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| Racine Carrée |
Racine carréeLa racine carrée d'un nombre réel positif x est le nombre réel positif qui une fois multiplié par lui-même donne x.
La racine carrée de x est notée .
Par exemple, puisque 4 × 4 = 16, et .
Les racines carrées sont importantes pour la résolution des équations du second degré.
En essayant de prolonger la fonction racine carrée aux nombres réels strictement négatifs on construit les nombres imaginaires (l'appellation ne doit pas induire en erreur : tout nombre, du fait qu'il constitue une abstraction, possède déjà un caractère imaginaire au sens de tous les jours; « imaginaire » en terminologie mathématique n'a pas du tout le même sens) et par extension le corps des nombres complexes.
Propriétés
Les propriétés importantes suivantes de la fonction racine carrée sont valables pour tous nombres réels positifs x et y (dans certains cas strictement positifs) :
:
:
:
: pour tout nombre réel x
(voir valeur absolue)
La fonction racine carrée envoie un nombre rationnel sur un nombre algébrique;
est rationnel si et seulement si x est un nombre rationnel et (à part 0) quotient de deux carrés parfaits (0 peut s'écrire ).
En particulier, est irrationnel (son carré 2 n'est pas le quotient de deux carrés parfaits).
La fonction racine carrée envoie l'aire d'un carré sur la longueur d'un de ses côtés.
La fonction racine carrée a la représentation graphique suivante :
Image:racine_carrée.png
La fonction racine est continue en tout réel positif x, et dérivable en tout réel strictement positif x (mais n'est pas dérivable en x=0; en ce point la pente de la tangente est infinie; la courbe représentative admet en 0 une demi-tangente verticale).
Sa dérivée est égale à , et on peut l'obtenir facilement en considérant comme la fonction puissance (première propriété énumérée au-dessus).
Le développement en série de Taylor de la fonction racine carrée au point 1 s'obtient immédiatement à partir de la formule du binôme généralisée :
:
::
::
::
pour |h| <1.
Remarquons au passage que
:
et est donc un entier naturel.
Les racines carrées en algèbre
Soient x et a deux réels, tels que x2=a.
Une erreur courante est de «prendre la racine carrée» et d'en déduire que
Cela est inexact, parce que la racine carrée de x2 n'est pas x, mais la valeur absolue de x : |x|, d'après l'une des règles ci-dessus.
Ainsi, nous pouvons conclure que , ou
Extraction de racines carrées
Nous allons exposer un algorithme qui va nous permettre d'extraire la racine carrée d'un nombre. Évidemment, si la racine carrée n'est pas un nombre décimal, alors l'algorithme ne se termine jamais.
Bien que décrite ici pour des nombres écrits en base 10, la procédure fonctionne dans n'importe quelle base, base 2 comprise. Dans ce qui suit, 20 représente le double de la base, et en binaire ce nombre serait remplacé par 100.
Nous commençons par séparer les chiffres du nombre par paires en commençant à partir de la virgule. Nous plaçons le nombre dont on veut extraire la racine à l'écart, de la même façon que lorsque nous effectuons une division classique.
À chaque étape :
- on abaisse la paire de chiffres la plus significative non encore utilisée et on la place au côté d'un reste éventuel
- soit r le résultat intermédiaire de la racine carrée obtenu précédemment (égal à zéro au début). On cherche le plus grand chiffre x tel que le nombre y=(20r + x)x ne dépasse pas la valeur courante. On place ce nouveau chiffre x sur la ligne supérieure au dessus de la paire abaissée
- on soustrait y de la valeur courante pour former un nouveau reste
- si le reste est nul et qu'il n'y a plus de chiffre à abaisser alors l'algorithme se termine sinon on recommence.
Exemple : Quelle est la racine carrée de 152,2756 (en base 10).
Le résultat est le suivant.
____1__2,_3__4_
|
| 01 52,27 56 1
x 01 1×1=1 1
____ __
00 52 22
2x 00 44 22×2=44 2
_______ ___
08 27 243
24x 07 29 243×3=729 3
_______ ____
98 56 2464
246x 98 56 2464×4=9856 4
_______
00 00 fin de l'algorithme
Le résultat trouvé est 12,34
Vérification :
12,34 × 12,34 = 12×12 + 2×12×0,34 + 0,34×0,34.
= 144 + 8,16 + (0,32×0,32 + 2×0,02×0,32 + 0,02×0,02)
= 144 + 8,16 + 0,1024 + 0,0128 + 0,0004
= 152,2756
Calcul approché
L'équation de Pell conduit à une méthode pour trouver des approximations rationnelles de racines carrées de nombres entiers.
Un autre algorithme plus couramment utilisé pour approcher √x est basé sur la méthode de Newton et procède de la manière suivante :
- on place une valeur positive arbitraire dans r (idéalement la plus proche possible de la racine carrée de x)
- on remplace r par la moyenne de r et de x/r
- on recommence à l'étape 2.
L'algorithme converge de manière quadratique, ce qui signifie que le nombre de chiffres exacts de r double pratiquement à chaque étape.
Cet algorithme fonctionne également bien pour les nombres p-adiques, mais
ne peut pas être utilisé pour identifier de vraies racines carrées des racines carrées p-adiques; il est facile, par exemple, de construire une suite de nombres rationnels par cette méthode qui converge vers +3 dans les réels, mais vers -3 dans les 2-adiques.
Calcul par la méthode du goutte à goutte
Voir Technique_de_l'extraction_de_racine
Construction géométrique de la racine carrée
Technique_de_l'extraction_de_racine
Il est possible de construire la racine carrée d'un nombre constructible.
Soit a ce nombre, on cherche donc à construire dans le plan un segment de longueur .
Construisons le segment AB de longueur 1+a et contenant le point O tel que AO=1. Considérons ensuite le cercle de diamètre AB et menons la hauteur issue de O sécante en H avec le demi-cercle supérieur. Le triangle ABH est rectangle en H. Soit x=OH. En utilisant le théorème de Pythagore, on montre que . Cette égalité justifie par ailleurs que les triangles AOH et HOB sont semblables
Démonstration de :
Dans le triangle rectangle HOB : x2 + a2 = HB2
Dans le triangle rectangle ABH : HB2 = (a+1)2 - AH2
Dans le triangle rectangle AOH : AH2 = 12 + x2
D'où x2 + a2 = (a+1)2 - (12 + x2), soit, après simplification x2 = a, soit !
Les racines carrées de nombres complexes
Pour tout nombre complexe non nul z il existe exactement deux nombres w tels que w2 = z.
La définition de racine de est la suivante :
si z s'écrit sous forme trigonométrique avec -π < φ ≤ π, alors nous posons .
Ainsi définie, la fonction racine carrée est holomorphe partout sauf en les réels négatifs. (en lesquels elle n'est même pas continue).Le développement en série de Taylor ci-dessus reste valable pour x complexe.
Quand le nombre est dans sa forme algébrique, la formule suivante peut être utilisée :
:
où le signe de la partie imaginaire de la racine est le même que le signe de la partie imaginaire du nombre initial.
Notons qu'à cause de la nature discontinue de la fonction de racine carrée dans le plan complexe, la relation est fausse en général.
Supposer cette propriété toujours vraie risque de nous conduire à des démonstrations fausses et, par exemple ce qui suit est une démonstration de l'égalité -1 = 1 :
:
La troisième égalité ne peut pas être justifiée (voir la preuve que 1 est égal à -1).
Les racines carrées de matrices et d'opérateurs
Si A est une matrice définie positive ou un opérateur défini positif en dimension finie, alors il existe exactement une matrice ou un opérateur définis positifs B tel que B2 = A; nous définissons alors √A = B.
Plus généralement, pour toute matrice normale ou tout opérateur normal en dimension finie A, il existe des opérateurs normaux B tels que B2 = A.
Cela peut se généralier à un opérateur borné normal sur un espace de Hilbert.
En général, il y a plusieurs tels opérateurs B pour chaque A et la fonction racine carrée ne peut pas être définie pour les opérateurs normaux d'une façon satisfaisante. Les opérateurs définis positifs sont apparentés à des nombres réels positifs, et les opérateurs normaux sont apparentés à des nombres complexes.
Les racines carrées, approximations entières
Les demo makers ont parfois besoin de construire de tables de racines carrées entières.
exemple:
CARRE 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 .. 15 16 17 .. 24 25
RACINE 0 1 1 1 2 2 2 2 2 3 .. 3 4 4 .. 4 5
Lorque l'on observe la suite des racines, On s'appercoit que les racines sont constantes, puis incrémentées.
Plus précisément,
- le 0 est répété 1 fois,
- le 1, 3 fois
- le 2, 5 fois
- le 3, 7 fois
- le 4, 9 fois
Le nombre de fois est une suite de nombres impairs (incrémentés de 2 en 2).
Démonstration
(a+1)² -a² = a² +2a +1 -a²
= 2a + 1
on retrouve donc notre exemple:
- le a=2, 2a+1=5 fois
- le a=3, 2a+1=7 fois
- le a=4, 2a+1=9 fois
Itérations infinies de racines carrées
- Il va de soit que :
:
qui peut s'écrire encore :
:
et en « réitérant à l'infini » :
:
- Ramanujan obtint une formule similaire pour 3.
Il partit de la décomposition
:
et construisit le produit en fixant
:
Il substitua le terme
:
Ramanujan réitéra à l'infini en remplaçant maintenant par 1 sans se préoccupper du passage à la limite et obtint la jolie formule :
:
En fixant et à d'autres valeurs positives ou en élevant au carré une formule obtenue, vous pourrez également construire d'autres belles formules comme :
:
- En résumé, la relation suivante, itérée à l'infini :
:
permet donc d'exprimer tous les nombres entiers strictement supérieurs à 1 comme une itération infinie de racines carrées.
En particulier, en fixant n = 0 et sans se préoccuper du passage à la limite
:
Voir aussi
- exponentielle
- Nombre d'or
- Nombre irrationnel
- Nombre algébrique
- Nombre réel
- Nombre complexe
- racine cubique
Catégorie:Fonction remarquable
ja:平方根
ko:제곱근
NombreCatégorie:Numération -
Un nombre est une quantité abstraite utilisée pour dénombrer et classer des objets ou pour mesurer une grandeur physique.
Les nombres doivent être distingués des chiffres, qui sont des (combinaisons de) symboles utilisés pour représenter les nombres. La notation des nombres comme une série de chiffres est développée dans l'article : système de numération.
La langue française, à la différence de beaucoup d’autres, utilise deux mots proches : nombre et numéro, pour désigner des notions voisines. Si le numéro désigne souvent un code représenté par des chiffres (numéro de téléphonne, jeton de loto...), il suggère l'idée d'un emplacement particulier dans une suite ordonnée d'éléments (adresse dans une rue, en l'occurrence, les chiffres ne suffisent plus à exprimer le 3bis de la rue). Le nombre, quant à lui, induit plutôt l'idée de quantité, de population. Lorsqu'il n'est pas attaché à un objet (numéro) ou des objets (population), le nombre est une abstraction pure. Ainsi le numéro est représenté par des chiffres composant un nombre.
Mesure et comptage
La numération, outre le système de numération employé, connaît deux modes :
- le mode quantitatif qui exprime une mesure en utilisant des adjectifs numéraux cardinaux : trois litres, 3 000 Hz, 0,5 Ω,
- le mode ordinal qui attribue aux objets un numéro d'ordre : le premier, le deuxième, la seconde, la tierce... L'utilisation d'adjectifs numéraux cardinaux remplace alors parfois celle d'adjectifs ordinaux : page trois, l'an III du règne de Sédécias. Le nombre devient alors plutôt un numéro.
Quantification
La numération quantitative s'est fortement répandue avec la culture scientifique qui mesure son objet, qui en évalue la quantité par rapport à une unité arbitraire. Cette quantité peut être nulle (0 m) ou négative (-12 V). Le nombre de fois où l’unité peut être observé dans l’objet mesuré est entier ou fractionnaire (0,50 €).
La quantification, jointe à l’usage d’une numération positionnelle, facilite grandement la manipulation conceptuelle : les opérations (les quatre de bases : addition, soustraction, multiplication, division, et autres que la Mathématique élabore). De fait, c’est l’approche quantitative du réel, jointe à une mathématique utilisant un système arithmétique positionnel qui a permis l‘émergence de la physique.
Indexation
La numération ordinale est couramment utilisée pour le comptage d'objets distincts, unitaires : les livres sur une étagère, même si les adjectifs cardinaux sont utilisés dans le langage courrant. Il s'agit alors d'une indéxation plutôt que d'une mesure. Je compte un, deux, trois, quatre, cinq livres sur l'étagère. Le troisième livre, c‘est-à-dire en troisième position, porte l'index trois. Le nombre de livres, 5, correspond à l'index le plus grand. L'indexation commence à 1. Il n'y a pas d'objet 0.
Dans l‘exemple ci-dessus, il n’y a pas d'unité arbitraire, de livre de référence : un gros dictionnaire vaut un livre tout comme un simple feuillet. L’utilisation d’une quantification (pesage, mesure à la règle...) ne permet pas d’obtenir le nombre de livres sur l’étagère si ceux-ci ne sont pas homogènes. On ne cherche pas une quantité de livres ( 5 mètres linéaires d’étagère) mais un nombre de livres.
Observations
Quelques effets de l'existence de deux modes de numérotation peuvent être signalés.
- En musique, la tierce est un intervalle de deux tons. Héritée de la culture antique, la numération n'est pas quantitative mais ordinale. On ne compte pas la quantité d'intervalles mais la note sur laquelle aboutit l'intervalle : la troisième puisque celle de départ porte l'index 1 (Do = 1 ; Ré = 2 ; Mi = 3 ). Il y a une disjonction entre le rang d'une note d'arrivée (comptage de tons) et l'écart (mesure de tons).
- L’an 1 appartient au . Il n’y a pas d'an 0 puisque la numérotation des ans est un comptage. Le siècle ayant 100 années, l'an 100 appartient au même siècle. C'est l'an 101 qui commence le deuxième siècle. Ainsi, le vingtième siècle comprenait les années de 1901 à 2000 et le les années allant de 1001 à 2000. Il semble cependant que le développement de la quantification ait fait commencer le et ses festivités un an plus tôt.
- La syntaxe de certains langages informatiques fait commencer à 0 l'indexation de tableaux $var[0], $var[1], $var[2]. Si i est l'index le plus grand des éléments de la variable $var, celle-ci comprend alors i+1 éléments. L'informatique a ainsi réintroduit une disjonction entre les numérations ordinale et cardinale que la science faisait disparaître.
Types de nombres
Il existe différents types de nombres. Les nombres les plus familiers sont les nombres entiers naturels notés par , utilisés pour le dénombrement.
Si les entiers négatifs sont inclus, on obtient l'ensemble des nombres entiers relatifs .
Les rapports d'entiers réalisés par la division sont appelés nombres rationnels ou fractions; l'ensemble de tous les nombres rationnels est noté , formé des ensembles de nombres à développement décimal fini (les nombres décimaux) et les nombres à développement périodique.
Si , dans l'ensemble, outre les éléments de , on inclut tous les développements décimaux infinis et non périodiques , on obtient l'ensemble des nombres réels, noté . Ces nombres réels qui ne sont pas rationnels sont appelés nombres irrationnels. Cet ensemble est la réunion de l'ensemble des nombres algébriques (les racines de polynômes à coefficients rationnels) et de l'ensemble des nombres transcendants.
Les nombres réels peuvent être étendus aux nombres complexes, dont l'ensemble est noté , qui est un corps algébriquement clos dans lequel chaque polynôme à coefficients complexes peut être complètement factorisé. Ainsi :
:
Les nombres complexes peuvent, à leur tour, être étendus aux quaternions, mais la multiplication des quaternions n'est plus commutative.
Les octonions, à leur tour, étendent les quaternions, mais cette fois, l'associativité est perdue. Les sédénions étendent à leur tour l'ensemble des octonions.
En fait, les seules algèbres de division associatives à dimension finie sur , sont les nombres réels, les nombres complexes, et les quaternions.
Les éléments des corps de fonction algébriques de caractéristique finie ont été souvent interprétés de plusieurs manières comme une sorte de nombres par les théoriciens des nombres.
Ils sont historiquement apparus dans cet ordre :
- Les entiers naturels,
- Les nombres rationnels positifs,
- L'invention du zéro,
- Les entiers relatifs,
- Les nombres rationnels,
- Les nombres irrationnels et les nombres réels,
- Les nombres complexes,
- Les nombres hypercomplexes,
- Les nombres p-adiques,
- Les nombres réels transcendants et les nombres réels algébriques,
- Les nombres transfinis,
- Les nombres hyperréels,
- Les nombres surréels et pseudo-réels.
Ce n'est pas fortuit : on passe de la façon la plus simple de mesurer à des techniques beaucoup plus élaborées.
La compréhension des limites des nombres rationnels et de la nécessité des nombres réels fut particulièrement douloureuse pour les pythagoriciens ; on dit même que cela scella la fin de cette École.
Les nombres complexes se sont imposés dans un premier temps comme un argument spécieux mais efficace pour résoudre les équations polynomiales (d'où le vocable d'« imaginaire » pour désigner certains d'entre eux), avant de finalement être reconnus comme des nombres tout à fait convenables.
Les nombres hypercomplexes furent inventés par Hamilton (quaternions) puis par Cayley (octonions) et les sédénions par la construction de Cayley-Dickson. À chaque composante d'un nombre hypercomplexe, on peut associer une base à plusieurs dimensions (4 pour les quaternions, 8 pour les octonions et 16 pour les sédénions). Il existe aussi les biquaternions.
L'apparition des nombres p-adiques est liée à la notion de valeur absolue, et sont très utilisés en théorie des nombres ; ces nombres sont cependant assez méconnus au sein même de la communauté mathématique…
Les nombres hyperréels furent conçus pour résoudre certains problèmes de l'analyse et leur création par Abraham Robinson permit le développement de l'analyse non-standard.
Les nombres pseudo-réels sont très semblables à l'ensemble plus vaste des hyper-réels, mais la construction est différente.
Les opérations arithmétiques sur les nombres, telles que l'addition, la soustraction, la multiplication et la division sont généralisée dans la branche des mathématiques appelée algèbre abstraite dans laquelle on obtient les groupes, les anneaux et les corps.
Articles connexes
- Numération ;
- mathématiques ;
- fraction ;
- les dix premiers nombres entiers ou chiffres, qui servent à former tous les nombres dans la numérotation décimale : zéro, un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf ;
- nombre premier ;
- gogol ;
- nombres en français ;
- nombres dans le monde ;
- Liste des nombres ;
- Les nombres ordinaux et cardinaux ;
- Table des diviseurs.
Références
- John H. Conway, Richard K. Guy, « Le Livre des Nombres », Paris, éditions Eyrolles, 1998, ISBN 2-212-03638-8
- Article nombre dans le wiktionnaire
Georges Ifrah, Histoire universelle des chiffres, Editions Robert Laffont, collection "Bouquins"
ja:数
ko:수 (수학)
simple:Number
th:จำนวน
Nombre complexeEn mathématiques, les nombres complexes sont une extension naturelle des nombres réels : ils sont apparus comme intermédiaires de calcul pour résoudre des équations du troisième degré dont on connaissait des solutions mais pour lesquelles l’application des formules de Cardan faisait appel à des racines dont les carrés seraient négatifs.
Une conséquence immédiatement visible est que si l’on peut définir, dans le corps des réels, des relations d’ordre compatibles avec l’addition et la multiplication, cela n’est plus possible dans le corps des complexes.
Géométriquement, tout nombre complexe peut être représenté comme un point dans un plan appelé le plan complexe. L’ensemble des nombres réels peut être représenté par une droite du plan complexe.
Les nombres complexes ont de riches propriétés algébriques et analytiques. Tout polynôme non constant admet autant de racines complexes que son degré. L’étude des fonctions dérivables au sens complexe est une branche des mathématiques appelée analyse complexe.
Les nombres complexes furent « inventés » au par les mathématiciens italiens Jérôme Cardan, Raphaël Bombelli et Tartaglia comme intermédiaires de calcul pour trouver des solutions aux équations polynomiales du troisième degré. Il semblerait que ce soit Héron d'Alexandrie qui ait inventé le nombre impossible. La présentation géométrique vient entre autres de l’abbé Buée et d’Argand.
Approche vulgarisée des nombres complexes
Les nombres complexes, comme tout concept mathématique, constituent à la fois une théorie et un outil potentiel. Pour les physiciens, par exemple, les nombres complexes constituent surtout un moyen très commode de simplifier les notations : on manipule deux valeurs distinctes avec un seul nom, une rotation s’exprime par une simple multiplication, etc. Il est ainsi très difficile d’étudier la relativité générale ou la mécanique quantique sans recourir aux nombres et expressions complexes .
Il est toutefois utile de les voir autrement que comme une boîte noire (au sens de Norbert Wiener) commode.
En effet, ils présentent un aspect double :
- de par leur notation et la facilité de manipulation, ils sont semblables aux nombres « classiques » (entiers, réels…) ;
- de par leur génération, ils ne représentent rien de concret, sont une pure abstraction.
Nous allons essayer, dans cette partie, d’avoir une approche rigoureuse mais se raccrochant à des concepts mieux maîtrisés, en suivant le cheminement indiqué par Albert Jacquard [1].
X et i
Lorsque l’on manipule les x d’une équation, inéquation ou système d’(in)équations, on manipule une lettre qui représente un nombre réel inconnu.
Parfois, on arrive à la conclusion que ce nombre n’existe pas, par exemple :
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