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Sexisme ja:性差別
Catégorie:Discrimination
Aperçu
Le sexisme est une forme de discrimination qui repose sur la distinction axiologique, naturelle ou non, de plusieurs genres sexuels ; ce terme recouvre ainsi des traditions, des comportements et des [[idéologies]] qui posent une différence de statut et de dignité entre l'[[homme et la femme. Dans la mesure où le sexisme définit le rapport hiérarchique ou non des deux sexes, c'est une forme de catégoristion sociale, morale, politique, religieuse, philosophique, économique, qui impose des normes de comportements aux deux sexes, et dont les deux sexes peuvent également souffrir.
Différents niveaux du sexisme
On peut définir différents niveaux de sexisme :
#Le fait de penser qu'un genre sexuel est supérieur à un autre.
#Le fait de penser que les hommes et les femmes sont différents par nature, et que ceci doit se refléter fortement dans la société.
La plupart des dictionnaires considèrent ces deux cas comme du sexisme, mais certains considérent qu'il en existe des formes variables et nombreuses. Certaines personnes, en particulier des opposants au féminisme (parfois appelés les masculinistes), soutiennent que seul le premier cas relève du sexisme.
On peut se poser la question de savoir si les dictionnaires comme de nombreux autres instruments éducatifs tels que les encyclopédies ou les manuels scolaires ne sont pas eux-memes sexistes, et si l'histoire ou la littérature ne véhiculeraient pas des valeurs discriminatoires envers les femmes, comme le pensent les féministes et comme il serait en maints endroits démontré.
Ces degrés sont insuffisants pour décrire la variété des convictions personnelles sur cette question complexe. Qu'est-ce qui différencie les sexes ? Y a-t-il des différences autres qu'anatomiques ? Comment gérer ces différences dans la société et dans la sphère individuelle ? Voilà des questions universelles que les cultures différentes ont plus ou moins résolues chacune à sa manière dans le meme sens pour aboutir à la meme conclusion. La plupart des sociétés ont dévolu des rôles fortement différenciés aux hommes et aux femmes, en assignant des fonctions différentes aux femmes et aux hommes. Le concept de sexisme sert ainsi à cerner cette différenciation à tendance inégalitaire qui peut aboutir à la domination d'un sexe sur l'autre, soit de l'homme sur la femme dans la société patriarcale et est utilisé par ses opposants pour mieux la combattre.
Les hommes comme les femmes peuvent être sexistes : (les femmes étant habituées à considérer leur sexe comme inférieur ou comme supérieur) élevés dans une société sexiste, cette vision genrée et hiérarchisée du monde est celle que l'on inculque à tous dès le plus jeune âge.
Le mot sexisme recouvre donc aussi les discriminations qui s'appliquent aux hommes ; comme les genres se définissent l'un par rapport à l'autre, il n'y a pas de sexisme qui ne soit à la fois applicable aux deux sexes. Mais dans la mesure où le sexisme se traduit la plupart du temps par des inégalités au détriment des femmes, il est devenu courant de désigner par ce mot les différences et inégalités subit par les femmes. Il est également utilisé par des hommes conservateurs et traditionalistes s'opposant à l'émancipation des femmes.
Utilisation de ce concept
Le combat contre les idéologies, traditions ou comportements sexistes est à l'origine principalement celui des féministes. Ce combat, l'anti-sexisme, affirme que l'on peut refuser la hiérarchisation des genres et des sexes ; il soutient qu'il existe un droit aux différences individuelles, et remet en question la construction sociale et culturelle de chaque genre, en ce qu'elle peut conduire au sexisme.
Concepts voisins
Le sexisme est souvent rapproché du machisme et de la misogynie (et sont opposés à la misandrie), mais les sens de ces mots diffèrent entre eux.
La misogynie ou la misandrie désignent le mépris ou la haine du sexe opposé ; un misogyne qui ne veut pas fréquenter de femmes personnellement ne peut donc que partager certaines idées sexistes et refuser l'égalité de statut entre femmes et hommes dans la société.
Un "macho" (ou machiste) est un type d'homme entourant les femmes de flatteries et de louanges, ou se comportant avec elles de manière grossière, un flagorneur utilisant à leur égard le levier psychologique de la double contrainte. Il refuse dans le quotidien les tâches traditionnellement attribuées aux femmes, comme le travail domestique, car cela porterait atteinte à l'idée qu'il se fait de sa virilité.
Le sexisme désigne de manière plus générale une conception de la société soutenant que les différences de conditions dans les sociétés traditionnelles sont une constante naturelle et nécessaire résultant des différences empiriques ou d'une différence d'essence entre les hommes et les femmes. De ce point de vue, ces différences empiriques ou cette différence d'essence ont des implications profondes sur les différentes structures de la société, comme la famille, l'entreprise ou l'État.
L'essentialisme
Ce sexisme peut s'appuyer sur une variante de l'essentialisme. L'essentialisme est un terme assez vague qui recouvre les doctrines qui s'attachent à l'étude de l'essence (ce qui fait qu'un être est ce qu'il est), par opposition aux contingences (ce qui est accidentel, dont l'absence ne remet pas en cause la nature de cet être). Une variante de l'essentialisme qui pourrait servir à justifier le sexisme est celle qui soutient que des individus peuvent être définis, compris et évalués en se fondant principalement sur les caractéristiques du genre sexuel auquel ils appartiennent.
- Les genres dans la Grèce antique
L'exemple peut-être le plus typique de l'essentialisme peut être trouvé en Grèce, où la femme est jugée moins parfaite que l'homme ; cette hiérarchie peut être comprise d'après l'idée que les grecs se faisaient de l'être, qui est plein et achevé. La femme, d'après cette idée, est creuse ; elle est une sorte de moindre être, et relativement à l'homme, dans l'échelle des êtres, elle est un être raté (cf. Aristote par exemple). L'homme est au contraire un être accompli et plein. Cette opposition du plein et du vide se retrouve également, selon Luc Brisson (préface au Banquet de Platon) dans les rapports entre hommes faits et jeunes gens. Ce que l'on pourrait appeler le sexisme grec ne recouvre donc pas exactement les catégories sexuelles modernes, mais concerne la formation de quelque genre qu'il soit. Ainsi, lorsqu'un homme épouse une jeune fille, c'est un être imparfait qu'il s'agit pour le mari de former en vue d'accomplir toutes les vertus attachées à l'image de la femme ; Hésiode conseille donc :
:« Épouse une vierge, afin de former son caractère à la sagesse. » (Les Travaux et les Jours, 699)
Le rôle du mari, conformément au genre sexuel auquel il appartient dans la culture grecque, est donc de former la jeune fille qu'il épouse pour développer la sagesse propre à une femme accomplie.
De cette conception, il découle donc plusieurs types de discriminations. Par exemple, lorsqu'Aristote écrit une éthique (Éthique à Nicomaque), il l'écrit en distinguant au sein des êtres humains des vertus spécifiques à des catégories naturelles : hommes, enfants, femmes, esclaves, n'ont pas les mêmes vertus, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas les mêmes capacités, les mêmes devoirs, les mêmes qualités, les mêmes droits, etc. La distinction des genres fait ainsi partie d'une série de discriminations plus large, qui englobe tous les aspects de la vie humaine. Dans les Économiques, il distingue ainsi les genres d'après leurs vertus naturelles et complémentaires, après avoir souligné que l'homme et la femme sont indispensables l'un à l'autre :
:« La nature a crée un sexe fort et un sexe faible, de sorte que l'un soit plus apte à se tenir sur ses gardes à cause de sa tendance à la crainte, et que l'autre en raison de sa virilité soit plus capable de repousser l'agresseur ; que l'un puisse apporter les biens du dehors, que l'autre veille sur ce qui est à la maison [...] » (Livre I, § III., 4)
Le sexisme grec définit tout autant le rôle de femme (bonne épouse), que celui de l'homme (l'homme doit être courageux, trouver beau de se faire massacrer sur un champ de bataille, etc).
Le sexisme moderne
Dans la philosophie moderne, Schopenhauer reprend partiellement la conception antique, mais en y ajoutant une forte dose de misogynie : la femme étant pour lui un être dont la faible constitution justifie qu'elle soit tenue par nature pour inférieure à l'homme : « La femme est un animal aux cheveux longs et aux idées courtes. » Une telle conception se retrouve, avec plus ou moins de virulence, chez plusieurs artistes et philosophes occidentaux. Ainsi, pour Baudelaire, « la femme est un être naturel, c'est-à-dire abominable », jugement qui exprime une opposition entre la nature et l'idéal, la femme étant placée du côté négatif de cette distinction ontologique.
Par ces exemples de l'Antiquité et de l'époque moderne, on voit que l'essentialisme diffère dans ces fondements suivant que l'on considère la nature immanente des êtres (hiérarchie aristotélicienne des êtres humains, et donc des genres), ou leur nature transcendante, au-delà de l'expérience (définissant une sorte de métaphysique des genres sexuelles). Les conséquences ne sont pas les mêmes ; alors que pour Aristote, chaque genre possède des vertus qui lui sont propres, définissant ainsi une hiérarchie qui, si elle fait considérer la femme inférieure à l'homme, n'en fait pas moins concevoir comme vraisemblable et réel que la femme puisse être supérieure à l'homme de quelques manières. En revanche, un durcissement métaphysique des genres, comme on le remarque chez Schopenhauer et Baudelaire, semble conduire inévitablement à une dévalorisation sans nuance de l'autre sexe, jusqu'à lui refuser la qualité d'être humain à part entière.
Une autre conséquence de ce sexisme moderne est qu'il ne peut qu'être honteux pour un individu de posséder des qualités jugées à tort ou à raison exclusif du sexe opposé : il est ainsi jugé infâmant pour un homme d'être efféminé. Au contraire, en Grèce (comme dans bien d'autres sociétés préindustrielles), la catégorisation en genres n'empêche pas une certaine transgression du rapport entre sexe biologique et et sexualité vécue.
Nuances et critiques de l'essentialisme
Contre ce point de vue essentialiste appliqué aux genres sexuels, plusieurs objections ont été formulées. Ces objections portent sur les présupposés métaphysiques de l'essentialisme, présupposés qui ont été progressivement ébranlés par les divers développements de la pensée et de la civilisation modernes occidentales, par exemple dans l'humanisme, les Lumières et chez Kant.
On peut tout d'abord considérer qu'il y a dans cette conception de l'essentialisme un contre-sens, et qu'en toute rigueur l'essentialisme ne peut justifier aucune différence nécessaire entre la femme et l'homme, dans la mesure où ces caractéristiques sont issues non de l'essence mais de l'expérience. En effet, à partir du moment où l'on admet que la femme et l'homme sont également des êtres humains, l'essentialisme pour se maintenir peut soit conclure à l'identité d'essence de tous les êtres humains, en vertu de ce principe métaphysique que l'essence ne se divise pas (principe scolastique repris par Descartes, pour faire comprendre que l'humanité d'un être ne saurait comprendre du plus et du moins, ce qui doit donc s'appliquer en droit à tout être humain), soit, en fin de compte et en contradiction avec la prémisse, refuser à la femme ou à l'homme la qualité d'être humain. La métaphysique occidentale, bien que dominée depuis l'origine par les hommes, serait, selon cette thèse, fondamentalement égalitariste quant à l'essence, et ne feraient aucune distinction réelle entre homme et femme, distinction qui ne vaut pas dans le plan de la métaphysique : de ce point de vue, le concept de genre n'aurait pas de validité.
Les caractéristiques supposées différentes des femmes et des hommes viendraient alors au contraire de la seule existence, par opposition au champ métaphysique. Pourtant, si cette conception suppose une séparation nette entre la masculinité et la féminité, l'expérience quotidienne montre toutefois que ces caractéristiques sont souvent présentes ensemble à des degrés divers dans le même individu. Les cas des hommes efféminés, des femmes masculines ou des transsexuels montrent que les frontières sont souples et que le genre anatomique ne suffit pas pour cerner la personnalité. Néanmoins, l'appel à l'expérience ne peut réfuter l'essentialisme, qui est d'ordre métaphysique, et on conserve souvent de cette manière les catégories sexuelles pour déterminer l'existence sexuelle d'un être humain (qui est dit, comme dans les exemples ci-dessus, efféminé ou masculin). On conserve donc implicitement une hiérarchie des genres sexuels, ou, au minimum, la possibilité essentielle d'une telle échelle de valeurs.
Une autre objection est que, si l'on considère les genres comme des contingences de la nature ou comme des conventions humaines, on ne peut y trouver un identité fondatrice de notre personnalité : l'identité est en effet une relation nécessaire, qui n'admet pas la contingence. C'est pourquoi, depuis Locke, c'est à la conscience que l'on accorde le pouvoir de constituer l'identité de l'être humain, conscience qui permet de déduire des droits et des devoirs. Selon cette conception, on ne peut ainsi fonder en aucune manière les qualités morales et juridiques d'un individu sur son genre sexuel supposé, car il y aurait une contradiction à vouloir caractériser une personne d'après ce qui n'est pas fondamental, et qui ne peut en conséquence fonder aucune valeur. Le genre ne pourrait ainsi pas être une véritable détermination. Il serait alors, du moins dans cette perspective, injustifié de dire qu'un homme est efféminé, ou une femme masculine, car ces qualités accidentelles n'appartiennent essentiellement de ce point de vue à aucun genre, mais seulement à un individu.
Le rejet de la catégorisation des êtres humains par genre devrait également conduire au rejet de l'idée que des valeurs morales, politiques et/ou idéologiques, esthétiques, etc. puissent avoir leur origine essentielle dans une identité sexuelle. Du point de cette conception de l'être humain, les valeurs proprement humaines, si elles existent, seraient infiniment au-dessus de la question de savoir à quel genre on appartient. Ainsi Kant exclut-il du champ juridique, morale et esthétique tout ce qui à trait aux inclinations de notre sensibilité (dans lequel on peut inclure ce que nous appelons aujourd'hui les inclinations sexuelles). Le genre sexuel ne peut donc légitiment fonder aucune politique, aucune valeur morale, etc. De ce point de vue, il n'y a pas, par exemple, de politique spécifiquement masculine ou féminine, et ce que l'on nomme domination dans l'histoire des hommes sur les femmes serait plus une question de fait que de droit ; c'est-à-dire qu'il s'agit d'une question de contingence naturelle ou de conventions reposant sur la force et les intérêts que des classes d'êtres humains ont à dominer d'autres êtres humains, plutôt qu'une question essentialiste ou ontologique de supériorité d'un genre sur l'autre.
Illégalité du sexisme
La discrimination fondée sur le sexe est illégale dans de nombreux pays. Mais même après l'égalité des sexes établie dans la loi ou la constitution, il reste souvent des us et coutumes conférant des "droits" ou des "privilèges" à un genre plutôt qu'à l'autre. Les femmes peuvent paraitre avantagées, notamment en ce qui concerne :
- les obligations militaires ;
- l'âge de la retraite ;
- les droits de rentes ou de garde en cas de divorce.
En fait il n'en est rien, toutes les statistiques relatives à la pauvreté signalent un net désavantage féminin, notament pour celles qui restent seules avec leurs enfants. Il est cependant vrai que celles qui ont la chance d'avoir un emploi correctement rémunéré et de percevoir régulièrement la pension alimentaire voit le départ de l'homme alléger leur charge de travail ménager de 6 heures hebdomadaire. En tel cas les hommes doivent par contre faire face à des besognes dont ils étaient exemptés au foyer.
Les hommes sont nettement avantagés dans l'accès à certaines professions, et plus généralement dans le développement de carrière. Dans ce domaine, la maternité est pour les femmes un handicap, alors que le fait d'être père de famille constitue pour l'homme un atout dans la carrière, notamment pour les cadres supérieurs.
Le BIT préconise une rémunération égale entre les hommes et les femmes (principe A travail égal, salaire égal)
Évolution historique
- Matriarcat et patriarcat
Les sociétés traditionnelles se trouvent être souvent construites sur l'un ou l'autre de ces modèles que sont le matriarcat et le patriarcat, avec une prédominance très nette pour ce dernier. Les parentés matrilinéaires sont en revanche plus fréquentes que le matriarcat, mais, bien que dans ces sociétés à parenté matrilinéaire, les femmes puissent avoir une place plus importante en ce qui concerne par exemple la gestion des biens et la religion, leur pouvoir politique n'en est pas plus important.
Dans une société matriarcale et les sociétés patriarcales à parenté matrilinéaire, ce sont les femmes qui sont au centre de la famille, à différents points de vue, par exemple juridiques (droit de propriété, droit sur les enfants, etc.). On considère qu'un certain nombre de cultures primitives ont été de ce type, peut-être parce que le lien causal entre l'acte sexuel et la procréation n'était pas encore fait. Dans la Chine ancienne, les femmes gardaient le foyer et les enfants, elles étaient donc garantes de la continuité de la famille et de la conservation des biens (sous forme de grains), ce que semble indiquer le caractère chinois pour le nom de famille, qui contient le radical de la femme. Les hommes travaillaient aux champs, souvent loin, et ne revenaient qu'après la récolte. Dans ce pays, on trouve encore quelques ethnies minoritaires dont la structure familiale est matriarcale et où les oncles tiennent lieu de père.
Nous ne connaissons que peu de sociétés qui n'aient pas été de type patriarcal ; la femme y est souvent recluse à la maison (comme en Grèce) et ne peut intervenir directement dans les affaires publiques, bien que le jeu des parentés lui permettent d'exercer quelquefois une certaine influence. Dans la plupart des sociétés traditionnelles que nous connaissons, la femme est considérée comme une propriété et elle est de ce fait l'objet de transactions commerciales.
Les sociétés occidentales ont toutes connu et connaissent encore un régime patriarcal reléguant les femmes à des activités domestiques considérées comme moins nobles que les activités des hommes, inférieures, voire méprisables . Les figures comme celles de la Vierge Marie ou de Jeanne d'Arc, qui ont pu valoriser un idéal de la féminité au Moyen-Âge que seules celles-ci pouvaient atteindre, de même que le jeu des alliances royales, des intrigues de cour et la tenue de salons littéraires ont pu occasionnellement donner à quelques femmes des classes privilégiées quelque très relative et modeste influence sur le cours de l'Histoire ou le développement de la culture. Ces exemples sont pourtant seulement le contrepoint de la tendance principale de ces sociétés, qui était patriarcale, et donc sexiste, et le restent à bien des égards.
- Le XIXème siècle
Après un siècle et demi de relative libéralisation pour les femmes des classes privilégiées, la Révolution se solde par un échec des revendications féminines et le retour à la tradition avec le Code Napoléon. La théorie éducative Rousseauiste (sa Sophie n'est qu'un sous-Emile, et se retrouve infiniment moins instruite que ses aînées du XVIIIème siècle) marque cette régression et le nouvel enfermement des femmes dans la sphère domestique au nom de la Nature. C'est cependant, toujours plus en face d'une Emilie que d'une Sophie qu'Émile va se trouver au XXème siècle. Deux siècles après la Révolution, les Conversations d'Émilie de Madame d'Épinay l'ont largement emporté sur lÉmile de Jean-Jacques Rousseau.
- Au XXème siècle
La place des femmes dans les sociétés modernes est devenue de plus en plus importante au cours du siècle dernier. Les deux guerres mondiales, en particulier, ont eu une influence prépondérante sur cette évolution. Les hommes valides étant au front, elles on dû s'occuper de tout, travailler à l'extérieur dans des domaines qui ne leur étaient pas traditionnellement dévolus, gérer les biens familiaux, jouer un rôle économique déterminant qui leur a fait prendre conscience de leurs capacités, de leur force et de leur importance. Beaucoup d'entre elles, n'acceptant plus d'etre à nouveau confinées dans la seule sphère domestique se sont impliquées dans le vaste mouvement d'émancipation des femmes des années 1950 et 1960, dont le féminisme est une des résultantes.
féminismeCes mouvements d'émancipation ont obtenu des résultats concrets contre le sexisme de la société de l'époque jusqu'à présent, comme le droit de vote, le droit au travail hors de la maison, le droit au divorce ou le droit de choisir le moment de la procréation par le contrôle de leur fécondité grâce à l'accès autorisé aux diverses méthodes de contraception et au droit à l'avortement que la majorité des femmes indépendemment des diverses confessions religieuses considère désormais un droit et un acquis inaliénable.
Aujourd'hui
Outre les sociétés qui ont des structures très fortement marquées par le sexisme et le patriarcat, comme en Inde par exemple, la situation des sociétés modernes est complexe et variable selon les pays. Les pays latins présentent en général un tableau où la position des femmes dans la société est plus différenciée de celle des hommes et les mouvements féministes y ont obtenu moins de succès que dans les sociétés anglo-saxonnes ou germaniques. Il en résulte, dans les pays latins, un écroulement de la natalité, dont le taux en dépit des exortations de l'Eglise catholique est le plus bas du monde.
- Différence salariale et professions "féminines"
Les salaires des femmes sont souvent inférieurs, à poste identique, et l'exercice du pouvoir en entreprise est l'appanage des hommes. Enfin, en politique, les femmes sont nettement moins présentes, sauf dans les pays scandinaves. Ce déséquilibre a donné lieu au concept de parité.
Les professions traditionnellement féminines sont nettement dévalorisées. Les secteurs professionnels traditionnellement masculins ou les femmes ont commencé à entrer massivement au cours du XXème siècle on été peu à peu désertés par les hommes et de fait dévalorisé et par conséquent moins payés avec les années.
Dans nombre de domaines les sociétés occidentales modernes restent sexistes. Un certain nombre de secteurs professionnels ou de professions restent presque exclusivement le domaine d'un sexe ou de l'autre. Dans le monde du travail la disparité reste immense: les possibilités d'emploi sont moindres pour les femmes et la précarité plus grande pour elles, et les femmes doivent s'adapter au modèle masculin et en adopter les valeurs de compétitivité et d'agressivité.
- L'inégalité des sexes dans le travail domestique
Cette disparité existe tout autant dans le monde familial et domestique. Le rapport de l'ONU en vue de la Conférence de Pékin en 1995 a démontré que les femmes sont largement victimes de la "double journée". En moyenne, elles passent un bien plus grand nombre d'heures hebdomadaires que les hommes en travail familial et domestique "invisible" et non rémunéré: en cumulant le travail à l'extérieur et le travail domestique, les femmes travaillent en moyenne 13% de plus que les hommes. La masse mondiale du seul travail domestique féminin, travail gratuit, indispensable au fonctionnement d'une société, représentait, en 1995, 11 milliards de dollars et les 2/3 du seul travail féminin. Les femmes travaillent donc plus et gagnent moins que les hommes. Dans les sociétés post-industrielles occidentales, à la "double journée" vient s'ajouter la "triple présence", puisqu'outre à leur travaile t à leur foyer les femmes doivent se charger des personnes âgées démunies. La tendance de la dernière décénie semble avoir empiré avec le chômage et la précarité.
- Les inégalités dans l'éducation
De nombreux stéréotypes concernant l'éducation des fillettes sont restés le memes durant les dernières décénies et n'ont qu'un peu évolué qu'assez récemment quand au partage des taches domestiques: plus de la moitié des filles de plus de 11 ans y dédient au moins une heure, alors que seulement 30% des garçons n'y en consacrent, et seulement moins d'une demi-heure.
Les jeux électroniques sont davantage offert aux garçons ce qui tend à inculquer une certaine réticence chez les femmes qu'elles deviendront devant les techniques telles que l'informatique par exemple.
- Les inégalités dans les diverses cultures à travers le monde
Dans des pays de culture différente, souvent ceux très attachés à des religions ou des traditions fortes (qui peuvent par exemple légitimer la violence contre l'épouse, ou sa répudiation sans justifications), la lutte anti-sexiste semble avoir eu des résultats bien maigres. Dans d'autres, comme en Extrême-Orient, les moyens de contraception et les techniques modernes d'avortement sont employés pour privilégier la naissance de garçons au détriment des filles, de sorte que commencent à se créer des déséquilibres dans la population.
La réaction sexiste
La réaction sexiste dans le monde contemporain et dans les sociétés occidentales à laquelle on assiste désormais le plus souvent consiste en ceci: désemparés devant un monde qu'il leur est de plus en plus demandé de partager avec l'autre sexe, les hommes, habitués depuis des millénaires à le dominer en y dominant les femmes, tendent de plus en plus fréquemment à s'approprier les revendications féministes et à vouloir parler en leur nom. Prétendant savoir mieux qu'elles ce qu'elles doivent faire pour obtenir leur émancipation, ceci équivaut à leur confisquer la parole, à la leur nier, et à s'approprier la vision du féminin pour la fixer selon leurs normes de façon à dominer l'autre sexe comme auparavant, selon des modalités plus informelles et moins apparantes que les antiques discriminations.
Sexisme envers les hommes
La discrimination des hommes par les femmes est marginale par rapport à l'inverse. Elle est cependant dénoncée, y compris par des femmes, en particulier lorsque les institutions judiciaires des pays occidentaux se prononcent en matière de divorce. Le droit des pères y serait insuffisamment reconnu.
Par ailleurs, certains milieux ultra-féministes affichent parfois leur ambition de compenser l'injustice subie au fil de l'Histoire par les femmes par une discrimination désormais en leur faveur. De façon plus modérée, certaines mesures commencent à être prises pour favoriser la parité hommes-femmes à de nombreux niveaux.
Articles connexes
- Le féminisme ;
- l'association Chiennes de garde ;
- le langage sexiste ;
- les blagues sexistes ;
- le publisexisme (publicité sexiste) ;
- le matriarcat ;
- le patriarcat.
Littérature et sexisme
- Textes :
- Satire contre les femmes (Sémonide d'Amorgos)
- Une satire de Boileau
Lien externe
- [http://www.un.org/News/fr-press/docs/2004/CS8230.doc.htm/ ONU : violences faites aux femmes dans les guerres]
DiscriminationSocialement, la discrimination consiste à distinguer un groupe de personnes des autres, et à lui appliquer un traitement spécifique, sans lien objectif avec le critère qui sert à distinguer le groupe.
La discrimination a d'abord été identifiée comme une réduction arbitraire des droits, contraire à l'égalité en droit, et induisant une dévalorisation de ce groupe d'humains.
Mais une fois une discrimination « négative » objectivement observée, il est parfois mis en avant la nécessité d'une action de rééquilibrage sous forme d'une discrimination positive.
En théorie économique, la discrimination désigne l'action d'un agent qui module son offre (de travail, de bien) en fonction des caractéristiques connues ou supposées des autres agents. Le cas le plus courant est celui de la discrimination par les prix.
Définition
La discrimination suppose deux éléments
- un traitement particulier
- une absence de justification de ce traitement particulier
Ainsi, il semble bien clair que par exemple les congés de maternité constituent un traitement particulier, mais que ces avantages ne sont pas discriminatoires parce qu'ils sont adaptés à la situation.
Mais le consensus social n'est qu'un indicateur, à la fiabilité insuffisante. Ce qui, ici et aujourd'hui, n'est conçu que comme une distinction normale, pourra en un autre temps ou un autre lieu constituer une discrimination insupportable ; or toute société est construite par et pour l'identification de situations particulières, relevant de traitements appropriés : avantages fiscaux censés compenser une servitude ou un handicap, contraintes sociales censées compenser un avantage, sanction d'un comportement jugé coupable, etc.
L'âge est un bon exemple de critère utile et pratique, tantôt consensuel (âge minimum pour participer à la vie publique, par exemple), tantôt vécu comme discriminatoire (par exemple l'âge pouvant devenir un motif de rejet par les employeurs, nonobstant les éléments objectifs du C.V.).
Critères discriminatoires et domaines de discrimination
Les critères possibles pour distinguer des personnes sont infinis : physiques, physiologiques, sociaux, religieux, vestimentaires, pratiques sexuelles, opinions, langage, origines familiales ou géographiques, etc.
Les domaines concernés peuvent également être infinis : activités sociales (entrée dans un établissement de loisirs, etc. ), activités économiques (professions réservées, interdites ou obligatoires), activités politiques (droit de vote ou non), etc.
Selon le critère utilisé, et parfois selon le domaine, la discrimination porte un nom spécifique.
Principales discriminations
- le sexisme (voir aussi les discriminations sexuelles)
- l'âge. Les discriminations portant sur l'âge sont particulièrement réprimées aux États-Unis, en particulier en matière d'embauche. Par ailleurs, l'âge constitue un critère social déterminant dans la vie publique (droit de vote, accès aux fonctions électives, conscription, retraite, etc.), pourtant rarement considéré comme discriminatoire.
- l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie ou la transphobie, l'hétérophobie sont des discriminations liées aux préférences sexuelles des uns et des autres.
- hétérophobie
hétérophobie
- le racisme et les rejets liés à la couleur de la peau, ainsi qu'aux moeurs, culture, langue de l'ethnie ou de la nationalité considérée (francophobie par exemple).
- la xénophobie, une discrimination en fonction de la nation, et toutes ses variantes géographique, en fonction du lieu de résidence, état, ville, quartier...
- discriminations liées aux opinions religieuses : ces discriminations ne sont pas toujours désignées par des termes précis. De nouveaux termes, comme l'islamophobie, ont émergé récemment pour qualifier ces discriminations. Ils se cherchent encore une définition claire et sont combattus par ceux qui y voient une démarche de stigmatisation de l'anticléricalisme. Il faut noter que si des termes plus anciens comme judéophobie ou antisémitisme sont plus consensuels, ils décrivent moins un rejet de la religion israélite que la haine des juifs en tant que peuple.
- le simple aspect physique des personnes provoque des réactions discriminantes dans la vie en société et dans le cadre professionnel, comme dans les cas du handicap (on parle parfois d'handiphobie), de l'obésité et parfois même de la calvitie.
- le mode de vie, comme les discriminations contre les populations non sédentaires dans les sociétés sédentaires.
- discrimination liées a l'obscurantisme, certaines croyances tel que la graphologie ou l'astrologie peuvent créer de nouvelles discrimination selon leurs critères farfelus.
- discriminations liées à la richesse ou à la pauvreté.
Les discriminations raciales institutionalisées
La ségrégation issue de l'esclavage des peuples noirs d'Afrique sévit encore aux États-Unis d'Amérique, malgré l'abolition des lois officielles. La discrimination positive est cependant souvent utilisée pour tenter de contrebalancer cette ségrégation.
Voir aussi : Rosa Parks.
L'apartheid a fait partie des lois d'Afrique du Sud pendant environ un demi-siècle.
Dans de nombreuses cultures du monde, les discriminations raciale et religieuse, sont encore, sinon institutionalisées, du moins très présentes dans les us et coutumes.
La lutte contre les discriminations
La lutte contre une discrimination commence par son identification comme telle. C'est relativement facile lorsque la discrimination est explicite, inscrite dans la loi et la jurisprudence, et que son caractére injustifié est bien apparent. C'est beaucoup plus difficile lorsque la discrimination est une simple habitude sociale généralisée : il n'est pas possible de vivre sans faire de discrimination, le problème devient social lorsque tout le monde ou presque applique le même comportement discriminatoire, ce qui ne laisse plus la moindre chance à la population concernée. A la limite, lorsque le consensus est total, la discrimination est maximale et totalement invisible.
Traitement légal
En France, les propos et insultes discriminatoires constituent des délits et sont punis par la loi. Cela n'est pas forcément le cas dans certains autres pays où les propos (mais non les actes) discriminatoires peuvent être légaux, soit parce qu'ils sont la norme locale, soit au nom de la liberté d'expression.
Une Haute Autorité de Lutte contre les Dicriminations et pour l'Egalité a été institué en france par la Loi n° 2004-1486 du 30 novembre 2004.
Voir aussi
- sélection
- discrimination positive
- apartheid (en Afrique du Sud)
- phobie
- burakumin (au Japon)
- intouchables (en Inde)
- Sexisme
Catégorie:Discrimination
Lien externe
http://www.halde.fr/ Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité
ja:差別
Axiologique
Catégorie:Philosophie
Catégorie:Gestion de projet
Axiologie (du grec : axia, valeur, qualité) désigne la science de la qualité
Cette appellation a été utilisée pour la première fois en 1985 par Didier Hallépée dans un colloque tenu au Cnit sur la qualité en informatique.
La qualité représente l'aptitude d'un ensemble de caractéristiques intrinsèques à satisfaire les besoins exprimés ou potentiels des utilisateurs. L'axiologie est la science qui permet de définir, modéliser, mettre en place et contrôler les processus permettant de satisfaire à ces exigences.
Née pour l'informatique, l'axiologie est utilisée dans l'ensemble des activités de production et de services.
Ce mot est également utilisé en philosophie pour désigner la science des valeurs, la théorie des valeurs morales.
Note: L'Axiologie cherche à établir une hiérarchie entres les valeurs.
Bibliographie
- Cécile Babin : Le discours de l'axiologie romanesque, thèse (Ph.D.), Université Laval, 1995
- Didier Hallépée : Axiologie : la maîtrise de la qualité informatique, Paris : L'Impensé Radical, 1985
- Didier Hallépée : Cindynique et Axiologie, les piliers de l'informatique de demain, Paris : Editions Soliec, janvier 1990
- Marchetti Adriano : Axiologie et poésie chez Léon Bloy, Léon Bloy au tournant du siècle, textes réunis et présentés par Pierre Glaudes, Toulouse, Presses universitaires de Toulouse-Mirail, 1992, p. 269-284
Genre
- En grammaire et en linguistique, le genre est un trait grammatical permettant de répartir certaines classes lexicales en un nombre fermé de catégories répondant très vaguement à des critères liés au sexe, pour les mots représentants des animés.
- En biologie, le genre est une classe au-dessus de l'espèce, c'est-à-dire une classe dont l'une des parties est l'extension d'une espèce.
- En sciences sociales et en médecine, le concept de genre a été créé pour faire références aux différences non biologiques (psychologiques, mentaux, sociales, économiques, démographiques, politiques…) distinguant les hommes et les femmes.
- En mathématiques, genre prend quelques significations différentes, mais reliées.
- Le mot genre permet de définir l'appartenance à un style ou a un mouvement : c'est par exemple le cas pour :
- le genre musical d'un morceau
- le genre cinématographique d'un film
- le genre théâtral
- les genres littéraires
Tradition
- Une tradition est, en sociologie, une coutume ou une habitude qui est mémorisée et transmise de génération en génération, à l'origine sans besoin d'un système écrit. Les outils pour aider à ce processus inclus des éléments de poésie comme la rime et l'allitération. Des histoires sont bâties pour une ritualisation de la pensée autour d'une manière de faire et de ses accessoires, désormais fortement relayées par la publicité et les lois.
- Le Traditionnalisme est, au mieux, le désir de protéger des traditions utiles ou intéressantes et, au pire, le refus de vouloir (se) remettre en question. Le terme correspond quelquefois à l'orthodoxie et au chauvinisme, lorsque la nostalgie devient excessive et que la situation a perdu sa légitimité.
- Dans le catholicisme, la Tradition (avec majuscule) est la révélation continue, par le Saint-Esprit, de la Parole de Dieu à son Église. Le texte biblique n'est qu'un moment, certes privilégié, de la Tradition. Cette idée s'oppose diamétralement au sola scriptura de la Réforme protestante.
- On parle de Tradition Occidentale en général pour évoquer les traditions ésotériques ayant des liens avec le Judaïsme, le Christianisme, l'Islam, la pensée des philosophes de l'antiquité, etc. comme la Rose-Croix et la Franc-Maçonnerie. Mais cette pensée occidentale a elle-même été considérablement influencée par l'orient, ainsi que l'a montré H.-P. Blavatsky.
- A l'opposé, on parle de Tradition Orientale en général pour désigner les courants ésotériques du boudhisme, de l'hindouisme, du taoisme, etc.
Voir aussi
- Conservatisme
- Temps immémorial
- Rite
-
Catégorie:Doctrine chrétienne
Catégorie:Sociologie
Danse traditionnelle
Hiérarchique
Le concept de hiérarchie (tiré du vocable grec « direction par les prêtres ») s'applique à plusieurs domaines, physiques ou moraux. Il traduit le classement, par des prêtres (ou personnes ayant une autorité) de plusieurs éléments, sur une échelle établie selon certains critères, attribuant à certains d'entre eux une supériorité sur d'autres (ex: des faits médiatiques choisis parmi des milliers d'autres et qui font dans la hiérarchie, la une des journaux, alors que d'autres événements peuvent être relativement plus importants, mais la hiérarchie médiatique choisit ce qui est à montrer ou pas).
En Anthropologie, et notamment en Anthropologie politique, la hiérarchie est l'échelle des différences de pouvoir, statut, richesse, etc.
- entre les individus à l'intérieur d'une entité sociale (par exemple hiérarchie interne d'une entreprise : voire organisation)
- ou entre tel et tel segment de population de la société, notion historiquement issue du concept de classe sociale (et résultant d'une définition scientifique différente)
- définition du dictionnaire: Oganisation d'un groupe, d'un ensemble telle que chacun de ses éléments se trouve subordonné à celui qu'il suit.
Voir aussi
- Anthropologie politique
- Autorité
- Pouvoir
Catégorie:Anthropologie
Catégorie:Philosophie politique
ja:ヒエラルキー
simple:Power structure
Masculinisme - Ce mot peut désigner l'ensemble des théories et mouvements sexistes visant à défendre des privilèges masculins dans la société, au détriment des droits des femmes. Forme d'antiféminisme, il considère les femmes et/ou les féministes comme la source des problèmes masculins (notamment relativement au taux de suicide plus élevé pour les hommes et, l'attribution plus fréquente de la garde des enfants à la mère dans les procédures de divorce). Dans cette acception, le masculinisme demande un retour aux valeurs dites "traditionnelles" et la suppression des mouvements féministes, il prône généralement une différenciation sexuelle forte.
- Il peut aussi désigner l'ensemble des théories et mouvements antisexistes.
Les sexistes pro-femmes font souvent un amalgame entre ces deux définitions afin de faire croire que les antisexistes sont en fait des sexistes.
En France, la notion et le terme de masculinisme sont introduits par Michèle Le Doeuff 1989 : «Pour nommer ce particularisme qui non seulement n’envisage que l’histoire ou la vie sociale des hommes, mais encore double cette limitation d’une affirmation (il n’y a qu’eux qui comptent et leur point de vue), j’ai formé le terme de "masculinisme".»
Liens internes
- Hominisme
- Antiféminisme
- Sexisme
Liens externes
- [http://sisyphe.org/rubrique.php3?id_rubrique=80 Masculinisme en débat]
- [http://www.la-cause-des-hommes.com La cause des hommes]
Catégorie:Terminologie Catégorie:Homme
Machisme
Le machisme, avec ses dérivés « machiste » et « macho », est un mot qui évoque une masculinité mise en avant de façon excessive. Ce terme vient de l’espagnol macho, qui signifie « mâle » ou « viril » et qui est dans ce sens surtout appliqué aux animaux. En espagnol macho peut parfois avoir le sens de « courageux » ou de « valeureux », mais machista a rarement une connotation aussi positive.
sens lié à un monde latin
En tant qu’attitude, le machisme désigne une idée particulière de la virilité que l’on pousse à l’extrême. La plupart des machistes professent des idées conservatrices. En général, ils refusent à la femme le droit de travailler, de participer à des réunions sportives, ou de remplir dans la société des rôles traditionnellement dévolus aux hommes. Beaucoup de machistes croient aussi qu’ils ont le droit en tant qu’hommes de chercher des aventures en dehors du mariage, tandis que les femmes doivent rester fidèles. Les machistes estiment que les femmes ont été créées pour rester à la maison et jouer le rôle de mères et d’épouses. Ils croient donc fermement à la supériorité des hommes sur les femmes.
Il arrive que des actes de violence domestique soient commis contre des femmes par des hommes qui se considèrent supérieurs à elles, et de ce fait considèrent qu’une telle violence est appropriée et légitime.
Le terme espagnol le plus commun pour une femme qui fait montre d’une fierté féminine exagérée est feminista (comme dans « féministe »), bien que quelques hispanophones préfèrent l'équivalent féminin de macho : hembra ("la femme" en espagnol), comme dans « Yo soy muy macho, pero tu eres muy hembra » (je suis très macho, mais tu es très hembra). Aujourd'hui feminista aussi bien que hembra sont largement employés dans l'espagnol moderne.
situation dans les diverses cultures
Le machisme, bien sûr, n'est pas une particularité culturelle hispanique. On en rencontre une expression également en Italie. Selon le pays, les machistes sont regardés avec respect ou avec mépris. Au Mexique, beaucoup d'hommes considèrent comme un honneur de mériter une telle appellation. L'acteur mexicain Andrés García a longtemps été cité comme un exemple typique du machiste de son pays. Au Pérou, la présentatrice de télévision Laura Bozzo, dans l’émission Laura en América, consacre une grande partie de ses émissions à montrer des machistes et à leur faire la leçon.
Dans de nombreuses cultures, de l'Espagne à la Corée en passant par le monde musulman, le machisme est admis et même bien vu. En 2004, le gouvernement et les médias espagnols ont entrepris de s’attaquer au concept même du machisme, lui attribuant directement la recrudescence des crimes domestiques commis par des hommes contre leurs propres femmes ou leurs compagnes.
Voir aussi
- hominisme, article connexe, acception notamment en France
Catégorie:Homme
Misandrie
Catégorie:Discrimination
La misandrie est un sentiment d'aversion pour les hommes en général, ou une doctrine professant l'infériorité des hommes par rapport aux femmes. Elle peut être, indifféremment, le fait d'une femme ou d'un homme.
Doctrines misandres
Céline Renooz (1840-1928). D'origine belge, influencée par les théories matriarcales de Bachofen, elle publia en 1897 Psychologie comparée de l'homme et de la femme. Elle y affirmait la supériorité naturelle et morale de la femme : le principe féminin est spirituel, guidé par des sentiments et des intuitions élevés, alors que le principe masculin, uniquement sensuel, est esclave de ses pulsions. Dès lors, il appartient aux femmes de diriger l'humanité pour la sauver. Pendant la première guerre mondiale, elle créa l'Action des femmes, association qui accueillit ses disciples, en nombre non négligeable. Leurs revendications politiques étaient marquées par la plus grande méfiance à l'égard des hommes : primat du droit maternel sur les enfants, création d'une deuxième chambre de députés, exclusivement féminine, et d'une Cour suprême des Mères, pour contrebalancer la SDN. Ces deux dernières revendications peuvent être considérées comme inaugurant l'idée d'un séparatisme des sexes.
Madeleine Pelletier (1874-1939), une figure du radical-féminisme en France pendant le premier tiers du vingtième siècle, publia en 1933 son autobiographie romancée, La femme vierge. Bien avant cet ouvrage, elle avait pris position contre le mariage, contre l'union libre, et, plus surprenant, pour la virginité militante. Pour des raisons liées à l'éducation reçue, elle était rebutée par la sexualité, en laquelle elle voyait beaucoup une obsession masculine. Mais, au plan théorique, elle justifait son choix par le besoin de mettre en accord vie privée et démarche politique. Pour elle, vivre chaste représentait la possibilité d'être libre tout de suite, dans une société dominée par les hommes. A l'inverse, les femmes qui avaient commerce avec les hommes se souillaient et confirmaient leur dépendance. Si Madeleine Pelletier eut en France quelques suiveuses, le mouvement pour la chasteté eut un succès plus grand en Angleterre, où certaines féministes craignaient que l'évolution des moeurs sexuelles ne favorise un plus grand contrôle de la part des hommes.
L'américaine Valérie Solanas publia en 1967 Scum manifesto (Association pour tailler les hommes en pièces). Ce court texte est un réquisitoire violent et sans nuance aucune contre les hommes, considérés comme porteurs de toutes les tares et responsables de tous les maux dont souffre l'humanité. Non-revendiqué par les féministes ultérieures, il trouve encore des adeptes sur le web.
Formes modernes de la misandrie
Depuis les années 80, des hommes et des femmes d'origines diverses dénoncent, dans les sociétés développées, des aspects qu'ils considèrent comme misandres. Ce sont des pères divorcés, des hommes se prétendant victimes de violence, des auteurs comme Elisabeth Badinter, des militants hoministes, des sociologues, etc. Ils stigmatisent entre autres :
- la préférence quasi-systématique donnée par les juridictions aux mères pour la résidence des enfants, en cas de divorce ou séparation ;
- la surestimation des violences faites aux femmes par des hommes, la négation ou la sous-estimation des violences faites aux hommes par des femmes (en particulier dans le domaine de la violence conjugale) ;
- la présentation négative des hommes faite par les médias (violents, violeurs, parasites, etc.)
- la mise en place par les institutions nationales, internationales et certaines ONG d'organismes voués à la défense des droits des femmes, alors que rien d'équivalent n'existe pour les hommes, et que les associations masculines sont rarement subventionnées ;
- dans le domaine scolaire, l'absence de recherches et d'actions par rapport à la sous-performance scolaire des garçons, qui contraste avec la poursuite de recherches et d'actions en faveur de l'amélioration de la performance des filles.
Ces thèses sont contestées par la majeure partie des mouvements féministes, auxquels ces arguments apparaissent pour la plupart caducs.
Bibliographie
Christine Bard. Les filles de Marianne. Histoire des féminismes 1914-1940. Paris, Fayard, 1995
Elisabeth Badinter. Fausse route. Odile jacob, Paris, 2003
Yvon Dallaire. Homme et fier de l'être. Option santé, Québec, 2001
Georges Dupuy. Coupable d'être un homme. VLB, Montréal, 2000
Patrick Guillot. La cause des hommes. Option santé, Québec, 2005 (pour la France : Viamédias, Paris, 2005)
Voir aussi
- Sexisme et Discrimination sexuelle
- Misogynie
- Féminisme
- Masculinisme
- Hominisme
Liens externes
[http://www.1libertaire.free.fr/fm-scum.html texte de Scum manifesto]
[http://www.la-cause-des-hommes.com La cause des hommes]
Double contrainte
Catégorie:Psychologie
On nomme double contrainte (en anglais Double-bind, terme parfois incorrectement utilisé en français en tant qu'anglicisme) une injonction paradoxale consistant en une paire d'ordres explicites ou implicites intimé à quelqu'un qui ne peut en satisfaire un sans violer l'autre.
Cette notion s'applique dans le domaine des théories de la communication. Elle fut mise en évidence en 1956 par Gregory_Bateson et ses collaborateurs psychiatres. En fait, on veut décrire par cette notion un phénomène inter-humain fréquent, qui peut mener dans les cas extrêmes à la destruction ou à un blocage de la communication.
Sa principale caractéristique est que le message transmis contient en lui-même sa propre négation. Un cas banal est celui où l'on dit à quelqu'un : « Soyez spontané ! ». Mais il existe d'autres exemples de double contrainte autrement plus contraignants, et les destinataires de tels messages peuvent se retrouver dans une situation relationnelle intenable, sans issue, aboutissant même au désarroi.
Cette situation donne naissance à une volonté de fuite. Lorsque cette fuite n'est pas possible au sens propre du termes (par exemple si l'on est économiquement ou socialement dépendant de la personne intimant l'un des deux ordres), la fuite peut avoir lieu dans un certain nombre de névroses ou de psychoses, parmi lesquelles la schizophrénie. Le mécanisme été étudié pour la première fois en 1950 par l’école de Palo-Alto.
Au cinéma
Psychose (Alfred Hitchcock)
Le jeune Norman Bates, incarné par Anthony Perkins, est pris de sentiment partagés entre sa « mère » dont les ordres sont de ne pas fréquenter de jeunes femmes inconnues et son attirance pour Janet Leigh lui font « résoudre » le problème par le meurtre de la jeune femme. On apprendra à la fin du film, entre autres choses, que cet assassinat n'était pas le premier.
2001, l'odyssée de l'espace (Clarke, Kubrick)
L'écrivain Arthur C. Clarke a construit l'un des ressorts dramatiques de 2001, l'odyssée de l'espace sur le fait qu'une intelligence artificielle n'avait pas de raison particulière d'être moins vulnérable qu'une autre aux effets névrogènes de la double contrainte : l'ordinateur HAL s'est vu signifier par la direction scientifique de la mission de coopérer totalement avec l'équipage dans le même temps que les autorités militaires lui ont ordonné de lui cacher jusqu'à Jupiter la vraie raison de la mission. Troublé, il essaie d'y faire allusion à l'un des astronautes pour se confier, puis invente une panne imaginaire pour détourner le sujet de la conversation. La panne détectée comme n'existant pas, HAL échappe à la double contrainte en essayant de tuer l'équipage, seule façon de répondre aux deux ordres une fois ce mauvais moment passé.
Ailleurs...
Paradoxes et double contrainte (double bind)
Dans le vocabulaire commun, ce qui est paradoxal est défini comme ce qui est contraire à l'opinion commune, ce qui est bizarre, inconcevable, incompréhensible, ce qui heurte la raison, le bon sens ou la logique. En d'autres termes, le paradoxe naît de la rencontre des mondes qu'on a l'habitude de dissocier, de la superposition ou de la confusion des différents et des distincts.
La façon simple d'aborder le paradoxe est la recherche de l'identité des différents où, selon l'expression populaire, "plus ça change, plus c'est pareil". Pour lever ce paradoxe de ce qui est à la fois changement et constance, il suffit de rapporter le changement à une variation quantitative du type "plus ou moins de la même chose" à l'intérieur d'un cadre ou d'une structure et la constance à une structure, une forme ou une configuration dans laquelle procède cette variation quantitative, comme les cercles concentriques s'agrandissant de l'onde de choc lorsqu'un caillou tombe sur une surface d'eau dormante. La collision, le télescopage et la confusion du type " à fa fois...et" des mondes séparés (la quantité et la forme dans ce cas) conduit à ce genre de paradoxe. L'identité se rapporte à la forme ou à la structure, tandis que les différences ou les égalités concernent la quantité.
Les gravures d'Escher sont de bonnes illustrations de ce type de paradoxe. Sur une, on peut voir tantôt une vieille femme pauvre et laide et tantôt une jeune femme riche et belle, dans l'oscillation cybernétique d'une "Gestalt" figure/fond. Des mêmes éléments picturaux servent à la fois à la figure et au fond. Sur une autre gravure, on peut voir tantôt un vol d'oiseaux blancs dans un sens et tantôt un vol d'oiseaux noirs dans l'autre sens. Sur un troisième on peut voir, du même tableau, deux paysages différents. Tout le monde connaît cette figure d'où on peut voir deux têtes se faisant face ou un vase, dans une alternance figure/fond.
Ce genre de paradoxe de l' "identité des différents" qui dit que ce qui est différent soit pareil est la base d'aimables plaisanteries et des jeux de mots. Il est source de l'humour où le "mot de la fin" ou la chute" oblige de revoir toute la séquence qui prend une toute nouvelle signification et de la créativité, comme l'ampoule électrique d'Edison où l'absurdité est levée en faisant le vide autour du filament incandescent; de même que le paradoxe de l'identité des différents est levé en introduisant les niveaux distincts de la quantité et de la forme. Dans cette lignée, on peut introduire le paradoxe de l'identité qui assure à la fois l'identique (idem ) et le différent (ipse ) dans l'association-dissociation avec un modèle. Ce paradoxe a été déjà en cours dans le désir chez Freud et levé par René Girard avec le "désir mimétique", à propos du "modèle-obstacle". L’identification est plutôt une différenciation pour former le "soi" ou "moi" (ipse) individuel différent des autres tout en étant semblable.
Watzlawick, Beavin et Jackson (1972, pp. 189-232) ont dégagé trois types de paradoxes pour éclaircir le sujet de l’ésotérisme et de l'exotisme de la logique formelle et des jeux intellectuels à la lumière des interactions humaines qui se laissent prendre souvent dans le dédale des sentiers pervers.
# Les paradoxes logico-mathématiques de la logique formelle en métamathématique ou la mathématique des mathématiques, c'est-à-dire la logique qui se penche sur les logiques des raisonnements et des opérations mathématiques. Cette logique formelle manque la temporalité et la relativité humaines qui énonceraient le paradoxe du Crétois de ces façons: "Tous les Crétois mentent de temps en temps", "je suis Crétois" et "Certains Crétois mentent, je suis Crétois".
# Les définitions paradoxales de l'autoréférence ou de l'autoréflexivité (comme la gravure de Escher représentant "la main qui dessine la main") dont la plus célèbre est celle-ci: "Je suis menteur" qui produit une oscillation en oui-non-oui du même type que celle du paradoxe du Crétois. En effet, si je suis menteur, alors mon assertion est fausse. Si mon assertion est fausse, alors je dis vrai. Si je dis vrai, alors je suis un menteur. Pour résoudre ce type de paradoxe, la typologie logique des niveaux est sans effet. Mais, au de-là de la logique formelle et dans le contexte humain de l'interaction entre locuteurs et la temporalité humaine où "je mens parfois", cette affirmation "je mens" est nécessairement une métacommunication sur une communication nécessairement antérieure ou postérieure. En d'autres termes, l'expression "je mens" est un commentaire sur les expressions antérieures ou postérieures et leur donne sens, ce qui ramène cette définition paradoxale au paradoxe du Crétois.
# Les paradoxes pragmatiques. sont le genre de paradoxe qui exige un pouvoir, une autorité ou une contrainte où un ordre est donné auquel on ne peut obéir qu'en désobéissant à l'exemple de ces deux panneaux de signalisation routière mis ensemble sur un même poteau à un carrefour, certainement par inadvertance. Un panneau ordonne un "arrêt" et l'autre porte l'ordre "arrêt interdit". Ces deux panneaux, dans l'unité de lieu et de temps et au même niveau de la langue constituée de mots écrits, sont plutôt une contradiction ou antinomie qu'un véritable paradoxe. C'est bien plus un dilemme où le conducteur est pénalisé s'il s'arrête et pénalisé s'il ne s'arrête pas face à un policier zélé. Une contradiction est une paire de propositions, de termes ou de systèmes opposés ou de sens contraire et obligatoirement du même niveau de type logique, de contrainte ou de réalité. L'opposition ou la contradiction des forces newtoniennes active et réactive est correcte, puisque ces forces sont à un même niveau de type logique ou ordre de réalité physique de matière et d'énergie. L'opposition ou la contradiction des propositions contraires situées aux niveaux de message et de métamessage est inexacte; elle est plutôt une injonction paradoxale.
L'injonction paradoxale est mieux illustrée par l'ordre "sois spontané(e)", souvent utilisé par Paul Watzlawick comme exemple, où devenant spontané en obéissant à un ordre, l'individu ne peut pas être spontané. Dès qu'on étudie et manipule le paradoxe dans les contextes humains de l'interaction, ce paradoxe cesse de n'être qu'un jeu intellectuel et une fascination de l'esprit pour devenir un sujet d'une importance pragmatique considérable pour la santé mentale des actants, des individus, des familles, des sociétés ou des nations. Dans une situation d'indécidabilité, le dilemme est une nécessité de choisir, tandis que l'injonction paradoxale est une obligation de choisir.
Comme les trois mousquetaires sont quatre, à ces trois types de paradoxe Wilden ("Structure et système", 1972, 1980, 1983) a introduit un quatrième, dans les contextes humains, qui est le paradoxe existentiel. La double contrainte est de l'ordre de ces paradoxes existentiels. Pour Bateson, la schizophrénie n'est qu'une illustration de ce phénomène de l'interaction humaine continue, d'une portée très grande, des individus aux nations.
# Les paradoxes existentiels impliquent un contexte humain, une temporalité humaine - contrairement aux séquences pures et fictives de la logique formelle qui ne se préoccupent que de l'aspect intemporel des paradigmes - et des interactions humaines. Ils nécessitent une interaction d'actants dans laquelle le sens "subjectif" - l'orientation, la pertinence, la signification et la valeur - a plus d'importance que le sens "objectif". Le paradoxe existentiel est d'un genre essentiellement différent du paradoxe logico-mathématique. C'est un ordre auquel on ne peut ni obéir ni désobéir.
Dans la théorie de la schizophrénie de Bateson, les injonctions paradoxales constituent de tels ordres. Formulés par l'Autre (l'autorité, le pouvoir ou quelque principe intériorisé capable de mettre en jeu la survie, le développement, le confort et la sécurité) dans un milieu familial où règne une communication pathologique Ces injonctions paradoxales visent une "victime émissaire", le membre "schizophrénique" du système et le forcent éventuellement à s'enfermer dans une double contrainte typiquement "schizophrénique": tenter de ne pas communiquer. Ce qui est impossible, puisque le "charabia" du "schizophérénien", le retrait ou le silence verbal ou postural même est une communication. De même que le déni de communication soit encore une communication. Les injonctions paradoxales et les doubles contraintes sont des phénomènes assez courants et dépassent le cadre individuel du comportement humain pour entrer dans le comportement économique et social, des individus aux nations. Les totalitarismes secrètent quantité de doubles contraintes qui sont hors de notre propos. Il suffit d'évoquer, pour couvrir le sujet, que les dictatures imposent toujours des injonctions paradoxales du type de "sois spontané(e)" où il ne suffit pas assez de supporter ou de tolérer cette dictature, mais encore il faut la vouloir.
À partir de l'analyse des films qu'il a pris à Bali, Bateson raconte qu'une mère manifeste par des mots d'amour de la langue un rapprochement tout en adoptant en même temps une conduite d'éloignement ou d'évitement par les langages corporels proxémique (distance et durée) et kinésique. (geste, mimique, mouvement et posture) . L'enfant ne sait pas et ne peut savoir ce que sa mère EXIGE de lui. Il est condamné à osciller entre ces deux exigences contraires auxquelles il ne peut répondre en même temps et ne peut commenter ou discuter. L'enfant est condamné à osciller entre deux réponses d'approche et d'évitement. Quelque soit la réponse qu'il adopte, il est puni et reçoit l'ordre de changer de réponse et d'adopter l'autre.
Quand on doit affronter un paradoxe dont le sens général est qu'on ne peut ni obéir ni désobéir, quand on ne peut ni commenter, discuter ou métacommuniquer ni alterner les réponses en fractionnant les injonctions qui se disqualifient mutuellement, on est condamner à entrer dans une suite sans fin d'oscillations entre un choix et le choix contraire. Il arrive que, par mégarde, on donne une telle injonction paradoxale à un ordinateur qui ne peut ni exécuter cet ordre ni ne pas l'exécuter. Mais il peut toujours "métacommuniquer", c'est-à-dire commenter cet ordre en affichant à l'écran ceci: " erreur de syntaxe". Dans ce cas, l'injonction paradoxale n'est pas une double contrainte.
En suivant la conception de Bateson, la configuration de la double contrainte peut être ainsi schématisée:
#À la base se trouve une paire d’injonctions paradoxales. Ce qui signifie, entre autres, que le message reçu contient des éléments contradictoires et que ce message est un ordre. Dans l'interaction humaine, l'ordre est au niveau du métamessage où le message et le métamessage se disqualifient mutuellement. Le "double bind" correspond à une situation sociale ou interpersonnelle d'inégalité ou de domination/subordination.
#En dépit de son caractère social ou interpersonnel, le "double bind" ne suppose pas nécessairement la présence physique de deux ou plusieurs personnes. La "victime" du "double bind" qui a intériorisé l'injonction paradoxale est un être socialisé acceptant, comme "allant de soi", de recevoir des ordres d'elle-même, étant entendu que "elle-même" désigne ce ce qu'il y a de socialisé en elle: son "surmoi", par exemple, ou bien la manière dont elle reçoit, interprète et comprend les messages de l'entourage ou des dispositifs sociaux "anonymes" (c'est-à-dire des dispositifs dont les acteurs sociaux ne sont pas identifiables). Le "double bind" s'installe par apprentissage dans la famille et le milieu social immédiat, au niveau de la manière de recevoir des signaux et il est intimement lié aux catégories de l'apprentissage et de la communication chez Bateson (1977, pp. 253-282).
#L'une des injonctions du "double bind" joue un rôle essentiel qui va le faire bifurquer dans la pathogenèse et se séparer des paradoxes pragmatiques et des injonctions paradoxales dans l'humour et la créativité. C'est celle qui a pour objet d'empêcher la " victime" de sortir du système de "double bind" en commentant, c'est-à-dire en métacommuniquant, ou en supprimant la relation de domination. Elle consiste à punir le refus de choisir de la même manière qu'est puni chacun des choix.
Présenté en termes de paradoxes logico-mathématiques, le " double bind" apparaît comme une incongruïté d'intellectuels farfelus. Sans la troisième injonction qui bloque toute sortie possible du système de l'injonction paradoxale, le "double bind" ne serait qu'une aimable plaisanterie, source de l'humour et condition de créativité dans les sciences et les arts. L'absence de cette troisième injonction que lYves Barel a appelé "injonction-cliquet" est à la base des thérapies paradoxales pour sortir la "victime" de l'habitude des "double bind" et lui apprendre à recevoir des messages de façon différente. Il s'ensuit qu'il y a deux sortes de " double bind", les constructives et es destructrices.
Depuis la première présentation, l'hypothèse de la double contrainte et la théorie de la schizophrénie ont eu plusieurs corrections pour répondre aux malentendus et aux réfutations. La mère n'est pas indispensable et elle peut être n'importe quelle personne importante (significant other ) pour l'enfant. D'autre part, la mère peut être écartellée, elle-même, entre l'injonction sociale d'être une "bonne mère " et de manifester cette qualité et l'injonction biophysique de ses sens qui lui demande un répit dans le maternage, pour cause de fatigue physique et de tension nerveuse. Prise elle-même dans un "double bind", elle le reproduit dans son comportement. Toute hypothèse scientifique vraiment nouvelle et novatrice est en fait de l'ordre du délire du point de vue de son contenu, en ce qu'il s'agit d'une projection de l'imaginaire sur le réel. Ce n'est que parce qu'elle accepte a priori la possibilité d'être transformée ou même abandonnée sous l'effet des confrontations avec de nouvelles expériences et observations qu'elle s'en sépare finalement.
La créativité, l'humour et la pathogenèse.
Dans son livre sur la double contrainte (Carlos E. Sluki & Donald C. nRansom (ed.), 1976, "Double Bind: The Foundation of the Communicational Approach to the Family", Grune & Stratton, New York.), Carlos Sluki affirme qu'il s'agit, en fait, d'une formulation générale de la pathologie des systèmes sociaux et non pas d'une théorie spécifique de la schizophrénie. Il estime qu'elle s'applique à un grand nombre de désordres, par exemple à divers types de conflits névrotiques ou interpersonnels.
Elle s'applique également à divers types de créativité. Il continue de penser qu'elle est d'une application particulièrement étroite dans ce qui est nommé de "psychose". Il y a aussi la "névrose" qui est très différente. Elle est, sans doute, l'apprentissage d'une chose fausse et y croire très profondément. Comme la phobie, par exemple, la phobie des ponts (ou de n'importe quoi) est d'apprendre à avoir peur des ponts, et alors tous les ponts deviennent dangereux. La "psychose", elle, est la pathologie du système d'apprentissage lui-même. Ce n'est pas une pathologie de ce qu'on apprend, mais la pathologie du dispositif d'apprentissage, c'est-à-dire de la manière d'apprendre.
L'apprentissage, ici, n'est pas du simple type skinnerien, mais une hiérarchie de niveaux où, au niveau "zéro", l'apprentissage est la simple réception d'un signal qui déclenche une réponse appropriée au contexte. Comme, par exemple, la sonnerie m'apprend qu'il est temps d'entrer en classe ou de sortir à la récréation. Dans un autre contexte, cette sonnerie aurait une autre signification. Au niveau "un", l'apprentissage est l'acquisition de la capacité de reconnaître un contexte et de discriminer entre des contextes. Au niveau "deux" suivant, l'apprentissage est l'acquisition des manières de reconnaître un contexte et de discriminer entre des contextes et ainsi de suite jusqu'au niveau " rois" et peut-être plus, dans un recul à l'infini. Le niveau "deux" est celui de l'apprentissage nommé "apprendre à apprendre". La pathologie du dispositif d'apprentissage, en question, concerne le niveau "deux" de l'apprentissage social.
En d'autres termes, l'apprentissage "0" est une "vague idée de quelque chose", comme lorsqu'on regarde les "nouvelles" à la télévision. L'apprentissage "1" est l'acquisition des aptitudes devenues habitudes par répétition dans des situations répertoriées. L'apprentissage "2" est l'acquisition des attitudes ou préférences qui sont des dispositions mentales en faveur de certaines catégories d'êtres, d'événements ou d'objets et au détriment d'autres catégories. Cet apprentissage "2" s'effectue principalement dans la famille et le milieu social et le résultat constitue des truismes comme le "caractère", la "personnalité", le "moi" ou le "soi". L'apprentissage "3" est l'acquisition des croyances et des valeurs qui orientent et délimitent les attitudes acquises au niveau directement inférieur de l'apprentissage "2". Chaque niveau est le contexte, l'environnement ou le fondement (Grund ) des termes ou systèmes du niveau directement inférieur.
:« L'apprentissage II est illustré par les phénomènes bien connus de ' névrose expérimentale ' : dans le cadre d'un apprentissage pavlovien ou instrumental, l'animal est entraîné à faire la distinction entre un certain X et un certain Y (par exemple entre l'ellipse et le cercle); lorsqu'il a appris à le faire, on lui complique la tâche, en arrondissant progressivement l'ellipse et en aplatis-sant le cercle. On finit ainsi par parvenir à un stade où la discrimination de-vient impossible; à ce moment-là, l'animal commence à manifester des symp-tômes de perturbations graves...
:Selon mon expression, l'animal se trouve dans une situation typique de double contrainte (double bind) qui peut être considérée comme schizophrénogène... » (Bateson, 1977, p. 270).
On voit que, dans l'article de 1956 d'où est tirée cette présentation, Bateson a eu la maladresse de négliger la troisième injonction qui bloque toute sortie possible en punissant l'animal pour un choix ou l'autre et pour le refus de choisir. Sans cette "injonction-cliquet", la double contrainte deviendrait une simple injonction paradoxale. D'autre part, dans la névrose pavlovienne, la condition nécessaire et suffisante est l'apprentissage préalable à la descrimination entre l'ellipse et le cercle. Sans cet apprentissage préalable, l'animal ne présenterait aucun de ces symptômes.
En termes de comportement humain et dans le cadre familial ou social, il arrive qu'innocemment un parent (ou un supérieur hiérarchique) se met en colère et la manifeste à la fois par la parole et par les langages corporels analogiques, kinésique et proxémique, tout en exigeant par la parole à un enfant (ou un inférieur hiérarchique) de croire qu'il n'est pas en colère. La répétition d'un tel événement et ses variantes conduirait à la longue l'enfant (ou l'inférieur hiérarchique) à douter de ses capacités à reconnaître la relation en cours, à discriminer ou distinguer les types de relation, c'est-à-dire, dans les termes de Bateson, à "métacommuniquer". Il en résulteraient la confusion (à la fois fondre l’un dans l’autre et prendre l’un pour l’autre) du littéral au figuré, du message au métamessage et du repas au menu.
Pour avoir une double contrainte pathogène, il faut et il suffit un cadre de pouvoir ou d'autorité dans lequel se trouve une relation d'inégalité ou de domination/subordination où est puni un choix ou l'autre de l'injonction paradoxale et où s'exerce l'injonction-cliquet en punissant le non-choix ou toute tentative de sortir de ce cadre de pouvoir, de l'inverser ou de discuter sur l'absurdité de l'injonction paradoxale, c'est-à-dire de métacommuniquer.
Une double contrainte constructive est un paradoxe pragmatique en dehors du cadre de pouvoir, de la relation d'inégalité de domination/subordination. Elle est source d'humour et de créativité. On rapporte cette plaisanterie de Groucho Marx qui dit ne pas vouloir entrer dans un club qui accepterait des gens comme lui.
Il est de notoriété publique que les frères Marx sont de tradition hébraïque. Pour se moquer de l'antisémitisme qui régnait dans certains milieux sociaux des États-Unis, alors, il affirme par là, avec l'humour yiddish typique (Leo Rosten, 1968, "The Joys of Yiddish", Pocket Book, New York.), ne pas vouloir fréquenter un lieu qui accepte des juifs. Le paradoxe vient du terme "comme lui" qui est une condensation de membre à classe, de l'individu au groupe.
Le "mot de la fin" ou la "chute" déclenche l'hilarité, en obligeant l'auditoire à revoir toute la séquence à la nouvelle lumière ainsi projetée et à rire de la confusion provoquée par l'absurdité, par l'oscillation entre le tragique et le comique et par le mélange des genres. Raymond Devos raconte cette histoire dont voici la trame. L'art du conteur est de ménager des effets pour captiver l'auditoire et le mener dans la confusion à partir d'une trame.
- L'étranger vient manger notre pain, on a chassé l'étranger.
- Depuis, on n'a plus de pain au village.
- L'étranger, c'était le boulanger.
Les deux premières propositions installent le paradoxe pragmatique et la troisième le lève.
Un autre exemple illustratif de l'humour est le "catch 22" où les chances de survie de l'équipage d'un bombardier diminuent avec l'augmentation des missions de bombardement. Si un des membres de l'équipage veut se faire relever de ces missions, il irait devant une commission de santé pour se faire déclarer "fou" en simulant la démence.
- S'il se fait déclarer "fou", c'est qu'il est "normal", car la peur de mourir est considérée comme une manifestation de santé mentale.
- S'il se porte volontaire pour plus de missions, c'est qu'il est devenu complètement "fou" et, alors, il serait relever des missions dangereuses.
À partir de la théorie du jeu et du fantasme ( 1977, pp. 209-224) de Bateson, Fry (William F. Fry, 1963, "Sweet Madness: a study of humor", Pacific Book, Palo Alto.), l'un des collaborateurs de Bateson, a appliqué l'idée du paradoxe de la confusion du metamessage avec le message au phénomène de l'humour. Au moment où se révèle l'humour de l'histoire - c'est-à-dire celui où l'auditoire perçoit le métamessage "ceci est un jeu" - on est un présence d'un renversement ou d'un recadrage, à la fois explicite et implicite, quand le dénouement final, la "chute" ou le "mot de la fin" qui provoque le rire est exprimé.
Ce renversement ou ce recadrage distingue l'humour du jeu, du rêve et du fantasme. Par contre, ce recadrage tient une place très importante dans la psychothérapie et la créativité. Des renversements brusques, comme ceux qui sont typiques des créations artistiques et scientifiques et du dénouement des histoires humoristiques, font éclater quelque chose et sont étrangers au jeu, au fantasme et au rêve. Il n'y a qu'en psychothérapie et dans la créativité que ce type de renversement est compatible avec la structure de l'expérience. Il oblige à revoir toute la séquence des expériences et des croyances pour la psychothérapie et pour la science et tout le récit pour l'humour.
Le jeu, le fantasme (ou rêve éveillé) et le rêve lui-même sont les manifestations d'un comportement paradoxal dans la collision des termes ou systèmes qui se nient mutuellement, de "ce qui est, tout en n'étant pas", comme dans le jeu des jeunes animaux qui se poursuivent, dans un non-combat tout en étant un combat, où le mordillement n'est pas une morsure. Comment savent-ils qu'ils ne se battent pas? Ils "métacommuniquent" nous répond Bateson.
Le jeu, le rêve et le fantasme sont des représentations dites "théâtrales" où la même personne est à la fois l'auteur, l'acteur et le metteur en scène, en pleine connaissance des effets et de la distance entre ses représentations théâtrales et la vie concrète avec ses contraintes. Dans le jeu (play ), comme activité ludique, le fantasme et le rêve, la séquence des événements est imprévisible et tout peut survenir en tout temps. C'est ce qui distingue le jeu, le fantasme et le rêve du rituel et du sacrement qui sont aussi des activités de représentations, mais régies par des règles qui font du déroulement une séquence entièrement prédictible et reproductible en copies conformes.
C'est seulement au moment où la connaissance des effets et la distance entre la représentation et ce qui est représenté s'estompent - en se fondant l'un dans l'autre et en prenant l'un pour l'autre - que le jeu, le fantasme, le rêve et le sacrement prennent des formes pathologiques de la fabulation, de la mythomanie et du mysticisme.
Dans cette lignée, le "schizophrène" ne métacommunique pas, dans la conusion entre le littéral et le figuré, entre le texte et le contexte, entre la communication en cours et la métacommunication qui, dans le comportement humain, est de l'ordre de la relation entre les actants.
Le paradoxe, dans l'ordre de la créativité scientifique, peut être décrit comme une "contradiction" qui vient au terme d'une déduction correcte à partir des prémisses "consistantes". Le paradoxe révèle aussi que les prémisses "consistantes" d'hier sont les erreurs, les insuffisances et les sophismes d'aujourd'hui. Tout progrès scientifique entraîne une légère correction et les grands progrès entraînent de grandes corrections, comme la révolution copernicienne - où le "paradoxe de copernic" dit que la terre tourne autour du soleil, ce qui est contraire au bon sens qui voit le soleil se lever et se coucher à l'horizon de la terre - et la révolution einsteinienne dans la résolution du "paradoxe de Langevin" qui est un exemple illustratif de paradoxe pragmatique de la créativité dans les sciences physiques. Isaac Newton a "cartographié" ou modélisé l'univers à partir de la gravitation "universelle" et du temps "absolu", égal partout et pour tous. Or Paul Langevin (1872-1946) a montré, à la fin du siècle dernier, que des horloges atomiques, se mouvant à des vitesses différentes, donnaient des temps différents. Ce qui était antinomique avec le temps newtonien absolu et égal partout. Ce paradoxe a été résolu par Albert Einstein avec la théorie de la relativité qui a replacé la théorie newtonienne dans sa plage de validité, de l'universalité à une certaine localité.
Arthur Koestler, dans son livre monumental ("The Act of Creation", "Le cri d'Archimède", en français, 1964, 1965) lance l'idée que l'humour et la création scientifique, tout comme la création artistique, viennent d'un processus mental qu'il nomme de "biasso
VirilitéLa virilité désigne :
#les caractéristiques physiques de l'homme adulte, au sens biologique ; en ce sens, il peut être synonyme de maturité.
#il désigne également le comportement sexuel de l'homme, en particulier sa vigueur et sa capacité de procréer (en ce sens, il peut désigner directement le membre viril).
#les caractères moraux de l'homme, en tant que genre sexuel, qui lui sont culturellement associés (voir traits).
- La perception de la virilité comme vertu, dans les sociétés où elle est valorisée, est en soi un jugement de valeur, qui consiste a préférer la force et le courage, plutôt que la faiblesse et la lâcheté. Dans ce cas, la virilité au sens 3 est une symbolique des deux premiers sens. Ces associations sont la base du développement de la personnalité masculine et permettent donc de la structurer et de l'établir dans les sociétés qui soutiennent ces valeurs, comme les sociétés patriarcales où la fonction de guerrier a son importance. La remise en cause de ces valeurs constitue une source de stress sur le plan individuel pour qui tente de s'y identifier (voir stress).
- En Occident, un tel modèle est parfois estimé archaïque et ne correspondant plus à la vie des hommes et des hommes modernes. La perception de la virilité semble ainsi avoir évolué dans le monde post-moderne (voir perception d'une crise).
genre sexuel, glorification du héros tutélaire autant que personnification de la virilité protectrice dans une société patriarcale]]
Le développement de cet article donne une vision occidentale du sujet.
Étymologie
A côté du terme générique homo (l'être humain, terme qui s'applique donc aux femmes : homo sum - je suis un homme - peut dire une femme), le terme vir désigne le mâle avec les spécificités qu'on lui attribuait par opposition à femina, la femme (radical indo-européen : dheH1, allaiter, enfanter), terme auquel se rattache des termes comme filius (fils), felicitas (bonheur), ou encore felix (fécond, heureux). Ce terme, vir, est lié au mot virtus (vir-tus), qui signifie, non pas la vertu au sens moderne, mais le courage, la qualité.
Sens antique
Cet idéal est représenté depuis dans les Arts, au même titre que la féminité.
Cette représentation de vertus morales s'est combinée avec une exaltation de la force physique au moment des migrations de peuples. A titre d'exemple, les femmes de la société franque admiraient les guerriers qui savaient exercer le lancer de la francisque.
Représentation
Il est à noter que la virilité est transcendée dans les représentations diverses des types masculins (demi-dieux, héros, nobles, etc...) mises en avant par les civilisations formant l'Occident, alors que la féminité ne fait pas l'objet d'une telle adulation : la femme et l'image de la femme qui lui est associée représente des allégories ou d'autres vertus idéales, mais rarement la féminité en elle-même, ou une personnification telle qu'une héroïne.
Traits associés à la virilité
Il s'agit de stéréotypes fonctionnant par un mécanisme d'association d'idées, qui dépend de l'environnement socio-culturel.
La virilité est souvent associée à la puissance et la robustesse musculaires, ce qui tend à identifier les hommes à leurs capacités physiques et aux aptitudes psychologiques qui en découleraient (courage, énergie, etc.), de même que la féminité est souvent conçue comme un ensemble de caractères physiques et physiologiques associés à des aptitudes psychologiques qui sont censées s'en déduire : chaque être humain bénéficie ainsi, dans ce genre de conception, des deux dimensions constitutives de l'être humain intimement liées. Bien qu'ayant une longue histoire, cette association est bien moins acceptée dans le monde occidental qu'autrefois, voir plus du tout.
La virilité, selon les sociétés, est associée à la force et au courage, à la résolution et à la constance, le respect de soi et le sens de l'honneur, etc. et que l'on attribue généralement aux hommes, quelques fois à certaines femmes, tantôt de manière positive (exemples de Romaines admirées pour leur constance et leur fermeté dans une société où il arrivait que les mères devaient éduquer leurs fils aux vertus militaires), tantôt de manière péjorative (une vir-ago : une femme qui a des qualités d'homme, viriles, notamment physiques - allure, taille ; le sens littéraire n'est pas nécessairement péjoratif, mais le terme signifie habituellement : femme autoritaire, harpie, mégère).
Comme la féminité, la virilité a ses qualités et ses défauts : la vertu étant pour les Anciens un idéal de mesure (cf. Aristote), ou une conformité à un ordre naturel (cf. stoïcisme), les déviances relatives à la virilité étaient dans l'Antiquité perçues de deux manières, suivant qu'il y avait excès ou défaut. La virilité par excès : l'agressivité, la bêtise dans les actes et la lourdeur de pensée, la vanité masculine de dominer, d'être le plus fort, etc., l'incapacité de reconnaître ses erreurs, surtout devant une femme, et le refus d'admettre quelque aspect que ce soit de sa personnalité qui pourrait être "faible" (absence de pitié, d'indulgence, dureté inhumaine, etc). L'excès de virilité rapproche ainsi l'homme de la bête, il a un caractère proprement bestial ; en sens contraire, le défaut de virilité rapproche l'homme de la femme ou de l'enfant : ce défaut se voit en effet qualifié d'efféminé, l'homme étant conçu, par exemple chez les Grecs, comme une plénitude par rapport à l'imperfection féminine.
Cette "imperfection" supposée de la féminité dans son rapport à la virilité est visible par exemple dans l'expression française de sexe faible, expression qui se dit également sexe imbécile, c'est-à-dire faible (ancien sens du mot imbécile), et, étymologiquement, sans bâton (du latin in - bacullum), donc, dans cette conception, sans virilité.
Stress lié à la compétition
Perception d'une crise de la masculinité
Après les années soixante-dix et leur cortège revendicatif, la virilité fut associée au machisme tel que décrié pendant la révolution sexuelle. Cette idée de crise est subjective mais plusieurs hommes la ressentent et l'expriment. Elle provient d'une inversion des valeurs liée à l'acceptation des idées promues par les courants féministes dans le corps social, inversion qui a induit un questionnement identitaire relatif aux traits associés à la virilité, tels que la volonté de domination [confere genre sexuel, lien en bas d'article], qui n'avaient plus lieu de s'exprimer dans l'avènement de la société postmoderne.
La radicalisation de ces points de vue mène à l'hominisme.
Voir aussi
- féminité
- masculinité, acception différant légèrement
- Différences entre les sexes en anthropologie politique | genre sexuel en temps que genre social
- Comparaison biologique entre la femme et l'homme
- toge virile, dans l'article toge, avènement de la dimension citoyenne masculine symbolisée par l'action de revêtir la toge blanche dans la civilisation romaine.
Catégorie:Genre sexuel Catégorie:Homme
EntrepriseDéfinition
Une entreprise est l’activité de l’entrepreneur. Par contraste avec le simple projet, dont l’organisation est destinée à se dissoudre à son terme, l’entreprise est (plutôt) conçue dans la durée et pour la répétition de plusieurs projets similaires, ce qui implique la perennité des structures. On utilise aussi le terme pour des projets uniques mais apparemment risqué ou difficile (par exemple de grands voyages).
On peut définir simplement une entreprise comme l’activité d’une personne ou d’un groupe de personnes qui travaillent pour fournir des biens ou des services à des clients. L’objectif d’une entreprise est alors de satisfaire ses clients pour gagner de l’argent.
Historiquement, l’entrepreneur est un intermédiaire, un courtier en travail : on lui passe des commandes fermes de biens ou de services, il recherche les ouvriers qui vont produire chacun une partie de cette commande et il s’assure de la bonne livraison. Ceci dans un contexte où la division du travail est trop peu marquée, où les ouvriers travaillent à domicile, et disposent de leurs outils et même de leurs machines (métier à tisser par exemple). On retrouve encore aujourd’hui ce type d’organisation, par exemple, dans l’industrie du transport, où à côté de grands groupes, des indépendants sont propriétaires de leur outil de travail (camion, péniche ou barges) et trouvent leurs donneurs d’ordres par l’intermédiare de courtiers.
Avec la révolution industrielle, les entrepreneurs changent, ils s’équipent de machines et conservent les mêmes ouvriers longtemps, ce qui donnent naissance aux entreprises au sens traditionnel. Dans l’économie moderne, où les services ont pris le pas sur l’industrie, la notion d’employé a pris elle aussi le pas sur celle d’ouvrier, et la mobilité du travail est devenue nécessaire compte tenu d’une transformation rapide des techniques, des besoins de consommation et de l’élargissement géographique des marchés à une échelle souvent continentale ou mondiale.
Une entreprise repose sur un certain nombre de fonctions vitales qui assurent son fonctionnement.
Généralement, les entreprises instaurent une hiérarchie parmi leurs employés : ceux qui sont situés à un échelon inférieur obéissent à ceux situés à un échelon supérieur.
Formes de l’entreprise
Le fait d’entreprendre est dans tous les pays encadré par une réglementation. La plupart des entreprises fonctionnent donc dans un cadre prédéterminé par la loi. Il est possible d'avoir une entreprise à titre personnel (en général une microentreprise). Il est aussi possible de constituer une personne morale sous forme de société. Celle-ci peut grouper plusieurs participants à son capital et est apte à faire des actes de gestion. Les diverses formes de sociétés varient selon les pays.
Il convient alors de distinguer la propriété effective de l’entreprise et le pouvoir d’accomplir des actes de gestions au nom de la société. Selon la forme sociale le responsable de la marche courante de l’entreprise sera appelé un gérant, un président (assisté d’un directeur et d’un conseil d’administration le cas échéant). Le titulaire de cette fonction peut être détenteur de parts sociales ou d’actions ou être commandité.
Le fait qu’une entreprise utilise une forme de société par actions n’implique pas nécessairement que ces titres soient cotées en bourse (ou même qu’elle soit considérée comme faisant appel public à l'épargne). Si c'est le cas, des achats en bourse ou des offres publiques peuvent faire changer la majorité de contrôle de l'entreprise, et aboutir aussi au changement de sa direction.
Fonctions essentielles de l’entreprise
La fonction première d’une entreprise est variable selon l’entreprise ou même selon les point de vue au sein d’une même entreprise. Parmi les différentes fonctions réellement observées on trouve
- servir le marché, en produisant et distribuant des biens et services correspondant à une demande. c’est sa seule justification économique. Aucune entreprise ne peut survivre sans en faire sa priorité, à moins d’être protégée et en dehors du champ de la concurrence, ce qui peut la conduire à consommer plus de ressource qu’elle ne présente d’utilité, souvent au détriment de la collectivité.
- pour attirer les investisseurs et créateurs d’entreprise, lui faire donner le plus d’argent possible, c’est-à-dire en extraire des bénéfices financiers : « récolter plus d’argent que d’argent investi ».
- produire un excédent de trésorerie, qui sera investi avec un plus grand profit dans le développement des activités ou une autre entreprise (dans le cadre d'un « groupe »)
- maximiser, selon le statut, l'utilité sociale (améliorer la situation de la société) ou le profit (différence entre le prix de vente et le coût des ressources consommées).
- atteindre un but technique : réalisation d’un ouvrage (tunnel, pont, route...), fabrication d’un produit manufacturé, la conception et réalisation d’un service donnant satisfaction à un client. Ce but technique peut lui-même être extrêmement varié, on citera notamment
- Les activités qui ne sont pas, pour l’entrepreneur, l’enjeu principal, mais un moyen au service d’une autre activité : par exemple la possession de groupes de presse, de production de ressources stratégiques ou d’entreprises vectrices d’images (à l’exemple de la présence des cigarettiers dans l’industrie du prêt-à-porter).
- De même, les coopératives agricoles sont des entreprises qui visent à dégager un bénéfice non pour elles-mêmes, mais pour les coopérateurs adhérents.
- les « entreprise d'insertion » visent à rendre aptes leurs employés à occuper un travail « normal », sans chercher elles-même à générer du bénéfice.
- camoufler des activités légales ou illégales. Certaines activités (jeux, change, lavages de voitures, immobilier...) sont connues pour permettre de « recycler » ou « blanchir » de l'argent issu des activités criminelles.
Les fonctions décrites ici existent dans toutes entreprises mais peuvent être exercées par des groupes de personnes dans le cas des grandes entreprises, sous-traitées à des entreprises extérieures ou, à l’extrême, exercées par une personne travaillant seule. Il n’y a pas de relations directes et automatiques entre les fonctions et les structures d’une entreprises, de sorte que l’organisation réelle d’une entreprise peut différer grandement du modèle général décrit ici ; les différents services peuvent ne pas être aussi nettement séparés ni aussi clairement apparents, et peuvent même ne pas exister (les fonctions correspondantes étant alors assurées d’une autre façon) ; en outre l’organisation peut être plus souple et plus évolutive que ce qui est suggéré ici.
A noter enfin que le partage des fonctions à l’intérieur des entreprises perd de son sens dans le système contemporain, de plus en en plus courant de l’entreprise étendue, devenue elle-même un élément assurant telle(s) ou telle(s) fonction(s) particulière(s) dans de multiples réseaux de coopération économique.
Production
La production concerne tant les entreprises industrielles que celles de services. Elle met en œuvre des moyens de production et de distribution pour fabriquer, installer et distribuer le produit ou fournir les services selon les plans et spécifications définis par le Département études avec les équipements, matières, composants, fournitures et sous-traitance fournis par le Service des approvisionnements.
Dans les entreprises industrielles (qui ne représentent plus guère qu’une petite partie de l’activité économique dans les pays développés)
- Le Département de la production regroupe plusieurs services en contact avec le Département études, le Département qualité :
- Le Service ordonnancement s’occupe de la planification du chantier ou de l’atelier et de la gestion de production ; il prévoit les besoins en ressources (machines et opérateurs) pour assurer la capacité de production nécessaire à la réalisation de la charge de travail.
- Le magasin d’outillage approvisionne, entretient (affutage...), gère et fournit les outils et produits courants (fluides...) nécessaires à la production.
- Le Service méthodes établit les gammes de fabrication (listes d’opérations d’usinage, montage, manutention...) en fonction des produits à fabriquer ou à installer et détermine les outillages, appareils et machines nécessaires. Il étudie chaque poste de travail en appliquant les règles de l’ergonomie pour obtenir une productivité optimale avec les conditions de travail et de sécurité les meilleures.
- Le Service expédition emballe et assure l’expédition, le dédouanement et le transport des produits vendus.
Voir : Production
Management
Entouré d’une équipe de conseillers, d’assistants, aidé par un conseil d’administration ou une simple secrétaire, le directeur administre l’entreprise pour le compte de son propriétaire (actionnaires, société mère...). Il assure les relations avec les tiers tels que l’administration fiscale, les organisations syndicales, l’administration, les collectivités locales, les autorités de marché...
Le management établit la stratégie de l’entreprise, dont le contrôle de gestion assure la traduction en objectifs opérationnels et le suivi (voir mesure de la performance).
Le management doit rendre des comptes aux actionnaires de l’entreprise, sur sa stratégie et sa capacité à atteindre les objectifs fixés. Dans le contexte de la loi sur la sécurité financière, LSF (France) et la loi Sarbanes-Oxley, SOX (États-Unis d’Amérique), la gouvernance d’entreprise est un concept qui vient s’ajouter aux obligations existantes du management vis-à-vis des parties prenantes.
Il représente également la société au plan juridique.
Voir : Directeur - Contrôle de gestion - Contrôle du pilotage - Audit interne
Commerciale
Le Département commercial, responsable des ventes, assure la fonction mercatique (marketing) et s’organise pour répondre aux questions du client. Il constitue un lien important entre la direction de l’entreprise, le Département des études, le Département de gestion, le Département production... et le client. Il traite les problèmes de facturation en collaboration avec le Département comptabilité et entretient un réseau de représentants qui prospectent et recherchent de nouveaux débouchés.
Le département commercial peut être chargé de la formation des clients au produit et de la constitution des dossiers techniques contractuels (documentation, notices...).
Le Service après-vente assure la maintenance des produits ou installations vendus, l’assistance au client dans ou hors du cadre de la garantie. Il est organisé pour approvisionner, faire réaliser, maintenir en stock et distribuer les pièces de rechange. Il fait remonter au Département études et au Département qualité les plaintes des clients, les pannes récurrentes.
Voir : Vente - Marketing
Études
Son but est de :
- Concevoir le produit ou le service en fonction des besoins du marché ou d’un client particulier
- Estimer le prix de revient du produit à développer
- Rechercher les matières, produits bruts, composants nécessaires à la fabrication
- Établir la liste des pièces, le matériel, les outillages et installations spécifiques nécessaires à la fabrication
- Rédiger les notices d’utilisation, les spécifications particulières à la réalisation ou à l’utilisation du produit.
- Dessiner les plans.
- Étudier, en relation avec le service commercial, le marché en observant les concurrents, la mode, les dépôts de brevets, les enquêtes et études effectuées par les organismes professionnels et gouvernementaux.
- Faire de la veille technologique avec pour but de proposer à la Direction un avant-projet pouvant être pris en compte par l’entreprise, soit dans le cadre de son activité actuelle, soit pour élargir son domaine d’action.
- Le Département études, parfois appelé Service technique regroupe le Bureau de calcul, le Bureau d’étude, le Bureau des projets et parfois un Service méthodes générales chargé des études particulières à loutil de production.
Gestion de la qualité
Elle a pour rôle de :
- constituer le dossier qualité du produit fabriqué en y incluant tous les documents relatifs aux composants et matières, processus de fabrication, certificats d’habilitation des sous-traitants et de qualification des fournisseurs, procès-verbaux...
- gèrer la bibliothèque de spécifications et de normes de l’établissement.
- pratiquer des audits internes pour vérifier l’application des règles et procédures de l’entreprise ; organise les audits externes dans le cas de certification de type ISO ; traite les rapports de non conformité constatés en cours de fabrication ou chez le client...
Le Département qualité emploie des contrôleurs et inspecteurs de la qualité qui vérifient la conformité du produit aux spécifications par des mesures, des prélévements d’échantillons. Les qualiticiens, experts en statistiques, étudient les variations des processus de fabrication en analysant les mesures et contrôles effectués aléatoirement ; Le Bureau de normalisation rédige des spécifications internes, il est en liaison étroite avec le Département études pour rédiger les spécifications définissant le produit ou le service. Il calcule le coût de la non-qualité et fait des propositions pour la réduire.
Approvisionnement et achats
Elle est concernée par :
- la recherche de nouveaux fournisseurs ou sous-traitants
- la négociation des contrats (prix, quantités, délais, norme de qualité...)
- la gestion des achats et des stocks.
Le Service achats emploie des acheteurs qui sont en contact avec les services commerciaux des fournisseurs. Ils négocient les prix, établissent des commandes d’achat ou ordres de sous-traitance, suivent la réalisation des produits commandés et l’échelonnement des livraisons, contrôlent les factures d’achats. Ils s’assurent que les fournisseurs disposent de tous les renseignements et documents nécessaires à la définition des pièces ou matières commandées et sont en liaison avec les contrôleurs du Département qualité.
Le Service des approvisionnements est le complément du Service achats. Lapprovisionneur s’assure que tout ce qui est nécessaire au Département production sera disponible au moment de la fabrication. Il réapprovisionne les stocks en émettant des demandes d’achat et supervise la gestion des magasins en s’assurant du bon stockage des produits.
Voir : Achat - Logistique
Comptabilité et gestion
Elle gère les comptes et les ressources financières de l’entreprise tout en assurant l’interface avec les banques, l’Administation fiscale, les clients et fournisseurs...
- Le Service de comptabilité générale établit le bilan, le compte de résultat et l'annexe ainsi que toutes les déclarations obligatoires (TVA, INSEE...) et archive tous les documents comptables. Il calcule et analyse les frais généraux, comptabilise les charges et les produits, étudie les possibilités d’investissements, calcule les amortissements et prévoit les besoins de trésorerie.
- Le Service de comptabilité analytique, analyse les dépenses directement affectées aux produits fabriqués et calcule leurs prix de revient a posteriori.
- Le Service de comptabilité fournisseur vérifie et règle les factures relatives aux achats
- Le Service de comptabilité client établit et envoie les factures aux clients puis en vérifie les paiements.
- Le Contrôle de gestion, sur la base d’analyses ad hoc, des résultats de la comptabilité, et d’échanges avec les autres acteurs de l’entreprise, assure la cohérence des résultats financiers, des objectifs de performance, et de la stratégie de l’entreprise.
Gestion du personnel
Son rôle essentiel est de gèrer l’ensemble des salariés depuis l’embauche jusqu’au départ de l’entreprise.
Le Département des Ressources Humaines est chargé aussi du recrutement, de la gestion des stagiaires, de la distribution des médailles du travail et des relations avec le Comité d’Entreprise. Il inclut généralement :
- le Service des Appointements et Salaires dont le rôle est de communiquer au Service de Comptabilité Générale la liste des virements à effectuer au titre des salaires.
- le Service Formation
- le Service HSE qui s’occupe des problèmes liés à l’hygiène, la sécurité et à l’environnement.
- le Service social gère les difficultés rencontrées par les membres du personnel, le logement et le transport collectif des salariés...
- le Service Communication qui assure la diffusion des informations vers le personnel (communication interne) ou vers l’extérieur (médias, publicistes). Les grandes entreprises ont généralement un Service juridique qui regroupe avocats et juristes et | | |