est souvent à partir d'elle que se firent d'autres traductions, en particulier françaises (mais pas celle de Franz Toussaint). Fitzgerald dut aussi effectuer un choix parmi tous les poèmes attribués à Khayyam, car le genre littéraire qu'il avait inauguré (lamentation désabusée en quatrain sur la condition humaine) avait eu un tel succès en Perse que l'on disait de façon générique un khayyam pour désigner tout texte écrit dans cet esprit. Aujourd'hui encore, il y a controverse pour savoir quels étaient les quatrains originaux, et surtout si aucun n'a été oublié dans les 170 retenus, car plus de mille sont attribués à Khayyam selon les éditions. Les autorités de Téhéran ont fait paraître dans les années 1980 une liste de quatrains qu'elle reconnaissent officiellement à Khayyam, mais compte-tenu du caractère ostensiblement religieux de ce régime, cela semble aussi insolite qu'une liste des œuvres autorisées de Serge Gainsbourg établie par le Vatican. Les deux hommes ne manquent d'ailleurs pas de points communs, qu'il s'agisse d'absence d'illusions sur la nature humaine ou des consolations que leur apporte le vin.

Franz Toussaint

L'orientaliste Franz Toussaint préféra réeffectuer une traduction depuis les textes originaux, avec un parti pris de ne pas chercher à traduire les quatrains en quatrains, mais par une prose poétique qu'il estimait plus fidèle. Sa traduction française fut contestée par les uns, défendue par d'autres avec vigueur : « De deux choses l'une : soit Khayyâm est une légende, son œuvre un mythe et Franz Toussaint un pur génie, soit, comme le suggérait en 1949 le Persan Saddeg Haddayat, immortel auteur de La Chouette aveugle : Omar Khayyâm est Dieu et Toussaint son prophète ! », peut-on lire encore aujourd'hui sur un site Web. Aujourd'hui, et après le dépôt de bilan des Éditions d'art Henri Piazza qui l'ont largement diffusée de 1924 à 1979, cette traduction reste conservée en plusieurs endroits du Net, et fait elle-même l'objet de traductions dans d'autres langues. Toussaint, décédé en 1955, n'aura pas été témoin de ce succès planétaire.

Le dilemme de Marguerite Yourcenar

Marguerite Yourcenar confessait une égale admiration intellectuelle, humaine et morale pour les personnalités de l'empereur Hadrien et celle d'Omar Khayyam. Sachant qu'elle ne pourrait réaliser qu'une seule de ces biographies de façon aussi exhaustive qu'elle le souhaitait, elle opta après de nombreuses hésitations pour Hadrien.

Voir aussi


- Amin Maalouf évoque Omar Khayyâm dans son roman Samarcande (1988) éditions Le Livre de Poche.

Liens externes

(à rédiger en mettant un lien sur ceci :
- http://agora.qc.ca/poesie/khayyam1.html (Site contenant la traduction effectuée par Franz Toussaint)
- [http://aminmaalouf.ifrance.com/aminmaalouf/samarcande.htm Samarcande, biographie romancée d'Omar Khayyâm par Amin Maalouf] Khayyam, Omar Khayyam, Omar Khayyam, Omar Khayyam, Omar Khayyam, Omar Khayyam, Omar Khayyam, Omar ja:ウマル・ハイヤーム ko:오마르 하이얌 th:โอมาร์ คัยยาม

Chrétien de Troyes

Chrétien de Troyes (vers 1135 - vers 1183) est un écrivain français du Moyen Âge.

Biographie

On connaît très peu de choses sur lui. On suppose qu'il est né à Troyes, qu'il est issu de la bourgeoisie et qu'il a effectué des études classiques, il aurait notamment appris le grec. Il est à peu près certain qu'il a vécu à la cour de Marie de Champagne. Il est considéré comme un des premiers auteurs de romans de chevaleriemythe et folklore s'unissent admirablement pour former des récits de quête. Il est l'initiateur de la littérature courtoise en France : Érec et Énide, Cligès, Lancelot ou Le Chevalier de la Charrette, Yvain ou le Chevalier au lion, Perceval ou Le Conte du Graal. Malheureusement, lors d'un incendie d'une bibliothèque, beaucoup de ses œuvres ont brulé. Chrétien de Troyes a été le premier auteur à écrire un récit sur le Saint Graal.

Œuvres


- Érec et Énide, vers 1170
- Cligès, vers 1176
- Le Chevalier de la Charrette, roman de Lancelot, vers 1178~1181
- Le Chevalier au Lion, roman d'Yvain, vers 1178~1181
- Le Conte du Graal ou roman de Perceval, (inachevé) vers 1182~1190

Liens externes


- [http://www.castlemaniac.com/dossiers/chretien-de-troyes/chretien-de-troyes.php Chrétien de Troyes]
- [http://gallica.bnf.fr/themes/LitMAm.htm Chrétien de Troyes par la Bibliothèque nationale de France] Chrétien de Troyes Chrétien de Troyes Catégorie:Légende arthurienne Chrétien de Troyes Chrétien de Troyes Chrétien de Troyes

Guillaume de Digulleville

Guillaume de Digulleville (Digulleville 1295 - après 1358) est un moine et poète français du Moyen Âge. Moine cistercien à l'abbaye de Chaalis, l'abbé Guillaume de Digulleville se rendit célèbre par Les Pèlerinages, 3 longs poèmes sur le thème de l"Homo viator, homme voyageur. Dans le premier, Le pèlerinage de la vie humaine, de 13 000 vers, il décrit comment, après la lecture du Roman de la Rose, il eut une vision, l'emmenant dans un pèlerinage spirituel vers Jérusalem.

Bibliographie


- Le pèlerinage de la vie humaine (1330-31) puis une deuxième version (1355)
- Le Pèlerinage de l'Âme (1355-58)
- Le Pèlerinage de Jésus Christ (1358)
- le Roman de la Fleur de lys Digulleville, Guillaume de Digulleville, Guillaume de Digulleville, Guillaume de

Rutebeuf

Rutebeuf Rutebeuf Rutebeuf Rutebeuf Catégorie:Homme de théâtre Rutebeuf (v.1230 - v.1285), probablement du surnom «bœuf vigoureux», serait originaire de Champagne (il a décrit les conflits à Troyes en 1249) mais a vécu adulte à Paris. On ne sait quasiment rien de sa vie sauf qu'il était probablement un jongleur avec une formation de clerc (il connaissait le latin). Son œuvre, très diversifiée, qui rompit avec la tradition de la poésie courtoise des trouvères, comprend des hagiographies, du théâtre, des poèmes polémiques et des poèmes satiriques.

Bibliographie partielle


- Vie de Sainte Helysabel
- Le Miracle de Théophile
- Nouvelle complainte d'outremer
- Renart le Bestourné
- Poèmes de l'infortune
- Le mariage Rutebeuf

Liens externes

[http://www.franceweb.fr/poesie/rutebeu1.htm Poèmes de l'infortune traduit en français contemporain]
[http://gallica.bnf.fr/themes/LitMAh.htm Œuvres complètes disponible en télé-chargement]


Pèire Cardenal

Voici Peire Cardenal, troubadour célèbre et habile. Père de beaucoup des sirventes et quelques chansons aussi. Il est né en Puy Notre Dame, fils d’un chevalier et dame respectés et puissant. Son père lui est entré dans le Chanoinie de Puy pour être un chanoine. La il a écrit des lettres et il a appris a livre et Chanter bien. Il était jeune et il sentait gai et beau, ainsi il a écrit ses sirventes et chansons beaux. Mais tandis que ses sirventes étaient beaux, ils ont critiqué la folie du monde et ont blâmé les clercs faux. Il allait de la ville à la ville avec son jongleur qui chantait ses chansons, pour amuser les rois et Barons. Il est mort quand il a 98 ans, une vie très prolifique pour cette période historique. Pèire Cardenal est né au Puy-en-Velay en 1180. Il vécut jusqu'en 1278. Son œuvre est riche, extrêment satirique. C'est un poète engagé, moraliste, rebelle, qui dénonce les mœurs politiques et religieuses de son époque. Le site [http://www.cardenal.org www.cardenal.org] lui est entièrement consacré.
Tostemps vir cuidar en sabér
E camgi so cug per so sai,
E lais mentir per dire vér, ...
Toujours je remplace croyance par savoir,
et je change " je le crois " pour " je le sais ";
et je renonce à mentir pour dire la vérité, ...
Catégorie: Poète occitan

Hafez

Hafez Hafez Hafez est un poète et un mystique Persan né autour des années 1310-1337 à Chiraz (Iran) et mort à l'age de 69 ans. Il est surtout connu pour ses poèmes lyriques, les ghazals, qui évoquent des thèmes mystiques du soufisme en mettant en scène les plaisirs de la vie. Son mausolée est au milieu d'un jardin persan à Chiraz et attire encore aujourd'hui de nombreuses personnes, pélerins ou simples amoureux de poésie, venuslui rendre hommage.

1363

Catégorie:1363
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---- Cette page concerne l'année 1363 du calendrier julien.

Événements


- En décembre, les États généraux d'Amiens votent des subsides pour débarraser le royaume des grandes compagnies.
- Début du règne d'Albert de Mecklembourg, roi de Suède (jusqu'en 1389).
- Naissance du théâtre Nô au Japon suivant un modèle chinois.

Naissances en 1363


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Décès en 1363


- ko:1363년

Alain Chartier

Chartier, Alain Chartier, Alain Chartier, Alain Chartier, Alain Chartier, Alain

Homonymie

Le poète Alain Chartier ne doit pas être confondu avec le philosophe Alain, dont le patronyme était également Chartier, mais le prénom Émile.

Le poète

Alain Chartier, poète de langue française du Moyen Âge est né à Bayeux en 1385. Il est notaire et entre à la cour de Bourges comme secrétaire du Dauphin (futur Charles VII), qu'il sert dans des ambassades en Allemagne et à Venise (1425), ou en Écosse (1428). Il meurt entre 1430 et 1440. Il était le frère de Guillaume Chartier, évêque de Paris. Ses poésies, dans le genre allégorique, ont un immense succès auprès de ses contemporains. C'est le poète de l'époque. Celui qui a été le plus admiré jusqu'à Ronsard.

Bibliographie non exhaustive


- Breviaire des nobles
- Complainte d'ung amoreux et la responce de sa damme
- L'hôpital d'amours
- La belle dame sans mercy
- Le dyalogue
- Le lay de paix
- Les croniques du feu roy Charles septieme
- Les demandes d'amours, avec la response
- Les fais
- Les faiz dictes et ballades
- Le Livre des quatre Dames, v.1415 (débat courtois au lendemain de la bataille d'Azincourt).
- Le Quadrilogue inventif, 1422, entretien en prose, sur un ton véhément, de quatre personnages (La France et les trois ordres, peuple, noblesse, clergé), sur la responsabilité des malheurs du royaume.
- La Belle dame sans merci, 1424.
- Le Livre de l'Espérance, 1429, écrit à la veille de la délivrance d'Orléans par Jeanne d'Arc .
- Le Curial, satire du courtisan.
- Le Débat du Réveille-Matin.

1433

Catégorie:1433
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---- Cette page concerne l'année 1433 du calendrier julien.

Événements


- Fra Angelico peint sa Madone aux anges musiciens.
- Le moine Thomas Conecte est brûlé comme hérétique.
- On emploie les premières dragues en Zélande.
- Rhône : crue d'automne (fin novembre).
- le moine Ikkyu au Japon ouvre son temple à Katata

Naissances en 1433


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Décès en 1433


- ko:1433년

1397

Catégorie:1397
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---- Cette page concerne l'année 1397 du calendrier julien.

Événements

Europe


- L'union de Kalmar regroupe la Scandinavie sous un seul monarque : Marguerite (dite Valdemarsdotter) reine de Danemark, de Norvège et de Suède.
- Jean IV de Bretagne rachète Brest aux Anglais.

Afrique


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Amériques


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Asie


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Océanie & Pacifique


- Les Portugais atteignent les îles Canaries.

Proche Orient & Monde arabe


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Arts & cultures


- Construction des stalles de la cathédrale de Worcester.

Sciences & techniques


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Naissances en 1397


- 21 février : Isabelle de Portugal, duchesse de Bourgogne
- 6 mai : Sejong le Grand, roi de la dynastie coréenne Chosŏn
- Paolo di Dono, dit Paolo Uccello, à Pratovecchio, peintre italien.
- Johann Gutenberg, inventeur européen de l'imprimerie.

Décès en 1397


- Guy VI de la Trémouille, dit le Vaillant, Grand Chambellan, à Rhodes, Grèce
- 2 septembre : Francesco Landini, compositeur et organiste italien ko:1397년 simple:1397

1459

Catégorie:1459
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---- Cette page concerne l'année 1459 du calendrier julien.

Événements


- Les Turcs Ottomans s'emparent de la Serbie.

Naissances en 1459


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