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Préfecture

Préfecture

ja:県 Prefecture
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Empire romain

Le mot préfecture (issu du latin præfectura) fut d'abord le nom donné par les Romains aux villes qui dépendaient d'eux et que gouvernait un préfet (præfectus), par opposition aux municipes et aux colonies, qui jouissaient de tout ou partie du droit de citoyen romaine. Sous Dioclétien, l'empire romain fut divisé en quatre préfectures dirigés par des préfets du prétoire. C'étaient :
- La préfecture d'Orient
- La préfecture d'Illyrie
- La préfecture d'Italie
- La préfecture des Gaules Ces préfectures se divisaient ensuite en diocèses et ceux-ci se subdivisaient en provinces romaines. Voir les divisions de l'Empire romain au IVe siècle.

France

En France, le terme préfecture désigne à la fois :
- le ressort d'un préfet :
- la ville où il siège (chef-lieu de préfecture) ;
- les services administratifs qui le secondent ;
- le bâtiment qui héberge le préfet et ses services.

Préfectures départementales

Une préfecture, en tant que ressort, recouvre un territoire absolument identique au département dans lequel un préfet est nommé. Ce ressort est lui-même subdivisé en plusieurs sous-préfectures (ressorts des sous-préfets). Ils correspondent toujours à un arrondissement. Désignant une ville où siège le préfet d'un département, le terme préfecture est généralement employé comme synonyme de chef-lieu de département. Les autres arrondissements sont chacun dirigés par un sous-préfet, qui siège à la sous-préfecture ou chef-lieu d'arrondissement. Les services administratifs d'une préfecture sont organisés de manière quasi-semblable dans chaque département. Cette administration, dont les objectifs et les moyens sont différents des conseils généraux des départements, siège dans un ou plusieurs bâtiments parfois désignés : « hôtel de préfecture ». C'est là que réside obligatoirement un préfet en fonction. Voir la : liste des préfectures de France.

Préfectures de régions

Une préfecture de région est le ressort d'un préfet de région. Créées en 1964, on les appelait « circonscriptions d'action régionale ». Elles correspondent aux « régions de programme » dessinées dans les années 1950 et qui ont donné naissance aux actuelles régions françaises. Le préfet de région étant toujours le préfet de département siégeant au chef-lieu d'une région, les services du préfet de région siègent dans la même ville.

Préfectures maritimes

Le domaine maritime français est également découpé en préfectures. Elles ont remplacé les anciennes amirautés de l'Ancien Régime.

Japon

Le Japon est divisé administrativement en 47 préfectures, parmi lesquelles on compte :
- 44 ken ou provinces ;
- 1 ou marche (île de Hokkaidō (parfois appelé ken) ;
- 2 fu' ou métropoles (l'ancienne capitale Kyoto et la ville d'Osaka). Ces départements sont en fait les subdivisions des huits régions historiques du Japon, appelés en français districts ou régions : elles comprennent de 1 (Hokkaidō) à 9 départements. Le département d'Hokkaidō, le plus vaste du Japon, est pour cette raison le seul a être divisé en 14 sous-préfectures.

Voir aussi


- Préfet
- Département français
- Sous-préfecture

Catégorie:Préfecture

Cette catégorie concerne les préfectures françaises. Catégorie:Administration territoriale française Catégorie:Institution française

Articles principaux


- Préfecture
- Liste des préfectures de France


Romains

La Rome antique est le cadre de la naissance, de l'avènement et de la disparition de la civilisation romaine antique. Débutant comme un simple assemblage de villages, l'humble bourgade vit ensuite son histoire se confondre avec celle du monde méditerranéen du début de l'ère chrétienne à la fin de l'Antiquité. C'est pourquoi vous ne trouverez ici qu'une synthèse de l'histoire romaine, développée dans des articles plus conséquents sur les pages adéquates.

La fondation de Rome (-753)

D'après la légende latine, Romulus fonda la ville de Rome à l'emplacement du Mont Palatin près du Tibre vers -753 et y regroupa des groupes de latins, de sabins, et peut-être d'étrusques. L'archéologie a établie que le peuplement des collines de Rome a commencé vers le , et s'est accéléré à partir du . Se référer à l'article Fondation de Rome.

La Royauté (-753 à -509)

Après Romulus et ses successeurs légendaires, ce sont les rois Étrusques qui en occupant la région vont faire de Rome une véritable ville vers 600 av. J.-C., en la dotant d'une muraille, en aménageant le Forum et en bâtissant le sanctuaire du Capitole. C'est probablement sous la Royauté que s'élabore la religion romaine, mélange d'archaïsmes indo-européens et d'influences grecques et étrusques. Les anciens Romains attribueront leurs succès militaires à la qualité scrupuleuse de leur piété envers les dieux.
Se référer à l'article sur la monarchie romaine. Se référer aux articles sur la religion romaine, la mythologie romaine, les fêtes religieuses romaines.

La République romaine (-509 à -27)

-27 De
res publica (lat.) « la chose publique ». Tarquin le Superbe est le dernier roi de Rome. Tyrannique, autoritaire, il fut chassé par les Romains en -509 ; la République romaine est fondée, gouvernée par le Sénat romain et les magistrats élus du peuple romain (populus ne désigne, à l'époque, qu'une partie de la population, les patriciens). À ses débuts, la République romaine est déchirée par les conflits entre la plèbe et le patriciat. Elle finit par se doter en -367 d'institutions qui équilibrent le pouvoir du patriciat et modèrent celui des consuls. Rome commence son expansion par la conquête de l'Italie centrale par la prise de Véies en -396. Le sac de Rome en -390 est le début d'une longue période où Rome ne fut jamais prise par ses ennemis, jusqu'en 410 et le sac de Rome par Alaric. Progressivement, Rome affronte ses voisins et agrandit peu à peu son territoire, tandis que les plébéiens obtiennent en -300 l’égalité politique. Rome domine toute l'Italie en -272. À partir de -264, dans son affrontement contre Carthage lors de la première guerre punique et de la deuxième guerre punique, Rome conquiert la Sicile, la Corse et la Sardaigne, l'Hispanie et devient la première puissance de la Méditerrannée occidentale en -202. Tributaire de Rome, Carthage est finalement détruite en -146. Les légions romaines, de plus en plus efficaces, interviennent en Grèce, en Macédoine, en Asie Mineure. Durant le IIe siècle av J.-C., Rome soumet la Grèce et en retire une grande influence culturelle. Les élites connaissent la richesse des butins, tandis que la crise sociale monte en Italie. La République qui dût son succès à un équilibre entre ses différentes composantes sombre devant son agrandissement trop brutal, ses institutions prévues pour une ville se révélent inadaptées à la gestion d'un empire. A partir de -133, les tensions se multiplient (cf. les Gracques), des ambitieux luttent pour le pouvoir : Marius contre Sylla, Cinna, Pompée contre Jules César, Octave contre Marc Antoine. Se référer à l'article sur les Institutions de la République romaine pour connaître l'organisation politique de la République. Se référer aux articles Histoire de la République romaine et à la liste des consuls pour la chronologie. Se référer à l'article sur la Société de la République romaine pour connaître l'organisation sociale de la République.

L'Empire romain (-27 à 395)

La période du principat

L'Empire romain commence après la mort de Jules César avec l'avènement d'Octave Auguste. Ménageant l'ordre sénatorial, il assoit son pouvoir personnel. Grâce aux légions, il agrandit considérablement le territoire romain, et l'organise en provinces romaines, qu'il gère avec la collaboration de l'ordre équestre. Ses successeurs les empereurs Julio-Claudiens, les Flaviens et les Antonins mènent l'Empire romain à son apogée. Au , la superficie de l'Empire romain est à son maximum. Rome est avec un million d'habitants la plus grande ville du monde méditerrannéen, avec une organisation spécifique. La pax romana favorise la prospérité, les colonies se développent grâce à l'évergétisme de leurs élites, les grandes métropoles comme Carthage, Antioche, Alexandrie refleurissent. Se reporter à l'article Organisation de la ville de Rome pour découvrir les solutions mises en place pour gérer cette gigantesque agglomération

L'empire romain tardif

La défense contre la pression croissante des peuples germaniques contribue à la militarisation de l'Empire, qui connaît après les Sévères une terrible crise politique et économique au , et parvient à se redresser au au prix de transformations considérables : partage du pouvoir entre empereurs (tétrarchie, puis Auguste assistés de Césars), transfert de la capitale à Constantinople, absolutisme, alourdissement de l'admnistration, germanisation de l'armée. La montée du christianisme accompagne cette transformation. L'Empire romain adoptera définitivement le christianisme au . Se référer à l'article sur l'Empire romain et à la Liste des empereurs romains. Se référer à l'article sur Province romaine et à la série d'articles consacrés à chaque province

La dissolution de l'Empire romain (après 395)

Après une ultime réunification en 394 sous Théodose I, l'Empire est divisé en deux moitiés :
- L'Empire romain d'Occident est submergé en l'espace de deux générations par les peuples germaniques et s'efface en 476, ce qui marque la fin conventionelle de l'Antiquité,
- L'Empire romain d'Orient résiste et s'adapte, devenant progressivement l'Empire byzantin qui subsistera jusqu'en 1453. Se référer à l'article sur Empire romain d'Occident, Empire romain d'Orient et Empire byzantin.

Organisation militaire, politique, religieuse et institutions romaines

Voir aussi :
- Cursus honorum
- Relations de la religion romaine aux autres religions

Art

Issu des influences italiques, l'art romain prend son essor au contact de l'art grec qu'il va longtemps imiter.
Voir l'article détaillé : art romain Architecture L'architecture romaine s'épanouit dans les villes, les romains innovent dans la généralisation de la voûte en plein cintre, et l'emploi systématique du mortier (opus caementicium). Voir la typologie des monuments dans la catégorie Architecture romaine Voir la liste des monuments dans la catégorie Liste de monuments romains Voir l'article sur l'Épigraphie latine Littérature Les Romains révolutionnèrent le support écrit des livres, en lui donnant la forme moderne que nous connaissons : ils généralisèrent le codex, volume de feuilles reliées, plus maniable et plus aisé à lire que le traditionnel rouleau. Voir l'article sur la littérature latine, et la catégorie:Littérature grecque d'époque romaine.

Vie quotidienne


- Les noms romains (système des
tria nomina) et les prénoms romains
- le costume : la toge, la stola
- l'habitat : domus, insula et villa
- Le calendrier julien
- Les chiffres romains
- Les jeux du cirque
- Les thermes romains
- La monnaie romaine
- Les unités de mesure romaines
- Les ergastules (Prisons et cachots)

Bibliographie


-
La civilisation romaine de Pierre Grimal, 1960, réédité en 1981 chez Flammarion
-
Histoire générale de l’Empire romain de Paul Petit, 1974, édition du Seuil
-
L’art de l’ancienne Rome, Bernard Andreae, 1973, éditions d’Art André Mazenod
- [http://perso.wanadoo.fr/revuesocialisme/s10empireromaine.htm L'impérialisme romain - une analyse marxiste] par l'archéologue anglais Neil Faulkner

Liens externes


- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/ Parcours virtuels de Rome] : panoramas virtuels et galeries de photos (ita/ing/fr)
- [http://www.insecula.com Site insecula (Égypte, Rome, et Grèce antique).]
-


Ville

als:Stadt ja:村落 simple:Town tokipona:ma tomo catégorie:urbanisme catégorie:géographie humaine Catégorie:Ville du monde Une ville est une unité urbaine étendue et fortement peuplée (par opposition aux villages) dans laquelle se concentrent la plupart des activités humaines : habitat, commerce, industrie, éducation, politique, culture. En France, l'INSEE délimite la ville selon la continuité de l'habitat. Au Canada, il s'agit aussi un statut officiel d'une municipalité. Les principes qui gouvernent la structure et l'organisation de la ville sont étudiés en architecture et en urbanisme.

L'apparition des villes

Les villes apparaissent entre 3500 et 1500 avant J-C dans les régions fertiles de Syrie, de Mésopotamie, de la vallée du Jourdain, de la vallée de l'Indus et du Yang Tse. Elles se situent alors dans de grandes plaines alluviales fertiles. L'apparition des villes coïncide avec l'émergence de l'agriculture durant la période du néolithique. À cette époque, la ville se caractérise par 3 éléments :
- le mur d'enceinte monumental,
- la superficie (Uruk (ville mésopotamienne) s'étend sur 400 ha),
- la population (la population de Xian est estimée à millions d'habitants 1000 ans avant l'ère chrétienne). Les raisons de l'apparition des villes sont probablement liées aux richesses des civilisations rurales capable de dégager des surplus de production. Les cultures relativement intensives favorisent la spécialisation des personnes dans d'autres domaines que l'agriculture, et tout particulièrement dans les fonctions religieuses, artisanales puis administratives et militaires. Les édifices religieux sont érigés au cœur des villes.

Les définitions de la ville

La difficulté de la définition de la ville tient à ses propres caractéristiques : une taille, mais également des fonctions diverses. Pour Pierre Georges (géographe), la ville « c'est un groupement de populations agglomérées défini par un effectif de population et par une forme d'organisation économique et sociale ». On fait aussi souvent la distinction entre ville et village uniquement par rapport aux activités dominantes, sans tenir compte de la population : la ville n'a pas une activité essentiellement agricole, contrairement au village. Avec cette définition, une ville peut être plus petite qu'un grand village.

Définition par le critère du minimum de population

Le seuil est un indicateur de la conception de la ville et pose la question des représentations de la ville selon les pays. Ce critère varie beaucoup selon les pays. Les statistiques des Nations unies sur cette question montrent les différences de seuil entre les instituts nationaux de statistiques (il en existe presque 200 à travers le monde). En France, le seuil est de 2 000 habitants agglomérés, en Espagne de 10 000, au Danemark de 250, aux États-Unis de 2 500, en Islande de 300, au Canada de 1 000... Les Nations unies se réfèrent quant à elles au seuil de 20 000 habitants.

Expressions


- en ville s'oppose au monde rural - on utilise l'adjectif citadin pour désigner ce qui est relatif à la ville ;
- centre-ville désigne le cœur de la ville, par opposition à la banlieue ;
- la Ville des ducs est un des surnoms de Nancy ;
- la Ville aux sept collines est un des surnoms de Rome ;
- la Ville lumière est un des surnoms de Paris ;
- la Ville rose est un des surnoms de Toulouse ;
- la Ville aux cent clochers est un des surnoms de Rouen et de Montréal, au Québec.

Citation

« Les villes sont des bibles de pierre. Celle-ci n'a pas un dôme, pas un toit, pas un pavé qui n'ait quelque chose à dire dans le sens de l'alliance et de l'union, et qui ne donne une leçon, un exemple ou un conseil. Que les peuples viennent dans ce prodigieux alphabet de monuments, de tombeaux et de trophées épeler la paix et désapprendre la haine. (...)
Le genre humain a deux livres, deux registres, deux testaments, la maçonnerie et l'imprimerie, la bible de pierre et la bible de papier. » Victor Hugo, Paris

Voir aussi


- Cité | Village | Hameau
- Ville au Moyen Âge
- Liste des villes de Wallonie
- Liste des villes de Flandre ---- Ville est aussi une commune française de l'Oise

Liens externes


- [http://www.populationdata.net/palmaresvilles.html Les plus grandes villes du monde]
- [http://www.tageo.com/index.htm Annuaire mondial des villes]
- [http://www.ma.ville.online.fr Les villes de france et d'outre mer]

Colonie (Rome)

À la différence des colonies puniques, comptoirs commerciaux, ou des colonies grecques, colonies de peuplement, les colonies romaines sont des établissements créés par l’État romain et destinés au contrôle d’un territoire récemment conquis. D’abord garnisons militaires au avant J.C, elles deviennent des colonies de peuplement offrant des terres aux prolétaires à partir du avant J.C., et aux vétérans démobilisés à partir de Sylla, qui leur offre les terres confisquées aux proscrits.

Statut politique de la colonie

Les colonies connaissent deux statuts possibles :
- la colonie romaine (colonia civium romanorum), peuplée de citoyens romains, s’organise comme municipe de droit romain, sorte de Rome en miniature, avec ses magistrats (duumviri) et ses notables (décurions) équivalent du sénat romain. Ses habitants libres des générations suivantes sont automatiquement citoyens romains ;
- la colonie latine, fondée par la Ligue latine jusqu'à sa dissolution en 338 av. J.-C., par Rome ensuite, avec une population mélangeant des citoyens romains et des citoyens latins. Elle forme un municipe de droit latin, ses générations suivantes héritent de la citoyenneté latine, même si elles sont d’origine romaine, et disposent donc de droits civiques inférieurs à ceux des habitants d’une colonie romaine.

Développement des colonies

L’implantation des colonies suit l’extension de la domination romaine : d’abord en Italie (Ostie la plus ancienne, fondée en 350 av. J.-C.), puis en Sicile, en Sardaigne et en Afrique. Les colonies sont des fondations entièrement nouvelles soit des refondations sur des cités plus anciennes. Les fondations directes de colonies latines se raréfièrent, avec l’octroi de la citoyenneté romaine à tous les citoyens latins d’Italie. Inversement, les créations de colonies romaines s’accélèrent et s’étendent au début de l’Empire romain, sous Jules César et Auguste, avec la démobilisation massive des légions romaines : les 500 000 soldats mobilisés au début du règne d’Auguste forment une masse de vétérans candidats à la colonisation. La conquête de la Bretagne et l’organisation des limes sur le Rhin et le Danube sous les Flaviens et au début des Antonins s’accompagne de la fondation de nouvelles colonies aux emplacements stratégiques. Ces colonies impériales sont nommées par le nom de famille de l’empereur (Augusta, Claudia, Flavia, Ulpia) souvent complété d’une appellation locale (géographique ou ethnique), et avec parfois un titre honorifique (Copia = riche, Emeritta = émérite). Parallèlement, le statut de colonie latine est accordé à des cités indigènes anciennes, voir à toutes les cités d’une province : Vespasien accorda ainsi le droit latin à toutes les cités d’Espagne.

Le succès des colonies

Les colonies romaines furent au fil du temps un puissant facteur de romanisation, grâce aux colons Italiens ou originaires de provinces bien romanisées parlant le latin. Leur rôle de modèle de civilisation urbaine et leur activité économique facilitèrent l’intégration des populations soumises. Des colonies furent aussi crées dans les territoires orientaux, sur des cités existantes, qui dans ce cas conservèrent leur civilisation grecque. Sur une période de plusieurs siècles, la politique romaine de fondation de colonie ne connut qu’exceptionnellement des problèmes, ce qui traduit son succès d’ensemble :
- en 123 av. J.-C., projet des Gracques de fondation d’une colonie sur les ruines de Carthage. Impie en raison de la malédiction de 146 av. J.-C. prononcée sur ces ruines, le projet coûta la vie à son auteur, et fut interrompu par décret en 121 av. J.-C.. Jules César le réalisa au siècle suivant en fondant la Colonia Julia Carthago, dont la prospérité fut grande.
- en 132, le projet de Hadrien de relever les ruines de Jérusalem par une colonie ""Colonia Aelia Capitolina"" suscita une nouvelle révolte des Juifs. Catégorie:Politique de la Rome antique Catégorie:Géographie de la Rome antique

Citoyenneté

Catégorie:Droit public La citoyenneté au sens juridique est le principe de légitimité juridique. La citoyenneté est aussi la source du lien social.

Aspects juridiques

Le citoyen moderne est le sujet de droits et de devoirs. Droits:
- droits de l'homme
- droits civils
- droits politiques
- droits sociaux Les devoirs sont accomplis par les citoyens pour le bien de la collectivité (impôts, service militaire, ...).

Légitimité politique

En démocratie, le citoyen est détenteur d'une partie de la souveraineté politique, c'est l'ensemble de ceux-ci qui par l'élection choisit les gouvernants. La communauté des citoyens forme la nation.

Lien social

C'est l'égalité de droit fondée sur la citoyenneté qui fonde le lien social dans la société démocratique moderne. Les citoyens d'une même nation forment une communauté politique. Voir Théories du contrat social/Du contrat social.

Origines de la citoyenneté

Grèce antique

La Grèce antique est à l'origine de la citoyenneté grâce à l'invention de la cité grecque ou « polis ». La politique alors se développe comme domaine autonome de la vie collective. La polis est fondée sur l'égalité de tous les citoyens, mais tout le monde ne peut devenir citoyen, la cité est fermée ethniquement. La démocratie est alors directe, la hiérarchie entre les hommes est abolie (entre les citoyens seulement). Les femmes, les étrangers, les métèques et les esclaves sont exclus de la citoyenneté. L'activité politique reste réservée aux membres les plus favorisés de la cité.

Rome

La citoyenneté est alors définie en terme juridique, le civis romanus dispose de droits civils et personnels. Les étrangers peuvent accéder à la société politique définie en termes juridiques. Pour les romains, la citoyenneté a une vocation universelle.

La citoyenneté en débat

Un peuple mondial

Dans un monde où l'immigration, le déplacement des populations, deviennent de plus en plus importants, où un territoire est habité par des individus d'origines multiples, il serait peut-être souhaitable de modifier la constitution en ce qui concerne la citoyenneté. Elle pourrait devenir mobile. L'individu qui quitte son territoire où il est né et vit ailleurs pourrait alors acquérir la citoyenneté du nouveau territoire en perdant la précédente. Il en découle une nouvelle responsabilité en tant que citoyen et des droits en tant que tel. Cela pourrait renforcer la cohésion sociale et l'activité politique des citoyens d'un territoire donné et couperait court à toute ségrégation d'une minorité donnée, puisque tous les citoyens seraient logés à la même enseigne.

Liens externes


- Conférence filmée avec Numa Murard et Bertrand Guihery : [http://www.diderotp7.jussieu.fr/lacrij/sequences.php?numvideo=10&pg=1 Citoyenneté à l’école, changements sémantiques, refus du conflit, déclin du politique]

Empire romain

als:Römisches Reich ko:로마 제국 ja:ローマ帝国 simple:Roman Empire L'expression Empire romain désigne, de manière indistincte, deux entités :
- un État dont la capitale était Rome et qui contrôlait dans l'Antiquité tout le pourtour méditerranéen ;
- le régime politique en vigueur dans cet État à partir de la fin du

L'Empire comme régime

Ce régime a été fondé par Octave après les guerres civiles de la fin de la République romaine. On le date habituellement de 27 avant J.-C., quand le Sénat décerna à Octave le titre d'Auguste et lui remit les pleins-pouvoirs. Mais cet événement ne faisait qu'officialiser une situation qui durait au moins depuis -31, après la bataille d'Actium au cours de laquelle Octave avait battu les forces de Marc-Antoine et de Cléopâtre. De plus, depuis la dictature de Jules César, Rome était déjà habituée à vivre presque constamment en monarchie. Mais, officiellement, il n'y a jamais eu de proclamation de l'Empire et Rome est restée très longtemps (au moins sous le Principat) une République. Il était entendu que cette république remettait volontairement le pouvoir entre les mains d'un seul homme, jugé seul capable d'assurer sa survie. Auguste et ses successeurs jusqu'à Domitien n'eurent que le titre de princeps, « prince », qui était porté sous la République par le sénateur qui avait le droit de parler le premier lors des réunions (il était censé être inspiré par les dieux et, pour cela, particulièrement écouté). Les historiens distinguent pour le début de l'empire quatre familles d'empereurs : les Julio-Claudiens, les Flaviens, les Antonins et les Sévères. De plus, il est de tradition de distinguer les bons et les mauvais empereurs qui abusèrent jusqu'à l'extrême du pouvoir du princeps. Ainsi, Caligula, Néron, Domitien, Commode ont une très mauvaise renommée. L'empereur Septime Sévère a réussi à maintenir la paix autour du limes et a renforcé le pouvoir de l'empereur. Pour cette raison, la tradition historienne distingue deux périodes dans l'histoire de l'Empire jusqu'à la fin du : le Principat et le Dominat, ce dernier étant considéré comme portant davantage les traits d'une monarchie absolue. monarchie absolue À l'imitation d'Auguste, qui avait repris le nom de son père adoptif, les empereurs ont ajouté le nom de « César » au leur, ce qui en a fait un titre, d'où viennent ceux de Kaiser en allemand et de Tsar dans les langues slaves. Très régulièrement, l'empereur recevait de manière quasi automatique certains titres honorifiques, en particulier celui dimperator (qui a donné le français « empereur »), antérieurement décerné par les soldats à leur général quand celui-ci avait remporté une brillante victoire. L'Empire romain se divise en deux périodes : le Haut Empire et le Bas Empire. Ce dernier concerne le , le et le , en Occident.

Chronologie

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from:253 till:260 shift:(1,0) fontsize:XS text:Valérien from:270 till:275 shift:(-25,-11) fontsize:XS text:Aurélien color:augustus from:276 till:282 shift:(1,0) fontsize:XS text:Probus from:286 till:305 shift:(1,-11) fontsize:XS text:Dioclétien color:augustus from:306 till:337 shift:(1,0) fontsize:XS text:Constantin_Ier from:361 till:363 shift:(1,0) fontsize:XS text:Julien from:375 till:387 shift:(1,-11) fontsize:XS text:Valentinien_II color:western from:388 till:392 color:western from:395 till:408 shift:(1,0) fontsize:XS text:Arcadius color:eastern bar:emperors4 from:193 till:193 shift:(-76,-11) fontsize:XS text:Didius_Julianus from:217 till:218 color:caesar from:218 till:218 shift:(1,-11) fontsize:XS text:Diaduménien from:238 till:238 shift:(1,-22) fontsize:XS text:Maxime_Pupien et Balbin from:244 till:249 shift:(1,-11) fontsize:XS text:Philippe_l'Arabe from:251 till:251 shift:(1,0) fontsize:XS text:Herennius_Etruscus from:283 till:285 shift:(1,-11) fontsize:XS text:Carinus+ from:283 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Voir aussi

Articles connexes


- Liste des empereurs romains
- Empire romain d'Occident
- Empire romain d'Orient
- Divisions de l'Empire romain au IVe siècle
- Art romain
- Chronologie de l'Empire romain

Liens externes


- [http://www.empereurs-romains.net/ Un site extrêmement complet sur les Empereurs romains]
- [http://perso.wanadoo.fr/karl.claerhout/page1.htm Un autre site très documenté sur l'Empire romain] Rome RomeRome Catégorie:Rome antique Catégorie:Histoire de l'Europe


Orient

L'Orient correspond au point cardinal Est. Certains pays ou régions ont eu le mot Orient ou son adjectif oriental ajouté à leur nom, pour montrer leur position à l'est du pays dans lequels ils étaient compris :
- lEmpire romain d'Orient ;
- l'Extrême-Orient russe correspond habituellement aux régions de Russie au contact de l'océan Pacifique ;
- L'expression Allemagne orientale a servi en alternance avec Allemagne de l'Est pour désigner la République démocratique d'Allemagne (RDA).
- Le Timor oriental est l'État qui se situe dans la partie est de l'île de Timor. Dans une vision géographique centrée sur l'Europe, l'Orient désigne les espaces situés à l'est de ce continent :
- le Proche-Orient désigne les pays de l'Asie proche de la mer Méditerranée.
- Le Moyen-Orient désigne les pays d'Asie occidentale (Arabie, Mésopotamie, Perse et le sous-continent indien).
- L'Extrême-Orient désigne les pays d'Asie bordés par l'Océan Pacifique. Par leurs cultures, paysages et peuples différents, la notion d'Orient a pour les Européens depuis le Moyen Âge un aspect exotique et attirant. Les entreprises de tourisme se servent encore de cet aspect pour promouvoir des séjours en Asie. Lorient est un port français qui doit son nom au commerce avec les Indes. Plusieurs loges maçonniques utilisent le mot Orient dans leur nom, comme le Grand Orient de France.

Italie

|- valign="top" | Président de la République | Carlo Azeglio Ciampi |- valign="top" | Président du Conseil | Silvio Berlusconi
(gouvernement III au 23 avril 2005) |{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{1er janvier{1er novembre{it{it{Commons|Category:Italy|l'Italie{it{wikitravel|l'Italie|Italie{it_icon{Pays d'Europe (UE){Portail Italie

Diocèse

Un diocèse est...
- dans l'Empire romain tardif (à partir de la Tétrarchie fondée par Dioclétien) une circonscription administrative regroupant plusieurs provinces et sous la responsabilité d'un vicaire, représentant civil de l'empereur ;
- dans l'Église catholique une circonscription religieuse. Placé sous l'autorité d'un évêque, un diocèse regroupe plusieurs paroisses. Plusieurs diocèses forment une province ecclésiastique ou encore une province métropolitaine, sous l'autorité d'un archevêque. Attention : évêché et diocèse ne sont pas synomymes.

Voir aussi


- évêque
- Province romaine
- Liste des évêchés et archevêchés français (Ancien Régime)
- Circonscriptions catholiques françaises au XIXe siècle
- Circonscriptions catholiques françaises depuis 2002
- Liste des diocèses et archidiocèses du Canada
- Évêchés de Bretagne Diocèse Catégorie:Institution de l'Église catholique Catégorie:Politique de la Rome antique Catégorie:Géographie de la Rome antique Catégorie:Division administrative

Province romaine

.]] Les provinces romaines sont des divisions administratives de la Rome antique.

Étymologie

À l'origine, la provincia désigne le territoire à l'intérieur duquel le Sénat romain autorise un magistrat supérieur à exercer son imperium (provincia : pour vaincre, équivalent de notre Théâtre d'opérations extérieur).

République romaine

À partir de 227 av. J.-C. le terme provincia prend le sens d'un commandement hors d'Italie puis possession du peuple romain hors d'Italie. Les provinces sont organisées en vertu d'une Lex provincialis, proposée par le général romain victorieux. Dans un premier temps, le gouvernement est attribué à un préteur élu par le peuple romain, pour un an. Ensuite sont nommés gouverneurs des magistrats sortis de charge, pour lesquels sont créées les promagistratures : propréteurs et proconsuls. En 81, Sylla restreint les gouvernements provinciaux aux seuls promagistrats. La fonction n'est pas rémunérée, mais elle rapporte néanmoins de l'argent. Des abus furent commis et donnèrent lieu à des procès comme celui des Siciliens contre Verrès, ou à des révoltes comme en Asie.

Création de provinces sous la République

Note : PC : province gouvernée par un proconsul ; PP : province gouvernée par un propréteur.
- -241 : Sicile PP
- -231 : Corse-Sardaigne PP
- -197 : Hispanie Cistérieure (ou Tarraconaise) et Ultérieure PP
- -167 : Illyrie PP
- -146 : Macédoine-Achaïe (Grèce) PP
- -146 : Afrique PC
- -129 : Asie (dans l'actuelle Turquie) PC
- -120 : Gaule narbonnaise (ancêtre de la Provence) PP
- -81 : Gaule cisalpine PP
- -74 : Bithynie PP
- -74 : Cyrénaïque-Crète PP
- -64 : Cilicie-Chypre PP
- -64 : Syrie PP
- -51 : Gaule Transalpine PP
- -30 ; Égypte PP
- -29 : Mésie PP

Empire romain

Sous le Principat d'Auguste, le 16 janvier 27 av. J.-C., les provinces ont été partagées entre l'empereur et le sénat, en provinces impériales (provinciæ Cæsaris), et provinces sénatoriales (provinciæ Senatus et populi). Au fil des conquêtes territoriales et des découpages des provinces, les nouvelles provinces furent réparties entre ces deux autorités. Le Sénat se voyait traditionnellement attribuer les provinces pacifiées anciennement, ce qui ménageait ses prérogatives . L'empereur, détenteur du pouvoir militaire (imperium majus) se réservait les provinces situées aux frontières de l'empire qui nécessitaient la présence des légions.

Provinces sénatoriales

Les premières sont pacifiées, dépourvues de légions, leur sécurité est assurée par le glacis des nouvelles provinces impériales. Leurs gouverneurs sont des promagistrats nommés pour un an par le Sénat. Ces promagistrats sont pour la plupart des propréteurs, sauf l'Afrique - parfois dite « Afrique proconsulaire » - et l'Asie. L'attributation de ces provinces se fait par tirage au sort au Sénat. Le gouverneur est aidé par le legatus pro praetore (légat pro-préteur) de rang questorien. L'empereur désignait néanmoins des procurateurs dans ces provinces, pour la gestion de ses domaines personnels, la perception de certains impôts et la gestion des mines. Les revenus fiscaux de ces provinces, fort prospères pour la plupart, alimentaient la caisse du Sénat, laerarium Saturni, ce qui pour Auguste contribua encore à se concilier le Sénat. Liste des provinces sénatoriales en 27 av. J.-C. : Le Sénat reçut : Afrique, Asie, Sicile, Bétique, Narbonnaise, Macédoine, Achaïe, Chypre, Crête, Cyrénaïque, Pont, Bithynie

Provinces impériales

Ces dernières, mal soumises, possédaient des garnisons, et les gouverneurs (les légats propréteurs ou
legati Augusti pro praetore) y représentaient l'empereur, sans autre limite de mandat que celle fixée par le bon vouloir de l'empereur.
- Lorqu'il n'y avait qu'une légion, son gouverneur est un légat d'Auguste propréteur de rang prétorien, s'il y en a deux, c'est un propréteur de rang sénatorial.
- Les provinces dites procuratoriennes (en général de petite taille, considérées comme moins importantes et moins romanisées) ne comptent pas de légions mais uniquement des corps auxiliaires ; elles sont gouvernées par un chevalier : le procurateur-gouverneur ou
praeses. Contrairement aux sénateurs il ne possède pas le ius gladii (droit de vie et de mort sur des citoyens romains), sauf autorisation de l'empereur.
- L'Égypte est un cas à part : depuis Actium (-31) elle est considérée comme une propriété personnelle de l'empereur. Elle est gouvernée par un préfet de rang équestre (préfet d'Égypte) : il est à la fois gouverneur et commandant en chef des légions. Les sénateurs étaient interdits d'accès à l'Égypte. Liste des provinces impériales en 27 av. J.-C. : Auguste reçut : Hispanie citérieure et Ultérieure, Syrie, Bretagne, Mésie, Dalmatie, Gaules, Cilicie, Sardaigne et Corse, Égypte

Créations de nouvelles provinces

Par conquête :
- 27 av. J.-C. : Lusitanie (Portugal), démembrement d'Hispanie Ultérieure
- 27 : Achaïe (devient une province distincte)
- 25 : Galatie
- 22 : Chypre (devient une province distincte)
- 16 : Gaule aquitaine et Gaule belgique (démembrements de la Gaule Transalpine)
- 15 : Rhétie
- 15 : Norique
- 14 : Alpes maritimes
- 10 ap. J.-C. : Pannonie
- 17 : Cappadoce
- 17 : Germanie supérieure et Germanie inférieure
- 40 : Maurétanie Tingitane et Césarienne
- 43 : Pamphylie-Lycie
- 43 : Bretagne (l'actuelle Grande-Bretagne)
- 46 : Thrace
- sous Néron : Alpes Cottiennes
- sous Vespasien : Épire
- 90 : la Mésie est divisée entre Mésie inférieure et Mésie supérieure
- 105 : Arabie
- 107 : Dacie
- 115 : Arménie, Mésopotamie et Assyrie
- : Alpes Pennines
- 193 : Numidie Par démembrement : À partir de Septime Sévère, il n'y eut plus de création de province par conquête, les créations se firent par démembrement de provinces existentes. Par exemple la Gaule lyonnaise fut divisée (en deux étapes) en quatre provinces (les Lyonnaises I, II, puis III et IV), la Gaule belgique le fut en trois provinces (I, II, III). Ce nouveau système entraîna une augmentation notable du nombre des provinces romaines :
- 210 ap. J.-C. : 44 provinces ;
- : 57 provinces ;
- 369 : 104 provinces ;
- : 120 provinces.

Réorganisation des provinces au IIIe siècle

Le système des provinces sénatoriales et impériales formait un cadre administratif relativement léger, où les cités provinciales jouissaient d'une autonomie assez large. Suffisant lorsque la
pax romana régnait, il se révela problématique lors de la crise du IIIe siècle : la fiscalité et le ravitallement des troupes devaient augmenter leur rendement, et d'autre part les représentants du Sénat ne montrèrent pas, à quelques exceptions près, l'ardeur et la compétence militaire attendue face aux barbares. Comme bien des réformes romaines, l'évolution fut pragmatique et progressive :
- Gallien (260-268) limite de plus en plus l’accès des sénateurs aux postes de légat de province impériale, et leur enlève le commandement de légions. Les
legati Augusti, proconsuls ou propréteurs, sont de plus en plus remplacés par des vice praeses, de rang équestre.
- En 275, Tacite, nommé empereur par le Sénat romain, inverse la tendance et redonna aux sénateurs le droit de diriger des provinces impériales comme proconsul.
- En 282, Carus reprend la politique de Gallien excluant les sénateurs des gouvernements provinciaux.
- Dioclétien enfin sépare complètement l'administration civile, confiée à un
praese, et le commandement militaire, attribué à un dux officier monté en grade dans l'armée, tous deux dépendants de l'empereur et non plus du Sénat. Dans le même temps, Dioclétien subdivise les provinces en unités plus petites, doublant presque leur nombre qui dépasse 100. Deux niveaux administratifs sont ajoutés, les diocèses au nombre de 12, regroupant les provinces, et quatre préfectures du prétoire, ensemble de diocèses. L'administration impériale se rapprochait du terrain, au prix d'une explosion du nombre de ses fonctionnaires.

Liste alphabétique

(hélas non exhaustive)
- Achaïe, -146 et 27
- Afrique, -146
-
Alpes :
  - Alpes Cottiennes, sous Néron
  - Alpes maritimes, 14
- Alpes Pennines, au
-
Aquitaine, voir Gaule aquitaine ci-dessous
- Arabie, 105
- Arménie, 115
- Assyrie, 115
- Asie, -129
- Belgique, voir Gaule belgique ci-dessous
- Bétique, -27, démembrement de l'Hispanie ultérieure
- Bithynie, -74
- Bretagne, 43 (actuelle Grande-Bretagne)
- Cappadoce, 17
- Chypre, 22
- Cilicie, -64
- Corse-Sardaigne, -231
- Crète, -74
- Cyrénaïque, -74
- Dacie, 107
- Égypte, -30
- Épire, sous Vespasien :
- Galatie, 25
- Gaules, dont on fit les provinces de :
  - Gaule narbonnaise, -120 (la
Provincia d'où Provence)
  - Gaule cisalpine, -81
  - Gaule Transalpine, -51 démembrée en :
    - Gaule aquitaine, 16
    - Gaule belgique, 16 démembrée en :
      - Belgique 1re
      - Belgique 2e
      - Belgique 3e
    - Gaule lyonnaise (Gaule celtique), 16 démembrée en :
      - Lyonnaise 1re, dont on tira la :
      -
- Lyonnaise 4e
      - Lyonnaise 2e, dont on tira la :
      -
- Lyonnaise 3e
- Germanie :
  - Germanie supérieure, 17
  - Germanie inférieure, 17
- Hispanie, -197, démembrée en :
  - Hispanie cistérieure (ou
Tarraconaise)
  - Hispanie ultérieure, dont on tira la :
  -
Lusitanie, voir ci-dessous
- Illyrie, -167
- Lusitanie, -27, démembrement de l'Hispanie ultérieure [q.v.]
- Lycie, 43
- Macédoine, -146
- Maurétanie, 40 où l'on distinguait :
  - Maurétanie tingitane
  - Maurétanie césarienne
- Mésie, -29, démembrée en :
  - Mésie inférieure, 90
  - Mésie supérieure, 90
- Mésopotamie, 115
- Norique, 15
- Numidie, 193
- Pamphylie, 43
- Pannonie, 10
- Rhétie, 15
- Sicile, -241
- Syrie, -64
- Tarraconaise, ancienne Hispanie cistérieure
- Thrace, 46
- ... à compléter

Lien interne


- Liste compacte des provinces impériales

Voir aussi

Catégorie:Province romaine Catégorie:Géographie de la Rome antique


France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- | 8 mai | Commémoration de la capitulation allemande en 1945 | Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. |----- | Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension | Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux |- | Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |----- | 14 juillet || Fête nationale | Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. |- | 15 août || Assomption | Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie |----- | | Toussaint || Fête de tous les saints |- | 11 novembre | Commémoration de l'armistice de 1918 | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | 25 décembre || Noël || Naissance de