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Principauté de Liège
La principauté épiscopale de Liège était un État du Saint Empire romain germanique. C'est en l'an 985 que naît la principauté épiscopale. C'est à cette date que Notger, deja évêque de Liège depuis 972, devient prince-évêque.
Liège devint au , la capitale d'une puissante principauté épiscopale, grâce à l'action des évêques Éracle, Notger et Wazon. Ses écoles furent célèbres jusqu'au . Sept collégiales s'élèvent alors dans la ville (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) en plus de la cathédrale où est enterré saint Lambert. Deux abbayes bénédictines s'y ajoutent : Saint-Jacques et Saint-Laurent. Plusieurs églises romanes et de nombreuses pièces d'orfèvrerie (art mosan) témoignent encore aujourd'hui de l'efflorescence de cette époque, en particulier les fonts baptismaux de la ville, conservés aujourd'hui à Saint-Barthélemy.
En 1794, suite aux guerres de la Révolution française, l'armée impériale quitte la Principauté de Liège, ce qui entrainant l'exil du dernier Prince-Evêque François-Antoine-Marie de Méan, puis en 1795, la Convention décrète l'incorporation de la Principauté à la République Française, entrainant par la même sa disparition.
Cette disparition sera entérinée en 1801 par le Concordat conclut entre Bonaparte et le Pape Pie VII.
La Principauté de Liège se situait dans l'actuelle Belgique. Elle s'étendait le long de la Meuse belge, à l'exception de la région de Namur, de Dinant jusqu'au territoire du comté de Looz. Elle divisait donc en deux les Pays-Bas autrichiens, isolant le Luxembourg et l'ancien Limbourg des autres Pays-Bas. Bouillon était également lié à la principauté. Le Prince-Évèque codirigeait par ailleurs la ville de Maastricht, initialement avec le Brabant, ensuite avec les Provinces-Unies, la République y ayant repris les droits Brabançons après la Guerre de Quatre-Vingts Ans.
- Capitale : Liège
- Villes principales, dites "Bonnes Villes" :
: - villes « françoises » :Châtelet, Ciney, Couvin, Dinant, Fosses-la-Ville, Huy, Liège, Thuin, Verviers, Visé, Waremme
: - villes « thioises » : Beringen, Bilzen, Bree, Hamont, Hasselt, Herk-la-Ville, Looz, Maaseik, Peer, Saint-Trond, Stokkem, Tongres.
Voir aussi
- Histoire de la Principauté de Liège
- Liste des princes-évêques de Liège
- Liste des hommes et femmes illustres issus de la Principauté de Liège
- ancienne Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert de Liège
Liens externes
- [http://www.fabrice-muller.be/liege/histoire/histoire-principaute.html Histoire de la principauté de Liège]
- [http://www.fabrice-muller.be/liege/histoire/bonnes-villes/bonnes-villes.html Les bonnes villes de la principauté]
Liege
Catégorie:Histoire de Belgique
Catégorie:Liège
Liège
Liège
Liège (nl. Luik; de. Lüttich; it. Liegi; es. Lieja; la. Leodium; wa. Lîdje) est le chef-lieu de la province du même nom et la troisième agglomération de Belgique (première de Wallonie) avec environ 185 000 habitants (Liégeois) (600 000 dans la grande agglomération). Superficie : 6.939 hectares. Altitude : de 58 à 238 mètres.
La ville de Liège regroupe les communes de Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille, Liège, Rocourt, Wandre (ainsi que le quartier de Sclessin de l'ancienne commune d'Ougrée et quelques rues d'Ans, Saint-Nicolas et Vottem). Ces communes furent intégrées en 1977 à la ville de Liège, lors de la politique de fusion des communes.
L'agglomération de Liège (600 000 habitants) regroupe les communes de Seraing, Saint-Nicolas, Ans, Herstal, Beyne-Heusay, Fléron, Chaudfontaine, Esneux et Flémalle et s'étire le long des rives sinueuses de la Meuse, sur une vingtaine de kilomètres.
Liège est située au confluent de la Meuse et de l'Ourthe, à 25 kilomètres au sud de Maastricht (Pays-Bas) et à 40 kilomètres à l'ouest d'Aix-la-Chapelle (Aachen) (Allemagne).
Fortement industrialisée (charbonnages, sidérurgie...), Liège était une ville importante économiquement au mais l'activité a fortement décliné au ; de nombreux terrils témoignent encore de l'importante présence de charbonnages. À l'heure actuelle, Liège et sa région jouent la carte de la logistique via le Port autonome de Liège, le développement de l'aéroport de Liège-Bierset et l'édification de la nouvelle gare de Liège-Guillemins dessinée par l'architecte espagnol Santiago Calatrava au pied de la colline de Cointe.
Il y a eu des habitants sur le site de Liège dès la préhistoire (avec des traces trouvées remontant à 200.000 ans avant J.-C.) mais la fondation de la ville en tant que telle date des environs de l'an 700, suite à l'assassinat de l'évêque Lambert et du transfert du siège de l'évêché de Maastricht vers Liège.
Liège fut la capitale de la Principauté de Liège à partir de l'an 980 jusqu'en 1795; elle en était une des 23 Bonnes Villes.
Liège devint au , la capitale d'une puissante principauté épiscopale, grâce à l'action des évêques Éracle, Notger et Wazon. Ses écoles furent célèbres jusqu'au . Sept collégiales s'élèvent alors dans la ville (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) en plus de la cathédrale où est enterré saint Lambert. Deux abbayes bénédictines s'y ajoutent : Saint-Jacques et Saint-Laurent. Plusieurs églises romanes et de nombreuses pièces d'orfèvrerie (art mosan) témoignent encore aujourd'hui de l'efflorescence de cette époque, en particulier les fonts baptismaux de la ville, conservés aujourd'hui à Saint-Barthélemy.
La résistance des forts liégeois au début de la grande Guerre en 1914 valut à la ville de recevoir la Légion d'honneur française le 7 août 1919. Ce fut la première ville étrangère à la recevoir. La ville a également reçu la Croix de Guerre Italienne en 1923, la Médaille Militaire pour la Bravoure du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes en 1926, et enfin la Croix de Guerre Belge 1940.
Plusieurs expositions se sont déroulées à Liège : l'exposition universelle de 1905 pour les 75 ans de la Belgique, l'exposition internationale de Liège de 1930 pour le centenaire du pays (spécialisée sur les sciences et l'industrie) et l'exposition de l'eau en 1939 marquant l'achèvement des travaux du Canal Albert permettant de relier Liège au port d'Anvers.
Etymologie
Selon certains, le nom de Liège serait de même origine que l'ancien nom de Paris, Lutèce.
La forme allemande de Liège, Lüttich, suggère d'ailleurs ce rapprochement. Liège et Lutèce viendraient de « lucotætia » (marais, marécage). Mais cette étymologie est contestée.
On avance aussi « Lætica » (Colonie) et « Leudica » (Libre). Rien ne s'oppose évidemment à ce que ces trois idées se soient fondues dans l'esprit des gens, au temps de Rome puis des invasions germaniques.
Il est plus probable que l'étymologie soit « Leudica », en francique : « lieu public », d'ou dérive son nom wallon : « Lîdje » qui donna lui même Liège). Le nom s'écrivait Liége (avec l'accent aigu) jusque dans les années 1950. Le changement vers l'orthographe avec l'accent grave parallèle le début du déclin de la base industrielle traditionnelle (charbon, fer) de la ville et de sa région.
Le nom tardif du ruisseau, la Légia, dérive de Liège, non l'inverse.
Tout comme le superbe nom latin de Leodium, invention des moines, qui fléchirent le vieux nom préceltique, celtique ou germanique en un calembour sublime évoquant le martyre de Saint Lambert, entre 696 et 705, comme si le patron de la Cité avait été le Leo Dei, « Le Lion de Dieu » !
Elle est également souvent appelée « Cité ardente », Il s'agit du titre d'un roman chevaleresque écrit par Henri Carton de Wiart (un Bruxellois...) en 1904. Ce roman (historiquement très discutable) raconte le sac de la ville de Liège par les troupes de Charles le Téméraire en 1468. L'appellation de « Cité Ardente » n'est nullement antérieure à la parution de ce roman.
Géographie politique
La ville de Liège, chef-lieu de la Province du même nom, a la particularité de se situer dans la zone de point de rencontre de trois États (à 25 km de la frontière des Pays-Bas et à 45 km de l’Allemagne).
Elle appartient aujourd’hui à une région transfrontalière, « l’Euregio Meuse-Rhin », zone d’influence privilégiée qui compte quelques 3,7 millions d’habitants.
Cette situation relève néanmoins d’une longue tradition puisque, sans mentionner l’époque romaine, cette région transfrontalière a constitué un État unique dès la période carolingienne. Après 843, au moment où l’Empire de Charlemagne est démembré par le Traité de Verdun, la région constituait une partie de la Lotharingie, de façon bien temporaire puisqu’en 962, Otton Ier le Grand atteint le dessein grandiose de restaurer l’ordre chrétien dans un grand Empire Germanique.
Jusqu'à la Révolution française, l’entité régionale reste unie.
Aujourd’hui, les relations transfrontalières traditionnelles sont rétablies.
Géographie naturelle
La ville se situe également au carrefour de trois zones géographiques naturelles : au nord, la Hesbaye (160 à 200 m), une des principales zones agricoles de Belgique ; à l’est, le Pays de Herve (200 à 320 m), un paysage plus vallonné et arboré, grande région fruitière ; au sud, les plateaux du Condroz (200 à 280 m), portes de l’Ardenne où dominent landes et forêts et, du haut de ses 694 m, le point de plus haute altitude en Belgique, le signal de Botrange.
Le territoire de la Ville est formé pour une partie importante des plaintes alluviales d’un grand fleuve européen, la Meuse, qui déroule ses méandres du plateau de Langres en France au plat pays de Hollande, où il rejoint le Rhin pour se jeter dans la Mer du Nord (950 km) ainsi que des plaines de ses deux affluents, l’Ourthe et la Vesdre.
La Meuse traverse Liège suivant une direction générale sud-ouest/nord-est, sur une longueur de quelques 12 km entièrement canalisée. Au niveau de la vieille ville, la plaine alluviale de la Meuse reste étroite (largeur moyenne de 1,3 km). Outre ces voies d’eau, on notera une dérivation artificielle de la Meuse et trois canaux : le canal de l’Ourthe, un petit canal non navigable et enfin, le début du canal Albert inauguré en 1939 et qui a maintenant été porté à 9.000 tonnes.
Le port autonome de Liège bénéficie de cette situation privilégiée où la ville se voit reliée par voie d’eau à la France, à la Flandre et aux Pays-Bas. L’activité du port ne cesse d’ailleurs de croître. Avec plus de 22 millions de tonnes manutentionnées en 2004, le port est le deuxième port fluvial européen pour le tonnage, derrière le port rhénan de Duisbourg (Allemagne) et devant le Port autonome de Paris.
Depuis sa fusion en 1976, avec une dizaine de communes voisines, la Ville de Liège compte une surface de 6.939 hectares occupés à 28 % par de l'habitat divers (y compris les commerces, bureaux...), à 22 % par des zones non cadastrées (cours d’eau et voiries publiques), à 21 % par des zones boisées, à 11 % par des zones agricoles et à 5 % par des zones industrielles.
Géographie socio-économique
Au 1er janvier 1999, la ville de Liège comptait 187.487 habitants. La densité de la population est de 2.701 hab./km2, soit plus de huit fois la moyenne nationale (327 hab./km²). Liège a connu néanmoins un phénomène de dépopulation (en 1976, lors de la fusion de communes de laquelle résulte le territoire actuel de la Ville, Liège comportait 227.974 habitants). Par contre, la ville fait partie d’une agglomération continue de 600.000 habitants dont la population reste stable, ce qui indique, comme souvent en Europe, un glissement du centre urbain vers la périphérie.
- Liège est, et depuis plus de mille ans, un centre exceptionnel d’enseignement : plus de 80.000 jeunes poursuivent leurs études à Liège, ville qui abrite la seule université d'État francophone en Belgique (Université de Liège), mais aussi deux réseaux complets d’enseignement (laïque et catholique), un enseignement technique et professionnel portant sur un ample choix de formation, une Académie des Beaux-Arts et un Conservatoire de Musique reconnus ;
- Ceci explique qu’elle constitue aussi un centre culturel de première importance, dont le rayonnement francophone est d’autant plus remarquable que Liège se situe à 50 km au plus du monde germanophone (la Province de Liège compte du reste une communauté germanophone autonome). On trouve à Liège, outre trois institutions culturelles majeures - l’Opéra Royal de Wallonie, l’Orchestre Philharmonique de Liège et de la Communauté française et le plus important des centres dramatiques de Wallonie, le Théâtre de la Place - un Centre de Production Radio et Télévision, une foule d’institutions culturelles diverses et variées (danse, folklore, théâtre dialectal, spectacle de marionnettes...), quatre foyers culturels, le plus important des complexes cinématographiques de l’Eurégio Meuse-Rhin, des musées de prestige international témoins de la richesse patrimoniale de la Ville, tels le Musée d’Armes et le Musée du Verre ;
- Enfin, Liège est sans conteste possible la métropole des transports en Wallonie : six autoroutes s’y croisent, une étoile ferroviaire de sept lignes l’a rendue incontournable (on y construit actuellement une remarquable gare TGV sur la ligne Paris-Cologne), elle vient de ravir deux années de suite le titre de deuxième port fluvial européen à Paris et son aéroport international de fret connaît une croissance exceptionnelle à 12 km seulement du centre-ville (plus de 2.000 emplois y ont été créés en trois ans) ;
- Chef-lieu d’une province qui compte quelque 1,2 million d’habitants, Liège constitue la deuxième ville mais la première agglomération de Wallonie. Aujourd’hui, le secteur tertiaire occupe 80 % des emplois, le secteur public l’emportant sur le secteur privé. En effet, Liège est non seulement un grand centre scolaire mais aussi un centre administratif de première importance (siège du Gouvernement provincial, siège des Institutions économiques de la Région wallonne et notamment son Conseil économique et social), un centre judiciaire majeur abritant une des cinq Cours d’Appel de Belgique et les tribunaux qui en dépendent et un centre hospitalier (trois hôpitaux majeurs dont un hôpital universitaire et une quinzaine de cliniques). Liège est également, avec ses 6.000 boutiques, cafés et restaurants, un grand centre de commerce.
- La plaine de la Meuse était un haut lieu de l’activité minière wallonne : on y constate aujourd’hui la totale disparition de cette industrie minière après douze siècles d’extraction du charbon et le maintien d’un centre sidérurgique de première importance, mais aussi, l’installation d’entreprises de constructions mécaniques et métalliques (notamment en armurerie), industrie aéronautique et spatiale mais aussi agro-alimentaire (bières, eaux, limonades...).
- On peut ajouter que les nombreuses rues de la Cité ardentes ont chacune leur histoire, Théodore Gobert a écrit un livre en 12 tomes intitulé "Liège à travers les âges - Les rues de Liège", qui explique l'origine des noms de rues et leur histoire.
Tourisme
sidérurgique]
- Déguster une bière au soleil de la place du Marché ou dans l'animation des rues du carré ( Le Carré ). On peut compléter par un pékèt.
- Manger des boulets à la liégeoise avec de bonnes frites, ou encore une gaufre (de Liège bien sûr).
- Flâner sur le marché de la Batte le dimanche matin : prévoir au minimum une heure !
- Se promener dans les coteaux de la citadelle et dans la vieille ville (centre nord).
- Faire du shopping dans les rues piétonnes du centre.
- Apprécier la place du marché, le perron, symbole des libertés et l'hôtel de ville, surnommé "La Violette".
- Découvrir le quartier d'Outremeuse.
- Se prélasser sur un des bancs d'une des nombreuses places ou parcs (place Saint-Lambert, place du marché, place Cathédrale, place Saint-Paul, esplanade Saint-Léonard..., parc du jardin botanique, parc de la Boverie, parc d'Avroy...)
- Se balader à vélo au long de l'Ourthe, ou le long de la Meuse vers Maastricht. Circuit balisé du Ravel.
- Admirer la beauté de la ville et de ses quartiers préservés (en Roture, en Féronstrée, Pierreuse,...)
- Prendre le train dans la très belle gare de l'architecte Santiago Calatrava (En cours de construction).
- Admirer le palais des princes-évêques de Liège. Le palais comporte deux cours. La première avec ses colonnes sculptées est majestueuse. La seconde, aménagée en jardin est pleine de paix... Les princes-évêques savaient vivre ! Superbe façade ouest (de l'actuel palais provincial) sculptée. Parmi les plus beaux palais d'Europe.
- Admirer par la même occasion la façade des galeries commerçantes en face du palais.
- Ne pas oublier les autres édifices civils remarquables de la ville (conservatoire, université, théâtre royal, Athênée Communal Léonie de Waha, institut Montefiore, serres du jardin botanique, institut de zoologie, etc.)
- Admirer les plus beaux édifices religieux liégeois : la basilique Saint-Martin, l'église Saint-Jacques-le-Mineur, la cathédrale Saint-Paul, la collégiale Saint-Barthélemy, la collégiale Sainte-Croix, la collégiale Saint-Denis, la collégiale Saint-Jean l'Évangéliste, et autres églises (Sainte-Catherine, Saint-Nicolas, Saint-Pholien, Saint-Servais et Saint-Sacrement, etc.)
- Contempler la voûte de l'église Saint-Jacques, considérée comme une des plus belles d'Europe avec des médaillons et peintures du XVIe siècle.
- Visiter la collégiale Saint-Barthélemy (style roman mosan) et ses fonts baptismaux (œuvre sculptée en laiton du XIIe siècle : à voir !). Église en rénovation qui passe de la pierre brute au crépi peint : retour très heureux aux sources !
- Découvrir le Trésor de la cathédrale Saint Paul.
- Visiter l'Archéoforum , sous la place Saint-Lambert. +32 (0)4 250 93 70 (possibilité de visites combinées avec le palais des princes-évêques et le Trésor de la cathédrale).
- Visiter le musée d'Art moderne et d'Art contemporain dans le superbe bâtiment construit à l'occasion de l'exposition universelle de 1905 dans le parc de la Boverie, il servit également pour exposer l'Art wallon à l'exposition du centenaire en 1930. (Picasso/Gaugin/Monet/Chagall....)
- Visiter le musée de la vie wallonne.
- Le musée d'Art religieux et d'Art mosan : superbe, avec quelques sculptures romanes pleines de poésie.
- Musée de l'art wallon : commencer par le dernier étage. Ordonné par dates, belles pièces anciennes.
- Visiter le futur Grand Curtius, actuellement en construction, qui regroupera notamment le Musée d'Armes et le Musée Curtius
- Musée d'armes : même si on n'aime pas les armes, les gravures et les explications sur les techniques de fabrications sont exceptionnelles. Un des plus beaux musées du monde !
- Visiter la bibliothèque des Chiroux, la plus grande de la communauté Française.
- Se promener sur le campus du Sart Tilman de l'université de Liège accessible au public ou visiter la faculté de Philosophie et Lettres qui est toujours installée en plein centre ville, place du XX-Août.
- Se promener sur les rives de la Meuse, depuis le parc de le Boverie jusqu'au quai Godefroid-Kurth : chemins aménagés sous les ponts, et quais romantiques. Au passage, visiter l'aquarium / museum / maison de la science.
- Faire un tour en famille ou entre amis à la foire de Liège, plus grande foire de Belgique (1er octobre - 10 Novembre)
- Visiter le Village de Noël, le plus ancien et probablement aussi le plus grand de Belgique (en bagarre avec celui de Bruxelles)
- Prendre part à la Foire liégeoise, grande kermesse d'attractions, et y manger des croustillons ou des lacquemants avant de monter dans les auto-scooters (autos tamponneuses) ou de faire un tour de manège.
Photos
Voir aussi : [http://liege.eu.org/photos/index.html Photos de Liège]
Jumelage
Liège est jumelée avec :
Liège en d'autres langues
Voir aussi
Site officiel
: - [http://www.liege.be/ Site officiel de la ville de Liège]
Comités de quartier
: - [http://www.glain.be/ Comité de quartier de Glain]
: - [http://www.sclessin.be/ Comité de quartier de Sclessin]
: - [http://cf.geocities.com/cqst2004/ Comité de quartier du Sart-Tilman]
: - [http://www.burenville.be/ Comité de quartier de Burenville]
: - [http://www.laveu.be/ Comité de quartier du Laveu]
: - [http://users.swing.be/CQCT/ Comité de quartier de Chênée-Thiers et Extensions]
: - [http://www.avroy.net Comité de quartier Avroy]
Institutions liégeoises
: - [http://www.orw.be/ Opera de Wallonie]
: - [http://www.ulg.ac.be/ ULG Université de Liège]
: - [http://www.prov-liege.be/epl Enseignement de la province de Liège]
: - [http://ecolevirtuelle.prov-liege.be Hautes Ecole de la province de Liège]
Informations touristiques sur Liège
: - [http://www.fabrice-muller.be/ Liège : histoire et monuments]
: - [http://www.tchantches.be/ Un site sur Tchantchès, Nannesse et la république libre d'Outremeuse]
: - [http://www.liege.biz/photographies.htm De superbes photos de Liège]
: - [http://www.wikitravel.org/fr/article/Liège Liège sur Wikitravel]
: - [http://www.e-liege.net/ La ville de Liège sur le web]
: - [http://www.liegecity.be/ Liège City]
: - [http://www.lecarre.com/ Site sur le Carré]
: - [http://francois.schreuer.org/photos/20041021_liege.html Une galerie de photos de la ville, en Creative Commons]
: - [http://www.liegeurbain.net/ Liège Urbain]
: - [http://www.planparty.com/ Site d'informations sur les loisirs à Liège et sa province]
: - [http://jeu-photographique.skynetblogs.be/ Regards sur Liège : jeu photographique]
Catégorie:Liège
Catégorie:Ancienne préfecture
985Catégorie:985
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Cette page concerne l'année 985 du calendrier julien.
Événements
Inde
- Début du règne de Rajaraja II, roi de Chola de Tanjore en Inde du Sud (fin en 1014).
- Uttama Chola, roi impopulaire, doit céder le trône Chola à son neveu Rajaraja. Ce dernier rétablit la puissance Chola de l’extrême sud jusqu’à l’Orissa à l’Est et à Quilon et Coorg à l’ouest. Il envahit le pays de Chera, celui des Pandya, puis Ceylan dont il pille la capitale Anuradhapura. Il annexe le pays Karnataka, puis allié au roi Châlukya de l’est Vimaladitya, il l’aide à conquérir le pays Andhra. Enfin, il annexe momentanément le Kedah (Malaisie) et les Maldives puis se consacre à l’administration des ses Etats.
- Les Ismaéliens, maîtres de Multân depuis 977, prennent la totalité du Sind aux Hibbârîdes. Ils forment un Etat indépendant dont les souverains font allégeance au calife fatimide du Caire.
Asie centrale
- Fondée par Saldjük, la dynastie turque seldjoukide, issue de la famille d’Oghuz (tribu Kinik), venant de Djand sur le Syr-Daria, s’installe en Transoxiane dans la région de Boukhara. Les Seldjoukides deviennent mercenaires au service des Samanides. Saldjük se met avec ses fils au service des Karakhanides de Boukhara. Le prénom des fils de Saldjük, Mikaël et Israël (turquisé en Arslan), laisse supposer que la famille est d’origine chrétienne ou juive.
Europe occidentale
- Les armées arabes sous la conduite d'al-Mansur avancent victorieusement jusqu'à Barcelone. La ville est détruite, ses habitants sont fait prisonniers sans que le roi des Francs ne réponde à leur appel. Les Juifs de la ville sont massacrés.
- Début du pontificat de Jean XV (fin en 996).
- Début du règne de Sven Ier Tveskaegg (à la barbe fourchue), roi du Danemark (fin en 1014).
- La colonisation du Groenland débute sous la conduite d'Erik le Rouge.
- Venise et Gênes commencent à faire du commerce entre l'Asie et l'Europe occidentale.
Europe orientale
- Gdańsk (Danzig) est fondée par des colons polonais.
- Géza de Hongrie accepte de se convertir au catholicisme romain ainsi que son fils Vajk, qui prend le nom d’Etienne (Istvan) à l’âge de dix ans.
- Expédition russe contre les Bulgares de la Volga. Signature d’un traité d’amitié et de commerce. Les Russes bénéficient des échanges entre les Bulgares et les Arabes.
Art & culture
- En Inde du Sud, le règne de Rajaraja est marqué par une forte production de littérature tamoule.
- De retour des ses campagnes, Vladimir Ier de Kiev fait élever des idoles sur les collines de Kiev et offre en sacrifice deux Varègues chrétiens au dieu Peroun. Il cherche à solenniser le culte païen pour instituer une religion d’état.
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- Harald à la Dent bleue, roi de Danemark. Il se fait enterrer à sa mort dans la cathédrale de Roskilde qu’il a fait édifier.
ko:985년
NotgerNotger (930 - 1008) évêque (972 - 1008) et premier prince-évêque (985 - 1008) de Liège.
Originaire d'une famille noble de Souabe, il est appelé au trône épiscopal de Liège par l'empereur Otton II en 972.
En 980, il reçoit d'Otton II un privilège d'immunité générale « qui fait de l'évêque, sous l'autorité directe du roi, le seul et unique maître de ses terres et de ses possessions : aucun fonctionnaire royal - en d'autres termes aucun comte - n'a le droit de pénétrer dans ces terres "immunisées" pour y exercer la justice, percevoir des impôts ou lever des troupes »
En 985, l'impératrice Théphano - qui exerce alors le pouvoir à la place de son jeune fils, Otton III - cède à Notger la totalité du comté de Huy. C'est la premiere fois qu'un souverain germanique donne une juridiction territoriale laïque à un écclésiastique. Dès ce moment, l'évêque devient comte, ou prince, dans son territoire. Il devient prince-évêque et l'Etat liégeois une principauté écclésiastique.
Riche et puissant, l'évêque est en mesure, maintenant, de se lancer dans une politique de "grands travaux". La cité de Liège se transforme en chantier et devient rapidement une ville digne du prince-évêque qui la dirige. Il développa le tissu urbain de la ville, ses fortifications, le commerce et l'enseignement. Sous son règne, la ville de Liège est parfois appelée « l'Athènes du Nord ».
Liège devint au , la capitale d'une puissante principauté épiscopale, grâce à l'action des évêques Éracle, Notger et Wazon. Ses écoles furent célèbres jusqu'au . Sept collégiales s'élèvent alors dans la ville (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) en plus de la cathédrale où est enterré saint Lambert. Deux abbayes bénédictines s'y ajoutent : Saint-Jacques et Saint-Laurent. Tous ces bâtiments religieux forment comme une couronne d'églises autour de la cathédrale, épicentre religieux et politique du diocèse, cœur de la cité de saint Lambert.
Notger entoure Liège d'une solide muraille et faire construire un nouveau palais épiscopal, symbole de sa puissance religieuse et politique.
Notger meurt le 10 avril 1008. Il est enterré dans la collégiale Saint-Jean de Liège.
Citation
« Liège, tu dois Notger au Christ et le reste à Notger »
Voir aussi
- Histoire de la Principauté de Liège
- Liste des princes-évêques de Liège
Référence
J.-L. KUPPER, La geste des pontifes de l’Église de Tongres, Maastricht ou Liège, dans J.-L. KUPPER, Fr. PIRENNE et Ph. GEORGE (dir.), Liège – Autour de l’an mil, la naissance d’une principauté (Xe – XIIe siècles), Liège, 2000, p. 17.
Catégorie:Belgique
Catégorie:Prince-évêque de Liège
Notger
Notger
ÉracleÉracle (? - 971): abbé de Lobbes et 29ème Évêque de Liège (959 - 971).
Saxon, doyen de la collégiale de Bonn. Fondateur de l'abbaye bénédictine de Saint Laurent (mais certains historiens contestent ce fait et pensent que cette abbaye existait déjà un siècle plus tôt), de la collégiale Saint-Martin et de la collégiale Saint-Paul, devenue cathédrale au début du XIXème siècle. Il réorganisera les écoles liégoises.
Son mausolée se trouve dans le coeur de la collégiale Saint-Martin.
Voir aussi
- Histoire de la Principauté de Liège
- Liste des princes-évêques de Liège
Catégorie:Prince-évêque de Liège
Eracle
Wazon
Wazon (980? - 1048): Prince-Évêque de Liège de 1042 à 1048
Voir aussi
- Histoire de la Principauté de Liège
- Liste des princes-évêques de Liège
Catégorie:Prince-évêque de Liège
Wazon
Wazon
Collégiale
Une collégiale est une église possédant un chapitre collégial, c'est-à-dire une réunion de chanoines qui se tient ailleurs qu'au siège épiscopal.
Quelques collégiales
- Belgique
- Collégiale Saint-Martin de Alost
- Collégiale Sainte-Gudule de Bruxelles, promue cathédrale Saints-Michel-et-Gudule
- Collégiale Saint-Ursmer de Lobbes
- Collégiale Sainte-Waudru de Mons
- Collégiale Notre-Dame de Dinant
- Collégiale Saint-Vincent de Soignies
- Collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles
- Collégiale Saint-Denis de Liège
- Collégiale Sainte-Croix de Liège
- Collégiale Saint-Barthélemy de Liège
- Collégiale Saint-Martin de Liège, promue Basilique Saint-Martin de Liège
- Collégiale Saint-Paul de Liège, promue Cathédrale Saint-Paul de Liège
- Collégiale Sainte-Begge de Andenne
- France
- Collégiale Notre-Dame de Briançon
- Collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption d'Écouis dans l'Eure
- Collégiale Notre-Dame-et-Saint-Laurent d'Eu
- Collégiale Saint-Aubin de Guérande
- Collégiale Saint-Paul d'Hyères
- Collégiale Saint-Quiriace de Provins
- Collégiale Notre-Dame-de-Grande-Puissance de Lamballe
- Collégiale Saint-Ours de Loches
- Collégiale Notre-dame de Mantes-la-Jolie
- Collégiale de Montréal dans l'Yonne
- Collégiale Notre-dame de Poissy
- Collégiale Saint-Piat de Seclin
- Collégiale de La Romieu dans le Gers
- Suisse
- Collégiale de Neuchâtel
Neuchâtel
Collegiale
Collégiale Sainte-Croix de Liège
La collégiale Sainte-Croix fut fondée en 979 par l'évêque Notger qui y installa un chapitre de quinze chanoines. Elle faisait partie des sept collégiales liégeoises (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) qui subsistèrent jusqu'à la Révolution. Suite à l'annexion française, le chapitre fut supprimé en 1797 et l'église servit de lieu d'assemblée électorale. Elle fut rendue au culte, en tant qu'église paroissiale, en 1802.
catégorie:église de Liège
Cathédrale Saint-Paul de Liège
La cathédrale Saint-Paul de Liège n'était à l'origine qu'une des sept collégiales liégeoises (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy). Elle devint une cathédrale au en raison de la destruction de la cathédrale Saint-Lambert en 1795.
Liens externes
- [http://www.tresordeliege.be/fr/cathedrale/st-paul.html Plus d'informations]
Liege
Catégorie:église de Liège
Collégiale Saint-Denis de LiègeLa collégiale Saint-Denis de Liège a été fondée en 987 par l'évêque Notger. L'édifice primitif était intégré dans la première enceinte de la cité et la tour puissante en grès houiller (fin , début ) faisait partie, à l'époque, du système défensif de la cité.
Saint-Denis etait une des sept collégiales liégeoises (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy).
Grâce à la dendrochronologie, les entraits de la charpente de la nef ont pu être datés des années 1012 à 1015. Au , le chœur roman a été remplacé par le chœur gothique actuel et des chapelles furent accolées aux bas-côtés. À la fin du , l'intérieur fut adapté à la mode baroque de l'époque comme on peut encore le voir aujourd'hui. L'édifice a été restauré en 1987.
On remarquera particulièrement la chaire de vérité (), le buffet d'orgues (1589) et l'extraordinaire retable brabançon (peu après 1522), consacré à la Passion et à la vie de saint Denis.
Voir aussi
[http://users.teledisnet.be/web/jli09983/index.htm Les orgues de la Collégiale Saint-Denis]
Catégorie:église de Liège
Basilique Saint-Martin de LiègeLe 2 juin de l'an 965, Éracle, évêque de Liège, délivre l'acte de fondation sur le Publémont d'un édifice destiné à devenir la nouvelle cathédrale de Liège, consacrée à la Vierge et à Saint Lambert. Mais Notger, son successeur, décide de dédier le sanctuaire à Saint Martin et lui confère le statut de collégiale.
Saint-Martin etait une des sept collégiales liégeoises (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy).
Aujourd'hui, il ne reste rien de l'église romane primitive qui fut remplacée au XVIe siècle par l'édifice gothique actuel dont les travaux de construction s'étalèrent de 1506 à 1542, sous le règne du prince-évêque Érard de La Marck.
C'est à Saint-Martin que fut instituée la Fête-Dieu en 1246 suite aux démarches effectuées par sainte Julienne de Cornillon.
On admirera notamment dans cet édifice le calvaire du début du XVIe siècle, le mausolée d'Éracle, Notre-Dame de Saint-Séverin, belle statue de bois polychrome du XVIe siècle, la chapelle du Saint-Sacrement, ornée de médaillons de Jean Del Cour, la châsse de la bienheureuse Eve, des souvenirs de la Fête-Dieu, et, dans la crypte, le gisant en marbre noir de Theux représentant le prévôt de Saint Martin, Conrad de Gavre (1602).
Après de nombreux aléas, l'église actuelle date du XVIe siècle et abrite, en son choeur, cinq verrières de la Renaissance qui constituent un des plus beaux exemples de vitraux de Wallonie.
Restaurée en 1840 et en 1871, elle est basilique depuis 1886.
Catégorie:église de Liège
Collégiale Saint-Barthélemy de Liège
Fondée en dehors des murs de la cité, la collégiale Saint Barthélemy de Liège, caractéristique de l'imposant style ottonien, fut édifiée, en grès houiller, de la fin du (le chevet) aux dernières années du (massif occidental, avec ses tours jumelles de modèle rhénan reconstruites en 1876) et connut, comme la plupart des édifices religieux, de nombreuses modifications au cours des siècles. Néanmoins le caractère roman mosan de Saint-Barthélemy est resté profondément ancré dans son architecture. Au , on ajouta deux nefs, on perça le massif occidental d'un portail néo-classique et on décora l'intérieur en baroque français. L'intérieur du massif occidental est actuellement en cours de restauration dans le style roman original.
Saint-Barthélemy etait une des sept collégiales liégeoises (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy).
L’église abrite de nombreuses œuvres d’art, notons surtout un tableau du peintre liégeois Bertholet Flémalle (1614-1675), La Glorification de la Sainte-Croix ; un chef-d'œuvre du Liégeois Englebert Fisen (1655-1733), Le Crucifiement ; la statue de saint Roch réalisée par Renier Panhay de Rendeux (1684-1744). Mais Saint-Barthélemy est d'abord l'écrin d'un des joyaux de l'art universel : les fonts baptismaux de l'orfèvre Renier de Huy. Ils furent commandés au début du par l'abbé Hellin pour l'église Notre-Dame-aux-Fonts, aujourd'hui détruite, où l'on administrait traditionnellement le baptême.
Les fonts furent installés à l'église Saint-Barthélemy en 1804, après avoir été soustraits à l'avidité des révolutionnaires.
Cette œuvre remarquable annonce une résurgence des influences grecques sur l'art occidental. La cuve baptismale, en laiton, supportée par dix bœufs (douze à l'origine) présente cinq scènes : le Baptême de Jésus dans le Jourdain, la Prédication de saint Jean-Baptiste, le Baptême des Catéchumènes, le Baptême du centurion Corneille, le Baptême du philosophe Craton. La Prédication de saint Jean-Baptiste et le Baptême des Catéchumènes préparent la magnifique scène principale, le Baptême de Jésus ; le Baptême du centurion Corneille et le Baptême du philosophe Craton la complètent.
Saint-Bart
Saint-Lambert
- Saint-Lambert, commune française du Calvados
- Saint-Lambert, commune française des Yvelines
- Saint-Lambert, municipalité de paroisse canadienne du Québec d'Abitibi-Ouest
- Saint-Lambert, ancienne ville canadienne du Québec, fusionnée à Longueuil en 2002
- Saint Lambert, évêque du VIIIe siècle
- Saint Lambert, quartier de Marseille
- Cathédrale Saint-Lambert, ancienne cathédrale de Liège, Belgique
- Place Saint-Lambert, place dans le cœur de Liège, Belgique
- Jean-François de Saint-Lambert, poète français du XVIIIe siècle, membre de l'Académie française.
Voir aussi
:Saint-Lambert-de-Lauzon, municipalité de paroisse canadienne du Québec de La Nouvelle-Beauce
:Saint-Lambert-du-Lattay, commune française de Maine-et-Loire
:Saint-Lambert-et-Mont-de-Jeux, commune française des Ardennes
:Saint-Lambert-la-Potherie, commune française de Maine-et-Loire
:Saint-Lambert-sur-Dive, commune française de l'Orne
Collégiale Saint-Barthélemy de Liège
Fondée en dehors des murs de la cité, la collégiale Saint Barthélemy de Liège, caractéristique de l'imposant style ottonien, fut édifiée, en grès houiller, de la fin du (le chevet) aux dernières années du (massif occidental, avec ses tours jumelles de modèle rhénan reconstruites en 1876) et connut, comme la plupart des édifices religieux, de nombreuses modifications au cours des siècles. Néanmoins le caractère roman mosan de Saint-Barthélemy est resté profondément ancré dans son architecture. Au , on ajouta deux nefs, on perça le massif occidental d'un portail néo-classique et on décora l'intérieur en baroque français. L'intérieur du massif occidental est actuellement en cours de restauration dans le style roman original.
Saint-Barthélemy etait une des sept collégiales liégeoises (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy).
L’église abrite de nombreuses œuvres d’art, notons surtout un tableau du peintre liégeois Bertholet Flémalle (1614-1675), La Glorification de la Sainte-Croix ; un chef-d'œuvre du Liégeois Englebert Fisen (1655-1733), Le Crucifiement ; la statue de saint Roch réalisée par Renier Panhay de Rendeux (1684-1744). Mais Saint-Barthélemy est d'abord l'écrin d'un des joyaux de l'art universel : les fonts baptismaux de l'orfèvre Renier de Huy. Ils furent commandés au début du par l'abbé Hellin pour l'église Notre-Dame-aux-Fonts, aujourd'hui détruite, où l'on administrait traditionnellement le baptême.
Les fonts furent installés à l'église Saint-Barthélemy en 1804, après avoir été soustraits à l'avidité des révolutionnaires.
Cette œuvre remarquable annonce une résurgence des influences grecques sur l'art occidental. La cuve baptismale, en laiton, supportée par dix bœufs (douze à l'origine) présente cinq scènes : le Baptême de Jésus dans le Jourdain, la Prédication de saint Jean-Baptiste, le Baptême des Catéchumènes, le Baptême du centurion Corneille, le Baptême du philosophe Craton. La Prédication de saint Jean-Baptiste et le Baptême des Catéchumènes préparent la magnifique scène principale, le Baptême de Jésus ; le Baptême du centurion Corneille et le Baptême du philosophe Craton la complètent.
Saint-Bart
Révolution française
La Révolution française est un ensemble d'événements et de changements qui marque dans l'historiographie française le tournant entre « l'Époque moderne » et « l'Époque contemporaine ». C'est aussi la première fois, dans l'histoire de l'Europe depuis l'Antiquité, que le principe du régime monarchique a été renversé, et non simplement le monarque lui-même comme lors de la première révolution anglaise de Cromwell. Son impact est également dû aux guerres de la Révolution et de l'Empire qui ont touché une large partie de l'Europe continentale avec la création de « républiques sœurs » ou la fin du Saint Empire romain germanique. La période révolutionnaire commence en 1789, avec la réunion des États généraux et la prise de la Bastille, et se termine en l'an VIII (1799) avec le coup d'État du 18 Brumaire de Napoléon Bonaparte.
Causes
On peut distinguer plusieurs causes profondes à la Révolution française :
- La crise des finances : le budget de l'État est déficitaire, à cause des dépenses engendrées par les guerres du et par le train de vie de la cour royale.
- La contestation de la société d'ordres et des privilèges : les deux premiers ordres de la société française (clergé et noblesse) ne paient pratiquement pas d'impôts. L'essentiel de la charge fiscale repose sur le tiers état.
- Les idées des Lumières, diffusées dans certains groupes sociaux favorisés (noblesse, bourgeoisie), posent les principes de liberté et d'égalité. Elles contestent la monarchie absolue. Le roi cède à l'immobilisme des ordres privilégiés et refuse les réformes nécessaires.
- Les révolutions anglaises du et américaine du donnent des modèles aux élites françaises (La Fayette notamment).
- Les mauvaises récoltes de 1788 provoquent la hausse des prix et la speculation qui déclenchent le mécontentement de la population.
Histoire
La montée de la conjoncture de crise
Emergence et diffusion des idéologies nouvelles
Tout le système du pouvoir repose sur la monarchie qu'a constitué la France comme pays et comme Etat (agrandir le "précaré" selon les capétiens). Cette monarchie a organisé un système administratif efficace, mais il a été développé en fonction d'une mentalité particulière qui se transforme assez brutalement au cours du XVIIIè siècle. Le roi règne par délégation de Dieu ; la tradition monarchique s'inscrit dans le respect des traditions juridiques (coutumes) et des traditions familiales.
Cette monarchie repose sur le principe d'une union intime et concrète entre le roi et son peuple, le roi étant le représentant du peuple.
Ces bases du système politique vont être contestées et attaquées. Cette évolution va s'opérer en trois temps : (article en cours de rédaction, ce qui suit n'intervient en principe que bien plus tard dans l'article! )
La philosophie des Lumières se diffuse pour de nombreux lecteurs de la moyenne et de la petite bourgeoisie.
Les thèmes subversifs de l’ordre établi se généralisent dans les années 1770-1780 avec le secours de l’ « anglomanie » et l’influence de la découverte de la société libérale américaine (Guerre d’Indépendance de 1770-1783), ainsi que le contexte français de rébellion des juristes, et notamment des Parlements contre l’autorité royale une première fois dans les années 1760-1770, puis les années précédant la Révolution.
La philosophie des Lumières prend le contre-pied de ce qu’avaient pensé et voulu ou accepté les Français pendant des siècles. A la tradition s’oppose systématiquement le culte du progrès et de l’avenir. L’Encyclopédie (Diderot) est un hymne au progrès technique (le thème du progrès technique est transposé dans l’ordre politique et social) et idéologique.
Ces analyses s’opposent aux idées anciennes :
§ A l’ordre s’oppose la liberté.
§ Au devoir s’oppose le bonheur.
§ A l’obéissance s’opposent les Droits imprescriptibles et sacrés (notion qui se retrouve de plus en plus dans les textes royaux).
§ A la hiérarchie s’oppose l’égalité naturelle (Rousseau), qui doit conduire à un système politique nouveau : la démocratie et l’égalitarisme social. Il y a un climat de défiance vis-à-vis de tout ceux qui dépassent le niveau commun.
§ De même, à la place des dogmes de l’Eglise se diffuse l’esprit de tolérance, même dans les textes royaux (Par exemple, l’Edit de tolérance en 1787 crée le mariage laïc en faveur des protestants).
C’est un processus qui se développe en plusieurs étapes :
1er temps : sarcasmes contre l’Eglise sous couverts de lutte contre le « fanatisme », les libertins puis les philosophes vont se déchaîner contre les croyances, les pratiques et les principes de l’Eglise catholique. Ces élites, proches du pouvoir, sont presque entièrement détournées de l’Eglise. La monarchie se trouve indirectement atteinte et menacée en raison du lien multiséculaire avec l’Eglise. Mais les masses restent attachées à la religion catholique, malgré une poussée de méfiance vis-à-vis du clergé.
2e temps : examen du système social et politique (période de Montesquieu) ; les actes royaux sont désormais critiqués, et on assiste à l’irruption de l’accusation de despotisme et même d’illégalité, notamment de la part des Hauts Magistrats qui se présentent comme les défenseurs du peuple. L’idée que le pouvoir souverain suprême réside dans la Nation apparaît. La loi n’est plus conçue comme une conséquence technique de dispositions créées par le Roi et la coutume est appliquée par les tribunaux mais comme une norme fondamentale créée par la volonté nationale.
Malgré tout, les Français de 1789 dans leur immense majorité n’imaginent pas une Révolution violente tout en espérant une réforme profonde de l’Etat, et ce dans un climat pacifique.
En 1788 a lieu la « Journée des tuiles de Grenoble » : les protestations des familles touchées par la catastrophe économique se multipliant depuis mai, ces agitations poussent la garnison à intervenir le 7 juin. Celle-ci sera reçue par des jets de tuiles lancées par les habitants de Grenoble montés sur les toits. Après la « journée des tuiles », une assemblée des trois ordres (noblesse, clergé, tiers état) se réunit au château de Vizille et décide la grève des impôts tant que les États Généraux de la province n'auront pas été convoqués par le roi pour les voter. En faillite et incapable de rétablir l'ordre, Louis XVI cédera en août 1788.
Le blocage du pouvoir
Les monarques (Louis XV et Louis XVI) ne sont pas restés insensibles face à la diffusion des idées nouvelles et à la multiplication des indices de transformation de la société. En conséquence, de nombreuses réformes sont imaginées pour rendre l’appareil monarchique plus efficace, pour adapter les structures anciennes aux aspirations nouvelles. La plupart de ces réformes auraient pu permettre une adaptation progressive. Mais les réformes sont mises en œuvre sans énergie. A cause de cette médiocrité, elles sont souvent abandonnées par les équipes ministérielles suivantes. La Monarchie donne l’impression de ne pas avoir de dessein politique constant.
Quelques exemples :
La Réforme Judiciaire de Maupeou est abandonnée par Louis XVI.
La réforme sociale abolit le servage en 1779, mais uniquement pour le domaine royal. Louis XVI n’ose pas étendre cette mesure aux seigneurs laïcs et ecclésiastiques.
Réforme économique : Turgot voulait supprimer par cette réforme les corporations, la corvée royale, et voulait mettre en place la liberté de circulation des grains. Cette réforme est mise en place mais en 1776, Turgot est renvoyé, la réforme est abandonnée et on revient au système ancien.
Réforme fiscale : Depuis le XVIIe siècle, aux impôts anciens s’ajoutent des impôts nouveaux qui pèsent sur tous, quelque soit l’ordre. De 1695 à 1701, est mis en place la « capitation », qui est un progrès essentiel vers l’égalité fiscale : les Français sont répartis en 22 classes, avec au sommet les princes de sang et au plus bas les journaliers, et la charge fiscale varie de 2000 £ à 1 £ par an en fonction de la classe. Mais la Monarchie va autoriser le rachat forfaitaire de l’impôt par le Clergé, les villes, les corporations, les pays d’Etat, la Noblesse. En 1749 est créé le « vingtième », qui frappe tous les revenus (1/20e du revenu). Mais la monarchie cède le rachat en 1760. Cet exemple des réformes fiscales montre deux phénomènes :
§ La Monarchie ne suit et ne peut maintenir une ligne politique.
§ La Monarchie est confrontée au manque de ressources fiscales.
Toutefois, la pression la pression fiscale est assez faible par rapport à d’autres pays (1759 : France 9,5 £ en moyenne par habitant et par an; Angleterre : 22,30 £ en moyenne par habitant et par an).
(article en cours de rédaction, ce qui suit n'intervient en principe que bien plus tard dans l'article! )
La dislocation de l'Ancien Régime
La réunion des Etats Généraux devait durer quelques jours seulement, selon les rites séculaires. Les députés arrivent à Versailles le 1er mai. Le 5 mai, le Roi ouvre les Etats Généraux. Le discours du Roi (qui n’est en fait pas prononcé par le Roi) fait prendre conscience aux députés que la situation financière du Royaume est calamiteuse, avec un déficit très important.
Le 17 juin 1789, cette Assemblée, sur proposition de l’Abbé Sieyès, prend le titre d’ « Assemblée Nationale », ce qui est inconcevable dans l’Ancien Régime. Le 20 juin, lors du serment du jeu de paume, les députés présents s’engagent à ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution écrite à la France.
Face à cela, le Roi hésite.
Dans un premier temps, il donne l’ordre à l’Assemblée de se disperser. Mais dans un second temps, face à la résistance, il invite le Clergé et la Noblesse à se joindre au Tiers Etat.
L’Assemblée va reprendre alors immédiatement sa marche en avant. Le 9 juillet, elle se proclame Assemblée Nationale Constituante.
Durant ces journées, l’Assemblée va réaliser une autre Révolution décisive : beaucoup de députés sont effrayés par la Révolution et vont démissionner ; l’Assemblée va déclarer qu’elle tient son mandat non pas des électeurs individuellement pour chaque député, mais collectivement de la Nation toute entière, et donc les démissions de députés ne peuvent rien changer : c’est l’instauration du principe de la représentation.
Cette Assemblée peut s’appuyer sur les espoirs de la majorité de la Nation, sur les réseaux de « patriotes ». En face, il n’y a que des ministres divisés, un Gouvernement sans ressources financières et un Roi qui recule.
L’Assemblée va déclarer qu’elle ne s’occupera des problèmes financiers qu’après avoir élaboré une Constitution.
Le 12 juillet, Necker est renvoyé par le Roi, d’où le développement d’émeutes (car Necker était très populaire à Paris, tout simplement parce qu'il refusait de lever des impôts supplémentaires, et préférait recourir à l'emprunt, ce qui a eu pour conséquence d'endetter la France qui pourtant était alors un pays tout à fait solvable). On attaque les octrois (« péages » des villes), on pourchasse les agents du fisc. Dans un second temps, on attaque les boulangeries accusées de stocker la farine pour spéculer, et les magasins d’armes.
Le 14 juillet 1789, la Bastille, symbole de la Monarchie et stock de poudre (avec seulement 7 prisonniers), est attaquée. C’est une journée décisoire au niveau psychologique car la Révolution a désormais ses « martyrs » (« Libérateurs de la Bastille »).
La Monarchie a aussi ses martyrs, avec le massacre du Gouverneur de la Bastille Bethier de Sauvigny et le massacre du Gouverneur de Launay.
Louis XVI rappelle Necker et se rend à Paris le 17 juillet, où il est reçu par les insurgés qui se sont constitués en municipalité. La cocarde tricolore est adoptée par la foule et Louis XVI la porte.
A partir de ce moment, la Révolution l’emporte définitivement, et va se généraliser en province aux termes de mouvements très confus. Par exemple, la Grande Peur est une réaction qui se produit en province suite à l’annonce déformée des événements parisiens.
Entre l’Ancien Régime qui se désagrège et les nouvelles institutions qui vont s’établir au printemps 1790, la France va être secouée par une vague libertaire accompagnée de violences.
Les français prennent conscience qu’ils peuvent détruire les institutions qui les encadrent, ce qui produit une attitude de contestation, d’organisation autonome, spontanée.
Les pouvoirs traditionnels cessent d’exercer leur autorité. Les intendants se contentent d’expédier les affaires courantes ou quittent leur poste. Les troupes, sans instructions, restent inactives ou parfois se révoltent contre leurs officiers. Les Parlements restent totalement inactifs. Les chambres de vacation fonctionnent avec prudence, et par un simple décret du 3 novembre 1789, l’Assemblée Nationale les met en vacances définitives. Les institutions fiscales traditionnelles cessent de fonctionner. Les citoyens cessent de payer les anciens impôts bien que l’Assemblée, après les avoir condamnés en principe, les ait provisoirement maintenus.
A Paris, la « Commune de Paris », municipalité autonome, voit le jour. En province, les municipalités continuent leurs services mais leurs membres sont souvent remplacés par de nouveaux venus qui se posent en « représentants du Peuple », et assurent la transition. Ces municipalités ont un rôle très important, en matière de ravitaillement, de maintien de l’ordre (la Garde Nationale est le regroupement des habitants armés, elle a un rôle de police publique). Les communes s’organisent en fédération : c’est le point de départ d’un vaste mouvement clôturé par la fête de la Fédération le 14 juillet 1790 à Paris.
Le Gouvernement royal sort extrêmement affaibli. En théorie, la France reste une monarchie. Mais en réalité, le pouvoir suprême est passé entre les mains de l’Assemblée Constituante qui prépare une réorganisation intégrale du système.
Des commissions spécialisées issues de l’Assemblée ont la haute main sur l’ensemble de l’administration qui se soucie de moins en moins du pouvoir royal. Les ministres ne sont plus que des exécutants techniques surveillés par l’Assemblée.
La Destruction du système social traditionnel
La France de l’Ancien Régime a une structure sociale et juridique très particulière, fondée sur les ordres et les corps intermédiaires (Parlement, corps de métier, villes…)
Les Constituants vont vouloir anéantir le passé et établir un nouveau système politique et social conforme à la philosophie des Lumières de l’individualisme libéral dans laquelle le système politique repose sur les individus égaux et isolés qui constituent ensemble la volonté générale, ce qui élimine les « corps intermédiaires ».
L’abolition des ordres supérieurs
L’abolition des privilèges de la Noblesse et du Clergé tient à l’application de la nouvelle philosophie et aux réactions de frustrations de la bourgeoisie.
La destruction des droits seigneuriaux et féodaux
Ces droits sont très vivement contestés car on considère qu’il s’agit d’usurpation étatique et que ces prérogatives sont incompatibles avec les principes du « vrai Droit naturel » : liberté et égalité. De plus, ce système est également critiqué par les paysans qui supportent le poids de ce système.
Les mouvements qui se développent au printemps-été 1789 mettent spécialement en cause ces droits. Dans cette ambiance, les députés de l’Assemblée se saisissent de cette question. Ils craignent d’être débordés et vont tenter d’empêcher les violences et vont ainsi définir le droit.
La nuit du 4 août 1789, « L’Assemblée Nationale détruit entièrement la féodalité ». Les Nobles et les ecclésiastiques abandonnent donc leurs droits, soit par conviction, soit par résignation, soit par entraînement.
Mais pour mettre en œuvre cette décision, l’Assemblée nomme un commission nommée « Comité des Droits féodaux » dont le rapport va inspirer un décret du 15 mars 1790 qui établit un régime très nuancé qui cherche à concilier les intérêts en présence.
Sont abolis immédiatement et sans indemnités les droits féodaux attentatoires à la souveraineté de l’Etat et aux Droits naturels de l’Homme (utilisation de la notion de « cause injuste » du contrat), les justices seigneuriales, le servage, les banalités, les privilèges des Nobles (droit de chasse par exemple), les girouettes, les privilèges de colombier ou de pigeonnier, les titres de Noblesse, las armoiries, la dîme (impôt payé à l’Eglise), les péages seigneuriaux.
Les paysans attendent aussi la suppression des droits strictement féodaux, considérés comme la contrepartie d’une concession de terre. Ces droits sont maintenus jusqu’à ce qu’ils soient rachetés par ceux qui les paient. Le montant du rachat est un capital égal à vingt fois la redevance annuelle. Cette suppression très mitigée est mal accueillie par les paysans. Dans les régions où les droits féodaux sont restés lourds (Nord, Est, Paris), les paysans se soulèvent et refusent de payer.
Les députés vont prendre peur et vont utiliser une tactique juridique favorable aux bourgeois. En réalité, la féodalité ne sera définitivement supprimée que sous la Convention Montagnarde (loi du 17 juillet 1793).
Les seigneurs nobles ou bourgeois perdent tout de même une partie de leurs revenus. De plus, les confiscations du temps de la Terreur qui s’abattent sur les émigrés et sur les condamnés vont ruiner la Noblesse.
La Révolution va éteindre le prestige et la puissance foncière de l’aristocratie.
La destruction de l’ordre du Clergé
Avant 1789, le Clergé est une société à part, un ordre lié au pouvoir.
La logique de la Révolution politique et le gallicanisme extrême de beaucoup de Constituants vont aboutir à des conséquences imprévues et radicales.
Le catholicisme (avec son droit canonique, son dogme) va être mis en dehors de l’Etat de façon particulière, c'est-à-dire que les liens de l’Eglise avec le pouvoir sont mis en cause et cette Eglise va être implicitement laïcisée, en application du principe selon lequel seule la volonté nationale peut créer le droit.
Les textes d’août 1789 suppriment les privilèges et contiennent le principe de la disparition du Clergé en tant que corps de droit public.
De même, la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen reconnaît la liberté de conscience, ce qui supprime la situation dominante du catholicisme.
Dans l’ordre matériel, il y a un démantèlement de la puissance du Clergé : le patrimoine de l’Eglise qui est considérable (environ 15% des terres en France) présente une tentation pour le pouvoir (l’Etat est en déficit) : les biens du Clergé sont confisqués et mis en vente. Charles Maurice de Talleyrand-Périgord, évêque à la fin de l’Ancien Régime et délégué général du Clergé à la Cour (fonction très importante) propose à l’Assemblée le « transfert à la Nation des Biens de l’Eglise, à charge pour la Nation d’assurer la rémunération des cultes et d’assurer les divers services sociaux pris en charge avant par l’Eglise » (assistance aux pauvres, hôpitaux, enseignement). Malgré les arguments développés par les défenseurs du Clergé en s’appuyant sur le droit de propriété de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, l’Assemblée Nationale vote la nationalisation des Biens du Clergé le 2 novembre 1789.
A partir du printemps 1790, les biens du clergé sont mis en vente. Du point de vue politique, l’opération est assez réussie car les citoyens ont acheté massivement les biens du Clergé, surtout les terres, et en achetant, les français vont se lier aux destinées de la Révolution.
Du point de vue des finances publiques, c’est un échec car l’Assemblée Nationale accorde aux acquéreurs des conditions de paiement très favorables. L’Assemblée va vouloir anticiper sur les recettes et va émettre des Assignats. Cette émission est très inflationniste, l’Assignat perdant de 1789 à 1796 97% de sa valeur.
En quelques mois, le Clergé perd son statut, son organisation et son patrimoine. De plus, l’Assemblée proclame le 13 février 1790 la nullité des vœux religieux perpétuels comme étant incompatibles avec la liberté individuelle. Les religieux sont exclus de la municipalité. Les ecclésiastiques ne sont plus considérés que comme « ministre des cultes » (fonction publique).
L’abolition des privilèges territoriaux
De multiples villes et pays ont des statuts très diversifiés. Même si l’attitude des Rois a réduit un peu ces différences, à la fin de l’Ancien Régime beaucoup de privilèges subsistent. Sous Louis XVI, l’esprit provincial contre le phénomène de centralisation ressurgit et la défense des statuts particuliers se manifeste dans les cahiers de doléances.
Mais la Révolution va se détourner de la défense de ces particularismes. Le 4 août 1789, tous les statuts particuliers et les privilèges des pays ou villes sont supprimés. C’est un changement ce cap radical.
Les Constituants, une fois au pouvoir, ne veulent pas que subsistent des diversités et traditions locales car elles expriment à un autre niveau la volonté des français. Aux yeux des députés, la volonté nationale implique l’élimination des particularismes locaux.
L’abolition des corps professionnels
Le système des corporations avait garanti une relative paix sociale mais avait l’inconvénient de limiter la concurrence et le progrès. Il est critiqué par les philosophes et les libéraux car c’est un frein à la productivité, une atteinte à la liberté (notamment la liberté de travail).
Déjà, en 1774 et 1776, Turgot avait cherché à abolir les corporations, qui ont été rétablies après son départ. Ces structures sont incompatibles avec l’abolition des privilèges. Elles sont définitivement supprimées par le décret d’Allarde et par la loi Le Chapellier (1790) qui interdit les « corporations de citoyens » (autant patrons que salariés), qui interdit de se grouper pour la défense de prétendus intérêts communs, qui interdit les coalitions permanentes ou provisoires (la grève est illégale) : c’est une sorte de « liberté obligatoire ».
En 1793, la Convention Nationale supprime les universités, les collèges, les associations littéraires et scientifiques (corps), les corps des « professions libérales » (avocat, etc. …) : c’est la mise en œuvre de l’idée de Rousseau selon laquelle il ne doit pas exister dans l’Etat de factions (individus qui s’unissent dans la volonté générale).
L'assemblée constituante et ses suites (1789-1791)
Dès le 20 juin 1789, le serment du jeu de paume fonde l'Assemblée nationale constituante. Cet acte est le symbole de la prise de pouvoir au nom du peuple. En marquant la fin du pouvoir absolu royal de Louis XVI, la révolution française commence.
Louis XVI
Prise de la Bastille
Dans ce contexte révolutionnaire où la peur et la faim se mêlent, la prise de la Bastille du 14 juillet 1789 constitue une attaque contre l'arbitraire royal. Recherchant des armes, les Parisiens envahissent et pillent d'abord l'Hôtel des Invalides. Puis, après quatre heures de combat, ils investissent la Bastille, tuent son gouverneur, le marquis Bernard de Launay et plusieurs de ses gardes. Il n'y eut que sept prisonniers, qui furent libérés — quatre faussaires, deux fous dangereux, et un délinquant sexuel — . La Bastille devait par la suite être démolie, comme l'Ancien Régime fut aboli au cours de la nuit du 4 août 1789. Retournant ensuite à l'Hôtel de Ville, les manifestants accusent le prévôt des marchands (fonction comparable à celle de maire) Jacques de Flesselles de trahison. Sur le chemin d'un procès public au Palais-Royal, il est assassiné. Sa tête est promenée au bout d'une pique, avec celle de Launay, le gouverneur de la Bastille.
On associe généralement le 14 juillet 1789 à la fête nationale de la France. En réalité, la fête nationale française commémore plutôt la réunion des gardes nationales le 14 juillet 1790 lors de la Fête de la Fédération au Champ de Mars, symbole de l'union nationale autour du roi.
Constatant l'évidence et tenant à sauver la face, Louis XVI cède à la pression parisienne et vient en personne le lendemain annoncer à l'assemblée le retrait des troupes qui encerclaient Paris. Il rappelle Necker ainsi que tous les ministres renvoyés
Nouvelles institutions parisiennes
À l'Hôtel de Ville de Paris, tous les membres de l'ancienne administration ayant pris la fuite, Jean Sylvain Bailly est nommé par acclamation « Maire de Paris ». La Fayette est nommé Commandant Général de la Garde nationale. Une nouvelle organisation municipale allait se mettre en place. Louis XVI reconnaît celle-ci en se rendant à Paris le 17 juillet. À cette occasion, Bailly lui remet la cocarde bleue et rouge aux couleurs de la ville de Paris que Louis XVI fixa sur son chapeau, associant ainsi ces couleurs au blanc de la monarchie.
Émigration
Ces événements déclenchèrent la première émigration. Louis XVI craignant pour son jeune frère, le comte d'Artois, que le peuple rendait responsable de tous ses maux, lui enjoignit de se retirer hors du royaume. Il partit dans la nuit du 16 au 17 muni d'un passeport délivré par Lafayette. Accompagné de son entourage il se dirigea vers Valenciennes puis Bruxelles pour ensuite rejoindre Turin à la mi-septembre. Suivirent les grands du royaume, comme le prince de Condé, le duc de Polignac, le duc d'Enghien. Leurs destinations furent l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Allemagne. Tous pensaient être revenus dans les trois mois.
Violences parisiennes
Malgré la Garde nationale, les violences n'étaient pas terminées. Foulon, ministre éphémère des finances et Berthier, intendant de Paris, furent arrêtés par le peuple. Ramenés à Paris le 22 juillet, humiliés par la foule, ils furent massacrés à leur arrivée à l'Hôtel de Ville. Ils étaient accusés d'avoir accaparé les grains et d'avoir voulu affamer le peuple.
Grande peur dans les campagnes françaises et nuit du 4 août 1789
En province, à partir du 20 juillet 1789, les rumeurs de complot aristocratique se faisant de plus en plus insistantes, les paysans s'armèrent et incendièrent plusieurs châteaux seigneuriaux dans un mouvement appelé Grande peur. Ils brûlèrent également les titres seigneuriaux qui établissaient la domination économique et sociale de leurs propriétaires. Le mouvement s'apaisa le 6 août 1789 après que le clergé et la noblesse ont décidé d'abolir leurs privilèges durant la nuit du 4 août 1789. C'était la fin de la féodalité, l'abolition des trois ordres et de leurs particularités (notamment fiscale, militaire et judiciaire), mais aussi l'unification du territoire national (jusqu'alors, chaque commune, paroisse, province avait ses propres privilèges). La nuit du 4 août inaugure une nouvelle société d’où est exclu le privilège, forme ancienne des libertés, et où l’égalité juridique sera la règle et le cadre de la liberté nouvelle. Toutefois les députés se ravisent les jours suivants. Les droits résultant d’un « contrat » passé entre le propriétaire du sol et l’exploitant direct (cens, champart, rentes) subsistent mais peuvent être rachetés. Ainsi seuls peuvent se libérer totalement les paysans les plus riches. La désillusion sera grande dans les campagnes et les troubles vont perdurer jusqu’en 1792.
Le 26 août 1789, l'Assemblée proclame la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. S'inspirant des principes des Lumières et de la Déclaration d'indépendance américaine, ce texte solennel établit des libertés associées à des droits inaliénables.
Paris de nouveau capitale
Les difficultés d'approvisionnement en pain et le refus de Louis XVI de sanctionner la déclaration et les décrets du 4 août, sont à l'origine du mécontentement du peuple de Paris lors des journées du 5-6 octobre 1789. Une marche de femmes ramène la famille royale à Paris, laissant à Versailles le symbole de l'absolutisme. Les gardes du corps du roi sont tués, leur tête est accrochée au bout d'une pique. Désormais le roi et l'Assemblée siègent à Paris, surveillés par la population et menacés par l'émeute.
Pour résoudre la crise financière, on confisqua les biens du clergé par des lois du 2 novembre 1789, 13 février 1790 et 19 avril 1790. La même année, les assignats, forme de papier-monnaie, furent introduits. Vu l’urgence, la Constituante fait de ces « domaines nationaux » la garantie d’un papier que ses détenteurs pourront échanger contre de la terre, les assignats, utilisés d’abord comme bons du Trésor, puis recevant cours forcé en avril 1790 pour devenir une véritable monnaie. On émet ainsi pour 400 millions d’assignats : c’est le début d’une véritable fuite en avant.
L'œuvre politique de la Constituante (1790-1791)
C'est l'Assemblée constituante, en majorité constituée de bourgeois et de nobles, qui mène la plus grande partie des réformes, détruisant les institutions de l'Ancien Régime :
- les états provinciaux et les Parlements sont supprimés
- en remplacement des paroisses, les communes sont instituées
- le pays est divisé en 83 départements
- les poids et mesures sont uniformisés
- les privilèges sont abolis
- l'égalité successorale est appliquée
Ainsi, le Pays devient plus facile à gouverner, est plus unifié et connait une meilleure gestion des impôts.
Dès le 11 août 1789, la dîme, impôt exigé par l’Église en échange des services qu'elle offrait à la population (distribution des sacrements, écoles, hôpitaux...) est supprimée. Le 2 novembre de la même année, les députés font saisir le patrimoine ecclésiastique. Le 23 février 1790, l'Assemblée décide que les décrets doivent être lus par le clergé au cours des offices. Le 17 mars, les biens de l'Église sont nationalisés et mis en vente.
La Constitution civile du clergé fut adoptée le 12 juillet 1790 et ratifiée par le roi à contrecœur le 26 décembre 1790, transformant les membres du clergé en fonctionnaires salariés par l’État. Les membres du clergé séculier seront désormais élus : le pouvoir pontifical est alors transgressé. Réveillant des forces les plus hostiles à l’Église, elle va transformer en adversaires de la révolution des prêtres qui avaient contribué à son succès avec une bonne partie de leurs ouailles. La Constituante a divisé la population en deux camps antagonistes.
Le texte impose, en autres, l’élection des évêques et des curés par tous les électeurs, quelle que soit leur appartenance religieuse. Mieux, l’Assemblée décrète, le 27 novembre, que tous les ecclésiastiques-fonctionnaires vont devoir prêter le serment d’être fidèles à la Nation, à la loi et au roi, faute de quoi ils seront déposés. On comptera environ 45 % d’ecclésiastiques non jureurs ou réfractaires. Le drame de 1792-1793 est en germe. Dès mars 1791, le pape Pie VI condamne toutes ces réformes visant l'Église de France.
Le 14 juillet 1790, un an après la prise de la Bastille, la fête de la Fédération est célébrée sur le Champ-de-Mars. Le Marquis de la Fayette assiste à la cérémonie aux côtés du roi et de la reine. Il s'agit d'un moment d'union nationale : le roi prête serment à la Constitution fraîchement établie et sa personne est applaudie par la foule.
L'Assemblée législative et la chute de la monarchie (1791 - 1792) voir aussi l'article L'Assemblée législative et la chute de la monarchie (1791 - 1792)
Après la ratification de la constitution, l'Assemblée législative remplace l'assemblée constituante (1 octobre 1791).
Un petit groupe de fidèles de la famille royale tenta d'organiser la fuite du roi et de sa famille pour rejoindre les nobles en exil, mais l'impréparation de l'évasion provoqua la fin de l'équipée le 21 juin 1791 à Varennes-en-Argonne et le retour aux Tuileries sous bonne escorte. Louis XVI accepta à contrecœur la constitution de septembre 1791, qui faisait de la France une monarchie constitutionnelle. Le roi dut partager ses pouvoirs avec l'Assemblée législative (succédant à l'Assemblée constituante, chargée de mettre au point la constitution), mais il conservait son droit de véto royal et le choix des ministres.
Le 17 juillet, les Parisiens se réunissent au Champ de Mars, pour demander la déchéance du Roi et l'instauration d'une république. Jean Sylvain Bailly, le maire de Paris, fait tirer la troupe sur les manifestants.
Le 9 novembre 1791, l'assemblée législative édite un décret contraignant les nobles émigrés à revenir en France dans un délai de deux mois. Faute de quoi, leurs propriétés seront confisquées.
De nouvelles factions émergèrent comme les Feuillants (monarchistes constitutionnels), les Girondins (républicains libéraux) et les Jacobins (révolutionnaires radicaux). Le roi, les Feuillants et les Girondins voulaient la guerre pour des raisons diverses. Louis XVI souhaitait gagner en popularité ou être battu : chaque issue l'aurait renforcé. Les Girondins, quant à eux, espéraient exporter la Révolution dans toute l'Europe.
La France déclara la guerre à l'Autriche (20 avril 1792) et la Prusse se rangea aux côtés des Autrichiens quelques semaines plus tard. Les Guerres révolutionnaires françaises avaient commencé ; elles dureront 23 ans (1792-1815). On déclara « la Nation en danger ».
La dictature révolutionnaire (1792-1795)
Des institutions nouvelles sont mises en place dans la précipitation sous la pression des évènements, soit en réformant les institutions établies soit en leur substituant des solutions plus audacieuses pour la défense de la Patrie.
Cette seconde vague révolutionnaire prolonge et contredit à la fois la première.
La France étant en guerre contre l’Europe, la Révolution est désormais perçue comme identique à la Patrie en danger, et les adversaires politiques vont être physiquement éliminés.
Le nouveau personnel politique, issu de la petite bourgeoisie, va s’appuyer sur les « sans-culottes » qui sont des artisans, des salariés, des petits bourgeois. Ils sont associés et organisés dans la Révolution.
La préoccupation essentielle n’est plus d’assurer les Droits de l’Homme mais d’établir des Institutions qui assurent la cohésion et la puissance du Peuple souverain. Désormais, l’égalité précède la liberté. Les Révolutionnaires veulent anéantir les « aristocrates » et réprimer les comportements inciviques.
Le régime constitutionnel de 1791 est anéanti. L’Assemblée législative se sépare et refait élire une nouvelle Assemblée qui aura deux missions :
- gouverner le pays
- rédiger une nouvelle Constitution : une « Convention Nationale » est élue au suffrage universel masculin (au-dessus de 21 ans).
L’orientation extrémiste et démocratique l’emporte. Le coup d’Etat s’accompagne d’arrestations massives. En septembre 1792, plus de mille personnes sont massacrées dans les prisons parisiennes : c’est la Première Terreur.
L’élection de la Convention va se dérouler dans une ambiance tendue. L’abstention forte donne une victoire des Révolutionnaires les plus avancés.
Désormais, les Droits de L’Homme vont être méconnus ou écartés.
La Convention aussitôt élue décide l’abolition de la Royauté et proclame la République le 21 & 22 septembre 1792, en même temps que la victoire française à la Bataille de Valmy.
La Convention décide qu’il ne peut y avoir de Constitution qu’adoptée par le peuple et on va passer d’un régime représentatif à un régime qui se réclame de la démocratie directe, mais il va s’agir d’une démocratie constamment dirigée par une petite minorité organisée et dynamique : « les Vrais Révolutionnaires », groupés dans des sociétés politiques, notamment dans les sociétés affiliés au « Club des Jacobins ».
Pourtant, parmi ces vrais révolutionnaires apparaissent très vite des divisions à propos du sort à réserver au Roi, traduit en jugement, et dont les plus radicaux veulent la mort (Saint-Just dit : « on ne règne pas innocemment »). Le vote public des députés à la tribune permet le repérage des plus modérés : la mort du Roi est acquise à une voix seulement.
Les autres lignes de fracture sont l’organisation du Gouvernement et les subsistances.
Les divisions provoquent un affrontement entre les Girondins et les Montagnards.
Les Girondins, plus légalistes que les Montagnards, plus attachés au libéralisme économique, vont être soumis à l’offensive des Montagnards et des forces révolutionnaires parisiennes qui vont réclamer avec Marat et Danton des mesures extrêmes et draconiennes pour sauver la patrie en danger. Les Montagnards font arrêter et liquider les principaux chefs girondins, les journalistes opposants.
Les Montagnards, soutenus par la Garde Nationale, se rendent maître de la Convention en juin 1793.
Sous l’influence des Girondins, la Convention avait entamé la rédaction d’une nouvelle Constitution qui reprenait les principes de 1789 dans une perspective plus démocratique.
Les Montagnards vont achever le travail de rédaction à la hâte et la font adopter par les députés et la présentent à la ratification populaire pour apaiser les populations des départements inquiètes du coup d’Etat montagnard.
Ce texte de circonstance est à la fois très libéral, démocratique, et pour la première fois quelque peu social. Mais cette Constitution ne sera jamais appliquée. Le 10 août 1793, la Convention constate la ratification populaire (le « OUI » l’a emporté) et décrète que l’application de la Constitution est suspendue jusqu’à la paix. La France sera gouvernée par un « Gouvernement Révolutionnaire », comme le souhaitent les robespierristes.
Les principes du Gouvernement Révolutionnaire
Les Hommes de 1792 et 1793 ont conscience d’avoir à réaliser une œuvre nouvelle et immense, qui consiste à accomplir la Révolution en créant les institutions adéquates tout en luttant contre les ennemis extérieurs et intérieurs et penser à un nouveau système.
Ces hommes sont des démocrates glorifiant le peuple révolutionnaire des « sans-culottes » et sont nourris de culture antique : ils vont interpréter cette culture en fonction de la situation de leur temps. Ils font référence à la République romaine, d’où la haine des Rois. Selon Saint-Just, « la Révolution commence quand finit le tyran ». « Mort aux tyrans ! » est le slogan révolutionnaire. Ils ont en souvenir de la dictature romaine, c'est-à-dire une magistrature exceptionnelle attribuée en cas de péril national et pour une courte durée au citoyen le plus énergique et le plus vertueux afin qu’il sauve la patrie.
Cette doctrine d’un « Gouvernement Révolutionnaire d’exception » inséparable d’une mobilisation permanente des masses a été élaborée par Marat qui lance ses slogans dans le journal « L’Ami du Peuple » puis par Robespierre. Les éléments de ce gouvernement vont être établis en fonction des circonstances, notamment la loi du 14 frimaire an II (4 décembre 1793).
Le Salut Public par la dictature révolutionnaire
Robespierre, dans le cadre de l’Assemblée Constituante, s’était fait l’avocat des solutions libérales, en plaidant pour l’abolition de la peine de mort au début de la Révolution.
Mais dans son discours de l’automne 1793, il fait une distinction entre l’ordre constitutionnel en temps de paix et l’ordre révolutionnaire qui ne connaît qu’une seule règle : le Salut Public, c'est-à-dire la victoire du Gouvernement de la République selon les conceptions des Hommes qui détiennent le pouvoir, conception qui s’inspire de la dictature de l’Antiquité.
En présence des dangers intérieurs et extérieurs, il est indispensable pour les gouvernants d’organiser une concentration du pouvoir.
Les libertés locales sont donc anéanties au profit d’une centralisation parisienne rigoureuse et d’un contrôle très strict de l’orthodoxie politique de tous les agents publics.
Dans ce système, le Gouvernement et l’administration sont associés pour défendre la Révolution.
En conséquence, les autorités révolutionnaires ont le pouvoir de destituer les administrateurs locaux qui sont pourtant élus. En cas de mauvaise orientation politique, les administrations locales vont être purement et simplement « épurées » et les coupables sanctionnés.
L’épuration et la répression doivent ainsi assurer l’exécution rapide des ordres jusqu’à la province. Le Gouvernement et l’administration doivent agir ensemble pour anéantir les adversaires de la République.
L’embrigadement des citoyens
Tous les citoyens sont mobilisés au service de la cause révolutionnaire et l’administration organise un encadrement permanent par le biais des fêtes révolutionnaires (Fête de la Jeunesse, Fête de la Vieillesse, etc.) et par le biais de l’enseignement.
C’est une véritable Révolution culturelle avec le mouvement de déchristianisation et l’instauration d’un nouveau culte : la Raison. Le nouveau Calendrier Révolutionnaire commence le 22 septembre 1792 (1er vendémiaire an I) et prendra fin en 1805. Les anciens prénoms du calendrier sont supprimés.
De plus, chaque citoyen doit être muni d’un certificat de civisme qu | | |