:: wikimiki.org ::
| Ribat |
RibatLe ribat est originellement une petite forteresse construite comme une ligne de défense frontalière dans les premiers temps de la conquête musulmane. Ces fortins servent à protéger les routes commerciales mais aussi à diffuser l'islam.
Ils deviennent donc avec le temps des gîtes pour les voyageurs mais aussi des refuges pour les mystiques. En ce sens, ils sont peut-être à l'origine des premiers courants du soufisme. On peut dans ce sens assimiler ces lieux à des zaouïas. Le marabout, terme sous lequel que on désigne indistinctement en Afrique du Nord les saints, les chefs de tribus et les guérisseurs populaires, est ainsi celui qui habite un ribat.
Catégorie:Urbanisme
Catégorie:Maghreb
Fortification
La fortification (du latin fortis, fort, et facere, faire) est l'art militaire, de renforcer une position ou un lieu contre une attaque.
Principes
Elle a deux fonctions principales:
- l'obstacle en retardant l'attaquant dans sa progression vers l'affrontement rapproché et l'obligeant à rester plus longtemps sous le feu des défenseurs
- la protection, en mettant à l'abri des attaques de l'ennemi les troupes chargées de défendre les obstacles. Cette composante de protection peut-être remplie de deux façons, directement, par l'utilisation de constructions assez solides pour arrêter les projectiles ennemis, et indirectement par l'emploi de la distance et de l'avantage en portée et plus récemment du camouflage. De façon générale, la généralisation d'armes à feu de plus en plus perfectionnées à eu pour conséquence d'accroître le besoin de protection, l'obstacle perdant lui de l'importance.
Elle peut cependant avoir d'autres fonctions, comme une symbolique, concrétisant un pouvoir ou une propriété.
Classification
Il est possible de qualifier les fortifications de bien des manières.
Permanence
Les fortifications sont habituellement divisées en deux branches, celles permanentes, bénéficiant d'un travail et de ressources importants, et celles de campagne qui sont réalisées de façon plus ou moins improvisée sur le terrain par les troupes. Cependant la limite entre les deux est assez floue, car des fortifications de campagne peuvent se transformer en fortifications dite semi-permanentes, quand le temps et les ressources le permettent, ou quand le besoin s'en fait sentir.
Taille et l'objectif
L'objectif des fortifications, lui par contre, a toujours été très variable, cherchant à protéger d'une simple demeure comme une maison forte ou un chateau fort féodal, à un pays entier avec un vaste système défensif, comme la Grande Muraille de Chine et la ligne Maginot.
Époque
Histoire
Fortifications primitives
Le moyen de garder l'ennemi, en dehors du lieu que l'on veut protéger, est trouvé très tôt dans l'histoire de l'humanité avec la palissade en bois, le talus de terre, ou le mur de pierres sèches empilées, selon les régions. Suffisant contre la faune, cet obstacle va vite se révéler insuffisant contre l'Homme, qui imagine quantité de moyens pour le franchir, le premier instrument de siège, apparaît avec l'échelle qui permet d'escalader la muraille. Il devient donc nécessaire de défendre l'obstacle, contre l'envahisseur. Le mur étant difficile à défendre d'en bas, on invente le chemin de ronde qui permet de parcourir son sommet, tout en étant protégé de l'extérieur, par le parapet, plaçant les défenseurs dans une position avantageuse pour le corps à corps et le tir.
Le lieu protégé par ce type de fortification précoce, est généralement le village, où vivent les défenseurs et où ils stockent leurs réserves et richesses. L'enceinte est souvent circulaire, entourant les habitations, la forme de défense la plus courante semble avoir été le Dun, où un talus de terre est crée à l'intérieur, en creusant un fossé. Le parapet est constitué soit pas un autre talus plus petit, ou une palissade en bois. Dans les régions rocailleuses comme l'Irlande ou l'Écosse, la pierre est utilisée pour tenir le flanc du talus. Dans la zone méditerranéenne, les enceintes sont constituées par des pierres colossales empilées sans aucun liant.
L'apogée de ce type de fortification semble avoir été atteint par les tribus germaniques, qu'affronta César en son temps. Leurs villes étaient entourées par des talus composites constitués par un assemblage de pierres, de troncs d'arbre placés en longueur et de terre, très difficile à détruire, car épais et donc résistant à des coups de béliers et insensible au feu grâce à la présence de terre humide.
L'invention de la brique séchée au soleil, va révolutionner l'art de fortifier, permettant de créer des murs beaucoup plus haut, et donc imprenable par escalade. Ces techniques naissent parmi les civilisations du croissant fertile, elles nécessitent outre les progrès dans l'art de la construction, une structure sociale autorisant la réquisition de nombreux travailleurs pour de longues périodes, ce que permettent les premières royautés qui émergent, alors. L'objet de ce nouveau type de fortification, apparaît aussi, ce sont les premières grandes villes de l'histoire. Le but est de pouvoir abriter, les réserves et la population de toute la campagne environante, dans un lieu inaccessible à l'ennemi, les travaux de défense sont donc autrement plus important que ce qu'exigeait la protection d'un simple village. On voit ainsi apparaître des œuvres colossales, comme les murailles de la ville de Ninive en Assyrie, avec des murs en briques de près de quarante mètres de haut.
L'apparition du bélier et des travaux de sape et de mine contre les murs, oblige à construire ceux-ci de façon solide avec plus de dix mètres d'épaisseur. Pour éviter un travail trop important, la solution est alors trouvée, de construire deux murs parallèles et de combler l'intervalle entre les deux avec de la terre. Ces nouveaux types d'attaque, provoque l'apartition des tours qui garnissent les longueurs de mur, permettant par son avancé par rapport au mur, de battre par des tirs croisés, l'angle mort où opèrent les sapeurs et le bélier. Elles constituent aussi un refuge surplombant le parapet, qui permet de bombarder celui-ci après une prise par l'assaillant, et de plus, elle sert de contrefort au mur. C'est aussi à cette époque, que le parapet se garni de créneaux, qui permettent aux défenseurs de s'abriter entre deux tirs. Les villes fortifiées de cette époque deviennent quasiment imprenables par un assaut direct, il ne reste que la solution de l'investissement et du siège de longue durée, pour la faire tomber par la famine ou la redition.
Cependant, les grecs de la période classique et par la suite les romains, vont développer et systématiser de nouvelles tactiques et techniques de siège, celles-ci sont liées à l'apparition de nouvelles armes de jet lourdes, les balistes et catapultes, et des tours de siège. Ce type de siège, bien qu'efficace demande de très longs travaux préparatoires, dont l'édification d'une enceinte, souvent double, ceinturant l'assiégé, pour éviter les sorties de celui-ci et éventuellement, une attaque d'une armée de secours adverse. De grands terrassements, sont aussi nécessaires pour amener les engins de siège au contact des défenses, par exemple de grandes rampes en remblai, pour avancer les tours de siège.
Comparativement, les systèmes défensifs évolue moins pendant cette période, l'effort porte principalement sur l'utilisation du terrain existant pour concevoir, le réseau fortifié, on cherche à s'appuyer sur des cours d'eau ou des dénivellations importantes naturelles. Pour protéger les villes, on crée des forteresses, situées sur les hauteurs pour constituer les point forts de la positions. Les rommains vont par contre apporter beaucoup dans le domaine de la fortification de campagne, avec leur camps plus ou moins provisoires. Ces travaux en terre et en bois, réalisés parfois en quelques heures, sont néanmoins assez difficile à capturer, fournissant un abri sûr aux troupes. Une de leur caractéristiques, le fossé, se généralise aussi dans les fortifications permanentes. Il présente trois avantages, il empêche l'assaillant d'amener une machine de siège au contact du mur, sans l'avoir préalablement comblé, il fourni des matériaux pour la construction du mur ou de la butte constituant l'obstacle, et enfin il augmente par sa profondeur, la hauteur de celui .
D'autres perfectionnements commence à se répandre, de nombreuses tours sont bâties sur une base circulaire ou ovale, au lieu de carrée ou rectangulaire auparavant, ce qui leur permet de mieux résister aux impacts des balistes. Par ailleurs, les matériaux évoluent, la brique cédant la place à la pierre, plus courante aux latitudes septentrionales et moins sensible au effet du feu et des chocs. Il semble aussi que les romains aient mis en place les premiers hourds qui permettent de tirer vers le bas du mur, sans se découvrir.
Le chateau fort
La motte castrale
Les invasions barbares et la chute de l'empire romain, provoque un repli sur de plus petites comunautés, les fortifications ne vont plus chercher à protéger de vastes enceintes,mais une simple deumeure, celle du seigneur.
Le donjon ou tour maitresse
Les perfectionnements de la défense active
Les forts classiques
L'apparition de l'artillerie et le début du bastion
L'apparition des canons change au départ peu de chose dans les méthodes de siège, se révélant marginalement plus performants que les diverses balistes. Mais peu à peu, les pièces deviennent de plus en plus puissantes grâce à l'amélioration des techniques de fabrication et commencent à utiliser des projectiles en bronze, puis en fer battu, au lieu de la pierre et du bois en usage auparavant. Ces nouveaux boulets qui n'éclatent pas à l'impact avec des vitesses supérieures lors de l'impact, rendent la construction de murs maçonnés capables de leur résister, de plus en plus ardue. De plus, les canons tirent de plus en plus vite et précisement, il devient possible de concentrer plusieurs tirs successifs sur une zone précise, pour créer une brèche, dans n'importe quel mur, ce qui était impossible avec l'artillerie nevrobalistique. La fortification doit évoluer devant cette nouvelle menace. Suite à la démonstration par l'armée de François Ier, lors des guerres d'Italie, de la fragilité des forteresses traditionelles est une cause entendue.
Le siège est désormais considéré comme un duel d'artillerie entre les canons qui attaquent la place forte et ceux qui la défendent, l'art de fortifier va donc consister à donner à ces derniers le maximum d'avantages dans la lutte. Dés le apparaissent les tours à canons, basses et massives qui renforcent les forts existants. La phase suivante va être de diminuer la hauteur des courtines et des tours. L'ouvrage émerge alors à peine de son fossé, qui à repris la fonction d'obstacle, tenue depuis l'aube de la civilisation, par le mur haut qui est devennu trop vulnérable. Les courtines perdent leur créneaux, au profit d'embrasures pour les canons, et des ouvrages détachés commencent à apparaître autour du corps principal de la forteresse. La fonction de ces derniers est de retarder au maximum l'attaque contre la forteresse, elle même, sans présenter un quelconque abri pour l'assaillant, une fois qu'ils sont pris. Des caponnières permmettent aussi une défense plus aisée du fossé.
Lors de la guerre d'indépendance Hollandaise, une nouvelle école germanique de fortification émerge et va poser les bases des nouvelles manières de défendre les places fortes. Elle introduit le glâcis, une zone en pente douce, privée de tout couvert qui entoure la forteresse. Autre nouveauté, le chemin couvert, qui sépare le fossé du glâcis, il permet de déployer des mousquetaires, pour fusiller tout assaillant qui s'aventurerait sur le glâcis. il est légèrement en contrebas des courtines principales qui sont armées par les canons de la place, ce qui permet l'étagement des feux, il n'est pas protégé côté forteresse, et n'offre donc aucun avantage après sa capture. L'usage de la terre, extraite du fossé, dans la construction redevient prépondérant, la maçonerie est employée principalement pour bâtir deux murs encadrant le fossé, l'escarpe côté courtine et la contre escarpe côté glâcis. La tour disparait au profit du bastion, entre lesquels s'intercalent des demi-lunes, qui remplacent les premiers ouvrages détachés. Ces deux types d'ouvrage, portant l'artillerie de la place.
Tout ces nouvelles techniques vont être formalisées, en France, dans un premier traité de fortification écrit en 1600 par Jean Errard, il y détermine les distances entre les ouvrages en fonction de la portée de l'arquebuse et préconise l'étagement des feux. Antoine de Ville et Blaise de Pagan poursuivent son œuvre, en particulier en introduisant l'usage de réduits, au sein des ouvrages, pour retarder leur chute en fournissant aux défenseurs une position de repli où ils peuvent se réfugier et bénéficier d'un avantage, au sein même de l'ouvrage. Le principe de l'échelonnement dans la profondeur est né, il va être perfectionné par leurs successeurs, dont Vauban.
Les systèmes Vauban
La fortification moderne
Les forts polygonaux
- Le système Séré de Rivières
- La Ligne Maginot
Terminologie
Type de fortification
- Acropole
- Chateau fort
- Citadelle
- Fort
- Forteresse
- Ligne fortifiée
- Limes
- Maison forte
- Oppidum
- Place forte
- Pont fortifié
- Secteur fortifié
Beaucoup d'installations militaires sont connues comme forts, bien qu'ils ne soient pas toujours fortifiés. De plus grands forts peuvent se classer comme forteresse ou ouvrage pour les fortifications modernes, de plus petits comme blockhaus ou casemates. Le mot fortification peut aussi désigner l'amélioration de la capacité défensive d'une zone avec des aménagements.
Élements de fortification
- archère
- barbacanne
- bastille (fortification)
- bastion
- banquette
- bloc
- casemate
- cavalier
- chatelet
- chemin couvert
- chemin de ronde
- chemise
- Caponnière
- Chicane
- contre-escarpe
- coffre de contre-escarpe
- contrefort
- corps de place
- courtine
- créneau
- cunette
- demi-lune
- donjon
- escarpe
- fossé
- fossé diamand
- glâcis
- guette
- herse
- hourd
- huchette
- lice
- mâchicoulis
- Merlon
- moineau
- parapet
- pont-levis
- poterne
- redoute
- réduit
- Talus
- tenaille
- tour
- tourelle
- traverse
Le génie militaire est souvent chargé de la construction tandis que ce sont les sapeurs qui sont affectés à la destruction de ceux de l'ennemi. On nomme siège l'encerclement destiné à capturer une fortification qui ne peut être prise rapidement.
Experts célèbres
- de Ville
- Henri Alexis Brialmont
- Menno van Coehoorn
- Diades of Pella
- Jean Errard
- Pagan
- Simon Stevin
- Sébastien Le Prestre de Vauban
- François Nicolas Benoît Haxo
- Raymond-Adolphe Séré de Rivières
- Montalembert
Voir aussi
- Liste de forts, fortifications, citadelles et places fortes par continent
Liens externes
- [http://www.castlemaniac.com/origines-forteresses/origines-forteresses.php Les Origines des Forteresses ]
- [http://www.vauban.asso.fr Association Vauban]
- [http://www.fortifications.fr Fortifications. Du système bastionné au système polygonal]
- [http://www.ac-strasbourg.fr/microsites/hist_geo01/sig-stg/index-plans-relief.htm Plan-relief de Strasbourg]
Catégorie:FortCatégorie:Architecture militaire
Frontière
Dans son sens le plus largement accepté, le mot frontière désigne la ligne imaginaire séparant deux États souverains. En droit international, une frontière est inviolable. Cette inviolabilité des frontières est le corollaire de la souveraineté des États. Il peut aussi faire référence à une limite d'un territoire autre que national.
La notion de frontière
Différentes acceptions sont envisageables :
- La frontière joue deux fonctions opposées :
- c'est une zone de protection, qui sépare des États ayant des législations différentes et qui doit être protégée et contrôlée (on parle alors de frontiere fermée).
- c'est une zone de passage qui permet le commerce international, et dont le franchissement entraîne, la perception de droits de douane (on parle alors de frontiere ouverte).
- La «Frontière» (the Frontier) a désigné aux États-Unis et au Canada la limite ouest de la progression de la colonisation dans le cadre de la conquête de l'ouest, entre le et le .
Où passent les frontières ?
Les frontières terrestres
On distingue différents types de lignes frontières terrestres:
- Certaines frontières se basent sur des éléments du relief ou de l'hydrologie ; on les a parfois appelées "frontières naturelles" bien qu'elles soient le fruit d'une réflexion humaine. Cette situation est particulièrement courante en Amérique et en Afrique subsaharienne dont les frontières actuelles ont été dessinées par les puissances coloniales.
- La frontière peut suivre un cours d'eau. Par exemple, la partie est de la frontière entre les États-Unis et le Mexique longe le Rio Grande, la frontière entre la Mauritanie et le Sénégal suit le fleuve Sénégal ... Cette situation existe aussi en Europe : la ligne Oder-Neisse sépare la Pologne de l'Allemagne, le Rhin sert de frontière entre l'Allemagne et la France. Plus rarement, la frontière peut tirer son origine des limites d'un bassin fluvial, c'est en partie le cas en République démocratique du Congo (RDC).
- Elle peut aussi se baser sur des élément du relief, sur les lignes de crête par exemple. C'est à première vue le cas des Pyrénées qui séparent l'Espagne de la France. Cependant, ces frontières ne sont naturelles que vues de loin. Dans le détail, la frontière franco-espagnole ne passe pas par la ligne de crête principale. La Garonne prend sa source en Espagne (Val d'Aran en Catalogne) et le rio Segre en France (Pyrénées-Orientales).
- D'autres frontières suivent des lignes géométriques, souvent des méridiens ou des parallèles. Ce type de frontière se rencontre dans des régions peu peuplées, dans le Sahara par exemple,
ou sur la partie ouest de la frontière des États-Unis qui passe le long du 49e parallèle (Traité de l'Orégon, 15 juin 1846).
À regarder sur une carte, bon nombre de frontières ne semblent pas avoir de justification évidentes, la frontière entre la France et la Belgique par exemple. Ces frontières sont souvent le fruit d'une longue histoire faite de guerres et de compromis entre les pays. Le plus souvent, elles tiennent également compte de l'identité culturelle des populations vivant près de la frontière.
Les frontière maritimes
La question de la souveraineté des États sur les espaces maritimes qui les bordent a été réglée lors de la Conférence de Montego Bay (1982).
On reconnait aux États un droit de pleine souveraineté sur les eaux territoriales qui s'étendent sur douze milles à partir des côtes. Cette zone est donc considérée comme partie intégrante du territoire national. Les navires étrangers y ont cependant un droit de passage innocent et le droit de poser des câbles sous-marins.
Jusqu'à deux cents milles des côtes, l'État possède une zone économique exclusive (ZEE), dans lequel il a un droit de gestion des ressources.
Dans certaines régions, ces règles ne peuvent être appliquées car la mer est trop étroite. C'est le cas, par exemple, en Méditerranée. Lorsque deux États sont séparés par un détroit, la frontière passe au milieu.
Les problèmes liés au frontières
Conflits frontaliers
Le mot frontière a d'abord été un adjectif dérivé du mot front. Le concept de frontière a donc d'abord eu une connotation guerrière. On constate en effet que jusqu'à la deuxième guerre mondiale, un grand nombre de conflits portaient sur des questions de territoires, la plupart des guerres avaient pour origine le désaccord entre deux pays qui revendiquaient la souveraineté sur un même espace. Dans ce contexte, la région frontalière était souvent militarisée car les États devaient toujours être prêts à attaquer ou à se défendre.
Aujourd'hui, avec l'importance stratégique de l'aviation, les menaces lors d'une guerre ne viennent plus forcément des frontières même si certaines lignes restent fortement militarisées en particulier le long zone de démilitarisée entre les deux Corée.
Les guerres entre États sont actuellement relativement peu nombreuses. Elles sont souvent remplacées, en Afrique notamment, par des conflits internes. Même lorsqu'il existe de fortes tensions entre deux pays voisins, elles ne tiennent pas forcément à un désaccord sur le tracé des frontières.
- Les Corée par exemple ne s'opposent pas sur la position de la ligne frontière et elles s'accordent toutes deux pour présenter la réunification comme l'objectif à terme, même si elles ne l'envisagent pas forcément de la même manière.
- L'armée rwandaise occupe une partie de la RDC, mais elle ne cherche pas à annexer au Rwanda les territoires occupés.
Un certain nombre de différends entre États liés à des questions de frontières donnent lieu à des tensions :
- Inde-Pakistan : tensions très forte sue la question du Cachemire
- Taïwan-Chine : une part croissante de la population de Taïwan ressent une identité nationale taïwanaise et rejette l'idée d'un rattachement à la Chine continentale, même dans l'hypothèse d'un changement de régime dans celle-ci. Aussi la situation en mer de Chine, qui sépare les deux territoires, est très précaire.
- Ethiopie-Érythrée : le conflit (1998-2000) s'est cristallisé autour de la frontière septentrionale, entre la région du Tigré et l'Érythrée. La ville de Badmé a été un grand enjeu dans ce conflit.
- Maroc-Espagne
- Le Liban et Israël : suite à l'occupation par Israël d'une large bande de territoire au Sud du Liban de 1978/82 à juillet 2000, la frontière constitue un lieu de tension. La non restitution des hameaux de Chebba (toujours occupés) représente un objet de discorde entre les deux pays.
- Israël et la Syrie : le conflit se situe notamment autour de la question de l'occupation du plateau du Golan (occupé depuis la guerre de 1967 par l'armée israélienne aux dépens de la Syrie).
- Israël et la Palestine : Le conflit est particulièrement sanglant et s'est trouvé relancé depuis le début de la seconde Intifada. La construction, par Israël, du mur de "sécurité", jugé illégal par la cours internationale de justice, et qui annexe de fait de nouveaux espaces en Cisjordanie est une source supplémentaire de conflit.
Liens pour aller plus loin
Pour d'autres développements voir le site "Géographie sociale et politique" qui aborde le thème des relations frontalières : http://geo-sociale.9online.fr/
notamment sur ces pages: - http://geo-sociale.9online.fr/travaux_publications.htm
- http://geo-sociale.9online.fr/frontiere_recherche.htm
Problèmes liés à l'accès à l'eau
La question du partage de l'eau est épineuse dans les régions frontalières. Les fleuves qui passent sur la frontière peuvent poser différents problèmes, bien que le principe de la liberté de navigation sur les fleuves internationaux ait été énoncé depuis le traité de Vienne en 1815.
L'Iran et l'Irak se sont ainsi fait la guerre (1980-1990) pour la maîtrise du chenal de navigation sur le Chott-el Arab (fleuve né du confluent du Tigre et de l'Euphrate).
Mais la principale difficulté réside dans des conflits sur l'utilisation des eaux, en particulier pour l'irrigation et l'approvisionnement des populations. Le conflit israélo-palestinien en est l'illustration puisque la colonisation des Territoires occupés est justifiée par le besoin israélien de contrôler les nappes phréatiques de Cisjordanie.
-
ko:국경
ja:国境
Histoire de la conquête musulmanecatégorie:Monde arabo-musulman
Cet article concerne l'expansion du monde arabo-musulman au travers de la conquête militaire essentiellement, mais également par les marchands au Maghreb et en Afrique, et de missions jusqu'aux Philippines. Datation: de l'avènement de l'Islam à nos jours.
L'expansion arabe
Expansion rapide de l'islam au Nord-Est vers l'Irak, l'Iran, la haute Mésopotamie ; et à l'ouest vers l'Assyrie, la Palestine et l'Égypte (les provinces les plus riches de l'empire byzantin).
L'islam pénètre le monde chrétien et gréco-romain peu après la mort du prophète. Pendant le pouvoir des Omeyyades : expansion continue, avec conquêtes territoriales par voie terrestre. Jusqu'au Maghreb à la fin du , et jusqu'au côtes espagnoles au début du . Les arabes sont arrêtés à Poitiers en 732.
Expansion vers l'Asie centrale, Boukhara, Kaboul, et ils atteignent la frontière de l'Indus. Contact avec l'Empire byzantin, la mer Caspienne et Caucase au Nord.
La mer Méditerranée est contrôlée par l'Empire byzantin donc menace sur les conquêtes arabes. Ils construisent une flotte et attaquent Constantinople 3 fois : 3 échecs. Les Byzantins restent maîtres de la mer et bloquent donc l'expansion arabe, ainsi que le commerce avec les Arabes. La mer reste une frontière, mais devient une mer d'échanges.
La carte ne bouge plus jusqu'au , après une conquête rapide (un siècle).
Quand les Arabes ont conquis un territoire, ils établissent des camps à part et vivent du fruit de leurs conquêtes et d'impôts versés par les non- musulmans, en échanges de leur liberté. Cet impôt s'appelle la jizya ou jizaya, les musulmans quant à eux paye une autre forme d'impots, la Zakat qui forme un des cinq piliers de l'islam.
Au : forte résistance de l'empire byzantin et à l'intérieur du monde arabo-musulman. Il y a de des agitations politico-religieuses. Donc, unification de l'empire et arabisation de l'empire (par la langue, la monnaie, l'administration), et islamisation (écoles pour apprendre le Coran, formation de juges musulmans pour développer le droit musulman).
Mais il y a de nombreuses sécessions politico-religieuses. Pourquoi ? Car les Abbassides vont fonder Bagdad. Il y a un déplacement vers l'Est du centre politique arabo-musulman. Conséquence : transfert des courants d'arrivées de l'Extrême-Orient, déséquilibre car le centre est éloigné du pan Ouest de l'empire. D'où des sécessions, provoquant 3 zones où émergent des khalifats.
Une zone abbasside, une zone fatimide et une zone andalouse, donc il y a concurrence religieuse entre les successeurs du prophète.
Aux et le , l'empire arabo-musulman ne s'étend plus, etant soumis à des pressions.
La conquête Ottomane
: progression de peuples turco-mongoles de la région des montagnes Altaï et du lac Baïkal vers l'Ouest, ces peuples s'islamisent. : des populations turques appelées Seldjoukides s'installent à Bagdad, car elles sont appelées en renfort par le calife abbasside pour calmer les agitations.
Conquêtes de l'Asie mineure et de l'Inde. Un prince afghan sultanisé instaure un sultanat en Inde. Il y a différentes influentes familles dans les tribus turcs en Asie mineure, et la famille Osman, près d'Istanbul, va entreprendre la conquête de l'Asie mineure et des Balkans. 1453 : chute de Constantinople. L'expansion de l'islam en Europe a été le fait des Ottomans (réussite sur les albanais et en partie sur les slaves en Bosnie).
En Orient
Péninsule arabique
On date la révélation de Mahomet à environ 610. Les premières années sont difficiles et les musulmans sont souvent persécutés, certains migrent vers l'Abyssinie.
En 622, Mahomet, chassé de la Mecque, se réfugie à Médine, c'est l'an I de l'Hégire. À partir de cette date, il commence à étendre son audience et son pouvoir et il conquiert La Mecque. À sa mort en 632, il a conquis toute la péninsule.
Proche Orient
Au Proche-Orient à l'arrivée des Arabes, l'Empire Romain (dont la capitale se trouve à Byzance) est fortement affaibli par sa lutte contre les Perses sassanides. Ces derniers avaient pris Jérusalem en 614 et l'avaient gardée quinze ans, jusqu'en 629. Les musulmans prennent donc une ville affaiblie en 638.
Moyen Orient et Asie
Les conquérants arabes se frottent aussi à la Perse et vont, à l'est, jusqu'à l'Indus. Quelques populations turques se convertissent à l'islam. Au , le monde islamique joue un rôle important pour le commerce entre l'Europe, l'Inde et la Chine, les Arabes ayant, à cette époque et jusqu'à l'arrivée des Portugais en Inde, le monopole du commerce sur la côte de Malabar. Tamerlan (1336-1405), turc islamisé, fonde un Empire dit mongol mais turc de fait, dont l'existence ne sera qu'éphémère. L'un de ses successeurs, Babur restaure l'empire, en Inde surtout, que l'on nommera moghol. En Inde se produiront nombre de syncrétismes dont la tentative de l'empereur moghol Akbar, qui promulgue l'un des premiers édits de tolérance.
L'expansion de l'Islam se poursuit vers l'Asie du Sud-Est et la Chine, tout d'abord parl'intermédiaire des marchands.
- Voir aussi : Invasions musulmanes en Inde
En Occident
L'Afrique
Les troupes de Oqba entrent en Ifriqya, nom donné à cette ancienne province romaine. La conquête a lieu à partir de Kairouan, mais elle s'avère difficile du fait de la résistance berbère autour de Dihya (Kahena) dans la région actuelle des Aurès à l'est de l'Algérie.
Carthage est prise en 698, la résistance est dominée à partir de 702 et l'Afrique du nord est conquise en 708. À noter que les troupes qui vont se lancer à l'assaut de la péninsule ibérique sont en réalité majoritairement composées de Berbères.
L'Europe
Dès le , de la péninsule arabique jusque la péninsule ibérique. l'expansion de l'islam se fait selon le principe de la guerre juste ou Jihad, concept exprimé par Augustin d'Hippone [1] (mais qui sera plus tard considéré comme pernicieux par Thomas d'Aquin) selon lequel il serait juste de combattre pour la vraie foi : on comprend là que le concept fauteur de guerre est celui de la vraie foi, le christianisme pour Augustin d'Hippone, l'islam pour Mahomet. Reste que si dans les premiers siècles de l'ère chrétienne, il n'y a pas eu de guerre de conquêtes menées explicitement au nom de la foi chrétienne, il y en a eu au nom de la foi islamique.
Cette terre, alors chrétienne, avait été usée par les luttes intestines concernant l'hérétique (arianiste dans la péninsule ibérique et donatistes dans le Maghreb) et, de ce fait, longuement persécutée par le pouvoir impérial. Ce qui explique l'accueil facile aux conquérants fait par la majorité d'entre eux au moins en Afrique du Nord. Cette terre devient le pays d'al-Andalûs pour 800 ans.
- Voir l'article détaillant les faits militaires: Conquista.
En revanche les courants du christianisme ont considéré d'abord très négativement l'émergence de l'islam. Cette nouvelle religion faisait obstacle à leur revendication d'universalisme (« catholique » signifiant universel), et les références aux messages de la Bible leur apparaissaient, ainsi qu'aux Juifs, plutôt comme une hérésie schismatique (pour les courants qui utilisent ce concept) que comme une reconnaissance. Les Juifs ayant contesté sur place les interprétations de Mahomet furent massacrés, mais pas les chrétiens qui se trouvaient hors d'atteinte.
La référence au message chrétien utilisée dans le Coran était parvenue à Mahomet via des chrétiens monophysites, diocètes ou nestoriens, c'est-à-dire de courants réputés hérétiques depuis les conciles de Nicée et Constantinople.
Au mieux, l'islam leur apparaissait comme une forme de concurrence légère, partageant sa reconnaissance du Dieu unique, mais réfutant en revanche l'idée de Trinité et ayant par ailleurs besoin d'une évangélisation.
Jusqu'à l'arrive des Turcs Seldjoukides, pourtant, la cohabitation à Jérusalem se passe sans difficulté majeure, malgré les invasions répétées de l'Europe par des troupes maures se réclamant de l'islam. La situation change totalement avec l'occupation turque, qui entend interdire aux chrétiens le passage vers les lieux saints.
Une tension se crée alors. Pour l'Occident, le mahométan devient linfidèle par excellence, et Mahomet (déformé par exemple en baphomet) celle d'un démon perfide, qui prêche au nom de dieu pour détourner les fidèles de la vraie foi. Parfois on l'assimile à l'Antéchrist, parfois plus simplement on rappelle une parole attribuée par les Évangiles à Jésus et mettant en garde contre de faux prophètes qui viendront après lui.
La conquête islamique, comme plus tard les croisades, sont en fait aussi motivées
- pour les chefs de guerre, par l'envie d'étendre leur territoire
- pour les populations préparées à cette fin, par une nécessité perçue de répandre la vraie foi
L'acmé de la civilisation musulmane (en terme de développement scientifique et technique) se situe aux et s.
Les bénéfices culturels et techniques retirés par les territoires occidentaux issus de l'expansion musulmane sont décrits dans l'article détaillé : Civilisation arabe en al-Andalus.
Les progrès sont tels qu'on peut parler de première Renaissance. Les conquérants n'en sont pas les auteurs, mais ils les ont reçus des pays de vieille civilisation qu'ils ont conquis par la force : (Syrie, Liban, Égypte, Mésopotamie, province romaine d'Afrique). L'Europe a alors environ deux siècles de retard sur le monde musulman, bien que des villes comme Venise aient à cet égard un statut un peu hors norme. L'imprimerie viendra ensuite inverser le sens du décalage chronologique.
Plus que la victoire de 732 par Charles Martel, qui repousse l'invasion à Poitiers, c'est l'échec du siège de Constantinople qui stoppe la progresion des armées arabes. Les établissements maures perdureront longtemps comme en atteste la toponymie de Ramatuelle, une ville de Provence dans le sud de la France, issue de Rahmat Allah, la grâce de Dieu.
On connaîtra le mouvement inverse de guerre juste aussi, quelque siècles plus tard, dans la Reconquista de la péninsule ibérique qui débute véritablement à la bataille de Las Navas de Tolosa, la première victoire de cette campagne, et s'achève au par la conquête des derniers reinos de Taïfa en 1492. Cette date correspond aussi selon Jacques Attali et Arnold Toynbee à l'extermination des derniers noyaux de résistance chrétiennes en Égypte. Quelques croisades préalables destinées à reconquérir le tombeau du Christ avaient rouvert aux pays chrétiens la route des épices en s'emparant des échelles du Levant tel le port d'Ascalon, en Palestine, l'origine du mot « échalote ».
Note [1] Attesté dans les travaux sur l'islam de l'équipe Henri Corbin et Christian Jambet
Repères chronologiques
- 570–632 : Vie de Mahomet
- 629 : Prise de La Mecque (pacte d'Houdaibiya)
- 632-661 : Les quatre premiers califes (tous assassinés) et le début de l'expansion au Proche Orient et en Égypte
- 638 : Prise de Jérusalem
- 642 : les musulmans pénètrent en Égypte.
- 656 : Assassinat d'Uthman. Bataille du chameau. Début de la fitna.
- 661 : Assassinat d'Ali ; début du chiisme.
- 661–750 Dynastie des Omeyyades (Damas siège du califat)
- 698 : chute de Carthage
- 711 : Débarquement en Espagne, amorce de la Conquista mauresque.
- 718 : Début de la Reconquista dans les Asturies. Échec du siège de Constantinople par les Arabes.
- 771 : achèvement des conquêtes de l'Indus et de l'Espagne.
- 732 : défaite arabo-berbère contre Charles Martel à Poitiers.
- 750–1258 : dynastie des Abbassides (Bagdad siège du califat)
- 878 : Occultation du douzième imam, descendant d'Ali.
- 1000 : début des conquêtes en Inde par des souverains turc-musulmans.
- 1037 : mort du penseur Ibn Sina (Avicenne).
- 1099 : prise de Jérusalem par les croisés
- 1187 : Saladin reprend Jérusalem aux croisés
- 1198 : mort du philosophe Ibn Rouchd (Averroès).
- 1250–1517 : dynastie des Mamelouks en Égypte
- 1258 : destruction de Bagdad par les Mongols, fin des Abbassides. Dynastie des Ilkhans mongols.
- 1300 : des marchands indiens introduisent l'islam dans les îles indonésiennes (Sumatra).
- 1419 : Le prince de Malacca se convertit à l'islam.
- 1453–1571 : apogée de l'Empire ottoman, entre la prise de Constantinople (Istanbul) et la défaite navale de Lépante.
- 1492 : chute du Royaume de Grenade, fin de la reconquête chrétienne en Espagne.
- 1683 : échec relatif des Turcs ottomans (ils ne repartiront en effet qu'en échange d'un tribut) devant Vienne. L'empire commence un lent déclin.
- 1798 : arrivée de Bonaparte en Égypte. Celui-ci adopte une stratégie en demi-teinte, se déclarant l'ami du sultan ainsi que du peuple égyptien, mais l'ennemi des mamelouks qui se comportent comme en pays conquis, et faisant proclamer cette déclaration dans tout le pays.
- 1830 : début de la conquête française de l'Algérie.
- 1881 : début du mouvement mahdiste au Soudan. Protectorat français en Tunisie.
- 1882 : protectorat britannique sur l'Égypte.
- 1912 : protectorat français au Maroc.
- 1920 : mandat français sur la Syrie, le Liban ; mandat britannique sur la Palestine et l'Irak.
- 1921–1926 : Guerre du Rif au Maroc.
- 1922 : indépendance de l'Égypte.
- 1924 : abolition du califat en Turquie par Mustafa Kemal)
- 1928 : fondation en Égypte du mouvement des Frères musulmans.
- 1932 : les territoires conquis par Abd al-Azi ibn Saoud deviennent le royaume d'Arabie saoudite.
- 1944 : Staline fait déporter certains peuples musulmans (Crimée, Caucase)
- 1948 : proclamation de l'État d'Israël. Première guerre israëlo-arabe.
- 1967 : guerre des Six Jours entre Israël et l'Égypte.
- 1979 : proclamation de la République islamique d'Iran.
- 1980-1988 Guerre Iran-Irak (1 million de morts).
- 1989 : gouvernement islamiste au Soudan à la suite d'un coup d'État.
- 1990-1991 Guerre du Golfe.
- 1993 : en Afghanistan, prise de Kaboul par les talibans ( « étudiants en religion »).
- 1995 : Attentats à Paris
- 1999 : mort du roi Hussein de Jordanie (son fils Abdallah lui succède)
- mort du roi Hassan II du Maroc (son fils Mohammed VI lui succède)
- 11/09/2001 Attentats de New York organisés et réalisés par Al Qaida
- 2002 Guerre d'Afghanistan contre les Talibans
- 2003 Seconde guerre du Golfe
- 11/04/2004 Attentats d'une cellule marocaine d'Al Qaida à Madrid
- 7 juillet 2005 : Attentats à Londres
Voir aussi
Articles connexes
Al-Andalus - La Tunisie à l'époque arabe - Histoire de l'Égypte, Période islamique - Guerres entre Arabes et empire byzantin
Sources et bibliographie
- « Chrétiens et musulmans, le premier face-à-face VIIe-VIIIe siècle », dans Le Monde de la Bible, n° 154, novembre 2003.
Gîte
- Un gîte, ou gîte rural, est un lieu ou une maison, souvent en campagne, où l'on peut temporairement être logé. Le concept est présent partout en Europe grâce à Eurogites. En France, les gîtes sont regroupés et gérés par la Fédération Nationale des Gîtes de France fondée en 1955.
- Un gîte est également le refuge ou le terrier d'un lapin ou d'un lièvre.
- Un gîte minéral est un dépôt naturel de minerai.
----
- En boucherie, le gîte, ou gîte-gîte, est un morceau de viande de bœuf situé dans la cuisse.
----
- En navigation (maritime, aérienne ou spatiale), la gîte désigne l'inclinaison d'un navire ou d'un appareil sur son axe longitudinal (gîte à bâbord ou gîte à tribord). Voir également : roulis tangage et lacet.
Liens externes
- [http://www.gites-de-france.fr/ Website des Gîtes de France]
- [http://www.eurogites.com/ Eurogites]
Soufisme
Le soufisme (arabe : تصوف [taṣawwuf]) est une doctrine et une pratique mystique de l'Islam qui apparut au de l'ère chrétienne et dès les premiers temps de l'avènement de l'islam et qui se fonde essentiellement sur le Coran et la sunna (tradition prophétique).
Ce mouvement serait le résultat de ce verset coranique tenu pour être un encouragement au dhikr, à la mystique :
« Reste en la compagnie de ceux qui, matin et soir, invoquent leur Seigneur en désirant sa Face. » (Coran XVIII ; 28)
« L'Islam est la religion de l'unicité de Dieu, de l'amour et de la paix. Il symbolise l'effort permanent, le combat incessant pour l’excellence du comportement, et la sincérité du culte; le soufisme en est le cœur. C'est la voie de la connaissance de Dieu, et de la sérénité de l'âme. » (Sidi Hamza al Qâdiri al Boutchichi).
Ce courant ne va pas jusqu’à créer de véritables monastères, car le Coran récuse clairement la vie monastique.
« Ils (les chrétiens) ont inventé la vie monastique – que Nous n’avions nullement prescrite – poussés par le désir de plaire à Dieu. » (Coran LVII ; 27)
Etymologie
L’hypothèse la plus courante est que le mot soufi et ses dérivés viennent de l'arabe souf signifiant laine (صوف [ṣūf], laine). C’est celle que retient Ibn Khaldoun. Le soufi porte en général un vêtement de laine en signe de modestie comme le prophète et les pauvres. La modestie et la pauvreté sont évoquées dans d'autres noms donnés à certains d'entre eux : derviche (farsi : درويش [derwiš], mendiant) ou fakir (arabe : فقير [faqīr], pauvre).
Une autre hypothèse serait que ce mot dérive de l'arabe safâ (صفا [ṣafā] clair ; limpide) ou sâf (صاف [ṣāf] clair ; limpide)
ou sufwa (صُفْوة [ṣufwa] élite ; les meilleurs). Enfin le mot vient peut être d’un groupe de croyants qui vivaient pauvrement à l’abri de la mosquée du prophète et appelés les gens de l’auvent (أَهلُ الصُّفَّةِ [ahl aṣ-ṣuffa], les gens de l’auvent).
Certains ont fait remarquer qu'à part la première dérivation, toutes les autres sont incorrectes du point de vue de la grammaire arabe (par exemple, l'attribution à safâ se dit safawiy et non soufi).
Les pratiques
Le soufisme est reconnu par les quatre écoles juridiques (madhhab) sunnites et par les chiites comme une expression de la foi islamique. Cependant certaines confréries sont à la limite, voire sortent des limites de l’islam quand elles y amalgament des croyances extérieures. Dans ce cas, et bien que se réclamant de l’islam, leur membres se voient parfois refuser le titre de musulmans. Les Wahhabites et les Salafites refusent le soufisme dans son ensemble, en le considérant comme une innovation hérétique (bid`ah).
À cause de son caractère initiatique le soufisme est parfois comparé à la franc-maçonnerie, mais il est sans doute plus juste de le comparer au bouddhisme zen ou au gnosticisme.
Un membre initié du soufisme est généralement appelé un soufi, bien que ce terme désigne un individu parvenu à la réalisation spirituelle totale. Un aspirant à une telle réalisation intérieure devrait être appelé moutaçawwif (مُتَصَوِّف [mutaṣawwif]).
Les maîtres soufis se sont servis de la terminologie coranique pour décrire différents degrés de réalisation spirituelle. Ils distinguent trois phases dans l'élévation de l'âme vers la connaissance de Dieu : d'abord l'âme gouvernée par ses passions. Le postulant à l'initiation, qui est considéré comme étant à ce stade, est appelé mourîd (مُريد [murīd], novice; nouvel adepte; disciple). Vient ensuite le degré de l'âme qui se blâme elle-même, c’est-à-dire qui cherche à se corriger intérieurement, l'initié qui parvient à ce stade est appelé salîk (farsi : سالك [sālik], voyageur) itinérant, allusion au symbolique « voyage intérieur ». Puis le troisième et dernier niveau est celui de l'âme apaisée, réintégrée à l'Esprit : l'initié arrivé à ce stade est appelé mouradh (parfait).
Les soufis sont organisés en confréries (turuq, pluriel de tarîqa; chemin,voie) fondées par des maîtres spirituels (chaykh) généralement descendants du prophète Muhammad par son cousin Ali et sa fille Fâtima. Chaque soufi doit faire état d'une « chaîne » (silsilah) qui le rattache par différents intermédiaires à l'enseignement du Prophète. L'exercice spirituel que les soufis privilégient est le dhikr (remémoration, souvenir); il s'agit d'une pratique consistant à évoquer Allah (Dieu) en répétant Son nom de manière rythmée et en restant centré sur Sa pensée. Le dikhr est considéré comme une pratique transformatrice de l'âme, car on juge que le nom d'Allah possède une sorte de valeur théurgique qui agit sur l'âme.
Les premiers groupes de soufis s'organisèrent à Koufa et à Bassora dès le de l'ère chrétienne, puis à Bagdad au IX siècle. Le soufisme est surtout implanté dans les régions tardivement converties à l'Islam : en Asie centrale, en Inde, où il fut l'un des fers de lance de l'islamisation, et dans le monde turc.
Le soufisme est un courant ésotérique qui professe une doctrine affirmant que toute réalité comporte un aspect extérieur apparent (exotérique ou zahir) et un aspect intérieur caché (ésotérique ou batin). Il se caractérise par une forme de renoncement aux biens matériels (piétisme) et une volonté de recherche de l'extase, ou plutôt de « l'extinction » (al-fana'), c’est-à-dire l'annihilation de l'ego pour parvenir à la conscience de la présence de l'action de Dieu en soi :
:Mes cieux et ma terre ne peuvent Me contenir, mais le cœur de mon serviteur croyant Me contient .
::Hadith divin (قُدْسِيّ [qudsīy], sacré; saint)
Le moi individuel doit être sacrifié pour laisser place à l'Esprit, étincelle divine en l'homme :
:Il l'a formé harmonieusement puis lui a insufflé de Son esprit.
::Le Coran (XXXII; 9)
Le soufisme se présente donc comme l'aspect intérieur de l'Islam.
Les confréries soufies furent persécutées par certaines autorités du sunnisme car jugées hétérodoxes par certains docteurs de la loi musulmane et alliées au chiisme. Aujourd'hui encore le wahhabisme cherche à diminuer l'influence des confréries soufies dans le monde, le soufisme étant considéré comme un instrument pour sortir du cadre d'une forme d'orthodoxie stricte et littérale définie par les autorités spirituelles du wahhabisme. En Perse la dynastie des Séfévides était issue d'une dynastie soufie.
Au , le soufisme s'est développé en Afrique et au Maghreb dans une réaction contre la colonisation des européens ; il y persiste encore.
Principaux membres
- Ibn Arabi
- A'd od-Din Mahmud Shabestari
- Djallal el Din Rûmi
- Nûruddîn Abdurrahmân Isfarâyinî
- Sidi Hamza al Qâdiri al Boutchichi
La réalité du soufisme serait intérieure. Aussi le soufi se confond dans sa forme extérieure à la classe des gens en recherche authentique. Il se confond aux maîtres des écoles de sagesse qui de l'Anatolie à New Delhi préexistent bien avant l'islam. L'état d'absolue humilité qui caractérise la pensée soufie rend délicate sa séparation de l'emballage du moment.
- [http://www.soufisme.org/site/article.php3?id_article=13 Un article de la revue Soufisme d'Orient et d'Occident]
Martyrs
- Rab'a.Adawiyya, soufie deux fois réduite à l'esclavage, meurt en 801
- Ibn Mansour al Halladj, soufi de Bagdad fut exécuté en 922. Crucifixion,après flagellation et mutililation aux pieds et aux mains.
- Shabastari, brûlé sur un bûcher
« Pratiquement tous les martyrs soufis ont trouvé la mort aux mains d’autorités fanatiques religieuses ou légalistes littérales, toutes convaincues d’avoir raison et de représenter officiellement l’Islam », selon [http://www.geocities.com/symbolos_fg/esxxi01.htm Federico Gonzalez].
Critique du soufisme
- Ibn Al-Djawziy (XIIème siècle) consacre une grande partie de son livre Talbîsu Iblîs à la critique du soufisme et des soufis. Il rapporte également les propos du hanbalite Ibn 'Aqîl qui était également très opposé au soufisme.
- Ibn Taymiyyah et son élève Ibn Al-Qayyim (XIVème siècle) ont dénoncé plusieurs dérives du soufisme, mais ils avaient de l'estime pour certains soufis qu'ils jugeaient conformes à l'orthodoxie, tels que Al-Junayd.
- L'école rationaliste et réformiste de l'égyptien Muhammad 'Abduh et de son élève syrien Muhammad Rashîd Ridhâ (fin du XIXème - début du XXème siècle) s'opposait radicalement au soufisme, considéré comme une des principales raisons de la décadence des musulmans, par son encouragement au fatalisme et à l'inertie, et par les superstitions et les mythes qu'il a introduits.
- Les salafistes contemporains rejettent le soufisme en entier le considérant comme une innovation dans la religion (bid'ah).
Les critiques de ces oulémas portent notamment sur :
- La distinction que font les soufis entre charî'a (ou aspect apparent de la religion) et h'aqîqah ("vérité" de la religion), alors que selon ces oulémas, la religion musulmane n'a pas d'aspect caché.
- L'accusation de panthéisme (wih'dat ul-wudjûd) ou de h'ulûl (incarnation du divin dans les créatures) à l'égard de certains soufis comme Al-Hallâj qui ont eu des paroles telles que : "Dans la djubbah [que je porte], il n'y a que Dieu".
- Un défaut de monothéisme à cause du culte des saints et de la croyance aux aqtâb qui sont censés avoir un rôle dans la gestion l'univers.
- L'adoption d'actes d'adorations qui ne sont pas attestés par des hadiths authentiques.
- Le chant et la danse comme pratique religieuse. Ibn Al-Qayyim dit, dans un poème, à cet égard :
"Lorsque le Livre (Coran) leur était récité, ils baissèrent la tête, non par crainte [de Dieu],
Mais c'est l'attitude du distrait négligent.
Et quand vint le chant, ils se mirent à braire comme des ânes.
Par Allah, ils ne dansèrent pas pour Lui.
Une tambourine, une flûte et la mélodie d'un faon...
As-tu jamais vu une adoration par du divertissement ?"
- L'exagération dans l'ascèse. Il est rapporté, par exemple, que certains soufis ne mangeaient qu'une datte tous les quarante jours. Or, dans un hadith rapporté dans Sahîh Al-Bukhâriy et Sahîh Muslim, il est dit que trois hommes sont venus se renseigner sur la pratique religieuse du Prophète. L'un d'entre eux a dit : "Moi, je prie toute la nuit", le deuxième a dit : "Moi, je jeûne pendant toute ma vie" et le troisième a dit : "Moi, je ne m'approche pas des femmes, et je ne me marierai jamais". Le Prophète est venu les voir et leur a dit : "C'est vous qui disiez telle et telle chose ? Par Allah, je crains Allah et je le vénère plus que vous, mais je jeûne parfois et je mange d'autres fois, [la nuit] je prie et je dors, et je me marie avec des femmes. Et celui qui n'apprécie pas ma voie, ne peut se prévaloir de moi".
Voir aussi
Liens connexes
- Sidi Hamza al Qâdiri al Boutchichi article sur le guide actuel de la Tariqa Qadiria Boudchichiya
- Derviche
- Confréries soufies
- Confrérie des Mourides
- Qawwali
Liens externes
- [http://www.soufisme.org www.soufisme.org] site de la revue soufisme d'Orient et d'Occident
- [http://www.tariqa.org www.tariqa.org] site de la voie soufie Qadiryia Boutchichia
- [http://www.islamophile.org/spip/rubrique112.html le soufisme et l’islam]
- [http://www.islamophile.org/spip/rubrique103.html vérités sur le soufisme]
- [http://www.saveurs-soufies.com www.saveurs-soufies.com]
- [http://www.saveurs-soufies.com/htm/pageLibre00010071.html réfutation des préjugés contre le soufisme]
- [http://www.aisa-bordeaux.com association des foqaras de Bordeaux], confrérie Allawiya (shaykh Khaled Bentounes)
- [http://www.dominique-aubier.org/france/pressbook/lumiere-sur-lumiere.html le sens du djihad] d'après le soufisme iranien de Ruzbehan dans Le Jardin des fidèles d'amour
- [http://www.onelittleangel.com/sagesse/religion/soufisme.asp citations de saints], théologues, poètes et philosophes, notamment soufis.
- [http://www.tasawuf.ws soufisme], tariqa Alawiya (arabe, anglais, portugais)
- [http://www.medi1.com/musique/soufi.php Medi 1] musique soufie (streaming audio)
- [http://www.darwa.com/articles/groupes_egares/soufisme2.htm Critique salafiste du Soufisme]
Bibliographie
- La Voie soufie, Faouzi Skali, éd. Albin Michel (coll. Spiritualités vivantes).
- Le Face à face des cœurs, Faouzi Skali, éd. Pocket.
- Sidi Hamza al-Qadiri Boudchichi: le renouveau du soufisme au Maroc, Karim Ben Driss, éd. Al Bouraq, 2002.
- L'Instant soufi, Éric Geoffroy, éd. Actes Sud (coll. Le Souffle de l'esprit)
- Le Soufisme, al-tasawwuf et la spiritualité islamique, Christian Bonaud, Paris, Maisonneuve & Larose, 2002.
- Le Livre des Haltes, Cheikh abd Allah Penot, éditions Alif (traduction partielle d'un ouvrage du shaykh abd al Kader al Jaziri)
- Les Religions de l'humanité, éd. Criterion, 2004. Au chapitre de l'Islam, un excellent résumé: le soufisme est l'une des composantes majeures de la spiritualité universelle.
- Don Quichotte, la réaffirmation messianique du Coran Al Khadir, Mansur Al Hallaj, Ibn'Arabî, le langage des lettres, exégèse du Mahdi. éd. M.L.L. 2002)
- Soufisme d'Orient et d'Occident, (périodique) éd. Al Bouraq
ja:スーフィズム
simple:Sufism
Catégorie :Spiritualité
Catégorie:Courant musulman
Catégorie:Sunnisme
Zaouïa
Zawiya ou zaouïa ou zawiyah (n. fém.) (arabe : زاوية [zāwīya], angle; recoin; confrérie religieuse) (turc : zaviye)
Dans un premier temps ce terme désigne un emplacement ou un local réservé à l'intérieur d'une structure plus vaste où les mystiques pouvaient se retirer comme le laisse entendre le sens de la racine du mot arabe.
Par la suite le mot va désigner un complexe religieux comportant une mosquée, des salles réservées à l’étude et à la méditation et une auberge pour y recevoir les indigents.
On y effectue les pratiques spirituelles et on y enterre les saints fondateurs de la confrérie qui l'occupe.
La communauté soufie (arabe: رابِطة [rābita], communauté; association, lien) se regroupe dans un ribat (arabe: رِباط [ribāt], attache; lien; camp, hospice) parfois fortifié. Les membres de ces confréries se font parfois appeler marabouts (arabe: مَرْبوط [marbūt], attaché; marabout, ascète ou مُرابِط [murābit], en poste; marabout).
Communauté au Maghreb. Dans ce sens ce mot est synonyme de râbita. Au Maghreb ces communautés se sont développées dans le cadre urbain sous la forme des zaouïas.
Marabout (islam)
pt:Marabu
- Un marabout (arabe : مَربوط [marbūṭ], ascète; marabout ou مُرابِط [murābiṭ], appliqué; en poste; marabout) est un musulman considéré comme un saint homme.
- Un marabout est un saint local reconnu dont le tombeau est l'objet d'un culte populaire.
- Un marabout est aussi le tombeau à coupole (arabe : قُبّة [qubba], dôme; tente; dais; marabout) du saint.
- En Afrique Sub-Saharienne, un marabout est un personnage à qui l'on prête des pouvoirs multiples. Il pourrait à l’aide de talismans rétablir la santé ou l’ordre social. Ces pratiques magiques sont critiquées par les musulmans orthodoxes.
Dans les confréries du Sénégal, les marabouts sont organisés en hiérarchies élaborées. Le plus élevé marabout de la confrérie des Mourides par exemple, est élevé au rang de Calife et dispose de pouvoir étendu, mais jouie aussi d'un prestige de saint vivant et d'une vénération peu orthodoxe en Islam.
La tradition maraboutique est bien antérieure à la religion musulmane - qui d'ailleurs proscrit toute idée d'intercession entre la créature et son créateur. Dans chaque hameau d'Algérie, un saint local, ou marabout, apporte sa bénédiction aux habitants. Sur le plan de l'organisation sociale, le Maghreb central ne connaît que le clan patriarcal ou l'empire transnational (carthaginois (-814/-105), vandale (429/533), français (1830/1962)...). La métropole est l'étrangère tandis que le village est cette république municipale, l'État-terroir sur lequel veille le marabout, ancêtre direct, saint patron du clan.
Car le marabout qui bénit le champ et la mamelle de la vache tient son pouvoir de Baal, seigneur cananéen de l'orage et de la fertilité. LaLalla, « Notre-Dame » en berbère, s'inspire d'Astarté, déesse de l'amour et de la fécondité. En s'adressant à Baal et à Astarté plutôt qu'à El (qui plus tard deviendra « Allah »), l'Africain invente le saint de village.
Le christianisme reprend cette tradition cananéenne et confie toute contrée habitée au patronage d'un saint. Saint-Augustin (354/430) ne décrit-il pas une Afrique du Nord « ensemencée » de tombeaux de saints ? Il évoque un immense « reliquaire » à ciel ouvert. Une religiosité éparpillée en une kyrielle de saints, un paysage spirituel perméable qui absorbera en quelques coups de truelle le guerrier prosélyte d'Allah dans ce maraboutisme ancestral, puis sa mystique soufi et ses pouvoirs accessoires de guérison ou de prédiction.
Les marabouts sont parfois considérés comme des illuminés (mahbul). Souvent en lutte contre le pouvoir légal, ils ont favorisé la pénétration du mahométisme en le mettant à la portée des masses. Ils s'opposent aux Turcs en Algérie et en Tunisie, au Makhzen (l'administration centrale) au Maroc, aux Français. Aujourd'hui le maraboutisme est combattu en tant qu'obstacle au progrès, notamment en Tunisie... C'est lui reconnaître son rôle religieux, social et politique.
« Professeur Salim, grand marabout, grand médium, grand voyant, grands dons héréditaires. Si ta femme est partie elle revient. » Flyer à la sortie du métro Clignancourt.
Le maraboutisme urbain capable de soutirer 50 000 euros à un couple surendetté, puise ses pouvoirs, qu'il dévoie, en Afrique noire. En pays mandingue, ce pouvoir a deux origines : Fanga de ye seye (le pouvoir vient de la puissance ou de la guerre) et Fanga ye fa tinya ya (le pouvoir est un legs familial). Mais dans le Mali islamisé, la force occulte est (officiellement) attribuée à Allah. Le véritable détenteur du pouvoir, de la force ? c’est Dieu : Fanga tigi ye ala ye. Ce qui n’empêche pas le marabout qui possède cette Fanga de déclarer : « Si Allah le veut, que cela se fasse, et si Allah refuse, que cela se fasse tout de même... »
Catégorie:UrbanismeArticle principal : Urbanisme
Catégorie:Organisation sociale
Catégorie:Sciences humaines
Catégorie:Architecture
Catégorie:Aménagement du territoire
Ciwan HacoCiwan Haco hunermendê kurd e.
Ciwan Haco di sala 1957'an de li Sûriyeyê li bajarê Qamişloyê hatiye dinyayê. Piştî xwendina xwe ya lîseyê çû Elmanyayê û li wir ke te zanîngeha Bochumê. Ciwan li Bochumê sê sal tehsîla muzîkê çêkir. Piştre jî bi şiklekî profesyonel dest bi derxistina kaset û cdyan kir. Li Tirkiyeyê "Sî û Sê Gule", "Dûrî", "Bilûra Min", "Gula Sor", "Destana Egîdekî" û "Leyla" derketin. "Pêşmerge", "Serhildan", " Diyarbekir", "Girtiyên Azadiyê" jî li Ewropayê derketin.
Ciwan Haco, muzîka otantîk a kurdî bi formên folk-rock ji nû va serastkir. Hunermend bi vî awayî stranên kurdî bi dinê nasand û stranên kevneşopî di nav gelek baskên muzîkê de bicih kir.
"Destana Egîdekî", destana-şiîra romanivîsê kurd ê bi nav û deng Mehmed Uzun e. Nivîskar di wê destanê de behsa çîroka pênç xortên kurd dike. Ciwan Haco ew destana Mehmed Uzun bi aranjeyek nûjen, bi formên etno-caz dixwîne.
- Gula Sor (1983)
- Sî û Sê Gule
- Dûrî (1994)
- Bilûra Min (1997)
- Destana Egîdekî
- Çaw Bella
- Leyla
- Pêşmerge
- Serhildan
- Diyarbekir
- Girtiyên Azadiyê
- Konsera Batmanê (VCD)
- Na Na (2003)
Grêdanên Derve
- [http://www.ciwanhacofan.tk Fan Kluba Ciwan Haco]
Haco, Ciwan
NLP slots bwin kalorie cheap london hotels
|
|
|
|
|