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Spirante

Spirante

Une consonne spirante, ou par souci de concision spirante, est produite par un rapprochement modéré des organes phonateurs qui ne va pas jusqu’à produire le caractéristique bruit de friction des fricatives. Elles peuvent se subdiviser en semi-consonnes et liquides, et sont presque toujours voisées.

Liste des spirantes de l'API

Spirantes centrales


- Bilabiale : [β̞]
- Labio-dentale : [ʋ]
- Alvéolaire : [ɹ]
- Rétroflexe : [ɻ]
- Palatale : [j]
- Vélaire : [ɰ]
- Pharyngale : [ʕ̞]
- Épiglottale :[ʢ̞] La charte de l’API ne propose pas de symbole pour la spirante bilabiale, ce qui est fâcheux puisqu’on en vient à décrire (erronément) le b de l’espagnol saber comme fricatif alors qu’il s’agit bel et bien d’un spirant ; la fricative bilabiale est un phonème dans d’autres langues, par exemple en estonien. L’API propose toutefois un signe diacritique permettant de signifier qu’un symbole de fricative doit être lu comme une spirante du même point d’articulation : /β̞/ = /β/ spirant.

Spirantes à point d'articulation double


- Labio-palatale : [ɥ]
- Labio-vélaire non voisée : [ʍ̞]
- Labio-vélaire voisée : [w]

Spirantes latérales


- Alvéolaire : [l]
- Alvéolaire vélarisée : [ɫ]
- Rétroflexe : [ɭ]
- Palatale : [ʎ]
- Vélaire : [ʟ]

Remarque sur la terminologie

Les spirantes sont parfois dénommées approximantes, terme indiquant bien un rapprochement des organes phonateurs n’allant pas jusqu’à la constriction.
-
ja:接近音 ko:접근음

Friction

Le mot tribologie, construit à partir des racines grecques tribein (frotter) et logos (discours, étude), a été proposé en 1968 par G. Salomon pour désigner la science qui étudie les phénomènes susceptibles de se produire lorsque deux corps en contact sont animés de mouvements relatifs. Il recouvre, entre autres, tous les domaines du frottement, de l’usure et de la lubrification. La tribologie fait l'objet d'un wikilivre, regroupant tous les aspects de cette science présentés de manière cohérente.

Introduction

Peu de gens imaginent à quel point les manifestations du frottement sont intégrées à nos comportements quotidiens. Que serait notre monde sans frottement ni adhérence ? Imaginons nos voitures et nos trains patinant sans espoir d'avancer, si ce n'est dans les pentes descendantes, quant aux vélos ... Impossible de lacer nos chaussures, d’ailleurs inutiles car nous ne pouvons plus marcher. Plus de nœuds de cravate, ni de tas de sable, ni d’assemblages cloués ou vissés, ni d’échelles appuyées aux murs. Un monde sans frottement serait encore plus invivable qu’un monde avec des frottements décuplés ... Si ce domaine est peu connu du grand public, il n'en a pas moins des implications économiques et politiques extrêmement importantes. Voici quelques exemples dont chacun comprendra facilement la portée :
- À masse roulante égale, pour vaincre les différentes sortes de frottements, le transport routier consomme environ 5 fois plus d'énergie que le transport ferroviaire.
- L'usure des revêtements routiers est proportionnelle à la quatrième puissance de la charge à l'essieu. Ainsi, compte tenu de la répartition des masses entre l'avant et l'arrière, un camion de 13 tonnes à deux essieux fait autant de dégâts sur les routes que 100 000 automobiles. Lors du calcul du revêtement des autoroutes, on tient compte presque uniquement des poids lourds, les automobiles n'intervenant que pour un faible pourcentage, presque toujours largement inférieur à 5 %. Au Canada, la nouvelle répartition du produit des taxes sur les carburants tient compte de cet état de fait, en considérant que le carburant diesel est utilisé par les véhicules lourds responsables de la majeure partie de l'usure des routes.
- Les composants des machines et équipements sont beaucoup plus souvent détruits par l'endommagement de leur surface que par la dislocation de leur volume. D'un certain côté, c'est heureux, car si l'usure peut provoquer la mise hors service d'une machine, la rupture d'une pièce peut provoquer de graves accidents. D'un autre côté, c'est un secret de Polichinelle, la maîtrise des durées de vie permet d'obliger les consommateurs à passer plus souvent que nécessaire au service après-vente ou, plus radicalement, à renouveler leurs achats.

Ouvrage principal

Tribologie (wikilivres).

Chapitres détaillés


- Généralités
- Manifestations du frottement
- Diverses approches
- Modélisation des actions de contact
- Genèse des frottements
- Nature et comportement des surfaces frottantes
- Usure des surfaces dont engrenages - roulements
- Matériaux utilisables pour le frottement
- Traitements anti-usure
- Revêtements anti-usure
- Lubrifiants dont liquides - pâtes
- Applications pratiques
- Guidage par glissement
- Contacts localisés - Pressions de Hertz
- Facteurs de frottement

Bibliographie

Le coût très élevé des recherches tribologiques fondamentales, tant sur le plan matériel que sur le plan humain, explique que les lieux où l'on peut les entreprendre sont rarissimes. Voici une quinzaine d'années, deux laboratoires étaient particulièrement actifs, l'un à Cambridge et l'autre à Moscou. Tous deux ont apparemment sombré corps et biens, si l'on en juge par le tarissement brutal de leurs publications : le premier, à la suite de quelques années de politique thatchérienne, le second, à la suite du naufrage de l'Union Soviétique. Beaucoup d’organismes ou d’entreprises sont amenés, pour des raisons diverses, à faire de la tribologie appliquée à propos de tel ou tel de leurs produits, éléments de machines ou processus de fabrication. Jusqu’à la fin des années 1980, beaucoup de ces recherches étaient publiées dans des revues de haut niveau comme celles qu’éditaient SKF (roulements à billes, à rouleaux et autres produits), Brown-Boveri (construction de gros matériel électrique, de locomotives, de centrales hydrauliques, thermiques, nucléaires, ...), le Centre Technique des Industries Mécaniques (CETIM) et bien d'autres. Quand ces périodiques n'ont pas purement et simplement disparu, ils ne contiennent plus que des informations générales sans grand intérêt et de la publicité plus ou moins déguisée. D'autres revues techniques plus générales, qui se nourrissaient de ces publications, en faisaient connaître la substance au public, ont vu leurs sources d’informations taries et leur contenu s’est terriblement appauvri. C'est l'une des raisons (pas la seule) pour lesquelles la bibliographie mise à votre disposition pourra vous sembler dans l'ensemble relativement ancienne. Par ailleurs, vous n'y trouverez presque rien sur des domaines comme le frottement et l’usure des céramiques, matériaux particulièrement sensibles dans les domaines de l'industrie et de l'armement. Pourtant, les publications ne manquent pas, mais elles sont de plus en plus fréquemment rédigées dans le cadre de contrats de recherche et le lecteur le moins attentif aura tôt fait de remarquer qu'elles contiennent souvent des informations très suspectes. Quand, partant des mêmes bases, deux chercheurs arrivent à des conclusions radicalement différentes, voire contradictoires, on peut en déduire que l'un au moins a été contraint de publier un document biaisé. Mais comment distinguer le bon grain de l'ivraie ? L'Histoire montre que les sociétés humaines n'ont progressé que pendant les périodes où les connaissances étaient mises en commun, où chacun pouvait s'enrichir du savoir des autres. En France, le siècle des Lumières et les Trente glorieuses en sont d'excellents exemples. Que chacun fasse la petite expérience suivante, juste pour voir : # Lancer son moteur de recherche préféré sur la piste du mot « tribologie », # Explorer les 50 premiers liens (les suivants ne donneront pas grand chose de plus), # Se donner la peine de réfléchir aux conséquences, en particulier pour le travail des professeurs, du passage de l'information dans les circuits commerciaux. Catégorie:Tribologie Catégorie:Métallurgie ja:トライボロジー

Fricative

En phonétique articulatoire, une consonne fricative est une consonne produite par un resserrement du chenal expiratoire qui ne va pas, contrairement à ce qui se passe pour les occlusives, jusqu'à la fermeture complète. Ce sont essentiellement les lèvres et la langue qui, selon leur position et leur tension musculaire particulière, conditionnent le type de friction réalisée. Il convient de ne pas confondre les constrictives avec les spirantes, pour lesquelles le resserrement du chenal expiratoire est moindre.

Liste des fricatives pulmoniques de l'API


- Bilabiales : les lèvres sont rapprochées, mais ne se touchent pas et, le plus souvent, la lèvre inférieure est légèrement plus avancée que la lèvre supérieure.
  - [ɸ] (non voisée)
  - [β] (voisée)
- Labio-dentales : la lèvre inférieure est rapprochée des dents du haut et peut parfois les effleurer avec sa partie externe supérieure ou, parfois, avec sa partie interne, ce qui rend le son légèrement chuintant.
  - [f] (non voisée)
  - [v] (voisée)
- Labio-vélaire
  - [ʍ] (non voisée)
- Alvéolaires (ou sifflantes) : les sifflantes apico-alvéolaires sont produites par le rapprochement de la pointe de la langue vers la région alvéolaire. On peut diviser cette variété de sifflantes en trois catégories, selon que le dessus de la langue (anglais), son extrémité (castillan) ou la partie antérieure de son dos (français) entre en jeu ; la qualité du son en est sensiblement altérée.
  - [s] (non voisée)
  - [z] (voisée)
  - [ɬ] (latérale non voisée)
  - [ɮ] (latérale voisée)
- Post-alvéolaires (ou chuintantes) : la langue prend appui contre les alvéoles.
  - [ʃ] (non voisée)
  - [ʒ] (voisée)
- Post-alvéolo-vélaire
  - [ɧ] (non voisée)
- Rétroflexes (ou sifflantes). La pointe de la langue est dirigée vers le haut et vers l'arrière ; la partie inférieure de la langue se rapproche de la partie antérieure du palais. En fait, cette rétroflexe est souvent réalisée chuintante, car le canal creusé par la langue est généralement insuffisamment étroit pour produire une sifflante à coup sûr.
  - [ʂ] (non voisée)
  - [ʐ] (voisée)
- Alvéolo-palatales
  - [ɕ] (non voisée)
  - [ʑ] (voisée)
- Palatales (ou sifflantes) : le dos de la langue se creuse en canal et se rapproche de la partie antérieure ou centrale du palais dur.
  - [ç] (non voisée)
  - [ʝ] (voisée)
- Vélaires : la partie postérieure du dos de la langue se rétracte fortement vers l'arrière et vers le haut, au niveau du palais mou (ou voile du palais).
  - [x] (non voisée)
  - [ɣ] (voisée)
- Uvulaires : la partie postérieure du dos de la langue se rétracte très fortement vers le voile du palais, à proximité de la luette.
  - [χ] (non voisée)
  - [ʁ] (voisée)
- Pharyngales : la racine de la langue est fortement repoussée vers l'arrière et se rapproche de la paroi postérieure du pharynx. Le passage de l'air est alors considérablement rétréci et on perçoit une forte friction. La tension articulatoire est très forte.
  - [ħ] (non voisée)
  - [ʕ] (voisée)
- Épiglottales
  - [ʜ] (non voisée)
  - [ʢ] (voisée)
- Glottales : la glotte est presque entièrement close, à l'exception d'une étroite ouverture dans sa partie supérieure au niveau des cartilages arythénoïdes. On perçoit une forte friction quand l'air s'écoule par ce canal.
  - [h] (non voisée)
  - [ɦ] (voisée)

Fricatives non pulmoniques


- Clics
- Éjectives
- Injectives

Remarque sur la terminologie

En phonétique articulatoire, les fricatives sont nommées constrictives, terme indiquant réellement une caractéristique articulatoire tandis que fricative indique une impression auditive, tout comme bien d’autres termes traditionnels de cette page (sifflante, chuintante…) qui ne renseignent nullement sur la manière de produire les sons concernés.
-
ja:摩擦音 ko:마찰음

Semi-consonne

Les semi-voyelles (appelées également semi-consonnes, bien que l'on préfère généralement le premier terme) sont des voyelles non syllabiques qui forment des diphtongues avec des voyelles syllabiques. Leur comportement est cependant plus proche de celui d'une consonne que de celui d'une voyelle. Elles se distinguent des consonnes spirantes, qui leur sont similaires, par une articulation moins haute. En notation phonétique, on les écrit habituellement en ajoutant le marquage non syllabique de l'Alphabet phonétique international au symbole de voyelle, mais bien souvent on simplifie en n'écrivant que la voyelle seule. Par exemple, l'exclamation anglaise wow peut se transcrire (ou sous forme abrégée). Même si le et le sont tous deux similaires à la voyelle , cette transcription indique que le premier est considéré comme une consonne, alors que le second forme une diphtongue avec la voyelle précédente. La spirante est plus resserrée et donc plus de type consonne que la semi-voyelle . (L'usage du pour la diphtongue plutôt que du auquel on pourrait s'attendre constitue une question phonétique mineure) En raison de leur similarité, les termes semi-voyelle et consonne spirante sont souvent utilisés de façon interchangeable. Dans un tel contexte, les semi-voyelles sont définies comme les spirantes correspondant phonétiquement à certaines voyelles hautes particulières. On trouve ainsi : [j] correspondant à [i], [w] à [u], à [y], et à . Cependant, il existe dans certaines langues comme le népalais des semi-voyelles correspondant à des voyelles moyennes telles que [e] et [o]; de telles semi-voyelles, bien que non syllabiques, ne sont pas du tout de type consonne.

Exemples


- Anglais eye "œil"
- Anglais cow "vache"
- Néerlandais ui "oignon"
- Samoan ’ai "probablement"
- Samoan ’ae "mais"
- Samoan ’auro "or"
- Samoan ao "nuage"

Voir aussi

Liens internes


- Liste des notions utilisées en phonétique Catégorie:Consonne Catégorie:Voyelle ja:半母音 ko:반모음

Consonne liquide

Une consonne liquide est une consonne spirante qui n'est pas une semi-voyelle car elle ne correspond pas phonétiquement à une voyelle. Les consonnes liquides peuvent être latérales ou rhotiques. Le français ne comporte qu'une liquide : [l]. ja:流音 ko:유음

API

Api est un nom, qui désigne :
- Api, la variété ancienne de pomme de petite taille, bien connue des amateurs de mots-croisés.
- Pomme d'Api, le magazine pour enfant.
- Un dieu égyptien, Api. :  API est un sigle, un acronyme ou une abréviation qui signifie :
- American petroleum institute, en économie
- Application programming interface, en informatique
- Alphabet phonétique international (ou Association phonétique internationale), en linguistique [http://www2.arts.gla.ac.uk/IPA/ipa.html]
- Automate programmable industriel, en automatique
- Alpha Processor Incorporated
- Association psychanalytique internationale
- Allocation Parent Isolé Catégorie:Sigle ja:API

Bilabiale

Une consonne bilabiale ou, par souci de concision, bilabiale désigne, en phonétique articulatoire, une consonne labiale dont le lieu d'articulation est situé au niveau des lèvres ; elle est réalisée par rapprochement des lèvres inférieure et supérieure. Le français comporte les bilabiales [b], [p] et [m].

Bilabiales de l'API

L'alphabet phonétique international recense les bilabiales suivantes La labialisation se note à l'aide du symbole en exposant [ʷ].

Voir également


- lieu d'articulation
-
ja:両唇音 ko:양순음

Labio-dentale

En phonétique articulatoire, une consonne labio-dentale (ou une labio-dentale par souci de concision) désigne une consonne labiale réalisée par rapprochement entre la lèvre inférieure et les dents de la mâchoire supérieure — et vice versa (on emploie parfois le terme dento-labiale pour désigner la prononciation avec la lèvre supérieure et les dents de la mâchoire inférieure). Le français comporte les labio-dentales f et v.

Labio-dentales de l'API

Les labio-dentales de l'alphabet phonétique international sont :

Voir également


- lieu d'articulation
-
ja:唇歯音 ko:순치음

Alvéolaire

Une consonne alvéolaire, ou plus brièvement alvéolaire, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne apicale dont le lieu d'articulation se situe au niveau des alvéoles des dents de la mâchoire supérieure. La constriction est obtenue avec la langue. Le français comporte les alvéolaires [s] et [z].

Dentales de l'API

L'alphabet phonétique international (API) n'utilise pas de symboles distincts pour les consonnes pulmonaires alvéolaires, dentales et post-alvéolaires, hormis pour les fricatives et les affriquées. On a recours au diacritique [ ̪] (pontet souscrit) lorsqu'il est nécessaire de différencier les dentales et à [ ̠] (barre souscrite) pour les post-alévolaires. Les lettres simples [s, t, n, l, etc.] sont supposées être alvéolaires, mais cela peut également traduire le fait que la langue décrite ne fait pas la distinction entre deux lieux d'articulations ou plus. Lorsqu'il est nécessaire de spécifier qu'une consonne est alvéolaire, l'API étendu utilise le symbole [ ͇]. L'alphabet phonétique international recense les alvéolaires suivantes :

Voir aussi


- Lieu d'articulation
-
ja:歯茎音 ko:치조음

Palatale

Une consonne palatale ou, plus brièvement un palatale, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne dorsale dont le lieu d'articulation est situé sur la partie supérieure du palais dite « palais dur » (par opposition au palais mou ou velum) ; l'organe articulateur est le dos de la langue. Le français ne compte que deux palatales, la semi-voyelle [j] (à l'initiale de yourte) ainsi que la nasale [ɲ] (à l'initiale de gnon).

Palatalisation

Des phonèmes possédant un point d'articulation différent peuvent être palatalisées, c'est-à-dire qu'au cours de leur émission la position des organes s'infléchit pour atteindre le palais dur. Dans les langues slaves une consonne palatalisée est dite mouillée. Consulter Palatalisation pour plus de détails.

Palatales de l'API

L'Alphabet phonétique international recense les palatales suivantes, données avec quelques exemples :
- occlusives
  - [c], occlusive palatale sourde
coréen : 살 [cal] (« bien »)
  - [ɟ], occlusive palatale sonore
hongrois : nagy [nɑɟ] (« grand »)
- nasales
  - [ɲ], palatale nasale
espagnol mañana [ma'ɲana] (« demain »)
portugais minhoca [mi'ɲokɐ] (« ver de terre »)
- fricatives
  - [ç], palatale fricative sourde
allemand : ich [ɪç] (« je »)
  - [ʝ], palatale fricative sonore

- spirantes
  - [j], palatale spirante
anglais : yes [jɛs] (« oui »)
français : aïe [« aj »]
  - [ʎ], palatale spirante latérale
italien : gli [ʎi] (« les »)
- clic
  - ǂ, clic palatal
- injective
  - [ʄ], implosive palatale sonore
sindhi : [ʄəʈu] (« illettré ») La palatalisation d'une consonne est notée par le symbole en exposant [ʲ] ; par exemple endure en anglais américain se prononce [ɪndʲʊɹ].

Articles connexes


- phonétique articulatoire
- lieu d'articulation
-
ja:硬口蓋音 ko:경구개음

Vélaire


- Consonne vélaire
- Chaînette, courbe mathématique nommée aussi vélaire Catégorie:Homonymie

Pharyngale

Une consonne pharyngale ou, plus concisément, pharyngale, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne dont le lieu d'articulation se situe au niveau du pharynx ; elle est réalisée par un mouvement de la base de la langue vers l'arrière, en direction du pharynx. Le français ne comporte pas de pharyngale.

Pharyngalisation

Une consonne possédant un autre lieu d'articulation peut être pharyngalisée, c'est-à-dire que la base de la langue se rapproche du pharynx au moment du relâchement de la consonne.

Pharyngales de l'API

L'alphabet phonétique international comprend les pharyngales suivantes :
- fricatives
  - ħ, pharyngale fricative sourde
    - arabe classique : ح (lettre ḥāʾ)
    - hébreu : ח (lettre ḥeṯ)
  - ʕ, pharyngale fricative sonore
    - arabe classique : ع (lettre ʿayn)
    - hébreu : ע (lettre ʿayin) Note : dans les faits, le phonème /ʕ/ des langues sémitiques n'est pas forcément (voire absolument pas) réalisé [ʕ]. Consulter Prononciation de l'arabe et Prononciation de l'hébreu pour plus de détails. La pharyngalisation est notée grâce à l'exposant ˁ.

Voir également


- phonétique articulatoire
- lieu d'articulation
-
ja:咽頭音 ko:인두음

Diacritique

Un (signe) diacritique (du grec διακριτικός diacritikós, « qui distingue ») est un signe placé sur (diacritique suscrit), sous (diacritique souscrit), dans ou travers (diacritique inscrit), après (diacritique adscrit), devant (diacritique prescrit) ou tout autour (diacritique circumscrit) d'un graphème pour :
- en modifier la valeur phonétique ;
- permettre une lecture plus précise (les diacritiques ne sont alors pas obligatoires) ;
- ou éviter une ambiguïté entre des homographes. Il existe aussi des lettres diacritiques, muettes et nécessairement écrites à côté de la lettre qu'elles modifient. Accessoirement, elles ont pu devenir un signe diacritique (cf. Umlaut et Rond en chef). Au même titre que les ligatures et que les lettres supplémentaires inventées après coup, l'ajout de diacritiques étend le nombre de graphèmes d'une écriture. Dans de nombreux cas, la lettre diacritée n'est pas considérée comme un graphème indépendant mais comme un allographe, c'est-à-dire une autre version écrite de la lettre simple. La lettre diacritée n'intervient alors pas dans le classement alphabétique. À titre d'exemple, l'accent aigu du français modifie la valeur phonétique d'un e, généralement prononcé [ǝ] (e« muet ») : é vaut alors [e]. L'accent grave sur un a, cependant, ne permet que de distinguer des homographes : la (article) ~ (adverbe de lieu), valant tous deux [la]. On ne considère cependant pas é et à comme des lettres indépendantes de e et a. Le français ne connaît pas de diacritique servant à affiner la lecture : ils sont tous obligatoires. Ce type-là existe en arabe, où les voyelles ne sont pas écrites ; dans les ouvrages didactiques ou religieux, on peut les noter sous forme de diacritiques. La fatḥa, un trait légèrement oblique suscrit, sert à indiquer la présence d'une voyelle [a] : le mot عدل se lit ʿadl (‘adl) mais se translittère ʿdl. Pour en préciser la lecture, on peut ajouter une fatḥa : عَدل. Chaque écriture a pu développer ses propres diacritiques :
- diacritiques de l'alphabet latin (celui-ci servant aussi à la romanisation, c'est l'alphabet qui connaît le plus de signes diacritiques) :
  - cf. aussi diacritiques de l'alphabet vietnamien (quôc ngu),
  - les diacritiques utilisés en français, leur utilisation et les règles d'emplois, sont traités à part ;
- diacritiques de l'alphabet grec ;
- diacritiques de l'alphabet cyrillique ;
- diacritiques de l'alphabet arabe ;
- diacritiques de l'alphabet hébreu ;
- diacritiques de la devanâgarî ;
- diacritiques des syllabaires japonais ;
- diacritiques de l'alphabet tibétain.

Articles connexes


- lettre diacritique ;
- lettres supplémentaires ;
- écriture ;
- ligature ;
- typographie.
-
als:Diakritisches Zeichen ja:ダイアクリティカルマーク zh-min-nan:Phiat-im hû-hō

Point d'articulation

ko:조음 위치 ja:調音部位 En phonétique articulatoire, le point (ou lieu) d'articulation d'une consonne désigne l'endroit où s'effectue l'obstruction au passage de l'air. consonne, 5. post-alvéolaire, 6. pré-palatal, 7. palatal, 8. vélaire, 9. uvulaire, 10. pharyngal, 11. glottal, 12. épiglottal, 13. , 14. postéro-dorsal, 15. antéro-dorsal, 16. laminal, 17. apical, 18. sub-laminal]]

Voir également


- mode d'articulation

Labio-palatale

En phonétique articulatoire, une consonne labio-palatale (ou, plus brièvement, une labio-palatale) désigne une consonne possédant deux lieux d'articulation : # un point d'articulation palatal, le dos de la langue opérant une constriction au niveau du palais « dur » ; # un point d'articulation bilabial. Le français admet la labio-palatale [ɥ] (à l'initiale de « huile »).

Labio-palatales de l'API

L'alphabet phonétique international recense une seule labio-palatale :
- spirante
  - ɥ, spirante labio-palatale
    - français : huile [ɥil]

Voir également


- lieu d'articulation

Labio-vélaire

En phonétique articulatoire, une consonne labio-vélaire (en bref une labio-vélaire) désigne une consonne possédant deux lieux d'articulation : # bilabial ; # vélaire, la partie postérieure de la langue opérant une constriction au niveau du voile du palais. Le français connaît la labio-vélaire [w] (à l'initiale de oui).

Labio-vélaires de l'API

L'alphabet phonétique international recense deux labio-vélaires :
- fricative
  - ʍ, fricative labio-vélaire sourde
    - anglais : which [ʍit‿ʃ] (lequel)
- spirante
  - w, spirante labio-vélaire
    - anglais : witch [wit‿ʃ] (sorcière)
    - français : oui [wi]

Voir également


- lieu d'articulation ja:両唇軟口蓋音

Latérale

ko:설측음 ja:側面音 En phonétique articulatoire, une consonne latérale, ou par souci de concision latérale est une consonne qui nécessite pour sa réalisation l'écoulement de l'air via un canal latéral (parfois bilatéral) formé par l'affaissement de l'avant de la langue et le contact de son dos avec le palais. La plupart des latérales sont des spirantes, mais d'autres sont aussi des fricatives. Il existe en français une seule latérale, voire deux. Ce sont :
- [l] : laid
- : brille (quasiment disparu en français standard, remplacé par [j], conservé dans certains dialectes)

Liste des latérales pulmoniques de l'API


- Dentales ou alvéolaires : pour une dentale, la langue prend contact avec la face interne des dents supérieures; pour une alvéolaire, la pointe se pose sur le bourrelet gingival.
  - [l] (spirante)
  - (fricative non voisée)
  - (fricative voisée)
  - (battue)
  - (affriquée non voisée)
  - (affriquée voisée)
- Dentale ou alvéolaire vélarisée
  - (spirante)
- Rétroflexes : la pointe de la langue se retourne vers l'arrière, et la face inférieure de celle-ci prend contact avec la partie antérieure du palais dur. Les côtés de la langue s'abaissent pour permettre le passage de l'air.
  - (spirante)
- Palatales : la partie antérieure du dos de la langue est pressée contre le palais dur. La langue se bombe et se contracte latéralement pour laisser passer l'air.
  - (spirante)
- Vélaires:
  - (spirante)

Latérales non pulmoniques


- Clics
- Éjectives
- Injectives
-


Alvéolaire

Une consonne alvéolaire, ou plus brièvement alvéolaire, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne apicale dont le lieu d'articulation se situe au niveau des alvéoles des dents de la mâchoire supérieure. La constriction est obtenue avec la langue. Le français comporte les alvéolaires [s] et [z].

Dentales de l'API

L'alphabet phonétique international (API) n'utilise pas de symboles distincts pour les consonnes pulmonaires alvéolaires, dentales et post-alvéolaires, hormis pour les fricatives et les affriquées. On a recours au diacritique [ ̪] (pontet souscrit) lorsqu'il est nécessaire de différencier les dentales et à [ ̠] (barre souscrite) pour les post-alévolaires. Les lettres simples [s, t, n, l, etc.] sont supposées être alvéolaires, mais cela peut également traduire le fait que la langue décrite ne fait pas la distinction entre deux lieux d'articulations ou plus. Lorsqu'il est nécessaire de spécifier qu'une consonne est alvéolaire, l'API étendu utilise le symbole [ ͇]. L'alphabet phonétique international recense les alvéolaires suivantes :

Voir aussi


- Lieu d'articulation
-
ja:歯茎音 ko:치조음

Rétroflexe

Une consonne rétroflexe, ou plus brièvement une rétroflexe, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne dont le lieu d'articulation se situe au niveau du palais et dont l'organe constricteur est la pointe de la langue, dirigée vers le haut et l'arrière de la bouche. Les rétroflexes sont répandues dans les langues indo-aryennes (hindî entre autres) et dans les langues dravidiennes, ainsi qu'en mandarin, en suédois ou en norvégien. Le français ne comporte pas de rétroflexe.

Rétroflexes de l'API

Les symboles représentant les rétroflexes sont similaires à ceux utilisés pour les alvéolaires et s'en différencient par un « hameçon » dirigé vers la droite. L'alphabet phonétique international recense les rétroflexes suivantes :

Voir aussi


- Lieu d'articulation
-
ja:そり舌音 ko:권설음

Consonne vélaire

Une consonne vélaire, ou plus brièvement une vélaire, désigne, en phonétique articulatoire, une consonne dorsale dont le lieu d'articulation se situe au niveau de l'arrière du palais, dit palais « mou » ou voile du palais. Elle est réalisée par un bombement de la partie postérieure de la langue qui se rapproche du palais mou. Le français comprend les vélaires [k] et [ɡ], ainsi que [ŋ] dans des mots d'origine étrangère (à la fin de « parking », par exemple).

Assimilation

La région vélaire du voile du palais étant relativement grande et les mouvement de la partie posérieure de la langue pas très précis, les consonnes vélaires sont facilement assimilées, leur articulation se déplaçant vers l'arrière ou l'avant de la langue selon les voyelles avoisinantes. Elles sont souvent partiellement ou complètement palatalisées devant une voyelle antérieure et rétractées devant une voyelle postérieure. Les vélaires palatalisées sont parfois nommées palato-vélaires. Certaines langues possèdent également des vélaires labialisées, comme [kʷ], où l'articulation est accompagnée d'un arrondissement des lèvres. Il existe également des consonnes labio-vélaires qui sont articulées à la fois sur le palais et les lèvres, comme [k͡p]. Cette distinction s'efface avec la spirante [w], la labialisation impliquant d'ajouter une articulation labio-spirante au son, et cette situation ambiguë étant souvent appelée labio-vélaire.

Vélaires de l'API

La vélarisation se note à l'aide du symbole en exposant [ˠ]. L'alphabet phonétique international recense les vélaires suivantes : Le G intervocalique en castillan est souvent décrit comme une fricative vélaire voisée très légèrement articulée.
Dans les dialectes qui distinguent which et witch.

Voir aussi


- Lieu d'articulation
-
ko:연구개음 ja:軟口蓋音

Solothurner Literaturpreis

The Solothurner Literaturpreis is a literary award for an excellent performance by a German language writer. Awarded since 1994, the annual prize includes a grant of 20 000 Swiss francs. It is named after the city of Solothurn in Switzerland.

Laureates


- 1994: Monika Maron
- 1995: Wilhelm Genazino
- 1996: Klaus Merz
- 1997: Christoph Ransmayr
- 1998: Thomas Hürlimann
- 1999: Birgit Vanderbeke
- 2000: Christoph Hein
- 2001: Anna Mitgutsch
- 2002: Erich Hackl
- 2003: Hanna Johansen
- 2004: Barbara Honigmann

External links


- http://solothurn.kat.ch
- http://www.anna-mitgutsch.at (Official Homepage) Category:Literary awards

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