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Requin
Les requins sont des poissons cartilagineux qui existent depuis environ 400 millions d'années. Ils sont sous leur forme moderne depuis 100 millions d'années, ce qui prouve leur perfection d'adaptation. Il y a approximativement 400 à 450 espèces de requins.
La plupart des requins a une silhouette caractéristique due en grande partie à leur corps fuselé et à des nageoires pectorales et dorsales, néanmoins, vu le nombre d'espèces il existe une très grande diversité dans cette famille qui appartient au groupe des Chondrichthyens (requins, raies et chimères).
La plupart des requins est des prédateurs et pour certains des apex prédateurs, mais les plus grosses espèces comme le requin baleine (Rhincodon typus), le requin pélerin (Cetorhinus maximus) ainsi que le requin grande gueule (Megachasma pelagios) se nourrissent principalement de plancton en filtrant l'eau de mer.
Taille : Elle sont diverses et s'étagent du plus petit requin qui est le requin-chat pygmé (25 cm à l'âge adulte), au plus grand comme le requin baleine (jusqu'à 12 mètres). Entre les deux, on trouve le requin blanc dont quelques spécimens jusqu'à 7 mètres se sont étouffés dans les filets de pêcheurs de l'île de Malte et dont les mâchoires ornent les murs d'un café de la vieille ville de La Valette (cf. National Geographic)
Distribution
Il y a des requins dans toutes les mers et tous les océans (à l'exception semble-t-il de l'Antarctique), quelques espèces comme le requin bouledogue (carcharhinus leucas) sont capables de vivre en eau douce ou peu salée (fleuve, rivière, estuaire, lacs) en pouvant remonter certains fleuves Africains (Zambèze) jusqu'à 3500 km (lac Victoria). Des membres d'une espèce (Pristiophoridés) vont même se reproduire dans le Lac Titicaca, en Amérique centrale.
Certaines espèces sont pélagiques (qui vivent au large), d'autres côtières ; on trouve des requins à des profondeurs de plus de 2 000 mètres mais également en surface. Cependant, certains biologistes marins émettent l'hypothèse fondée sur quelques indications, selon laquelle des espèces de requins de grande taille vivent en grande profondeur sans remonter en surface à cause des différences thermiques des couches d'eau océaniques. Les profondeurs océaniques restent cependant inexplorées faute de moyens. Une expédition toute récente a été lancé pour filmer les calmars géants dont les cachalots sont friands.
Locomotion
Les requins utilisent essentiellement leur nageoire caudale pour se mouvoir. Ils se déplacent à la vitesse de quelques km/h continuellement pour respirer (sauf certaines espèces) mais certaines espèces sont capables d'atteindre des vitesses de pointe de l'ordre de 50 km/h comme le requin mako (Isurus oxyrinchus). Les denticules présents sur la peau des requins provoquent des micro-perturbations qui facilitent l'écoulement hydrodynamique et le rendement de la nage en créant une couche limite d'eau permanente contre la peau, ce qui fait qu'ils glissent dans l'eau facilement.
Contrairement à la plupart des autres poissons, ils n'ont pas de vessie natatoire pour se stabiliser en profondeur mais utilisent le squalène, huile présente dans leur foie, de densité moindre que l'eau pour corriger leur flottabilité négative.
Malgré une idée reçue, certains requins, vivant essentiellement à proximité de récifs, peuvent se reposer sur le fond en se mettant face au courant ce qui est suffisant pour qu'ils capturent l'oxygène nécessaire à leur métabolisme néanmoins les requins pélagiques doivent nager continuellement vu que les fonds océaniques sont a priori hors de portée de ces animaux.
Des données récentes acquises par satellite ont montré qu'un grand requin blanc nommé Nicole a effectué une migration d'Afrique du sud vers l'Australie. La distance d'environ 11000 km a été couverte en 99 jours soit une vitesse journalière moyenne de 4,6 km/h.
Reproduction
La plupart des requins se reproduisent dans l'océan ; cependant des membres de certaines espèces (Pristiophoridés) choisissent les lacs (Amérique centrale).
Contrairement aux autres poissons, les requins ont un mécanisme de reproduction peu efficace ; et certains n'ont jamais été observés (requin blanc). La maturité sexuelle est atteinte tardivement (plusieurs années), le nombre d'individus par portée est très faible (d'un individu à quelques centaines selon les espèces) et la durée de la gestation est particulièrement longue (de 7 mois à 2 ans).
Le développement des embryons n'est pas identique selon l'espèce considérée ; il peut être :
- ovipare : ponte d'œufs,
- vivipare : développement dans l'utérus grâce à un placenta,
- ovovivipare : développement d'œufs dans l'utérus.
Dans tous les cas à sa naissance le requin est autonome.
Sens & capteurs
Les requins ainsi que les raies ont développé au fil de l'évolution des sens complémentaires particulièrement bien aboutis sans lesquels ils ne pourraient prétendre à leur position de prédateurs. La combinaison de ces sens permet la détection d'une proie potentielle à grande distance et une extrême précision à très courte distance même en absence de lumière ou même si la proie est enfouie sous le sable.
Audition
Le requin perçoit les sons sur une gamme de fréquence de 10 à 800 Hertz, mais plus particulièrement de 10 à 100 Hertz ce qui correspond aux bruits émis par des poissons blessés. Ainsi, par exemple, ils peuvent déceler le naufrage d'un bâtiment, tant ce bruit est important et porte loin sous l'eau, et arriver sur les lieux en moins d'une heure.
ils peuvent aussi capter des sons dans l'eau graçe aux ampoules de lorenzini.
Vision
La plupart des requins ont une excellente vision même si elle diffère de celle de l'être humain, elle repose surtout sur le contraste et la détection de mouvements. Les requins chassant en profondeur disposent en plus d'un mécanisme d'amplification de la lumière. Le grand requin blanc présente la particularité de voir en sortant la tête hors de l'eau tout en s'adaptant à l'indice de réfraction de l'air, cela lui permet de repérer des mammifères marins sur le sable ou les rochers.
Olfaction
L'olfaction est un sens particulièrement développé chez le requin. Capable de déceler à des centaines de mètre de distance une source odorifère, il dispose de deux narines stéréoscopiques qui fonctionnent par analyse différentielle avec une très grande précision. il peut percevoir ainsi une goutte de sang dans des mètres-cubes d'eau
Toucher
La peau du requin constituée de denticules est capable, en cas de contact avec un corps étranger, d'effectuer une analyse chimique de l'intrus.
Electroréception
Le requin est pourvu de deux organes nommés ampoules de Lorenzini capable de détecter des variations infimes de champ électrique. Cela lui permet de se repérer grâce au champ magnétique terrestre mais surtout de détecter l'activité électrique produite par le corps de proies enfouies dans le sable.
Gustation
Le requin dispose de capteurs dans sa gueule qui réalisent l'analyse chimique des aliments potentiels. Contrairement à une idée reçue le requin n'hésite pas à recracher immédiatement un aliment qui ne lui convient pas. Ainsi, le requin blanc fait généralement des morsures d'exploration. Cependant, l'idée que les requins avalent tout est fausse. Le requin-tigre, semble néanmoins être la seule exception connue.
Ligne latérale
La ligne latérale reste encore aujourd'hui un organe dont le rôle est peu connu. Lorsque le requin se déplace, il crée une perturbation hydrodynamique (une micro vague), lorsque cette perturbation rencontre un autre corps elle est modifiée et cette modification est perçue par la ligne latérale.
Conservation
Les requins sont intensivement pêchés, parfois pour leur viande mais le plus souvent -uniquement- pour leurs ailerons qui constituent l'ingrédient principal de la soupe appréciée des asiatiques. Le nombre de requins tués annuellement dans le monde a été évalué dans les années 1980 à au moins à 100 millions d'individus. Toutefois, l'intensification de la pêche et l'augmentation de la demande pour les ailerons de requin laissent à penser que ce nombre est fortement sous-évalué aujourd'hui. Près de 10% des espèces d'élasmobranches (requins et raies) figurent sur la liste rouge de l'IUCN et sont menacés d'extinction à des degrés divers.
La maturité sexuelle tardive, la durée particulièrement longue de la gestation ainsi que la faible production d'embryon rend les requins particulièrement vulnérables à la surexploitation.
Danger pour l'homme
Seules cinq espèces sont qualifiées de dangereuses compte tenu de leur taille et de leur régime alimentaire : le requin tigre (Galeocerdo cuvieri), le requin blanc (Carcharodon carcharias), le requin bouledogue (Carcharhinus leucas) le requin bleu (Isurus oxyrinquus) et le requin longimane (Carcharhinus longimanus).
Le requin n'est tout de même pas un animal inoffensif. Quasiment n'importe quel requin de plus d'un mètre est potentiellement dangereux, toutefois le nombre d'accidents est extrêmement faible : entre 57 et 78 attaques de requin non provoquées par an (stats. ISAF entre 2000 et 2004) dans le monde entier. Dans les années 90, 12.7 % ont eu des conséquences mortelles contre 8.9 % de 2000 à 2004. En résumé, la tendance est à une augmentation annuelle des attaques non provoquées mais avec moins de conséquences mortelles.
Le danger n'est pas forcément lié à une morsure, car un coup de queue peut aussi être très dangereux, comme de la part de mammifères marins (orque, baleine).
Mythes et réalités
La quadrilogie Les Dents de la mer (titre original américain : Jaws) a beaucoup contribué à la mauvaise réputation qu'ont les requins auprès du public. Bien qu'il n'y ait pas d'erreur manifeste en matière de taille et de comportement, l'accumulation des scènes voulue pour le scénario est en revanche non crédible et ne pourrait être le fait d'un seul requin. Pourtant dès le Moyen Âge cette réputation n'était plus à faire :
« Ce poisson mange les autres, il est très goulu, il dévore les hommes entiers, comme on a connue par expérience ; car à Nice et à Marseille on a autrefois pris des Lamies, dans l'estomac desquelles on a trouvé home armé entier. »
-- Guillaume Rondelet, L'histoire entière des poissons (1558)
Paradoxalement la réputation du requin tient surtout à l'aspect exceptionnel et rare d'une attaque. En effet, l'hippopotame ou le cobra tuent des milliers de personnes chaque année dans le monde sans pour autant que cela soit médiatisé, en revanche une attaque ou même la seule présence d'un requin dans l'eau donne lieu à un article en bonne place dans les journaux. En fait, la raison de cette crainte est surtout liée à la perception psychologique voire psychanalytique des profondeurs sombres et inconnues des océans qui alimentent tous les fantasmes.
Le requin est un prédateur, notamment spécialisé dans le nettoyage de cadavres flottants et l'attaque d'animaux malades.
Qualifier un requin de mangeur d'hommes est impropre car son régime ne comprend qu'exceptionnellement des êtres humains. La majorité des rares attaques de requins sont du type mordu-relâché (ou morsure d'exploration) sans autre suite que les conséquences de l'unique morsure (qui peut être mutilante et fatale pour cause d'hémorragie). Les requins n'ont pas l'habitude de consommer des êtres humains, cette nourriture ne faisant pas partie de leur menu habituel et commun : les mers n'étant pas l'habitat naturel de l'homme.
Le plus souvent une attaque est liée à une erreur d'identification ou peut être motivée par la curiosité ; cette dernière hypothèse devenant de plus en plus crédible aux yeux de spécialistes du grand requin blanc comme R. Aidan Martin.
Un évènement aussi rare et spectaculaire qu'une attaque de requin a souvent une couverture médiatique mondiale disproportionnée alimentée par la recherche du sensationnel. C'est ce qui a amené George Burgess, spécialiste des requins du muséum d'histoire naturelle de Floride et responsable de la base de données mondiale des attaques de requins, à rappeller que statistiquement il y avait beaucoup plus de risque d'être tué en allant se baigner en Floride par une noix de coco qui tombe sur la tête que par un requin. Le risque est également bien plus grand de se faire écraser par une voiture en traversant la rue.
Depuis quelques années se développe la plongée sans cage avec des requins en milieu tropical. Des centaines de plongées sont organisées chaque jour dans le monde en compagnie essentiellement de requins de récif mais également à l'occasion en présence de requins tigres, de grands requins-marteaux ou encore de requins bouledogues. Cette activité, relativement peu risquée (pour l'instant), permet de démistyfier le requin auprès des plongeurs et de l'observer en milieu naturel. Néanmoins, le mythe du « requin tueur sanguinaire » continue à rester profondément ancré dans l'inconscient collectif du grand public.
Anecdote historique
L'histoire la plus médiatisée de son interaction avec l'homme remonte à 1945 lors de la guerre du Pacifique. Le croiseur USS Indianapolis est coulé lors du retour d'une mission par un sous-marin japonais. Les secours tardent plusieurs jours et sur les 900 rescapés de l'attaque seul 316 survivent. Les rapports mentionnent que les requins harcèlent les naufragés nuit et jour durant plusieurs jours. Un livre raconte cet épisode de la Seconde Guerre mondiale, qui est évoqué par le pêcheur bourru du film Les Dents de la mer.
Symbolique
Dans la symbolique tahitienne, le requin est associé à la sagesse.
Dans la symbolique hawaïenne, le requin est associé à la protection (Aumakua).
Dans la symbolique maori, le requin est associé à un guide bienfaiteur du marin égaré.
Dans la symbolique japonaise, le requin est associé à la terreur.
Dans la symbolique polynésiennne, le requin est associé à la fécondité.
Liste des différents requins
Voici deux listes de requins. La première est classée suivant les noms vernaculaires, la seconde suivant les noms scientifiques. Comme souvent chez les poissons, les noms vernaculaires ne sont pas toujours très précis. Une même espèce peut recevoir plusieurs noms et plusieurs noms peuvent désigner des espèces différentes d'où l'aspect contradictoire de ces listes.
Liste des noms vernaculaires
- Endormi requin : Triaenodon obesus.
- Grand requin blanc : Carcharodon carcharias.
- Grand requin marteau : Sphyrna mokarran.
- Mâchoiron requin : Hexanematichthys bonillai.
- Pilote-requin : Echeneis naucrates.
- Raie requin : Rhinobatos cemiculus.
- Requin à aileron blanc : Carcharhinus longimanus.
- Requin à joues blanches : Carcharhinus dussumieri.
- Requin à longue dorsale : Pseudotriakis microdon.
- Requin à museau pointu : Rhizoprionodon acutus.
- Requin à nageoires rondes : Carcharhinus longimanus.
- Requin à nez pointu : Rhizoprionodon acutus ; Rhizoprionodon terraenovae.
- Requin à nez rude : Carcharhinus macloti.
- Requin à petites dents : Carcharhinus isodon.
- Requin à pointes : Carcharhinus longimanus.
- Requin à pointes blanches : Carcharhinus albimarginatus ; Triaenodon obesus.
- Requin à pointes noires : Carcharhinus melanopterus.
- Requin à queue noire : Carcharhinus amblyrhynchos.
- Requin à queue tachetée : Carcharhinus sorrah.
- Requin à taches noire : Carcharhinus sealei.
- Requin aiguillat : Squalus megalops.
- Requin aiguille antillais : Rhizoprionodon porosus.
- Requin aiguille brésilien : Rhizoprionodon lalandii.
- Requin aiguille gris : Rhizoprionodon oligolinx.
- Requin aiguille gussi : Rhizoprionodon terraenovae.
- Requin aiguille réchine : Rhizoprionodon taylori.
- Requin aveugle des roches : Brachaelurus waddi.
- Requin aveugle gris-bleu : Heteroscyllium colcloughi.
- Requin babosse : Carcharhinus altimus.
- Requin baleine : Rhincodon typus.
- Requin baleinier : Carcharhinus fitzroyensis.
- Requin balestrine : Carcharhinus amboinensis.
- Requin-baliai : Carcharhinus hemiodon.
- Requin bar : Carcharhinus amblyrhynchos.
- Requin bécune : Isogomphodon oxyrhynchus.
- Requin bironche : Rhizoprionodon longurio.
- Requin blanc : Carcharhinus amblyrhynchos ; Carcharhinus limbatus ; Carcharhinus longimanus ; Carcharhinus sorrah ; Carcharodon carcharias ; Rhinobatos blochii.
- Requin bleu : Isurus oxyrinchus ; Prionace glauca.
- Requin bondeur : Loxodon macrorhinus.
- Requin bordé : Carcharhinus limbatus.
- Requin bouledogue : Carcharhinus leucas.
- Requin brisant : Carcharias tricuspidatus.
- Requin canal : Carcharhinus longimanus.
- Requin-carpette à collarette : Parascyllium collare.
- Requin-carpette à collier : Parascyllium variolatum.
- Requin-carpette à moustache : Cirrhoscyllium expolitum.
- Requin-carpette chat : Cirrhoscyllium japonicum.
- Requin-carpette chin : Cirrhoscyllium formosanum.
- Requin-carpette roux : Parascyllium ferrugineum.
- Requin-chabot à taches bleues : Chiloscyllium caerulopunctatum.
- Requin-chabot bambou : Chiloscyllium punctatum.
- Requin-chabot camot : Chiloscyllium arabicum.
- Requin-chabot élégant : Chiloscyllium indicum.
- Requin-chabot épaulette : Hemiscyllium hallstromi.
- Requin-chabot gris : Chiloscyllium griseum.
- Requin-chabot grivelé : Hemiscyllium freycineti.
- Requin-chabot marquéterie : Hemiscyllium trispeculare.
- Requin-chabot moine : Hemiscyllium strahani.
- Requin-chabot ocellé : Hemiscyllium ocellatum.
- Requin-chabot taches blanches : Chiloscyllium plagiosum.
- Requin chagrin : Centrophorus granulosus.
- Requin chasseur : Carcharhinus leucas.
- Requin-chat à rubans : Eridacnis sinuans.
- Requin-chat arlequin : Ctenacis fehlmanni.
- Requin-chat cubain : Eridacnis barbouri.
- Requin-chat golloum : Gollum attenuatus.
- Requin-chat gracile : Proscyllium habereri.
- Requin-chat pygmé : Eridacnis radcliffei.
- Requin citron : Negaprion brevirostris.
- Requin citron faucille : Negaprion acutidens.
- Requin corail : Triaenodon obesus.
- Requin-crocodile : Pseudocarcharias kamoharai.
- Requin cuivre : Carcharhinus brachyurus.
- Requin dagsit : Carcharhinus amblyrhynchos.
- Requin de Galapagos : Carcharhinus galapagensis.
- Requin de nuit : Carcharhinus signatus.
- Requin de récif : Carcharhinus perezi.
- Requin de sable : Carcharhinus obscurus.
- Requin demoiselle : Carcharhinus limbatus ; Galeocerdo cuvier.
- Requin des sables : Carcharias taurus.
- Requin dormeur : Ginglymostoma cirratum ; Nebrius ferrugineus.
- Requin dormeur à crête : Heterodontus galeatus.
- Requin dormeur bouledogue : Heterodontus quoyi.
- Requin dormeur buffle : Heterodontus mexicanus.
- Requin dormeur chabot : Heterodontus ramalheira.
- Requin dormeur cornu : Heterodontus francisci.
- Requin dormeur fauve : Myripristis adusta ; Nebrius ferrugineus.
- Requin dormeur nekozame : Heterodontus japonicus.
- Requin dormeur taureau : Heterodontus portusjacksoni.
- Requin dormeur zèbre : Heterodontus zebra.
- Requin du Ganges : Glyphis gangeticus.
- Requin épée : Scoliodon laticaudus.
- Requin féroce : Odontaspis ferox.
- Requin gracile : Carcharhinus amblyrhynchoides.
- Requin grande gueule : Megachasma pelagios.
- Requin grandes ailes : Lamiopsis temminckii.
- Requin gris : Carcharhinus amblyrhynchos ; Carcharhinus plumbeus.
- Requin griset : Hexanchus griseus ; Heptranchias perlo.
- Requin-hâ : Galeorhinus galeus.
- Requin-hâ à gros yeux : Iago omanensis.
- Requin-hâ aile blanche : Hemitriakis leucoperiptera.
- Requin-hâ dochizame : Hemitriakis japanica.
- Requin-hâ élégant : Hypogaleus hyugaensis.
- Requin-hâ long nez : Iago garricki.
- Requin-hâ voile : Gogolia filewoodi.
- Requin houareau : Carcharhinus albimarginatus.
- Requin lancette : Glyphis glyphis.
- Requin lézard : Chlamydoselachus anguineus.
- Requin long-nez : Lamna ditropis.
- Requin lutin : Mitsukurina owstoni.
- Requin malais : Notorynchus cepedianus.
- Requin mamzelle : Rhynchobatus djiddensis.
- Requin maquereau : Isurus oxyrinchus.
- Requin marteau à petits yeux : Sphyrna tudes.
- Requin marteau aile blanche : Sphyrna couardi.
- Requin marteau cornu : Sphyrna corona.
- Requin marteau écope : Sphyrna media.
- Requin marteau halicorne : Sphyrna lewini.
- Requin marteau lisse : Sphyrna zygaena.
- Requin marteau planeur : Eusphyra blochii.
- Requin marteau tiburo : Sphyrna tiburo.
- Requin nene pointe : Carcharhinus brevipinna ; Carcharhinus dussumieri ; Carcharhinus limbatus.
- Requin nerveux : Carcharhinus cautus.
- Requin nez blanc : Nasolamia velox.
- Requin nez noir : Carcharhinus acronotus.
- Requin noir : Carcharhinus melanopterus.
- Requin noronhai : Odontaspis noronhai.
- Requin nourrice : Ginglymostoma cirratum ; Nebrius ferrugineus.
- Requin nourrice à queue courte : Pseudoginglymostoma brevicaudatum.
- Requin nourrice fauve : Nebrius ferrugineus.
- Requin obscur : Carcharhinus obscurus.
- Requin océanique : Carcharhinus longimanus.
- Requin pèlerin : Cetorhinus maximus.
- Requin perlon : Heptranchias perlo.
- Requin raie : Dasyatis kuhlii ; Rhynchobatus djiddensis.
- Requin-renard : Alopias pelagicus ; Alopias vulpinus.
- Requin sagrin : Loxodon macrorhinus.
- Requin scie : Pristis zijsron ; Pristis pectinata.
- Requin scie à long nez : Pristiophorus cirratus.
- Requin scie à nez court : Pristiophorus japonicus ; Pristiophorus nudipinnis.
- Requin scie d'Amérique : Pristiophorus schroederi.
- Requin scie flutian : Pliotrema warreni.
- Requin sombre : Carcharhinus obscurus.
- Requin soyeux : Carcharhinus falciformis.
- Requin squale : Prionace glauca.
- Requin tacheté : Carcharhinus sorrah.
- Requin-tapis barbu : Orectolobus dasypogon.
- Requin-tapis cordonnier : Sutorectus tentaculatus.
- Requin-tapis moustache : Orectolobus japonicus.
- Requin-tapis paste : Orectolobus ornatus.
- Requin-tapis savetier : Orectolobus wardi.
- Requin-tapis tacheté : Orectolobus maculatus.
- Requin mako : Isurus oxyrinchus.
- Requin-taupe commun : Lamna nasus.
- Requin-taupe saumon : Lamna ditropis.
- Requin-taureau : Carcharias taurus.
- Requin-taureau bambak : Carcharias tricuspidatus.
- Requin tchi : Prionace glauca.
- Requin tigre : Galeocerdo cuvieri ; Stegostoma fasciatum ; Isurus oxyrinchus.
- Requin tigre commun : Galeocerdo cuvier.
- Requin tigre houareau : Carcharhinus borneensis.
- Requin tisserand : Carcharhinus brevipinna.
- Requin trois piquants : Squalus megalops.
- Requin-vache : Hexanchus nakamurai.
- Requin zèbre : Stegostoma fasciatum.
- Thazard requin : Grammatorcynus bicarinatus.
Liste des espèces
- Alopias pelagicus : Requin-renard.
- Alopias vulpinus : Requin-renard.
- Brachaelurus waddi : Requin aveugle des roches.
- Carcharhinus acronotus : Requin nez noir.
- Carcharhinus albimarginatus : Requin à pointes blanches ; Requin houareau.
- Carcharhinus altimus : Requin babosse.
- Carcharhinus amblyrhynchoides : Requin gracile ; Requin à queue noire ; Requin bar ; Requin blanc ; Requin dagsit.
- Carcharhinus amblyrhynchos : Requin gris.
- Carcharhinus amboinensis : Requin balestrine.
- Carcharhinus borneensis : Requin-tigre houareau.
- Carcharhinus brachyurus : Requin cuivre.
- Carcharhinus brevipinna : Requin nene pointe ; Requin tisserand.
- Carcharhinus cautus : Requin nerveux.
- Carcharhinus dussumieri : Requin à joues blanches ; Requin nene pointe.
- Carcharhinus falciformis : Requin soyeux.
- Carcharhinus fitzroyensis : Requin baleinier.
- Carcharhinus galapagensis : Requin de Galapagos.
- Carcharhinus hemiodon : Requin-baliai.
- Carcharhinus isodon : Requin à petites dents.
- Carcharhinus leucas : Requin bouledogue ; Requin chasseur.
- Carcharhinus limbatus : Requin blanc ; Requin bordé ; Requin demoiselle ; Requin néné pointe.
- Carcharhinus longimanus : Requin à aileron blanc ; Requin à nageoires rondes ; Requin à pointes ; Requin blanc ; Requin canal ; Requin océanique.
- Carcharhinus macloti : Requin à nez rude.
- Carcharhinus melanopterus : Requin à pointes noires ; Requin noir.
- Carcharhinus obscurus : Requin de sable ; Requin obscur ; Requin sombre.
- Carcharhinus perezi : Requin de récif.
- Carcharhinus plumbeus : Requin gris.
- Carcharhinus sealei : Requin à taches noire.
- Carcharhinus signatus : Requin de nuit.
- Carcharhinus sorrah : Requin à queue tachetée ; Requin blanc ; Requin tacheté.
- Carcharias taurus : Requin des sables ; Requin-taureau.
- Carcharias tricuspidatus : Requin brisant ; Requin-taureau bambak.
- Carcharodon carcharias : Grand requin blanc ; Requin blanc.
- Centrophorus granulosus : Requin chagrin.
- Cetorhinus maximus : Requin pèlerin.
- Chiloscyllium arabicum : Requin-chabot camot.
- Chiloscyllium caerulopunctatum : Requin-chabot à taches bleues.
- Chiloscyllium griseum : Requin-chabot gris.
- Chiloscyllium indicum : Requin-chabot élégant.
- Chiloscyllium plagiosum : Requin-chabot taches blanches.
- Chiloscyllium punctatum : Requin-chabot bambou.
- Chlamydoselachus anguineus : Requin lézard.
- Cirrhoscyllium expolitum : Requin-carpette à moustache.
- Cirrhoscyllium formosanum : Requin-carpette chin.
- Cirrhoscyllium japonicum : Requin-carpette chat.
- Ctenacis fehlmanni : Requin-chat arlequin.
- Dasyatis kuhlii : Requin raie.
- Echeneis naucrates : Pilote-requin.
- Eridacnis barbouri : Requin-chat cubain.
- Eridacnis radcliffei : Requin-chat pygmé.
- Eridacnis sinuans : Requin-chat à rubans.
- Eusphyra blochii : Requin marteau planeur.
- Galeocerdo cuvieri : Requin demoiselle ; Requin tigre ; Requin tigre commun ; Requin-demoiselle ; Requin-tigre commun.
- Galeorhinus galeus : Requin-hâ.
- Ginglymostoma cirratum : Requin dormeur ; Requin nourrice.
- Glyphis gangeticus : Requin du Ganges.
- Glyphis glyphis : Requin lancette.
- Gogolia filewoodi : Requin-hâ voile.
- Gollum attenuatus : Requin-chat golloum.
- Grammatorcynus bicarinatus : Thazard requin.
- Hemiscyllium freycineti : Requin-chabot grivelé.
- Hemiscyllium hallstromi : Requin-chabot épaulette.
- Hemiscyllium ocellatum : Requin-chabot ocellé.
- Hemiscyllium strahani : Requin-chabot moine.
- Hemiscyllium trispeculare : Requin-chabot marquéterie.
- Hemitriakis japanica : Requin-h
Poisson
]
Un poisson est un animal vertébré aquatique, pourvu de nageoires et dont le corps est couvert d'écailles.
Jusqu'à présent, il a été répertorié plus de 27 315 espèces de poissons. Les poissons ne sont pas un groupe phylogénique mais un stade évolutif correspondant aux trois classes suivantes:
- les Chondrichtyens (ou Poissons cartilagineux) comprenant 800 espèces
- les Ostéichtyens (ou Poissons osseux) comprenant 22 000 espèces
- divers groupes de poissons sans machoire (agnathes) parmi lesquels on peut citer les lamproies et les myxines. À noter qu'aujourd'hui les myxines ne sont plus considérées comme des vertébrés.
Statistiques économiques
Production
Stocks
Exportations
Importations
Voir aussi
- Liste de poissons.
- Liste d'articles sur les poissons.
Racines associées
- Poisson se dit piscis (pisces au pluriel) en latin, d'où :
- Pisciculture...
- Poisson se dit ichthys en grec (plus exactement le mot grec se transcrit ainsi en latin) ; l'Académie française a simplifié le groupe chth en cht en 1878 mais l'on retrouve le groupe complet en anglais par exemple ; d'où :
- Ichtyologie...
- Poisson se dit fish en anglais d'où :
- Phishing
Liens externes
- Voir un schéma détaillé d'un [http://www.infovisual.info/02/032_fr.html poisson osseux], de [http://www.infovisual.info/02/033_fr.html l'anatomie interne], et du [http://www.infovisual.info/02/034_fr.html squelette]
- http://www.fishbase.org/search.php?lang=French Base de données de poissons
- http://www.vesque.fr/index.php/la-planete-bleue-les-monstres-marins-des-abysses/ Photos de poissons abyssales
Catégorie:Fruit de mer
Catégorie:Zoologie
zh-min-nan:Hî ko:물고기 ms:Ikan ja:魚類 simple:Fish th:ปลา
Chondrichthyenscatégorie:poisson (noms scientifiques)
La classe des chondrichthyens (Chondrichthyes), ou chondrichtyens, (du grec chondros, « cartilage », et ichthys, « poisson »), ou poissons cartilagineux, regroupe les poissons qui possèdent un squelette cartilagineux, et une peau recouverte d'écailles en forme de dents.
On trouve dans cette classe les différentes espèces de requins, de raies et de chimères.
Contrairement aux ostéichthyens les chondrichthyens ne possèdent pas ou très peu d'os périchondral (os qui remplace le cartilage et se forme au cours du développement chez les ostéichthyens) par contre ils présentent une couche de cartilage calcifié prismatique à la périphérie de leurs pièces squelettiques cartilagineuses. Ils n'ont pas non plus de sacs aériens qui sont présents chez les ostéichthyens mais dont certains scientifiques supposent la présence dans les gnathostomes.
ja:軟骨魚綱
ko:연골어류
Requin baleine
Le requin baleine (Rhinchodon typus) est le plus grand de tous les requins encore en vie et également de tous les poissons. Cet immense requin est totalement inoffensif pour l'homme, en effet il se nourrit uniquement de plancton, de krill ou de petits poissons de moins de dix centimètres. Pour compenser la petite taille de ses proies, il doit avaler de grandes quantités de nourriture (près d'une tonne de plancton par jour) ; pour cela, il filtre l'eau qu'il avale par son immense gueule.
Description
Le requin baleine mesure entre 12 et 18 mètres, et pèse autour de 10 tonnes. Sa face dorsale est bleue, découpée de lignes blanches, et parsemée de points blancs, sa peau est épaisse d'environ 15 centimètres. Son ventre est blanc. Il a une tête très large qui se termine par une gueule d'environ deux mètres de large, ce qui lui permet de filtrer 2 000 tonnes d’eau par heure. Il possède environ 3 000 minuscules dents.
Le requin baleine est lent (5 km/h), mais il parcourt tout de même des milliers de kilomètres. Il est présent dans les eaux tropicales du monde entier, aussi bien au bord des côtes qu'au large.
Reproduction
En l'état actuel des connaissances, on ne sait toujours pas grand chose sur le mode de reproduction particulier du requin baleine. On a bien découvert un œuf de dimensions 30x14x9 cm en 1953, mais l'on a également observé une cicatrice ombilicale sur un très jeune requin baleine (55 cm de long). De même, une femelle accompagnée de 14 petits a été observée et on a retrouvé jusqu'à 300 embryons dans le ventre d'une mère.
On ne peut donc toujours pas affirmer catégoriquement que les requins baleines soient vivipares, ovipares, ou même ovovivipares, bien que ce soit cette dernière éventualité qui soit aujourd'hui privilégiée.
On sait cependant que le requin baleine mesure entre 40 et 60 cm à la naissance, et qu'il atteint sa maturité sexuelle vers 20 ou 30 ans.
Une espèce menacée
Bien qu'il ne soit pas en voie d'extinction, on pense que sa population décroît mais sa
disparité en terme géographique et sa mobilité font qu'il est très difficile de recenser le nombre d'individus. Sa chair est mangée seulement en Chine et surtout à Taiwan. C'est surtout pour ses ailerons qu'il est chassé, un aileron peut valoir près de 20 000 €. L'espèce est depuis le 15 novembre 2002 inscrite sur la liste du CITES.
Catégorie:Poisson (noms vernaculaires)
Baleine
ja:ジンベエザメ
simple:Whale shark
Mer
Définition
Le terme de mer recouvre plusieurs réalités.
Grande étendue d'eau salée
Cette définition confond les océans, les mers fermées ou ouvertes ainsi que les grands lacs salés. On la retrouve dans un contexte historique (A l'époque moderne, l'océan Atlantique traversé par Christophe Colomb porte le nom de mer océane) ou familier (Opposition de la mer et de la montagne dans les vacances, la mer est bonne ? pour évoquer la température de l'eau aussi bien océanique que maritime).
Grande étendue d'eau salée différente des océans
Cette définition plus géographique apporte un classement dans les étendues d'eau salée. Les océans sont les plus grandes étendues d'eau salée. Viennent ensuite les mers de tailles variables. Les mers peuvent être ouvertes ou fermées c'est-à-dire en contact ou non avec les océans.
Si la mer est en contact avec un océan elle se distingue de ce dernier par sa position géographique généralement enclavée entre des masses terrestres. Ex : La Manche communique avec l'océan Atlantique mais elle s'en distingue par sa position médiane entre les côtes sud de l'Angleterre et les côtes nord de la France.
Une mer en contact avec un océan peut se distinguer par des conditions physiques particulières. Ex : la Méditerranée communique avec l'océan Atlantique par le détroit de Gibraltar. Elle se distingue de l'océan par sa position enclavée entre l'Europe, l'Asie (Proche-Orient) et l'Afrique et par des conditions maritimes différentes (différentiel de température entre l'océan et la mer, faune et flore distinctes, absence de marée pour la Méditerranée...). Autre exemple : la mer des Sargasses avec son accumulation d'algues brunes au large de la Floride se distingue de l'océan Atlantique.
Enfin le terme de mer est aussi utilisé pour désigner certains grands lacs, en particulier lorsqu'ils n'ont pas de cours d'eau dans lesquels ils se déversent. C'est le cas par exemple de la mer Caspienne ou encore de la mer d'Aral. On parle alors souvent de mer fermée.
La mer en droit international
En droit international, on appelle "mer" l'espace situé au-delà de la laisse de basse mer.
La mer comprend :
- le fond et le sous-sol
- la colonne d'eau et la surface
- l'espace aérien surjacent.
Les mers à la surface du globe
Voici la liste des principales mers, groupées par océan :
- Mer de Béring
- Mer de Chine méridionale
- Mer de Chine orientale
- Mer de Cortez
- Mer de Tasman
- Mer du Japon
- Mer Jaune
- Mer d'Okhotsk
- Golfe d'Alaska
Mers indonésiennes et mélanésiennes
- Mer de Java
- Mer de Flores
- Mer de Timor
- Mer d'Arafura
- Mer de Sulu
- Mer de Célèbes
- Mer de Banda
- Mer de Bismarck
- Mer des Salomon
- Mer de Corail
- Golfe du Mexique
- Golfe de Guinée
- Manche
- Mer d'Iroise
- Mer Baltique
- Mer d'Irlande
- Mer Celtique
- Mer du Nord
- Mer de Norvège
- Mer des Caraïbes (ou Mer des Antilles)
- Mer des Sargasses
- Mer Rouge
- Golfe Persique
- Mer d'Oman
- Golfe du Bengale
- Golfe d'Aden
- Mer Arabique
- Canal du Mozambique
- Mer de Barents
- Mer de Beaufort
- Mer de Kara
- Mer des Tchouktches
- Mer du Prince Gustave-Adolphe
- Mer de Wandel
- Mer du Groenland
- Mer des Laptev
- Mer de Lincoln
- Mer de Sibérie Orientale
- Mer Blanche
- Mer de Weddell
- Mer de Ross
- Mer de Bellingshausen
- Mer d'Amundsen
- Mer Égée
- Mer de Marmara
- Mer Ionienne
- Mer Adriatique
- Mer Tyrrhénienne
- Mer Ligurienne
- Mer Noire
- Mer d'Azov
Mers intérieures
- Mer Caspienne
- Mer d'Aral
- Mer Morte
Voir aussi
- les Phares
- l'eau de mer
Liens internes
- glossaire maritime
Catégorie:Hydrographie
- (Mer)
ja:海
ko:바다
ms:Laut
simple:Sea
zh-min-nan:Hái
Antarctique
L'Antarctique est un continent situé tout autour du pôle Sud. C'est l'endroit le plus froid du monde, il est recouvert presque entièrement par la glace.
L'Antarctique est plus petit que l'Asie, l'Afrique, l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud. Il est virtuellement vide de toute population humaine, sinon pour des activités scientifiques.
Histoire
Une histoire liée à la forme de la Terre
Son histoire est très liée aux nombreuses hypothèses concernant la forme de la Terre.
La plupart des sources s'accordent pour affirmer que c'est Aristote qui nomme le premier ce continent. En effet, les Grecs pensent à l'époque que la Terre étant une sphère symétrique, il lui faut nécessairement un point d'équilibre de part et d'autre de l'équateur : l'Arctique (Arktos en grec) et l'Antarctique (Antarktos). Arktos signifie « ours », en référence au groupe d'étoiles indiquant le nord, encore appelé aujourd'hui « Petite Ourse ».
Au , Ptolémée (astronome grec), est persuadé que le continent existe, au point d'affirmer que ses terres sont habitées et cultivées, mais restent inaccessibles au reste de la Terre à cause d'une grande bande de terre infranchissable abritant des monstres.
Mais au Moyen Âge, les savants abandonnent les réflexions sur ce continent, trouvant étrange que Dieu ait oublié une partie de sa Création sur ces terres si reculées. On se met à repenser que la Terre est plate, ce qui exclut l'existence de l'Antarctique (d'un point de vue géographique).
On y repense à partir du , lorsque Bartolomeu Dias de Noveas et Vasco de Gama découvrent de nouvelles terres. Ces derniers contournent le Cap de Bonne Éspérance (au sud de l'Afrique) et réfutent ainsi l'hypothèse d'un continent plus au sud. Néanmoins, lorsque Ferdinand Magellan contourne le sud du continent américain, il découvre qu'il y existe un détroit difficile à franchir, et au-delà duquel un épais manteau neigeux apparaît sous un climat très froid.
Du coup les géographes de l'époque émettent l'hypothèse qu'un immense continent appelé continent Austral sur les planisphères de l'époque existe et qu'il serait continu de la Terre de Feu à l'Australie.
Les premiers pas vers la découverte
Lorsque Francis Drake est envoyé par le gouvernement anglais explorer le Pacifique dans les années 1570, il aperçoit des manchots sur une île.
L'existence du continent Austral est finalement confirmée au . En effet, après avoir subi des tempêtes en franchissant le Cap Horn, certains navigateurs s'échouent en Antarctique. Ils y aperçoivent des montagnes recouvertes de neiges et de glaces, et paraissant assez hostiles et surtout très froides.
C'est finalement James Cook qui atteint le but dans les années 1770. Pendant plusieurs mois, il longe les glaciers de l'Antarctique pour trouver un chenal d'accès afin de prendre possession des terres. Il réussit à atteindre le continent, à 66°33 de latitude sud et 106°54 de longitude ouest. Il peut aussi affimer avec certitude qu'il est impossible que le continent soit habité. Néanmoins, il remarque la présence de nombreuses colonies de phoques et de baleines, ce qui attire les marchands quelques années plus tard.
Au , de nombreux bateaux viennent pêcher le phoque le long des rives du continent.
La conquête scientifique du continent
C'est le 21 janvier 1840 que des explorateurs français, commandés par Dumont d'Urville plantent leur drapeau sur les terres antarctiques. Quelques jours plus tard, c'est au tour de la flotte américaine de Charles Wikles d'y parvenir. La découverte est alors controversée.
La première expédition scientifique est envoyée en 1839 par les Anglais, grâce à une association entre la British Association for the Avancement de Science et la Royal Society. Elle comprend des médecins, des naturalistes et des botanistes.
En 1928, George Wilkins survole le continent pour la première fois.
En 1947, les États-Unis organisent une expédition de 4 000 personnes avec 13 bateaux et 23 avions pour cartographier le littoral.
Le Traité sur l'Antarctique est signé le 1959 à Washington par 12 pays (l'Argentine, l'Australie, la Belgique, le Chili, la France, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, l'Afrique du Sud, l'URSS (actuelle Russie), le Royaume-Uni, l'Irlande du Nord et les États-Unis. À l'heure actuelle, 45 États l'ont ratifié.
Géographie
États-Unis
L'Antarctique est l'une des huit écozones ou régions biogéographiques terrestres.
Relief
25 fois plus grand que la France, il est formé de deux parties :
- à l'est du méridien de Greenwich, un plateau d'environ 10 millions km² (anciennement rattaché à l'Australie)
- à l'ouest, la Péninsule Antarctique, formant le prolongement de la Cordillère des Andes
C'est la chaîne des Monts Transantarctiques (2 500 km de long) qui les sépare.
Sa calotte glaciaire, qui le recouvre presque entièrement (59 000 km²), dépasse parfois 4 500 m d'épaisseur, et constitue 90% de l'eau douce du Globe. Certains icebergs peuvent dépasser la taille de la Corse.
Températures
- L'hiver, elles peuvent atteindre -70°C dans les terres et -35°C sur les côtes
- L'été, elles oscillent entre 5°C (sur les côtes) et -35°C (dans les terres)
Le continent détient le record mondial de la température la plus basse, avec -89°C à la base de Vostok (base russe installée en 1957).
Malgré toute la neige et la glace que contient le continent, l'Antarctique est considéré comme un désert, car les précipitations annuelles, plafonnant à 50 mm, sont comparables à celles du Sahara.
La faune
Dans les terres, on ne trouve que très peu d'animaux, qui se rapprochent plus des organismes microscopiques.
Dans l'océan antarctique quelques espèces notamment d'oiseaux formant une biomasse énorme cohabitent grâce à des eaux très riches en nutriments et en oxygène. La séparation avec les autres océans est une véritable frontière de brume où la température passe en moyenne de 6 à 16º en quelques km.
oiseau]
- Krills, petits crustacés constituant la base alimentaire des baleines des manchots et des phoques
- Manchots
- Phoques
- Cormorans
- Albatros
- Pétrels
- Fulmars
- Cachalots
- Dauphins
- Orques
- Rorquals
Politique
Rorqual
En tant que zone géographique au climat polaire, donc particulièrement peu propice à la vie et à l'activité humaine.
Certains Etats maintiennent une présence humaine permanente ou semi-permanente, dans des bases à vocation essentiellement scientifique. Ces bases sont ravitaillées durant le court été polaire par des navires, qui peuvent se rapprocher des côtes lorsque la banquise a (en partie) fondu.
Le continent antarctique est soumis à un régime juridique très particulier consacré par le Traité sur l'Antarctique, signé en 1959 (voir plus haut). Ce traité reconnaît le continent comme une terre propice à la recherche scientifique, et dans ce cadre, à la coopération internationale.
Le Traité sur l'Antarctique établit également un "gel" des prétentions territoriales. En effet, en raison de la proximité géographique de leur métropole ou par intérêt géostratégique ou économique (au vu des probables ressources naturelles que comporte son sous-sol), des États ont revendiqué des portions du continent. La plupart des portions sont des sortes de tranches partant du pôle Sud, allant jusqu'à l'océan, et dont les bords sont des méridiens.
Dans certains cas, ces secteurs sont même revendiqués par plusieurs États (la péninsule Antarctique est ainsi revendiquée par l'Argentine, le Chili et le Royaume-Uni).
Au total, sept États revendiquent une partie du continent austral. Il s'agit de l'Argentine, le Chili, la France, le Royaume-Uni, la Norvège, la Nouvelle-Zélande et l'Australie. Leurs prétentions territoriales ne sont toutefois pas toujours reconnues.
Pour assurer une stabilité juridique et éviter des conflits liés à la souveraineté territoriale en Antarctique, les États ont choisi de reconnaître un mécanisme juridique original. Le Traité sur l'Antarctique a établi un "gel" des prétentions territoriales.
Ainsi, l'Antarctique peut être considéré étant comme un espace international. Mais les États qui ont émis des prétentions territoriales peuvent continuer à affirmer que tel ou tel secteur du continent lui appartient. Ainsi, la France peut établir des règles particulières sur la Terre Adélie qu'elle revendique. D'ailleurs, la Terre Adélie est un des districts des Terres Australes et Antarctiques Françaises.
Liens externes
- [http://www.panda.org/about_wwf/where_we_work/ecoregions/global200/pages/mainmap.htm carte des écozones]
- http://www.taaf.fr/
- http://www.ifremer.fr/ifrtp/
- http://www.ats.org.ar
- [http://www.ifremer.fr/ifrtp/pages/texteslois/traite.html Le Traité sur l'Antarctique de 1959]
- [http://www.antarctique.be Antarctique]
- http://www.adelie-consultant.fr.tc
-
Catégorie:écozone
Catégorie:Territoire contesté ou occupé
ko:남극
ja:南極大陸
simple:Antarctica
th:ทวีปแอนตาร์กติกา
Zambèze
Le Zambèze est un fleuve d'Afrique australe, le 4ème fleuve du continent par sa longueur après le Nil, le Congo et le Niger.
Long de 2 750 kilomètres, il prend sa source en Zambie, fait une courte incursion en Angola, revient en Zambie dont il délimite la frontière avec la Namibie puis avec le Zimbabwe et traverse le Mozambique où il se jette dans l'océan Indien. Son bassin couvre 1,33 millions de km² et les pluies qui l'alimentent sont concentrées entre novembre et mars. Son débit habituel est relativement modeste, de 2 000 à 3 000 m3/s, mais il a atteint 32 800 m3/s en février 1956. Ses affluents principaux sont la Kafue et le Shire, émissaire du lac Malawi.
L'endroit le plus spectaculaire du Zambèze est les chutes Victoria, la plus grande cataracte du monde avec ses 1 700 mètres de large et ses 108 mètres de haut, partagée entre la Zambie et le Zimbabwe. En amont de ces chutes, le fleuve coule dans la plaine du Barotseland qu'il inonde périodiquement. En aval, il suit un canyon basaltique et s'achève par un vaste delta propice au cabotage. Malgré son parcours accidenté, le Zambèze offre de longues portions navigables.
La puissance hydroélectrique du fleuve est concentrée sur deux grands barrages. Le barrage de Kariba est utilisé par la Zambie et le Zimbabwe, et le barrage de Cahora Bassa au Mozambique alimente en énergie l'Afrique du Sud et notamment Johannesburg. Il existe également une centrale électrique plus petite aux chutes Victoria.
Voir aussi
Liens externes
- [http://www.photos-botswana.com/galerie-chutes-victoria.html Photos du Zambèze et des chutes Victoria]
Catégorie:Cours d'eau de Namibie
Catégorie:Cours d'eau de l'Angola
Catégorie:Cours d'eau du Zimbabwe
Catégorie:Cours d'eau de Zambie
ja:ザンベジ川
Lac Victoria
Le lac Victoria est un des grands lacs d'Afrique équatoriale. D'une superficie de 68 100 km², il est la source du Nil Blanc (Bahr-el-Abiad), le plus grand affluent du Nil. C'est le lac le plus grand d'Afrique et le quatrième au monde
Le lac comporte plus de 3 000 îles, dont beaucoup inhabitées. Il est très circulaire (320 km dans le sens nord-sud et 275 km dans la e sens est-ouest) et il a une profondeur très basse (environ 80 mètres)
Il est situé à la frontière du Kenya, de l'Ouganda et de la Tanzanie.
Découverte par les Européens
Le lac fut découvert en 1858 par l'explorateur britannique John Speke. Il nomma le lac du nom de la Reine Victoria, qui régnait à cette époque.
Biodiversité
Voir aussi Le Cauchemar de Darwin, un documentaire de 2005, sur la perche du Nil, principale exportation du lac, et les trafics associés.
Catégorie:Lac du Kenya
Catégorie:Lac d'Ouganda
Catégorie:Lac de Tanzanie
ja:ヴィクトリア湖
ko:빅토리아 호
Lac Titicaca
Le lac Titicaca est le plus grand lac d'Amérique du Sud. En partie situé en Bolivie et en partie au Pérou, il s'étend sur environ 8 300 km².
Situé dans les Andes, à 3 821 mètres au-dessus du niveau de la mer, il a une profondeur moyenne de 140 mètres ou 180 mètres et une profondeur maximale de 280 mètres. Plus de 25 rivières se jettent dans le lac, qui lui-même se déverse dans le lac Poopó par le rio Desaguadero.
Le lac compte 41 îles dont certaines sont habitées (comme sur l'Isla del Sol), la plus grande se nomme Taquile. Les populations riveraines sont des Quechuas et des Aymaras. Une légende locale autochtone prétend que les premiers habitants de la régions avaient six doigts et s'appelaient Uros.
De nos jours, nous appelons les Uros, ceux qui vivent sur des îles flottantes. Celles-ci sont fabriquées à partir de roseaux flottants et sont devenues un lieu de passage touristique presque « obligatoire », ce qui permet aux habitants de vivre en partie de ce tourisme.
La légende
Une légende raconte que Inti, le dieu soleil, aurait envoyé quatre hommes et quatre femmes sur terre. Ceux-ci seraient alors sortis du lac Titicaca. Ils avaient pour mission de trouver le lieu idéal pour établir une grande civilisation, celle des Incas. Des quatre couples, trois ont disparu, laissant seuls Manco Capac et sa femme Mama Ocllo. Et là où s'enfoncerait le baton en Or de Manco Capac serait le lieu idéal pour développer la civisation. Ce lieu, ils l'ont nommé Cuzco.
Titicaca
Titicaca
ja:チチカカ湖
ms:Tasik Titicaca
Calmar
Le calmar ou calamar, est un céphalopode décapode marin apparenté à la seiche. Il est comestible et aussi appelé encornet et dans certaines régions chipiron (Pays basque) ou supion dans le Midi .
À Marseille on pêche le calmar. La taille des calmars peut atteindre plusieurs dizaines de mètres dans les grands fonds, on parle alors de calmars géants, mais ne dépasse pas 30 cm en Méditerranée. Ils ont toujours dix tentacules.
Parmi les 350 espèces de calmar existantes, certaines vivent à proximité des côtes, presque en surface. D'autres, au contraire, séjournent à de grandes profondeurs. Ils ont un corps cylindrique et profilé avec deux nageoires triangulaires situées à l'arrière du corps.
Ils sont dotés de 8 bras et de 2 tentacules pourvues de grandes ventouses. Leur couleur est variable et changeante suivant leur humeur.
Ils sont souvent blancs mais mouchetés de rouge, de brun, de rose ou de pourpre. Ils mesurent de 8 à 50 cm de long. Leur corps contient un os cartilagineux : la plume. Ils sont pêchés avec la technique du lamparo car ils sont attirés par la lumière. Des concentrations très importantes de cet animal se produisent périodiquement en certains endroits, leur pêche est alors plutôt un ramassage. Le Japon est le plus gros consommateur de calmar.
Classification
Les calmars sont des espèces de céphalopodes de l'ordre Teuthida
Images
Teuthida
Teuthida]
Teuthida]
Teuthida
catégorie:Céphalopode
Catégorie:Fruit de mer
Requin mako
Catégorie:poisson (noms vernaculaires) Mako
Description
Le requin mako ou requin-taupe bleu est un requin appartenant à la même famille que les requins blancs. Il est de couleur bleu nuit sur le dessus et blanc en dessous. De forme très aérodynamique il a une taille maximale de 4 mètres. Ses fentes branchiales sont particulièrement larges.
Habitat
Pélagique et parfois côtier en eaux tropicales et tempérées. Évolue de la surface à 500 mètres de profondeur.
Reproduction
Ovovivipare avec cannibalisme intra utérin. De 2 à 21 embryons mesurant 60 cm à la naissance. La gestation durerait deux ans.
Alimentation
Essentiellement des poissons pélagiques comme les thons mais également des requins ainsi que des céphalopodes.
Particularités
Puissance
Ce requin est capable de maintenir une température corporelle supérieure d'environ 10°C à celle de l'eau, cette particularité couplée à ses larges fentes branchiales lui permet d'atteindre rapidement des vitesses élevées et la faculté de pouvoir faire des bonds hors de l'eau. Crédité d'une vitesse d'au moins 45 km/h, certains auteurs avancent que sa vitesse de pointe serait de l'ordre de 100 km/h ce qui prouverait que ce requin soit capable de faire des bonds de 10 mètres hors de l'eau.
Compte tenu de son régime alimentaire cette vitesse lui permet de chasser des poissons pélagiques parmi les plus rapides comme le voilier ou l'espadon.
Exploitation
C'est l'un des rares requins dont la viande est exploitée en cuisine. Il est généralement vendu débité en darnes.
La chair de ce poisson est ferme (comme de la viande) et ressemble à celle du thon, sauf la couleur qui est un peu plus claire. Auparavant, le requin mako était commercialisé sous le nom de thon de l'Atlantique. Contrairement au thon, le requin-taupe est un poisson maigre.
Ce requin est également particulièrement apprécié par les pêcheurs sportifs compte tenu de sa puissance et de sa combativité.
Danger pour l'homme
Le requin mako constitue un danger potentiel pour l'homme. Quelques attaques non provoquées mettant en cause cette espèce, dont 2 fatales, sont documentées.
Conservation
Sa longue période de gestation et sa maturité sexuelle tardive le rend particulièrement vulnérable à la surexploitation dont il fait l'objet.
Autres dénominations
Requin mako à nageoires courtes. Il existe 4 espèces de requins taupes : Le requin taupe saumon (Lamna ditropis); le requin taupe commun (Lamna nasus); le petit requin taupe (Isurus paucus).
Le requin-taupe bleu fait partie de la famille des requins-maquereaux, un petit groupe de requins rapides divisés en cinq espèces. Comme ses proches parents, le grand requin blanc et la maraîche, les adaptations très particulières du requin-taupe bleu à son environnement en font l'un des super-prédateurs de la mer.
DenticuleDenticule
Motifs d’ornementation destinés à rompre les traits de lumière horizontale d’une moulure d’entablement et à projeter des ombres découpées en dessous de la saillie produite par la corniche des entablements d’ordre ionique ou corinthien.
- Les denticules sont formés de découpures rectangulaires pratiqués sur un large listel. D’ordinaire ils sont de hauteur double de leur largeur et sont séparées les uns des autres par un vide ou métatome d’une largeur égale à la moitié du denticule.
Catégorie:Élément d'architecture
Hydrodynamique
La dynamique des fluides est l'étude des mouvements des fluides, qu'ils soient liquide ou gaz.
La résolution d'un problème de dynamique des fluides demande normalement de calculer diverses propriétés des fluides comme par exemple la vitesse, la pression, la densité et la température en tant que fonctions de l'espace et du temps.
Perspectives actuelles
On connaît parfaitement les équations qui gouvernent les fluides : il s'agit des équations de Navier-Stokes, ou des dérivés. Mais à l'heure actuelle, le problème ne se situe plus là. Malgré leur (relative) simplicité, ces équations peuvent générer des comportements extrêmement complexes, comme la turbulence. On ne peut aborder ces phénomènes chaotiques que d'un point de vue statistique, en utilisant un arsenal de méthodes théoriques (bases de filtres, fractales...) - mais
il reste difficile de prévoir à partir des équations, les comportements fins de la turbulence. Or la très grande majorité des écoulements qui nous entourent (eau, air) sont turbulents - c'est dire l'importance pratique de ce problème.
Il est également intéressant d'étudier la transition entre un comportement simple des fluides (écoulement laminaire) et un comportement chaotique (écoulement turbulent).
Étude des phénomènes
L'étude de ces phénomènes est aujourd'hui bien souvent numérique : on simule des solutions des équations, qui ressemblent effectivement à des écoulements réels - sauf que c'est comme si on disposait d'un système de mesure parfait, qui pourrait tout mesurer sans rien perturber.
Une autre voie de recherche très utilisée est l'étude en soufflerie. En mettant un modèle à étudier dans un fort flux d'air, et en étudiant l'écoulement par divers moyens (mesure de la vitesse d'écoulement par anémomètre ou tube de Pitot, mesure des efforts par des dynamomètres, visualisation des lignes de courant), on peut faire de nombreux calculs et améliorer les paramètres aérodynamiques de l'objet).
Il existe également d'autres méthodes expérimentales pour étudier des écoulements: strioscopie, Laser-Doppler, ...
Applications de la dynamique des fluides
La dynamique des fluides et ses sous-disciplines comme l'aérodynamique, l'hydrodynamique, et l'hydraulique ont des applications très diverses. Par exemple, elles sont utilisées dans le calcul des forces et des moments dans l'aéronautique ou pour les prévisions météorologiques.
Le concept de fluide est étonnamment général. Par exemple, certains des concepts mathématiques de base concernant la gestion du trafic sont dérivés en considérant le trafic comme un fluide continu.
L'hypothèse de la continuité
Les gaz sont composés de molécules qui se heurtent entre elles comme des objets pleins.
L'hypothèse de continuité, cependant, considère les fluides comme étant continus. C'est-à-dire que l'on admet que des propriétés telles que la densité, la pression, la température, et la vitesse sont prises pour étant bien définies a des points infiniment petits, et ne changent pas d'un point à l'autre. La nature discrète et moléculaire d'un fluide est donc ignorée.
Ces problèmes pour lesquels l'hypothèse de continuité ne donne pas des réponses avec l'exactitude désirée sont résolus grâce à la mécanique statistique. Afin de déterminer s'il faut employer la dynamique liquide conventionnelle (une sous-discipline de la mécanique des milieux continus) ou de la mécanique statistique, le nombre de Knudsen est évalué pour résoudre le problème. Les problèmes pour lesquels le nombre de Knudsen est égal ou supérieur à 1 doivent être traités par la mécanique statistique pour donner des réponses fiables.
Équations de la dynamique des fluides
Les axiomes fondamentaux de la dynamique des fluides sont les lois de conservation comme la conservation des masses, la conservation de la quantité de mouvement (plus connu sous le nom de seconde loi de Newton), et la conservation de l'énergie. Cela constitue la base de la mécanique newtonienne et sont aussi importantes en mécanique relativiste.
Les équations les plus importantes sont les équations de Navier-Stokes, qui sont des équations différentielles non-linéaire décrivant le mouvement des fluides.
Ces équations, lorqu'elles ne sont pas simplifiées n'ont pas de solutions analytiques et ne sont donc utiles que pour des simulations numériques.
Ces équations peuvent être simplifiées de diverses manières ce qui rend les équations plus facile à résoudre.
Certaines simplifications permettent de trouver des solutions analytiques à des problèmes de dynamique des fluides.
Choix d'une description du fluide
Pour décrire mathématiquement les propriétés d'un fluide en mouvement, deux systèmes cohabitent, l'un et l'autre présentant des avantages dans des situations particulières. Il s'agit de la description lagrangienne et de la description eulérienne. Tandis que la première consiste à observer les modifications des propriétés d'une particule fluide que l'on suit dans son mouvement, la seconde se place en un point fixe du milieu à l'étude et observe les modifications des propriétés du fluide qui défile en ce point. Les deux descriptions sont liées mathématiquement par la relation :
Flux compressible et incompressible
Un fluide est appelé compressible si les changements de la densité du fluide ont des effets significatifs sur l'ensemble de la solution. Dans le cas contraire, il s'agit d'un fluide incompressible et les changements de densité sont ignorés.
Afin de savoir si le fluide est compressible ou incompressible, on calcule le nombre de Mach. Approximativement, les effets de la compression peuvent être ignorés pour les nombres de mach en dessous de 0,3. Presque tous les problèmes impliquant des liquides se trouvent dans cette catégorie et sont définis comme incompressibles.
Les équations de Navier-Stokes incompressible sont des simplifications des équations de Navier-Stokes dans lesquelles la densité est considérée comme constante. Elles peuvent être utilisées pour résoudre les problèmes impliquant des fluides incompressibles.
En acoustique, la vitesse du son dans l'air étant finie, le fluide « air » doit être traité comme compressible. En effet, supposons que l'air serait un fluide incompressible, alors il se déplacerait en bloc et propagerait toute modification de pression locale à une vitesse infinie.
La vitesse du son dans un fluide compressible s'écrit d'ailleurs comme fonction de sa compressibilité :
La viscosité
Les problèmes dus à la viscosité sont ceux dans lesquels les frottements du fluide ont des effets significatifs sur la solution. Dans le cas où les frottements peuvent être négligé, le fluide est appelé non-visqueux.
Le nombre de Reynolds peut être employé pour estimer quel type d'équation est approprié pour résoudre un problème donné.
Un nombre de Reynolds élevé indique que les forces d'inertie sont plus importante que les forces de frottement.
Cependant, même lorsque le nombre de Reynolds est élevé, certains problèmes nécéssitent de prendre en compte les effets de la viscosité.
En particulier, dans les problèmes où l'on calcule les forces exercées sur un corps (comme les ailes d'un avion), il faut prendre en compte la viscosité.
Comme illustré par le paradoxe d'Alembert, un corps immergé dans un fluide non visqueux n'est soumis à aucune force.
Les équations normalement utilisées pour l'écoulement d'un fluide non visqueux sont les équations d'Euler.
Dans la dynamique des fluides numérique, on emploie les équations d'Euler lorsqu'on est loin du corps et équations tenant compte de la couche limite lorsqu'on est à proximité du corps.
Les équations d'Euler peuvent être intégrées le long d'une ligne de flux pour aboutir à l'équation de Bernoulli | | |