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Sigle
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Un sigle est un ensemble de lettres initiales formant un mot servant d'abréviation.
Si le mot peut se prononcer, comme par exemple Unesco, on dit que c'est un acronyme. Dans les autres cas, on l'épelle, par exemple RATP, er-a-té-pé, ou SNCF, éss-én-cé-éf. Dans cet esprit, Marcel Duchamp a intitulé son tableau copié de la Joconde : L.H.O.O.Q. Remarquez que dans le dernier cas, on écrira l'abréviation avec des points après les lettres, ce qu'on ne fera pas dans le premier cas. Mais dans l'usage courant, la tendance est à la suppression des points pour tous les sigles.
Certains sigles courants entraînent la formation de dérivés, par exemple : cégétiste (membre de la CGT), érémiste (bénéficiaire du RMI). Certains sigles sont aussi écrits tels qu'on les prononce, devenant ainsi des noms communs (et s'accordent donc en genre et en nombre), par exemple : une bédé, des bédés, un cédérom, des cédéroms, un pédégé, une pédégée.
Les sigles sont invariables en français et ne prennent pas la marque du pluriel (contrairement à l'usage anglo-saxon), par exemple : des BD, des CD, des HLM, des CRS.
Typographie
L'usage en France, et sur le Wikipédia francophone, est d'écrire un sigle en lettres capitales sans point d'abréviation.
Voir aussi
- Liste de sigles
- Sigles en espagnol
- Abréviations en informatique
- Sigles en économie
- Sigles de deux lettres
- Sigles en télécommunications
Liens externes
- [http://www.educnet.education.fr/documentation/guide/sigles.htm Répertoire de sigles] (ministère de l'Éducation nationale).
- [http://www.ac-toulouse.fr/html/_74_131_137_1666_.php Sigles et abréviations] (Inspection académique des Hautes-Pyrénées).
- [http://www.sigles.net/ Sigles.net] (Dictionnaire de sigles et acronymes).
- [http://www.educnet.education.fr/dossier/rechercher/sigle.htm Autres sources de répertoires spécialisés] (ministère de l'Éducation nationale).
- [http://qqcvd.webiciel.com/index.php?init=A Qu'est-ce que ça veut dire ?]
Catégorie:Sigle
Sigles à ajouter:
APELL
APM
ASLM
ATAPI
BLOB
CADD
CAEM
CASE
CASM
CAV
CDV
CEAO
CESAP
CFPI
CGIAR
CIEM
CILE
CILSS
CIRC
CISL
CIUS
CLV
CMA
CMY
COFF
CPP
CTS
CUI
DAA
DAC
DBCS
DCE
DDC
DDV
DDX
DEK
DIB
DLU
DMI
DPMI
DSR
DSTN
DTE
EAO
ECHO
EFT
EFTPOS
EIA
EMS
ENG
EOF
EOT
EPOS
EPP
FDD
FNUAP
FTAM
GDI
GEMS
GEMS/EAU
GESAMP
GIGO
GIPME
GPF
GRID
HD
HD
HGC
HMA
HPGL
IAB
IC
IMB
INFOTERRA
IPX/SPX
IRG
IRIS
ISAM
KB
LASER
LAWN
LCID
LIFO
LQ
LRPC
LSI
LUG
MAPI
MARPOL
MBCS
MCGA
MI
MSI
NFS/NIS
NMI
NUI
OCX
ODAPI
ODL
OLE
OMF
OSF
PDL
PDN
PgDn
PgUp
PIGB
PIN
PIO
PIO
POST
PROLOG
PROM
QIC
R/W
RFX
RISCPT
RLL
ROC
SAA
SAM
SBC
SDLC
SDRAM
SEH
SFT
SGRAM
SLSI
SMART
SMO
SNESUP
TAPI
TTF
UART
UCT
UDT
UI
ULSI
UMB
UNDRO
VBX
VCR
VDT
VDU
VMM
WMF
WORM
WOSA
WP
WPS
XMS
Catégorie:Abréviation
Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture
L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO ou mieux Unesco) est un organisme créé le 16 novembre 1945.
Ses objectifs sont définis comme étant de:
:« [...] contribuer au maintien de la paix et de la sécurité dans le monde en resserrant, par l'éducation, la science, la culture et la communication, la collaboration entre nations, afin d'assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l'Homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples. »
L’UNESCO poursuit son action à travers cinq grands programmes: l’éducation, les sciences exactes et naturelles, les sciences sociales et humaines, la culture, la communication et l’information. Le Siège de l’UNESCO est à Paris avec plus de 50 bureaux hors Siège et plusieurs instituts et centres dans le monde entier. Elle compte actuellement 191 États membres (au 10 avril 2005).
L'Unesco est surtout connu pour son répertoire du patrimoine mondial qui classe ce patrimoine en diverses catégories.
L'Unesco a également créé en 1992 le programme Mémoire du monde, visant à sensibiliser la communauté internationale à la richesse du patrimoine documentaire, à la nécessité d’assurer sa conservation pour les générations futures et à le rendre accessible à un large public. Il s’est doté pour cela d’un Registre mondial, liste des éléments du patrimoine documentaire identifiés par le Comité Consultatif International (CCI) et approuvés par le Directeur Général de l’UNESCO.
L'UNESCO est en charge de l'animation de la Décennie internationale pour la promotion d'une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde (2001-2010) proclamée par l'ONU en 1998.
Les vingt états fondateurs :
- Décennie internationale pour la promotion d'une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde Royaume-Uni
- Royaume-Uni Nouvelle-Zélande
- Nouvelle-Zélande Arabie saoudite
- Arabie saoudite Afrique du Sud
- Afrique du Sud Australie
- Australie Inde
- Inde Mexique
- Mexique France
- France République dominicaine
- République dominicaine Turquie
- Turquie Égypte
- Égypte Norvège
- Norvège Canada
- Canada Chine
- Chine Danemark
- Danemark États-Unis
- États-UnisTchécoslovaquie
- Tchécoslovaquie Brésil
- Brésil Liban
- Liban Grèce
Directeur généraux de l'UNESCO
# Julian Huxley, Royaume uni (1946–1948)
# Jaime Torres Bodet, Mexique (1948–1952)
# John Wilkinson Taylor, États-Unis (acting 1952–1953)
# Luther Evans, États-Unis (1953–1958)
# Vittotino Veronese, Italie (1958–1961)
# René Maheu, France (1961–1974; acting 1962)
# Amadou-Mahtar M'Bow, Sénégal (1974–1987)
# Federico Mayor, Espagne (1987–1999)
# Koïchiro Matsuura, Japon (1999– président actuel)
Liens externes
- [http://www.unesco.org/general/fre Site officiel UNESCO]
- [http://whc.unesco.org/nwhc.fr/pages/doc/mainf5.htm Liste du patrimoine mondial]
- [http://portal.unesco.org/ci/fr/ev.php-URL_ID=1678&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html Liste Mémoire du monde]
- [http://www.unesco.org/cp Site officiel de la Coordination Culture de paix de l'UNESCO]
UNESCO
Catégorie:Organisation des Nations unies
Catégorie:Patrimoine mondial de l'UNESCO
Catégorie:Sigle
ja:国際連合教育科学文化機関
ko:유네스코
simple:United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization
th:องค์การศึกษา วิทยาศาสตร์ และวัฒนธรรมแห่งสหประชาชาติ
zh-min-nan:Unesco
Acronyme
L'acronymie est l'abréviation d'un groupe de mots formé par les initiales de ces mots, le résultat, nommé acronyme, se prononçant comme un mot normal — on parle aussi de « lexicalisation ». Il diffère en ce point du sigle dont les lettres sont épelées. Dans l'usage typographique français, l'acronyme s'écrit sans point entre les lettres le composant. Ce peut être également des assemblages de mots pouvant se prononcer comme un mot ordinaire. Ex.: modem.
L'usage courant tend à écrire les acronymes
- formant un nom commun, tout en minuscules : laser, ovni, radar, sida, etc.
- formant un nom propre, avec une simple capitale initiale : Nasa, Otan, Unesco.
Il s'agit seulement de l'usage majoritaire, en aucun cas d'une règle, si l'on en croit le bon usage de M. Grevisse.
Détail amusant, certaines sociétés créent des acronymes qui « sonnent » bien puis cherchent a posteriori une signification pour chacune des lettres. Ce sont des cas particuliers de rétro-acronymie.
L'acronyme peut également être utilisé à des fins de mémorisation. Par exemple, dans l'aviation, il y a l'acronyme Achever qui permet de ne pas oublier ce qu'il faut vérifier avant de décoller. A pour Atterrisseur à vérifier, C pour Contact, H pour Huile, pression, température, etc.
Les acronymes acquièrent les usages des noms, peuvent prendre la forme du pluriel — des radars, des lasers —, et servir de racine à d'autres noms, verbes et adjectifs — smicard et onusien.
Voir aussi
Articles connexes
- Rétro-acronymie ;
- Rétronymie ;
- Acronymie récursive ;
- Liste de sigles.
Liens externes
- [http://www.acronymfinder.com/ Bases de données d'un grand nombre d'acronymes]
- [http://www.sigles.net/ Dictionnaire de sigles et acronymes]
catégorie:Lexicologie
catégorie:sigle
ja:頭字語
simple:Acronym
RATP
Catégorie:Entreprise française Catégorie:Entreprise de transports publics Catégorie:Établissement public Catégorie:Métro parisien Catégorie:RER parisien
Catégorie:Transport ferroviaire en France
Catégorie:Transport ferroviaire en France
La régie autonome des transports parisiens (RATP) est l'entreprise publique qui gère le métro parisien et les autres transports urbains (autobus, tramway, RER) à Paris et dans sa proche banlieue.
Elle a été créée en 1949, afin de gérer l'ensemble des moyens de transport souterrains et de surface, auparavant aux mains d'entreprises privées. Elle a le statut d'un Établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC).
Le réseau de transport exploité par la RATP comprend :
- Autobus : 3 403 km de lignes desservant toute la région (dont 569 km dans Paris intra-muros),
- Tramway : 2 lignes représentant 20 km,
- Métro : 16 lignes (dont une ligne automatique, Météor) représentant 211 km (dont 168 dans Paris), et 297 stations,
- RER : 2 lignes régionales (A sauf entre Nanterre-Préfecture et Cergy/Poissy, et B partie sud après la gare du Nord), soit 115 km.
- Funiculaire de Montmartre (100 m).
- Trans-Val-de-Marne (TVM), (ligne de bus en site propre).
Trafic réalisé en 2002 (en millions de voyageurs) :
- Trafic total : 2 666,3, dont :
- Métro : 1 283,3 (48 %),
- Autobus : 915,9 (34 %),
- RER A et RER B : 410,0 (15 %),
- Tramway : 52,2 (2 %)
RER B]]
Le groupe RATP
La RATP est à la tête d'un groupe de sept filiales principales, présent dans quatre activités :
- Le transport : RATP Développement, co-entreprise avec la société Transdev (du groupe de la Caisse des dépôts et consignations), est chargée de développer l'activité de transporteur urbain dans d'autres agglomérations en France et à l'étranger. Par l'intermédiaire de cette société, la RATP gère les transports urbains de Strasbourg, Mulhouse, Annemasse, Clermont-Ferrand, Chelles, Orléans, Grenoble, Saint-Quentin-en-Yvelines et Lyon à partir de 2005, et possède une participation minoritaire dans le capital des transports Nantais en France, et européennes (dont Nottingham, Londres, Turin, Rome, Porto) et australiennes (dont Melbourne et Sydney). Elle exploite un réseau ferroviaire et routier autour d'Arezzo en Italie. En effet la loi SRU de décembre 2000 a autorisé la RATP à sortir de l'Île-de-France, son territoire traditionnel, et elle peut ainsi concurrencer les deux grands groupes de transport urbains en France : Kéolis (Groupe SNCF) et Connex (Groupe Véolia -ex-Vivendi) à l'occasion du renouvellement des concessions de service public. En revanche, ceux-ci ne peuvent pas concurrencer la RATP sur son réseau francilien.
- L'immobilier : SEDP œuvre pour la valorisation du patrimoine.
- Le commerce : Promo-métro, société qui gère les espaces commerciaux du réseau.
- Les nouvelles technologies : Telcité loue des réseaux de fibres optiques.
Détournement du sigle RATP
Par humour face aux grèves apparemment récurrentes du métro, RATP est parfois considéré comme signifiant Rentre avec tes pieds. Une autre version, plus poujadiste, détourne le sigle en Reste assis, t'es payé. À ces rétro-acronymies s'ajoutent toutes sortes de graffitis dans les couloirs du métro, la plus célèbre, à l'intérieur-même de ses rames, concernant les mutilés de guerre (le mot GUERRE, écrit en majuscule, étant transformé en CUL... par grattage des lettres aposées).
Politique de la RATP
rétro-acronymie
Alors que dans les années 1980, on estimait qu'un tiers des parisiens prenaient le métro sans payer, la RATP s'est engagé depuis les années 1990 dans une politique de « reconquête du territoire » et de rentabilisation du réseau : multiplication du nombre de contrôleurs, création de groupes de vigiles : les GIPR (Groupe d'Intervention et de Protection rapprochée), puis les GPSR (Groupe de Protection et de Sécurité Rapprochée) et les CSA (Contrôle, Sécurité, Assistance).
Plusieurs associations d'usagers ont protesté contre cette politique sécuritaire et commerciale. En 1995, le TRAUM (Tribune de Résistance Active des Usagers du Métro, « métro » en langage « verlan ») a dénoncé la création des GIPR comme un moyen de chasser les SDF du métro. Le TRAUM a notamment signalé plusieurs cas de tabassages de sans-abris par les vigiles de la RATP. Une autre association d'usagers est apparue en 2001 : le Réseau pour l'Abolition des Transports Payants, qui comme son nom l'indique, milite pour la gratuité des transports. Ces associations d'usagers dénoncent aussi les méthodes violentes des vigiles de la RATP pour interpeller les fraudeurs.
Enfin, depuis 2003, une nouvelle forme de contestation s'est développé contre la publicité dans le métro. Les « publiphobes » ont ainsi organisé à plusieurs reprises des actions contre les panneaux publicitaires en déchirant les affiches ou en faisant des graffitis dessus.
Secourisme
La régie a participé avec la Fédération nationale de protection civile (FNPC) à la création d'un diplôme de premiers secours : l'Attestation de formation complémentaire aux premiers secours sur la route (AFCPSSR). Il existe également une Association des secouristes de la RATP, rattachée à la FNPC.
Anecdote
La RATP a exploité des autobus à étage... entre juin 1968 et 1977. Ils ont roulé sur les lignes parisiennes 53 ( porte d'Asnière- Opéra) et 94 ( Gare Montparnasse- Levallois Mairie) . C'est sous pression du gouvernement et du ministre des transports Robert Buron qu'ils ont été mis en service. Mais leur insuccès total a fait qu'ils n'ont servi que 10 ans contre une quinzaine d'années, en général.
Voir aussi
Liens internes
- Métro de Paris
- RER
Liens externes
- [http://www.ratp.info Site officiel]
- [http://ratp.samizdat.net Réseau pour l'Abolition des Transports Payants]
- [http://www.navily.net/ Navily.net], le site d'un passionné
- [http://www.metro-pole.net/ Métro-pole] le site des transports publics de l'agglomération parisienne
- [http://blogencommun.free.fr/ Blog en Commun] Le Blog des utilisateurs des Transports Francilien
- [http://www.movingtheeconomy.ca/content/csPDF/ParisCaseStudyFrenchAug2.pdf] Une historique comme une autre ;-{
Marcel Duchamp
Marcel Duchamp est un peintre et sculpteur français, inventeur des ready-made, né à Blainville-Crevon le 28 juillet 1887, mort à Neuilly-sur-Seine le 2 octobre 1968).
Biographie
Né dans une famille d'artistes, Marcel Duchamp est le frère du sculpteur Raymond Duchamp-Villon (1876-1918), du peintre fauviste, dessinateur et graveur Jacques Villon (Gaston Duchamp) (Suzanne Duchamp (1889-1963) mariée au peintre Jean Crotti.
Jean Crotti
Marcel Duchamp est un des artistes les plus polyvalents et les plus célèbres de l'art moderne. Son œuvre constitue une rupture radicale avec toutes les formes d'art traditionnelles. Il commence l'art avec le fauvisme puis, sous l'influence de Braque et de Picasso, s'attaque au cubisme. Il s'inscrit à la Section d'or en 1911 puis réalise son premier Nu descendant un escalier en 1912, qui fait sensation à l'exposition de lArmory show de New York. Dans cette œuvre Duchamp mêle les tendances cubistes au futurisme de la "photo-dynamique". Il s'écarte de la peinture, vers 1913-1915, avec les premiers ready-made, objets usuels de fabrication industrielle (Roue de bicyclette, 1913, Le porte bouteille, 1914) promus au rang d'œuvres d'art par leur simple exposition dans un musée. Il s'installe à New York en 1914 et se lie à Man Ray, Stieglitz et Picabia en 1915, avec qui il fonde la revue pré-dada 291 et devient un des précurseurs du dadaïsme ; courant auquel se rattache sa Mariée mise à nu par ses célibataires, même (1912-1923).
En 1917, il fait un scandale à New York en exposant sa Fontaine, en fait un urinoir. Grâce à ces œuvres, Duchamp mène aussi une réflexion sur les qualités esthétiques de l'œuvre d'art, préparant ainsi ce que sera l'art conceptuel ; le pop-art et le happening ont aussi fait de fréquents emprunts aux pratiques et attitudes de Duchamp. Les écrits de Marcel Duchamp ont été publiés sous les titres Duchamp du signe, 1958, et Marchand du sel, 1958. Il fut également le créateur d'un personnage fictif, Rrose Sélavy, sculpteur et auteur d'aphorismes maniant la fausse contrepèterie et l'allitération.
Son œuvre la plus riche et étrange, à l'élaboration complexe, est la Mariée mise à nu par ses célibataires, même ou Grand Verre, réalisée sur panneau de verre (1915-1923, musée de Philadelphie). Le Grand Verre est l'aboutissement de plusieurs études préliminaires telles que Neuf moules mâlic (1914-1915. 66 x 101,2 cm. Succession Alexina Duchamp) qui correspond à l'obsession d'une « vraie forme » invisible obtenue par contact, afin de synthétiser toutes ses théories magiques et sa théorie de l'art comme "fait mental". Réalisée à l'huile, feuille de plomb, et fil de plomb montée entre deux plaques de verre, cette étude fut fêlée lors de son transport en 1916, mais Marcel Duchamp refusa de la faire restaurer.
Dans les dernières années de sa vie, Duchamp exécuta une œuvre pour le musée des Beaux-Arts de Philadelphie, Etant donné 1)La chute d'eau 2)le gaz d'éclairage (1944-1968), environnement sculptural érotique, interdit, par sa volonté, à la vue du public.
Marcel Duchamp fut aussi Satrape du Collège de Pataphysique en 1953, devint membre de l'Oulipo en 1962. Il fut un excellent joueur d'échecs international.
Sur sa tombe au cimetière de Rouen est gravée cette épitaphe : « D'ailleurs, c'est toujours les autres qui meurent. »
Voir aussi
Duchamp, Marcel
Duchamp, Marcel
Duchamp, Marcel
Duchamp, Marcel
Duchamp, Marcel
Duchamp, Marcel
Duchamp, Marcel
Duchamp, Marcel
Duchamp, Marcel
ja:マルセル・デュシャン
Point
- un point est un signe graphique.
- un point est un élément d'une surface ou d'une courbe géométrique
- un point est une unité de longueur en typographie
Voir aussi
- deux-points
- point d'exclamation
- point d'interrogation
- points de suspension
- point-virgule
- rond-point
CGTConfédération générale du travail catégorie:Sigle]
Bande dessinée zh-min-nan:Ang-á-oē als:Comic ko:만화 ja:漫画 simple:Comics
La bande dessinée (appelée encore par l'acronyme BD, ou bédé) est un art littéraire et graphique (souvent appelé le neuvième art) où une histoire est racontée grâce à des images, des dessins, accompagnés d'un texte (explicatif ou dialogue, il est dans ce dernier cas, dans une bulle ou phylactère). On appelle les amateurs de bande dessinée, des bédéphiles.
Histoire de la bande dessinée
Définition
Avant de faire l'histoire de ce médium, il convient de noter que la « bande dessinée » possède plusieurs définitions croisées qui ne se recoupent pas forcément.
Le nom « bande dessinée » devrait permettre de définir la bande dessinée comme un moyen de raconter des histoires par le biais d'une séquence d'images, mais le mot suggère d'autres notions :
- pour certains une bande dessinée mêle l'image au texte, ce dernier étant présent de manière plus ou moins artificielle (Pour qui la regarde sans familiarité ni complaisance, la bulle de bande dessinée est loin d'offrir une solution gracieuse ou naturelle au problème de l'insertion du texte dans l'image — c'est-à-dire du croisement entre deux régimes de signes fondamentalement différents. Thierry Smolderen : Ceci n'est pas une bulle ! Structures énonciatives du phylactère ) sous forme de récitatifs ou de phylactères (« bulles »). De nombreuses bandes dessinées muettes, comme le très classique « petit roi » de Otto Soglow, contredisent ce principe qui voudrait qu'une bande dessinée soit forcément encombrée de texte. On sait par ailleurs que le phylactère existait avant la bande dessinée, et qu'il était utilisé d'une manière très proche de celle qui a cours en bande dessinée dans les caricatures de la fin du siècle en Grande-Bretagne ou en France
- Pour certains, la bande dessinée, au delà d'un simple moyen d'expression (un médium, une boite à outils), est un « genre ». On retrouve cette opinion chez les amateurs de bande dessinée (« j'aime la science fiction, le roman-policier et la bédé ») comme chez leurs détracteurs (« ce film est une vraie bande dessinée » - phrase qui sous-entend : ce film est fantaisiste et simpliste). Il est à noter que ceux pour qui la bande dessinée est un « genre » considèrent souvent que cette dernière est réservée à un public enfant ou adolescent.
- D'autres vont plus loin et voient la bande dessinée comme un style graphique, allant jusqu'à qualifier des dessins non-séquentiels de dessins « bd », parce que ceux-ci incluent des détails empruntés au graphisme mis au point par des auteurs de bandes dessinées, tels que le « gros nez ».
- Enfin, certains avancent que la bande dessinée est essentiellement un média de masse, destiné à exister sous forme imprimée (multiple). Le rapport très étroit qui lie la bande dessinée aux moyens de reproductions mécaniques leur donne sans doute raison : la lithographie (), qui permet au dessinateur un travail rapide, solitaire et sans limite du nombre d'impressions, a permis à l'estampe de se développer et de se démocratiser. La photogravure a encore ôté certaines contraintes aux auteurs. Les progrès de l'offset au cours des années 1980 a permis à la couleur directe d'éclore, etc.
Appellations
Les noms donnés à la bande dessinée selon les pays d'origine ou les époques brouillent encore un peu les pistes :
- Dans le champ culturel anglo-saxon, on a longtemps parlé de comics (« comiques ») et de funnies (« amusants »), deux mots qui évoquent un registre thématique bien précis et non un « médium ». Le mot comic strip (« bande comique ») donne une meilleure idée de ce qu'est la bande dessinée de manière formelle.
- Les mêmes anglo-saxons ont proposé au cours des années 1980 deux locutions permettant de faire sortir la bande dessinée du registre léger : Graphic Novel et Sequential Art (« roman graphique » et « art séquentiel »). Il semble que les deux locutions soient des créations de Will Eisner.
- En Italie, la bande dessinée s'appelle Fumetti (« fumées »), car le phylactère est décrit comme un nuage de fumée. C'est donc le phylactère qui définit, ici, la bande dessinée.
- En Espagne, c'est le nom de la première revue de bandes dessinées (TBO, 1917) qui a donné leur nom aux bandes dessinées : Tebeos, mais on parle aussi souvent d’historiettas (« historiettes »).
- Au Japon, on utilise le mot manga (漫画) qui est généralement traduit par « images dérisoires », (man signifiant originellement en chinois déborder, à son gré), « dessins libres » dans le sens d'interprétation libre.
- En Chine, on parle de lianhuanhua (连环画 liánhuánhuà, « images enchaînées ») et parfois Manhua (漫畫/漫画 mànhuà). Il est à noter que, jusque récemment, la (très riche) bande dessinée chinoise est composée de livres qui ne contiennent qu'une image par page. Cette image est accompagnée d'un récitatif, et, de manière rarissime, de phylactères.
- En Corée, on parle de Manhwa (만화, prononcer man-oua).
- Dans les pays scandinaves, le mot Tegneserie (norvégien) ou Tecknad serie (suédois) signifie : « série de dessins » (suite de dessins)
- Dans les pays francophones enfin, outre le mot « bande dessinée », on a parlé d’« illustrés » (« livres illustrés »), mot qui évoque un public enfantin.
Anatomie d’une bande dessinée
Les amateurs s'entendent sur un certain nombre de mots et de définitions pour décrire les différents éléments dont sont composés les bandes dessinées.
- la case est une vignette contenant un dessin
- le strip (de l'anglais : « bande ») est une suite de cases, disposées sur une ligne
- la planche est un ensemble de cases, souvent disposées sur plusieurs lignes. On applique généralement le mot planche au document original.
- les bulles ou phylactères sont des textes intégrés aux vignettes, destinés à la transcription des dialogues des personnages. Ces éléments désignent le personnage qui parle.
- les récitatifs sont des panneaux généralement situés aux bord des vignettes et servant aux commentaires en « voix off », notamment pour donner des indications de temps et de lieu (« Au même instant à Moulinsart... ») ou pour fournir des informations permettant une meilleure compréhension de l'action (« Linda ignore qu'Alan a survécu à sa chute »).
Avant le
voix off]
Il est difficile de donner une date précise aux premières bandes dessinées.
On dit souvent que les peintures rupestres, comme celles la grotte de Lascaux en France, sont une forme archaïque de bande dessinée puisqu'elles racontent des histoires au moyen d'images. Un tel rapprochement est un peu artificiel car a priori, il ne s'agit jamais de suites de dessins, il n'y a pas de raisons de rattacher les peintures rupestres à la bande dessinée plutôt qu'aux autres arts visuels. De plus, la qualité « narrative » de ces peintures reste à prouver, de nombreux archéologues penchent pour une interprétation chamanique (les dessins auraient une fonction magique).
chaman]
Les fresques et les bas-reliefs antiques en Égypte, en Grèce ou à Rome (la colonne Trajane par exemple), ne sont (parfois) pas très éloignés de la définition de bandes dessinées puisqu'ils utilisent la séquence d'images comme moyen de raconter une histoire.
colonne Trajane]
Au Moyen Âge, le livre prend son essor, et notamment le livre illustré de miniatures. C'est à cette époque aussi que l'on commence à utiliser des bandeaux de textes (phylactères) pour faire parler des personnages. En France la Tapisserie de Bayeux est, au sens strict, une très longue bande dessinée.
À la Renaissance, les peintures des églises racontent souvent des histoires en plusieurs panneaux (aujourd'hui encore, dans la plupart des églises catholiques, le « chemin de croix » raconte les dernières heures de Jésus sous la forme d'une succession d'images). Aux et surtout , naît la littérature populaire avec les « livres bleus » diffusés dans les campagnes.
Jésus et les premiers phylactères|thumb|right]]
En 1796 les premières images d'Épinal sont imprimées en série par L'Imagerie d'Épinal fondée par Jean-Charles Pellerin (Vosges). Ce sont des estampes aux sujets populaires (histoire, chanson, contes, etc.) et aux couleurs vives. Plus tard L'Image d'Epinal se transforme. Au tableau unique succède la planche composée d'une histoire, de dessins, de chansons. Jean-Charles Pellerin fut sans nul doute un précurseur des maisons d'édition de bande dessinée.
À la même époque, le dessin de presse connaît sa première grande période, notamment en Grande-Bretagne (avec William Hogarth, Thomas Rowlandson et James Gillray) ou, pendant la Révolution, en France. On y voit naître la pratique régulière du phylactère et, plus généralement, l'imbrication du dessin et du texte, on y voit aussi naître les premiers personnages stéréotypés (comme le célèbre John Bull).
Au , les histoires en images, se sont répandue grâce à une plus large diffusion de la presse due aux progrès de l'imprimerie et annonce les prémices de la bande dessinée en dépassant l'illustration traditionnelle.
John Bull]
- Au Japon, Katsushika Hokusai créa une série d'esquisses de dessins grotesques, comparables aux Grotesques de l'italien Léonard de Vinci, qu'il appela manga. Ce nom est encore aujourd'hui celui de la bande dessinée japonaise. Les mangas actuels ont souvent recours aux mêmes genres que les estampes du : horreur, samouraïs, érotisme, humour. Même si les mangas ont profité d'une influence anglo-saxone au début du et même si le genre s'est cristalisé après la Seconde Guerre mondiale avec Osamu Tezuka, on peut tout à fait considérer qu'une continuité relie les œuvres de l’Ukiyo-e (Hokusai, Sensei, Utamaro, Hiroshige, Sharaku, etc.) aux mangas contemporains.
- En Europe, on s'accorde généralement à reconnaître le Suisse Rodolphe Toepffer (ou Töpffer) comme le premier créateur de bande dessinée, son premier ouvrage Histoire de M. Jabot ayant été publié en 1833. Plusieurs ouvrages du même type suivront. On peut dire que Töpffer a inventé l'album de bandes dessinées (chacun de ses livres est un long récit), le personnage de bande dessinée et même, la théorie de la bande dessinée avec son Essai de physiogonomie. L'expérience connaîtra un grand succès et les livres de Töpffer seront réédités (et parfois redessinés, par Cham notamment) et suffisemment bien diffusés, y compris aux États-Unis, pour ne laisser aucun doute sur l'influence considérable qu'ils ont eu sur la suite de l'histoire de la bande dessinée. Viennent ensuite Christophe, auteur de La Famille Fenouillard (1893) et du Sapeur Camember (1896), mais aussi Nadar, Cham, Grandville, Gustave Doré et Caran d'Ache.
:Les dialogues ne sont pas inclus dans ces bandes dessinées sous forme de phylactères, ils sont généralement présent dans des récitatifs situés sous les vignettes.
- En Allemagne, mentionnons Wilhelm Busch, dont les héros Max und Moritz (1865) inspireront Rudolph Dirks lorsqu'il créera les Katzenjammer Kids une trentaine d'années plus tard.
- Aux États-Unis d'Amérique les premières bandes dessinées furent The Yellow Kid (1896) par Richard Felton Outcault, et surtout The Katzenjammer Kids de Rudolph Dirks en 1897 (en français : Pim, Pam et Poum). Celui-ci est le premier à faire un usage systématique des bulles (ou phylactères). Plus tôt, Arthur Burdett Frost, sans utiliser les phylactères, est un des plus sérieux prétendants au titre de premier auteur de bande dessinée américain.
Arthur Burdett Frost]
- En 1904, à Montréal dans le journal La Patrie paraît pour la première fois une bulle dans la série Timothée, par Albéric Bourgeois. [http://www.bdquebec.qc.ca/heros/timothee/timothee.htm 1]
- En 1905, La Semaine de Suzette offre à ses petites lectrices les aventures d'une servante bretonne au grand cœur née à Clocher-les-Bécasses, surnommée Bécassine. Ses aventures sont racontées sous la plume de plusieurs auteurs, dont les premiers furent M. Languereau et J. Pinchon.
- En 1908, dans un genre très différent, L'Épatant publie les tribulations d'un trio de petits malins, Les Pieds Nickelés. Cette expression, imaginée par Tristan Bernard, désigne des hommes peu portés sur le travail. Croquignol, Filochard et Ribouldingue ne conçoivent pas de vivre autrement que par la débrouille.
- en 1915, William Randolph Hearst, le plus important homme de presse de son temps, crée le King Features Syndicate dédié à la distribution nationale et internationale de bandes dessinées. Il est imité par Joseph Medill Patterson, son principal concurrent.
- En 1917 à Barcelone en Espagne c'est la première publication du périodiques TBO le succès fut si grand que dès cette époque toutes les revues de bande dessinée furent appelées tebeos en Espagne, ainsi que les sections des journaux qui publiaient des encarts de bande dessinée ou des histoires pour enfant.
- En 1929 en Belgique une bande dessinée en noir et blanc est publiée dans Le Petit Vingtième, un supplément du journal Le Vingtième Siècle destiné aux jeunes. C'est le début des Aventures de Tintin créées par Georges Remi, dit Hergé. D'un point de vue graphique, la ligne claire de Tintin n'est pas la révolution que l'on dit souvent, puisqu'à l'époque, La Famille Illico paraît depuis près de quinze ans, et Zig et Puce, par Alain Saint-Ogan, existent depuis quelques années aussi — Hergé s'en est, du reste, beaucoup inspiré. Ce sont à d'autres qualités qu'Hergé devra son succès : une technique épurée du récit graphique (jamais de textes inutiles, un grand sens de l'élipse), de bonnes réminiscences d'auteurs tels que Jules Verne ou Maurice Leblanc, et, à partir du Lotus Bleu, un goût tout à fait inédit en bande dessinée à l'époque pour le travail de documentation.
- En 1929 aux États-Unis c'est l'apparition des strips d'action avec Buck Rogers et Tarzan, d'autres histoires apparaissent sous l'appellation comics, terme qui fut vite adopté pour désigner une forme plutôt qu'un genre. C'est aussi cette année là que fut publiée sous forme de tabloïds, les Funnies, une compilation d'une série de strips publiée dans les journaux américains, c'est la première publication en quatre couleur de comics. Son format Tabloïd provoqua une confusion avec les suppléments du dimanche des divers journaux de l'époque et provoqua l'arrêt de ces suppléments.
- En 1934 paraît en France le premier numéro du Journal de Mickey. Une grande profusion de journaux destinés à un jeune public suivra : Junior, Tarzan, Jumbo, Robinson, etc.
- En 1938 aux États-Unis paraît le premier numéro d’Action Comics, un magazine entièrement dédié aux comics. Il voit la première apparition de Superman (le premier super-héros moderne - Doc Savage, Tarzan, Le Fantôme du Bengale ou Mandrake étaient aussi, à leur façon, des super-héros), et annonce l'âge d'or des comic books aux États-Unis (1938-1950). Depuis, au fil des décennies, sont apparus beaucoup de personnages (voir la section dédiée aux comics).
- En 1938 en Europe c'est la parution du Journal de Spirou magazine hebdomadaire de prépublication de bande dessinée belge et française. Imaginée dès 1937 par l'éditeur Jean Dupuis, cette revue a bénéficié dès sa création de la participation d'auteurs de talent, tels : Raoul Cauvin, Jijé, Franquin, et bien d'autres. Le nom du journal vient du mot wallon spirou qui désigne aussi bien un écureuil qu'un enfant espiègle.
- En 1946 au Japon, Après la deuxième guerre mondiale le manga japonais commença à se moderniser. Le lifting de bande abandonant la propagande, permet à Osamu Tezuka de rendre aussi bien le contenu que la forme du manga plus énergique. Le premier livre de Tezuka fut une adaptation de l'île au trésor intitulée La Nouvelle Île au trésor 1947
- En 1949, en France, une loi se propose d'œuvrer à une « amélioration des publications destinées à la jeunesse ». Son véritable programme est en fait de supprimer la bande dessinée en y appliquant de nombreuses contraintes, comme celle, toujours en vigueur, qui veut qu'un journal destiné aux jeunes doive contenir une part importante de rédactionnel.
- En 1954, craignant qu'une loi anti-comics ne soit votée, un certain nombre d'éditeurs se regroupe pour créer un label d’auto-censure, le Comics Code Authority. La même année, le psychiatre Fredric Wertham publie Seduction of the innocent, une violente charge contre la bande dessinée qui présente l’industrie des comics comme un complot, et lui impute tous les maux de la jeunesse.
- En 1958, Francisco Ibañez crée les immortels Mortadelo y Filemón (agence d'information).
- En 1959 c'est la parution du journal Pilote (Mâtin, quel journal !) un hebdomadaire de bande dessinée qui découvrit beaucoup de talent tels : Astérix le Gaulois (de René Goscinny et Albert Uderzo), Tanguy et Laverdure (de Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo), Barbe-Rouge (de Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon) et bien d'autres.
Années 1960
- Dans les années 1960, la bande dessinée francophone se développe, en particulier à travers l'essor de magazines (en particulier le Journal de Spirou et Le Journal de Tintin, puis avec journal Pilote) permettant l'émergence de nouveaux personnages dont les plus populaires verront leurs aventures compilées dans des albums cartonnés et remporte alors un très grand succès auprès du grand public.
- Humour : Astérix, Lucky Luke, Iznogoud, Gaston Lagaffe, Achille Talon, Philémon, Les Schtroumpfs, etc.
- Aventure : Tintin, Blueberry, Spirou, Barbe-Rouge, etc.
- Science fiction : Valérian, Yoko Tsuno, Blake et Mortimer, etc.
- Sport : Michel Vaillant, Eric Castel, etc.
- Auteurs : Bilal, Boucq, Bretécher, Charlier, Christin, Druillet, Franquin, Fred, Jijé, Moebius, Godard, Goscinny, Gotlib, Greg, Hergé, Edgar P. Jacobs, Lauzier, Mandryka, Jacques Martin, Morris, Pétillon, Peyo, Reiser, Tabary, Uderzo, Martin Veyron, etc.
- Revues : Record, Tintin, Pilote, Spirou, etc.
- En 1964, Quino crée son incroyable Mafalda, petite fille argentine qui nous livre sa vision particulière du monde qui l'entoure.
La bande dessinée « adulte » sort de la confidentialité (elle a toujours existé, mais soumise à une censure importante, restreinte à un public précis et cantonnée aux thèmes pornographiques), avec V Magazine, et la série Barbarella, par Jean-Claude Forest, ainsi qu'avec Blanche Épiphanie, par Georges Pichard.
Enfin, c'est au cours des années 1960 que des chercheurs et des passionnés commenceront à étudier la bande dessinée de manière sérieuse : Pierre Fresnaut-Deruelle, Alain Resnais, Francis Lacassin, etc.
À la suite de Pilote, qui avait été le premier journal à s'adresser aux jeunes (c'est à dire aux adolescents — donc ni aux enfants, ni aux adultes), à la suite de V Magazine, de Chouchou, de Hara Kiri, et dans le cadre de la libéralisation progressive des mœurs post-soixante-huit, une presse « adulte » offre au public un contenu pornographique souvent mais aussi, et c'est là une nouveauté, subversif, politique, underground : Actuel (1970), L'Écho des savanes, créé par trois transfuges de Pilote (Nikita Mandryka, Claire Bretécher, Marcel Gotlib) en 1972, Mormoil (1974) et bien d'autres titres qui ont, à ce jour, tous disparu à l'exception notoire de Fluide Glacial, né en 1975, qui avait choisi une voie relativement marginale en son temps, inspirée du journal américain Mad : pas de politique, relativement peu de subversion, mais de l'humour à chaque page.
À la fin des années 1970 début 80, la bande dessinée s'offre de nouvelles ambitions et se fait nommer roman graphique, aux États-Unis avec Will Eisner (Un bail avec dieu), en Italie avec Hugo Pratt, en Argentine avec Alberto Breccia, en France avec le journal (A SUIVRE) et ses « romans à suivre » tels que Ici-même (Tardi/Forest), Comès (L'Ombre du Corbeau, La Belette), Jean-Claude Servais (Isabelle). Les premiers « romans graphiques » sont en noir et blanc et, souvent, d'un graphisme qui tranche avec les productions habituelles. Les dernières décennies ont vu l'affirmation du succès de bandes-dessinées destinées aux adultes, abordant des thèmes nouveaux, développant des intrigues complexes et des personnages ambigus.
Les années 1990 connaîssent trois évolutions importantes :
- Les influences s'internationalisent : la bande dessinée franco-belge se penche sur les comics et les mangas, les américains s'intéressent eux aussi aux mangas, ainsi qu'à la bande dessinée européenne, les japonais débauchent des auteurs européens, et de nombreux pays se ré-intéressent à la bande dessinée après avoir laissé le genre en friche (ou sous la triple influence de Mad magazine, Disney et du King Features Syndicate) pendant des décénies : Grande-Bretagne et Commonwealth, Allemagne et pays scandinaves, etc.
- La quasi-disparition de la bande dessinée périodique au profit de l'album, y compris dans la BD dite « populaire » : Lanfeust de Troy, Largo Winch, XIII, Blake et Mortimer ou encore Titeuf, qui atteignent à chaque nouvelle parution des volumes de vente très importants (jusqu'à 500 000 exemplaires). De fait, le secteur de la bande dessinée est un des rares secteurs du livre qui progresse régulièrement en termes financiers.
- Les expériences de micro-édition underground des années 1970 et 1980 se transforment en un véritable secteur de l'édition de bd, dite « BD indépendante » ou « BD alter », avec des éditeurs phares tels que L'Association ou Cornélius en France, Fréon en Belgique, Atrabile en Suisse, Fantagraphics Books et Drawn and Quarterly en Amérique du nord, Cockroach en Chine, etc. Les auteurs qui éditent (et souvent, s'auto-éditent) dans ce secteur sont souvent tentés par l'autobiographie, la bande dessinée expérimentale (cf. Oubapo), mais aussi la bande dessinée d'aventure. Citons, parmi les plus emblématiques : Art Spiegelman, Lewis Trondheim, David B, Marjane Satrapi. Ces auteurs ne renient pas pour autant le grand public ni les genres plus classiques. La série Donjon en est un bon exemple, dans le genre heroic fantasy avec un zeste d'ironie et de parodie, ainsi que la participation à chaque numéro de dessinateurs différents (comme dans les années 1950 avec les histoires de l'oncle Paul). Actuellement, les collections « Poisson-Pilote » chez Dargaud ou « Aire Libre » chez Dupuis sont très représentatives de ce changement.
Les grands traits des années 1990 restent vrais, mais connaissent des mutations qui inquiètent certains professionnels du secteur :
- la surproduction : en 2005, il se publie près de dix albums francophones par jour, personne n'est plus à même de savoir tout ce qui se publie en bande dessinée.
- la digestion des expériences de la micro-édition par les gros éditeurs, qui débauchent les auteurs les plus accessibles au grand public et n'ont pas peur de fournir des ersatz de bande dessinée d'auteur à un public non-spécialisé.
BD & cinéma
Les industries de la bande dessinée et du cinéma sont nées en même temps, et ont beaucoup de traits communs (la séquence, la narration, le temps). Des séries telles que la Famille Illico ou Little Orphan Annie ont eu très tôt les honneurs d'adaptations en films « live » et on ne compte pas les adaptations de bandes dessinées en dessin animé (Popeye) et vice-versa (Mickey). De nombreux auteurs de bande dessinée sont passés, temporairement ou définitivement, à la réalisation ou à la scénarisation de films : Gérard Lauzier, Didier Martiny, Patrice Leconte, Marc Caro (co-auteur de Delicatessen), Terry Gilliam, Frank Miller (qui scénarise Robocop), etc.
Longtemps, les adaptations de bandes dessinées au cinéma (ou en séries télévisées) ont été des productions à petit budget et sans grandes ambitions artistiques (avec quelques exceptions, comme Barbarella) : Lucky Luke, Gros dégueulasse, Fais gaffe à la gaffe (Gaston Lagaffe), Spiderman. Aux États-Unis, au début des années 1980, de véritables films adaptés de bandes dessinées ont vu le jour, revisitant les classiques du comic-strip : Popeye par Robert Altman, Annie par John Huston, Flash Gordon, Dick Tracy, Superman par Richard Lester, etc.
À la fin des années 1980, une nouvelle voie est ouverte par Tim Burton avec son Batman : ayant grandi avec les comics et ayant suivi les évolutions récentes du genre (Frank Miller, Alan Moore), Burton filme Batman comme un conte sombre et dramatique. Enfin on prend un super-héros au sérieux. Le progrès des effets spéciaux numériques, au cours des années 1990, a permis de rendre presque crédibles visuellement les effets exubérants autrefois imaginés par Stan Lee et Jack Kirby, ce qui aboutira à la création d'une grande quantité de films inspirés par les comic-books : Spiderman par Sam Raimi, Les X-Men, Daredevil, Catwoman, La Ligue des gentlemen extraordinaires, The Crow, etc.). En France, Astérix bénéficie de moyens équivalents.
D'autres genres de bandes dessinées ont inspiré le cinéma : Les Sentiers de la perdition, From Hell, Ghost World, Sin City ou encore American Splendor. L'influence de la bande dessinée sur le cinéma prend parfois des chemins plus détournés : l'univers de Jean-Claude Mézières (Valérian) est par exemple une influence majeure et assumée du Cinquième Élément, de Luc Besson, mais a aussi été une source d'inspiration importante pour Star Wars.
Théorie de la Bande Dessinée
- Art séquentiel : langage de la bande-dessinée.
- Ligne claire : style porté à son sommet par Hergé.
- Oubapo : sur le mode de l'Oulipo, recherche & analyses des contraintes en bande-dessinée.
Bibliographie
- Marjorie Alessandrini, Marc Duveau, Jean-Claude Glasser, Marion Vidal, L'Encyclopédie des bandes dessinées, Albin Michel, 1986
- Brad Brooks, Tim Pilcher, Steve Edgell, Hervé Flores, Le B.A.-BA de la BD et du dessin d'humour : du rough à la réalisation, Eyrolles, 2002
- Bernard Duc, L'Art de la BD, tome 1 : du scénario à la réalisation, Glénat, Collection Art et technique, 1993
- Bernard Duc, L'Art de la BD, tome 2 : la technique du dessin, Glénat, Collection Art et technique, 1993
- Jean-Benoît Durand, BD mode d'emploi, Flammarion, Collection Castor Doc, 1999
- Will Eisner, La bande dessinée, art séquenciel, Vertige Graphic, 1997
- Henri Filippini, Dictionnaire de la bande dessinée, Bordas, 2005
- Thierry Groensteen, Système de la bande dessinée, PUF, Collection Formes sémiotiques, 1999
- Scott McCloud, L'Art invisible, Vertige Graphic, 1999 (présentation théorique de la bande dessinée sous forme de bande dessinée)
- Benoit Peeters, Lire la bande dessinée, Flammarion, Collection Champs Flammarion, 2003
- Jean-Bruno Renard, Clefs pour la bande dessinée, Seghers, collection Clefs, 1978
Fanzinat
Il existe une importante culture underground de la bande dessinée au travers de fanzines. Les fanzines permettent à de jeunes auteurs de se faire la main sur des histoires courtes et de recueillir des critiques sur leur travail.
- [http://www.pimpf.org/pimpfmag/pimpfmag.htm Pimpf Mag, la revue des BD Petits Formats]
Festivals
- Le Festival BD d'Angoulême est considéré comme le plus important en France. Il a lieu chaque année à Angoulême depuis 1974, durant la dernière semaine de janvier, du jeudi au dimanche. Les prix décernés se nommaient jusqu'en 2003 « Alph'Art », auparavant nommés les « Alfred » (du nom d'un héros dessiné par Alain Saint-Ogan, dans la série Zig et Puce).
- Festival BD d'Arlon - Festival BD et du livre pour enfants aussi appelé « le tout BD des 3 frontières ». Il a lieu chaque année en septembre à Arlon en Belgique depuis 2000.
- BD-FIL, Festival International de bande dessinée à Lausanne (Suisse), (première édition en septembre 2005) [http://www.bdfil.ch/ BD-FIL]
- Quai des Bulles - Festival de la bande dessinée et de l'image projetée à Saint-Malo (première édition en 1981).
- Festival BD de Chambéry. Fondé en 1976, il a lieu chaque année en octobre. Il a été parrainé par André Franquin qui en a réalisé le logo.
- Fumetto est le nom du Festival international de la bande dessinée de Lucerne, en Suisse alémanique.
- BDSierre était le plus grand festival de Bande Dessinée de Suisse. Il avait eu lieu chaque mois de juin dans la commune de Sierre, en Valais entre 1984 et 2004.
Les différents Genres BD
;BD Franco-belge
: La BD franco-belge désigne comme son nom l'indique les BD produites en France et en Belgique. Par extension, on parle aussi de BD européenne.
;Comic strip
: Bandes dessinées de quelques cases, toujours très courantes dans les pays anglo-saxons. Voir Comic strip.
;Comics
: Bandes dessinées américaines : voir la page dédiée aux comics.
;Fumetti
:Bandes dessinées en Italie : voir la page dédiée aux fumetti.
;Manga
: Bandes dessinées japonaises : voir la page dédiée aux mangas.
;Manhwas
: Bandes dessinées coréennes : voir la page dédiée aux manhwas.
;Roman graphique
: Bande dessinées racontant une histoire plus détaillée et complexe se situant entre Le roman et la Bande dessinée dite traditionnelle : voir la page dédiée aux romans graphiques
;Tebeo
: Bandes dessinées en Espagne : voir la page dédiée aux tebeo
;BD suisse
: La BD suisse - notamment suisse romande - n'est pas en reste, avec des auteurs tels que Zep (série Titeuf), Daniel Ceppi (série Stéphane Clément, chroniques d'un voyageur), ou Cosey (série Jonathan), Gérald Poussin, Frederik Peeters, entre autres.
;Petits Formats
: Bandes dessinées de poche (généralement au format 13x18 cm) et le plus souvent en noir et blanc : voir la page dédiée aux Petits Formats.
;WebComic
: Se dit des bandes dessinées publiées directement sur une page Web. C'est une forme particulière de récit sur support numérique également désignée par le terme BD en ligne. Exemple: Megatokyo.
;Lianhuanhua
: Voir l'article consacré à la bande dessinée chinoise.
: aussi apelé Manhua (漫畫/漫画mànhuà)
Quelques sites dédiés à la bande dessinée
Boutiques en Ligne
- [http://www.topbd.com TopBD] : Librairie en ligne spécialisée dans la BD et ses Produits Dérivés.
- [http://www.bdnet.com BDnet] : Librairie en ligne - membre du réseau « Canal BD », regroupement de libraires indépendants
Bédéthèques
- [http://www.bdovore.com BDovore] : site pour gérer gratuitement sa collection de BD en ligne
- [http://www.bedetheque.com La bédéthèque] :: Bdthèque du logiciel BDGest
- [http://www.bdtheque.com BDTheque] : Bdthèque mis en ligne par les internautes
- [http://www.encyclobd.com Encyclo'BD] : site permettant de gérer gratuitement sa collection de BD en ligne. Gère les albums et les objets para BD.
Chroniques
- [http://www.art9.net/ ART9] : chroniques et synopsis par des bénévoles sur les séries BD terminées
- [http://www.bulledair.com Bulledair] : chroniques de BD et Hebdos BD en ligne
- [http://www.bdselection.com BD Sélection] : l'hebdo de la bande dessinée]
- [http://www.bdgest.com BDGest Forum] : Chroniques et forum autour des sorties BD
- [http://www.mezkale.com/ Mezkale] : Chroniques, portraits, interviews et news BD
- [http://www.coinbd.com CoinBD.com] : site proposant de nombreuses chroniques sur des milliers d'albums BD.
- [http://www.du9.org Du9] : anciennement un fanzine, Du9 est un webzine actif depuis 1996, promoteur d'une bande dessinée exigeante.
Sites Généralistes
- [http://www.1001bd.com 1001 BD] : site sur la BD sous toutes ses formes
- [http://www.bdcentral.com BD Central] : site traitant de l'actualité BD et des sorties
- [http://www.bdoubliees.com BD oubliées] : base de données répertoriant tout ce qui est paru dans de nombreuses revues de BD (Spirou, Pilote, Tintin, Vaillant/Pif, Métal Hurlant, Fluide Glacial...)
- [http://www.bdparadisio.com BD Paradisio] : site contenant des chroniques, des infos, des interviews...
- [http://www.ibddb.com iBDdb] : Une encyclopédie collaborative de la bande dessinée
- [http://marquebd.free.fr La marque BD] : le webzine de toutes les bandes dessinées
- [http://www.sceneario.com Sceneario.com] : site contenant des chroniques, des infos, des interviews...
- [http://www.blam.be Blam] : site contenant des chroniques, des infos, des interviews...
- [http://www.artikzone.com ArtikZone] : Magazine BD en format pdf sur l'actualité de la bd
- [http://www.bdstrips.com Bdstrips] : Site généraliste permettant d'acheter des BD
- [http://clairdebulle.com Clair de Bulle] : Site de la bande dessinée alternative ou indépendante
- [http://www.pimpf.org/ PIMPF] : PIMPF le portail des BD Petits Formats
- [http://www.pifomanie.com/ Pifomanie] : Pifomanie Encheres Pif Gadget et Vaillant
- [http://www.spoogue.org/ Conseils pour créer sa BD] : Créer un dossier de Bande Dessinée, protéger et faire publier sa BD...
Actualité - News
- [http://www.toutenbd.com TOUTENBD] : site traitant de l'actualité de la BD
- [http://www.actuabd.com Actua BD] : information quotidienne sur la BD
- [http://bande.dessinee.info bande dessinée info]
- [http://www.labd.cndp.fr L@ BD] : Toutes les infos de la BD
- [http://www.scarcemag.com]
- [http://www.bdgest.com BDGest] : Infos de la BD et Logiciel de gestion de collection de BD
Communauté BD
- [http://www.abdel-inn.com Abdel-INN] : bd en ligne, animation flash, animation 2d 3d ...
- [http://bda.creamen.net/bda/php/index.php BD Amateur] : site ouvert à tous les auteurs amateurs et leur public...
Editeurs
- [http://www.glenat.com Bande dessinée Glénat] : Éditeur de bande dessinée, livres et manga
- [http://www.ventsdouest.com Bande dessinée Vents d'Ouest] : Éditeur de bande dessinée (fantastique, thrillers, humour, érotisme, jeunesse...)
- [http://www.media-participations.com Media Participations] : groupe d'édition français, regroupe notamment les éditeurs [http://www.dargaud.com Dargaud], [http://www.dupuis.com Dupuis], [http://lelombard.com Le Lombard]
- [http://www.editions-delcourt.fr Delcourt]
- [http://www.soleil-lesite.com/index.php Soleil] : spécialiste de la BD de type Heroïc Fantasy
Autres
- [http://search.dmoz.org/cgi-bin/search?search=bande+dessin%C3%A9e Rubrique bande dessinée] de l'open directory project
- [http://www.annuairebd.com AnnuaireBD.com] : répertoire d'adresses de sites consacrés la Bande Dessinée.
- [http://www.bdzone.com Bdzone] : un portail généraliste sur la BD
- [http://www.eurobd.com Euro BD] : le webring de la bande dessinée
- [http://www.labd.com La bd.com] : Centre National de la Bande Dessinée et de l'image
- [http://www.lambiek.net/artists/index.htm Lambiek Comiclopedia] : Liste d'auteurs de Comics
- [http://www.lambiek.net/fr/auteurs.html Lambiek Edition francophone] : Liste d'auteurs BD
- [http://dominique.hochereau.free.fr/bd Bande dessinée et Philatélie]
- [http://www.sallartiste.ca.tc Sallartiste] : Site sur la BD congolaise
- [http://www.cinemotions.com/modules/Dossiers/dossier/291 CinEmotions.com] : Dossier « La Bande Dessinée au Cinéma »
- [http://www.collectionscanada.ca/bandes-dessinees/index-f.html Au delà de l'humour Histoire de la Bande dessinée au Canada anglais et au Québec]
- [http://bdmonjournal.free.fr/ Site consacré à l'éditeur de petits formats Aventures et Voyages]
- [http://jeunesseetvacances.free.fr/ Site consacré à l'éditeur de petits formats Jeunesse et Vacances]
Liens internes
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- Dessin animé
- Animation
- Animation Art graphique Audiovisuel
- Liste de sociétés de film d'animation
-
Disque compact
Un disque compact ou cédérom, CDROM, CD de l'anglais compact disc, est un disque optique utilisé pour stocker des données sous formes numériques (suite de 0 et de 1).
Principe de fonctionnement
Le disque compact repose sur une méthode de lecture optique : un faisceau de lumière cohérente (laser) vient frapper le disque en rotation. Les irrégularités (cavités) dans la surface réfléchissante de celui-ci produisent des variations binaires (suite de 0 et de 1). Le rayon réfléchi est enregistré par un capteur, l'information binaire est ensuite transformée en un signal analogique par un convertisseur.
Dès son apparition, ce support a été promu par ses inventeurs et les éditeurs musicaux comme offrant une meilleure qualité sonore que les autres supports existants (notamment les disques vinyle). Ces qualités sont aujourd'hui contestées et de nouveaux supports sont apparus (SACD - Super Audio Compact Disc ou le DVD-A - Digital Versatile Disc Audio). On constate par ailleurs un regain de popularité du support vinyle.
Histoire
Le disque compact fut inventé conjointement par les firmes Philips et Sony, pour l'audionumérique (CD audio) en 1980.
Philips développa le processus de fabrication basé sur leur expérience de la technologie du Laserdisc tandis que Sony contribua à la méthode de correction d'erreurs.
Les premiers prototypes produits par Philips mesuraient 115 mm de diamètre, avec un codage sur 14 bits et une capacité de 60 minutes. Sony insista pour qu'on adopte un codage sur 16 bits et une durée de 74 minutes, ce qui a augmenté la taille du disque à 120 mm. Selon les rumeurs, la capacité du CD 12 centimètres a été augmentée à 74 minutes pour que la version la plus lente de la 9e symphonie de Beethoven tienne sur un seul CD.
La première production industrielle eut lieu en 1982 à Langenhagen près de Hanovre en Allemagne.
Le disque compact a connu un large succès et s'est rapidement substitué aux disques vinyles comme support musical, notamment grâce aux qualités suivantes :
- Absence d'usure due à la lecture (la lecture optique supprime le contact mécanique et donc l'altération du support par frottement). Dans la réalité, la durée de vie moyenne réelle des supports est contestée, certains accordant aux disques compacts une espérance de vie de seulement dix ans (les dégradations peuvent être : rayures, oxydation...).
- Tailles du support : ses 12 centimètres de diamètre lui confèrent une portabilité que n'avait pas le microsillon. Un deuxième format de 8 centimètres est, lui aussi, normalisé.
- Qualité de reproduction sonore très supérieure aux cassettes audio et même aux disques vinyles.
- Retour à l'écoute intégrale sans avoir à retourner le support audio dans le lecteur avec un accès sans manipulation mécanique, ce qui ne s'était pas vu depuis la disparition des cassettes 8 pistes. Les cassettes audios et les disques vinyles étaient enregistrés sur deux côtés, on devait donc les retourner à la mi-écoute.
À noter que Compact Disc est une marque déposée par la firme néerlandaise Koninklijke Philips Electronics N.V. et que cette dernière refuse l'utilisation du terme déposé pour tout disque audio protégé contre la copie.
Types de disques
On distingue plusieurs types de disques compacts :
- CD audio : disque compact audio.
- CD-ROM (Compact Disc Read-Only Memory), officiellement cédérom en français : support de stockage informatique
- CD-R : Compact Disc Recordable
- CD-RW : Compact Disc Rewritable
- CD-G : Compact Disc + Graphics
Les appareils de lecture pour CD-audio ne sont pas conçus pour lire les CD-ROM ; a contrario, les lecteurs de CD-ROM (couramment présents sur les ordinateurs personnels) peuvent aussi lire les CD-audio. Il existe aussi des CD « hybrides » contenant de l'information audio (lisible par un lecteur audio) et des informations d'autres types (texte, vidéo, images, etc.), lisibles par un lecteur de CD-ROM.
Dernièrement, avec l'arrivée de la technologie MP3, des lecteurs audio pouvant lire des pistes MP3 sur un CD-ROM et, les jouer comme un CD audio traditionnel ont été développés. L'intérêt du MP3 est qu'il permet de stocker jusqu'à dix fois plus de musique que sur un CD audio avec une dégradation peu perceptible de la qualité sonore.
Détails physiques
Les disques compacts sont constitués d'une galette de polycarbonate de 1,2 millimètre d'épaisseur recouvert d'une fine couche d'aluminium (au début d'une couche d'or et encore actuellement sur les disques à longue durée de vie) protégée par un film de laque. Ce film peut aussi être imprimé pour illustrer le disque. Les techniques d'impression sont l'offset et la sérigraphie.
Les informations sur un CD standard sont codées sur une piste d'alvéoles en spirale moulée dans le polycarbonate. Chaque alvéole mesure environ 125 nm (0,00000125 mm) et 500 nm de large et varie entre 850 nm et 3,5 µm en longueur. L'espace entre les pistes est de 1,5 µm. Pour se donner une idée des dimensions, si le disque était mis à l'échelle d'un stade de foot, une alvéole aurait la taille d'un grain de sable. La spirale commence au centre du disque pour se terminer en périphérie, ce qui autorise plusieurs tailles de disques.
Un CD est lu par une diode laser de 780 nm de longueur d'onde à travers la couche de polycarbonate. La différence de profondeur entre une alvéole (creux) et la surface plane (bosse) est d'un quart la longueur d'onde du laser, ce qui permet d'avoir un déphasage d'une demi-longueur d'onde entre une réflexion du laser dans une alvéole et sur la surface plane. L'interférence destructive causée par cette réflexion réduit l'intensité de la lumière réfléchie dans une alvéole comparée à une réflexion sur la surface plane. En mesurant cette intensité avec une photo-diode, on est capable de lire les données sur le disque.
Les creux et les bosses ne représentent pas les 0 et les 1 des informations binaires. C'est le passage d'un creux à une bosse ou d'une bosse à un creux qui indique un 1. S'il n'y a pas de passage bosse-creux, alors il s'agit d'un 0. On appelle cela un front.
Ensuite, ces données passent à la moulinette EFM (Eight-to-Fourteen Modulation) utilisée lors du codage les données audionumériques en données numériques pour CD audio, pour finalement obtenir les données audionumériques brutes.
Format audio
Le format de données, connu sous le nom de standard Livre Rouge, a été dressé par Dutch Electronics du groupe Philips qui possèdent les droits du CDDA et du logo qui apparaît sur les disques. En termes techniques, il s'agit d'une piste stéréo encodée en PCM à une résolution de 16 bits avec une fréquence d'échantillonnage de 44,1 kHz. La technologie Reed-Solomon error correction autorise la lecture d'un disque rayé dans la limite du raisonnable.
L'inhabituelle fréquence d'échantillonnage de 44,1 kHz est héritée d'une méthode de conversion numérique d'un signal audio en signal vidéo pour un enregistrement sur cassette vidéo qui était un moyen bien plus abordable pour stocker les données durant l'écriture des spécifications du CD audio. Cette technologie peut stocker 3 échantillons sur une simple ligne horizontale. Un signal vidéo NTSC possède 245 lignes utilisables par champ et 60 champs par seconde qui fonctionne à 44100 échantillons par seconde. De même, un signal vidéo PAL possède 294 lignes et 50 champs qui permet aussi de délivrer 44 100 échantillons par seconde. Ce système pouvait aussi stocker des échantillons de 14 bits avec des corrections d'erreur ou des échantillons de 16 bits sans correction d'erreur. Cela a été au cœur du débat entre des échantillons d'une résolution de 14 ou 16 bits. Quand la décision a été arrêtée sur le 16 bits, un magnétoscope U-Matic modifié Sony PCM-1630 fut la première machine à enregistrer dans ce format.
L'extraction des données audios d'un disque compact (rip) est un procédé relativement complexe, il existe plusieurs methodes:
- Burst
- Secure
L'informatique a permis au peuple de réaliser ces opérations au cours de la dernière décennie du 20éme siècle. Les éditeurs, craignant les copies illicites, ont réagi en mettant en place des systèmes de protection, incompatibles avec les spécifications originelles.
- [http://formats-ouverts.org/blog/2005/11/14/614-vous-allez-etre-epate-par-la-trousse-du-grand-chef le procédé Sony]
Capacité de stockage
Les spécifications du disque compact recommandent une vitesse linéaire de 1,22 m/s et un pas entre les pistes de 1,59 µm. Cela conduit à un CD audio de 74 minutes sur un disque de 120 mm ou environ 650 Mo de données sur un CD-ROM.
Néanmoins, afin d'autoriser des variations dans la fabrication des supports, il y a une tolérance dans la densité des pistes. En fabriquant délibérément des disques de plus haute densité, on peut augmenter la capacité et rester très proche des spécifications du CD. En utilisant une vitesse linéaire de 1,1975 m/s et un pas entre les pistes de 1,497µm, on atteint une nouvelle capacité maximale de 79 minutes et 40 secondes ou 702 Mo. Bien que ces disques possèdent une légère variation de fabrication, ils sont très souvent lus par les lecteurs et seul un très faible nombre de lecteurs les rejettent.
Il existe des disques enregistrables de 90 et 99 minutes, cela en augmentant la densité des pistes. Mais d'autres problèmes se présentent. Le premier est que la capacité maximale qu'un disque peut annoncer lui-même, en accord avec les spécifications du CD-R, est inférieure à 80 minutes. Le second est que les marqueurs de temps entre 90 et 99 minutes sur les disques sont normalement réservés pour indiquer au lecteur qu'il lit le début du disque et non la fin. Ces problèmes sont fonction des fabricants de disques, des graveurs et des logiciels de gravure. Cela signifie que les disques de plus de 80 minutes sont réservés à un marché de niche.
Une autre technique pour augmenter la capacité d'un disque est d'écrire dans le préambule et dans la fin du disque qui sont normalement prévus pour indiquer la fin du disque. Cela permet d'étendre la capacité d'une ou deux minutes. Cela peut provoquer des problèmes de lecture quand la fin du disque est atteinte.
Voir aussi
Articles connexes
- DVD
- SACD
- CD vif
Lien externe
- [http://www.lagravuredecd.com/ Tout sur la gravure de CD]
- [http://www.lachips.propagande.org/autoprod/index.htm Comment réaliser une autoproduction ?]
Catégorie:Enregistrement sonore
Catégorie:Stockage informatique
als:Compact Disc
nb:CD
ja:コンパクトディスク
simple:Compact disc
CRS
L'acronyme CRS peut signifier :
- Compagnie républicaine de sécurité, une compagnie de la Police nationale française ;
- Croix-Rouge suisse (voir aussi Croix-Rouge) ;
- Centre de recrutement et de sélection (en Belgique, à l'époque du service militaire obligatoire)
catégorie:sigle
Sigles en espagnolVoici une liste de sigles utilisés en espagnol.
Vous trouverez à côté de chaque sigle le nom complet et une traduction en français
- AL : América latina. Amérique latine.
- TLCAN : Tratado de Libre Comercio de América del Norte. ALENA
- BM : Banco Mundial. Banque mondiale.
- CEPAL : Comisión Económica para América Latina y el Caribe. Commission Économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes
- EE.UU. : Estados Unidos. États-Unis
- FMI : Fondo Monetario Internacional. Fonds monétaire international
- MERCOSUR : Mercado Común del Cono Sur. Marché commun du cône sud.
- OEA : Organización de Estados Americanos. Organisation des États Américains.
- QEPD : Que en paz descanse (Qu'il/elle repose en paix)
-
catégorie:langue espagnole
Sigles en économie
Généralité
- PIB : produit intérieur brut
- PNB : produit national brut
Pétrole
- API : American Petroleum Institute, association regroupant les professionnels américains du monde de l'énergie
- DoE : Department of Energy, département de l'énergie du gouvernement des États-Unis d'Amérique
- IPE : International Petroleum Exchange
- OPEP : Organisation des pays exportateurs de pétrole
Belgique
- FEB : Fédération de entreprises belges
France
- AMF : Autorité des marchés financiers, autorité de régulation des marchés financiers
- RMI : Revenu minimum d'insertion
- SMIC : Salaire minimum interprofessionnel de croissance
- SMIG : | | |