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Quantité

Quantité

La quantité est un terme générique de la métrologie (compte, montant) ; un scalaire, vecteur, nombre d’objets ou d’une autre manière de dénommer la valeur d’une collection ou un groupe de choses. C’est habituellement représenté comme un nombre (valeur numérique) d’unité ensemble avec le type de ces unités (si demandé) et un référent définissant la nature de la collection. Les deux parties sont nécessaire. Des exemples sont:
- une pomme, deux pommes, trois pommes, où le nombre est un entier relatif aussi ne requiert pas un type
- 1,76 litre de lait
- 500 personnes Un nombre par lui-même n’est pas une quantité, ni est une simple mesure. Quand la compte d’unité est un alors l’article indéfini peut être utilisé (par exemple, une voiture) et des alternatives similaires existent pour d’autres comptes particuliers (par exemple, un couple pour deux, une douzaine d’œufs). La quantification dans son sens le plus simple peut être trouvée dans des formules comme A est plus grand que B. Dans l’exemple cité, une expression est faite que A a une plus grande quantité de quelque chose (comme un volume ou charisme) que B; et que si A et B étaient placés dans un ensemble ordonné, alors A viendrait après B si l’ordre est arrangé dans une échelle croissante (plutôt que décroissante). En linguistique, la quantité indique la durée relative d’un phonème. Au degré non-marqué [C, V], on oppose les contoïdes et vocoïdes qui subissent un allongement [Cː, Vː] ou un semi-allongement [Cˑ, Vˑ]. Il convient de ne pas confondre les consonnes longues ([Cː]) avec les consonnes géminées ([CC]). En français, la quantité ne permet pas à elle seule d’oppositions phonologiques mais le finnois a deux degrés de quantité (bref et long) et l’estonien trois : bref, long et surlong (en fait une combinaison des degrés bref et long). Catégorie:Métrologie Catégorie:Linguistique ja:量 ko:양 (크기) simple:Quantity

Métrologie

La métrologie est la science de la mesure au sens le plus large.

Généralités

La mesure est l'opération qui consiste à donner une valeur numérique à une grandeur. Par exemple, la mesure des dimensions d'un objet va donner les valeurs chiffrées de sa longueur, sa largeur... Le terme désigne également l'ensemble des technologies de mesure utilisées dans l'industrie. Tout le monde possède cette notion de mesure:
- Ma masse est de 70 kg
- le ciel est partiellement couvert
- tu mesures 1,80 m
- il a 30 ans
- tes yeux sont bleu-vert
- il est 8h30
- l'appareil consomme 50 watts
- cela coûte 15 € La mesure est une notion indispensable en sciences tout comme dans la vie en société. Elle permet d'exprimer une grandeur par un symbole (un mot, un dessin, un nombre). Les nombres peuvent ensuite être manipulés avec l'aide des mathématiques. Quand elle utilise un modèle numérique statistique, elle s'appuie sur la théorie de la mesure. L'attribution d'une valeur chiffrée à une mesure est liée à la définition d'une unité basée sur un étalon. Par exemple, l'étalon de la masse est conservé au Bureau international des poids et mesures (BIPM, Paris). On compare toute quantité de matière à cet étalon masse, à ses multiples ou sous multiples de sorte que la mesure conduit à : « l'objet fait n fois l'étalon masse ». Un nom appelé unité est défini pour chaque étalon. L'unité associée à la masse est le kilogramme (abrégé en « kg »), de sorte que la phrase ci-dessus devient : « l'objet fait n kilogrammes ». Une grandeur s'exprime donc par sa mesure dans une unité : :Grandeur = mesure × unité Toute mesure est nécessairement entachée d'erreurs pour différentes raisons. Une mesure expérimentale n'a donc de valeur que si on lui associe une estimation de l'erreur (ex : « la poutre mesure 1 m de long à 5 mm près »). Cette estimation de la précision s'appelle « erreur absolue », « barre d'erreur » (en raison de sa représentation graphique) ou « incertitude absolue » que l'on exprime de préférence avec la même unité que celle utilisée pour exprimer la mesure de la grandeur. L'évaluation de cette erreur correspond à la branche des mathématiques appelée calcul d'incertitude. Dans le cas des modèles numériques, la mesure doit être associée à une incertitude et un intervalle confiance.

Métrologie et modèle

De manière générale, il faut considérer la notion de modèle. Un modèle est une représentation abstraite, simplifiée, d'un phénomène et qui se ramène à des paramètres, des grandeurs ; par exemple dans le cas de l'objet sus-cité, le modèle est un ensemble de grandeurs (longueur, largeur, profondeur, épaisseur, masse, couleur...). La métrologie couvre les méthodes et techniques qui permettent de paramétrer un modèle destiné à représenter la réalité. Une fois ce modèle paramétré, il peut être étudié et manipulé de façon à
- produire de la connaissance : plutôt que de construire une série d'objets ayant des caractéristiques différentes, il est plus simple de manipuler les chiffres, de simuler l'effet d'une variation sur tel ou tel paramètre (on ne produira des objets qu'en fin d'étude, pour vérifier la validité du modèle) ;
- agir sur la réalité qu'il représente : le fait de fixer l'intensité d'un phénomène (« pilotage » du phénomène). La réalité concernée est usuellement la « réalité physique », mais peut aussi être une réalité économique, sociologique, psychologique. Les modèles sont des modèles numériques ou linguistiques.

Étalons

Histoire des étalons

Jusqu'à la Renaissance européenne, les grandeurs étaient évaluées en comparaison avec des références humaines, comme le pied ou le pouce pour les longueurs (souvent les organes des rois et empereurs), le journal pour la surface (champ gérable par une personne s'en occupant quotidiennement)… Chaque pays, chaque région même avait ses unités de mesure. Ceci compliquait les échanges commerciaux et gênait la diffusion des connaissances. Les scientifiques français, inspirés par l'esprit des Lumières et la Révolution française, ont conçu un système de référence basé sur des objets ayant la même valeur pour tous, sans référence à une personne particulière, bref universel — « universel » dans le sens « accessible à tous et reconnu par tous », mais il ne s'agit au fond que d'une convention arbitraire. C'est ainsi que l'on prit la circonférence de la Terre comme référence de longueur pour bâtir le mètre. L'avantage de l'étalon « universel » est que les scientifiques de tous les pays peuvent échanger leurs résultats sans ambiguïté .

Détermination des étalons

Il faut un phénomène de référence pour chaque grandeur mesurable. Cependant, il est possible d'utiliser des grandeurs pour en exprimer d'autres. En procédant ainsi, les étalons ont été réduit à sept grandeurs de base: # longueur ; # inertie/masse ; # durée ; # intensité du courant électrique ; # température ; # quantité de matière/nombre de particules ; # luminosité-unité ; Ces unités forment les unités de base du système international (uSI). Les autres unités sont définies sans avoir à utiliser d'autre phénomène physique. Par exemple :
- à partir du mètre (m), on définit la surface unité, le mètre carré (m2), et le volume unité, le mètre cube (m3) ;
- pour la vitesse, le phénomène de référence est défini par :
la distance unité parcourue en une durée unité (en l'occurrence un mètre en une seconde) ;
- pour l'accélération, le phénomène de référence est défini par :
une augmentation de la vitesse d'une unité durant une durée unité (en l'occurrence augmentation d'un mètre par seconde en une seconde) ;
- une force étant un phénomène qui provoque l'accélération d'un objet matériel, le phénomène de référence est défini par la variation de vitesse de référence (accélération) et l'inertie de référence (la masse) ; l'unité de force (la newton) est définie avec l'unité de longueur, de temps et de masse.

Étalons universels et spécifiques

Les étalons « universels » sont les étalons de la Convention du Mètre, définissant les unités du système international (SI). S'ils permettent des déterminations précises, ils ne sont pas forcément facilement exploitables, utilisables sur les lieux où doit se faire l'étalonnage. Il faut donc des étalons « spécifiques », plus pratiques d'utilisation, qui sont eux-mêmes calibrés à partir des étalons universels. Par exemple, la masse étalon du BIPM sert de référence pour des masses étalon spécifiques qui servent à étalonner les balances chez le fabriquant. Un utilisateur d'une machine de mesure fabrique parfois lui-même ses propres étalons ; par exemple, pour l'analyse chimique, les utilisateurs fabriquent souvent des solutions à partir de produits purs pour étalonner leurs appareils d'analyse. Les organismes de normalisation nationaux et internationaux fournissent souvent des étalons spécifiques certifiés par leurs services. Les étalons peuvent être
- un objet inaltérable, comme la masse étalon ;
- un phénomène physique, comme l'étalon seconde, l'étalon mètre, l'étalon intensité du courant électrique ;
- une réaction chimique, comme l'électrode normale à hydrogène ou l'électrode au calomel saturée en KCl utilisée en électrochimie. Anecdote On se souviendra qu'une sonde spatiale s'est écrasée sur Mars car une équipe exprimait les longueurs en mètres alors que l'autre les exprimait en pieds (voir : Exploration de la planète Mars).

Organismes de normalisation

Pour qu'un étalon soit reconnu, il faut que les utilisateurs des appareils de mesure connaissent son existence et acceptent de l'utiliser. Ce rôle de sélection et de reconnaissance des étalons est délégué à des organismes de normalisation (standardisation en anglais). Il y a deux organisme reconnus internationalement :
- le Bureau international des poids et mesures situé au Pavillon de Breteuil à Sèvres, créé par le traité diplomatique de la Convention du Mètre et auquel adhèrent environ 50 pays ; c'est un organisme officiel ;
- l'ISO, qui fédère les organismes nationaux de normalisation. Chaque pays a par la suite son propre organisme de normalisation : Association française de normalisationAfnor en France, le National Institute for Science and TechnologyNIST aux États-Unis, le Deutsches Institut für NormungDIN en Allemagne, l'Institut belge de normalisationIBN en Belgique, le British Standards InstitutionBSI au Royaume-Uni… Notons que ces organismes nationaux sont privés (l'Afnor par exemple est une association regroupant les industriels) et que les normes qu'ils éditent ne sont pas libres de droit mais payantes.

Mesure d'une grandeur

La mesure se fait à l'aide d'un outil ou d'un appareil qui donne un nombre. La mesure peut se faire par comparaison :
- pour mesurer les longueurs, on peut comparer la dimension de l'objet avec celles d'un objet de référence, comme une règle graduée ;
- de la même manière pour les angles, on peut utiliser un rapporteur gradué ;
- pour mesurer la masse, on peut utiliser une balance de Roberval avec des masses marquées en laiton. Cette comparaison peut faire intervenir un dispositif modifiant l'intensité du phénomène, comme par exemple un effet de levier dans les balance à fléau pour mesurer la masse. La mesure peut transformer un phénomène physique en un autre plus facilement mesurable ; l'intensité du phénomène à mesurer doit être reliée au phénomène mesuré de manière non ambiguë. Par exemple :
- l'allongement d'un ressort est proportionnel à la force, donc en mesurant une longueur, on déduit la force.
- À un endroit donné de la Terre, la masse est proportionnelle au poids, donc en mesurant le poids (une force), on peut déduite la masse.
- Un courant électrique parcourant une bobine crée un champ magnétique ; ce champ attire une aiguille métallique qui est retenue par un ressort de rappel. On a donc transformé un courant électrique en force, puis une force en déviation angulaire, la déviation étant lisible à l'aide d'un compas, c'est le principe de l'ampèremètre.
- Pour mesurer une vitesse, les radars d'autoroute (cinémomètres) utilisent le décalage de fréquence d'une onde électromagnétique selon l'effet Doppler-Fizeau ; on a donc transformé une vitesse en une différence de fréquence. De nombreux phénomènes peuvent être transformés en courant électrique, par exemple l'intensité lumineuse (avec une diode photoréceptrice), une force (par un cristal piézoélectrique)... Ainsi, la plupart des appareils de mesure moderne évaluent au final une intensité de courant électrique. On distingue les appareils analogiques, pour lesquels la mesure est lue sur un cadran avec une aiguille, et les appareils numériques qui affichent une valeur numérique sur un écran ou qui la stockent dans un ordinateur.

Étalonnage, vérification et ajustage d'un appareil

L'étalonnage est l'opération qui consiste à comparer les valeurs indiquées par l'appareil à étalonner avec les valeurs de références correspondantes (étalons). Dans certains domaines réglementés, l'étalonnage est obligatoire, par exemple lorsque les erreurs peuvent provoquer des accidents,des dérives sur la qualité d'un produit ou dans les opérations d'échanges commerciaux(métrologie légale). La vérification métrologique consiste à apporter la preuve par des mesures (étalonnage) que des exigences spécifiées sont satisfaites .Le résultat d'une vérification se traduit par une décision de conformité (suivi d'une remise en service)ou de non conformité (suivi d'un ajustage, d'une réparation ,d'un déclassement ou d'une réforme de l'appareil ) L'ajustage consiste à ramener l'appareil dans des tolérances d'exactitude de mesure plus fine. mesures

Échantillonnage

Dans certains cas, le phénomène que l'on veut évaluer n'est pas homogène, il faut donc faire plusieurs mesures. Par exemple, si l'on veut mesurer l'épaisseur d'une plaque, il faut le faire en plusieurs endroits car l'épaisseur n'est pas strictement constante. Si l'on veut connaître la composition chimique d'un pétrole brut dans les soutes d'un pétrolier super-tanker, il faut faire des prélèvements en plusieurs endroits ; notamment, en raison de la décantation, les produits lourds sont au fond et les produits légers au-dessus. En géologie, il faut prélever des roches en plusieurs endroits pour déterminer la nature du sol. Lorsque l'objet est assez petit et liquide ou pulvérulent, on peut se contenter de le brasser (voir de le broyer pour un solide) avant d'en prélever une petite quantité. Le cas d'échantillonnage le plus connu, et sans doute le plus problématique, est celui des sondages d'opinion ; les organismes de sondage s'attachent à interroger un échantillon (ou panel) dit représentatif de la population, notamment en ce qui concerne le sexe, l'âge, les revenus, le métier pratiqué, le lieu d'habitation... Voir l'article détaillé Échantillonnage.

Erreur de mesure

La précision détermine l'efficacité de la méthode de mesure. Mais la précision ayant un coût, il est parfois nuisible de faire de la surprécision. Lorsque la mesure débouche sur une sélection valable/non-valable, bon-candidat/mauvais-candidat (candidat au sens large d'événement), il faut s'attacher à avoir une méthode
- qui élimine le minimum de bons candidats : on parle de sensibilité ;
- qui sélectionne le minimum de mauvais candidats : on parle de sélectivité. La sensibilité est capacité à sélectionner les bons « candidats », la sélectivité est la capacité à éliminer les mauvais « candidats ». Voir les articles détaillés Calcul d'erreur et Calcul d'incertitude

La mesure en sciences humaines et en sciences de la vie


- Étude randomisée en double aveugle
- Les sciences humaines sont elles expérimentales ?

La mesure en génie logiciel

Mesure sur le code

On peut distinguer par exemple:
- mesure textuelle : elle porte sur le vocabulaire utilisé et le nombre d'occurrences des éléments du vocabulaire dans le texte du programme. (Mesure d'Halstead)
- mesure sur le graphe de contrôle du programme, par exemple :
  - « mesure de McCabe » qui utilise le nombre cyclomatique (nombre de chemins linéairement indépendants dans le programme) + 1 (afin de tenir compte qu'un programme n'est pas modélisé par un graphe fortement connexe). La théorie sous-jacente est critiquable : ne tient pas compte de l'ordre des instructions !
  - sur la structure du programme analysé en termes de structures de contrôle de base (séquence, alternative, itérative) : profondeur de nichage, etc.
- mesure sur le graphe d'appel

Mesure sur les spécifications

Nous citerons les mesures faites sur des développements avec preuve. Par exemple, lors des développements faits avec la méthode B, on compte le nombre de preuves automatiques, interactives. On calcule le rapport entre nombre de lignes de spécification et nombre de lignes de code exécutable généré.

Bibliographie


- Fenton, Software Metrics, A Rigourous Approach, Chapman & Hall, 1991
- Fenton E.N., Pfleeger S.L., SOftaware Metrics, A Rigourous & Practical Approach, Second Edition, Thompson Publishing, 1996
- Habrias H. , La mesure du logiciel, nouvelle édition, Tekenea, Toulouse, 1995

La mesure en physique

La mesure en sciences est l'outil permettant de décrire ce que l'on observe de façon précise et reproductible.
- On définit un étalon et on « compare » l'étalon à ce que l'on veut mesurer:
- Pour ce faire bien évidement on ne transporte pas l'étalon mais on utilise un appareil de mesure, qui est lui étalonné par rapport à l'étalon original.
  - Cet appareil de mesure peut être un outils très simple, (cadran solaire, règle graduée, récipient, balance romaine, boussole), un peu plus sophistiqué, (sextant, pied à coulisse, baromètre, thermomètre, pendule), ou très sophistiqué (horloge atomique, oscilloscope numérique, télémètre laser, GPS, balance électronique). Voir les articles
- Longueur
- Temps et Le temps en physique
- Masse
- Charge électrique
- Température

Voir aussi

Normes


- Norme ISO/CEI 17025 « Exigences générales concernant la compétence des laboratoires d'étalonnages et d'essais »

Articles connexes


- Unité
- Unités de base du système international
- Instrument de mesure
- Qualité métrologique des appareils de mesure
- Hydrométrie

Liens externes


- Site officiel du [http://www.bipm.fr/ Bureau international des poids et mesures]
- Site officiel de l'[http://www.iso.ch ISO]
- [http://physics.nist.gov/cuu/Uncertainty/index.html Bases de l'expression de l'incertitude], document du NIST (organisme de normalisation étatsunien, en anglais) Metrologie
-
ja:測定

Entier relatif

Les entiers relatifs, ou nombres entiers sont l'ensemble des entiers naturels (0, 1, 2, ...) et leurs opposés (-1, -2, -3, ...). Plus rigoureusement on définit \mathbb Z comme le quotient de \mathbb N\times\mathbb N par la relation (a,b)R(a',b') si, et seulement si, a+b'=a'+b, i.e. un couple (a,b) représente l'intuitif entier relatif a-b. Cet ensemble est noté \mathbb Z, qui vient de l'allemand Zahlen (nombre). Les entiers relatifs peuvent être ajoutés, soustraits, multipliés et comparés entre eux. La principale raison de l'introduction des nombres négatifs est la possibilité de résoudre toutes les équations de la forme: a + x = b, où x est l'inconnue. Dans l'ensemble de entiers naturels, seules certaines de ces équations ont une solution. Autrement dit, (\mathbb Z,+) est un groupe. La vérification en est aisée. Clairement chaque classe de la relation R admet un représentant ayant ou bien la forme (0,a) (il s'agit des entiers négatifs ou nuls) ou bien la forme (a,0) (il s'agit des entiers positifs ou nuls) l'élément (0,0) étant le seul à admettre les deux formes. Ainsi \mathbb Z peut être vu comme la donnée (\\times\mathbb N)\cup (\mathbb N\times \). Ainsi on vérifie aisément que R est compatible avec l'addition. Il suffit à présent de voir que (0,0) est un élément neutre et que (a,0) et (0,a) sont symétriques l'un de l'autre (i.e. (a,a)R (0,0))pour tout a \in \mathbb N. Toutes les lois habituelles de l'arithmétique sont valides dans \mathbb Z, ce qui, en termes mathématiques, revient à dire que (\mathbb Z, +,
- ) est un anneau commutatif. Les entiers relatifs forment un ensemble dénombrable infini. La branche des mathématiques qui traite des nombres entiers est la théorie des nombres.

Voir aussi

Construction des entiers relatifs Catégorie:Nombre ja:整数 ko:정수 th:จำนวนเต็ม

Phonème

Catégorie:Linguistique Catégorie:Phonétique En phonologie, domaine de la linguistique, un phonème est la plus petite unité discrète ou distinctive (c'est-à-dire permettant de distinguer des mots les uns des autres) que l'on puisse isoler par segmentation dans la chaîne parlée. Un phonème est en réalité une entité abstraite, qui peut correspondre à plusieurs sons. Il est en effet susceptible d'être prononcé de façon différente selon les locuteurs ou selon sa position et son environnement au sein du mot (voir allophone). On transcrit traditionnellement les phonèmes par des lettres placées entre des barres obliques: /a/, /t/, /r/, etc., selon la règle un phonème = un symbole. L'identification des phonèmes d'une langue se fait en construisant des paires minimales, c'est-à-dire des paires de mots de sens différents et qui ne diffèrent dans leur forme sonore que par un seul son (ce son peut alors être considéré comme un phonème). Exemples :
- bien et mien : même raisonnement : /b/ et /m/ ;
- zona et sauna sont deux mots différents de la langue française, et il n'y a qu'un seul son différent (le premier). Donc, on peut conclure que le /s/ et le /z/ sont des phonèmes pour la langue française;
- roi avec un /r/ roulé ([r]) et roi avec un /r/ non roulé ([ʁ]) : les deux mots, en français, sont identifiés au même signifié. Il n'y a donc pas d'opposition entre le /r/ roulé et le /r/ non roulé, qui sont alors des allophones et non des phonèmes.
- Soulignons que cette notion de phonème est relative à une langue, en reprenant les deux derniers exemples. En espagnol il n'existe pas de paire minimale qui distingue /s/ de /z/, qui sont donc des allophones en espagnol standard. A contrario la paire pero et perro forme une paire minimale, qui prouve que /r/ et /rr/ sont des phonèmes distincts en espagnol standard. La notion de phonème est décrite en détail dans l'article Phonologie. Outre les phonèmes, il existe d'autres unités discrètes, comme les unités suprasegmentales.

Articles connexes


- Phonologie ;
- allophone ;
- distribution des phonèmes ;
- phonétique ;
- linguistique;
- archiphonème ja:音素 ko:낱소리 zh-min-nan:Im-sò·

Gémination

En phonétique, la gémination est une unité suprasegmentale consistant en un redoublement de consonne, qui possède ainsi une durée accrue perceptible à l'oreille. C'est un cas particulier de la quantité consonantique longue car on dit d'une consonne qu'elle est géminée quand, phonologiquement parlant, la consonne longue est répartie entre la fin (ou coda) d'une syllabe et le début (ou attaque) de la syllabe suivante. Par exemple, dans un mot qu'on analyserait [kalla], la consonne /l/ serait géminée dans un découpage en syllabes [kal.la]. Une consonne géminée ne peut donc pas apparaître dans un monosyllabe. En API, les géminées sont le plus souvent notées par un symbole doublé, ce qui les distingue des consonnes longues, dont le symbole est suivi par le [ː] habituel. La gémination n'est généralement pas phonologique et ne permet pas de constituer des paires minimales : elle est le plus souvent paralinguistique et correspond, le cas échéant, à un accent d'insistance (« c'est terrifiant ! » réalisé ['tɛʁʁifiɑ̃]) ou répond à des critères d'hypercorrection (on corrige, en dépit de la phonologie, sa prononciation pour être plus proche d'une prononciation qu'on croit plus correcte : ainsi illusion qu'on prononcerait [illy'zjɔ̃] par influence de la graphie). On trouve cependant des utilisations phonologiques de la gémination, en italien par exemple, où elle est combinée à une certaine répartition de la durée phonétique : fata /'fata/ ['fa:ta] « fée » ~ fatta /'fatta/ ['fat:ta] « faite ».
En français, on peut couramment distinguer par la gémination des énoncés comme Elle a dit ~ Elle l'a dit /ɛladi/ ~ /ɛlladi/. Dans une prononciation plus soutenue, la gémination permet de distinguer le conditionnel (et éventuellement le futur) de l'imparfait : courrais ~ courais /kurrɛ/ ~ /kurɛ/ ou encore l'indicatif du subjonctif comme dans croyons ~ croyions /-j-/ ~ /-jj-/. Catégorie:PhonétiqueCatégorie:Linguistique

Finnois

Introduction

Le finnois appartient à la branche fennique de la famille des langues ouraliennes ; c'est une langue agglutinante qui possède 15 cas : nominatif, génitif, partitif, accusatif, inessif, élatif, illatif, adessif, ablatif, allatif, essif, translatif, instructif, comitatif et abessif. Le finnois est écrit au moyen de l'alphabet latin. Il est parlé dans l'ensemble de la Finlande, à l'exclusion des îles Åland qui sont uniquement suédophones. Il l'est également en Russie, dans la république autonome de Carélie, où il bénéficie d'un statut officiel. Le finnois compte au total 5 millions de locuteurs. Il est la langue maternelle d'environ 93% des Finlandais ; en Carélie russe le nombre des locuteurs est d'environ 70 000. De même que le turc et le hongrois, le finnois est caractérisé par le phénomène de l'harmonie vocalique : les voyelles sont regroupées en deux séries qui ne peuvent pas se mélanger à l'intérieur d'un même mot. La plupart des suffixes présentent donc deux formes différentes, afin de s'accorder au phonétisme de chaque mot. Les voyelles e et i sont neutres, c'est-à-dire qu'elles peuvent se combiner avec toutes les autres voyelles.

Alphabet Finnois

Ordre alphabétique et valeur des graphèmes

:Voir article plus détaillé, Alphabet finnois. :Voir aussi l'article sur la prononciation du finnois. La transcription suit les usages de l'alphabet phonétique international.
- A qui est prononcé comme dans panne
- B, est un son d'emprunt : aucun mot d'origine finnoise n'emploie la lettre B. Les mots comportant un B sont donc d'origine étrangère, par exemple jukeboxi, le juke box. Les Finlandais le prononcent donc encore souvent comme "P"
- C qui se prononce toujours K
- D qui se prononce comme en français
- E qui se prononce toujours É
- F est aussi un son emprunté. Il est dont souvent prononcé "V", et ses premières transcriptions s'écrivaient "hv" comme dans "kahvi" ("café")
- G qui se prononce toujours comme dans guitare, sauf dans le phonème NG qui se prononce comme un seul son, comme dans les langues germaniques
- H toujours aspiré
- I comme en français
- J qui se prononce comme un Y
- K comme en français
- L comme en français
- M comme en français
- N comme en français
- O comme dans dôme
- P comme en français
- R toujours roulé, très clair
- S toujours le son SS
- T comme en français
- U prononcé "ou" comme dans louche
- V comme en français
- Y prononcé U comme dans dur
- Z prononcé S ou Z, mais n'est utilisé que dans les mots empruntés
- Ä qui est un intermédiaire entre le  de râteau et le È de chèvre
- Ö comme dans beurre
- Å qui se prononce comme un O long. "Å" n'existant pas dans les mots finnois, il est transcrit "oo", car il s'agit en fait d'une lettre suédoise, empruntée lorsque la Finlande appartenait au Royaume de Suède (voir suédois en Finlande).

Grammaire du finnois

Le finnois emploie souvent des suffixes là où d'autres langues emploient plus volontiers des pronoms et des prépositions ; c'est ce qui a conduit à décrire le finnois comme une langue "agglutinante", même si ce terme pourrait les décrire presque toutes. Une des manifestations de cette caractéristique est l'abondance des cas de la déclinaison, quoique les 15 ne soient pas tous aussi souvent utilisés : le nominatif (nominatiivi), génitif (genetiivi) et le partitif (partitiivi) représenteraient 75 pour 100 des formes du substantif. Certains cas ne se retrouvent plus que dans certaines expressions toutes faites, ayant été remplacés par des postpositions, des prépositions ou des périphrases. C'est le cas du prolatif (prolatiivi), terminaison en -tse : qui désignerait le passage au-travers, de l'excessif (eksessiivi), terminaison en -nta : qui désigne le rôle, du latif (latiivi), terminaison en -s qui désigne généralement la destination et du multiplicatif (multiplikatiivi), terminaison en -sti : généralement utilisé pour les nombres. Les flexions, déclinaison et conjugaison, se construisent à partir de radicaux appelés "thèmes". Un mot possède toujours un thème vocalique, souvent aussi un thème consonantique. Toutes les formes du substantif peuvent se déduire de quatre formes ; nominatif, génitif et partitif singulier, partitif pluriel : le génitif singulier donne le thème vocalique, le partitif singulier l'éventuel thème consonantique, le partitif pluriel renseigne sur les effets de l'alternance vocalique, c'est-à-dire la manière dont le "i" du pluriel affecte le thème vocalique pour les cas du pluriel. Cependant, on peut déduire toutes les formes de celles qu'on trouve dans les dictionnaires — nominatif singulier pour les noms et infinitif pour les verbes — quand on connaît l'ensemble des règles applicables : la langue littéraire, reconstruite au XIX° siècle, présente une grande régularité et c'est l'application simultanée de plusieurs mécanismes, dont notamment l'alternance consonantique et l'alternance vocalique, de même que les effets d'une occlusive glottale fantôme, qui peut donner une impression de complexité.

Voir aussi

Liens internes


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues ouraliennes
      -
- langues finno-ougriennes
      -
  - langues fenniques

Liens externes


- [http://www.freelang.com/dictionnaire/finnois.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire finnois-français/français-finnois
- [http://donnerwetter.kielikeskus.helsinki.fi/FinnishForForeigners/parts-index-fr.htm Tavataan Taas !] - Introduction au finnois avec fichiers audio, notions de grammaire et de vocabulaire
- [http://www.dictionaric.com/dicofinnois/dicofinnois.php Dictionnaire en ligne finnois-français-finnois très complet avec de fréquentes mises à jour.]
- [http://www.ranska.net/discussion/modules.php?op=modload&name=Dictionary&file=index Dictionnaire de Ranska.net] - Autre dictionnaire français-finnois, finnois-français (25000 entrées)
- [http://languageserver.uni-graz.at/ls/lang?id=1945 Finnish (Languages of the World)] Catégorie:Langue finno-ougrienne Catégorie:Langue officielle de l'Union européenne Catégorie:Culture finlandaise ja:フィンランド語 ko:핀란드어

Estonien

L'estonien est une langue appartenant à la branche fennique de la famille des langues ouraliennes. Il est étroitement apparenté au finnois, et plus lointainement au hongrois. Il est parlé par environ 1 100 000 personnes, dont la très grande majorité (950 000) habitent en Estonie.

Caractéristiques de la langue

Phonologie, alphabet, prononciation

Sur le plan phonologique, l’estonien se caractérise notamment par l’existence de trois durées vocaliques et consonantiques : la plupart des phonèmes peuvent être brefs, longs ou surlongs. Cette présentation des faits a néanmoins été remise en question dans les années 1990. Plutôt que de décrire la durée des phonèmes, de nombreux linguistes préfèrent aujourd’hui décrire les trois « durées » syllabiques (voire des groupes de deux syllabes) et réduisent le système ternaire traditionnel à un emboîtement de deux oppositions binaires : les syllabes accentuées peuvent être brèves ou longues et les syllabes longues peuvent porter un « accent » fort ou ou faible, le terme d’« accent » désignant ici un ensemble de traits essentiellement prosodiques comprenant l’énergie articulatoire, la courbe intonative et la longueur relative de la syllabe accentuée et de la syllabe suivante. L’accent tonique est sur la première syllabe des mots, sauf dans les mots d'emprunt relativement récents, où il s'est souvent maintenu à la place qu'il avait dans la langue d'origine. L’alphabet estonien est l’alphabet latin augmenté de quelques signes diacritiques : ä, ö, ü renvoient à des phonèmes similaires à ceux de ces graphies en allemand ; õ note [ɤ], une voyelle postérieure non arrondie (semblable à un o français, mais vraiment postérieur, prononcé sans arrondissement des lèvres). Des lettres additionnelles sont utilisées pour les mots étrangers (nom en estonien entre parenthèses) : c (tsee), f (eff), q (kuu), š (šaa), z (zee), ž (žee), w (topeltvee ou kaksisvee), x (iks) et y (igrek, comme en français). L'orthographe ne distingue pas les phonèmes longs et surlongs: les uns comme les autres sont notés par une lettre double, tandis que les phonèmes brefs sont notés par une lettre simple. La seule exception concerne les occlusives, pour lesquelles trois graphies différentes existent: les brèves sont notées b, d, g, les longues p, t, k, et les surlongues pp, tt, kk.

Grammaire

Typologiquement, l’estonien représente une forme de transition entre langue agglutinante et langue flexionnelle. Il a subi au cours de son histoire une forte influence de l'allemand, dans son vocabulaire comme dans sa syntaxe. Il a par exemple développé un système de verbes à particules dont la forme et le fonctionnement rappellent les verbes à particules séparables de l'allemand. L’estonien ne possède pas d’articles et ne connaît pas le genre grammatical. La déclinaison comprend 14 cas : nominatif, génitif, partitif, illatif, inessif, élatif, allatif, adessif, ablatif, translatif, terminatif, essif, abessif et comitatif. L’une des particularités de ce système casuel est l'absence d'accusatif ; le complément d'objet peut être marqué, selon les contextes, par le nominatif, le génitif ou le partitif. L’adjectif épithète s'accorde en cas et en nombre avec le substantif qu'il détermine, sauf au terminatif, à l'essif, à l'abessif et au comitatif où il n'y a pas d'accord en cas (l'adjectif est alors au génitif). Tableau des cas Le système verbal se caractérise par l'absence de futur (on utilise le présent) et par l’existence de formes spéciales pour exprimer l'action accomplie par une personne indéterminée (l’équivalent du « on » français) ainsi que le discours rapporté (mode verbal spécifique appelé « mode oblique » ou « médiatif »). Il existe au moins deux infinitifs: le premier, terminé par le suffixe -ma, est la forme qui figure dans les dictionnaires; il est utilisé par exemple après les verbes signifiant « devoir » ou « commencer à ». Le deuxième infinitif, terminé surtout en -da ou en -ta (mais aussi en -la, -na ou -ra), s’utilise par exemple après les verbes signifiant « pouvoir », « vouloir », « aimer ». Certaines grammaires considèrent aussi comme un infinitif spécifique la forme en -vat (correspondant au médiatif présent) lorsqu'elle est employée après un verbe d'apparence (signifiant « sembler »).

Histoire

La première transcription connue d’un mot estonien remonte peut-être au : dans sa Cosmographie, Aethicus Ister mentionne une île du nom de Taraconta (Tharaconta). Certains auteurs pensent qu’il désignait peut-être par là l’Estonie ou sa plus grande île, Saaremaa. Taraconta peut en effet être interprété comme Taara + kond. Taara était, selon certains, l’un des principaux dieux des anciens Estoniens ; le suffixe -kond désigne quant à lui une communauté de personnes, comme dans le mot perekond « famille », ou une entité territoriale, comme dans maakond « province ». Taraconta pourrait ainsi désigner les Estoniens comme les adorateurs de Taara. À partir du , des sources écrites plus abondantes permettent d’avoir une idée plus précise de l’état de développement de la langue. C’est en effet à cette époque que les croisés allemands et scandinaves atteignent l’Estonie, qui était alors l’une des dernières terres païennes d’Europe. Les croisades contre les Estoniens ont été décrites au cours de la première moitié du dans la chronique latine Heinrici Chronicon Livoniae (chronique d'Henri le Letton), qui contient des mots et des fragments de phrase en estonien. De nombreux noms propres et toponymes estoniens sont également attestés dès le . Un rôle d’impôt danois (Liber Census Daniae), établi entre 1219 et 1220, comprend environ 500 toponymes du nord de l’Estonie. À la suite des croisades, une noblesse et une bourgeoisie allemandes s’établirent sur le territoire de l’ancienne Livonie, qui couvrait l’Estonie et la Lettonie actuelles. Bien que l’Estonie ait changé plusieurs fois de maître au cours de sept siècles d’occupation étrangère (Danemark, Pologne, Suède, Russie), l’estonien fut surtout influencé par le bas-allemand et le haut-allemand, ainsi que par le dialecte allemand de la Baltique qui se développa à partir d’eux. En particulier, le vocabulaire lié à la ville et la modernité s'inspire largement de l'allemand. Le premier texte estonien conservé est celui du manuscrit de Kullamaa, qui date des années 1524-1528. Il s’agit d’une traduction des principales prières catholiques (« Notre Père », « Je vous salue Marie » et « Je crois en Dieu »). Lorsque la Réforme parvint en Estonie, la prédication en langue vernaculaire rendit nécessaire la traduction des textes religieux en estonien du nord et en estonien du sud. Les premières grammaires et les premiers dictionnaires furent rédigés au . On dispose depuis cette époque d’un nombre important de textes conservés. Au cours du Réveil national qui se produisit au milieu du , l’estonien, qui n’était auparavant que la langue des paysans, devint rapidement une langue de culture, notamment grâce à l’Université de Tartu, un des principaux foyers intellectuels. Il commença à être utilisé en littérature et dans les sciences. À la même époque furent publiées les premières études linguistiques en estonien. En 1884, Karl August Hermann fit paraître la première grammaire estonienne en estonien, qui contribua de façon importante à la standardisation de la langue. Dans la deuxième moitié du , la population autochtone commença à se désigner sous le nom d’eesti, probablement emprunté deux siècles plus tôt au suédois ou à l’allemand. Auparavant, la majorité des Estoniens se désignaient sous le nom de maarahvas « les gens du pays » et appelaient leur langue maakeel « la langue du pays ». Durant les premières décennies du , les intellectuels estoniens se donnèrent pour mission de développer leur langue pour l’adapter à la culture européenne moderne. Un rôle important dans ce processus fut joué par le linguiste (et professeur de français) Johannes Aavik, qui s’efforça d’enrichir et d’embellir la langue littéraire. Il utilisa abondamment les ressources fournies par le finnois et les dialectes, mais créa également des mots et des morphèmes grammaticaux artificiels. Le français inspira nombre de ses propositions. Parallèlement à cette « rénovation linguistique » (keeleuuendus) lancée par Aavik, un autre courant, dirigé par Johannes Voldemar Veski, se concentra sur l’élaboration des normes et le développement de la terminologie. Plusieurs milliers de termes, dans tous les domaines du savoir et de la vie, furent créés pendant cette période. Au cours du , un rôle essentiel dans la fixation de la langue standard fut joué par les dictionnaires normatifs. Le premier d’entre eux parut en 1918. Pendant l’occupation soviétique (1940-1991), la standardisation de la langue et le strict respect des normes devinrent une forme de résistance nationale. C’était une façon de s’opposer à l’idéologie soviétique, symbolisée par la langue russe. La langue était l’un des constituants fondamentaux de l’identité estonienne. Les autorités n’avaient d’ailleurs interdit ni l’étude scientifique de l’estonien ni son emploi dans la plupart des domaines de la vie publique (y compris l’éducation), ce qui permit aux Estoniens et à leur langue de résister à la russification et à la colonisation. Dans les années 1990, les attitudes à l’égard de la norme linguistique se sont assouplies. Les sociolectes et autres variétés linguistiques non standard sont revenus à l’honneur. Le 1 mai 2004, l’estonien est devenu l’une des vingt langues officielles de l’Union européenne.

Exemples

Voir aussi

Liens internes


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues ouraliennes
      -
- langues finno-ougriennes
      -
  - langues fenniques

Lien externe


- [http://www.inalco.fr/ina_gabarit_rubrique.php3?ctx=langue&id_rubrique=47&id_departement=10&id_langue=25&ina_rubrique_departement=1197&ina_rubrique_langue=969 Apprendre l'estonien à Paris : l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO)]
- [http://www.bibliomonde.net/pages/fiche-livre.php3?id_ouvrage=1268&texte_aff=infocomp Petite bibliographie, en français et en anglais pour apprendre l'estonien]
- [http://www.dictionaric.com/dicoestonien/dicoestonien.php Dictionnaire en ligne français-estonien-français très complet avec de fréquentes mises à jour.]
- [http://www.loecsen.com/travel/discover_pop.php?lang=fr&to_lang=21&apprendre-estonien/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en estonien]
- [http://languageserver.uni-graz.at/ls/lang?id=1946 Estonian (Languages of the World)] Catégorie:Langue finno-ougrienne E ja:エストニア語

Catégorie:Métrologie

La Métrologie est la science des poids et mesures. Catégorie:Techniques et sciences appliquées catégorie:sciences Catégorie:méthodologie en sciences ja:Category:測定 ko:분류:측정

Contessa Entellina Merlot riserva

Il Contessa Entellina Merlot riserva è un vino DOC la cui produzione è consentita nella provincia di Palermo.

Caratteristiche organolettiche


- colore: rosso rubino, tendente al granato se invecchiato
- odore: gradevole, caratteristico
- sapore: secco, armonico

Cenni storici

Abbinamenti consigliati

Produzione

Provincia, stagione, volume in ettolitri
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