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| Quotidien |
QuotidienUn quotidien est un journal qui paraît tous les jours.
En France
En France, on distingue 2 catégories qui sont fonction de leur zone de diffusion.
Presse quotidienne nationale
- Diffusion nationale.
- Exemples de quotidiens nationaux: Libération, Le Monde, Le Figaro.
Presse quotidienne régionale et locale
- Les quotidiens de province sont appelés quotidiens régionaux lorsqu'ils ont une diffusion régionale et quotidiens locaux lorsque cette diffusion est moins étendue.
- exemples de quotidiens de province: Ouest France, Sud Ouest, La Marseillaise
Au Québec
Le Québec est constitué pour une large part de francophones, mais la province baigne parmi une très importante population anglophone (en 2005, environ 300 millions de personnes). À l'intérieur de la province, plusieurs communautés ethniques souhaitent avoir des nouvelles de leur pays d'origine. En conséquence, les journaux francophones et anglophones se côtoient sur les présentoirs, mais des journaux écrits en d'autres langues sont aussi diffusés.
Au Québec, la concentration de la presse dans les mains de quelques joueurs a favorisé l'émergence de quelques journaux à large diffusion. Cependant, les journaux à diffusion régionale n'ont pas disparu. Souvent, des articles rédigés pour un journal régional peut se retrouver dans un autre journal appartenant au même groupe, maximisant ainsi le retour sur investissement.
Il existe plusieurs catégories de diffusion au Québec : internationale, nationale, provinciale, régionale et locale.
- Presse quotidienne internationale
- Essentiellement anglophones, ces journaux proviennent des États-Unis et s'appellent : The Washington Post, The New York Times et USA Today. Suite à la nature privilégiée des relations de la France et du Québec, quelques journaux français sont diffusés au Québec, notamment Le Monde.
- Presse quotidienne nationale
- La presse anglophone domine ce marché : National Post, Toronto Star, Toronto Sun, Financial Post, etc.
- Presse quotidienne provinciale
- La presse francophone domine ce marché : le Journal de Montréal, la Presse et le Journal de Québec, mais le quotidien anglophone The Gazette tire son épingle du jeu.
- Presse quotidienne régionale
- La presse francophone domine ce marché : la Tribune de Sherbrooke, le Droit et le Soleil, par exemple.
- Presse quotidienne locale
- Bien que la presse francophone domine ce marché, des journaux destinés aux différentes ethnies sont publiés.
Voir aussi
Article connexe
- presse écrite
-
Journal
Un journal est un document qui recense par ordre chronologique un certain nombre d'événements pour une période donnée (généralement une journée, d'où il tire son nom).
En comptabilité les écritures sont reportées du journal dans le grand livre. Des journaux auxiliaires récapitulent ces informations par grandes catégories d'opérations. Par exemple : le journal de caisse, le journal des achats, le journal des ventes.
On utilise également ce terme pour désigner la diffusion de la synthèse de l'actualité (du jour, de la semaine...) par un organe de presse : radio, télévision ou presse écrite.
En informatique, un journal (en anglais, log file) correspond à l'enregistrement chronologique des événements survenus durant l'exécution d'un logiciel ou durant une session de travail, pour permettre de détecter des bogues ou des problèmes.
Un journal est aussi une ancienne unité de mesure agraire. Elle correspondait à la surface qu'une personne pouvait cultiver seule quotidiennement sur une année. Cette unité était variable selon la localisation de 2 à 4 ares, on estime que la moyenne se situait à 3,3 ares.
Historique
Le premier journal imprimé connu appelé "Relation" est paru à Strasbourg vers 1605.
À l'origine, un journal est tenu par celui qui veut se souvenir des événements qui lui sont arrivés (journal intime), ou pour archiver ces événements (journal de bord).
Les premiers journaux d'actualités (écrits) se présentaient également sous cette forme chronologique, mais ont rapidement évolué vers une forme plus synthétique, en classant les événements par thèmes et rubriques. De là est venu le mot journal dans son acception de support papier des informations pour une période, remplaçant le mot gazette dans une partie des ses usages.
Avec l'industrialisation de la presse écrite, de grands noms de journaux se sont créés, et le terme a servi à désigner à la fois le support physique de l'information (le journal en papier journal) et la société éditrice : le journal employant ses journalistes ou reporters.
Enfin, la façon même de présenter l'information de manière synthétique et thématique a été reprise par d'autres vecteurs : la radio, puis la télévision, qui ont également repris le terme journal pour désigner l'émission dans laquelle un présentateur donne les informations du jour. Le premier journal télévisé français a été diffusé en 1949 par la R.T.F.
Construction d'un journal d'actualités
De la dépêche d'agence aux articles
La sélection des articles
La rédaction d'un journal regroupe tous les journalistes qui participeront à la création de l'édition du jour. Elle est dirigée par un rédacteur en chef dont le rôle est de définir l'orientation du journal, d'arrêter l'agenda du jour, de la semaine ou du mois, c’est-à-dire de fixer le nombre et le contenu des articles qui seront publiés dans le journal ou le magazine.
Le rédacteur en chef est épaulé par un ou des journalistes adjoints, qui peuvent responsable d'une rubrique ou d'un service (international, société, sports, culture, politique). La conférence de rédaction est une réunion au cours de laquelle les journalistes se retrouvent pour évoquer ce qui « fera l'actualité ». Elle fait parfois l'objet de virulents débats et permet d'assurer la circulation de l'information au sein de la rédaction. Au cours de la conférence, les sujets et les angles du jour sont arrêtés, de même que leur format (interview, papier d'analyse, factuel, éditorial...).
Dans le cadre d'un journal quotidien, les sujets sont amenés à changer en fonction de l'actualité ou de ce que les journalistes recueillent sur le terrain. Passée une certaine heure, le journal doit être bouclé (entre 20 et 23 heures pour un journal imprimé la nuit). Tous les journalistes sont donc tenus de respecter des délais (la deadline dans le jargon américain) et de rendre leur copie à heure fixe.
La version définitive des articles est envoyée aux secrétaires de rédaction. Le secrétaire de rédaction est un journaliste, au même titre qu'un rédacteur ou un reporter. Son travail est de corriger les articles qui lui sont soumis, d'en définir la titraille (surtitre, titre, sous-titre, chapo, inter...), et éventuellement de vérifier auprès du rédacteur les informations divulguées. Le secrétaire de rédaction est responsable des fautes et des approximations linguistiques qui seront publiées dans le journal.
Une fois un article corrigé et formaté, le secrétaire de rédaction, aidé d'un monteur et d'un responsable iconographique, participe à la mise en page de l'article. Quand la page est entièrement montée et qu'elle a été validée par le rédacteur en chef et/ou le secrétaire général de rédaction (SGR), elle est envoyée à l'imprimerie.
La diffusion du journal
Voir aussi
- Presse
- Presse écrite
- actualités
- Information
catégorie:presse écrite catégorie:unité de mesure ancienne
Libération (journal)
Libération est un journal quotidien généraliste national français de presse écrite, dont le premier numéro est paru le 18 avril 1973. Il a son siège social au 11, rue Béranger à Paris. Le quotidien est fréquemment appelé, de manière familière, Libé. Le directeur est Serge July.
Histoire
Il y a eu deux Libération, le second en 2 époques avec un court intermède:
Le premier Libération, issu de la résistance
D'abord journal clandestin des mouvements de résistance Libération-Nord et Libération-Sud est lancé en juiller 1941 par Raymond Aubrac et Emmanuel d'Astier de la Vigerie. Il sera l'un des plus important journaux de la Résistance avec Combat. Il reparaît au grand jour à la libération de la France en 1944, compte parmi ses journalistes René Fallet, Robert Scipion et François Cavanna comme dessinateur et paraîtra jusqu'au 27 novembre 1964.
Le deuxième Libération-première époque, Jean-Paul Sartre
Il a été fondé, en février 1973, par Jean-Paul Sartre, Serge July, Philippe Gavi, Bernard Lallement et Jean-Claude Vernier.
En 1972, Jean-Claude Vernier, ancien élève de l'École Centrale de Paris et militant maoïste rencontre à Bruay-en-Artois, commune minière du nord de la France, Jean-René Huleu, ancien journaliste hippique, qui imprimait, sur place, un bulletin quotidien appelé Pirate afin de rendre compte des luttes ouvrières de la région. Jean-Claude Vernier, qui co-gérait déjà avec Maurice Clavel l'Agence de presse Libération (APL), en rapporte, à Paris, l'idée d'un journal populaire de gauche.
Le projet est repris par Benny Lévy, dirigeant de la Gauche prolétarienne, afin de relancer son mouvement qui était en train de s'étioler.
Jean-Paul Sartre en sera le directeur de publication jusqu'au 24 mai 1974
Un manifeste est rendu public le 3 février 1973 qui constitue la charte politique de Libération dont la doctrine devait être "Peuple prend la parole et garde là". Le quotidien se voulait sans publicité ni actionnaires financiers.
Après plusieurs crises ayant traversé le journal, entraînant plusieurs interruptions,il a suspendu sa parution en février 1981 afin de reparaître le 13 mai de la même année sous une nouvelle formule.
Le deuxième Libération-seconde époque, Serge July
Le titre commence à reparaître, dans sa formule actuelle le 13 mai 1981. Serge July reprend une partie de l'ancienne équipe. Mais la nouvelle formule n'a plus rien à voir avec l'ancienne formule "gauchisante". Son nouveau rédacteur en chef est Jean-Marcel Bouguereau qui restera à la direction opérationnelle du journal jusqu'en 1987
Divers
L'almanach les « trente bouleversantes » présente les trente premières années de Libération.
- 246 journalistes,
diffusion
En moyenne par jour :
- 164 000 exemplaires papier,
- 150 000 visiteurs en ligne.
La diffusion payée en France de Libération. Sources : OJD, 2005.
Pour comparer avec la diffusion des autres quotidiens nationaux français : voir Presse en France.
Capital
détenu par
- Edouard de Rothschild à hauteur de 39%. Il est entré dans le capital le 20 janvier 2005 avec l'aval des salariés et a apporté 20 millions d'euros destinés prioritairement à développer le titre.
- les employés pour désormais 18,5%
- Communication et Participation (Les Amis de Libération, actionnaire historique) : 10 %
- le reste réparti entre des investisseurs financiers et des spécialistes des médias de masse, principalement Pathé.
Tendance
Gauche « social-démocrate ».
L'équipe de direction actuelle, autour de Serge July, a été vivement critiquée par d'anciens acteurs du mouvement de mai 1968, comme Guy Hocquenghem (« Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col mao au Rotary »), qui l'accusent d'avoir trahi les principes fondateurs du journal.
Biographie
- Bernard Lallement - Libé, l'œuvre impossible de Sartre - Albin Michel 2004
- Jean Guisnel - Libération, la biographie - La Découverte 1999
- Pierre Rimbert - Libération de Sartre à Rotschild - Raisons d'agir éditions, 2005 ISBN 2-912-107-25-3
Voir aussi
Florent Latrive
Liens externes
- [http://www.liberation.fr Site Web de Libération]
- [http://www.acrimed.org/article2205.html « Libération, de Sartre à Rothschild » ]
Catégorie:presse quotidienne française
catégorie:presse quotidienne francophone
Le Monde
Le Monde est un journal quotidien français fondé par Hubert Beuve-Méry en 1944 avec la même typographie que Le Temps sabordé en 1942.
Histoire
Le premier numéro est paru en 1944, daté du 19 décembre. Le journal se veut un remplacement du journal Le Temps dont il reprend le format et la présentation. Le Général de Gaulle est un élément moteur de sa création qui est réalisée par Hubert Beuve-Méry qui crée une société à responsabilité limitée au capital de 200 000 francs répartis en 200 actions.
Il est actuellement (mars 2005) présidé par Jean-Marie Colombani et sa rédaction est dirigée par Gérard Courtois depuis le 13 décembre 2004 (Edwy Plenel, précédent directeur de la rédaction, ayant donné sa démission le 29 novembre 2004). Ses rédactions successives ont conquis le titre de « journal de référence » de la presse quotidienne française. Aujourd'hui, malgré les critiques, il reste un grand quotidien, orienté au centre gauche de l'échiquier politique français. Il est le seul titre de la presse quotidienne nationale qui soit indépendant économiquement, propriété de ses propres journalistes. Il est la principale publication quotidienne du Groupe La Vie Le Monde.
Depuis 1985, la une du Monde est illustrée par une caricature de l'actualité dessinée le plus souvent par Plantu.
L'arrivée de Plantu, ou par exemple la publication en intégralité du rapport d'accusation contre le président américain Bill Clinton dans l'affaire Lewinsky étonnèrent quelques lecteurs. D'autres lecteurs, en revanche, trouvèrent cette publication très intéressante, car elle mettait en évidence l'aspect conservateur et moraliste de la justice américaine.
En 2003, une série d'ouvrages et de travaux ont critiqué la neutralité et la rigueur déontologique du journal. Dans la revue Actes de la Recherche en Sciences Sociales, Patrick Champagne analysait l'évolution du quotidien et l'influence de Jean-Marie Colombani dans l'article « Le médiateur entre deux mondes». Ces critiques devinrent accusations dans l'essai La Face cachée du Monde, où Pierre Péan et Phillipe Cohen affirment, entre autres choses, que l'équipe dirigeante Jean-Marie Colombani, Edwy Plenel et Alain Minc ont pris le parti de s'orienter vers une logique de rentabilité et de vente faisant totalement fi, selon eux, des règles déontologiques. Les critiques pointent également du doigts certains parti-pris éditoriaux.
Au cœur idéologique de la critique, ce que reprochent les auteurs de l'ouvrage, devenu un best-seller, c'est essentiellement que Le Monde dénonce durement, comme le fit le Washington Post en son temps, les dérives du pouvoir (ex. Mitterandisme : Affaire du Rainbow Warrior, « vrai-faux passeport » dans l'affaire Pasqua/Schuller, affaires liées à la mairie de Paris et cassette Méry, etc.). L'aspect partial de la ligne éditoriale du Monde est dénoncé, et, le livre est une charge contre le journalisme d'investigation dont Edwy Plenel était « Le » représentant. « Informer, d'accord, mais il faut respecter l'aspect sacré de la raison d'État » semble être l'une des thèses centrales de Péan et Cohen, dont le livre a eu pour effet objectif de fragiliser la construction du jeune groupe Le Monde au détriment d'autres groupes tels que Dassault (Figaro-L'Express), qui sont en concurrence directe avec le groupe Le Monde.
Le Monde est présent sur Internet depuis le 19 décembre 1995, accessible sur [http://www.lemonde.fr Lemonde.fr]. L'ensemble du contenu textuel du journal est accessible gratuitement tous les jours, dès midi. Les articles de moins de deux semaines sont également librement accessibles, mais sans la documentation iconographique et infographique du journal. Pour l'accès aux archives, l'abonné au journal a un droit limité et gratuit de consultation, sinon la lecture des archives est payant. On peut, depuis avril 2002, s'abonner à la zone payante du site (pour 6 euros par mois) et bénéficier des dépêches d'agence (AFP, AP, Reuters), d'une base de données de résultats électoraux mise à jour depuis 1969 et bénéficier de 25 consultations des archives texte par mois (près d'un million d'articles du Monde en ligne, soit l'intégralité du quotidien depuis 1987). Depuis mars 2005, la partie en accès gratuit s'est réduite à quelques articles par jour.
Le 7 novembre 2005, une nouvelle formule du journal est mise en œuvre. Outre la présentation aérée (caractère plus gros,...), l'architecture du quotidien est remaniée en profondeur.
Cette nouvelle formule se veut également, d'après Jean-Marie Colombani, une correction de la ligne éditoriale dans le sens d'une plus grande rigueur, d'une fiabilité sans faille et d'une information plus proche des réalités.
Diffusion
La diffusion payée en France des principaux quotidiens nationaux. Sources: Diffusion Contrôle, 2004, site Office de Justifation de la Diffusion 2005.
Pour comparer avec la diffusion payée des autres quotidiens nationaux français : voir Presse en France.
Nombre d'abonnés au [http://www.lemonde.fr site internet] par mois (Diffusion Contrôle). D'après Diffusion Contrôle, en 2003, un peu plus de la moitié des abonnés à la version internet sont les abonnés à la version papier utilisant leur droit de consultation :
- Janvier 2003 : 30 597.
- Décembre 2003 : 44 687.
Anciens directeurs
- Hubert Beuve-Méry (1944-1969)
- Jacques Fauvet (1969-1982)
- André Laurens (1982-1985)
- André Fontaine (1985-1991)
- Jacques Lesourne (1991-1994)
Suppléments et rubriques
- suppléments existants :
- Le Monde Économie (supplément du lundi),
- Le Monde des Livres, (supplément du jeudi),
- Le Monde 2, mensuel devenu supplément du week-end du journal (en vente le vendredi),
- Le Monde Radio TV (paraît le week-end, vendu avec Le Monde 2 le samedi),
- Le Monde Argent (paraît le week-end, vendu avec Le Monde 2 le samedi),
- New York Times, recueil d'articles parus dans ce journal étatsunien, publié en anglais (paraît le week-end, vendu avec Le Monde 2 le samedi).
- suppléments disparus :
- Aden, agenda hebdomadaire des spectacles en Île-de-France arrêté fin 2004 pour cause d'économies de gestion,
- Le Monde interactif, a existé quelques années au temps de la bulle spéculative autour des nouvelles technologies. Il a disparu en octobre 2001. (voir le lien sur 01-Hebdo http://www.01net.com/article/165191.html?rub= )
Depuis juillet 2005, la rubrique des prévisions météorologiques est achetée à l'entreprise suisse MeteoNews, en lieu et place de Météo-France.
Autres publications
Le Monde est à l'origine de plusieurs publications dont la ligne éditoriale est indépendante de celle du quotidien :
- Le Monde de l'éducation, (milieu enseignant, problématiques liées à l'école).
- Le Monde initiatives, (mensuel d'économie sociale et solidaire, mutuelles, formation, professionnelle) disparu en 2005.
- Le Monde des philatélistes en 1951 à l'initiative d'Adalbert Vitalyos, devenu Timbres magazine en 2000,
- Le Monde de la musique (ne fait plus partie du groupe),
- Le Monde des débats (disparu).
- Le Monde des ados
Au sein du groupe La Vie Le Monde, le pôle Magazine est constitué de :
- Courrier international, (hebdomadaire mettant en perspective une problématique à partir des traductions des principaux titres de la presse mondiale),
- La Vie, (hebdomadaire d'information générale, de sensiblité chrétienne),
- Télérama, (programmes de télévision et hebdomadaire culturel de référence donnant à réfléchir sur les médias, l'actualité du cinéma, guide culturel),
- Les Cahiers du cinéma, (mensuel traitant de l'actualité cinématographique).
Le Monde est actionnaire à 51% du mensuel Le Monde diplomatique, mais la ligne éditoriale de ce dernier est indépendante, comme celle de tous les titres du Groupe La Vie Le Monde.
Le Monde diplomatique édite aussi le bimestriel « Manière de voir ».
Le Monde est actionnaire majoritaire du quotidien régional « Le Midi Libre ».
Voir aussi
Publications du groupe sur le journal
- Le Style du Monde, 1 édition, 2002 ; la déontologie du journal, ses lexiques et son atlas de référence.
Distribution
- presse écrite, vente au numéro
Bibliographie
Classée par ordre chronologique.
- Jean-Noël Jeanneney et Jacques Julliard, Le Monde de Beuve-Méry ou le métier d'Alceste, Paris, éd. Le Seuil, 1979.
- J. Thibau, Le Monde, 1944-1996, Histoire d'un journal, un journal dans l'histoire, Paris, éd. Plon, 1996.
- Gouteux Jean-Paul, Le Monde, un contre-pouvoir ? Désinformation et manipulation sur le génocide rwandais, L’esprit frappeur, 1999, 202 p.
- Pierre Péan et Philippe Cohen, La face cachée du Monde, Paris, éd. des Mille et Une Nuits, 2003.
- Patrick Eveno, « Le Monde : soixante ans de politique », dossier paru dans le magazine L'Histoire n°293, décembre 2004.
- Patrick Eveno, Histoire du journal Le Monde, 1944-2004, Paris, éd. Albin Michel, 2004.
- [http://www.lemonde.fr Site officiel du journal]
- [http://www.cavi.univ-paris3.fr/ilpga/ilpga/tal/sitespp/maitrise-2004/slVirginieGasser-2004.pdf étude universitaire sur le contenu du journal]
- [http://26-mai-2005.frdm.fr/juridictions/Arret_26-mai-2005_CA-Versailles.rtf Arrêt de la Cour d'appel de Versailles rendu le 26 mai 2005, condamnant Edgar Morin, la Société éditrice du journal Le Monde et autres pour diffamation raciale]
- [http://perso.wanadoo.fr/guzza/memoire.htm Mémoire portant sur les critiques portées à la presse à travers l'exemple du quotidien]
- [http://www.liaison-rwanda.com/article3099.html Procès du journal Le Monde contre Jean-Paul Gouteux]
Monde, le
Monde, le
Monde, le
ja:ルモンド
Quotidien régional
Un quotidien régional est un journal dont la parution est quotidienne et la diffusion moins limitée que celle d'un quotidien local au plan géographique.
En France
Voir : Presse écrite régionale en France
Voir aussi
- Presse écrite
-
Regional
Ouest-France
Ouest-France est un journal quotidien régional de la presse écrite française.
Premier quotidien français en termes de diffusion, depuis 1975. Il est vendu principalement dans les régions du nord-ouest et l'ouest de la France. Il a pris la suite en 1944 de [L’Ouest-Éclair], créé le 2 août 1899, qui avait été interdit de parution à la Libération.
Ouest-France imprime chaque jour 42 éditions (soit près de 600 pages différentes) diffusées dans trois régions, soit 12 départements.
Son siège est 10, rue du Breil, 35051 à Rennes.
Constitué autour du quotidien éponyme, le groupe Ouest-France comprend les quotidiens La Presse de la Manche (Cherbourg), Le Courrier de l'Ouest (Angers), Presse-Océan (Nantes) et Le Maine libre (Le Mans), ainsi qu'une quarantaine d'hebdomadaires locaux groupés dans la société [Publihebdos], un groupe de presse publicitaire gratuite autour de la société Spir Communication, la moitié du quotidien gratuit français 20 minutes, un groupe d'édition, une régie publicitaire Précom, etc. Le chiffre d'affaires du groupe est de 953 millions d'euros (2004).
PDG : François-Régis Hutin.
Vice-président : [Francis Teitgen]
Rédacteurs en chef
- Yves Le Dantec
- Eugène Brulé (-1986)
- François-Xavier Alix (1986-1991)
- Didier Pillet (1991-2005)
- Jean-Luc Evin (2005-)
Bibliographie
Ouest-France, histoire du premier quotidien français, de Guy Delorme, éditions Apogée, Paris, 2004.
voir aussi
presse écrite, vente au numéro
Liens externes
- [http://www.ouest-france.fr/ Le site officiel]
Catégorie:presse quotidienne française
Catégorie:Presse quotidienne francophone
Sud-ouest
Un point cardinal est une des quatre principales directions d'un compas dans un plan :
Les quatre points cardinaux sont représentés sur les cartes géographiques par une rose des vents dont la plus longue branche représente le nord. Par convention, le nord indique le haut d'une carte, le sud le bas, l'est la droite et l'ouest la gauche. Longtemps, dans les pays chrétiens, le haut de la carte était orienté vers l'est, plus exactement vers Jérusalem.
Dans les pays d'Extrême-Orient, la notion de milieu représente l'équivalent d'un cinquième point cardinal.
De ces quatre points ont été construits des intermédiaires :
| lettre | point | cap |
| N | nord | 0° |
| NNE | nord-nord-est | 22,5° |
| NE | nord-est | 45° |
| ENE | est-nord-est | 67,5° |
| E | est | 90° |
| ESE | est-sud-est | 112,5° |
| SE | sud-est | 135° |
| SSE | sud-sud-est | 157,5° |
| S | sud | 180° |
| SSO | sud-sud-ouest | 202,5° |
| SO | sud-ouest | 225° |
| OSO | ouest-sud-ouest | 247,5° |
| O | ouest | 270° |
| ONO | ouest-nord-ouest | 292,5° |
| NO | nord-ouest | 315° |
| NNO | nord-nord-ouest | 337,5° |
| N | nord | 360° |
Articles connexes :
- pôle géographique
- pôle magnétique
Catégorie:Cartographie
ja:方位
La Marseillaise
La Marseillaise est l'hymne national de la République française.
Histoire
Elle fut composée par Rouget de Lisle à Strasbourg dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 à la suite de la déclaration de guerre au roi d'Autriche. Elle portait alors le titre de Chant de guerre pour l'armée du Rhin.
C'est le 30 juillet 1792, alors qu'elle avait été entonnée par les soldats républicains marseillais entrant dans Paris, lors de l'insurrection des Tuileries, qu'elle fut baptisée La Marseillaise. Ces soldats avaient sans doute appris ce chant dans la Rue du Tapis Vert où il fut chanté pour la première fois à Marseille.
Le septième couplet, dit Couplets des enfants, date d'octobre 1792. Il est attribué à Jean-Baptiste Dubois, Marie-Joseph Chénier et l'abbé Dubois.
Elle est déclarée chant national le 14 juillet 1795.
Interdite sous l'Empire puis la Restauration, elle est remise à l'honneur après la Révolution de 1830 et redevient hymne national sous la III République. Le ministère de l'Éducation Nationale conseille d'en pratiquer le chant dans les écoles à partir de 1944, pratique qui est dorénavant obligatoire à l'école primaire (loi du 19 février 2005). Les Constitutions de 1946 (IV République) et de 1958 (V République) conservent La Marseillaise comme hymne national (article 2 de la Constitution de 1958).
Ringardisée par la génération baba-cool des années 1970, la Marseillaise fut un temps accaparée par les seuls nationalistes, Front National au premier chef. Depuis la fin des années 1990 pourtant, la Marseillaise, tout comme le drapeau national bleu, blanc, rouge, sont clairement de retour comme symbole républicain fort.
Le 6 octobre 2001, lors du match de football France-Algérie au Stade de France, la Marseillaise fut copieusement sifflée par une partie des spectateurs. Ces sifflements furent attribués à de jeunes français issus de l'immigration (maghrébine/algérienne). Ceci provoqua une vive réaction à travers tout le pays et inspira une loi quelques années plus tard, d'autant qu'au printemps 2002, certains supporters corses du Sporting Club de Bastia sifflèrent à nouveau l'hymne national à l'occasion de la finale de la Coupe de France.
La Marseillaise est bien plus que l’hymne français. En tant que chant révolutionnaire de la première heure, il a été repris et adopté par nombre de révolutionnaires sur tous les continents. Au premier chef, les Bolcheviks l'adoptent pour hymne en 1917 avant de reprendre un autre chant français, L'Internationale.
Les étudiants chinois manifestant sur la place Tiananmen chantaient également la Marseillaise, qui pour eux restait avant tout le chant des combattants de la liberté.
Interprètes
La Marseillaise eu de nombreux interprètes dont :
- Serge Gainsbourg (1979) sous le titre de « Aux armes et cætera ». Il s'agissait d'une version reggae qui déclencha de nombreux émois au point qu'il sera pris à partie par des parachutistes au cours de l'une de ses représentations. Il acheta le manuscrit original du Chant de guerre de l'armée du Rhin lors d'une vente aux enchéres en décembre 1981. « J'étais prêt à me ruiner », déclara-t-il.
- Mireille Mathieu ;
- Marcel Mouloudji ;
- Marc Ogeret ;
- Édith Piaf ;
- Michel Sardou (1976) ;
- Oberkampf, version punk en 1983 ;
- The Beatles (introduction de All You Need Is love) ;
- Jean-Loup Longnon, version brésilienne dans l’album Cyclades, 1996 ;
- Rohan,version enfant 2005 ;
- Isabelle Hamon, version Gallo 2005 ;
- Graeme Allwright.
Loi
Le 24 janvier 2003, l'ensemble des députés ont adopté, dans le cadre de la loi de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi) proposée par Nicolas Sarkozy, un amendement créant le délit d'« outrage » au drapeau français et à l'hymne national, La Marseillaise. Délit sanctionné par un emprisonnement de 6 mois et 7500 euros d'amende. Un certain nombre de citoyens et d'associations de défense des droits de l'Homme se sont insurgés contre ce qu'ils considèrent comme une atteinte manifeste à la liberté d'expression et contre le flou entretenu par le mot « outrage ».
Le conseil constitutionnel a limité les possibilités d'applications : « [...] sont exclus du champ d'application de l'article critiqué les œuvres de l'esprit, les propos tenus dans un cercle privé, ainsi que les actes accomplis lors de manifestations non organisées par les autorités publiques ou non réglementés par elles ; que l'expression « manifestations réglementées par les autorités publiques », éclairée par les travaux parlementaires, doit s'entendre des manifestations publiques à caractère sportif, récréatif ou culturel se déroulant dans des enceintes soumises par les lois et règlements à des règles d'hygiène et de sécurité en raison du nombre de personnes qu'elles accueillent. »
(Décision n° 2003-467 DC [http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2003/2003467/2003467dc.htm])
Le projet de loi Fillon, visant à reformer l'education et adopté en Mars 2005, a rendu obligatoire l'apprentissage de la Marseillaise dans les classes maternelles et primaires.
Paroles
Le texte a subi plusieurs modifications de couplets. La majorité des couplets ne sont plus dans la version « officielle » (celle que l'on trouve sur le site de l'Élysée) et seul le premier couplet est chanté lors des événements. Deux couplets (les « couplets des enfants ») ont été ajouté ultérieurement, dont l'un d'eux a depuis été supprimé de la version « officielle ». Enfin, eu égard à son caractère religieux, le 8e couplet à été supprimé par Servan, ministre de la guerre, en 1792.
Polémiques concernant le texte de la Marseillaise
L’hymne national français est un chant guerrier hérité des guerres révolutionnaires. La violence de la Marseillaise est parfois critiquée, en France même, mais il convient d’en rappeler le caractère exclusivement défensif :
- « Aux armes citoyens ! » est le mot d’ordre de la levée en masse pour défendre « la Patrie en danger », assiégée par l’Europe entière ;
L’expression « sang impur » est parfois mal interprétée. Il ne s’agit nullement ici d’une connotation raciste faisant référence à du sang étranger. Le « sang impur » de la Marseillaise, c’est le fameux « sang bleu » des nobles qui symbolisait le caractère inégalitaire de l’Ancien Régime. La Marseillaise est composée alors que les nobles ont émigré en masse à l'étranger, et qu'ils se préparent à envahir la France, faisant craindre une répression.
Si l’on pousse plus loin l’analyse, on fera remarquer que ce vers est un plagiat d’une chanson anti-anglaise très populaire lors de la guerre de Sept Ans (1756-1763). La haine franco-anglaise atteint à cette occasion des sommets depuis la guerre de Cent Ans, et des deux cotés de la Manche, les textes haineux se multiplient. Cette littérature appelant à la résistance est une mine pour certains auteurs révolutionnaires en mal d’inspiration, Rouget de l’Isle inclus. « Aux armes citoyens ! » figure ainsi dans une Ôde aux Français signée Ecouchard en 1762, tandis que l’on retrouve notre vers invoquant un sang impur dans une Adresse à la nation anglaise sous la plume de Claude-Rigobert Lefebvre de Beauvray en 1757.
En raison de son caractère violent, il y eut plusieurs tentatives de réécriture, les plus notables sont celles de Alphonse de Lamartine, Victor Hugo, Mireille Mathieu, Serge Gainsbourg ou Yannick Noah avec Aux rêves citoyens !
Voir aussi
Bibliographie
- Frédéric Robert, La Marseillaise, Les nouvelles éditions du pavillon, Imprimerie Nationale, 1989
- Frédéric Dufourg, La Marseillaise, Éditions du Félin, Collection Félin poche, 2003
Liens externes
- [http://www.gmarchal.net/marseillaise.htm Alors, Zizou (la Marseillaise)], par Gilles Marchal
- [http://www.elysee.fr/elysee/francais/les_symboles_de_la_republique/la_marseillaise/la_marseillaise.21106.html La Marseillaise sur le site officiel de l’Élysée]
- La musique est disponible dans le domaine public sous forme d'un fichier midi Image:Audiobutton.png media:france_anthem.mid.
- [http://blog.empyree.org/?2005/07/14/1624-la-marseillaise-version-sur-complete Version sur-complète]
- [http://s.huet.free.fr/kairos/aletheia/rouget.htm et un ultime couplet]
- [http://www.easybyte.org Easybyte] - arrangement pour piano de La Marseillaise
Marseillaise
Marseillaise
Marseillaise
Marseillaise
ja:フランスの国歌
Québec:Pour visiter la page de la Ville de Québec, qui est la capitale de la province, voir la Ville de Québec.
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Le Québec est une province canadienne
dont la population compte près de 7,5 millions d'habitants. Les Québécois parlent en majorité le français, faisant du Québec le seul État officiellement de langue française (et majoritaire) en Amérique du Nord (excluant les Antilles). La capitale nationale du Québec est la ville de Québec. (On dit « à Québec » et « de Québec » pour la ville ; « au Québec » et « du Québec » pour la province.)
Géographie du Québec
Article principal : Géographie du Québec
Le Québec est situé à l'est du Canada, bordé par la province de l'Ontario et la baie d'Hudson à l'ouest, les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador et du Nouveau-Brunswick à l'est, les États-Unis (États du Maine, New Hampshire, Vermont et de l'État de New York) au sud et l'océan Arctique au nord.
océan Arctique]
La province, la plus grande du Canada, est un vaste territoire (près de trois fois la superficie de la France), dont la majeure partie est très peu densément peuplée. Plus de 90 % de la superficie du Québec fait partie du bouclier canadien, un grand territoire qui, historiquement, était appelé la région d'Ungava. Au temps de la Nouvelle-France, le Québec habitable consistait en une bande de terre de quelques dizaines de kilomètres de largeur longeant les deux rives du fleuve Saint-Laurent. C'est là que les premiers colons français se sont installés pour y cultiver la terre après l'avoir défrichée.
Le Québec possède un paysage très varié. On y retrouve différents ensembles géologiques. Il y a le Bouclier canadien, au nord, et une chaîne de montagnes au sud : les Appalaches. Deux régions de plaine sont aussi présentes : les Basses-Terres du Saint-Laurent bordant les deux rives du fleuve du même nom ainsi que les Basses-Terres de l'Arctique ceinturant la baie d'Hudson.
En 1912, un grand morceau de la région canadienne de l'Ungava fut enlevé aux Territoires du Nord-Ouest pour être intégré au Québec suite à une loi du Parlement du Canada approuvée par Londres. Cette vaste région du Nord, pratiquement inhabitée, a créé l'énorme province de Québec telle qu'on la connaît aujourd'hui. Cet ajout à la province incluait la baie James, là où se trouvent certains des plus grands projets hydroélectriques du Québec, installés sur la rivière La Grande.
hydroélectriques ]]
Le territoire du Québec est extrêmement riche en ressources naturelles avec ses forêts de conifères, de feuillus, ses lacs et ses rivières ; le papier, le bois et l'hydroélectricité sont parmi les plus importantes industries de la province. L'extrême Nord du Québec est formé d'une région subarctique appelée le Nunavik ; c'est la terre de la nation Inuit.
La région la plus peuplée est la vallée du fleuve Saint-Laurent, dans le sud, où sont situées la capitale, la Ville de Québec, et la métropole, Montréal. Au nord de Montréal se trouvent les Laurentides (montagnes), la plus vieille chaîne de montagnes au monde, et à l'est, les Appalaches se rendent jusqu'aux Cantons de l'Est (l'Estrie). La péninsule gaspésienne s'étend dans le golfe du Saint-Laurent à l'est.
La vallée du Saint-Laurent est une région fertile où l'on retrouve des cultures de fruits et de céréales ainsi que des produits laitiers, du sirop d'érable, dont le Québec est le plus important producteur du monde, ainsi que du bétail.
Histoire du Québec
Article principal : Histoire du Québec
Le Québec était habité par les Premières Nations avant l'arrivée des Français et l'est encore aujourd'hui — l'État québécois reconnaît onze nations autochtones sur son territoire : les Inuit, les Mohawks, les Innus, les Cris, les Algonquins, les Atikamekw, les Micmacs, les Hurons-Wendat, les Abénaquis, les Malécites et les Naskapis.
Le premier explorateur européen du Québec fut le Français Jacques Cartier, qui planta une croix à Gaspé en 1534 et navigua sur le fleuve Saint-Laurent en 1535. En 1608, Samuel de Champlain donna naissance à la Nouvelle-France en fondant la Ville de Québec. Celle-ci deviendra le point de départ de l'exploration française de l'Amérique du Nord.
En 1627, le roi de France Louis XIII accorda le monopole de la colonisation aux catholiques. Peu après viendra la fondation de Trois-Rivières (1634) et Montréal (1642). En incluant Québec, ces trois agglomérations furent, tout au long de l’histoire du Québec, les principaux centres politiques et économiques de la province. Bien sûr, des villes importantes en termes de population se joindront à elles sous forme de « banlieues », comme Longueuil pour Montréal, Sainte-Foy pour Québec et, plus modestement, Trois-Rivières-Ouest pour Trois-Rivières. En revanche, au cours des récentes modifications au régime municipal (fusions/défusions), plusieurs banlieues importantes se sont jointes aux nouvelles grandes villes. En 1663, la Nouvelle-France devint une colonie royale sous le règne du roi Louis XIV.
Louis XIV après l'Acte constitutionnel de 1791.]]
Acte constitutionnel
Acte constitutionnel
Les Français et les Canadiens s'allièrent avec les Hurons contre les Iroquois qui, eux, étaient les alliés des Anglais. La guerre de Sept Ans (1756–1763), entre l'Angleterre et la France, prit un tournant décisif en Amérique du Nord avec la défaite en 1759 de l'armée de Louis-Joseph de Montcalm par l'armée du général anglais James Wolfe dans la Bataille des Plaines d'Abraham, près de la Ville de Québec. La Nouvelle-France était alors perdue pour le royaume de France. Le Canada, plus grande colonie de la Nouvelle-France, ne comptait que 55 000 habitants au début de la guerre, alors que la population de la Nouvelle-Angleterre était de près d'un million de colons. La population amérindienne de l'immense territoire de la Nouvelle-France représentait alors environ 600 000 âmes.
La Grande-Bretagne prit possession de la Nouvelle-France avec le traité de Paris qui mit fin à la guerre de Sept Ans qui avait déchiré l'Europe et les colonies en 1763, lorsque le roi Louis XV et ses conseillers choisirent de conserver la Guadeloupe pour son sucre plutôt que le Québec, alors considéré comme un vaste territoire de glace sans importance par le royaume de France. Suite au traité de Paris, la plupart des aristocrates retournèrent en France.
En réponse aux agitations de ses colonies américaines, la couronne britannique instaura l'Acte de Québec en 1774, restaurant le droit civil français mais conservant le droit criminel anglais. Durant la révolution américaine, la ville de Montréal fut prise et les révolutionnaires américains tentèrent de rallier les Canadiens à leur cause. Ces derniers restèrent plutôt neutres dans le conflit, suivant les recommandations de l'Église catholique qui prenait le parti des Britanniques.
Suite à l'indépendance américaine, des Loyalistes s'installèrent au Québec. Insatisfaits des nombreux privilèges accordés aux Canadiens, ils demandèrent des réformes et obtinrent ce qu'ils voulaient dans l'Acte constitutionnel de 1791 qui divisait la Province du Québec à la rivière des Outaouais, créant le Haut-Canada (l'Ontario d'aujourd'hui) et le Bas-Canada (le Québec d'aujourd'hui). Les deux populations découvrirent le parlementarisme britannique. Très rapidement, les populations des deux Canadas se rendirent compte des limites de ce système colonial.
Les grandes idées du libéralisme de l'époque finirent par provoquer un soulèvement armé dans le Bas-Canada et le Haut-Canada en 1837 ; la révolte eut lieu suite au refus de Londres de prendre en considération les demandes du Parti patriote de Louis-Joseph Papineau. Les rébellions furent écrasées et Lord Durham fut envoyé par Londres pour faire enquête. Il recommanda, dans son fameux rapport (le rapport Durham), l'assimilation des Canadiens français par l'union des deux Canadas et l'adoption d'un gouvernement responsable. L'Union de 1840 fut votée à Londres, mais il faut attendre 1849 pour voir apparaître, avec les réformistes, le gouvernement responsable. Malheureusement, les francophones n'étaient déjà plus majoritaires au pays. Le parti réformiste fut alors dirigé par Robert Baldwin au Haut-Canada et Louis-Hippolyte Lafontaine au Bas-Canada.
L'Union est instable, et quand le Canada-Uni joignit le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse lors de la confédération (1867), le Bas et le Haut Canada seront divisés une fois de plus, formant les provinces du Québec et de l'Ontario.
Histoire politique récente
Article principal : Politique québécoise
À la naissance de la Confédération canadienne, dont le Québec est l'une des quatre provinces fondatrices, un article vint protéger les droits scolaires des minorités religieuses et un autre reconnut la légalité de la langue française au Parlement et à la Cour. Depuis 1968, le français et l'anglais sont les langues officielles du Canada. Un double système d'éducation, basé sur la religion (l'éducation est une juridiction provinciale), fut établi au Québec. Ce système sera maintenu jusque dans les années 1990, période au cours de laquelle il sera déconfessionnalisé.
Le pouvoir religieux occupa, jusque dans les années 1950, une place prépondérante au Québec. Le gouvernement de l'Union nationale, avec à sa tête Maurice Duplessis, sera le dernier à gouverner la province avec l'aide du pouvoir de l'Église. Lorsqu'il était au pouvoir, le clergé usa de son influence pour convaincre les électeurs de préserver ce gouvernement conservateur, gouvernement qui prit aussi des mesures contre les réformes sociales et le syndicalisme. Sous le gouvernement libéral de Jean Lesage, le pouvoir de l'Église s'est grandement affaibli. Durant les années 1960, le Québec entra dans une grande phase de modernisation accélérée. C'est cette période que l'on nomme la Révolution tranquille.
Révolution tranquille
La modernisation du Québec raviva l'idée de l'indépendance et le mouvement souverainiste prit corps. Vers la fin des années 60, ce mouvement prit une ampleur sans précédent et une section extrémiste, le Front de Libération du Québec (FLQ) ressortit du lot. Ce groupe eut recours à des attentats terroristes sur le sol québécois contre plusieurs intérêts canadien anglais et symbole de l'Angleterre. Les manifestations et émeutes se multiplièrent jusqu'au point culminant de 1970, année où le FLQ assassina un ministre québécois représentant du gouvernement provincial québécois, Pierre Laporte. Cet assassinat et les autres menaces de mort envoyées aux ministres supportant la Fédération canadienne entraînèrent l'intervention de l'armée canadienne, à la demande du premier ministre Robert Bourassa et du maire de Montréal de l'époque Jean Drapeau, dans les rues même de Montréal, plaçant la ville sous l'état de siège. Plus de 500 leaders d'opinions québécois furent arrêtés, parmi lesquels des syndicalistes, des artistes et des étudiants. Des commissions d'enquêtes subséquentes (GRC et Keable) conclueront que l'action des gouvernements fédéral et provinciaux, illégale sur le plan moral, visait essentiellement à rallier l'opinion publique plutôt qu'à réprimer une insurrection appréhendée. Ces événements marquent tout de même la fin de l'extrémisme au sein du mouvement indépendantiste.
C'est en 1968 que se forma le Parti Québécois, parti souverainiste dirigé par René Lévesque. Ce parti gagna les élections provinciales de 1976 et instaura une série de lois faisant la promotion et la défense de la langue française. Le français devint la langue officielle du Québec (Loi 101) en 1977.
En 1980, le projet de Lévesque, appelé souveraineté-association, fut appuyé par 40 % de la population lors d'un référendum. Le gouvernement du Canada de Pierre Elliott Trudeau rapatria unilatéralement la constitution en 1982, mais l'accord n'est pas ratifié par le gouvernement du Québec suite aux événements controversés de ce que l'on nommera par la suite la Nuit des longs couteaux. Le Québec n'a toujours pas signé la constitution de 1982. De 1985 à 1994, le Parti Libéral du Québec a gouverné sous Robert Bourassa et Daniel Johnson ; l'avancement sur la problématique constitutionnelle a résulté en l'Accord du lac Meech (1987), mais celui-ci s'effondre en 1990. Une autre entente, l'Accord de Charlottetown, qui devait résoudre une longue liste de problèmes en plus de régler la relation du Québec avec le reste du Canada, a été rejetée par un référendum pancanadien et un référendum québécois en 1992.
Le Parti Québécois, mené par Jacques Parizeau, est revenu au pouvoir en 1994 avec la promesse de tenir un nouveau référendum sur la souveraineté du Québec. Tenu le 30 octobre 1995, ce référendum a vu la proposition souverainiste rejetée par un écart inférieur à 1 % (OUI: 49,4%, NON: 50,6%)des suffrages, soit environ 30 000 voix. Jacques Parizeau quitta le poste de premier ministre (29 janvier 1996) et fut remplacé par le chef du Bloc Québécois fédéral, Lucien Bouchard. Bouchard et son successeur péquiste, Bernard Landry, ont laissé de côté l'accession à la souveraineté, privilégiant l'assainissement des finances publiques. Le 15 novembre 2005, André Boisclair est devenu le nouveau chef du parti après une course à la chefferie l'opposant, en autres, à Pauline Marois.
Le 14 avril 2003, le Parti Québécois a été battu par le Parti Libéral, dirigé par Jean Charest. Devenu premier ministre, Charest mena une politique de désengagement de l'État, notamment en favorisant les partenariats public-privé. Le gouvernement du Québec actuel compte 21 ministères et 25 ministres. L'actuel président de l'assemblée nationale du Québec est Michel Bissonnette.
En 2004, on apprend par la vérificatrice générale du Canada qu'une caisse noire avait été utilisée à partir de 1995 pour promouvoir l'unité canadienne pendant et après le référendum sur la souveraineté du Québec. De plus, on révèle que malgré les lois référendaires québécoises, neuf fois plus d'argent avait été utilisé par le camp du « Non » (appuyé par le gouvernement du Canada), au détriment du camp du « Oui ». Ces révélations mettent en doute, aux yeux du camp souverainiste, les résultats du Référendum de 1995 au Québec, rejeté par très peu de voix. Depuis, plusieurs mesures sont prises par le gouvernement canadien pour favoriser l'unité canadienne chez les Québécois. Les récents sondages démontrent d'ailleurs que l'appui à la souveraineté du Québec a atteint des sommets en 2005, soit près de 55% de "Oui".
Économie québécoise
Article principal : Économie québécoise
Économie québécoise]
Comme la plupart des économies des pays industrialisés, celle du Québec repose majoritairement sur le secteur des services. Le secteur manufacturier y est également très important, figurant au second rang.
Malgré leur petite place dans le PIB de la province, les ressources naturelles demeurent très importantes pour l'économie provinciale. Le Québec dispose en effet d'un territoire riche en forêts de conifères de toutes sortes, en eau et en minéraux. L'abondance des ressources hydriques du Québec lui permet d'exploiter l'énergie hydroélectrique via sa société d'État Hydro-Québec, la majeure partie de l'électricité produite au Québec provenant de l'hydroélectricité. Ce faisant, Hydro-Québec remet chaque année d'importants dividendes au gouvernement du Québec, ce qui en fait une source de revenus considérable pour l'État.
La vallée du Saint-Laurent est une région agricole très fertile. On y produit des produits laitiers, des fruits, des légumes, du sirop d'érable (dont le Québec est le premier producteur mondial) et du bétail.
Par rapport au Canada, le Québec est un joueur majeur dans l'industrie pharmaceutique. Il est également le fer de lance de l'industrie aérospatiale et du transport au Canada. La compagnie Bombardier en est un exemple. Elle œuvre dans l'aéronautique, les trains, et les motoneiges, a construit de nombreux trains à travers le monde tels que l'Acela Express, le métro de New York et plusieurs métros d'autres grandes villes.
La proximité géographique du Québec avec les États-Unis fait qu'une grande partie de ses exportations est destinée au territoire états-unien.
Culture québécoise
Article détaillé : Culture québécoise, Cinéma québécois, et Français québécois (sur la langue française au Québec)
Français québécois
On ne peut pas comprendre le Québec sans prendre en considération l'aspect culturel, car c'est ce qui le distingue de l'ensemble nord-américain. Dans une perspective historique, si l'on pose la métropole française comme point initial de comparaison, on constate rapidement en France des différences entre le citoyen français et les premiers colons et coureurs des bois de la Nouvelle-France.
Deux courants majeurs façonnent la psyché des habitants du Québec d'alors, et auront un impact profond sur sa culture. Il y a d'abord un courant missionnaire fortement idéaliste, en phase avec l'idée du "bon sauvage", visant à créer une société nouvelle, mixte, parfaitement chrétienne, loin des perversions de l'Europe. Cette vision angéliste fera long feu. Néanmoins, comparée avec le modèle des colons anglais, le modèle français a le mérite de rêver à une union avec les peuples autochtones. Dans les faits, étant donné leur faible nombre et vu la dureté du climat, les nouveaux arrivants français n'ont que ce choix. Si dans les faits l'union n'a pas été religieuse et sociale, elle sera culturelle, matérielle et politique.
L'autre idée qui fait rêver le Français qui débarque, et qui marque la colonie, c'est celle de l'aventurier. Les jeunes hommes courageux qui entrent dans les terres découvrent un monde d'une incroyable richesse naturelle, en plus de faire la rencontre de sociétés leur paraissant extrêmement libérales. C'est au contact des « sauvagesses », de la richesse provenant des pelleteries, au fil des apprentissages et des alliances politiques faites auprès des autochtones, que se forge l'esprit d'aventure de la colonie.
Suite à la défaite de l'armée française à Québec en 1759, la Nouvelle-France devient britannique. C'est le début d'une résistance culturelle qui prendra la religion et la langue comme vecteurs principaux. Car en 150 ans, le pays s'est formé une culture.
Mais c'est une culture très peu européenne, essentiellement orale, ce qui fera souhaiter à Lord Durham (1838) que pour leur propre bien, ces colons sans culture deviennent anglophones et participent ainsi pleinement à titre de sujet de la couronne britannique. Les Québécois en ont décidé autrement.
Encore aujourd'hui la culture du Québec est mise de l'avant à grande échelle dans cet État francophone.
Partout au Québec, le hockey est pratiquement considéré comme une racine, et fait parti de la culture populaire des habitants. Les Canadiens de Montréal de la Ligue Nationale de Hockey (LNH) est l'équipe la plus populaire au sein des amateurs Québécois, qui se chiffrent par millions. L'arrivée des Nordiques de Québec dans la LNH en 1979 a accentué la popularité du sport, créant une rivalité sans précédant entre les deux villes québécoises.
Le dissolution des Nordiques en 1995 vers le Colorado, en raison de problèmes financiers, a mis fin à des décennies de rivalité avec Montréal. Aujourd'hui, dix ans après le déménagement de l'équipe, on parle de plus en plus d'un retour de la LNH à Québec.
Symboles du Québec
Colorado
Colorado
La province de Québec est aussi appelée la « Belle Province ». Cette appellation a figuré sur les plaques d'immatriculation des véhicules de 1963 jusqu'en 1978, où elle a été remplacée par la devise du Québec « Je me souviens ». Cette devise est gravée sur la façade du bâtiment de l'Assemblée nationale dans la ville de Québec.
Les armoiries du Québec, telles qu'adoptées en 1939, se présentent sous la forme d'un écu où apparaît de haut en bas trois lys d'or sur fond bleu (Régime français), un léopard d'or sur fond rouge (Régime britannique) et un rameau d'érable sur fond jaune (Régime canadien)
L'emblème du Québec est la fleur de lys, habituellement blanche sur un fond bleu, comme sur le drapeau provincial (voir plus haut), appelé le Fleurdelisé. Comme l'explique le site du gouvernement québécois, le drapeau rappelle une bannière ayant accompagné l'armée de Montcalm lors de la victoire de Carillon contre les troupes britanniques en 1758. Ce drapeau vint remplacer l'Union Jack par un vote unanime de l'Assemblée nationale en 1948.
L'emblème floral est l'iris versicolore. Auparavant l'emblème était le lys blanc, pour rappeler la fleur de lys de la monarchie française, mais il a été changé pour l'iris car le lys n'est pas une plante indigène du Québec.
L'oiseau provincial du Québec est le harfang des neiges et l'arbre, le bouleau jaune.
Enfin, depuis 1998, le papillon Amiral blanc (Limenitis arthemis arthemis (Drury)) est l'insecte-emblème de la province.
Le saint patron des Canadien-français est saint Jean-Baptiste. La Saint-Jean-Baptiste, fêtée le 24 juin, est maintenant la fête nationale du Québec. On célèbre la Saint-Jean-Baptiste par des feux de joie et par des concerts mettant en vedette des artistes québécois, particulièrement dans la Capitale-Nationale sur les plaines d'Abraham.
Religions au Québec
Le Québec est majoritairement catholique. Avec l'immigration, plusieurs autres religions s'intègrent graduellement à la province. La Charte des droits et libertés de la personne au Québec (Article 3) protège la liberté de religion pour chaque québécois dans la mesure où elle ne viole pas un autre droit fondamental, l'ordre public ou le bien-être général des citoyens du Québec (Article 9.1).
Régions administratives
Le Québec est divisé en 17 régions administratives:
Régions touristiques
Voir [http://www.bonjourquebec.com/francais/regions/ ici] pour plus de détail.
Voir aussi
Liens internes
- Politique du Québec
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- Résultats des élections générales au Québec
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- Parcs nationaux du Québec
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- Code de la sécurité routière du Québec
- [http://www.gouv.qc.ca/ Portail du Gouvernement du Québec]
- [http://www.bonjourquebec.com/ Site touristique officiel du Gouvernement du Québec]
- [http://www.politiquessociales.net/pays/quebec/synthese.html Synthèse à jour des politiques sociales au Québec]
- [http://www.agora.qc.ca/ Agora: Encyclopédie en ligne hébergée au Québec]
- [http://www.drapeau.gouv.qc.ca/drapeau/histoire/fleurdelise.html Drapeau québécois]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Québec Québec sur Wikitravel]
- [http://www.oqlf.gouv.qc.ca/ Office québécois de la langue française]
- [http://www.mri.gouv.qc.ca/paris/ Délégation générale du Québec à Paris]
- [http://www.france-quebec.org/ Site de la relation franco-québecoise]
- [http://www.photosmarval.org/photos/canada/quebec/ Photos de villes et paysages du Québec]
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Catégorie:Francophonie
Catégorie:Colonisation française
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The Washington Post
The Washington Post est un grand quotidien étatsunien dont le siège se trouve à Washington.
Recherche de la vérité, indépendance : la publication des rapports secrets du Pentagone sur la guerre du Viêt Nam ou les révélations sur le scandale du Watergate ont démontré que le Washington Post vit selon certains principes. Un grand quotidien de centre droit.
Le Post est sorti de l'anonymat dans les années 30 grâce à la ligne éditoriale - toujours suivie - et la politique commerciale agressive mises en place par son directeur Eugene Meyer, futur président de la Banque mondiale. Premier quotidien à paraître sept jours sur sept (en 1880), et à charger un médiateur de veiller sur l'indépendance du journal (dès 1970), le Post a toujours su évoluer pour devenir l'un des journaux mondiaux les plus influents. Depuis 1999, la couleur a fait son apparition.
Histoire
Le Washington Post est fondé en 1877 par Stilson Hutchins, journaliste favorable au Parti démocrate américain. Les premiers numéros comprennent quatre pages et coûtent trois cents. En 1889, Hutchins vend le quotidien à Frank Hatton et Beriah Wilkins, lesquels créent la Washington Post Company, aujourd’hui propriétaire de Newsweek, de chaînes de télévision, de réseaux câblés et de la moitié du capital de l’International Herald Tribune, publié à Paris. John R. McLean, patron du Cincinnati Enquirer, rachète la publication en 1905 : il l’agrémente de dessins humoristiques en couleurs et lui donne une orientation « sensationnaliste », mettant l’accent sur les faits divers et les scandales. Son fils, Edward McLean, lui succède en 1916, mais la révélation du Teapot Dome, présenté comme un scandale alors qu’il n’en est rien, et portant sur la concession de champs de pétrole nationaux à des exploitants privés, le conduit devant les tribunaux et détruit la réputation de son journal, dont les ventes et les recettes publicitaires s’effondrent, causant ainsi sa faillite.
En 1933, un banquier d’affaires, Eugene Meyer, rachète le Post au cours d’une vente aux enchères. S’il n’a pas d’expérience de journaliste, il ne manque pas, en revanche, d’idées sur la façon de gérer un organe de presse. Sous sa direction en effet, le tirage triple en dix ans. En 1946, lorsque Meyer est nommé premier président de la Banque mondiale, il passe la main à Philip Graham, son gendre, avant de lui céder, ainsi qu’à sa fille, Katharine Meyer Graham, la propriété du journal, en 1948.
Philip Graham crée des bureaux à l’étranger. En 1954, il fait l’acquisition du Washington Times Herald et prend aussi une participation dans le capital du Los Angeles Times, afin de fonder une agence de presse destinée à vendre les mêmes articles à ces journaux. Par ailleurs, le groupe diversifie ses prises d’intérêts, notamment avec l’achat de stations de radio et de chaînes de télévision. En 1961, il acquiert Newsweek, et en 1967, le Post et le New York Times lancent conjointement l’International Herald Tribune.
Dans les années soixante-dix et quatre-vingt, le groupe vend ses dernières stations de radio et acquiert de nouvelles chaînes de télévision. Il investit dans la télévision câblée en achetant Legi-Slate, un service en ligne qui fournit des informations générales et juridiques. Il devient également propriétaire de Kaplan Educational Centers, une école qui assure, entre autres, un soutien scolaire et délivre des conseils en matière de recherche d’emploi.
En 1993, le groupe crée Digital Ink Company, destinée à gérer le développement des services d’information électronique du Post, accessibles essentiellement sur Internet.
Les 160 millions de pages vues mensuellement en témoignent, ce site d'information est l'un des plus complet dans son secteur. Mise en ligne du journal du jour, suivi de l'actualité, dossiers thématiques... Le site, créé en 1996, attire de nombreux internautes de l'étranger. Seules les archives de plus d'une semaine sont payantes.
Un grand journal d'investigation
Six ans plus tard, sa rédaction publie des extraits des « dossiers du Pentagone », qui dévoilent les mensonges dont le gouvernement américain s’est rendu responsable durant la guerre du Viêt Nam.
En 1972, deux journalistes du Post, Bob Woodward et Carl Bernstein, révèlent le scandale du Watergate. Ce scandale conduit le président Richard Nixon à la démission et entraîne la condamnation de plusieurs de ses collaborateurs. L’article qui a déclenché ce scandale vaudra l’attribution du prix Pulitzer au journal et la célébrité à ses auteurs.
Liens externes
- [http://www.washingtonpost.com/ www.washingtonpost.com, site officiel du quotidien]
Washington Post, The
Washington Post, The
ja:ワシントン・ポスト
USA Today
ja:USAトゥディ
pl:USA Today
USA Today est un quotidien national américain publié par Gannett Corporation. C'est le journal ayant la plus grande distribution aux États-Unis avec 2,25 millions de copies chaque jour. Dans la catégorie des journaux grand format anglophones, il se classe deuxième au monde, derrière The Times of India. Il a été fondé en 1982 par Allen "Al" Neuharth.
Les nombres ayant trait à son lectorat sont souvent sujets à disputes. Cependant, USA Today a plusieurs contrats de distribution de journaux dans les hôtels, leurs clients ne sont pas toujours conscients qu'ils paient indirectement pour ce journal.
USA Today a été fondé comme une alternative plus colorée et ayant plus de caractère, par rapport à la presse nationale en existence avant sa fondation, soit les journaux gris et aux longues tournures de phrase que sont The Wall Street Journal et The New York Times. Au contraire, USA Today se reconnaît par ses diagrammes et photos colorés. Même ses boîtes de distribution ressemblent davantage à une télévision qu'à une boîte à journaux. Il est aussi reconnu pour ses sondages de l'opinion américaine.
Ce journal se retrouve dans les hôtels, les aéroports, les avions, etc. Sa distribution est tellement efficace que certain l'appelle le « McPaper » ou « McNewspaper » en référence à la simplicité et au fast food de la chaîne McDonald's, laquelle le distribue également.
Lien externe
- [http://www.usatoday.com/ Site officiel]
Catégorie: Presse quotidienne américaine
Catégorie:Presse écrite anglophone
Le Monde
Le Monde est un journal quotidien français fondé par Hubert Beuve-Méry en 1944 avec la même typographie que Le Temps sabordé en 1942.
Histoire
Le premier numéro est paru en 1944, daté du 19 décembre. Le journal se veut un remplacement du journal Le Temps dont il reprend le format et la présentation. Le Général de Gaulle est un élément moteur de sa création qui est réalisée par Hubert Beuve-Méry qui crée une société à responsabilité limitée au capital de 200 000 francs répartis en 200 actions.
Il est actuellement (mars 2005) présidé par Jean-Marie Colombani et sa rédaction est dirigée par Gérard Courtois depuis le 13 décembre 2004 (Edwy Plenel, précédent directeur de la rédaction, ayant donné sa démission le 29 novembre 2004). Ses rédactions successives ont conquis le titre de « journal de référence » de la presse quotidienne française. Aujourd'hui, malgré les critiques, il reste un grand quotidien, orienté au centre gauche de l'échiquier politique français. Il est le seul titre de la presse quotidienne nationale qui soit indépendant économiquement, propriété de ses propres journalistes. Il est la principale publication quotidienne du Groupe La Vie Le Monde.
Depuis 1985, la une du Monde est illustrée par une caricature de l'actualité dessinée le plus souvent par Plantu.
L'arrivée de Plantu, ou par exemple la publication en intégralité du rapport d'accusation contre le président américain Bill Clinton dans l'affaire Lewinsky étonnèrent quelques lecteurs. D'autres lecteurs, en revanche, trouvèrent cette publication très intéressante, car elle mettait en évidence l'aspect conservateur et moraliste de la justice américaine.
En 2003, une série d'ouvrages et de travaux ont critiqué la neutralité et la rigueur déontologique du journal. Dans la revue Actes de la Recherche en Sciences Sociales, Patrick Champagne analysait l'évolution du quotidien et l'influence de Jean-Marie Colombani dans l'article « Le médiateur entre deux mondes». Ces critiques devinrent accusations dans l'essai La Face cachée du Monde, où Pierre Péan et Phillipe Cohen affirment, entre autres choses, que l'équipe dirigeante Jean-Marie Colombani, Edwy Plenel et Alain Minc ont pris le parti de s'orienter vers une logique de rentabilité et de vente faisant totalement fi, selon eux, des règles déontologiques. Les critiques pointent également du doigts certains parti-pris éditoriaux.
Au cœur idéologique de la critique, ce que reprochent les auteurs de l'ouvrage, devenu un best-seller, c'est essentiellement que Le Monde dénonce durement, comme le fit le Washington Post en son temps, les dérives du pouvoir (ex. Mitterandisme : Affaire du Rainbow Warrior, « vrai-faux passeport » dans l'affaire Pasqua/Schuller, affaires liées à la mairie de Paris et cassette Méry, etc.). L'aspect partial de la ligne éditoriale du Monde est dénoncé, et, le livre est une charge contre le journalisme d'investigation dont Edwy Plenel était « Le » représentant. « Informer, d'accord, mais il faut respecter l'aspect sacré de la raison d'État » semble être l'une des thèses centrales de Péan et Cohen, dont le livre a eu pour effet objectif de fragiliser la construction du jeune groupe Le Monde au détriment d'autres groupes tels que Dassault (Figaro-L'Express), qui sont en concurrence directe avec le groupe Le Monde.
Le Monde est présent sur Internet depuis le 19 décembre 1995, accessible sur [http://www.lemonde.fr Lemonde.fr]. L'ensemble du contenu textuel du journal est accessible gratuitement tous les jours, dès midi. Les articles de moins de deux semaines sont également librement accessibles, mais sans la documentation iconographique et infographique du journal. Pour l'accès aux archives, l'abonné au journal a un droit limité et gratuit de consultation, sinon la lecture des archives est payant. On peut, depuis avril 2002, s'abonner à la zone payante du site (pour 6 euros par mois) et bénéficier des dépêches d'agence (AFP, AP, Reuters), d'une base de données de résultats électoraux mise à jour depuis 1969 et bénéficier de 25 consultations des archives texte par mois (près d'un million d'articles du Monde en ligne, soit l'intégralité du quotidien depuis 1987). Depuis mars 2005, la partie en accès gratuit s'est réduite à quelques articles par jour.
Le 7 novembre 2005, une nouvelle formule du journal est mise en œuvre. Outre la présentation aérée (caractère plus gros,...), l'architecture du quotidien est remaniée en profondeur.
Cette nouvelle formule se veut également, d'après Jean-Marie Colombani, une correction de la ligne éditoriale dans le sens d'une plus grande rigueur, d'une fiabilité sans faille et d'une information plus proche des réalités.
Diffusion
La diffusion payée en France des principaux quotidiens nationaux. Sources: Diffusion Contrôle, 2004, site Office de Justifation de la Diffusion 2005.
Pour comparer avec la diffusion payée des autres quotidiens nationaux français : voir Presse en France.
Nombre d'abonnés au [http://www.lemonde.fr site internet] par mois (Diffusion Contrôle). D'après Diffusion Contrôle, en 2003, un peu plus de la moitié des abonnés à la version internet sont les abonnés à la version papier utilisant leur droit de consultation :
- Janvier 2003 : 30 597.
- Décembre 2003 : 44 687.
Anciens directeurs
- Hubert Beuve-Méry (1944-1969)
- Jacques Fauvet (1969-1982)
- André Laurens (1982-1985)
- André Fontaine (1985-1991)
- Jacques Lesourne (1991-1994)
Suppléments et rubriques
- suppléments existants :
- Le Monde Économie (supplément du lundi),
- Le Monde des Livres, (supplément du jeudi),
- Le Monde 2, mensuel devenu supplément du week-end du journal (en vente le vendredi),
- Le Monde Radio TV (paraît le week-end, vendu avec Le Monde 2 le samedi),
- Le Monde Argent (paraît le week-end, vendu avec Le Monde 2 le samedi),
- New York Times, recueil d'articles parus dans ce journal étatsunien, publié en anglais (paraît le week-end, vendu avec Le Monde 2 le samedi).
- suppléments disparus :
- Aden, agenda hebdomadaire des spectacles en Île-de-France arrêté fin 2004 pour cause d'économies de gestion,
- Le Monde interactif, a existé quelques années au temps de la bulle spéculative autour des nouvelles technologies. Il a disparu en octobre 2001. (voir le lien sur 01-Hebdo http://www.01net.com/article/165191.html?rub= )
Depuis juillet 2005, la rubrique des prévisions météorologiques est achetée à l'entreprise suisse MeteoNews, en lieu et place de Météo-France.
Autres publications
Le Monde est à l'origine de plusieurs publications dont la ligne éditoriale est indépendante de celle du quotidien :
- Le Monde de l'éducation, (milieu enseignant, problématiques liées à l'école).
- Le Monde initiatives, (mensuel d'économie sociale et solidaire, mutuelles, formation, professionnelle) disparu en 2005.
- Le Monde des philatélistes en 1951 à l'initiative d'Adalbert Vitalyos, devenu Timbres magazine en 2000,
- Le Monde de la musique (ne fait plus partie du groupe),
- Le Monde des débats (disparu).
- Le Monde des ados
Au sein du groupe La Vie Le Monde, le pôle Magazine est constitué de :
- Courrier international, (hebdomadaire mettant en perspective une problématique à partir des traductions des principaux titres de la presse mondiale),
- La Vie, (hebdomadaire d'information générale, de sensiblité chrétienne),
- Télérama, (programmes de télévision et hebdomadaire culturel de référence donnant à réfléchir sur les médias, l'actualité du cinéma, guide culturel),
- Les Cahiers du cinéma, (mensuel traitant de l'actualité cinématographique).
Le Monde est actionnaire à 51% du mensuel Le Monde diplomatique, mais la ligne éditoriale de ce dernier est indépendante, comme celle de tous les titres du Groupe La Vie Le Monde.
Le Monde diplomatique édite aussi le bimestriel « Manière de voir ».
Le Monde est actionnaire majoritaire du quotidien régional « Le Midi Libre ».
Voir aussi
Publications du groupe sur le journal
- Le Style du Monde, 1 édition, 2002 ; la déontologie du journal, ses lexiques et son atlas de référence.
Distribution
- presse écrite, vente au numéro
Bibliographie
Classée par ordre chronologique.
- Jean-Noël Jeanneney et Jacques Julliard, Le Monde de Beuve-Méry ou le métier d'Alceste, Paris, éd. Le Seuil, 1979.
- J. Thibau, Le Monde, 1944-1996, Histoire d'un journal, un journal dans l'histoire, Paris, éd. Plon, 1996.
- Gouteux Jean-Paul, Le Monde, un contre-pouvoir ? Désinformation et manipulation sur le génocide rwandais, L’esprit frappeur, 1999, 202 p.
- Pierre Péan et Philippe Cohen, La face cachée du Monde, Paris, éd. des Mille et Une Nuits, 2003.
- Patrick Eveno, « Le Monde : soixante ans de politique », dossier paru dans le magazine L'Histoire n°293, décembre 2004.
- Patrick Eveno, Histoire du journal Le Monde, 1944-2004, Paris, éd. Albin Michel, 2004.
- [http://www.lemonde.fr Site officiel du journal]
- [http://www.cavi.univ-paris3.fr/ilpga/ilpga/tal/sitespp/maitrise-2004/slVirginieGasser-2004.pdf étude universitaire sur le contenu du journal]
- [http://26-mai-2005.frdm.fr/juridictions/Arret_26-mai-2005_CA-Versailles.rtf Arrêt de la Cour d'appel de Versailles rendu le 26 mai 2005, condamnant Edgar Morin, la Société éditrice du journal Le Monde et autres pour diffamation raciale]
- [http://perso.wanadoo.fr/guzza/memoire.htm Mémoire portant sur les critiques portées à la presse à travers l'exemple du quotidien]
- [http://www.liaison-rwanda.com/article3099.html Procès du journal Le Monde contre Jean-Paul Gouteux]
Monde, le
Monde, le
Monde, le
ja:ルモンド
La Presse (Canada)
Catégorie:Wikipédia:ébauche Québec
La Presse, fondé en 1884, est un quotidien montréalais (Québec, Canada) édité par Gesca, une filiale de Power Corporation.
Description
Il s'agit d'un journal de langue française publié tous les jours de la semaine. La ligne éditoriale est clairement en faveur du fédéralisme canadien.
Le journal contient plusieurs sections spécialisés : nouvelles nationales et internationales, arts et spectacles, sports et cahiers thématiques.
Son lectorat est, semble-t-il, intellectuel. Son compétiteur direct est le Journal de Montréal, qui vise, semble-t-il, un lectorat moins sophistiqué.
Historique
Il a été fondé le 20 octobre 1884 par William-Edmond Blumhart. Trefflé Berthiaume devient le dirigeant en 1889. Son journal dépasse bientôt la Patrie en tirage.
En avril 1901, la direction organise une « Croisière de La Presse » vers Québec. Le journal organisait aussi une charité nommée l'Œuvre des étrennes aux enfants pauvres.
Une illustration en première page du 3 décembre 1904 célébrait le 50 anniversaire la proclamation du dogme de l'Immaculée-Conception. En effet, l'usage était alors de mettre une illustration au lieu d'une photo sur la page titre.
Le 3 mai 1922, il annonçait avoir installé dans ses bureaux le plus puissant poste de radiotéléphonie d'Amérique.
Le 6 octobre 1955, son président P.-R. Dutremblay décède.
Les typographes de La Presse commencent une longue grève le 3 juin 1964. Elle ne finit que le 23 décembre, près de six mois plus tard. Gérard Pelletier est le rédacteur en chef du journal de 1961 à 1965.
De 1972 à 1980, le journal fut présidé et édité par Roger Lemelin, écrivain de professsion. Roger D. Landry a ensuite dirigé le journal pendant 20 ans.
La présentation du journal a beaucoup changé au cours du . Elle a subi un remodelage graphique complet en novembre 1986, et un autre en 2003.
Raymond Guérin, chroniqueur humoristique, a écrit une Ode à la Presse dans laquelle il énumère les personnages dont le journal a été témoin : Yvon Robert, la Famille Soucy, l'Abbé Warré, | | |