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Science-fiction
Essai de définition
Genre littéraire à ses débuts, la science-fiction (ou SF) s’est très vite étendue à la bande dessinée, à la radio, au cinéma, à la télévision et aux jeux vidéo, ainsi qu’aux arts plastiques en général (peinture, sculpture, bien que surtout représentée dans ce que l’on pourrait appeler de « l’art illustratif » comme des couvertures de disques ou des affiches décoratives, posters). En dépit d’occurrences antérieures ponctuelles du terme science-fiction dès le , il a été inventé, dans son acception actuelle, en 1929 aux États-Unis par Hugo Gernsback ; auparavant, on employait plusieurs termes qui recouvraient les œuvres de Jules Verne et H.G. Wells, dont certaines avaient été reprises dans la revue pionnière du Luxembourgeois Hugo Gernsback. Des expressions telles que roman scientifique (scientific romance en anglais) ou roman d’anticipation apparaissaient comme surannées ou maladroites et le genre ne voulait pas se restreindre aux œuvres décrivant les voitures volantes de l’an 2000 ou, de manière plus générale, à ce que serait la vie dans le futur. On a donc préféré leur substituer le terme scientifiction puis science-fiction.
Dans un premier temps, on peut au moins affirmer que l’un des termes de l’appellation est clair : il s’agira d’une œuvre de fiction.
En revanche, si on étudie quelque peu le catalogue d’une collection spécialisée, on s’apercevra que bon nombre des œuvres n’utilisent pas la science. Ce sont les extrapolations des techniques actuelles qui tiennent souvent lieu de réflexion sur le développement probable ou possible des sciences.
Sous ce libellé se trouvent de nombreux sous-genres comme la « hard science » (science dure) comportant des fictions « prétextes » à de la vulgarisation scientifique ou à des conjectures adhérant de manière rigoureuse aux connaissances scientifiques actuelles, les uchronies (ce qui se serait passé si un élément du passé avait été différent), le cyberpunk branché sur les réseaux, le space opera qui, avec la speculative fiction constitue véritablement le cœur du genre, le planet opera et même le policier/SF et bien d’autres encore.
Certains éditeurs rebaptisent même les œuvres de Fantasy, « Science Fantasy », moyen efficace pour n’avoir qu’une seule collection sobrement intitulée S.F. Mais ce n’est là qu’une étiquette éditoriale peu soucieuse du contenu.
Tout cela fait dire à Norman Spinrad : « La science fiction, c’est tout ce que les éditeurs publient sous ce nom. »
Le (seul ?) point commun entre ces œuvres est d’être spéculatives (il a d’ailleurs été proposé de traduire SF par speculative fiction; le terme est référencé plus de 80 000 fois par Google) ou hypothétiques, basées sur des « et si » : et si les hommes colonisaient l’univers, et si des E.T. arrivaient, et si on voyageait dans le temps, et si on avait assassiné son grand-père (Barjavel) ou Mahomet (Alfred Bester), ou si Hitler avait gagné la guerre (Philip K. Dick)...
D’une manière générale, on pourrait dire que la science-fiction met en scène des univers où se déroulent des faits impossibles en l’état actuel de la civilisation, des techniques ou de la science (et éventuellement impossibles tout court), qui correspondent à de nouvelles découvertes scientifiques, au fait que l’on se situe sur un autre monde, à de nouvelles inventions techniques ou bien à la survenue d’événements imaginaires (dans le cas des uchronies ou bien d’une rencontre avec des extraterrestres) — la science-fiction serait en quelque sorte de la « science fictive ».
Avec une telle définition, des œuvres comme le roman 1984 de George Orwell ou le film Brazil de Terry Gilliam ne seraient pas de la science fiction mais de la « politique fiction » ou de la « sociale fiction ».
Si l’on rajoute que les « faits impossibles » correspondent à un comportement différent de la nature (magie, pouvoirs naturels inhérents à certaines personnes comme les pouvoirs mentaux, existence d’animaux fabuleux et monstres), cette définition inclut les œuvres de fantastique, de la fantasy au fantastique contemporain en passant par l’épouvante et le gothique à condition que l’on considère que les interventions relevant de la magie sont le fruit d’un état de nature autre que le nôtre mais toujours cohérent, ce qui n’est pas le cas de nombre de ces textes. Cette définition inclurait aussi les contes de fées et les mythes religieux, ce qui montre bien son imperfection.
La SF selon...
- Ayerdhal : « La science-fiction est un puissant outil pédagogique, un véhicule idéologique non négligeable et la plus riche expression de l’imagination créatrice.»
- James G. Ballard : « La science-fiction est une forme de fiction tournée vers l’avenir et qui s’intéresse au présent immédiat en terme de futur plutôt que de passé ; elle exige des techniques narratives en rapport avec la matière même de son sujet. »
- Alain Pelosato : « La science-fiction est le moyen le plus fantastique de traiter des problèmes de société et d’éthique, des questions liées à l’avenir de la civilisation, de l’évolution des sciences et des technologies. »
- Kingsley Amis : « La science-fiction est un récit en prose, traitant d’une situation qui ne pourrait se présenter dans le monde que nous connaissons, dont l’existence se fonde sur l’hypothèse d’une innovation d’origine humaine ou extra-terrestre dans le domaine de la science ou de la technologie. »
- Michel Tournier : « Science-fiction ! Ces deux mots jurent à mon oreille. Ils se font l’un et l’autre une guerre inexplicable qui condamne le produit de leurs amours à n’être qu’un avorton minable. »
- Jean-François Revel : « La science-fiction se résume à un western où remplace simplement les chevaux par des fusées et les indiens par des aliens » (propos énoncé lors de la sortie de "Star wars" et sur lequel l’auteur est revenu depuis).
- Roland C. Wagner : « Conjecture rationnelle reposant dans la plupart des cas sur une déviation de la connaissance. »
- Pierre Versins : « Conjecture romanesque rationnelle. »
- Norman Spinrad : « La science-fiction est l’ensemble de ce qui a été publié sous le nom de science-fiction. »
- Harlan Ellison : « Est science fiction tout ce que j’appelle science fiction. »
- Terry Pratchett : « La Science-Fiction, c’est de la Fantasy avec des boulons...»
- Daniel Drode : « Des expériences sur des idées. »
Historique
Des origines de la SF...
De même que par un débat sans fin on tente de définir la science-fiction, ses « historiens » s’entredéchirent pour déterminer quand est exactement apparu le genre. Pour certains, cela commence très tôt avec les mythes et les religions. On pourrait même dire encore plus tôt puisque l’homme confronté à l’inconnu et à l’incertitude a toujours spéculé sur les causes et les devenirs : certains l’ont fait à la manière des scientifiques, d’autres de religieux et d’autres ont mis leurs interrogations sous forme d’œuvres de fiction. En revanche, dans la civilisation antique qui développe les débuts d’une connaissance de l’univers, le questionnement sur la connaissance n’est plus religieux dans les textes de Lucien de Samosate. Ses voyages extraordinaires auront une très longue postérité. De même, les merveilles, réelles ou imaginaires, de la technique antique (sous-marins, automates, substances rares telle que l’amiante) apparaissent dans la littérature médiévale (roman d’Alexandre, romans de chevalerie, exploits attribués au personnage de Virgile devenu un mage hors pair).
Cette littérature est donc riche d’une vieille histoire. Parmi les précurseurs plus récents, on notera en particulier : Francis Godwin (1562-1633) et son Man in the Moon de 1638, Johannes Kepler (1571-1630) et son Somnium qui anticipe la SF dure, Cyrano de Bergerac (1616-1655) et ses Histoire comique des États et Empires de la Lune et Histoire comique des États et Empires du Soleil (satiriques), Jonathan Swift en 1726 avec Les voyages de Gulliver, Voltaire en 1752 avec Micromégas relatant l’arrivée de géants provenant de Saturne et Sirius, Mary Shelley et son célèbre Frankenstein (écrit l’année de ses 21 ans), Edgar Allan Poe (1809-1849), les frères Boex (1856-1940, 1859-1948) écrivant sous le pseudonyme J.-H. Rosny et Edgar Rice Burroughs (1875-1950) et son héros John Carter dans le cycle de Mars.
Mais les deux vrais fondateurs de la SF contemporaines sont Jules Verne (1828-1905) avec De la Terre à la Lune en 1865 ou 20 000 lieues sous les mers en 1870, et H.G. Wells (1866-1946) avec notamment "La Machine à explorer le temps" (1895), "L’Homme invisible" (1897) ou "La guerre des mondes" (1898).
... au « SF-boom » ...
On peut dire que si la SF a vu le jour en Europe et s’est particulièrement développée en France puis en Angleterre comme courant littéraire, ce sont les années 1920-1950 aux États-Unis qui marqueront le premier âge d’or de la SF.
En effet, c’est à ce moment que se multiplient les revues spécialisées de science-fiction qui suivent la tradition des pulps (revues populaires de faible qualité et très peu chères). Citons Weird Tales, née en 1923 ; Amazing Stories, née en 1926 ; Wonder stories, née en 1929 ; Astounding Stories, née en 1930, comme les premières à faire leur apparition. Aux seuls États-Unis, plus de 30 titres de revues existeront simultanément.
Ce support de parution a fortement marqué la littérature. Le format et la périodicité ont fait que beaucoup de nouvelles et de courts romans (« novellas ») ont été écrits. Les œuvres longues n’étaient que le fait des auteurs les plus célèbres et passaient par épisode, ce qui n’était pas sans conséquence sur le texte puisque les auteurs devaient s’y adapter.
L’édition sous forme de livres des textes de SF est plus tardive. Elle précède de peu la disparition de nombreuses revues.
De cette période ont émergé beaucoup des principaux écrivains de la SF comme Howard Phillips Lovecraft, Isaac Asimov, Raymond Bradbury, Arthur C. Clarke, Frederik Pohl, Robert Heinlein, Alfred Bester, A. E. van Vogt, etc.
Cette période est aussi marquée par la naissance du cinéma en 1895, et les films se tourneront très tôt vers la science fiction et le fantastique, avec Le voyage dans la Lune de Georges Méliès (1902) et les films de l’expressionnisme allemand, comme le Nosferatu (Nosferatu, eine Symphonie des Grauens) de F.W. Murnau (1922) et Metropolis de Fritz Lang (1927). Parmi les films majeurs de cette période, on peut citer Frankenstein (James Whales, 1931), King Kong (Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, 1933) qui étonna par ses effets spéciaux, Le jour où la Terre s’arrêta (The Day the Earth Stood Still, Robert Wise, 1951 — il réalisa également La maison du diable et Star Trek I) et Planète Interdite (Forbidden Planet, Fred M. Wilcox, 1956). Mais il ne faut pas oublier une production plus populaire mais aussi emblématique, caractérisée (avant l’ère de la télévision) par des films épisodiques dont les héros s’appelaient Flash Gordon (1936, 13 épisodes) ou Buck Rogers (1939, 12 épisodes).
La bande dessinée ne fut pas en reste, avec l’explosion des comics comme Buck Rogers et Flash Gordon
et ceux qui sont consacrés aux super-héros (Superman, Batman, Wonder Woman de la DC Comics, ou bien encore Spider-Man, les Quatre Fantastiques, les X-Men de la Marvel).
En France, dans les années allant de 1953 à 1962, les publications Artima introduisirent ce genre, avec des titres comme Météor, Atome Kid et la famille Rollinson dans l’espace, etc.
... à aujourd’hui.
Depuis lors, la SF est un genre riche et diversifié. Elle mêle des œuvres de grande qualité (et a gagné ses lettres de noblesse littéraires avec des auteurs comme Ray Bradbury) à de la « littérature de gare ». Parmi les auteurs contemporains, on peut citer par exemple Orson Scott Card, et Dan Simmons.
Les sous-genres, évoqués au début du texte, se sont aussi multipliés et de nouveaux continuent d’apparaître.
Une nouvelle géographie
Elle a aussi étendu son essor géographiquement, bien au-delà des États-Unis. On a vu, par exemple, une « nouvelle vague » de science fiction française dans les années 1970 (avec, entre autres, Pierre Pelot (ou sous son pseudonyme Pierre Suragne), Jean-Pierre Andrevon, Gérard Klein (également responsable de la collection Ailleurs et Demain, Robert Lafont, qui a beaucoup fait pour rendre cette littérature ’plus sérieuse’), Michel Jeury, Philippe Goy, Dominique Douay) ou encore Philippe Ebly pour les enfants et adolescents des années 1970 et 1980. On compte aussi de nombreux auteurs de talent dans les pays de l’Est (rarement traduits en français) avec à leur tête le Polonais Stanislas Lem et les frères russes Arcadi et Boris Strougatski.
Au cinéma
Aujourd’hui, la SF est toujours bien présente. Elle a gagné plusieurs lectorats, s’est popularisée avec le cinéma et nombre de ses thèmes sont ancrés dans l’esprit de chacun. La science fiction est un des genres majeurs du cinéma, soit sous la forme d’adaptation d’œuvres littéraires, soit sous la forme de créations originales. Le voyage dans la lune (1902) de Georges Meliès est ce que l'on peut considérer comme le premier film de science-fiction. Parmi les films majeurs qui imposèrent un grand nombre de standards, on peut retenir 2001, l’odyssée de l’espace (2001 : A Space Odyssey, Stanley Kubrick, 1968), La Guerre des étoiles (Star Wars IV: A New Hope, George Lucas, 1977), Alien - Le huitième passager (1979) et Blade Runner (1982) de Ridley Scott et tiré d’un roman de Philip K. Dick, ainsi que la série télévisée Star Trek (à partir de 1966) et plus récemment La Guerre des Mondes, d’après H.G. Wells réalisé par Steven Spielberg. L’idée que l’on a du film de SF est souvent associé à une débauche d’effets spéciaux, mais il existe des films dits de « science-fiction minimaliste », qui mettent en scène le fantastique sans aucun effet spécial, uniquement en jouant avec le cadrage, la mise en scène le jeu d’acteurs et la musique ; citons par exemple Stalker d’Andrei Tarkovsky (1979), Le Trésor des îles Chiennes de François-Jacques Ossang (1990) ou encore Bienvenue à Gattaca d’Andrew Niccol (Gattaca, 1997).
Dans le cinéma d’animation
Concernant le cinéma d’animation, les Japonais occupent une place prépondérante tant au cinéma qu’à la télévision (on parle danime ou de manga eiga pour désigner ces réalisations), avec notamment des réalisateurs comme Hayao Miyazaki, Katsuhiro Otomo et Mamoru Oshii. Mais des réalisations françaises comme Le Secret de Sélénites ou Les Fabuleuses Aventures du légendaire Baron de Munchausen de Jean Image, ou bien états-uniennes telle que Métal hurlant, font partie intégrante du développement de la science fiction dans le cinéma d’animation.
La déferlante des séries d’animation japonaise (parfois coproduites avec des Français ou des Américains), qui envahirent les programmes « jeunesse » de la télévision française durant la décennie 1978-1988, contribuèrent largement à populariser le genre en France, bénéficiant d’une diffusion médiatique de masse sur des chaînes hertziennes (TF1, Antenne 2, FR3, puis La Cinq) aux heures de grande audience. De ce fait, des séries telles que Goldorak, Capitaine Flam, Albator, Il était une fois l’espace, La bataille des Planètes (la Force G) et Ulysse 31 ont toutes gardé une place privilégiée dans le cœur des Français.
En bande dessinée
En bande dessinée, la science-fiction est l’occasion de développer des univers esthétiques fabuleux.
Parmi les grands créateurs du genre, on compte beaucoup de dessinateurs et scénaristes français ou travaillant en France, notamment ceux qui gravitent autour du journal Métal hurlant ; citons par exemple Enki Bilal, Caza, Philippe Druillet, Alejandro Jodorowsky, Olivier Ledroit, Moebius et Olivier Vatine.
Parmi les revues, on peut citer:
- Solaris
- Bifrost
- Epic Magazine (disparue)
- Galaxies
- Khimaira
Roger Leloup est un scénariste belge dont la série Yoko Tsuno se déroule dans un univers empreint de Science-fiction.
Aux États-Unis, on peut citer Richard Corben, Simon Bisley, Frank Miller, Pat Mills et Alan Moore. Les manga (bandes dessinées japonaises) exploitent elles aussi énormément les thèmes de la science fiction et du fantastique, citons par exemple Go Nagai, Katsuhiro Otomo et Masamune Shirow.
Mutations récentes
On a, depuis des années, affaire à une SF qui a mûri et pose le plus souvent des réflexions sur des problèmes de société immédiats (écologie, sociologie, rôle des médias, rapport au pouvoir, aux nouvelles technologies, à l’histoire). Elle est ancrée dans son temps et ses problématiques, tout en restant œuvre d’évasion.
Thèmes et genres de la SF
Voir article détaillé
Rapports entre la science et la science-fiction
Si le monde imaginaire de la science-fiction et les réalités scientifiques sont parfois à cent lieues l’une de l’autre, ces deux univers peuvent aussi s’enrichir l’un l’autre.
Ainsi, la science-fiction joue-t-elle pour la science un rôle de prospective, voire de défouloir. Le scientifique, depuis Galilée, n’est pas porté à s’intéresser aux conséquences de ses découvertes. Il offre à l’humanité un outil ; à ceux qui s’en serviront de le faire avec sagesse. Cependant, depuis que la Deuxième Guerre mondiale a montré de manière terrifiante les conséquences d’une mauvaise utilisation des progrès scientifiques (bombe nucléaire, extermination industrielle, etc.), la question éthique se pose de plus en plus. La science-fiction, en extrapolant les conséquences possibles de découvertes scientifiques, permet ainsi d’éclairer la conscience de l’humanité.
Un exemple : l’Ascenseur spatial, imaginé par Constantin Tsiolkowski en 1885 et repris dans un roman d’Arthur C. Clarke "Les Fontaines du Paradis".
Voir aussi
Liens externes
En français
- [http://www.schismatrice.net/ Schismatrice], portail francophone de la SF et de la cyberculture
- [http://www.alire.com/ Alire.com], Le site officiel des éditions Alire, SF, fantastique, fantasy et polar. Le site présente les nouveautés, les auteurs, le catalogue des publications disponibles et certaines ressources bibliographiques.
- [http://www.bragelonne.fr/ Bragelonne.fr], Le site officiel des éditions Bragelonne, SF et Fantasy. Ce site présente des entretiens, actualités, nouvelles online, catalogue des auteurs et des illustrateurs.
- [http://www.fantasy.fr/ Fantasy.fr], Le portail de la Science Fiction. Toutes l’actualité Fantasy, S.F. et Fantastique.
- [http://www.actusf.com ActuSF] - Ce site traite de toute l’actualité des genres de l’imaginaire (Science-fiction, Fantasy, Fantastique) en littérature, littérature jeunesse et bandes dessinées.
- [http://www.noosfere.org NooSFere] - Cette association loi 1901 a pour but de promouvoir la science-fiction parue en langue française. Leur portail héberge une encyclopédie (livres, BD, revues, auteurs, prix littéraires, etc.), un liste de sites d’amateurs de science-fiction ainsi que de sites de certains auteurs.
- [http://www.cafardcosmique.com/ Le Cafard Cosmique] - Ce webzine mensuel consacré aux littératures de l’imaginaire propose des articles sur l’actualité des parutions de SF, des dossiers à thèmes [le cyberpunk, les uchronies, les nanotechnologies...], des interviews d’auteurs et d’éditeurs, des fiches sur une centaine d’auteurs marquants du genre et enfin un Forum de discussion extrêmement vivant sur lequel on trouve rapidement réponse à n’importe quelle question touchant à la littérature SF.
- [http://www.unificationfrance.com/ Unification France] Site sur les séries SF à la TV et la SF au cinéma
- [http://www.revue-solaris.com/ Solaris] Site de la revue canadienne Solaris, la plus ancienne revue francophone en activité
- [http://sf.emse.fr/ Pages Françaises de Science-Fiction]
- [http://www.quarante-deux.org/ Quarante-deux : site documentaire sur la littérature et l’illustration de Science-Fiction]
- [http://www.nlc-bnc.ca/3/6/index-f.html Visions d’autres mondes : la science-fiction et le fantastique au Canada]
- [http://www.revue-solaris.com/special/cnpedh.htm Un guide d’écriture pour les aspirants auteurs de SF]
- [http://www.ailleurs.ch Le site du premier musée public au monde de l’utopie et de la science-fiction, la Maison d’Ailleurs, à Yverdon-les-Bains, en Suisse.]
- [http://congresboreal.ca Le congrès Boréal] est le congrès francophone de la science-fiction et du fantastique au Canada.
- [http://www.parcheminstraverses.com Parchemins & Traverses] est un site à deux entrées puisque c’est à la fois - un webzine consacré à l’actualité de l’imaginaire avec des brèves, des critiques, un agenda, un recensement d’appels à textes, un annuaire de sites, d’éditeurs - une petite maison d’édition qui publie une revue gratuite au format PDF et des recueils/anthologies
- [http://www.pochesf.com PocheSF.com], un catalogue des livres de science-fiction au format poche
- [http://www.culture-sf.com/ Culture SF]
- [news://fr.rec.arts.sf Forum Usenet]
En anglais
- [http://www.magicdragon.com/UltimateSF/SF-Index.html The Ultimate Science Fiction Web Guide]
- [http://www.sfsite.com/home.htm The Home Page for Science Fiction and Fantasy]
Catégorie:Science-fiction
Catégorie:Genre et forme littéraire
ja:サイエンス・フィクション
ko:과학 소설
th:นิยายวิทยาศาสตร์
zh-min-nan:Kho-hoàn sió-soat
Littérature ko:문학 ja:文学 simple:Literature th:วรรณกรรม
Le mot 'littérature' (du latin littera, lettre, puis litteratura « écriture », « grammaire », « culture ») désigne principalement :
#L'ensemble des œuvres écrites ou orales fondées sur la langue et comportant une dimension esthétique (à la différence par exemple des œuvres scientifiques ou didactiques) ;
#Les activités de production et d'étude de telles œuvres.
La littérature, dans son premier sens, est donc un art à part entière. Mais, il est parfois difficile de cerner les limites de cet art quand on aborde des écrits philosophiques, des pièces de théâtre, ou des scénarios qui relèvent aussi des Arts du spectacle.
D'une manière générale, la littérature regroupera ici les œuvres ayant soit un but esthétique soit une forme esthétique particulière. Ceci exclut donc les écrits purement philosophiques, politiques ou historiques.
Définition
Le mot est parfois utilisé aussi dans un sens plus large, pour désigner un ensemble de textes publiés, qu'ils aient ou non une dimension esthétique. C'est en ce sens que l'on peut parler par exemple de littérature scientifique.
L'expression littérature grise désigne les textes administratifs ou de recherche non publiés servant aux échanges entre professionnels d'une même discipline. Ces sens larges ne sont pas pertinents dans le cadre de la présente rubrique.
Il y a deux types de littérature :
la majeure : celle qui traite de sujets universels ;
la mineure : celle qui traite par exemple de sujets régionalistes
Étude de la littérature
La littérature est un objet d'étude à part entière.
Genres et formes littéraires
Voir : Genres et formes littéraires
Les littératures selon les langues
- Littérature francophone
- Littérature non francophone
Histoire de la littérature occidentale
- Antiquité : littérature grecque et littérature romaine.
- Moyen Âge : romans, fabliaux, farces, soties, moralités et mystères.
- XVI siècle : humanisme, Pléiade poétique.
- XVII siècle : littérature classique et baroque, « libertinage érudit ».
- XVIII siècle : littérature des Lumières et de la Révolution.
- XIX siècle : romantisme, Parnasse, réalisme et naturalisme, symbolisme et décadentisme.
- XX siècle : existentialisme, théâtre de l'absurde, Nouveau roman, littérature engagée, surréalisme.
- XXI siècle
Théories littéraires
- Structuralisme
- Formalisme
- Sémiologie et sémiotique littéraire
- Réception et lecture
Auteurs et écrivains
Nous distinguons auteurs et écrivains. Les écrivains écrivent des œuvres de littérature tandis que le terme auteurs regroupe toute personne ayant écrit au moins un livre, qu'il soit politique, historique, scientifique ou bien évidemment littéraire.
Voir : écrivain
Réunion littéraire
Les auteurs se sont souvent regroupés au sein de réunions pour pouvoir discuter de différents thèmes. Ces réunions ont régulièrement entraîné la création d'associations, d'académies, de groupes, voire de courants spécifiques.
Voir : réunion littéraire, salon littéraire
Livres et œuvres
Pour regrouper les différentes œuvres de langue française, nous avons les listes générales ci-dessous :
- Livres de langue française, par ordre alphabétique
- Livres de langue française, par ordre chronologique
- Liste de romans
Prix littéraire
Pour récompenser ou pour désigner un auteur ou un livre particulièrement talentueux, plusieurs récompenses ont été créées selon les sensibilités.
Voir : prix littéraire
Écriture littéraire
Écrire dans un but littéraire correspond à une démarche spécifique qu'il est important d'étudier.
Voir : écriture littéraire
Littérature en ligne
Certains ouvrages sont disponibles en ligne.
Voir : Bibliothèque en ligne
Revues littéraires en ligne
- [http://annales.univ-mosta.dz Annales du patrimoine] : Revue de l'université de Mostaganem, Algérie.
Liens internes
- L'épopée de Gilgamesh, plus ancienne œuvre littéraire connue
Liens externes
- [http://www.google.com/Top/World/Fran%C3%A7ais/Arts/Litt%C3%A9rature/In%C3%A9dits_en_ligne/Sites_collectifs/?il=1 Création littéraire en ligne] (Google Directory)
- [http://www.editel.com/ Éditel], le pionnier (avril 1995) de l'édition en ligne de langue française.
- [http://www.fabula.org/ Fabula], toute l'actualité littéraire universitaire.
- [http://www.arts.uwa.edu.au/AFLIT/FEMEChome.html Femmes écrivains et les littératures africaines].
- [http://legrimoire.info/grimoire Le Grimoire], forum littéraire.
- [http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/ île en île], grande base de données sur la littérature francophone insulaire.
- [http://www.biblioweb.org Biblioweb], plus de 400 biographies, autant de bibliographies, faisant l'objet ponctuellement de fiches de lecture ou de résumés.
- [http://www.testamentdespoetes.be Littérature belge contemporaine et histoire littéraire belge].
- [http://www.republique-des-lettres.com/ La République des Lettres], journal en ligne.
- [http://www.zazieweb.com/ Zazieweb], « la communauté des e-lecteurs ».
- [http://ca.geocities.com/gruppo04web/bookmarks.html Gruppo04:] liens sur les littératures européennes
- [http://www.sisyphe.org/rubrique.php3?id_rubrique=78 Liens sur des auteures]
- Forum de discussion littéraire : [http://www.coindeslecteurs.com Le Coin des Lecteurs]
- [http://www.americas-fr.com/litterature/litterature.html Littérature Latino Américaine]
- [http://www.mondedesmots.com/ Monde des Mots], portail littéraire de poèmes et citations.
- [http://litterature.canalblog.com/ Univers Littéraire], énigmes & notes de lecture.
-
Radio
La radiophonie, en abrégé radio est l'application de la radiodiffusion pour la transmission de son. En 1896, Marconi déposa son premier brevet de radiotéléphonie. En 1899, il réalisa la première émission de radio entre la France et l'Angleterre. Mais le véritable inventeur de la radio est bien le génie serbo-étasunien Nikola Tesla, qui gagna en 1943 son procès intenté à Marconi pour contrefaçons de brevets.
Technique
: Voir aussi : radiodiffusion#Technique
La radiophonie définit la transmission directe par radiodiffusion de sons : la voix humaine, la musique, d'émission de programmes structurés et organisés.
- Une station de radio est une installation qui émet des ondes électromagnétiques à l'aide d'un émetteur radio et d'une antenne. Une station commerciale transmet des programmes sonores de divertissement et, ou d'information.
- Un poste radio ou récepteur radio est un appareil permettant de recevoir les ondes radios pour en extraire la modulation.
- Un syntoniseur (ou tuner) est un récepteur seul, sans amplification ni haut-parleurs, qu'on relie à une chaîne Haute Fidélité, qui assure l'accord et la sélection du signal reçu par l'antenne ou transmis par un câble, sur une plage de fréquences, et démodule le signal le signal audio.
Pour la radiotransmission commerciale, différentes techniques de modulation des ondes sont utilisées :
- la modulation d'amplitude (AM) - voir radio AM
- la modulation de fréquence (FM) - voir radio FM
Depuis les années 90, différentes techniques de radiophonie à modulation numérique ont fait leur apparition - voir Radio numérique. Exemples:
- DRM Digital Radio Mondiale, système pour la radiodiffusion numérique en ondes courtes, moyennes et longues.
- DAB Digital Audio Broadcasting, système de radiodiffusion numérique pour les ondes ultra-courtes.
Programmes
Traditionnellement, les programmes d'une station de radio sont composés par une succession d'émissions. Depuis les années 1980, on parle aussi de formats, qui définissent une orientation générale d'une antenne (music'n'news, tout info, talk, adulte, etc...).
La couleur d'antenne, quant à elle, recouvre des notions plus intuitives, telles que le rythme ou le ton.
Stations radio
- La radio FM en France : article de fond
- La radio AM en France : article de fond
- La radio en France : article de fond
- La radio à Paris : article de fond
Il est possible d'écouter certaines radios en direct par le biais d'internet.
Visitez les radios disponibles sur Internet.
Voir aussi
- Catégorie de radios privées en France
- Radioamateur
- Citizen-band
- Radiotéléphonie
- Webradio
- Podcasting
- Roadcasting
Liens externes
- [http://ndaeuro.online.fr/gargot/index.htm Radiozone]
Radiophonie
Radiophonie
-
ja:放送
simple:Radio
th:วิทยุ
Peinture
Les peintures sont des matériaux servant à recouvrir d'autres matériaux, soit pour des raisons esthétiques, soit pour les protéger. Elles se présentent en général sous forme liquide, et sont appliquées en couches fines avec un pinceau, un rouleau ou par projection. Elles peuvent aussi être sous forme pâteuse et s'appliquer avec un couteau (petite truelle). Dans la pratique artistique, elles s'appliquent à la main et ce de tout temps (Lascaux, Renaissance, art contemporain). Industriellement, on utilise aussi des peintures en poudre, appliquées par projection électrostatique puis cuites.
La peinture comporte en général trois composants :
- le pigment, qui donne la couleur et l'opacité (Terre de Sienne, par exemple) ;
- le liant ou médium, qui lie le pigment et donne la consistance et la transparence (huile de lin, résines, gomme arabique ...) ;
- le diluant, qui rend la peinture liquide et permet une application facile (essence de térébenthine) ; après application, le diluant s'évapore et la peinture durcit (on dit qu'elle sèche).
En dehors des pigments et des liants, on trouve dans la peinture divers produits qui améliorent l'élasticité ou la résistance de la peinture.
On peut trouver aussi des siccatifs (produits améliorant le séchage). On peut reconnaître des courants artistiques aux choix des solvants et siccatifs (très sombre au Nord de l'Europe, très clair en Italie).
Les peintures en poudre n'ont pas de solvant. Le liant est souvent un produit qui se transforme en polymère, la peinture forme alors une couche de plastique protectrice ; cette polymérisation peut se faire par l'évaporation du solvant, ou bien par exposition à la chaleur (cuisson dans un four).
On appelle souvent « sans solvant » les peintures acryliques ou vinyliques dont le solvant est de l'eau.
Cependant, les peintures ne contenant pas de solvant hydrocarbure (ex: white spirit) peuvent contenir des additifs comme les éthers de glycols pouvant eux aussi nuire à l'environnement.
La première utilisation des peintures avait des buts sacrés et religieux, puis artistiques. Par métonymie, le terme « peinture » désigne également la discipline artistique. Avec l'apparition de la photographie et de la vidéo la discipline évolue et les termes art plastique ou art visuel tendent à remplacer celui de peinture.
Types de peinture
- l'aquarelle
- l'acrylique
- la gouache
- la peinture à l'huile
- l'encre de chine
Par technique
Types de peinture
- la complémentarité des couleurs
- la composition
- transparences
- aplats : c'est l'application d'un champ coloré uniforme
- liquide : peinture fluidifié à l'aide de médium ou d'eau et qui permet d'avoir des effets liés
- brossage : on met de la peinture sur un pinceau brosse, un chiffon et on le frotte sur un support afin de perdre une partie de la peinture, quand on peindra ensuite on aura un effet evanescent de la couleur.
- projections
-
- grattage/scarifications : consiste à l'aide d'un outil abrasif, coupant à préléver de la matière, du médium et de mettre à jour les couches inférieures, voire le support même, qui peut être ainsi même attaqué, troué.
- irisations
- peindre à la « fraîche »
- peindre avec tout son corps
-
Par support
- Murale : peinture murale, Fresque, peinture murale en trompe-l'œil
- Toile : Il ya plusieurs manière de peindre sur une toile, selon qu'elle est fixée ou non sur un support. Habituellement l'on peint sur une toile enduite de colle, et recouverte d'un apprêt, elle est tendue sur un chassis. Jackson Pollock fait partie de ceux qui ont travaillé sur des toiles sans chassis, elle peut reposer sur le sol, supporter des traitements, des pressions, tensions qu'une toile tendue ne pourrait pas encaisser.
- Bois
- Papier
- Carton
- Cuivre
- Ivoire (ancien)
il peut aussi y avoir des styles de peinture comme l'art baroque, l'abstrait etc...etc...
- Médiums
- Outil de peinture
- Supports
Mouvements, peintres et œuvres
- La couleur selon Johannes Itten
- Préhistoire : art sacré vs art déco
- La Renaissance artistique
- Jusqu'au
- Les courants de l'art moderne
- Les courants de l'art contemporain ()
- La peinture et les femmes
- La Peinture chinoise
- La représentation du nu dans l'art
Genres
- Portrait et autoportrait
- Nature morte et vanités
- Paysage et marine
- Peinture d'histoire et scène de genre
- Peinture religieuse et peinture profane ou mythologique
Voir l'article particulier Thèmes de la peinture.
Mouvements picturaux
Voir l'article détaillé : Mouvements en peinture occidentale
Peintres par ordre alphabétique
- Louise Aubé
- Maurice Boitel
- Bernard Buffet
- Claude Monet
- Edouard Manet
- Pablo Picasso
- Pierre-Paul Rubens
Voir aussi
Articles connexes
- Brossage à sec
- Quelques chefs-d'œuvre de la peinture
- Camaïeu
Liens externes
- Techniques picturales: les couleurs complémentaires et les harmonies : http://nagchampa.blogspirit.com/techniques_picturales/
- [http://www.almanart.com l'almanach sélectif et didactique d'art contemporain]
- Le Web Muséum (projet libre) : http://www.ibiblio.org/wm
- La Réunion des Musées Nationaux (France) : http://www.rmn.fr
- Webexhibits (anglais) : http://webexhibits.org
- Les Grands Peintres - Musée virtuel : http://www.grandspeintres.com
- [http://www.bergerfoundation.ch/index_french.html La fondation Berger]
- [http://mucri.univ-paris1.fr/index.html Musée critique de la Sorbonne]
- [http://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm La base Joconde, de la Direction des musées de France] : 137 500 notices et 24 000 images...
- [http://www.wga.hu/ Web Gallery of Art] : la peinture européenne de 1100 à 1800 - 12 400 images - biographies (en anglais)
- [http://www.museeduluxembourg.fr/ les expositions de peinture du Musée du Luxembourg]
- De la peinture considérée dans ses effets sur les hommes en général, et de son influence sur les mœurs et le gouvernement des peuples, George-Marie Raymond
- The Athenaeum (anglais) : 21 375 documents : Collection classée par le nombre de reproductions d'un artiste. En tête Pierre Auguste Renoir avec 1072, Monnet 1061, Pissaro 776 etc http://67.18.136.122/art/count_by_artist.php
- [http://www.artabus.com/ Artistes contemporains] : biographies et oeuvres d'artistes de tous pays
- [http://perso.wanadoo.fr/wakaziva/toile/ Retrouver La Vue de Delft de Vermeer ?]
- [http://www.artclair.com Le Journal des Arts, L'Œil]: actualité picturale en France et dans le monde
- [http://www.midan.org Musée International D'Art Naïf]
Catégorie:histoire de l'artCatégorie:art contemporainCatégorie:arts plastiquesCatégorie:art visuel catégorie:polymère -
ja:絵画
ko:회화
ms:Lukisan
Sculpture ja:彫刻 simple:Sculpting
-
Catégorie:Métier
Catégorie:Métier
On appelle sculpture toute forme d'expression artistique en trois dimensions.
Matériaux
Sculpter est l'art d'assembler ou de donner une forme à un objet, quelle que soit la taille de cet objet ou le matériau utilisé. Traditionnellement, les matériaux utilisés en sculpture sont la pierre (marbre, granit, calcaire), l'argile (porcelaine, terre cuite, la pâte Fimo, qui sêche au four, ou — mieux — de la pâte Plastiroc, qui sèche à l'air libre (24h),) le métal (bronze, acier, aluminium) ou encore l'ivoire et le bois. La sculpture moderne et contemporaine utilise également le textile, le verre, le sable, la glace, l'eau, les cristaux liquides et d'autres matériaux fabriqués par l'homme, ainsi que n'importe quel objet trouvé.
Dans ses derniers écrits, Joan Miro affirmait même qu'à l'avenir, on pourrait imaginer des sculptures utilisant les gaz comme matériau. Lui faisant écho, Louis Leygue, dans son discours de réception de Nicolas Schöffer à l'Académie des Beaux-Arts, définissait ainsi la sculpture :
:« La sculpture peut se réaliser selon trois procédés : celui qui consiste à prélever la matière dans un bloc compact, celui qui consiste à façonner une matière molle pour créer des formes, enfin celui qui consiste à fabriquer ce que l'on veut réaliser. »
Formes
Parmi les différentes formes de sculpture, on peut citer :
- Le relief : une sculpture qui demeure attachée à un arrière-plan, se dressant hors de cet arrière-plan, pour former ce que l'on nomme soit bas-relief, soit haut-relief.
- la free-standing sculpture
- le mobile
- la ronde-bosse
- le buste
- site-specific
Sculpture du monde
- Chaque année, au début de février, se déroule à l'occasion du festival de la neige de Sapporo un grand concours de sculpture sur glace.
- Dans la région de Rawdon au Québec, on retrouve un créateur de « glaçon » : il laisse couler un filet d'eau sur un tronc d'arbre, en hiver, et réalise ainsi une sculpture de glace qu'il nomme son « bassin vertical » (voir lien ci-dessous)
- Sculpture de sable sur la cote belge
Voir aussi
Bibliographie
- G. Duby et J.-L. Daval (s. dir.), La Sculpture de l'Antiquité au XX siècle, Taschen, 2005.
Articles connexes
- Liste de sculpteurs célèbres
- Sculpture grecque
- Sculpture romaine
- Le mythique dans la peinture et la sculpture
- Sarcophages paléochrétiens
Liens externes
1929Catégorie:1929
Cette page concerne l'année 1929 du calendrier grégorien.
Événements
- 28 juillet : Convention de Genève, signée par 48 pays, sur les prisonniers de guerre.
- 12 octobre : Signature de la convention de Varsovie, réglementant le transport international par aéronef.
Europe
- 11 février : Signature des accords du Latran entre le gouvernement italien (fasciste) et le Vatican. L'Italie reconnaît la souveraineté du Vatican sur son territoire et le catholicisme comme seule religion de l'État italien.
- 7 juin : Le Vatican devient un état souverain.
- 5 septembre : Aristide Briand lance l'idée de fédération européenne.
- Début du ministère travailliste de Ramsay MacDonald, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1931).
- Rejet du projet de constitution de la monarchie espagnole.
- La France compte 22 entreprises employant plus de 10.000 personnes, l'Allemagne 27, et la Grande-Bretagne 39.
- Création de la « Banque des Règlements Internationaux » (BRI).
Allemagne
- 7 juin : Signature du Plan Young sur les réparations.
- 28 août : Accords de la Haye sur la plan Young concernant la Rhénanie et la Sarre.
- En août, La conférence de La Haye décide l'évacuation anticipée de la Rhénanie.
France
- 27 juillet : Démission du Président du Conseil Raymond Poincaré pour des raisons de santé.
- 29 juillet : Aristide Briand Président du Conseil (11).
- 22 octobre : Chute du Président du Conseil Aristide Briand.
- 2 novembre : André Tardieu Président du Conseil.
- 1 US dollar = 0,25 franc français.
URSS
- 22 janvier : Expulsion de Léon Trotsky hors d'URSS.
- 27 décembre : Joseph Staline annonce la « liquidation des koulaks en tant que classe ».
Afrique
- 1 novembre : Léopoldville devient capitale du Congo belge en lieu de place de Boma.
Amériques
Amérique du Nord
- 4 mars : Herbert Hoover devient le 31e président des États-Unis d'Amérique (fin en 1933).
- 16 mai : Première cérémonie des Oscars à Hollywood.
- 21 octobre : Début de la crise de Wall Street
- 24 octobre : « Jeudi noir » à Wall Street (New York), première phase du krach de 1929, marquant le début de la Grande dépression des années 30 - au plus bas de la séance, les titres ont perdu en moyenne 30% de leur valeur.
- Fondation du MOMA à New York.
- Le gangster Al Capone fait abattre à la mitraillette sept membres d'un gang rival à Chicago. Cet épisode est connu sous le nom du «massacre de la Saint-Valentin ».
- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'américain Frank Billings Kellogg.
- Election de Franklin Delano Roosevelt comme gouverneur de l'État de New York.
Amérique latine
- Brésil, le pays double la mise, déjà en pleine crise depuis 1924, il subit de plein fouet les retombées du crac boursier américain. Les marchés européens se ferment, les cours des matières agricoles s'effondrent avec en particulier ceux du caoutchouc et du café. Le gouvernement ne peut plus résister et le régime dictatorial tombe.
- L'Équateur est profondément touché par la crise économique mondiale du fait de sa dépendance à la monoculture du cacao. Cette crise aboutira à 15 ans de chaos politique.
Asie & Inde
Océanie & Pacifique
- Les premiers colons arrivent et choisissent de s'installer dans la Swan Valley, sur la côte est de l'Australie.
Proche-Orient et monde arabe
- Affrontement entre Palestiniens juifs et musulmans au Mur des Lamentations à Jérusalem.
Arts & cultures
Bande dessinée
- 10 janvier : le dessinateur belge Georges Rémi (21 ans), plus connu sous son pseudonyme Hergé (d'après ses initiales), publie la première aventure de Tintin et Milou : « Tintin au pays des Soviets ».
Beaux-Arts
- Mies Van der Rohe prend la tête du Bauhaus. Il conçoit le pavillon de l'Allemagne à l'exposition de Barcelone.
- Figure allongée du sculpteur anglais Henry Moore.
Cinéma
- 31 octobre : à Paris, première du premier film parlant français « Les Trois Masques » d'après la piéce de Charles Méré.
Films remarquables
- The Broadway Melody d'Harry Beaumont avec Bessie Love, Anita Page et Charles King - Oscar du meilleur film - Première comédie musicale de la MGM avec une séquence en couleur.
- Le Roman de Renart dessin animé de Ladislas Starevitch et Irène Starevitch.
- Alleluja réalisé par King Vidor avec Daniel Hanes et Nina Mae McKinney.
- L'Héroïne rouge (Hong Xia) drame de Wen Yimin (Chine) avec Fan Xuepeng.
Littérature
- 10 janvier : Le dessinateur belge Hergé (Georges Rémi) publie la première histoire du personnage de Tintin : Tintin au pays des Soviets.
- 17 janvier : Le dessinateur américain Elzie Crisler Segar publie la première aventure de Popeye le vrai marin.
- L'écrivain français André Breton écrit Le surréalisme et la révolution.
- Le poète français Paul Claudel publie Le soulier de satin.
- L'écrivain français Jean Cocteau publie Les enfants terribles.
- William Faulkner publie le Bruit et la Fureur.
- L'écrivain allemand Alfred Döblin conçoit son roman Berlin-Alexanderplatz.
- L'écrivain français Jean Giono publie Colline.
- Le romancier américain Ernest Hemingway publie L'Adieu aux armes, roman sur la guerre.
- Création de la bibliothèque Lénine à Moscou.
Sciences et techniques
- 15 janvier : Première publication des « Annales » d'histoire économique et sociale de Marc Bloch et Lucien Febvre.
- L'astronome américain Edwin Hubble formule une théorie de l'expansion de l'univers.
- Premier cathétérisme cardiaque par Forssmann en Allemagne.
Techniques appliquées
- Le constructeur d'automobiles « Citroën » lance le son premier moteur 6 cylindres dans la C6.
Découvertes
- L'aviateur français Jean Assollant effectue la traversée de L'Atlantique Nord.
- L'explorateur américain Richard Byrd survole le pôle Sud pour la première fois.
Sports
- Tour de France (30 juin - 29 juillet) : Le Belge Maurice De Waele s’impose devant l’Italien Giuseppe Pancera et le Belge Joseph Demuysère.
- Article détaillé : 1929 en sport
- 1 janvier : Douglas-Gordon Jones, poète canadien
- 3 janvier : Sergio Leone, cinéaste et réalisateur italien
- 5 janvier : Alexandre Jany, nageur français
- 14 janvier : Jean-Pierre Ronfard, homme de théâtre québécois d'origine française
- 15 janvier : Martin Luther King, pasteur baptiste et homme politique américain, militant de l'intégration des noirs.
- 7 février : Alejandro Jodorowsky, réalisateur, acteur de Chili
- 9 mars : Marie Cardinal, écrivaine française
- 13 mars : Jane Rhodes, cantatrice
- 1 avril : Milan Kundera, écrivain de langue tchèque et française
- 5 avril : Hugo Claus, romancier belge
- 8 avril : Jacques Brel, chanteur, acteur et réalisateur belge
- 2 mai : Édouard Balladur, homme politique français
- 4 mai :
- Sidney M. Lamb, linguiste Américain
- Audrey Hepburn, actrice américaine décédée le 20 janvier 1993
- 10 mai : Antonine Maillet, romancière canadienne
- 10 juin : Edward Osborne Wilson, biologiste, entomologiste, américain
- 12 juin : Anne Frank
- 17 juin : Tigran Petrossian, joueur d'échecs russe
- 23 juin : Ted Lapidus, couturier, français.
- 29 juin : Alexandre Lagoya guitariste classique
- 5 juillet : Jacqueline Harpman, écrivain belge
- 6 juillet, Jean-Pierre Mocky, réalisateur du cinéma
- 24 août : Yasser Arafat, homme politique palestinien
- 3 septembre :Armand Vaillancourt, sculpteur québécois
- 9 septembre : Claude Nougaro, chanteur, compositeur français
- 21 octobre : Ursula Le Guin, écrivain américaine
- 22 octobre : Lev Yachine, gardien de but soviétique
- 29 octobre: Bud Spencer, acteur italien
- 9 novembre : Imre Kertész, écrivain hongrois
- 12 novembre : Grace Kelly, actrice américaine et princesse de Monaco
- 9 décembre : John Cassavetes, acteur et réalisateur américain
- 13 janvier : Wyatt Earp (80 ans), justicier de l'Ouest américain (° 1848)
- 4 avril : Carl Benz, mécanicien allemand, fondateur de Daimler-Benz AG (° 1844)
- 20 mars : Ferdinand Foch, Maréchal de France, homme d'état (° 1851)
- 25 juin : Georges Courteline, dramaturge français (° 1858)
- : Wenceslau de Moraes, Officier de la marine et écrivain portugais
- 19 août : Serge Diaghilev, l'inventeur (russe), l'animateur et le directeur de la troupe des Ballets russes (° 1872)
- 1 octobre : Antoine Bourdelle, sculpteur français (° 1861)
- 3 octobre : Gustav Stresemann, homme politique et chancelier allemand (° 1878)
- 28 octobre : Bernhard von Bülow homme politique et chancelier allemand (° 1849)
- 24 novembre : Georges Clemenceau, homme d'État français (° 1841)
- 17 décembre : Ted Wilde, réalisateur américain (° 1893)
- 20 décembre : Émile Loubet, ancien président de la république française (° 1836)
__NOTOC__
ja:1929年
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Hugo Gernsback
Hugo Gernsback (1884 - 1967) est un romancier de science-fiction et homme de presse étasunien.
Il est le créateur du terme "science-fiction".
Biographie
Hugo Gernsback est né à Luxembourg le 16 aout 1884.
Il émigre aux Etats-Unis en 1904.
Tout d'abord, éditeur d'une revue de vulgarisation scientifique (Modern Electrics) puis d'une revue pour les radio-amateurs (Radio News), Hugo Gernsback lance en avril 1926 le Fanzine Amazing stories dont il doit abandonner la direction en 1929.
C'est cette année qu'il fonde Science wonder stories dont l'éditorial(rédigé par Gernsback)du premier numéro contient la première trace écrite du terme science-fiction.
Plus que l'auteur de science-fiction, c'est surtout le dévouement de Hugo Gernsback pour le développement de la science-fiction qui lui vaut sa célébrité. Il a notamment permis à de nombreux auteurs de science-fiction de faire leurs premiers pas dans les magazines qu'il a créés.
Le plus prestigieux prix de la science-fiction porte son nom, le Prix Hugo. C'est le prix du fandom, fandom dont Gernsback fut l'instigateur dans les années 1930.
Fondateur de magazine
- Modern Electrics, (décembre 1909) magazine de science et technologie
- Radio News (1920) (principal magazine d'avant guerre à destination des radio-amateurs)
- Amazing Stories (1926)
- Science Wonder Stories (1929) (Le premier numéro de ce magazine contiendrait la première référence au mot science-fiction)
Bibliographie
- 1911 : Ralph 124C 41+
- 1929 : L'éclair mortel
Voir aussi
- science-fiction
- fandom
Gernsback, Hugo
Gernsback, Hugo
Gernsback, Hugo
Gernsback, Hugo
ja:ヒューゴー・ガーンズバック
Herbert George Wells
Herbert George Wells ou H.G. Wells (Bromley, Kent, 21 septembre 1866 - Londres, 13 août 1946) est un journaliste et romancier britannique.
Il est largement considéré comme l'un des pionniers sinon des inventeurs de la littérature de science-fiction. Comme Jules Verne, ses romans ont largement plongé dans l'imaginaire technologique de l'époque (sensiblement au-delà des habitudes romanesques de son temps).
Mais ils ont une valeur considérable : le temps n'a pas suffi à flétrir leur intérêt pour les amateurs de science-fiction (sans doute parce qu'il se préoccupe moins de décrire la technique employée que de construire une intrigue - comme tout romancier).
Néanmoins, ses romans laissent toujours paraître ses préoccupations de justice sociale. C'est à tel point qu'après les premières années de science-fiction, son écriture sera complètement consacrée à ce sujet plus contemporain, et qu'il abandonnera les thèmes de la SF. Il apparaitra alors comme un écrivain « de gauche » ou « libéral ».
Œuvres
Liste non exhaustive
- 1895 : La Machine à explorer le temps (The Time Machine)
- 1896 : L'Île du docteur Moreau (The Island of Doctor Moreau)
- 1897 : L'Homme invisible (The Invisible Man)
- 1898 : La Guerre des mondes (The War of Worlds)
- 1902 : Miss Waters (The Sea Lady)
Lien externe
- [http://www.cafardcosmique.com/auteur/hgwells.html Fiche biographique et bibliographique sur le Cafard cosmique]
- [http://www.ebooksgratuits.com/ebooks.php?auteur=wells_herbert%20george Ses livres sur Ebooks libres et gratuits ]
Wells, Herbert George
Wells, Herbert George
Wells, Herbert George
Wells, Herbert George
Wells, Herbert George
ja:ハーバート・ジョージ・ウェルズ
simple:H. G. Wells
ScientifictionHugo Gernsback, créateur du mot "scientifiction" en 1923, en donnait la définition suivante :
"La scientifiction, c'est une histoire romanesque attrayante à laquelle se mêlent des éléments scientifiques et une vision prophétique."
en 1929 la scentifiction deviendra la science-fiction.
Catégorie:Narratologie
Catégorie:Science-fiction
Catégorie:Genre et forme littéraire
Cyberpunk
« Le courant Cyberpunk provient d'un univers où le dingue d'informatique et le rocker se rejoignent, d'un bouillon de culture où les tortillements des chaînes génétiques s'imbriquent. »
:Bruce Sterling
Le Cyberpunk est initialement un genre littéraire issu de la science-fiction décrivant un monde anti-utopique et dont on peut situer l'origine au début des années 1980. Le genre littéraire s'est depuis transformé en un mouvement culturel dont l'influence est visible notamment dans la bande dessinée, le cinéma et la musique.
Histoire du terme « Cyberpunk »
Le terme « Cyberpunk » provient d'un mélange des termes « cyber » (préfixe de cybernétique) et « punk ». Le mot « Cyberpunk » lui-même a été popularisé par Gardener Dozois, éditeur réputé du Asimov's Science Fiction Magazine, pour qualifier le style de l'œuvre de l'écrivain William Gibson, et plus particulièrement de Neuromancien (1984) ; le terme avait cependant été employé plus tôt, en 1980, par l'écrivain américain Bruce Bethke comme titre d'une de ses nouvelles publiée en novembre 1983 dans le magazine Amazing Science Fiction Stories.
Amazing Science Fiction Stories
Un mouvement de contre-culture
Hacktivisme
Quelques lectures:
- [http://biblioweb.samizdat.net/article.php3?id_article=48 Le cyberpunk, contre-culture des années 90 ?]
- [http://biblioweb.samizdat.net/article.php3?id_article=27 Pourquoi le cyberpunk ?]
- [http://artelio.org/souche.php3?id_mot=1337, Tentative d'analyse en profondeur d'un mouvement mal perçu, "Le Cyberpunk, un genre, une touche, un monde" sur Artelio.org]
Les éléments de style et de scénario caractéristiques
On peut dire sans être réducteur que le cyberpunk est le film noir de la science-fiction. En effet, les œuvres cyberpunk ne possèdent pas l'élégance ou la propreté que l'on peut retrouver dans d'autres univers de science-fiction, comme le space opera par exemple. Les mondes cyberpunks sont empreints de violence et de pessimisme ; ils sont souvent lugubres, parfois ironiquement grinçants (Mozart en verres miroirs, Bruce Sterling, 1986) ; les personnages sont des anti-héros désabusés, cyniques et cupides. C'est en ce sens que l'on qualifie les univers cyberpunk comme des dystopies.
Le cyberpunk se distingue par une série d'éléments récurrents détaillés ci-dessous.
Futur proche
Le but des œuvres cyberpunk étant souvent de mettre en relief les défauts de notre civilisation, le monde décrit est souvent dans le futur proche du monde réel. Il constitue fréquemment une vision plutôt pessimiste de notre avenir. Ainsi y sont décrits des problèmes tels que la pollution, l'essor de la criminalité, la surpopulation, le décalage de plus en plus grand entre minorité de riches et majorité de pauvres.
Cette proximité temporelle avec le début du siècle rend les œuvres cyberpunk angoissantes car plausibles ; l'avenir tourmenté, ultra-violent et déshumanisé qu'elles décrivent semble alors accessible au lecteur. Cette conviction est renforcée par le fait que des innovations technologiques décrites par les œuvres cyberpunk au début des années 1980 sont aujourd'hui devenues quasi-réalisables : la matrice, un réseau planétaire reliant tous les individus auquel ressemble de plus en plus Internet, en est l'exemple le plus frappant.
Toutefois certains auteurs de science-fiction, comme Joe Haldeman, insistent sur le fait que la science-fiction en général et le cyberpunk en particulier n'ont pas pour vocation de prédire l'avenir mais de décrire le présent. Le roman Tous à Zanzibar (John Brunner, 1968) décrit par exemple des sociétés surpeuplées dont les membres ont développé un individualisme exacerbé tout en déléguant leur responsabilité et leur pouvoir de penser à des super-calculateurs, ce qui n'est rien d'autre que la mise en exergue d'éléments observables dans les années 1960-1970.
Technologie
Ce que devrait nous apporter la science dans les décennies à venir se retrouve dans la littérature cyberpunk. Tous les domaines technologiques sont abordés, même si les technologies relatives à l'informatique et à l'électronique sont le plus souvent mises en avant.
Ce sont les œuvres cyberpunk qui popularisent l'idée de la fusion de l'humain et du spirituel avec la machine donnant ainsi naissance à des êtres hybrides, constitués de chair et de métal. La notion de membres artificiels, c'est-à-dire de prothèses intelligentes, plus résistantes et plus sensibles que des membres naturels a été introduite avec le cyberpunk. De manière générale, nombre de personnages de romans cyberpunks possèdent un corps dont les facultés ont été augmentées artificiellement, que ce soit par des nanomachines ou des drogues. On peut supposer qu'une telle fascination pour les machines vient de la découverte par le grand public à la fin des années 1970 de la puissance de calcul des ordinateurs émergents et des possibilités que l'informatique promet alors. L'être humain a la possibilité de déléguer son autorité et son pouvoir de décision à une instance supérieure, une sorte de dieu hyper-rationnel suivant une logique implacable, tout comme la logique décrite par Isaac Asimov dans ses trois lois de la robotique (bien qu'Asimov ne soit pas considéré comme un écrivain cyberpunk).
L'influence de cette fusion homme/machine est visible notamment dans les travaux de l'artiste suisse Hans Rudi Giger, concepteur entre autre de la figure de l'Alien dans les films éponymes.
Corporations
Multinationales devenues plus puissantes que des états, elles ont leurs propres lois, possèdent des territoires, et contrôlent la vie de leurs employés de la naissance à la mort. Leurs dirigeants sont le plus souvent dénués de tout sens moral. La compétition pour s'élever dans la hiérarchie est un jeu mortel.
Les personnages des romans cyberpunks sont insignifiants comparativement au pouvoir quasi-divin que possèdent les méga-corporations : ils sont face à elles les grains de sable dans l'engrenage. Cette lutte de David contre Goliath est celle du hacker contre la multinationale et constitue un thème récurrent des romans cyberpunks (comme Gravé sur chrome, William Gibson, 1986).
Théorie du complot
Les héros du genre cyberpunk se découvrent souvent pions manipulés dans un imbroglio de sociétés secrètes, services gouvernementaux, syndicats du crime, tout cela plus ou moins dirigé par les cadres supérieurs des corporations citées précédemment.
La fin du cyberpunk ?
Dès le milieu des années 1980, les auteurs comme Gibson et Sterling annonçaient que le « mouvement cyberpunk » était déjà moribond, récupéré par Hollywood, digéré et recraché sous une forme dépourvue de son élément « punk ». C'est Neal Stephenson, dans son roman Le SamouraÏ virtuel (Snow Crash) paru en 1992 qui enterre définitivement le cyberpunk dans les toutes premières pages. Cependant, cette opinion est contesté par les gens mettant en avant les œuvres de nouveaux auteurs comme Richard Morgan.
On peut éventuellement expliquer la diminution du nombre d'œuvres cyberpunk par le fait que certains thèmes abordés, qui étaient auparavant futuristes et précurseurs, sont de plus en plus vrais dans nos sociétés modernes. On pense notamment aux thèmes, qui furent novateurs mais ne le sont plus, de l'émergence d'un réseau mondial de communication (internet), du terrorisme de masse, du pouvoir de l'état qui s'amoindri au profit des grandes entreprises, des prothèses et implants, etc.
Le mouvement cyberpunk dans les arts et les médias
Quelques auteurs
- John Brunner : notamment le roman Tous à Zanzibar (Stand on Zanzibar, 1968), et surtout « Sur l'onde de choc »
- Philip K. Dick
- Bruce Sterling
- William Gibson
- John Shirley : La Balade de city
- Pat Cadigan
- Neal Stephenson : Le Samouraï virtuel (Snow Crash)
- Walter Jon Williams : Câblé
- George Alec Effinger : série de trois romans Gravité à la manque (When gravity fails, 1987), Privé de désert (A Fire In The sun, 1989) et Le Talion du cheick (The Exile Kiss, 1991)
- Roland C. Wagner : série Les Futurs mystères de Paris
- Richard Morgan
Quelques bandes dessinées
- Zentak (Pecau, Def)
- Little Blade (Pecau, Def, Hubert)
- La Trilogie Nikopol de Enki Bilal : La Foire aux immortels, La Femme piège, Froid équateur
- Maurice Dantec
- Akira
- Agharta
- Appleseed (Masamune Shirow)
- Armitage III
- Bakuretsu Tenshi
- Blame!
- Darkside Blues
- Eight Man
- Eden
- Ghost in the Shell (Mamoru Oshii, 1995, d'après le manga de Masamune Shirow)
- Gunnm
- Wonderful Days
Quelques films
- Metropolis (Fritz Lang, 1927)
- Der Golem (Paul Wegener, 1920)
- Blade Runner (Ridley Scott, 1982), d'après le roman de Philip K. Dick
- Tron (Steven Lisberger, 1982)
- Terminator (James Cameron,1984) Terminator 2 : Le Jugement dernier (1991) et Terminator 3 : le soulevement des machines (2003) (Jonathan Mostow)
- Brazil (Terry Gilliam, 1985)
- Robocop (Paul Verhoeven, 1987)
- Tetsuo (Shinya Tsukamoto, 1988)
- Hardware (Richard Stanley, 1990)
- Total Recall (Paul Verhoeven, 1990), d'après la nouvelle "We can remember it for you wholesale" de Philip K. Dick
- Freejack (Geoff Murphy, 1992)
- Johnny Mnemonic (Robert Longo, 1995, d'après une nouvelle de William Gibson)
- Strange Days (Kathryn Bigelow, James Cameron, 1995)
- Nirvana (Gabriele Salvatores, 1996)
- New Rose Hotel (Abel Ferrara, 1998)
- Dark City (Alex Proyas, 1998)
- eXistenZ (David Cronenberg, 1999)
- Le cycle de Matrix : Matrix (1999), Matrix Reloaded (2003) et Matrix Revolutions (2003) (Andy et Larry Wachowski)
- A l'aube du 6ème jour (Roger Spottiswoode,2000)
- Avalon (Mamoru Oshii, 2001)
- Minority Report (Steven Spielberg, 2002), d'après la nouvelle de Philip K. Dick
- Equilibrium(Kurt Wimmer,2002)
- Paycheck (John Woo, 2003)
- I Robot (alex Proyas,2004) d'après une nouvelle de Isaac Asimov
- The Island (Michael Bay,2005)
- Videodrome de David Cronenberg
- [http://gabriel.chandesris.free.fr/cyber/00Cyberage.html Cyberage : 20 minutes dans le futur] (système Simulacres, éd. Casus Belli)
- Cyberpunk
- Shadowrun (FASA, Jeux Descartes)
- GURPS :Cyberpunk (Steve Jackson Games)
- SLA Industries (Nightfall Games)
- System Shock
- Syndicate
- Rez
- Deus Ex
- Shadowrun
- Final Fantasy 7
- galerians
- Metal Gear Solid
- Sin (jeu vidéo)
- Neocron (MMORPG dans un univers cyberpunk)
- The Matrix Online (MMORPG)
Dans le domaine musical, le courant "cyberpunk" est souvent lié au courant indus:
- Skinny Puppy
- Front Line Assembly
- Atari Teenage Riot
- Punish Yourself
- Ministry
- Marilyn Manson est parfois proche des thématiques cyberpunk en particulier sur Mechanical Animals
On peut citer également Billy Idol pour son album Cyberpunk et en particulier la chanson Neuromancer inspirée du roman de William Gibson.
En musique française:
- En temps que précurseur, Métal Urbain, qui des 1976 mèle musique Punk et Musique électronique
- No One Is Innocent, en particulier sur l'album Utopia, réalisé avec l'écrivain cyberpunk Maurice Dantec
Quelques expressions emblématiques
- « No futur ? Futur is now ! » : jeu de mots sur la revendication nihiliste de la culture punk. Non seulement il y a bien un futur, mais en plus la société vie dedans.
- « Mess with the best, die like the rest » : bravade servant de slogan générique, elle est employée le plus souvent sous forme de tag sur le lieu d'un acte de vengeance.
- « Je suis légion » : citation tirée de la Bible mettant en avant le fait que la personne se revendique comme faisant partie d'un groupe, et n'est de ce fait pas un cas isolé.
- « Attitude is no substitute for competence » : phrase lapidaire lancée à l'encontre d'une personne qui ne prendrait de la culture cyberpunk que l'aspect esthétique, en laissant de côté les autres notions du mouvement, en particulier les aspects techniques qui demandent un profond investissement personnel.
Voir aussi
Articles connexes
- Le steampunk, un autre genre artistique possédant des points communs avec le cyberpunk.
- Hacktivisme
- Cybernétique, Cyborg
- Hacker
- Réalité virtuelle
Liens externes
- [http://www.neocyberpunk.com Neocyberpunk.com, une communauté qui se veut l'héritière du mouvement Cyberpunk]
- [http://www.cafardcosmique.com/Dossiers/Cyberpunk/Cyberpunk.html Le dossier 'Cyberpunk' du 'Cafard cosmique']
- [http://archonirique.free.fr/edend.htm Un ensemble de nouvelles en ligne dans la mouvance de P.K. Dick]
- [http://necktaronline.free.fr Une compilation de mp3 gratuits du 'Colibri Nécrophile']
- [http://www3.sympatico.ca/acpotvin Un mémoire de maîtrise portant sur le Cyberpunk]
- [http://www.schismatrice.net/article.php3?id_article=13 Un mémoire de DEA sur William Gibson et les drogues électroniques]
Catégorie:Culture informatique
Catégorie:Genre de science-fiction
Catégorie:Cyberpunk
ja:サイバーパンク
Norman SpinradNorman Spinrad, né le 15 septembre 1940 à New York, est un auteur de science-fiction étatsunien. Il vit depuis plusieurs années à Paris.
Biographie
Norman Spinrad est né en 1940 dans le Bronx de New York où il passe son enfance. En 1957, il entre au City College of New York où il obtient en 1961 un Bachelor of Science.
Pendant sa dernière année d'étude, il suit des cours d'écriture de nouvelles et soumet ses premières histoires à différents magazines. Son premier texte, The Last of the Romany est publié en 1963 par le magazine Analog.
Il travaille ensuite comme éditeur, tout en continuant à publier régulièrement des nouvelles. Son premier roman, The Solarians, est publié en 1966, année pendant laquelle il déménage à San Francisco, puis à Los Angeles et enfin à Londres.
De 1980 à 1982, il est président de la Science Fiction and Fantasy Writers of America (il sera à nouveau nommé président de cette association en 2001-2002). C'est en 1982 que Spinrad vend les droits filmographiques de son roman Jack Barron et l'Éternité (Bug Jack Barron) à Universal Pictures (le film n'a finalement jamais été réalisé).
En 1988, Spinrad déménage encore pour Paris, où il écrit son roman Le Printemps russe (Russian Spring), avec sa compagne, Nancy Lee Wood (également écrivain) qu'il épousera en 1990.
Spinrad est un auteur virtuose de romans atypiques flirtant avec des thèmes sulfureux. Il publie dans sa carrière une trentaine de romans, deux anthologies et quatre collections de nouv | | |