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RégionCatégorie:Division administrative
Une région peut être soit :
- un territoire qui correspond à une division administrative dans certains pays.
- La Commission européenne a décomposé l'Europe en régions appelés aussi «NUTS» (Nomenclature d'Unités Territoriales Statistiques) :
- NUTS 1 : de 3 à 7 millions d'habitants,
- NUTS 2 : de 800 000 à 3 000 000 habitants (en France, ce sont les régions administratives),
- NUTS 3 : de 150 000 à 800 000 habitants (en France, ce sont les départements).
- La Belgique est composée de 3 régions: Région flamande, Région wallonne, Région de Bruxelles-Capitale.
- La France est composée de 26 régions françaises dont 22 en métropole et 4 outre-mer.
- La République du Congo est composé de 10 régions congolaises.
- une zone géographique d'un pays ou d'un continent, non clairement définie
Il est important de noter que les régions sont une interprétation humaine de l'espace géographique et que, par conséquent, les régions peuvent être de toutes tailles et que chacune est unique dans son genre.
Voir aussi
- biorégion
- écorégion
- régions françaises
- Régions de l'Union européenne
- administration territoriale
- Liste des provinces et territoires canadiens
- Classement des provinces de Chine par densité de population
- Classement des provinces de Chine par superficie
ja:地方
Catégorie:Division administrative
Catégories à créer ou développer : voir page de discussion
Catégorie:Droit
ko:분류:행정 구역
Europe
L'Europe est un continent ou une partie de l'Eurasie (péninsule occidentale), voire de l'Eurafrasie, selon le point de vue. Elle est parfois qualifiée de « Vieux Continent » (ou « Ancien Monde »), par opposition au « Nouveau Monde » (Amérique).
Amérique
Dans la mythologie grecque, Europe fille d'Agénor (Ευρώπη en grec) est une princesse phénicienne qui fut enlevée par Zeus métamorphosé en taureau blanc, et emmenée sur l'île de Crète où elle donna naissance à Minos. Dans les œuvres d'Homère, Ευρώπη est une reine mythologique de Crète et pas un terme géographique. Plus tard, le mot signifiait la Grèce continentale et depuis l'année -500 sa signification contient toute la terre au nord.
L'analyse la plus répandue de ce mot le considère comme une composition des mots grecs eurys (« large ») et ops (« visage »), mais il s'agit sans doute d'une étymologie incertaine. D'autres linguistes pensent qu'il vient du mot sémitique ereb, qui signifie « coucher du soleil » (donc occident). Dans une perspective asiatique ou moyen-orientale, le soleil se couche effectivement en Europe, la terre à l'ouest. Et la princesse phénicienne (donc sémitique) a bien été enlevée par Zeus vers le couchant.
Géographie
Géographie
Les limites terrestres de l'Europe sont parfois floues. Celle-ci serait, dans la vision européenne traditionnelle, séparée de l'Asie à l'est par le massif de l'Oural, le fleuve Oural, la mer Caspienne et le massif du Caucase. Les détroits du Bosphore et de Gibraltar séparent l'Europe respectivement de l'Asie et de l'Afrique. Le continent est bordé à l'ouest par l'océan Atlantique et au nord par l'Arctique. La mer Méditerranée délimite le continent au sud. Sont considérées européennes l'Islande et les principales îles de la Méditerranée - le cas de Chypre est le plus sujet à caution, au moins sur le plan géographique. Jusqu'ici la délimitation est claire, mais elle se complique avec les cas de la Russie et la Turquie, classées politiquement en Europe, qui ont une bonne partie de leur territoire en asie.
Dans la vision actuelle, qui fait unanimité, le contour de l'Europe peut s'affiner et s'imaginer à partir des États membres du Conseil de l'Europe.
Quelques îles de l'Atlantique (Madère, Canaries, Açores) que la géographie ne rattache pas à ce continent sont considérées comme européennes par l'origine de leur peuplement et de leur culture. C'est aussi le cas du Groenland, qui appartient au Danemark. On n'oubliera pas enfin que certains pays d'Europe occidentale ont conservé quelques colonies lointaines dont les habitants se retrouvent de facto européens, par exemple pour la France les départements et territoires d'outre-mer.
L'Europe a une superficie d'un peu plus de 10 millions de kilomètres carrés, précisément 10 392 855 km². Cela représente un tiers de l'Afrique ou un quart de l'Asie ou de l'Amérique.
On peut distinguer cinq grandes régions géographiques : Europe de l'Est, Europe centrale, Balkans, Europe de l'Ouest et Scandinavie.
Il faut noter que les frontières orientales de l'Europe sont avant tout politiques : la limite de l'Oural est due aux cartographes du tsar Pierre I le Grand au . De même, la frontière fut déplacée des hautes crêtes du Caucase vers la Caspienne au début du pour justifier l'annexion de la Géorgie et de l'Arménie dans l'empire russe. D'un point de vue plus scientifique, si l'on se réfère à la tectonique des plaques, l'Europe et la partie continentale de l'Asie ne sont qu'un seul et même continent, dénommé Eurasie. Aussi, quelques géographes éminents, tels que Alexander von Humboldt, considéraient-ils l'Europe comme une simple presqu'île de l'Asie.
Voir également les formations géologiques d'Europe.
L'Europe est caractérisée par un grand nombre de pénétrations de bras de mer entre des péninsules, qui contribuent ainsi à tempérer le climat du continent, par ailleurs réchauffé sur sa façade occidentale par le Gulf Stream.
La majeure partie du continent est située sous des latitudes tempérées et connaît donc quatre saisons bien marquées. Les régions côtières de la façade atlantique connaissent un climat océanique, adouci par le Gulf Stream, tandis que la grande plaine du nord-est est caractérisée par un climat continental. On peut aussi distinguer le climat montagnard des régions d'altitude (Alpes, Pyrénées, Alpes scandinaves) ainsi que le climat méditerranéen particulièrement clément du contour de la Méditerranée.
Des fouilles réalisées ces dernières années en Géorgie puis en Bulgarie permettent de dire que le genre Homo existe en Europe depuis environ 1,5 million d'années. Il est en effet probable que ses représentants aient peuplé l'Europe depuis le Caucase en suivant la voie danubienne.
On appelle anténéandertaliens les populations qui ont vécu en Europe il y a 800 000 à 400 000 ans. Ils sont notamment représentés par l'homme de Tautavel (- 450 000 ans), le « Français le plus ancien ».
Les premières traces de peuplement néandertalien en Europe remontent à 300 000 ans. Cette espèce humaine, très spécialisée, semble n'avoir existé qu'en Europe et au Proche-Orient. Elle a disparu il y a près de 35 000 ans.
L'homme moderne (dont les premières traces africaines remontent à 120 000 ans) apparaît en Europe il y a 40 000 ans, représenté notamment par l'homme de Cro-Magnon.
C'est aux Grecs qu'on doit le mot Europe, attesté pour la première fois au Il semble qu'il ait d'abord désigné pour eux la région continentale située au nord du golfe de Corinthe, puis les terres qu'ils découvraient peu à peu au nord du bassin méditerranéen.
Sur les rives de la Méditerranée, après l'essor de la Grèce, vient celui de la civilisation romaine. Plus au nord se développent des civilisations protohistoriques : Celtes, Germains, etc.
La constitution de l'Empire romain, puis le développement du christianisme, permettent une première ébauche d'unité européenne dont le centre politique et économique est la Méditerranée.
La lente désagrégation de cet empire et son incapacité à résister face aux incursions répétées des peuples germaniques entraînent sa dislocation puis l'effondrement de sa moitié occidentale. Divers peuples germaniques accaparent alors le pouvoir dans de nouvelles entités territoriales aux frontières mouvantes, préludes à la création des actuels États européens de l'ouest.
À l'est, l'empire romain d'Orient, ayant pour capitale Constantinople, subsiste et mue en un empire chrétien d'Orient où les habitants persistent à se considérer « Romains ».
Charlemagne est considéré comme le « père de l'Europe ». C'est en effet avec lui que le mot Europe prend une signification politique. On l'appelle de son vivant Pater Europae, et on trouve aussi l'expression Europa vel regnum Caroli (l'Europe, ou le royaume de Charles). L'Europe de Charlemagne, c'est d'abord une Europe franque, dans laquelle Rome ne joue plus le rôle majeur : s'il est sacré empereur d'Occident à Rome, c'est Aix-la-Chapelle qu'il choisit comme capitale de son empire. C'est aussi une Europe chrétienne : Charles se considère comme couronné par Dieu, et le fait que son sacre à Rome ait eu lieu un 25 décembre a valeur de symbole. C'est enfin une Europe occidentale, les projets d'union avec l'empire d'Orient envisagés vers l'an 800 ayant échoué.
Le Moyen Âge est, presque partout en Europe, l'époque de la féodalité d'où émergeront, sous l'impulsion de rois énergiques et ambitieux, les ébauches des premiers États modernes, souvent antagonistes comme la France et l'Angleterre.
L'empire d'Occident se désagrège rapidement après la mort de Charlemagne, puis disparaît au début du . En 962, Otton Ier crée le Saint Empire romain germanique, mais celui-ci ne peut s'étendre, contrecarré par la montée des nationalismes (France, Angleterre), par ses luttes avec la papauté, puis par le développement de l'empire ottoman lors de l'époque moderne.
L'empire byzantin, chrétien mais de culture essentiellement grecque, connaît d'importantes fluctuations de sa force et par conséquent de l'emprise de son territoire. Celui-ci s'étendra à son apogée sur une grande partie du rivage méditerranéen, d'abord sous Justinien Ier, puis sous les empereurs macédoniens, du IXe au .
La montée en puissance des Musulmans, puis le Grand Schisme (1054) entre le catholicisme et l'orthodoxie - suivi d'une croisade dirigée en 1202 à son encontre - affaiblissent l'empire d'Orient. Il est dépecé morceaux par morceaux par l'empire ottoman avant de disparaître lors de la chute de Constantinople en 1453.
En fait, c'est le terme de Chrétienté qui, durant quelques siècles, unira culturellement la plupart des Européens catholiques alors que le mot Europe disparaît des propos et des esprits. Les croisades sont l'une des rares concrétisations politique et militaire de ce sentiment d'appartenance.
A l'époque où l'Empire Byzantin s'effondre, la Reconquista touche à sa fin. 1492 est l'année de l'Espagne, avec la reconquête du dernier royaume maure (Grenade) en péninsule ibérique et le premier voyage de Christophe Colomb, sous l'égide des Rois catholiques qui va ouvrir la voie à l'établissement des hégémonies européennes.
Le rêve d'un grand empire européen renaît au , avec l'affrontement entre François Ier et Charles Quint, qui tous deux se disputent le trône du Saint-Empire. Grâce à l'appui des banquiers Fugger, Charles Quint l'emporte, se retrouvant à la tête d'un domaine très vaste, mais aussi très morcelé. Les diverses guerres menées contre la France ne donnent aucun résultat et, durant deux siècles, le découpage de l'Europe va évoluer au gré des alliances matrimoniales et des guerres entre États. Plus grave, le ciment du christianisme catholique, qui donnait un semblant d'union à cette Europe, éclate en morceaux avec la Réforme (ou plutôt les Réformes), dont l'impact politique est considérable, entraînant notamment la formation des Provinces-Unies et de la Confédération helvétique. Les guerres de religion, la guerre de Trente Ans, les guerres de Louis XIV rythment les XVI et XVII siècles. Les traités de Westphalie (1648) redessinent durablement la carte politique de l'Europe et l'équilibre des forces en présence.
L'Époque moderne est donc finalement marquée par un renforcement des nationalismes. C'est aussi l'époque où l'Europe s'étend très loin de ses frontières naturelles par la constitution des premiers empires coloniaux sur le continent américain, puis en Inde.
La Révolution française inaugure un bouleversement politique très important : les idées démocratiques apparaissent sur le devant de la scène et les campagnes de Napoléon Ier puis le Congrès de Vienne vont remodeler profondément la carte de l'Europe et les mentalités.
À la fin d'un long processus, le voit se réaliser l'unité de l'Italie et de l'Allemagne, ainsi que la constitution de plusieurs nouveaux pays dans les Balkans, issus du démembrement de l'Empire ottoman, appelé alors l'homme malade de l'Europe.
C'est aussi l'apparition de nouveaux mouvements politiques prônant plus d'égalité (socialismes), voire le démantèlement du pouvoir des États (anarchismes). Ces idées se diffuseront par la suite, et avec plus ou moins de retard, largement hors des frontières de l'Europe.
La domination politique et économique de l'Europe sur le reste du monde s'est affirmée après qu'elle a bouleversé son économie lors des révolutions industrielles, développant sa productivité et amorçant une forte explosion démographique. Leur avance technologique, et notamment militaire, permit aux pays européens, en concurrence les uns contre les autres, d'étendre leur emprise sur les autres continents. Cette colonisation connut son apogée au début du (cette apogée s'acheve en 1914), avant que les deux guerres mondiales ne bouleversent l'ordre établi. La Seconde Guerre mondiale laisse l'Europe exsangue (voir l'article Europe sous domination nazie). Alors que la suprématie des pays européens occidentaux disparaît au profit de deux nouvelles super-puissances (les États-Unis et l'Union soviétique), des rébellions se développent dans les colonies, aboutissant à l'indépendance de nombreux pays, notamment au cours du troisième quart du .
Parallèlement, alors que l'excédent démographique de l'Europe était tel qu'elle constituait un réservoir d'émigration massive tout au long du et au début du , les pays du continent furent confrontés à une stabilisation, voire une régression démographique à partir de la Première Guerre mondiale. Cela, combiné au développement continu de l'économie, dont principalement l'industrie de production et de transformation, provoqua un appel de main d'œuvre qui transforma l'Europe en une terre d'immigration, notamment au cours des Trente glorieuses.
Religion
On peut distinguer de façon générale trois ensembles de religion :
- L'Europe du nord protestante (Royaume-Uni, Scandinavie, Allemagne du Nord…)
- L'Europe de l'est orthodoxe (Grèce, Russie, Ukraine, Roumanie, Serbie…)
- L'Europe du sud, de l'ouest et du centre catholique (Portugal, Espagne, Italie, France, Belgique, Allemagne du sud, Pologne, Autriche…)
Les catholiques sont majoritaires dans 23 pays, les orthodoxes dans 10 pays, les protestants dans 9 pays, les musulmans 3 pays (Bosnie-Herzégovine, Albanie, Turquie)
Il existe des minorités religieuses à l'intérieur de ces grands ensembles :
- les juifs sont présents en Europe depuis l'Empire romain, ils ont été persécutés depuis le Moyen Âge et pendant la Seconde Guerre mondiale (voir shoah) avec en France, des groupes issus de l'immigration du Maghreb (depuis 1962 surtout) et du Moyen Orient au XIXe siècle.
- les musulmans sont fortement présents dans les Balkans, autrefois sous l'ancien Empire ottoman (Albanie, Bosnie, Kosovo, Macédoine), en Turquie et, des suites de l'immigration, en France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Belgique…
- les religions extrêmes orientales, connaissant un succès grandissant, par goût de l'exotisme ou par les communautés asiatiques immigrées en Europe.
- l'athéisme est minoritaire. Anciennement en Albanie, la religion était prohibée : selon l'ouvrage de J. Baudérot (dir.), Religion et laïcité dans l'Europe des 12, 1994, page 259 : un quart de la population de l'Union européenne serait « non religieuse » et 5 % des Européens seraient des athées convaincus. Une enquête menée dans 21 pays sur 21 000 personnes et publiée en décembre 2004 annonce que 25 % des Européens de l'ouest se disent athées contre 12 % dans les pays d'Europe centrale et orientale. Toujours selon cette enquête publiée dans le Wall Street Journal version européenne, 4 % des Roumains et 8 % des Grecs se disent athées. Au contraire, 49 % des Tchèques et 41 % des Néerlandais sont athées. Selon une récente enquête du Centre public de recherches sociologiques (Le Monde, juillet 2005), 82,4 % des Espagnols se disent catholiques et 47,7 % d'entre eux pratiquants.
- la laïcité reste une spécificité française, mais la séparation des Églises et des États est établie dans presque tous les pays. Cependant, au sein de l'Union européenne, le Royaume-Uni, le Danemark, la Finlande et la Grèce ont des systèmes confessionnels, c'est-à-dire que l'état reconnaît une religion officielle ou dominante. Dans ces cas, il n'y a pas égalité de traitement entre les religions mais des prérogatives d'ordre financier sont accordées à l'une d'entre elles. Des débats préparatoires à la constitution européenne ont évoqué la possibilité d'inscrire les racines chrétiennes dans le texte, mais cela fut rejeté.
Pendant longtemps, le continent a été ravagé par l'intolérance religieuse et les guerres de religion (France, Guerre de Trente Ans, pogroms).
Politique
Les pays qui ont tout ou partie de leur territoire en Europe (selon les limites géographiques définies plus haut) sont au nombre de 49 :
Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Biélorussie, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, ancienne République yougoslave de Macédoine, Malte, Moldavie, Monaco, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie-et-Monténégro, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine, Vatican.
Voir article détaillé Politique de l'Europe
Les dates de la construction de l'Union européenne
L'unité européenne, rêve et réalité
L'Europe n'a jamais connu d'unité politique totale. Certaines périodes d'une durée variable ont cependant été marquées par la domination d'une vaste partie du continent par un pouvoir unique, qui s'est en général imposé par la force. Ce fut ainsi le cas de l'empire romain, de l'empire carolingien, de l'empire napoléonien, et du III Reich. Certaines familles royales ont également, par le biais de relations dynastiques, gouverné un grand nombre de pays européens, au premier rang desquelles la famille des Habsbourg.
Victor Hugo a souvent rêvé qu'un jour existeraient les États-Unis d'Europe, faisant pendant aux États-Unis d'Amérique. Son discours prononcé le 21 août 1849, à l'occasion de l'ouverture du Congrès de la Paix à Paris, est resté célèbre [http://crdp.ac-lille.fr/crdp2003/archives/texte_hugo_2_txt.htm]. Il y évoque une Europe enfin pacifiée, unie dans un même gouvernement. La suite de l'Histoire lui donne tort, avec la guerre de 1870 et les deux guerres mondiales. Puis arrive la guerre froide, qui divise l'Europe en deux blocs antagonistes. Malgré tout, le général de Gaulle conserve l'espoir, parlant à plusieurs reprises d'une vaste Europe allant de l'Atlantique à l'Oural. La chute du mur de Berlin et l'effondrement du bloc soviétique pourraient un jour lui donner raison.
En effet, depuis la deuxième moitié du , un mouvement d'union politique est en construction, avec pour particularité sa mise en place pacifique et démocratique. La forme actuelle de ce nouveau pouvoir qu'est l'Union européenne n'est cependant pas encore arrêtée et laisse aujourd'hui une grande liberté politique aux pays membres, de plus en plus nombreux. L'Union européenne comprend maintenant 25 États membres, dont 12 qui font partie de la zone euro.
Pour l'actuel gouvernement des États-Unis, la « vieille Europe » comprend les pays de l'ouest du continent, et la « nouvelle Europe » les pays du centre et de l'est, récemment libérés du communisme.
L'Europe est le continent comptant le plus de monarchies.
Les monarchies européennes sont démocratiques, les rois et reines n'ont qu'un rôle symbolique et le plus souvent c'est le premier ministre, élu, et son gouvernement qui ont le véritable pouvoir politique sur le pays concerné.
Organisations européennes
- conseil de l'Europe : cour européenne des Droits de l'Homme
- AELE : Association européenne de libre-échange
- CE : Communauté européenne qui remplace la CEE depuis 1993
- CEE : Communauté économique européenne
- EEE : Espace économique européen
- UE : Union européenne : zone euro, Cour de justice européenne, Banque centrale européenne, Convention de Schengen
Voir la liste des grands groupes industriels européens.
Le 2005 est entré en vigueur la nouvelle norme européenne pour limiter la pollution atmosphérique : les agglomérations de plus de 250 000 habitants de l'Union européenne ne doivent pas dépasser certaines valeurs limites : 50 microgrammes (0,05 mg) de particules par mètre cube d'air ambiant doit être le seuil maximum pour 35 jours par an, et la valeur moyenne annuelle ne doit pas aller au-delà de 40 microgrammes. Cependant, les normes anti-pollution déjà en vigueur n'étaient déjà pas respectées : en 2002, 11 pays sur 15 ont dépassé la marge autorisée.
Voir aussi
- Eurojust
- Limites de l'Europe
- Union européenne
Cartes
En français :
- [http://www.histoirealacarte.com Cartes animées sur le thème l'Europe et les Nations 1815-1914]
- [http://www.st-petersbourg.org/pays_europe/europe.htm Création de l'Europe Cartes Europe 1919-1945]
En anglais :
- [http://www.europe-countries.com Europe Countries]
- [http://www.europe-atlas.com Europe Atlas]
Liens externes
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Europe/ Catégorie Europe] sur l'annuaire Dmoz
- [http://www.populationdata.net/europe.php PopulationData.net - Europe]
-
Catégorie:Géographie
als:Europa
ja:ヨーロッパ
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ms:Eropah
roa-rup:Evropa
simple:Europe
th:ทวีปยุโรป
zh-min-nan:Europa
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
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Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005.
Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises
Démographie
Article détaillé : Démographie de la France
Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]
Religion
Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.
Culture
Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
|-
|
| Jour de l'an
| Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II)
|-
| Lundi suivant le dimanche de Pâques.
| Lundi de Pâques
| Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
|-----
| || Fête du Travail
| Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France
|-
| 8 mai
| Commémoration de la capitulation allemande en 1945
| Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
|-----
| Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension
| Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
|-
| Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant.
| Pentecôte (et Lundi de Pentecôte)
| Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération)
|-----
| 14 juillet || Fête nationale
| Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
|-
| 15 août || Assomption
| Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie
|-----
|
| Toussaint || Fête de tous les saints
|-
| 11 novembre
| Commémoration de l'armistice de 1918
| Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale
|-----
| 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ
|-----
| 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|-
| Avant-veille de Pâques || Vendredi saint
| rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France
Belgique
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| Roi
| Albert II
|- valign="top"
| Premier ministre
| Guy Verhofstadt
|- valign="top"
| Fête nationale
| 21 juillet
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Région wallonne - Wallonie Catégorie:Belgique Catégorie:Histoire de Belgique Wallonie
Géographie Europe Belgique Régions de Belgique
La Wallonie est une des trois régions de la Belgique fédérale. Elle comprend l'essentiel de la population francophone du pays (sauf celle de Bruxelles) ainsi que la petite Communauté germanophone.
Géographie
Population et superficie
Avec ses 16 844 km², la Wallonie occupe plus de la moitié du territoire de la Belgique, dans la partie sud du pays. Elle inclut les provinces du Brabant wallon, du Hainaut, de Liège, du Luxembourg et de Namur. Les villes principales sont Liège, Charleroi, Mons, Namur, Tournai et Verviers. On retrouvera le nom de toutes ses anciennes et nouvelles localités dans la liste de ses communes belges fusionnées.
La Wallonie n'a pas d'accès direct à la mer.
Sa population, relativement dense, est de 3 300 000 habitants et représente un tiers des habitants du pays. Le français est la langue pratiquée par la grande majorité de la population, sauf dans les Cantons de l'Est où existe une minorité germanophone d'environ 71 000 personnes. Il existe aussi des facilités linguistiques en néerlandais dans quelques communes proches de la frontière linguistique avec la Région flamande.
Le wallon (ou plutôt les dialectes wallons) et le picard ont été les langues prédominantes du peuple wallon jusqu'au début du , mais depuis ces parlers régionaux sont en régression constante.
Les 262 communes wallonnes
- Liste des communes de Wallonie
Histoire
Après la conquête romaine de la Gaule belgique par Jules César, certains de ses habitants celtes deviennent gallo-romains et sont appelés les « Walha » par leurs voisins germaniques : de là dériverait le mot « wallon ». C'est ici que se situe désormais la frontière entre monde latin et germanique.
Au cours des siècles suivants, les territoires wallons seront intégrés aux empires romain, puis carolingien, avant de se fragmenter progressivement en principautés rivales. Au , ils se retrouvent incorporés au Duché de Bourgogne. Par la suite, ils font partie des Pays-Bas espagnols puis autrichiens jusqu'à la fin du , sauf la Principauté de Liège qui redevient autonome.
Le rassemblement des territoires wallons aura lieu lors de l'annexion à la République française puis à l'empire napoléonien jusqu'en 1815 auxquels succéderont le royaume des Pays-Bas..
Depuis 1830
Après l'indépendance en 1830, la Belgique devient un royaume unitaire avec une domination de fait des francophones sur les Flamands. Le terme « Wallonie » est créé par Charles-Joseph Grandgagnage en 1844. La notion de Wallonie gagne en popularité vers la fin du comme réponse face à la montée en puissance de la Flandre.
En 1932, une loi linguistique affirme l'unilinguisme des régions flamande et wallonne (et le bilinguisme de Bruxelles). D'autres lois linguistiques suivront dans les années 1962-63. 1968 marque un sommet des tensions communautaires : les étudiants et professeurs wallons doivent quitter l'université flamande de Louvain sous les cris de « Walen buiten !» (les Wallons dehors !).
La Région wallonne actuelle naît officiellement en 1980 avec la réforme de l'État et les débuts du fédéralisme.
Institutions
Cadre institutionnel
Depuis le 23 avril 1993, la Belgique est devenue un État fédéral qui se compose de trois États (appelés Régions dans la constitution belge) : la Région wallonne, la Région flamande et la Région de Bruxelles-Capitale et de trois communautés (française, flamande et germanophone).
La Région wallonne possède son gouvernement. Ses neuf membres sont responsables devant un organe législatif élu au suffrage universel : le Parlement wallon. Ces institutions ont instauré Namur capitale de la Wallonie. C'est donc dans cette ville que bat le cœur politique et administratif de la région.
Le fédéralisme belge est bâti sur le concept d'équipollence des normes, c’est-à-dire que le niveau de pouvoir fédéral (belge) n'a aucune préséance par rapport aux entités fédérées. Une loi votée au parlement wallon ne peut ainsi pas être contredite par une loi belge.
De plus, comme les compétences des entités fédérées leurs sont exclusives (sur leur territoire), une même compétence ne peut pas être détenue à la fois par les entités fédérées et par l'État belge.
Le fédéralisme belge prévoit que l'exclusivité interne des compétences se continue de façon externe, les États-régions ont ainsi la possibilité de signer souverainement des accords internationaux pour les domaines de leur compétences (comme en 2004 le traité entre la Wallonie et la France sur l'aménagement des cours d'eau).
Cette faculté de pouvoir gérer les relations extérieures est fort inhabituelle, et certains pays ont du mal à appréhender cette réalité ; dans ce cas, les rélations se font officiellement au nom de la Belgique, mais le pouvoir décisionnel est en fait aux mains des États-Régions, qui se concertent entre eux pour avoir un avis commun ; c'est ainsi que cela se passe par exemple pour les conseils des ministres européens, lorsque le conseil des ministres porte sur une matière qui est compétence des États-Régions, ce sont les ministres des gouvernements wallon, flamand ou bruxellois, qui y assistent, ou même président le conseil, au nom de la Belgique, et non un ministre du gouvernement belge.
Le Parlement
Le Parlement wallon, appelé aussi Conseil Régional wallon dans la Constitution belge, est composé de 75 députés. Les 75 parlementaires wallons composent également avec 19 parlementaires bruxellois francophones le Parlement de la Communauté française.
Composition du Parlement pour la législature 2004-2009 :
- Parti socialiste : 34 sièges
- Mouvement réformateur : 20 sièges
- Centre démocrate humaniste : 14 sièges
- Front national : 4 sièges
- Ecolo : 3 sièges
Le président actuel du Parlement est José Happart (PS).
Le gouvernement
Composition du gouvernement suite aux élections régionales de juin 2004:
- Elio Di Rupo, Ministre-Président, siégeant à l'Élysette
- André Antoine, Ministre du Logement, des Transports et du Développement territorial
- Michel Daerden, Ministre du Budget, des Finances, de l'Equipement et du Patrimoine
- Marie Arena, Ministre de la Formation
- Philippe Courard, Ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique
- Marie-Dominique Simonet, Ministre de la Recherche, des Technologies nouvelles et des Relations extérieures
- Jean-Claude Marcourt, Ministre de l'Économie et de l'Emploi
- Christiane Vienne, Ministre de la Santé, de l'Action sociale et de l'Egalité des chances
- Benoit Lutgen, Ministre de l'Agriculture, de la Ruralité, de l'Environnement et du Tourisme
Les emblèmes de la Wallonie right
- son drapeau : d'or au coq de gueules, dessiné par Pierre Paulus
- son hymne : le chant des Wallons
- sa fête : le 3 dimanche de septembre
Compétences de la Région wallonne
La Région wallonne maîtrise intégralement des compétences qui lui ont été transférées par l'État fédéral. Ces compétences s'exercent dans les matières suivantes : la politique économique et l'emploi, le commerce extérieur, le tourisme, la recherche scientifique appliquée, les transports et les travaux publics, le logement et l'aménagement du territoire, l'environnement et l'agriculture, l'énergie et l'eau, les pouvoirs subordonnés ainsi que les relations extérieures dans les matières précitées.
Les sièges des institutions
- Namur : Capitale régionale (siège du Parlement wallon)
- Liège : Siège des institutions économiques
- Verviers : "Capitale wallonne de l'eau"
- Charleroi : Siège des institutions sociales (notamment le Forem)
- De plus, à Bruxelles, se trouve le siège de l'Agence wallonne à l'Exportation et aux Investissements étrangers (Awex) et la Division des Relations internationales (DRI), pratiquement fusionnée avec le Commissariat général aux Relations internationales de la Communauté française (CGRI).
Économie
Histoire
L'industrie lourde wallonne (mines, sidérurgie, métallurgie, verrerie, ...) a connu un très fort développement au , surtout dans les bassins de Liège et Charleroi. La Belgique est alors la première nation industrielle du continent. Cependant un déclin irrémédiable s'amorce dans la première partie du . Les premières fermetures de mines en 1958 et plus tard la crise de la sidérurgie ont entraîné de douloureuses restructurations pour la Wallonie.
La situation est aujourd'hui stabilisée et la Wallonie cherche un nouveau dynamisme en tirant parti de sa position au cœur de l'Europe et en misant sur les nouvelles technologies.
Répartition de l'activité
- Agriculture, sylviculture, pêche : 1,8 %
- Industrie, énergie et bâtiments : 27,4 %
- Services : 70,8 % (chiffres 2001).
Statistiques économiques
- PIB : 61 582 millions euros (2002)
- PIB/habitant : 76,8 % de la moyenne des régions européennes (UE à 15 membres, 2004, PPA).
- Taux de chômage : 18,7 % (2005, méthode de calcul IWEPS)
- Taux de chômage : 11,4 %, moyenne européenne 8,2 % (2004, UE-15, méthode de calcul Eurostat)
Culture
Rappelons que les matières culturelles sont de la compétence de la Communauté française.
Patrimoine
Le patrimoine wallon couvre une période historique très large, depuis l'occupation au néolithique en passant par l'émergence des villes indépendantes au Moyen Âge jusqu'aux témoignages récents de la puissance industrielle des et s.
- Sites wallons figurant sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco
- Les quatre ascenseurs à bateaux du Canal du Centre et leur site, La Louvière et Le Rœulx (Hainaut).
- Beffrois de six villes wallonnes (Binche, Charleroi, Mons, Namur, Thuin, Tournai).
- Cathédrale Notre-Dame de Tournai.
- Les minières néolithiques de silex de Spiennes (Mons).
- Autres sites
- Château fort de Bouillon
- Palais des Princes-Évêques et Place Saint-Lambert à Liège
- Domaine de Beloeil (château des princes de Ligne et jardins)
- Grand-Hornu (ancien complexe industriel et arts contemporains)
- Jardins d'Annevoie
- Grottes de Han-sur-Lesse
- Grottes de Remouchamps avec le plus long parcours souterrain navigable d'Europe
- Abbaye d'Orval
- Lion de Waterloo et son champ de bataille
- Ruines de l'Abbaye de Villers-la-Ville
- Durbuy-sur-Ourthe, la plus petite ville du monde.
- Redu, village du Livre et de l'Euro Space Center
- Torgny, le village le plus méridional de Belgique, connu pour la culture de la vigne
- Dinant, sa citadelle, son rocher Bayard et la haute Meuse dinantaise (Rochers de Freÿr, Hastière...)
- Vallée de la Semois et ses nombreux panoramas d'intérêt paysager (Rochehaut et sa vue sur Bohan, le Tombeau du Géant,...)
- Lacs de barrages : l'Eau-d'Heure (Hainaut et Namur), Robertville (Liège), Eupen (Liège), Bütchenbach (Liège) et Warfaz (Liège)
- Châteaux
- La Wallonie compte environ 1900 châteaux ! Les plus connus sont ceux d'Annevoie, de Beloeil, de Chimay, de Freÿr, de Jehay, de La Hulpe, de Lavaux-Sainte-Anne, de Modave, etc.
- Régions paysagères
- Ardenne
- Calestienne
- Condroz
- Fagnes
- Gaume
- Hautes Fagnes
- Hesbaye
- Pays de Herve
Musique
- Musique classique
- André Grétry
- César Franck
- Adolphe Sax, inventeur du saxophone
- Opéra royal de Wallonie
- Orchestre Philharmonique de Liège
- Orchestre royal de Chambre de Wallonie
- Pierre Bartholomée, chef d'orchestre et compositeur
- Musiques actuelles
- Sttellla
- Pierre Rapsat
- Maurane
- William Dunker, chanteur de blues en wallon
- Festival des Francofolies de Spa
- Steve Houben, saxophoniste et flûtiste de jazz
- Luc Pilartz, violoneux et cornemuseux
- Didier Laloy, accordéoniste diatonique, membre du groupe Urban Trad
- Philippe Lafontaine, chanteur
- Jeff Bodart, chanteur
- Alec Mansion, auteur-compositeur-interprète
- Jo Lemaire, chanteuse
- Sandra Kim, gagnante belge du Concours Eurovision de la Chanson en 1986 avec le titre J'aime j'aime la vie
- et bien d'autres... (à suivre)
Danse
- Charleroi/Danses, Centre chorégraphique de la Communauté française
Théâtre
- Théâtre de la Place à Liège
- Théâtre de l'Ancre à Charleroi
- Théâtre royal de Namur
- Théâtre royal de Mons
Peinture
- Roger de La Pasture
- Félicien Rops
- René Magritte
- Paul Delvaux
- Jean-Michel Folon
Cinéma
Le cinéma wallon existe surtout au travers de talents individuels qui finissent par être absorbés par le cinéma français.
Les films wallons sont souvent caractérisés par le réalisme social, comme les films des frères Dardenne (La Promesse, Rosetta (Palme d'Or à Cannes), Le Fils, L'Enfant, également Palme d'Or à Cannes en 2005) ou Les Convoyeurs attendent de Benoît Mariage. On peut aussi citer le côté complètement décalé de C'est arrivé près de chez vous de Rémy Belvaux et André Bonzel (1992).
- Réalisateurs
- André Delvaux
- Alain Berliner
- Gérard Corbiau
- Jean-Pierre et Luc Dardenne
- Benoît Mariage
- Henri Storck
- Jaco Van Dormael
- etc.
- Acteurs et actrices
- Émilie Dequenne
- Cécile de France
- Marie Gillain
- Natacha Régnier
- Olivier Gourmet
- Benoît Poelvoorde
- Jean-Claude Drouot
- Jérémie Rénier
- Bouli Lanners
- Yolande Moreau
- Alexandra Vandernoot
- Bernard Yerlès
- etc.
Littérature
- Georges Simenon
- Arthur Masson
- Henri Michaux
- Marguerite Yourcenar
- Amélie Nothomb
- Charles Plisnier
- Marcel Thiry
- Achille Chavée
- Madeleine Bourdouxhe
- Caroline Lamarche
- Bernard Tirtiaux
- Henri Vernes
Bande dessinée
La Wallonie a joué un rôle majeur dans l'évolution de la bande dessinée belge et internationale dans les années 40-50. On parle d'« école de Marcinelle » (où étaient établies les éditions Dupuis) pour désigner ce mouvement. Beaucoup de dessinateurs de talent wallons mais plus largement belges ou français ont commencé leur carrière dans l'hebdomadaire « Spirou » (Dupuis) qui paraît en Belgique depuis 1938.
- Auteurs et personnages
- André Franquin : Gaston Lagaffe, Marsupilami, Spirou
- Peyo : Les Schtroumpfs
- Morris : Lucky Luke
- Jean-Claude Servais
- Hergé : Tintin
- Philippe Geluck : Le Chat
- Maisons d'édition
- Casterman
- Dupuis
Artisanat
- Cristalleries du Val-Saint-Lambert
- Dinanderie (travail du cuivre) à Dinant
- Dentelle au point de Binche
- Grès de La Roche-en-Ardenne
- Poterie de Bouffioux
Traditions et Folklore
- Le Carnaval de Binche et ses Gilles, classé par l'Unesco comme chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité.
- Les carnavals dans les Cantons de l'Est (Malmedy, Eupen, La Calamine,...)
- Les Marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse
- La Ducasse de Mons
- Les défiles de Géants lors des carnavals
- La Fête du 15 août en Outremeuse à Liège
- Les Échasseurs de Namur
Gastronomie
- Les produits du terroir
- Bières trappistes de Chimay, Rochefort et Orval.
- Bières d'abbayes et les bières locales.
- Alcools : pékèt, genièvre, cidre du Pays de Herve, maitrank ou boisson de mai (apéritif typique du Pays d'Arlon, préparé à partir de l'aspérule odorante, une plante qui pousse dans les sous-bois de la région arlonnaise)
- Bœuf de race Blanc-bleu belge
- Jambon et saucisson d'Ardenne
- Fromages (trappistes, d'abbaye,...)
- Boudin et de Liège
- Les spécialités culinaires
- Tarte al d'jote à Nivelles
- Lapin du lundi parjuré à Tournai
- Gaufre de Liège
- Cramique
- Sirop de Liège
- Boulet à la liégeoise
- Salade liégeoise
- Fromage de Herve
- Tarte au riz
- Cougnous d'Andenne
- Flamiche de Dinant
- Avisance de Namur
- Escavèche dans la région de Chimay
- Pâté gaumais
- Touffaye gaumaise
- Tarte au stofé de Wavre
- Macarons de Beaumont
- Baisers de Malmedy
Wallons célèbres et personnalités
- Liste des Wallons célèbres
Voir aussi
- Répartition des compétences dans la Belgique fédérale
Liens externes
- [http://www.wallonie.be/ Site du gouvernement wallon]
- [http://www.uvcw.be/ Site de l’Union des Villes et Communes de Wallonie asbl.]
- La région wallonne sur Wikinations.be
- http://wa.wikipedia.org
Région de Bruxelles-CapitaleRegion de Bruxelles-Capitale
Region de Bruxelles-Capitale
Bruxelles
La Région de Bruxelles-Capitale, est l'une des trois Régions qui composent la Belgique. Cette région, dont le statut officiel est bilingue, est habitée par des Belges appartenant aux deux principales communautés linguistiques du pays : communauté française (on estime généralement que 85% à 92,5% de la population bruxelloise est francophone) et communauté flamande (de 7,5% à 15% de la population). Suite à la présence sur son territoire de nombreuses institutions internationales, on y trouve également d'importantes concentrations d'habitants issus des autres pays de l'Union européenne. À cela s'ajoutent de nombreux migrants issus du Maghreb (notamment du Maroc), de Turquie, d'Amérique, d'Afrique (spécialement du Congo RDC, ancienne colonie belge) et d'Europe centrale, faisant de la Région un ensemble cosmopolite et multiculturel.
Histoire
Le 18 juin 1989, pour la première fois, les Bruxellois élisaient directement leurs représentants régionaux. Bruxelles constitue depuis lors une Région autonome, comparable aux Régions flamande et wallonne.
Composition
La Région se compose de 19 communes, Bruxelles étant au centre et entourée par les 18 autres. Les 19 communes sont (suivis par leurs codes postaux):
#Anderlecht (1070)
#Bruxelles (1000, 1020, 1120, 1130, 1040, 1050)
#Ixelles (1050)
#Etterbeek (1040)
#Evere (1140)
#Ganshoren (1083)
#Jette (1090)
#Koekelberg (1081)
#Auderghem (1160)
#Schaerbeek (1030)
#Berchem-Sainte-Agathe (1082)
#Saint-Gilles (1060)
#Molenbeek-Saint-Jean (1080)
#Saint-Josse-ten-Noode (1210)
#Woluwe-Saint-Lambert (1200)
#Woluwe-Saint-Pierre (1150)
#Uccle (1180)
#Forest (1190)
#Watermael-Boitsfort (1170)
La région de Bruxelles-Capitale se distingue des deux autres par son bilinguisme : français et néerlandais y sont utilisés dans tous les services publics (administrations, hôpitaux, police, ...). Le français est largement majoritaire dans la population.
Population
|+ Population au 2003
! Commune
! Hommes
! Femmes
! Total
|-----
| Anderlecht || align="right" | 44479 || align="right" | 47280
| align="right" | 91759
|-
| Bruxelles || align="right" | 69708 || align="right" | 69793
| align="right" | 139501
|-----
| Ixelles || align="right" | 37021 || align="right" | 38820
| align="right" | 75841
|-
| Etterbeek || align="right" | 19312 || align="right" | 21707
| align="right" | 41019
|-----
| Evere || align="right" | 15182 || align="right" | 17521
| align="right" | 32703
|-
| Ganshoren || align="right" | 9043 || align="right" | 11204
| align="right" | 20247
|-----
| Jette || align="right" | 19279 || align="right" | 22290
| align="right" | 41569
|-
| Koekelberg || align="right" | 8139 || align="right" | 8882
| align="right" | 17021
|-----
| Auderghem || align="right" | 13567 || align="right" | 15425
| align="right" | 28992
|-
| Schaerbeek || align="right" | 53566 || align="right" | 55572
| align="right" | 109138
|-----
| Berchem-Sainte-Agathe || align="right" | 9131
| align="right" | 10347 || align="right" | 19478
|-
| Saint-Gilles || align="right" | 22001
| align="right" | 21394 || align="right" | 43395
|-----
| Molenbeek-Saint-Jean || align="right" | 37625
| align="right" | 38552 || align="right" | 76177
|-
| Saint-Josse-ten-Noode || align="right" | 11752
| align="right" | 11318 || align="right" | 23070
|-----
| Woluwe-Saint-Lambert || align="right" | 21232
| align="right" | 25993 || align="right" | 47225
|-
| Woluwe-Saint-Pierre || align="right" | 17416
| align="right" | 20324 || align="right" | 37740
|-----
| Uccle || align="right" | 34515 || align="right" | 40918
| align="right" | 75433
|-
| Forest || align="right" | 22481 || align="right" | 24832
| align="right" | 47313
|-----
| Watermael-Boitsfort || align="right" | 11243
| align="right" | 13177 || align="right" | 24420
|-
| Total Bruxelles-Capitale || align="right" | 476692
| align="right" | 515349 || align="right" | 992041
|{{{{{{{Provinces_régions_belges
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
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