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Septième Art

Septième Art

Le cinéma (ou ciné, apocopes de cinématographe) est une projection visuelle en mouvement, le plus souvent sonorisée. Notons toutefois qu'en raison de la diversité des films et de la liberté de création, il est difficile de définir ce qu'est le cinéma aujourd'hui. Le fait de raconter une histoire avec des images en mouvement ne suffit évidemment pas à définir le cinéma, puisqu'il existe des films sans « histoires » : en un sens les documentaires mais dont certains sont aussi « scénarisés » (documentaires-fiction), et plus encore les films de poésie ou les films abstraits. On a vu des films sans mouvement apparent (comme par exemple la Jetée de Chris Marker ou les cinétracts de mai 68) composés de photographies filmées, des films sans tournages (les films d'archives, ou les films expérimentaux de found footage dont les plus connus sont sans doute ceux de Martin Arnold), des films sans montage (films réalisés en tourné-monté, comme ceux de Georges Méliès ou des frères Lumière), des films sans son (les films muets bien sûr, mais aussi les films expérimentaux silencieux), et même des films sans images tel Weekend de Walter Ruttmann et l'Homme atlantique de Marguerite Duras On ne peut sans doute plus se référer au seul médium pellicule (super 8, 16 mm, 35 mm, etc.), en raison des nouveaux modes de création et de diffusion (notamment vidéo et numérique) qui bouleversent le cinéma. Le mot cinéma désigne également les salles ou complexes de salles dans lesquels les films sont diffusés. C'est un peu de là d'ailleurs que vient l'ambiguïté du mot. (Personne ne viendrait à confondre comme pour le medium télévision, le contenu et le contenant). Le cinéma est enfin souvent dénommé septième art, comme la bande dessinée est dénommée neuvième art.

Histoire

Voir article détaillé: Histoire du cinéma La première projection cinématographique payante eut lieu le 28 décembre 1895 au Salon Indien du Grand Café à Paris, avec notamment le film la Sortie de l'usine Lumière à Lyon. Ce sont les débuts du cinéma commercial et de l'industrie cinématographique. Exploité de front en salles et dans les fêtes foraines, le cinéma devient rapidement un art populaire. Très vite, les frères Lumière envoient des cameramen à travers le monde pour en rapporter des scènes de la vie de tous les jours. C'est les débuts du cinéma d'actualités. Première atteinte à la liberté de la presse, l'opérateur de Lumière, Félix Mesguich, est arrêté à New York en 1897 alors qu'il filmait une bataille de boules de neige. Dans le cadre de la guerre des brevets initiée par Edison, toute l'industrie cinématographique tombe sous le monopole du « Trust Edison » jusqu'en 1918. Précurseur des effets spéciaux, du cinéma de fiction, d'un cinéma théâtral et d'un cinéma poétique, Georges Méliès, illusionniste de formation, réalise les premières fictions dotées d'effets spéciaux en trompe-l'œil (le Voyage dans la lune (1902) entre autres). Dans les années 1910, le cinéaste américain David Wark Griffith a codifié les principes du langage cinématographique classique (montage alterné, variation des points de vue, insertion des gros plans dans les scènes éloignées, champ-contrechamp, etc.) Jusqu'à la fin des années 1920, aucune bande sonore n'accompagne l'image sur la pellicule et c'est alors souvent un ou des musicien(s) présent(s) dans la salle de projection qui accompagne(nt) les films : on parle alors de cinéma muet (pour les films narratifs) ou de cinéma visuel (pour les films d'art, le cinéma pur), les dialogues des films narratifs étant retranscrits par des « cartons » appelés « intertitres », texte typographié inséré dans le film. Les films narratifs d'alors sont souvent accompagnés par un musicien voire un orchestre complet, et sont projetés dans des salles immenses : les salles actuelles sont en moyenne deux à quatre fois plus petites qu'à l'époque. Le musicien avait parfois une partition précise à interpréter, ou s'inspirait librement au besoin sur des airs connus (d'opéra italiens par exemple). Les années 1920 avec les avant-gardes sont le véritable début du futur « cinéma expérimental » dont on peut dater la naissance par exemple avec le Manifeste de la cinématographie futuriste (1916) et le dadaïsme : des artistes s'emparent de ce médium naissant qu'est le cinéma, tels Fernand Léger, Man Ray, Germaine Dulac, Walter Ruttmann, Hans Richter, Viking Eggeling, etc. ainsi que des cinéastes : René Clair, Henri Chomette, Dziga Vertov, Joris Ivens. De nombreuses tentatives ont été faites pour synchroniser le son et l'image, par exemple en calant le projecteur avec le sononographe. Le son a déterminé la cadence de projection autrefois aléatoire (16, 18, 25 images par secondes selon le bras du caméraman qui tournait la manivelle, ce qui provoque une accélération du mouvement lorsqu'ils sont projetés à la vitesse standard actuelle de 24 images par secondes). À partir du Chanteur de Jazz en 1927, des sons (de la musique, puis des dialogues et des bruitages) peuvent être enregistrés et reproduits lors de la projection. Avec la crise économique de 1929, le nombre de spectateurs diminue dans les salles : les majors (grandes compagnies de production) de Hollywood décident de créer un double billet. Pour le prix d'une entrée, les spectateurs peuvent voir deux films : un grand (la série A) et un petit. C'est le début des films de série B, dont les principaux objectifs sont d'être peu chers à produire, rapides à faire, pas trop longs (entre 50 et 70 minutes) et lucratifs. Un des nombreux films novateurs de l'époque fut un film de propagande nazie, les Dieux du stade, une présentation des jeux olympiques de Berlin en 1936, glorifiant le peuple allemand et la prétendue « race aryenne ». La réalisatrice, Leni Riefenstahl, met pour la première fois des caméras sur des grues et crée le style et les cadrages des films ou reportages sportifs (le Triomphe de la volonté en est un exemple notable). Les évolutions techniques majeures furent par la suite l'arrivée de la couleur et des formats larges dans les années 1950 (afin de donner plus d'ampleur au spectacle pour concurrencer la télévision), des formats étroits, l'allègement du matériel qui permit l'avancée du cinéma expérimental, du cinéma documentaire, et l'éclosion de la Nouvelle Vague en France, l'arrivée de la synthèse d'images informatiques dans les années 1990 et l'arrivée du son numérique dans la même période. L'après-guerre voit la naissance du cinéma moderne qui rompt avec le classicisme hollywoodien en ce qu'il privilégie le document, le monde « tel qu'il est », dans toute son ambiguité ou son opacité, et refuse de doter le réel d'un sens préétabli, déjà dramatique, immédiatement lisible (néo-réalisme italien des années 1945-53, avec le cinéaste Roberto Rossellini, Rome, ville ouverte, 1945). Roberto Rossellini, avec Stromboli (1947), Europe 51 (1951) et surtout Voyage en Italie (1953), ouvrira la voie d'un cinéma où le monde n'a plus d'évidence, où le récit devient fragmentaire, hésitant et où le spectateur devient le seul garant du sens. Dans les années 1960, les nouvelles vagues française (François Truffaut, Jean-Luc Godard), italienne (Michelangelo Antonioni, Pier Paolo Pasolini), est-européennes (Milos Forman, Miklos Jancso, Andrei Tarkovski), allemande (Rainer Werner Fassbinder, Wim Wenders), nord et sud-américaines (John Cassavetes, Glauber Rocha) amplifient ce mouvement qui se caractérise par une nouvelle esthétique (montage haché, elliptique, ou au contraire plans très longs ; mélange de fiction et de documentaire) et de nouveaux sujets (jeunesse, crises existentielles, revendications politiques). Dans les années 1960 apparaît aussi le cinéma underground américain intimement lié aux mouvements sociaux de l’époque. Ce cinéma se démarque de l’industrie professionnelle entre autre par l’emploi de la pellicule 16 mm et la création de coopératives qui lui donne une grande liberté et lui permet de contourner la censure. (voir : Jonas Mekas, Stan Brakhage, Andy Warhol, Carole Schneemann, Jack Smith) À partir de 1965, le super 8 devient accessible au grand public. C'est la vrai naissance du cinéma amateur. Ce cinéma comprendra par la suite les films « de série Z », car réalisés avec encore moins de moyens que les films de série B. Comme le super 8, son infrastructure très légère, et son coût moindre, la vidéo, d'abord très lourde et réservée à un usage « professionnel », deviendra dans les années 1980 un médium privilégié, notamment pour les jeunes créateurs, permettant de faire par exemple des « journaux intimes filmés » (voir par exemple les films de Jonas Mekas, Lionel Soukas, No Sex Last Night de Sophie Calle ou bien Demain et encore demain, journal 1995 de Dominique Cabréra). Il est à noter que les dénominations « série B » et « série Z », bien que dénotant un manque de moyen, ne sont pas nécessairement péjoratives et sont parfois revendiquées comme une contre-culture, par des cinéastes refusant d'entrer dans le moule des majors. Parmi les réalisateurs célèbres de séries Z, on peut citer par exemple Ed Wood, Roger Corman (qui lança Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Joe Dante et Jack Nicholson) et Peter Jackson bien avant le Seigneur des Anneaux). De même le cinéma expérimental, encore plus en marge de l'industrie cinématographe possède son histoire personelle et parallèle. Dans la même lignée que le super 8, le 16 mm, et la vidéo, l'arrivée du numérique ajoute un médium à la palette des pratiques légères possibles (développement supprimé, tirage en laboratoire facultatif) et rend plus facile la postproduction d'effets spéciaux (par exemple l'Attaque des clones de George Lucas), ou la souplesse dans le montage (voir l'Auberge espagnole de Cédric Klapisch) et bien sûr la légèreté dans le tournage (les Glaneurs et la glaneuse, d'Agnès Varda ou la Vierge des tueurs de Barbet Schroeder).

Films

Suivant les pays, différents styles de cinéma apparaissent clairement. Les films produits en Europe et aux États-Unis prétendent montrer en général des scènes vraisemblables. Cela est différent pour le cinéma d'autres cultures, notamment les films produits en Inde, où la vraisemblance de l'action n'est pas primordiale.

Classification des films

Il y a plusieurs façon de classer les films. Cela peut se faire évidemment par pays, par réalisateurs, par acteurs, par titre, par durée. Mais cela peut se faire aussi de manière plus théorique, par catégories, courants, techniques, et genres.

Pays

Chaque pays ou presque possède son cinéma. Voir:
- Cinéma national

Durée/métrage

Les films peuvent également être classés en fonction de leur durée :
- courts métrages : métrage inférieur à 1 600 mètres, soit environ une durée de 59 minutes en 35 mm.
- longs métrages : métrage supérieur à 1 600 mètres, autrement dit tous les films d'une heure et plus. La notion de moyen métrage, utilisée fréquemment pour désigner de longs courts métrages ou des longs métrages ne dépassant pas 75 minutes, ne correspond à aucune dénomination officielle.

Catégories cinématographiques

Le classement par catégorie est un classement par types de films. Il y a autant de catégories qu'il y a de pratiques possibles. Les principales catégories existantes sont :
- pré-cinéma
- Fiction (ou cinéma narratif)
- Documentaire
- Reportage (à l'époque où la télévision travaillait en pellicule)
- Essai cinématographique
- Cinéma expérimental (voir aussi Art vidéo)
- Cinéma amateur
- Cinéma scientifique
- Captation (danse, musique, théâtre…)
- Film publicitaire (ceux qui passent en salles)
- Film institutionnel
- Film X (voir aussi Film pornographique, cette dernière appellation relevant du genre) Voir l'article détaillé : Catégorie cinématographique

Genres cinématographiques

Le classement par genre est un classement thématique. Il y a autant de genres qu'il y a d'univers possibles. Ces genres peuvent être traités par les différentes catégories cinématographiques. Exemples : western, science-fiction, fantastique, comédie, horreur,film policier, thriller, théâtre filmé, film de danse, journal filmé, film abstrait, cinéma corporel, film documentaire.. Les films et séries télévisées de science-fiction par ordre alphabétique (titre français)
Voir l'article détaillé : Genre cinématographique

Techniques cinématographiques

Le cinéma peut être classé selon les techniques utilisées. Exemples : cinéma d'animation, dessin animé, super 8, film de montage, found footage, film à clignotementVoir l'article détaillé : Technique cinématographique

Courants cinématographiques

Le cinéma peut aussi être classé par écoles, mouvements, styles, traitements cinématographiques, ou plus généralement par courants cinématographiques. Exemples : Nouvelle vague, néo-réalisme, underground, Dogma, free cinéma, expressionnisme, Caligarisme, cinéma direct... Voir l'article détaillé : Courant cinématographique

Divers


- Liste de films possédant plusieurs fins

Enjeux culturels et économiques

Bien qu'il ait été rejoint par la musique et dans une moindre mesure par le livre, le cinéma est le premier mode d'expression à s'être présenté à la fois comme une œuvre culturelle et artistique et comme un produit industriel destiné à la consommation de masse. Il a en effet, comme l'a analysé Walter Benjamin, la particularité d'être un art fondamentalement reproductible. Si cela signifie que le concept d'œuvre originale ne peut plus avoir le même sens que par exemple en peinture ou en sculpture, cela implique également qu'il soit possible de le diffuser à grande échelle. Voulant s'éloigner de cet aspect industriel pour s'attacher à faire ressortir l'aspect artistique du cinéma, c'est tout un courant parallèle qui s'est mis en place, depuis l' avant-garde des années 1920, en passant par le cinéma underground américain, et jusqu'au cinéma expérimental tel qu'on le connaît aujourd'hui, dans des problématiques proches de celle de l'art vidéo ou de l'art plastique.

Techniques du cinéma

Glossaire des techniques cinéma

Voir aussi : Technique et grammaire cinématographique du cinéma narratif

Techniques de tournage

La méthode de reproduction est similaire à celle utilisée pour la photographie et repose sur l'impression d'une pellicule cinématographique (procédé argentique) par exposition à la lumière à l'aide d'une caméra. L'impression de mouvement est obtenue en multipliant les prises de vue à intervalles très rapprochés ; initialement de 16 images par seconde, la cadence fut augmentée à 24 i/s avec l'arrivée du cinéma sonore : en effet, la qualité du son (bande passante) dépend de la vitesse de défilement du film. Pour plus de détails, voir l'article Techniques de tournage cinématographique.

Techniques de laboratoire

Le laboratoire est une phase importante de la création d'un film en pellicule. C'est pourquoi certains cinéastes développent eux-même leur films de manière artisanale. Pour plus de détails, voir l'article Techniques de laboratoire cinématographique.

Techniques de montage

Le montage cinéma peut se faire à l'ancienne (aux ciseaux et au scotch) ou en montage virtuel via un ordinateur. Le montage à la colle est utilisé pour la conformation du négatif au labo. Pour plus de détails, voir l'article Techniques de montage cinématographique.

Techniques de projection

Notons que la télévision fonctionnant à 25 i/s pour les systèmes PAL et SECAM (en raison de la fréquence du courant électrique domestique, 50 Hz), les films de cinéma sont légèrement plus courts et les sons légèrement plus aigus lorsqu'ils sont diffusés à la télévision. Le phénomène de la persistance rétinienne permet d'entretenir la perception de la lumière reçue par l'œil lors du masquage du changement de photogramme qui est projeté immobile. L'œil perçoit donc la succession d'images présentées comme une scène se déroulant devant lui, entrecoupée des battements de paupières. L'illusion d'une image en mouvement résulte d'une tendance du cerveau à considérer que des images semblables sont des vues du même objet qui a changé ou s'est déplacé (on appelle ceci l'« effet phi »). Après développement dans des laboratoires spécialisés, on fait défiler la pellicule devant une source de lumière blanche (projecteur) qui reproduit l'image animée (film) sur un support réfléchissant (en général un écran blanc). Pour plus de détails, voir l'article Techniques de projection cinématographique.

Métiers du cinéma

Le cinéma peut être une pratique amateur, artistique, mais il est aussi un corps de métier à part entière. Les principaux postes du cinéma industriel sont :
- scénariste
- réalisateur
- producteur
- acteur(s)
- techniciens
  - opérateurs image
  - opérateurs son
  - décor et costumes
  - post production Voir l'article détaillé : Métiers du cinéma

Étapes de la fabrication d'un film

Les étapes comprennent une ou plusieurs des opérations suivantes (chaque opération étant plus ou moins facultative selon le type de film) :
- scénario
- storyboard
- repérage
- essai caméra
- tournage
  - mise en scène
- laboratoire de cinéma
  - développement
  - intervention sur pellicule
- montage
  - montage traditionnel
  - montage virtuel
- post-production cinéma
  - étalonnage
  - musique
  - générique
  - effets spéciaux
  - tirage
- distribution
- diffusion
  - en salle
  - télévision, dvd…
Voir l'article détaillé : Étapes de la fabrication d'un film

Institutions

Récompenses

Voir l'article détaillé : Récompenses de cinéma

Festivals

Voir l'article détaillé : Festivals de cinéma

Voir aussi

dans Wikipédia


- Wikipédia:Projet/Cinéma
- Comment rédiger une filmographie
- Liste des années de sorties des films
- Liste des catégories de cinémas nationaux
- Liste des revues et magazines de cinéma
  - les Cahiers du cinéma
- Animation
- Bases de données cinématographiques de l'Internet
- Cinéma et vidéo amateurs
- Cinéma expérimental
- Codage audiophonique
- Chronologie du cinéma
- Formats de projection
- Nouvelle vague
- Son numérique
- Technique et grammaire cinématographique
- Théories du cinéma

sur la Toile


- / [http://french.imdb.com Internet Movie DataBase], voir également : Internet Movie Database
- [http://www.allocine.fr AlloCiné], voir également : AlloCiné
- [http://www.tribunes.com/tribune/alliage/22/demb.htm L'invention du Cinéma et L'affaire Le Prince]
- [http://www.cinergon.net Cinergon.net] site de la revue francophone d'esthétique du cinéma et d'analyse de l'image
- [http://cadrage.net Cadrage.net] revue francophone de cinéma
- [http://www.larevueducinema.net/ La Revue du cinéma] Site du journal en ligne, La Revue du Cinéma.
- [http://www.makingofeuropa.net News des films en tournage]
- [http://www.cinematheque.fr/ Site de la cinémathèque française]
- /// [http://www.exprmntl.net Exprmntl.net], encyclopédie générale d'art audiovisuel
- [http://www.festivalscine.com/ Carrefour des festivals]
- [http://www.lumiere.org/ lumiere.org] Le site de participants au forum usenet news:fr.rec.cinema.discussion
- [http://www.institut-lumiere.org/ Le site de l'Institut Lumière et du Musée Lumière à Lyon]
- [http://www.devildead.com/ Devildead, le cinéma fantastique sur DVD]
- [http://www.evil-web.com Evil-Web] Site sur les films d'horreur, gore et fantastique.
-
ja:映画 ko:영화 simple:Movie zh-cn:电影 zh-tw:電影

Documentaire

L'idée de "document" photographique est plus ancienne que celle de film documentaire. Elle apparaît dans la littérature spécialisée dès le 19ème siècle, ou elle est présentée d'emblée comme consubstantielle au médium. Attaché à la valeur scientifique ou archivale des images,le mot porte un sens d'apport d'informations, de témoignages ou de preuves. S'il apparait dans la littérature artistique, ce n'est que comme antonyme du terme "art", les deux catégories s'excluant l'une l'autre. Autour de 1930, ces deux pôles jusque-là inconciliables se trouvent délibérément associés dans de nombreux projets de photographes tels que Berenice Abbott, Walker Evans, Ralph Steiner, Ansel Adam, August Sander...

Documentaristes du monde entier

Afrique


- Safi Faye
- Sorious Samura, (Cry Freetown, Return to Freetown, Exodus, Living with Hunger, Living with Refugees)

Asie


- Rithy Panh (S21, la machine de mort khmère rouge 2003)
- Anand Patwardhan
- Artavazd Ashoti Peleshyan
- Wang Bing (À l'ouest des rails 2004)

Australie

Europe


- Michael Apted (Seven Up!, 14 Up, 21 Up, 28 Up, 35 Up, 42 Up : série de documentaires de la BBC suivant les évolutions d'un groupe initialement d'enfants tous les 7 ans)
- Hartmut Bitomsky
- Jerzy Bossak
- Pierre Carles
- Jacques-Yves Cousteau (Le Monde du silence, 1956 ; Le Monde sans soleil, 1965)
- Raymond Depardon
- John Grierson
- Thomas Heise
- Joris Ivens (Comment Yukong déplaça les montagnes, 1976 ; Histoire de vent, 1988)
- Claude Lanzmann (Shoah)
- Chris Marker (La Solitude du chateur de fond, 1974 ; Le Fond de l'air est rouge, 1977+1994 ; A.K., 1985)
- Olivier Nourisson (San'ya, 2003)
- Claude Nuridsany et Marie Pérennou (Microcosmos, Genesis)
- Marcel Ophüls (Le Chagrin et la pitié ; Veillée d'armes, 1994)
- Jacques Perrin (Le Peuple migrateur)
- Nicolas Philibert (La ville Louvre, Être et avoir, 2002)
- François Reichenbach
- Alain Resnais (Nuit et brouillard, 1955)
- Leni Riefenstahl
- Frédéric Rossif
- Hubert Sauper (Le Cauchemar de Darwin, 2004)
- Agnès Varda
- Dziga Vertov (L'Homme à la caméra, 1927 ; Berlin, symphonie d'une grande ville)
- Klaus Wildenhahn

Amérique latine


- Tomas Gutierrez Alea
- Santiago Alvarez
- João Batista de Andrade
- Fernando Birri
- Sergio Bravo
- Patricio Guzman
- Leon Hirszman
- Miguel Littin
- Paul Leduc
- Marta Rodríguez
- Fernando E. Solanas
- Gerardo Vallejo

Amérique du Nord


- Joe Berlinger et Bruce Sinofsky (Brother's Keeper, Paradise Lost: The Child Murders at Robin Hood Hills, Metallica: Some Kind of Monster)
- Michel Brault(Les Raquetteurs)
- Nick Broomfield (Aileen Wuornos: The Selling of a Serial Killer Biggie & Tupac, Kurt & Courtney, Heidi Fleiss: Hollywood Madam)
- Ken Burns (Baseball, Jazz, The Civil War)
- Merian C. Cooper and Ernest B. Schoedsack
- Robert J. Flaherty
- Mark Jonathan Harris, (The Long Way Home, Into the Arms of Strangers: Stories of the Kindertransport)
- Steve James (Hoop Dreams)
- Barbara Kopple (Wild Man Blues ; Harlan County, USA, 1973)
- Richard Leacock
- Kevin Macdonald, (One Day in September, Touching the Void)
- Ron Mann (Comic Book Confidential, Twist, Grass)
- Albert Maysles and David Maysles (Salesman, Grey Gardens)
- Ross McElwee, (Time Indefinite, Sherman's March)
- Michael Moore (The Big One, Roger and Me, Bowling for Columbine, Fahrenheit 9/11)
- Errol Morris (The Thin Blue Line, Vernon, Florida, Fast, Cheap and Out of Control, The Fog of War)
- Jonathan Nossiter (Mondovino, 2004)
- D. A. Pennebaker (Don't Look Back, Monterey Pop)
- Frederick Wiseman (High School, Titicut Follies)

Voir aussi

Lien interne


- Les Raquetteurs
- Voix off
- Discovery Communications
- Office national du film du Canada

Liens externes


- [http://www.connaissancedumonde.com Connaissance du Monde]
- [http://www.lussasdoc.com/ États Généraux du Film Documentaire]
- [http://www.fidmarseille.org/ Festival International du Documentaire à Marseille]
- [http://www.addoc.net/ ADDOC : Association des cinéastes documentaristes]
- [http://www.documentaires.ouvaton.org/ Documentaires.org]
- [http://www.rdv-docs.com/ Rendez-vous sur les docs]
- http://www.documentaryfilms.net/
- [http://www.lib.berkeley.edu/MRC/documentarybib.html Documentary and Ethnographic Film: A Short Bibliography]
- [http://www.artelio.org/article.php3?id_article=1306 Etat des lieux du genre documentaire.] Catégorie:Catégorie cinématographique ja:????????

Abstraction

th:นามธรรม Catégorie:Philosophie Catégorie:Informatique

Introduction

L'abstraction consiste à choisir, parmi l’ensemble des propriétés de plusieurs objets du monde réel ou imaginables, un certain nombre d’entre elles pour caractériser un objet-type, ou objet idéal, qui est ensuite plus commode à manier qu’une énumération d’objets réels, surtout si elle est infinie. Ainsi les nombres pairs ou les nombres premiers ont un caractère d’abstraction. Mais à vrai dire, les nombres eux-mêmes ont un caractère d’abstraction. Si l’on dit que 2+2=4 (deux quoi ? quatre quoi ?), c’est une façon de dire que le résultat restera vrai qu’il s’agisse de pommes, poires, oranges ou ce que l’on voudra. On fait abstraction ici de la nature de ce qu’on additionne. Il ne reste que l’addition. De même, l’abstraction de chaise désignera par exemple, une fois qu’on nous en aura montré plusieurs, comme à peu près attachée pour s’asseoir à la notion de quatre pieds au moins ou un seul (Knoll), un dossier (ce qui distinguera la chaise du tabouret), pas de bras (ce qui la distinguera du fauteuil). La couleur du tissu ou la matière utilisée ne feront pas partie de ce que nous pourrions appeler la notion de chaisité (ne retenez pas ce terme, c’est juste là un néologisme ad hoc). Nous en faisons abstraction dans la notion de chaise. Remarquons ici une ambiguïté : l’abstraction fait aussi bien référence aux caractères que l’on garde que ceux que l’on ne retient pas ! C’est pourquoi il importe de bien préciser dans quel sens on l’utilise à un moment donné. Une discipline nommée sémantique générale émet l’hypothèse qu’une grande partie des malentendus entre les hommes ou les groupes humains vient du fait qu’ils effectent des abstractions différentes du même réel : Ils ne parlent donc pas de la même chose tout en pensant à la même chose. Le tout sans s’en rendre compte, car si nous ne faisons pas un effort particulier de distanciation, nous n’avons pas la conscience d’abstraire (voir l’article Alfred Korzybski). Les discussions, disputes et, incompréhensions peuvent donc durer sans fin.

Musique

C'est une musique écrite à seule fin de recherche plutôt que pour illustrer une idée ou un thème. C'est l'opposé de la musique « à programme » comme la Symphonie pastorale qui illustre à travers la musique le thème jeu la vie à la campagne.

Philosophie médiévale

Essence et accident

Essence et substance

Nominalistes et « réalistes »

Quelques expériences de pensée

En peinture

L’abstraction en peinture se réfère a une peinture non-figurative. L’art abstrait nait au début du avec, entre autres, Wassily Kandinsky ou František Kupka.

En informatique

Programmation

Un langage informatique est déjà une abstraction en lui même, puisqu'il transforme un langage ésotérique (le langage machine, aussi appelé le binaire, composé uniquement de zéros et de uns) en autre langage mieux adapté à la compréhenssion humaine. Une des abstractions est la généralisation du code pour le détacher au maximum du contexte. L’un des outils les plus connus de l’abstraction informatique est la variable, notamment la variable d'environnement. Ainsi, par exemple, sous Windows XP, le chemin du système est généralement C:\windows\System32 . Mais il ne s’agit que d’un cas particulier, ce pourrait très bien être D:\OS_XP. En revanche, la variable d’environnement pour les fichiers système est %SystemDir%. Cette variable d’environnement est une valeur abstraite dont C: est une application possible. Beaucoup d’erreurs de programmes viennent du fait que lesdits programmes utilisent des valeurs concrètes au lieu de valeurs abstraites (comme les variables d’environnement). Tant que l’utilisateur installe ses programmes « comme tout le monde », cela ne pose pas de problème. Mais au moindre écart, l’édifice s’écroule.

Web

La distinction concret/abstrait existe aussi pour le codage HTML. Le cas le plus célèbre est celui des entités « physiques » et des entités « logiques », notamment i/em et b/strong. Le premier élement de chaque paire renvois à une valeur concrète (mise en italique/mise en gras) alors que le second élément renvois à une valeur abstraite (emphase/forte emphase) qui, dans le domaine visuel (écran, projection, impression) se traduit par une mise en italique/en gras. Mais pas par exemple dans un media aural ou Braille. Cette nécessité dabstraire le code est la raison pour laquelle les éléments i et b sont déconseillés.

Bibliographie


-
La Métaphysique, Aristote

Voir aussi


- Concept
- Notion
- Théorie
- Virtuel, Virtualité


La Jetée

La Jetée est un film expérimental de science-fiction de Chris Marker, sorti en 1962 et d'une durée de 29 minutes. Ce film, considéré comme un chef-d'œuvre par nombre de critiques et de réalisateurs (Terry Gilliam,...), est en fait un « photo-roman » ou diaporama : montage de photographies en noir et blanc avec un narrateur unique et une bande-son realisé par Trevor Duncan. Cela donne à ce récit très singulier un fort contenu poétique et sert à représenter une face de la « réalité » : les souvenirs que l'on a d'un moment de sa vie sont partiels, tronqués et lorsqu'on regarde un album photo, les souvenirs viennent dans le désordre avec des « sauts dans le temps ».

Synopsis

L'histoire débute à Paris, après la «troisième guerre mondiale» et la destruction nucléaire de toute la surface de la Terre. Le héros est le cobaye de scientifiques qui cherchent à rétablir un corridor temporel afin de permettre aux hommes du futur de changer d'époque. Il est choisi en raison de sa très forte mémoire visuelle: il garde une image très forte et présente d'un évènement vécu pendant son enfance, lors d'une promenade avec sa mère sur la jetée de l'aéroport d'Orly.

Fiche technique


- Titre : La Jetée
- Réalisation : Chris Marker
- Scénario : Chris Marker
- Musique : Trevor Duncan et liturgie russe du Samedi saint
- Montage : Jean Ravel
- Production : Argos Films
- Date de sortie : 1962
- Film français
- Genre : science-fiction, fantastique
- Durée : 29 minutes

Distribution


- Hélène Chatelain : La femme
- Davos Hanich : L'homme
- Jacques Ledoux : L'expérimentateur
- Jean Négroni : Le narrateur
- André Heinrich

Commentaires


- Ce film a inspiré L'Armée des douze singes de Terry Gilliam, Les Frissons de l'angoisse de Dario Argento et a fortement marqué Mamoru Oshii.
- Le film est composé uniquement de photographies, à l'exception d'un seul plan, le temps de quelques battements de paupières.
- La Jetée a été inspiré par Sueurs froides (Vertigo) d'Alfred Hitchcock, plusieurs séquences y font explicitement référence — notamment celle avec le tronc d'arbre symbolisant le Temps. Terry Gilliam est encore plus démonstratif dans l'Armée des douze singes en intégrant la scène originale du tronc d'arbre symbolique de Vertigo projetée dans un cinéma. Pour remonter à la genèse de ces films, signalons que Vertigo est lui-même l'adaptation cinématographique du roman policier D'entre les morts, du duo d'écrivains français Boileau-Narcejac, paru en 1954.
- Mamoru Oshii fait explicitement référence à La Jetée de Chris Marker dans son tout premier film The Red Spectacles lors de la scène finale sur la jetée qui ne laisse aucun doute quant à son inspiration.

Lien externe


- [http://www.devildead.com/jetee/jetee.php Belle page sur le film, avec photos]
- [http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=4788.html La fiche du film sur le site Allociné.fr]
- [http://ann.ledoux.free.fr/pmwiki/index.php5?n=Main.LaJet%e9e Analyse complète]
- [http://www.imdb.com/title/tt0056119/ La fiche IMDB]
- Vous trouverez deux émissions radio [http://www.arteradio.com/son.html?245 ici] et [http://www.arteradio.com/son.html?254 là] sur le film, réalisées par Arte radio, et librement téléchargeables par le public (licence libre Creative Commons. Jetée, La Jetée, La Jetée, La Jetée, La Jetée, La

Cinétracts

Les Cinétracts sont des mini-films non signés, réalisés en mai et juin 1968 et participant aux évènements en cours. Jean-Luc Godard, Chris Marker, Alain Resnais en réalisèrent quelques-uns. catégorie:Cinéma

Tournage

Le tournage peut désigner : # L'action de filmer : tournage (audiovisuel) # Le tournage mécanique avec le tour comme machine-outil # Le tournage sur bois avec un tour à bois

Martin Arnold

Arnold, Martin catégorie:cinéma expérimental Martin Arnold, né à Vienne (Autriche) en 1959, est un cinéaste autrichien particulièrement réputé pour ses films de found footage. (en cours)

Citations

"Le cinéma d'Hollywood est un cinéma d'exclusion, de raccourci et de rejet, un cinéma de refoulement. Il y a toujours autre chose derrière ce qui est nous est montré, qui n'est pas représenté . Et c'est précisement cela qui est le plus intéressant à prendre en compte."

Filmographie


- O.T. - 1, film 16mm , couleur, muet, 10', 1985
- O.T.- 2, film 16mm, couleur, muet, 10', 1986
- pièce touchée, film 16mm, n&b, 16', 1989
- passage á l'acte, film 16mm, n&b, 12', 1993
- Jesus Walking on Screen, film-annonce; 35mm, n&b, 1', 1993
- Kunstraum Remise, film-annonce; 35mm, couleur, 1', 1994
- Brain Again, film-annonce; 35mm, n&b, 1', 1994
- Don't - Der Österreichfilm, commande pour les célébrations du Centenaire du Cinéma à Vienne; 35mm (Transfert pellicule à partir de video-beta-digital), n&b, 3', 1996
- Viennale Spot 1997, film-annonce pour le principal Festival du Film d'Autriche; 35mm, n&b, 1', 1997
- Alone. Life Wastes Andy Hardy, film 16mm, n&b, 15', 1998
- Casa Blanca, travail en cours; effectué en video-beta-digital, transféré sur pellicule 16mm.
- High Noon Loop, installation. Travail en cours; effectué en video-beta-digital, transféré sur pellicule 16mm.

Walter Ruttmann

Walter Ruttmann est un cinéaste allemand né le 28 décembre 1887 à Francfort et mort le 15 juillet 1941 à Berlin. Il tourne des films abstraits dans les années 1920. Ses œuvres incluent Opus et Berlin, symphonie d'une grande ville en 1927. Il collabore, à l'orée de la Seconde Guerre mondiale, à des œuvres national-socialistes, comme Les Dieux du stade de Leni Riefenstahl. Il meurt des suites d'une blessure, alors qu'il tournait un film de propagande sur le front russe.

Voir aussi


- [http://french.imdb.com/name/nm0752193/ Fiche IMDb] Ruttmann, Walter Ruttmann, Walter Ruttmann, Walter Ruttmann, Walter

Marguerite Duras

Marguerite Duras (4 avril 1914 - 3 mars 1996) est une écrivaine française.

Biographie

left Marguerite Donnadieu, née à Gia Dinh, Indochine française (elle change de nom en 1943 pour celui d'un village de Lot-et-Garonne où se trouvait sa maison paternelle), a passé son enfance et son adolescence en Indochine, expérience qui l'a profondément marquée et a inspiré nombre d'images fortes de ses œuvres. Après ses études (mathématiques spéciales, licence de droit, sciences politiques), elle sera secrétaire au ministère des Colonies de 1935 à 1941. Elle épouse, en 1939, Robert Antelme. Ils ont un enfant, un garçon, qui meurt en 1942. La même année Marguerite Duras fait la connaissance de Dionys Mascolo qui devient son amant. Marguerite Duras et Robert Antelme entrent dans la Résistance. Leur groupe tombe dans un guet-apens, Marguerite Duras réussit à s'échapper aidée par François Mitterand mais Robert Antelme est arrêté et envoyé dans un camp, le 1er juin 1944. Elle adhère aussi au Parti communiste ; elle sera exclue de ce dernier en 1955. En 1945, malgré son désir de divorcer, elle reste avec son mari de retour du camp de Dachau, dans un piteux état, et le soigne. Elle raconte cet épisode dans La Douleur. Ils divorcent en 1946. Elle fut révélée par un roman d'inspiration autobiographique, Un barrage contre le Pacifique (1950). Ses œuvres ultérieures, qui mettent en scène, dans des récits minimaux, des personnages tentant d'échapper à la solitude, contribuèrent au renouvellement du genre romanesque. Elle a obtenu le prix Goncourt pour L'Amant (1984). Son œuvre littéraire compte une quarantaine de romans et une dizaine de pièces de théâtre. Marguerite Duras a également réalisé plusieurs films, parmi lesquels India Song et Les enfants. La vie de Duras est un roman, celui qu'elle n'a cessé d'écrire, une histoire de chaleur et de pluie d'orage, d'alcool et d'ennui, de parole et de silence, de désir fulgurant aussi. On peut s'interroger longuement sur sa personnalité - méchante ou douce, géniale ou narcissique (lire la biographie de Laure Adler, Marguerite Duras, 1998) -, il faut avant tout la croire quand elle dit : « Je suis un écrivain. Rien d'autre qui vaille la peine d'être retenu. » Quelqu'un qui dit la nécessité, la difficulté, la terreur de dire. Pour que le monde soit vivable, il faut exorciser les hantises mais l'écriture revient autant à cacher qu'à dévoiler. Alors, Duras tâtonne, se reprend, cherche le mot juste, « essaie » d'écrire, comme on essaie d'aimer, en sachant qu'on n'y arrivera jamais tout à fait. Ses romans s'ordonnent souvent autour d'une explosion centrale, un instantané de violence qui donne naissance au discours : Hiroshima et l'amour, la mort et le désir physique, symboliquement mêlés. « Détruire, dit-elle ». Et cette parole s'apparente à la musique : elle est ce qui revient toujours, comme la mer, variation infinie sur un thème, litanie et célébration, maîtrise et débordement... Marguerite Duras est morte le 3 mars 1996 à Paris. Elle est enterrée au cimetière du Montparnasse.

Bibliographie


- Les Impudents,Plon, 1943.
- Mes pulls y sont trop moches, Gallimard, 1942
-
La Vie tranquille, Gallimard, 1944.
-
Un barrage contre le Pacifique, Gallimard, 1950.
-
Le Marin de Gilbaltar, Gallimard, 1950.
-
Des petits chevaux de Tarquinia, Gallimard, 1953.
-
Des journées entières dans les arbres, Le Boa, Madame Dodin, Les Chantiers, Gallimard, 1954.
-
Le Square, Gallimard, 1955.
-
Moderato Cantabile, Les Éditions de Minuit, 1958.
-
Les Viaducs de la Seine et Oise, Gallimard, 1959.
-
Hiroshima mon amour, Gallimard, 1960.
-
L'après-midi de M. Andesmas, Gallimard, 1960.
-
Le ravissement de Lol V. Stein, Gallimard, 1964.
- Théâtre I :
les Eaux et Forêts-le Square-La Musica, Gallimard, 1965.
-
Le Vice-consul, Gallimard, 1966.
-
L'Amante Anglaise, Gallimard, 1967.
- Théâtre II :
Suzanna Andler-Des journées entières dans les arbres-Yes, peut-être-Le Shaga-Un homme est venu me voir, Gallimard, 1968.
-
Détruire, dit-elle, Les Éditions de Minuit, 1969.
-
Abahn Sabana David, Gallimard, 1970.
-
L'Amour, Gallimard, 1971.
-
« Ah! Ernesto », Hatlin Quist, 1971.
-
India Song, Gallimard, 1973.
-
Nathalie Granger, suivi de La Femme du Gange, Gallimard, 1973.
-
Le Camion, suivi de Entretien avec Michelle Porte, Les Éditions de Minuit, 1977.
-
L'Eden Cinéma, Mercure de France, 1977.
-
Le Navire Night, suivi de Césarée, les Mains négatives, Aurélia Steiner, Mercure de France, 1979.
-
Vera Baxter ou les Plages de l'Atlantique, Albatros, 1980.
-
L'Homme assis dans le couloir, Les Éditions de Minuit, 1980.
-
L'Eté 80, Les Éditions de Minuit, 1980.
-
Les Yeux verts, in les Cahiers du cinéma, n°312-313, juin 1980 et nouvelle édition, 1987.
-
Agatha, Les Éditions de Minuit, 1981.
-
Outside, Albin Michel, 1981.
-
L'Homme atlantique, Les Éditions de Minuit, 1982.
-
Savannah Bay, Les Éditions de Minuit, 1982, 2e édition augmentée 1983.
-
La Maladie de la mort, Les Éditions de Minuit, 1982.
- Théâtre III : -
La Bête dans la jungle, d'après H. James, adaptation de J. Lord et M. Duras,-Les Papiers d'Aspern, d'après H. James, adaptation de M. Duras et R. Antelme,-La Danse de mort, d'après August Strindberg, adaptation de M. Duras, Gallimard, 1984.
-
L'Amant, Les Éditions de Minuit, 1984.
-
La Douleur, POL, 1985.
-
La Musica deuxième, Gallimard, 1985.
-
Les Yeux bleus Cheveux noirs, Les Éditions de Minuit, 1986.
-
La Pute de la côte normande, Les Éditions de Minuit, 1986.
-
La Vie matérielle, POL, 1987.
-
Emily L., Les Éditions de Minuit, 1987.
-
La Pluie d'été, POL, 1990.
-
L'Amant de la Chine du Nord, Gallimard, 1991.

Films réalisés


-
La musica, 1967
-
Détruire, dit-elle, 1969
-
Jaune le soleil, 1971
-
Nathalie Granger, 1972
-
La femme du Gange, 1973
-
India Song, 1974
-
Son nom de Venise dans Calcutta désert, 1976
-
Des journées entières dans les arbres, 1976
-
Baxter, Vera Baxter, 1976
-
Le camion, 1977
-
Les mains négatives, 1978
-
Le navire night, 1978
-
Agatha et les lectures illimitées, 1981
-
L'hommme atlantique, 1981
-
Les enfants, 1984

Associations


- Association Marguerite Duras

Liens externes


- [http://www.gilles-jobin.org/citations/?au=106 Citations]
- [http://www.biblioweb.org/-DURAS-Marguerite-.html Biographie et résumés]
- [http://www.memoire-juive.org/la_douleur.htm Le récit du retour de Robert Antelme, par Marguerite Duras, dans
"La Douleur"]
- [http://www.durasmonamour.it Duras mon amour] Duras, Marguerite Duras, Marguerite Duras, Marguerite


Super 8

catégorie:cinéma expérimental Le format Super 8 est celui d'une pellicule cinématographique d'une largeur de 8 mm, mais ayant des perforations plus petites que le 8mm "classique", permettant une plus large surface d'impression. Ce format fut lancé par Kodak en 1965, vendu dans des cassettes en bakélite permettant le chargement de la pellicule dans le corps de la caméra en plein jour. Ces cassettes contiennent 15 mètres de film, ce qui équivaut à une durée d'environ 2 minutes 30 secondes lorsque la caméra tourne à 24 images par secondes. Il faut encore le différencier du Single 8, commercialisé par Fujifilm, qui possède la même surface d'impression et les mêmes perforations, mais qui est contenu dans des cassettes plus robustes, permettant de faire dérouler le film dans les deux sens et assurant une meilleure planéité du film, ces cassettes étant incompatibles avec les caméras Super 8. Le Super 8 est utilisé dans le cinéma amateur.

Liens

http://super8wiki.com/ Super8-Wiki

16 mm

Catégorie:technique cinématographique Le format 16 mm est celui d'une pellicule cinématographique d'une largeur de 16 mm. La pellicule présente une performation par image, à la hauteur de l'inter-image. Les perforations ne sont généralement présentes que d'un côté, mais il est aussi possible d'obtenir des pellicules avec une perforation de chaque côté. La rapport d'image standard est 1:1.33. Actuellement, le film 16 mm. est surtout utilisé pour des prises de vues dans le format Super 16 qui donne un rapport d'image de 1:1.66. Ce rapport convient mieux aux gonflages en 35 mm. et aux transferts sur vidéo au format 16:9 (1:1.78).

Salle de cinéma

ja:映画館
-
Une salle de cinéma ou cinéma est un lieu où est organisé la projection de films de cinéma. Un cinéma peut désigner le regroupement au même endroit de plusieurs salles, qui projettent généralement des films différents à plusieurs horaires (multiplex). En échange de l'achat d'un ticket d'entrée, le spectateur peut s'installer dans un fauteuil orienté vers un écran où sera projeté le film. Celui-ci est souvent précédé par des publicités et des bandes-annonces et, plus rarement, par un court métrage. Des friandises (bonbons, caramels, chocolats, esquimaux, pop-corn...) sont parfois vendues pour agrémenter la séance. La taille d'une salle de cinéma est très variable et peut aller de quelques dizaines de places à un millier. Pendant les années 1950 et 1960, il y eut une vogue d'assister à des séances de cinéma en plein air, depuis une automobile, c'est ce qu'on appelle les drive-in. Ces salles peuvent être administrées par des grandes entreprises (réseau de salles), par des exploitants indépendants, ou même par des associations. En Suisse, à condition que le film provienne, pour 51% de son budget au moins, d'un pays européen, la Confédération (http://www.euroinfo.ch) attribue des aides à la distribution (au maximum 35 000 francs par film). 870 000 francs ont ainsi été alloués en 2003. En 2004, le premier propriétaire de salles de cinéma européen est le groupe UGC. Le premier circuit français est EuroPalaces (Gaumont, Pathé). Avec plus de 5 300 salles, la France dispose du quatrième parc mondial derrière la Chine, Les États-Unis et l'Inde. Les exploitants de salles sont quasiment tous regroupés au sein de la Fédération nationale des cinémas français (FNCF, http://www.fncf.org).

Equipements des salles

# Son # Video # Ecran 3D # IMAX (écran plat rectangulaire ou bien en demie sphére)

Types de Salles

# Multiplexes # Cinéma de quartier # Cinéma d'Art et d'essai # Ciné-théâtre # Cinéma en plein air

Salles célèbres

Cinéma d'Art et d'essai

Inde


- Jaipur : la ville profite d'une des plus belles salles de cinéma au monde, le Raj Mandir. Avec ses 1 125 places, il s'enorgueillit d'être la plus grande salle en Asie.

États-Unis


- Los Angeles : le Mann's Chinese Theatre, salle dans laquelle a lieu la première de la plupart des grandes productions hollywoodiennes.

Voir aussi

Lien interne


- Liste des salles de cinéma à Paris

Lien externe


- [http://www.silverscreens.com silverscreens.com] : site de référence en français sur le sujet. Il dispose d'un forum particulièrement pointu.

Septième Art

Le cinéma (ou ciné, apocopes de cinématographe) est une projection visuelle en mouvement, le plus souvent sonorisée. Notons toutefois qu'en raison de la diversité des films et de la liberté de création, il est difficile de définir ce qu'est le cinéma aujourd'hui. Le fait de raconter une histoire avec des images en mouvement ne suffit évidemment pas à définir le cinéma, puisqu'il existe des films sans « histoires » : en un sens les documentaires mais dont certains sont aussi « scénarisés » (documentaires-fiction), et plus encore les films de poésie ou les films abstraits. On a vu des films sans mouvement apparent (comme par exemple la Jetée de Chris Marker ou les cinétracts de mai 68) composés de photographies filmées, des films sans tournages (les films d'archives, ou les films expérimentaux de found footage dont les plus connus sont sans doute ceux de Martin Arnold), des films sans montage (films réalisés en tourné-monté, comme ceux de Georges Méliès ou des frères Lumière), des films sans son (les films muets bien sûr, mais aussi les films expérimentaux silencieux), et même des films sans images tel Weekend de Walter Ruttmann et l'Homme atlantique de Marguerite Duras On ne peut sans doute plus se référer au seul médium pellicule (super 8, 16 mm, 35 mm, etc.), en raison des nouveaux modes de création et de diffusion (notamment vidéo et numérique) qui bouleversent le cinéma. Le mot cinéma désigne également les salles ou complexes de salles dans lesquels les films sont diffusés. C'est un peu de là d'ailleurs que vient l'ambiguïté du mot. (Personne ne viendrait à confondre comme pour le medium télévision, le contenu et le contenant). Le cinéma est enfin souvent dénommé septième art, comme la bande dessinée est dénommée neuvième art.

Histoire

Voir article détaillé: Histoire du cinéma La première projection cinématographique payante eut lieu le 28 décembre 1895 au Salon Indien du Grand Café à Paris, avec notamment le film la Sortie de l'usine Lumière à Lyon. Ce sont les débuts du cinéma commercial et de l'industrie cinématographique. Exploité de front en salles et dans les fêtes foraines, le cinéma devient rapidement un art populaire. Très vite, les frères Lumière envoient des cameramen à travers le monde pour en rapporter des scènes de la vie de tous les jours. C'est les débuts du cinéma d'actualités. Première atteinte à la liberté de la presse, l'opérateur de Lumière, Félix Mesguich, est arrêté à New York en 1897 alors qu'il filmait une bataille de boules de neige. Dans le cadre de la guerre des brevets initiée par Edison, toute l'industrie cinématographique tombe sous le monopole du « Trust Edison » jusqu'en 1918. Précurseur des effets spéciaux, du cinéma de fiction, d'un cinéma théâtral et d'un cinéma poétique, Georges Méliès, illusionniste de formation, réalise les premières fictions dotées d'effets spéciaux en trompe-l'œil (le Voyage dans la lune (1902) entre autres). Dans les années 1910, le cinéaste américain David Wark Griffith a codifié les principes du langage cinématographique classique (montage alterné, variation des points de vue, insertion des gros plans dans les scènes éloignées, champ-contrechamp, etc.) Jusqu'à la fin des années 1920, aucune bande sonore n'accompagne l'image sur la pellicule et c'est alors souvent un ou des musicien(s) présent(s) dans la salle de projection qui accompagne(nt) les films : on parle alors de cinéma muet (pour les films narratifs) ou de cinéma visuel (pour les films d'art, le cinéma pur), les dialogues des films narratifs étant retranscrits par des « cartons » appelés « intertitres », texte typographié inséré dans le film. Les films narratifs d'alors sont souvent accompagnés par un musicien voire un orchestre complet, et sont projetés dans des salles immenses : les salles actuelles sont en moyenne deux à quatre fois plus petites qu'à l'époque. Le musicien avait parfois une partition précise à interpréter, ou s'inspirait librement au besoin sur des airs connus (d'opéra italiens par exemple). Les années 1920 avec les avant-gardes sont le véritable début du futur « cinéma expérimental » dont on peut dater la naissance par exemple avec le Manifeste de la cinématographie futuriste (1916) et le dadaïsme : des artistes s'emparent de ce médium naissant qu'est le cinéma, tels Fernand Léger, Man Ray, Germaine Dulac, Walter Ruttmann, Hans Richter, Viking Eggeling, etc. ainsi que des cinéastes : René Clair, Henri Chomette, Dziga Vertov, Joris Ivens. De nombreuses tentatives ont été faites pour synchroniser le son et l'image, par exemple en calant le projecteur avec le sononographe. Le son a déterminé la cadence de projection autrefois aléatoire (16, 18, 25 images par secondes selon le bras du caméraman qui tournait la manivelle, ce qui provoque une accélération du mouvement lorsqu'ils sont projetés à la vitesse standard actuelle de 24 images par secondes). À partir du Chanteur de Jazz en 1927, des sons (de la musique, puis des dialogues et des bruitages) peuvent être enregistrés et reproduits lors de la projection. Avec la crise économique de 1929, le nombre de spectateurs diminue dans les salles : les majors (grandes compagnies de production) de Hollywood décident de créer un double billet. Pour le prix d'une entrée, les spectateurs peuvent voir deux films : un grand (la série A) et un petit. C'est le début des films de série B, dont les principaux objectifs sont d'être peu chers à produire, rapides à faire, pas trop longs (entre 50 et 70 minutes) et lucratifs. Un des nombreux films novateurs de l'époque fut un film de propagande nazie, les Dieux du stade, une présentation des jeux olympiques de Berlin en 1936, glorifiant le peuple allemand et la prétendue « race aryenne ». La réalisatrice, Leni Riefenstahl, met pour la première fois des caméras sur des grues et crée le style et les cadrages des films ou reportages sportifs (le Triomphe de la volonté en est un exemple notable). Les évolutions techniques majeures furent par la suite l'arrivée de la couleur et des formats larges dans les années 1950 (afin de donner plus d'ampleur au spectacle pour concurrencer la télévision), des formats étroits, l'allègement du matériel qui permit l'avancée du cinéma expérimental, du cinéma documentaire, et l'éclosion de la Nouvelle Vague en France, l'arrivée de la synthèse d'images informatiques dans les années 1990 et l'arrivée du son numérique dans la même période. L'après-guerre voit la naissance du cinéma moderne qui rompt avec le classicisme hollywoodien en ce qu'il privilégie le document, le monde « tel qu'il est », dans toute son ambiguité ou son opacité, et refuse de doter le réel d'un sens préétabli, déjà dramatique, immédiatement lisible (néo-réalisme italien des années 1945-53, avec le cinéaste Roberto Rossellini, Rome, ville ouverte, 1945). Roberto Rossellini, avec Stromboli (1947), Europe 51 (1951) et surtout Voyage en Italie (1953), ouvrira la voie d'un cinéma où le monde n'a plus d'évidence, où le récit devient fragmentaire, hésitant et où le spectateur devient le seul garant du sens. Dans les années 1960, les nouvelles vagues française (François Truffaut, Jean-Luc Godard), italienne (Michelangelo Antonioni, Pier Paolo Pasolini), est-européennes (Milos Forman, Miklos Jancso, Andrei Tarkovski), allemande (Rainer Werner Fassbinder, Wim Wenders), nord et sud-américaines (John Cassavetes, Glauber Rocha) amplifient ce mouvement qui se caractérise par une nouvelle esthétique (montage haché, elliptique, ou au contraire plans très longs ; mélange de fiction et de documentaire) et de nouveaux sujets (jeunesse, crises existentielles, revendications politiques). Dans les années 1960 apparaît aussi le cinéma underground américain intimement lié aux mouvements sociaux de l’époque. Ce cinéma se démarque de l’industrie professionnelle entre autre par l’emploi de la pellicule 16 mm et la création de coopératives qui lui donne une grande liberté et lui permet de contourner la censure. (voir : Jonas Mekas, Stan Brakhage, Andy Warhol, Carole Schneemann, Jack Smith) À partir de 1965, le super 8 devient accessible au grand public. C'est la vrai naissance du cinéma amateur. Ce cinéma comprendra par la suite les films « de série Z », car réalisés avec encore moins de moyens que les films de série B. Comme le super 8, son infrastructure très légère, et son coût moindre, la vidéo, d'abord très lourde et réservée à un usage « professionnel », deviendra dans les années 1980 un médium privilégié, notamment pour les jeunes créateurs, permettant de faire par exemple des « journaux intimes filmés » (voir par exemple les films de Jonas Mekas, Lionel Soukas, No Sex Last Night de Sophie Calle ou bien Demain et encore demain, journal 1995 de Dominique Cabréra). Il est à noter que les dénominations « série B » et « série Z », bien que dénotant un manque de moyen, ne sont pas nécessairement péjoratives et sont parfois revendiquées comme une contre-culture, par des cinéastes refusant d'entrer dans le moule des majors. Parmi les réalisateurs célèbres de séries Z, on peut citer par exemple Ed Wood, Roger Corman (qui lança Francis Ford Coppola, Martin Scorsese, Joe Dante et Jack Nicholson) et Peter Jackson bien avant le Seigneur des Anneaux). De même le cinéma expérimental, encore plus en marge de l'industrie cinématographe possède son histoire personelle et parallèle. Dans la même lignée que le super 8, le 16 mm, et la vidéo, l'arrivée du numérique ajoute un médium à la palette des pratiques légères possibles (développement supprimé, tirage en laboratoire facultatif) et rend plus facile la postproduction d'effets spéciaux (par exemple l'Attaque des clones de George Lucas), ou la souplesse dans le montage (voir l'Auberge espagnole de Cédric Klapisch) et bien sûr la légèreté dans le tournage (les Glaneurs et la glaneuse, d'Agnès Varda ou la Vierge des tueurs de Barbet Schroeder).

Films

Suivant les pays, différents styles de cinéma apparaissent clairement. Les films produits en Europe et aux États-Unis prétendent montrer en général des scènes vraisemblables. Cela est différent pour le cinéma d'autres cultures, notamment les films produits en Inde, où la vraisemblance de l'action n'est pas primordiale.

Classification des films

Il y a plusieurs façon de classer les films. Cela peut se faire évidemment par pays, par réalisateurs, par acteurs, par titre, par durée. Mais cela peut se faire aussi de manière plus théorique, par catégories, courants, techniques, et genres.

Pays

Chaque pays ou presque possède son cinéma. Voir:
- Cinéma national

Durée/métrage

Les films peuvent également être classés en fonction de leur durée :
- courts métrages : métrage inférieur à 1 600 mètres, soit environ une durée de 59 minutes en 35 mm.
- longs métrages : métrage supérieur à 1 600 mètres, autrement dit tous les films d'une heure et plus. La notion de moyen métrage, utilisée fréquemment pour désigner de longs courts métrages ou des longs métrages ne dépassant pas 75 minutes, ne correspond à aucune dénomination officielle.

Catégories cinématographiques

Le classement par catégorie est un classement par types de films. Il y a autant de catégories qu'il y a de pratiques possibles. Les principales catégories existantes sont :
- pré-cinéma
- Fiction (ou cinéma narratif)
- Documentaire
- Reportage (à l'époque où la télévision travaillait en pellicule)
- Essai cinématographique
- Cinéma expérimental (voir aussi Art vidéo)
- Cinéma amateur
- Cinéma scientifique
- Captation (danse, musique, théâtre…)
- Film publicitaire (ceux qui passent en salles)
- Film institutionnel
- Film X (voir aussi Film pornographique, cette dernière appellation relevant du genre) Voir l'article détaillé : Catégorie cinématographique

Genres cinématographiques

Le classement par genre est un classement thématique. Il y a autant de genres qu'il y a d'univers possibles. Ces genres peuvent être traités par les différentes catégories cinématographiques. Exemples : western, science-fiction, fantastique, comédie, horreur,film policier, thriller, théâtre filmé, film de danse, journal filmé, film abstrait, cinéma corporel, film documentaire.. Les films et séries télévisées de science-fiction par ordre alphabétique (titre français)
Voir l'article détaillé : Genre cinématographique

Techniques cinématographiques

Le cinéma peut être classé selon les techniques utilisées. Exemples : cinéma d'animation, dessin animé, super 8, film de montage, found footage, film à clignotementVoir l'article détaillé : Technique cinématographique

Courants cinématographiques

Le cinéma peut aussi être classé par écoles, mouvements, styles, traitements cinématographiques, ou plus généralement par courants cinématographiques. Exemples : Nouvelle vague, néo-réalisme, underground, Dogma, free cinéma, expressionnisme, Caligarisme, cinéma direct... Voir l'article détaillé : Courant cinématographique

Divers


- Liste de films possédant plusieurs fins

Enjeux culturels et économiques

Bien qu'il ait été rejoint par la musique et dans une moindre mesure par le livre, le cinéma est le premier mode d'expression à s'être présenté à la fois comme une œuvre culturelle et artistique et comme un produit industriel destiné à la consommation de masse. Il a en effet, comme l'a analysé Walter Benjamin, la particularité d'être un art fondamentalement reproductible. Si cela signifie que le concept d'œuvre originale ne peut plus avoir le même sens que par exemple en peinture ou en sculpture, cela implique également qu'il soit possible de le diffuser à grande échelle. Voulant s'éloigner de cet aspect industriel pour s'attacher à faire ressortir l'aspect artistique du cinéma, c'est tout un courant parallèle qui s'est mis en place, depuis l' avant-garde des années 1920, en passant par le cinéma underground américain, et jusqu'au cinéma expérimental tel qu'on le connaît aujourd'hui, dans des problématiques proches de celle de l'art vidéo ou de l'art plastique.

Techniques du cinéma

Glossaire des techniques cinéma

Voir aussi : Technique et grammaire cinématographique du cinéma narratif

Techniques de tournage

La méthode de reproduction est similaire à celle utilisée pour la photographie et repose sur l'impression d'une pellicule cinématographique (procédé argentique) par exposition à la lumière à l'aide d'une caméra. L'impression de mouvement est obtenue en multipliant les prises de vue à intervalles très rapprochés ; initialement de 16 images par seconde, la cadence fut augmentée à 24 i/s avec l'arrivée du cinéma sonore : en effet, la qualité du son (bande passante) dépend de la vitesse de défilement du film. Pour plus de détails, voir l'article Techniques de tournage cinématographique.

Techniques de laboratoire

Le laboratoire est une phase importante de la création d'un film en pellicule. C'est pourquoi certains cinéastes développent eux-même leur films de manière artisanale. Pour plus de détails, voir l'article Techniques de laboratoire cinématographique.

Techniques de montage

Le montage cinéma peut se faire à l'ancienne (aux ciseaux et au scotch) ou en montage virtuel via un ordinateur. Le montage à la colle est utilisé pour la conformation du négatif au labo. Pour plus de détails, voir l'article Techniques de montage cinématographique.

Techniques de projection

Notons que la télévision fonctionnant à 25 i/s pour les systèmes PAL et SECAM (en raison de la fréquence du courant électrique domestique, 50 Hz), les films de cinéma sont légèrement plus courts et les sons légèrement plus aigus lorsqu'ils sont diffusés à la télévision. Le phénomène de la persistance rétinienne permet d'entretenir la perception de la lumière reçue par l'œil lors du masquage du changement de photogramme qui est projeté immobile. L'œil perçoit donc la succession d'images présentées comme une scène se déroulant devant lui, entrecoupée des battements de paupières. L'illusion d'une image en mouvement résulte d'une tendance du cerveau à considérer que des images semblables sont des vues du même objet qui a changé ou s'est déplacé (on appelle ceci l'« effet phi »). Après développement dans des laboratoires spécialisés, on fait défiler la pellicule devant une source de lumière blanche (projecteur) qui reproduit l'image animée (film) sur un support réfléchissant (en général un écran blanc). Pour plus de détails, voir l'article Techniques de projection cinématographique.

Métiers du cinéma

Le cinéma peut être une pratique amateur, artistique, mais il est aussi un corps de métier à part entière. Les principaux postes du cinéma industriel sont :
- scénariste
- réalisateur
- producteur
- acteur(s)
- techniciens
  - opérateurs image
  - opérateurs son
  - décor et costumes
  - post production Voir l'article détaillé : Métiers du cinéma

Étapes de la fabrication d'un film

Les étapes comprennent une ou plusieurs des opérations suivantes (chaque opération étant plus ou moins facultative selon le type de film) :
- scénario
- storyboard
- repérage
- essai caméra
- tournage
  - mise en scène
- laboratoire de cinéma
  - développement
  - intervention sur pellicule
- montage
  - montage traditionnel
  - montage virtuel
- post-production cinéma
  - étalonnage
  - musique
  - générique
  - effets spéciaux
  - tirage
- distribution
- diffusion
  - en salle
  - télévision, dvd…
Voir l'article détaillé : Étapes de la fabrication d'un film

Institutions

Récompenses

Voir l'article détaillé : Récompenses de cinéma

Festivals

Voir l'article détaillé : Festivals de cinéma

Voir aussi

dans Wikipédia


- Wikipédia:Projet/Cinéma
- Comment rédiger une filmographie
- Liste des années de sorties des films
- Liste des catégories de cinémas nationaux
- Liste des revues et magazines de cinéma
  - les Cahiers du cinéma
- Animation
- Bases de données cinématographiques de l'Internet
- Cinéma et vidéo amateurs
- Cinéma expérimental
- Codage audiophonique
- Chronologie du cinéma
- Formats de projection
- Nouvelle vague
- Son numérique
- Technique et grammaire cinématographique
- Théories du cinéma

sur la Toile


- / [http://french.imdb.com Internet Movie DataBase], voir également : Internet Movie Database
- [http://www.allocine.fr AlloCiné], voir également : AlloCiné
- [http://www.tribunes.com/tribune/alliage/22/demb.htm L'invention du Cinéma et L'affaire Le Prince]
- [http://www.cinergon.net Cinergon.net] site de la revue francophone d'esthétique du cinéma et d'analyse de l'image
- [http://cadrage.net Cadrage.net] revue francophone de cinéma
- [http://www.larevueducinema.net/ La Revue du cinéma] Site du journal en ligne, La Revue du Cinéma.
- [http://www.makingofeuropa.net News des films en tournage]
- [http://www.cinematheque.fr/ Site de la cinémathèque française]
- /// [http://www.exprmntl.net Exprmntl.net], encyclopédie générale d'art audiovisuel
- [http://www.festivalscine.com/ Carrefour des festivals]
- [http://www.lumiere.org/ lumiere.org] Le site de participants au forum usenet news:fr.rec.cinema.discussion
- [http://www.institut-lumiere.org/ Le site de l'Institut Lumière et du Musée Lumière à Lyon]
- [http://www.devildead.com/ Devildead, le cinéma fantastique sur DVD]
- [http://www.evil-web.com Evil-Web] Site sur les films d'horreur, gore et fantastique.
-
ja:映画 ko:영화 simple:Movie zh-cn:电影 zh-tw:電影

Bande dessinée

zh-min-nan:Ang-á-oē als:Comic ko:만화 ja:漫画 simple:Comics La bande dessinée (appelée encore par l'acronyme BD, ou bédé) est un art littéraire et graphique (souvent appelé le neuvième art) où une histoire est racontée grâce à des images, des dessins, accompagnés d'un texte (explicatif ou dialogue, il est dans ce dernier cas, dans une bulle ou phylactère). On appelle les amateurs de bande dessinée, des bédéphiles.

Histoire de la bande dessinée

Définition

Avant de faire l'histoire de ce médium, il convient de noter que la « bande dessinée » possède plusieurs définitions croisées qui ne se recoupent pas forcément.
Le nom « bande dessinée » devrait permettre de définir la bande dessinée comme un moyen de raconter des histoires par le biais d'une séquence d'images, mais le mot suggère d'autres notions :
- pour certains une bande dessinée mêle l'image au texte, ce dernier étant présent de manière plus ou moins artificielle (Pour qui la regarde sans familiarité ni complaisance, la bulle de bande dessinée est loin d'offrir une solution gracieuse ou naturelle au problème de l'insertion du texte dans l'image — c'est-à-dire du croisement entre deux régimes de signes fondamentalement différents. Thierry Smolderen : Ceci n'est pas une bulle ! Structures énonciatives du phylactère ) sous forme de récitatifs ou de phylactères (« bulles »). De nombreuses bandes dessinées muettes, comme le très classique « petit roi » de Otto Soglow, contredisent ce principe qui voudrait qu'une bande dessinée soit forcément encombrée de texte. On sait par ailleurs que le phylactère existait avant la bande dessinée, et qu'il était utilisé d'une manière très proche de celle qui a cours en bande dessinée dans les caricatures de la fin du siècle en Grande-Bretagne ou en France
- Pour certains, la bande dessin