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Sport

Sport

ko:스포츠 ms:Sukan ja:スポーツ simple:Sport th:กีฬา Le sport est un ensemble d'exercices physiques sous forme de jeux individuels ou collectifs pouvant donner lieu à des compétitions. zh:体育

Qu'est-ce que le sport ?

Le terme de sport a pour racine le mot de vieux français desport qui signifie 'loisir'. En traversant la Manche, desport se mue en sport et évacue de son champ la notion générale de loisirs pour se concentrer sur les seules activités physiques. La langue allemande admet le terme sport et sa définition anglaise en 1831 ; la France en fait usage pour la première fois dès 1828. Ainsi, depuis lors, le sport n'englobe plus les divers jeux de société ou jeux de l'esprit qui faisaient la joie d'un Gargantua. La multiplication des sports, qui ne date pas d'hier, pose problème à certains. Faut-il admettre les concours de chiens de berger comme un sport ? Vaste problème pour beaucoup, débat d'arrière-garde pour d'autres qui groupent les sports en trois grandes catégories : les sports olympiques, les sports non-olympiques ayant vocation à devenir olympiques, et les autres sports, dit mineurs, dont les concours de chiens de berger. Cette dernière catégorie apparaît hétérogène, mais l'essence même du mouvement sportif ne se situe pas là. Certains mettent alors l'importance sur l'existence de compétitions, mais c'est un faux débat, car le sport de loisirs reste du sport. olympiques Le sport est un phénomène quasi universel dans le temps et dans l'espace, et, pour reprendre une maxime byzantine, « les peuples sans sport sont des peuples tristes ». La Grèce, Rome, Byzance, l'Occident médiéval puis moderne, mais aussi l'Amérique précolombienne ou l'Asie, sont tous marqués par l'importance du sport. Certaines périodes sont surtout marquées par des interdits, comme c'est le cas en Grande-Bretagne du Moyen Âge à l'époque Moderne, mais ce rappel permanent prouve une chose : la pratique sportive perdurait. La puissance du mouvement sportif est aujourd'hui considérable. Une fédération internationale comme la FIFA a la capacité de modifier les règlements et d'exiger la mise en application à la planète entière à compter d'une date précise. L'ONU rêve d'avoir un jour cette même capacité d'action. Et nul besoin à la FIFA de rappeler à l'ordre Pierre, Paul ou Jacques, car tout le monde suit le même règlement. Le sport propose ainsi un premier modèle de mondialisation réelle. À l'inverse de cette structure centralisée à la romaine, notons l'existence d'un mouvement sportif plus indépendant, notamment aux États-Unis. La NBA a des règles particulières et pas question de se mettre sous la coupe de la Fédération Internationale de Basket-ball. Sauf pour les Jeux Olympiques, évidemment, car c'est la FIBA qui est en charge des épreuves. Les joueurs NBA doivent alors jouer selon les règles communes au reste du monde. Le base-ball américain est encore plus caricatural sur ce point, avec les deux ligues qui s'affrontent pour le trophée des World Series : American et National n'ont pas les mêmes règles du jeu ! Financièrement, le mouvement sportif est également très bien doté en raison des flux financiers qu'il produit. Equipements sportifs, droits télé et autres merchandising font tourner la machine et il apparaît évident que le sport est l'une des toutes premières activités économiques du monde. D'après une étude l'ESSEC, le sport a généré un chiffre d'affaire de 29 milliards d'Euros en France en 2005. Ces chiffres publiés par l'ESSEC sont toutefois incomplets et ne tiennent notamment pas compte des secteurs du BTP et du tourisme liés au sport. BTP Le sport est l'une des pierres d'angle de l'éducation humaniste. Les Anciens mettaient déjà sur le même plan éducation physique et intellectuelle. Pythagore était un brillant philosophe qui fut également champion de lutte puis entraîneur du grand champion Milon de Crotone. La Renaissance redécouvre les vertus éducatives du sport et de Montaigne à Rabelais en passant par Mercurialis, tous les auteurs à la base du mouvement humaniste intègrent le sport dans l'éducation. Gargantua est très sollicité à ce niveau ! Chaque époque a son sport-roi. L'Antiquité fut ainsi l'âge d'or de la course de chars. Pendant plus d'un millénaire, les auriges, cochers des chars de course, étaient des stars adulées par les foules dans tout l'empire romain. Le tournoi, qui consiste à livrer une véritable bataille de chevaliers, mais « sans haine », fut l'activité à la mode en Occident entre le et le . Attention à ne pas confondre le Tournoi et la joute équestre, version très allégée du tournoi. La violence de Tournoi cause sa perte, d'autant que le jeu de paume s'impose dès le et jusqu'au comme le sport roi en Occident. Ce jeu de raquettes embrase Paris, la France puis le reste du monde occidental. Le voit le déclin du jeu de paume et l'arrivée, ou plutôt le retour, des courses hippiques qui s'imposent comme le sport roi des et s. La succession des courses hippiques fut âprement disputée car le nombre des sports structurés augmente spectaculairement dès la fin du siècle. Le football rafle finalement la mise et est encore aujourd'hui l'incontestable sport numéro un sur la planète. football À ce tableau général, il convient d'apporter des nuances régionales. Ainsi, on remarque que l'ancien empire britannique n'est pas vraiment féru de football ! En revanche, il cultive les autres sports que soutenait jadis la bonne société anglaise, du tennis au hockey sur gazon en passant par le rugby et le cricket. Le cricket a ainsi le statut national dans des pays comme l'Inde ou le Pakistan. De même, l'Amérique du Nord a mis au monde plusieurs sports comme les canadiens hockey-sur-glace et basket-ball et les états-uniens baseball et football américain, parvenant ainsi, provisoirement, à échapper à la vague football (qu'ils appellent soccer). En France, le sport roi de la fin du siècle est le cyclisme qui garde la palme jusqu'au triomphe du football, entre les deux guerres mondiales. Le rugby espéra bien se mêler a cette lutte, mais son implantion trop régionale était un frein.

Histoire du sport

rugby Le sport est un phénomène quasi universel dans le temps et dans l'espace. Nombre de phénomènes que nous pensons récents, accompagnent en fait l'histoire du sport depuis l'origine : du professionnalisme au dopage, des supporters aux problèmes d'arbitrage...
- Chronologie du sport : Le sport année par année 2005 - 2004 - 2003 - 2002 - 2001 - 2000 - 1999...
- Sport national : Les sports vedettes dans chaque pays
- Sport professionnel : Le professionnalisme sportif de l'Antiquité à nos jours.
- Arbitre : L'arbitrage dans le domaine sportif.
- Dopage : « le » fléau du sport...
- :Catégorie:Histoire du sport

Grands événements sportifs

Liste des sports

Voici un essai de liste des sports les plus importants, divisés par catégorie (beaucoup plus de sports pourraient être ajoutés). Notez que certains sports peuvent être dans plus d'une catégorie. Ils ont leur équivalent pour les handicapés : Handisport.

Sport et santé

La pratique sportive permet le maintien d'une bonne santé physique et mentale : elle fait travailler le système cardio-respiratoire, différents muscles, permet de brûler de l'énergie (prévention de l'obésité) et permet de libérer la tension nerveuse accumulée dans la journée (stress). Elle permet la découverte du corps, de ses limites et l'acquisition du sens de l'équilibre, soit en mettant dans des situations prévues (gymnastique), soit en mettant dans des situations imprévues (jeu, combat). stressCependant, la pratique sportive présente aussi des risques. Outre les sports dits « extrêmes » comme la plongée sous-marine ou le parachutisme, le sportif peut se blesser en faisant un faux mouvement ou une chute (entorse, élongation musculaire, claquage, fracture osseuse) ou en recevant un coup, ou bien avoir un accident cardiovasculaire (du type infarctus du myocarde). Le dopage est également un fléau qui touche non seulement les athlètes de haut-niveau mais également les pratiquants amateurs! La jeunesse de certains sportifs et la difficulté de certains programmes d'entrainements (gymnastique artistique, par exemple) provoquent également des séquelles physiques et psychologiques.

Activités annexes


- L'art dans le sport
- Club sportif
- L'art dans le sport
- Économie du sport
- Entrainement sportif
- Fédération sportive
- Le sport au cinéma
- Marketing sportif
- Médecine sportive
- Médias et sport
- Sport féminin.
- Supporteur

Voir aussi


- Actualité sportive
- Liste des ministres français de la Jeunesse et des Sports
- Wikipédia:Projet, Sport
- Assurance sportive ----
-


Racine (linguistique)

En linguistique, un radical (ou racine ou encore morphème lexical, lexème, bien que ces notions ne soient pas, dans le détail, identiques) est la plus petite et plus ancienne unité lexicale qui permette de former des mots apparentés (on peut comparer le radical d'un mot à la particule élémentaire de la matière). Cette notion est principalement étudiée en morphologie, étymologie et linguistique comparée mais aussi en lexicologie (bien que l'on se réfère pour le coup plus facilement au lexème dans ce dernier cas). Si lexème connote une analyse synchronique, radical est plus souvent réservé à l'analyse diachronique. Le radical n'est pas forcément un lemme, d'autant moins dans les langues flexionnelles, surtout anciennes. En latin, par exemple, il n'existe que très peu de mots-racines (mots, ou lemmes, ne comportant qu'un radical nu, sans affixe). Le radical dénote une notion simple que la dérivation permettra de préciser, au moyen d'affixes, par exemple. Dans les langues indo-européennes anciennes, le radical est le plus souvent verbal. C'est par dérivation d'un radical que l'on obtient des mots d'une autre classe lexicale restant apparentés. Un radical augmenté de suffixes devient un thème morphologique, lequel devient un lemme une fois qu'on y a adjoint des désinences voulues le cas échéant. La notion de racine est aussi très importante dans les langues sémitiques car les procédés de dérivation y sont bien plus systématiques et cohérents que dans les langues indo-européennes naturelles. Dans l'analyse des langues modernes, on nomme parfois radicaux les éléments de mots composés. C'est le cas pour les mots savants formés à partir de prétendus radicaux grecs ou latins, comme télécommande, formé à partir de l'adverbe grec tèle, « au loin », et d'un déverbal du verbe commander, c'est-à-dire commande. Le verbe commander s'analyse quant à lui en deux pseudo-radicaux, com-, du latin cum, et mander, du latin mandare. Seul mandare est réellement un radical, et encore si on lui ôte le suffixe de formation d'infinitif -are. L'on obtient alors mand-, radical irréductible et, d'ailleurs, verbal, du mot télécommande. On le voit, le mot radical n'a pas le même sens selon qu'on analyse de manière diachronique ou synchronique. Ce qui est un radical dans une langue moderne était peut-être un thème de dérivation dans sa langue-mère. Inversement, les radicaux de la langue-mère peuvent, dans la langue-fille, ne plus être identifiables comme telle. On pourra, pour différencier le radical historique en diachronie de celui permettant de construire des lemmes en synchronie, qualifier ce dernier de lexème. Par exemple, en dernière analyse, le radical historique du lemme français anticonstitutionnellement est latin, c'est sta- (sti- étant un allomorphe) : il permet de relier des termes apparemment éloignés comme statue, être, désister, stable, étable, prostitution, rester ou station. D'un point de vue synchronique, le lexème est stitu-, qui permet de relier lexicalement dé-stitu-er, constitu-er, dé-stitu-tion, con-stitu-tionnel, etc. Toujours en synchronie, constitution et stable n'apparaissent pas formés sur un même lexème : celui de stable est stab(i)l-, que l'on retrouve dans stab-ilité ou stabiliser. Si, historiquement, ils proviennent d'un même ancêtre, actuellement seule l'étude étymologique permet de le savoir : un locuteur lambda ne s'en rendra pas forcément compte. Enfin, tous les mots ne sont pas construits à partir d'un radical identifiable, quel que soit l'angle d'approche que l'on adopte. On parle dans ce cas de mots immotivés. La plupart des mots-outils (les morphèmes grammaticaux libres comme hier, le ou de) sont immotivés.

Liste de radicaux français


- racine grecque
  - logos
  - lusis
  - tomê Catégorie:Linguistique Catégorie:Étymon Catégorie:Lexicologie

Vieux français

ru:Старофранцузский язык La notion d’ancien français regroupe l'ensemble des langues romanes de la famille des langues d'oïl parlées approximativement dans la moitié nord du territoire français actuel, depuis le jusqu'au environ.

Idée reçue des francophones

Contrairement à une idée reçue assez répandue chez les francophones et vulgarisée par des films populaires comme Les Visiteurs (qui n'ont aucune justesse linguistique), n'est pas de l'ancien français tout texte ou phrase qui semble aux oreilles du locuteur actuel plus ou moins archaïque. Ce qui est souvent désigné ainsi est principalement du français classique voire moderne, que le locuteur peut en tout cas comprendre, souvent écrit dans une orthographe plus ancienne. Or, l'ancien français n'est pas compréhensible à un francophone ne l'ayant pas étudié spécifiquement. Ainsi, la phrase Sçavoir faisons, à tous presens et advenir, que pour aucunement pourveoir au bien de nostre justice, abbreviation des proces, et soulaigement de noz subiectz, avons, par edict perpetuel et irrevocable, statué et ordonné, statuons et ordonnons les choses qui s'ensuyvent (tirée de l'Ordonnance de Villers-Cotterêts) n'est nullement de l'ancien français mais du français préclassique du XVI siècle. Au contraire, les vers suivants de la Chanson de Roland : En ceste tere ad asez osteiet / En France, ad Ais, s'en deit ben repairer / Vos le sivrez a la feste seint Michel / Si recevrez la lei de chrestiens / Serez ses hom par honur e par ben, sont bien de l'ancien français. La confusion s'explique surtout par le caractère archaïsant et parfois déroutant que donne à un texte composé de mots déjà identiques aux nôtres une orthographe datant d'avant le XIX siècle, siècle auquel on doit la graphie actuelle d'une majorité de mots. Ainsi, sçavoir, subiectz ou ensuyvent dans lOrdonnance ne sont que les formes écrites différemment (mais prononcées à l'époque d'une manière très proche de la nôtre) de savoir (le ç, muet, ayant été ajouté à l'époque pour rappeler l'étymon latin supposé scire, alors que le mot vient de sapere – c'est là un cas d'étymologie populaire), de sujets (à cette époque, i et j ne sont pas différenciés à l'écrit, le b et le c, muets, ont été ajoutés pour rappeler l'étymon latin subjectum et le -z final est un archaïsme issu des graphies médiévales mais mal utilisé puisque normalement la lettre est une abréviation pour la finale /ts/ ; le t précédent est donc redondant). Enfin, le dernier mot n'est que ensuivent (avec un y esthétique améliorant la lisibilité).

Origines et descendance

Il provient du roman, forme de latin vulgaire présente dans toute la Romania. Il est suivi, historiquement, par le moyen français. Ces distinctions temporelles de l'état de la langue ont cependant été définies de façon relativement arbitraire et récente par les linguistes. Du point de vue des locuteurs, l'évolution était peu ou pas ressentie, car le latin a évolué vers le français de façon continue et progressive, sans qu'une coupure soit perçue entre différents stades de cette évolution. Consulter Phonétique historique pour plus de détails. L'ancien français est l'ancêtre du français parlé aujourd'hui. L'apparition d'une langue unique sur le territoire français est cependant très tardive et l'on doit à plusieurs langues d'oïl anciennes ce qui constitue la langue actuelle.

Importance de l'ancien français dans l'histoire linguistique

Langue de culture et de littérature, il est très bien attesté et l'on peut constituer son histoire avec une grande précision (tant lexicalement, morphologiquement, phonétiquement que syntaxiquement). La série d'évolutions phonétiques ayant conduit de cette langue ancienne à la langue contemporaine est connue avec suffisamment de détails pour qu'une chaîne phonétique partant du latin et arrivant au français puisse être fournie siècle par siècle. L'étude du français et de son histoire ne peut se passer de la connaissance de l'ancien français. Du reste, cette matière (ainsi que son aspect phonétique historique) est obligatoire au CAPES de lettres modernes, concours que l'on passe en France pour enseigner la langue et la littérature françaises.

Évolutions et état de la langue

Au sujet des mutations de la langue antérieures à l'époque de l'ancien français, voir en particulier l'article Langue romane.

Phonologie

On a utilisé ici pour décrire les caractéristiques phonologiques des mots le système de Bourciez, ou alphabet des romanistes, couramment utilisé dans les descriptions phonologiques de l'évolution du français. Consulter Système de Bourciez pour une description de ce système et un tableau de correspondances avec l'API.

Système vocalique

Le latin classique utilisait dix phonèmes vocaliques différents, distribués en cinq voyelles brèves (notées
ă, ĕ, ĭ, ŏ et ŭ) et leurs cinq équivalents longs (ā, ē, ī, ō et ū). En effet, en latin, la longueur du son est phonologique, c'est-à-dire pertinente : deux mots peuvent ainsi avoir comme seule différence la longueur d'une de leurs voyelles (vĕnit « il vient » est différent de vēnit « il vint » ; pŏpulu(m) « peuple » est différent de pōpulu(m) « peuplier »). L'un des changements majeurs intervenus dans l'évolution du latin vers le français est la disparition progressive des oppositions de longueur au profit de distinctions de timbre. L'accent musical a petit à petit laissé place à un accent tonique, qui a eu pour effet de modifier légèrement l'aperture des voyelles : la prononciation des voyelles brèves est légèrement plus ouverte que celle des voyelles longues. En conséquence, le timbre des voyelles est modifié et l'opposition de timbre entre deux voyelles devient le critère de différenciation (on distingue fermé dans pied de ę ouvert dans lait, dans maux de ǫ dans mort). Ce bouleversement vocalique est survenu aux cours des , et , dans la phase primitive de l'évolution du français, encore fort proche du latin vulgaire. La plupart des évolutions sont dès lors communes à plusieurs langues romanes. Le bouleversement vocalique se présente comme suit :
-
ē devient (nez, ) au IIe siècle ;
-
ĕ devient ę (les, lait) quand il est accentué (voyelle tonique), sinon (voyelle atone) il devient (IIe siècle) ;
-
ĭ devient au IIe siècle ;
-
ī reste i, sans distinction de longueur ;
-
ă et ā perdent leur opposition de longueur, de sorte que, d'un point de vue phonologique, l'ancien français ne connait que a ;
-
ō devient (eau) au IIe siècle ;
-
ŏ devient ǫ (corps) quand il est accentué, sinon il devient (IIe siècle) ;
-
ū perd sa caractéristique de longueur, reste u (fou, sourd) ;
-
ŭ devient au IVe siècle. Les trois diphtongues latines présentes dans le latin vulgaire, oe, ae et au, évolueront respectivement vers (Ier siècle), ę (IIe siècle) et ǫ (fin du Ve siècle).

Vers une langue oxytonique

En latin, tous les mots ont un accent tonique. Cet accent se place généralement sur l'avant-dernière syllabe du mot (on dit d'un mot accentué ainsi qu'il est
paroxytons), sauf s'il s'agit d'un monosyllabe, auquel cas l'accent est forcément sur la seule syllabe du mot (mot oxyton), ou s'il s'agit d'un mot polysyllabique dont l'avant-dernière syllabe est brève (c'est-à-dire une syllabe dont la voyelle est brève et non entravée par une consonne qui la suivrait à l'intérieur de la syllabe), auquel cas l'accent est placé sur l'antépénultième syllabe (proparoxyton).
Syncope latine
À partir du , donc déjà en latin vulgaire, on remarque un amuïssement progressif des voyelles pénultièmes atones :
cálĭdus devient cáldus, ámbŭlat devient ámblat, génĭta devient génte. Cette évolution marquante sera complètement achevée au Ve siècle. À cette époque, la majorité des proparoxytons sont donc devenus des paroxytons : avec la disparition de la voyelle pénultième qui suivait la voyelle tonique, cette dernière a « reculé d'une case ».
Amuïssement des prétoniques internes
Les voyelles prétoniques internes (c'est-à-dire atones, placées avant la tonique mais pas en position initiale), à l'exception de
a, disparaissent avant le IVe siècle quand elles ne sont pas entravées : bonĭtátem deviendra bonté, computáre deviendra compter. Si elle est entravée par une consonne, la voyelle évoluera vers /e̥/ (un schwa, c'est-à-dire un « e caduc » non labialisé, différent du nôtre dans le ou dans petit), comme dans appelláre, qui donnera l'ancien français apeler. Quand la prétonique interne est un a, soit, si elle est entravée, elle persiste (ĭntaminatáre donnera entamer), soit, si elle est libre, elle devient /e̥/ vers le VIIe siècle (firmaménte donnera fermement).
Voyelles finales
[En préparation]

Morphologie

Sur le plan morphologique, l'ancien français est encore une langue flexionnelle (le français moderne est nettement plus synthétique), mais il présente déjà une grande réduction des flexions par rapport au latin. Le système du nom connaît deux cas et deux nombres : cas sujet et cas régime (pour tout ce qui n'est pas sujet). Si le cas sujet provient du nominatif latin, le cas régime provient quant à lui de l'accusatif. Le lexique français actuel hérité de l'ancien français est parti du cas régime, le plus fréquent dans le discours. Par exemple, le mot
mur se déclinait ainsi :
- singulier :
  - cas sujet →
li murs (latin : murus) ;
  - cas régime →
le mur (latin : murum) ;
- pluriel :
  - cas sujet →
li mur (latin : muri) ;
  - cas régime →
les murs (latin : muros). La flexion actuelle se résume bien au seul ancien cas régime : le mur / les murs.

Variations dialectales et langue littéraire

[En préparation]

Écriture

Il serait exagéré de dire qu'il n'y a pas d'« orthographe » en ancien-français ; il convient de définir en effet ce qu'on entend par là. Il est notable que chaque mot n'a pas une graphie fixe et que, de région en région, de scribe en scribe voire de ligne en ligne, un même mot s'écrit de très nombreuses façons. Cependant, les graphies médiévales ne sont pas dues au hasard. Les scribes ont utilisé un principe en apparence simple : celui de noter tout ce qu'ils entendaient le plus directement possible au moyen de l'alphabet latin, assez inadapté car trop peu riche en graphèmes. En effet, en passant du latin vulgaire à l'ancien français, de nombreux phonèmes ont évolué, donnant naissance à de nouveaux sons pour lesquels aucune lettre n'était prévue.

Écriture et orthographe

Note : à partir de maintenant, la transcription adoptée est celle de l'API. En outre, il n'existait que peu de diacritiques réels, la plupart servant de signes d'abréviation (les diacritiques utilisés en français datent du ), l'élision n'était pas signalée par l'apostrophe (apparition au ), l'écriture, bien que bicamérale, ne s'est pas servie avant le de l'oppositions entre majuscules et minuscules (la capitale sert de variante graphique et se trouve donc dans les titres, au commencement des vers). C'est après qu'on a pris l'habitude de signaler par la majuscule le début de certains mots sentis importants. La ponctuation ne commence à ressembler à la nôtre qu'à partir des et . Les usages sont cependant très différents (on note surtout les groupes de souffle et de sens, mais pas forcément dans le respect de la syntaxe). On remarque l'utilisation du point pour encadrer des lettres utilisées comme chiffres (« .iij. » se lira donc « 3 »). De plus, les manuscrits médiévaux sont tracés dans deux ou trois familles de caractères de l'alphabet latin (au sein desquelles on distingue d'innombrables variantes), de moins en moins lisibles par rapport au modèle latin (d'autant plus que les abréviations, les ligatures et les variantes contextuelles abondent) : l'onciale, la minuscule caroline puis la gothique. Ces « alphabets » ne distinguent pas
i de j (qui n'ont pas de point en chef) ni u de v (dites « lettres ramistes » ; cette distinction date du et a mis deux siècles à se stabiliser grâce, notamment, aux éditeurs hollandais), du moins pas de la même manière que nous (ce sont des variantes contextuelles : en gothique, v s'utilise de préférence en début de mot, u ailleurs, quelle que soit leur valeur, [y] de lu ou [v] de vie ; j, ou i long, sert lorsque des suites de lettre seraient illisibles, comme mmi, qui serait, dans une gothique légère, proche visuellement de ιιιιιιι). Le i n'a pas de point mais reçoit souvent un apex pour qu'on le distingue mieux. D'autres procédés sont notables, tel l'utilisation d'un l vestige devenu u par vocalisation mais présent dans l'étymon latin pour éviter que l'on confonde u et n, très proches en gothique (cas de lettre diacritique muette mais servant à préciser la lecture ; au , leur emploi s'intensifiera). Autre lettre muette (depuis le ) mais conservée dans l'écriture (et remplacée plus tard dans quelques cas par un accent circonflexe), le s devant une consonne, tracé alors comme un s long. Ce n'est qu'au début du que les Humanistes, à la recherche de modèles plus lisibles et aérés que la gothique, parfois très ésotérique au profane, sont revenus à des graphies plus proches de l'écriture courante (minuscule humaniste, italique...). L'imprimerie marquera la fin progressive des graphies calligraphiques au profit de modèles de plus en plus lisibles qui, finalement, ont donné ceux qu'on peut lire sur un écran d'ordinateur. Les éditeurs modernes, cependant, normalisent le plus souvent les textes pour faciliter la lecture. La graphie utilisée est celle des polices actuelles (Times New Roman, Arial...) avec les lettres ramistes, on utilise l'accent aigu pour distinguer les « e » caducs atones du /e/ tonique finals (aprés = après, amé = aimé), le tréma, l'apostrophe, la cédille la ponctuation et les majuscules comme en français actuel (meïsme = même ; n'aime ; lança).

Usages

Bien que les graphies puissent être très fluctuantes (même d'une ligne à l'autre dans un même manuscrit) surtout en raison du grand nombre de moyens trouvés pour contourner les limites de l'alphabet latin, il existe des usages orthographiques en ancien français, qui font le plus souvent intervenir des digrammes. C'est la volonté de respecter les usages latins ainsi que l'origine étymologique des mots (ce qui renforce l'idée d'orthographe médiévale) qui expliquent les difficultés : le plus souvent, elles naissent du fait qu'une même lettre latine, qui notait alors un seul phonème, en est venue à en noter plusieurs (mais on ne rompt que rarement le lien avec le mot latin en se contentant de remplacer la lettre ambiguë par une autre), et, surtout, il n'existe pas de lettres pour noter de nouveaux sons apparus en ancien français. Pour la première raison, on peut citer le cas de la notation non ambiguë de /s/ devant /a/, /o/, /u/ avec la lettre
c et inversement celle de /k/ devant /ə/, /e/, /i/, /y/ avec la même lettre latine ou encore l'utilisation de g, qui peut valoir /ʒ/ ou /g/, selon les voyelles. Pour la seconde, il suffit de mentionner l'inexistence en latin des phonèmes /ʃ/, /œ/ et, des différents timbres de /e/ (tonique – ouvert ou fermé – ou atone) ou de /o/ (ouvert ou fermé) et de la nasalisation. Parmi les usages retenus et fréquents, on trouve :
- pour /ʦ/ (devenu /s/ au ) issu de
c devant /a/, /o/, /u/ : digrammes ce ou cz (le z, souscrit, deviendra la cédille en Espagne, où l'on connaît des problèmes similaires avec cette lettre), parfois rien : lacea, lacza (pour laça).
- pour /ʤ/ (devenu /ʒ/ au ) issu de
g devant /ə/, /e/, /i/, /y/ : utilisation de i ou de ge ;
- pour /ʧ/ (devenu /ʃ/ au ), digramme
ch, à l'imitation du latin qui s'était servi de la lettre muette h pour créer des digrammes permettant de noter des sons étrangers (grecs, principalement) comme ch pour /kʰ/ ou ph /pʰ/ (devenu /f/ dans les mots d'emprunt à l'imitation de la prononciation grecque médiévale) ;
- autres digrammes pour les sons /œ/ et /ø/ :
ue, eu, par exemple ;
- utilisation de
z comme lettre muette pour indiquer un /e/ tonique en fin de mot (digramme -ez) dans certaines formes (asez pour assez) ; z sert dans les autres cas pour l'affriquée /ts/ (neveuz pour neveux) ;
- notation de la nasalisation de manière plus ou moins explicite : gémination de la consonne nasale ou emploi du tilde, qui s'est maintenu longtemps (on le trouve encore entre les et ) ;
- maintien des occlusives finales, normalement muettes pour la plupart depuis le , pour rendre visible certaines alternances et le lien avec des dérivés ;
- le /l/ palatal (devenu un
yod) est représenté de diverses manières dont -(i)ll ou -il (fille) et le /n/ palatal par -(i)gn (ainsi, Montaigne n'est qu'une forme parallèle de montagne mais l'orthographe a fortement influencé la prononciation, de même que dans oignon, qu'on entend souvent prononcé /waɲõ/). Autres points à retenir : si l'ancien français s'écrit presque comme il se prononce, les graphies deviennent très vite archaïsantes. Par exemple, doté de nombreuses diphtongues, il les représente directement : eu se lit donc /ew/ et oi /oj/. Mais les graphies restent figées alors que la prononciation continue d'évoluer : eu vaut /ew/ au mais /œu/ au et /œ/ à partir du sans que la graphie ne change réellement. De même pour oi : /oj/ puis /ue/, /we/ (pour arriver à /wa/ au ). Cela explique pourquoi /o/ peut s'écrire eau en français : c'est qu'au on prononçait avec une triphtongue /eaw/ devenue au cours de siècles /əaw/ puis /əo/ en enfin /o/ à partir du . Les occlusives et sifflantes appuyantes (contre une autre consonne) ainsi que les consonnes finales continuent d'être écrites après s'être amuïes : on ne prononce plus le s dans forest après 1066 non plus que le t à la fin de grant à partir du . On continue cependant à les écrire pendant des siècles par tradition, choix esthétique et par habitude : la présence d'un s long dans un mot comme foreſt assure son apparence ; le t de grant (« grand » et « grande ») s'entend encore au cas sujet grants : le conserver au cas régime grant permet d'obtenir un paradigme plus régulier (grants ~ grant est mieux que grants ~ gran). Le s muet sera plus tard (à la fin du ) remplacé par un accent circonflexe, le t muet par un d muet dans grand pour confirmer cette fois le lien avec le nouveau féminin grande tout en rappelant l'étymon latin grandis. Enfin, il faut noter l'emploi d'une abréviation très courante que les éditeurs conservent : celle de la finale -us, très fréquente, remplacée après voyelle par -x : biax équivaut à biaus, c'est-à-dire le cas sujet de l'adjectif bel (beau). En conclusion, il convient de comprendre que l'ancien français possède une orthographe quasi-phonétique pratiquée avec un alphabet qui ne s'y prête pas forcément, ce qui explique l'abondance de graphies parallèles et les diverses solutions plus ou moins efficaces, tels les digrammes, mais, surtout, que dès les prémices du français l'orthographe, au sens actuel, fait ses apparitions : l'écriture est en retard sur la prononciation mais permet, par l'adoption de conventions, une meilleure reconnaissance des constituants des mots.

Synthèse

On peut retenir les conventions de lecture suivantes en partant du principe que la graphie est normalisée par un éditeur moderne (utilisation des lettres ramistes, du tréma, de l'accent aigu, etc.). On suivra pour le reste les conventions propres au français. Il est entendu que c'est une approximation donnée à titre indicatif pour une lecture acceptable bien qu'imparfaite :
-
c se lit /ʦ/ avant le puis /s/ après devant e, i ;
-
ch se lit /ʧ/ avant le puis /ʃ/ après ;
-
g devant e et i et j devant toute voyelle se lisent /ʤ/ puis /ʒ/ (mêmes dates) ;
-
(i)ll se lit /ʎ/ (/l/ mouillé du castillan llamar ou de l'italien gli) et non /j/ (de yaourt) ;
-
e non accentué se lit /ə/ (schwa) et n'est pas labialisé, au contraire du « e » caduc actuel (le /ə/ ancien français se lit donc comme en anglais). En fin de mot et atone, il est muet depuis le ;
-
u se lit comme en français moderne /y/ (dans lu) ;
- la lecture des diphtongues graphiques est complexe car les diphtongues prononcées ont évolué beaucoup plus vite que la graphie. On pourra retenir comme règle de lecture acceptable que les diphtongues se sont monophtonguées après le (passant soit à une combinaison semi-consonne + voyelle ou voyelle seule. Retenir aussi que
oi se lit /we/ ou /wɛ/ et ue comme eu /œ/ ou /ø/ ;
- les voyelles nasales, écrites dans les éditions modernes à la manière du français actuel (sans tilde) sont prononcées comme dans le sud de la France : la voyelle nasale est suivie d'une consonne nasale. En ancien français même devant un
-e final, une voyelle suivie d'une consonne nasale est nasalisée (dans ce cas, la nasale est redoublée). Par exemple : cheance (chance) /ʧəãnsə/, bonne [bõnə], chambre /ʧãmbrə/, flamme /flãmə/. La prononciation des voyelles nasale n'a cessé de se modifier. Il serait fastidieux de toutes les signaler. On pourra prononcer comme en français moderne (bien que les nasales de l'ancien français soient en nombre supérieur et de qualité parfois différente).
-
r est roulé ;
-
s se prononce à la française, /s/ ou /z/ (entre voyelles) ;
-
z est un raccourci pour ts ;
-
x une abréviation pour -us.

Littérature

Consulter Littérature médiévale.

Divers


- code ISO 639 : fro

Annexes

Bibliographie


- Bernard Cerquiglini,
La genèse de l'orthographe française (XII-XVII siècles), Honoré Champion, collection « Unichamp-Essentiel », Paris, 2004 ;
- Mireille Huchon, Histoire de la langue française, Livre de poche, collection « Références », Paris, 2002 ;
- Henri Bonnard et Claude Régnier, Petite grammaire de l'ancien français, éditions Magnard, Paris, 1991 ;
- Noëlle Laborderie, Précis de phonétique historique (du français), Nathan Université, collection « Lettres 128 », Paris, 1994.

Articles connexes


- langue romane
- roman (langue)
- français
  - orthographe française
- Actes officiels sur l'utilisation de l'ancien ou du moyen français :
  - Synode de Tours
  - Édit de Villers-Cotterêts
- Premiers textes en ancien français conservés :
  - Séquence de sainte Eulalie
  - Serments de Strasbourg
- Langue morte

Lien externe


- [http://www.geocities.com/Athens/Acropolis/8716/index-fr.html L'ancien français sur l'Internet], site consacré à la langue et à la littérature de l'ancien français.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/francais_ancien.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire ancien français-français/français-ancien français
- [http://virga.org/cvf/ Chantez-vous français ?] - La prononciation du français dans la déclamation et le chant, du Moyen Age au XVIII siècle Catégorie:Histoire du français


1831

Cette page concerne l'année 1831 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Écrasement par les Russes de l'Insurrection de Novembre (1830-31).

France


- 9 mars : Création de la Légion étrangère de l'armée française par le roi de France Louis-Philippe.
- 21 novembre : Début de la révolte des Canuts à Lyon.
- Ouverture de la première ligne de chemin de fer français Saint-Étienne-Lyon.

Belgique


- La Belgique obtient son indépendance.
- 3 février : Le congrès national belge élit, à une faible majorité le duc de Nemours, fils de Louis Philippe, comme roi des Belges. Celui-ci est contraint de refuser sous la pression britannique.
- 21 juillet : Léopold Ier de Belgique devient le premier roi des Belges.

Italie


- En février, combats des carbonari contre le pape, auxquels participe Louis-Napoléon Bonaparte.
- Le révolutionnaire italien Giuseppe Mazzini fonde le mouvement Jeune Italie.
- Début du pontificat de Grégoire XVI (fin en 1846).

Amériques

Amérique du Nord


- L'Américain William Lloyd Garrison publie son journal abolitioniste, The Liberator.
- Nat Turner mène une révolte d'esclaves noirs en Virginie aux États-Unis. Il est capturé et pendu.
- 1831 : MacCormick invente la moissonneuse aux États-Unis.

Amérique latine


- 7 avril : l'empereur Pierre Ier du Brésil, devenu très impopulaire, est contraint d'abdiquer, en faveur de son fils Pedro de Alcantara, âgé de cinq ans, qui prend le nom de Pierre II du Brésil. Celui-ci, né au Brésil après l'indépendance était un véritable Brésilien, mais son accession au trône marqua cependant le début d'une période d'instabilité politique.
- Arrivée au pouvoir des conservateurs au Chili. Ils garderont le pouvoir jusqu'en 1861.

Asie


- Début de l'occupation de la Syrie et du Liban par l'Égypte (fin en 1840).

Océanie & Pacifique

Découpage traditionnel du Pacifique en quatre régions, sur une base raciale (la Malaisie, la Mélanésie, la Micronésie et la Polynésie, proposée par Jules Dumont d'Urville à la Société de Géographie à Paris.

Chronologies thématiques


- Art & culture :
  - L'écrivain américain Edgar Allan Poe écrit ses poèmes.
- Science et techniques :
  - 27 décembreDébut de l'expédition du Beagle, Charles Darwin est naturaliste du bord (fin en 1836).
  - Le physicien anglais Michael Faraday élabore sa théorie de l'induction électromagnétique.
  - L'américain Cyrus McCormick invente une moissonneuse mécanique.
  - L'explorateur anglais James Clark Ross détermine la position du pôle nord magnétique.
  - Le français Louis Daguerre invente les daguerréotypes, des plaques de cuivre recouvertes d'une couche d'iodure d'argent.
  - Le mathématicien français Siméon Denis Poisson publie son traité sur la Théorie nouvelle de l'action capillaire
- Sports :
  - Premier championnat professionnel d’aviron (skiff) en Angleterre.
  - Le Surrey est sacré champion de cricket en Angleterre.
  - 22 octobre. Fondation à Buenos Aires du premier club argentin de cricket.
  - Publication en Angleterre de Reminiscences of Eton où un ancien élève du fameux College précise que « le football ne peut pas être considéré un sport de gentleman ; après tout, le petit peuple du Yorkshire y joue aussi… ».

Naissances en 1831


- 28 juin : József Joachim, violoniste hongrois
- 7 juillet : Félicien Rops, peintre belge
- 20 août : Eduard Suess, géologue autrichien
- 19 novembre : James Garfield, futur président des États-Unis

Décès en 1831


- 14 avril : Alexandre Camille Taponier, général français.
- 27 juin : Sophie Germain, mathématicienne.
- 4 juillet : James Monroe, président des États-Unis.
- 10 octobre : Johann Christian Ludwig Hellwig, entomologiste allemagne1743).
- 13 novembre : Hegel, philosophe.
- 16 novembre : René Desfontaines, botaniste français (° 1750).
- 10 décembre : Thomas Johann Seebeck, physicien allemand découvreur de la thermoélectricité __NOTOC__ Catégorie:1831 ja:1831年 ko:1831년 ms:1831 simple:1831

Gargantua

Gargantua est le héros du second livre éponyme de François Rabelais publié en 1534. Ce roman fait suite au succès du premier livre de l'auteur, Pantagruel (1532). En proie à la censure de la Sorbonne, il publie ces deux œuvres sous le pseudonyme dAlcofribas Nasier (anagramme de François Rabelais). Titre complet du roman : La vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel. Pour écrire ce livre, Rabelais se serait selon toute vraisemblance inspiré du géant Gargan des légendes celtiques.

Résumé

Dans le prologue, Rabelais s’adresse au lecteur pour lui signifier, de façon imagée, qu’il ne faut pas se fier à l’aspect extérieur du livre, et lui recommande de le lire attentivement car il révèle une pensée sérieuse au-delà des plaisanteries. =Enfance et éducation de Gargantua= Jean Audeau, un simple agriculteur découvre par accident dans énorme tumulus un petit livret qui contient la généalogie des géants d’autrefois. Grandgousier, le père de Gargantua adore manger. Il épouse Gargamelle, fille du roi des Papillons. De leur union naît Gargantua qu’elle porte pendant onze mois. Selon Rabelais, de la durée d’une grossesse dépend la perfection du nouveau-né : au plus la grossesse dure longtemps, au plus le nouveau-né sera un « chef d’œuvre ».Gargamelle, enceinte de Gargantua, fait abattre des centaines de milliers de bœufs pour mardi-gras, et elle invite des amis pour ce repas trop imposant pour elle. Malgré son état et les remontrances de son mari, Gargamelle ne peut résister aux tripes et au vin. Ils dansent, chantent, commencent à se disputer. Ivres, ils tiennent des propos incohérents. Pendant la beuverie, Gargamelle ressent des contractions et met au monde de manière insolite Gargantua. Il sort de l’oreille de sa mère et réclame aussitôt à boire. Son père, en découvrant l’enfant, s’écrie : « Quel grand (gosier) tu as » Et l’enfant est appelé alors Gargantua. Pour l’allaiter, il faut le lait de milliers de vaches. Enfin, pour le calmer, on lui donne à boire. Gargantua est habillé de blanc et de bleu, les deux couleurs du blason de son père. Ses habits sont immenses, comme ses chaussures, sa ceinture, son épée… Le blanc symbolise la joie, le plaisir, les délices et les réjouissances. Le bleu symbolise les choses célestes. C’est Grandgousier qui a choisi ces couleurs. Rabelais polémique sur les couleurs que porte Gargantua. Rabelais fait l’historique de la symbolise des couleurs depuis les temps antiques. Il déclare que le blanc signifie la victoire, la gaieté et la vie, par opposition au noir, symbolisant la tristesse et le deuil. Chaque couleur symbolise des émotions qu’une autre couleur contredit. Puis l’enfance de Gargantua est évoquée. De trois à cinq ans, ses parents ne lui imposent pas de limites : il boit, mange, dort, coure après les papillons et se roule dans les ordures selon son bon plaisir. Il a le même état d’esprit que les autres enfants. Gargantua se voit offrir un cheval de bois pour qu’il devienne un bon cavalier. Il se passionne pour l’équitation, au point de créer lui-même ses propres chevaux de bois. Des amis de son père se rendent chez Grandgousier et Gargantua leur fait une farce. Grandgousier rentre victorieux et retrouve son fils. Pendant son absence, Gargantua a inventé un torchecul d’oison et devant l’intelligence de son fils, Grandgousier décide de lui faire apprendre les lettres latines par un théologien réputé, Thubal Holoferne. Ce dernier lui fait apprendre et réciter par cœur, à l’endroit et à l’envers, d’après les méthodes moyenâgeuses, les lettres gothiques. Son père s’aperçoit alors que Gargantua s’abrutit et radote. Grandgousier décide à la mort de Thubal Holoferne de lui donner un nouveau professeur. Remarquant le manque de progrès, Grandgousier se plaint à l’un de ses amis qui lui recommande Ponocrates. Pour preuve de son talent, il lui amène un des disciples qui lui parle avec une telle aisance que Grandgousier souhaite le même pédagogue pour son fils. Ponocrates devient alors le maître de Gargantua. Grandgousier reçoit en cadeau du roi de Numidie une énorme jument, richement harnachée. Grâce à cette offrande Gargantua peut partir pour Paris, et y suivre les leçons du célèbre précepteur, Ponocrates. Sur la route, la jument, chassent les taons et les mouches de sa queue avec une telle force, qu’elle rase toute la forêt de Beauce. Gargantua arrive enfin à Paris. Gargantua visite la cité de Paris et fait l’objet de la curiosité des parisiens. Pensant qu’ils attendent un cadeau de bienvenue, Gargantua leur urine dessus, en gage de bonne volonté, et noie la plupart des habitants. Puis, il emporte les cloches de Notre-Dame pour les accrocher au cou de sa jument. Le doyen des rescapés est envoyé par la Sorbonne pour tenter de le convaincre de rendre les cloches à la ville. Janotus de Braquemardo, le messager de la Sorbonnne, se présente au logis de Gargantua et il argumente de façon complexe en prenant compte les sujets d’intérêts de Gargantua : le vin, les récompenses…. Ce dernier prend conseille au près de son précepteur. Puis Maître Janotus de Braquemardo s’agenouille et supplie Gargantua pour récupérer les cloches : « Rendez à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient à Dieu ». Ils éclatent alors de rire. Gargantua lui offre des cadeaux. Janotus retrouve les maîtres de la Sorbonne mais ces derniers refusent de le payer. Janotus leur entame aussitôt procès sur procès. Finalement les cloches sont remises en l’état et les Parisiens pour remercier Gargantua, soignent et nourrissent sa jument. La méthode de travail de Ponocrates consiste d’abord à observer Gargantua, et à ne pas intervenir. Après ses observations Ponocrates lui imposa un nouvel emploi du temps et pour lui faire oublier ses anciennes leçons, il lui fait boire une potion qui nettoie le cerveau de Gargantua. Les Saintes-Ecritures sont désormais la base du savoir de Gargantua. L’exercice physique et l’hygiène sont désormais importants dans son apprentissage. Le maître lui apprend le métier des armes et développe son esprit critique. Quand le temps n’est pas propice aux exercices, il apprend l’art, la métallurgie, l’artisanat, la rhétorique, l’escrime, l’herboristerie…. De temps en temps, il quitte la ville pour s’amuser et chasser. Ponocrates fait de Gargantua un érudit. =La guerre picrocholine= Pendant la saison des vendanges, les bergers du terroir de Grangousier gardent les vignes Des vendeurs de brioches passent à proximité. Par gourmandise, les bergers leur proposent alors d’échanger des raisins contre des brioches. Vexé par cette proposition, l’un des fouaciers frappe un berger mais celui-ci assomme son agresseur et appelle ses amis à la rescousse. Les bergers chassent les fouaciers à coup de pierre, croyant finalement que c’étaient des meurtriers. Les fouaciers se rendent aussitôt chez leur roi qui réplique immédiatement en mobilisant troupes et matériels. L’armée se met en route, pille et saccage la campagne de Grandgousier… L’abbaye de Seuillé protégée par ses fortes murailles résiste. Les moines s’enferment dans l’église et prient tandis que leurs ennemis volent les vendanges. Alors frère Jean, moine téméraire, s’enhardit et frappe si fort les pillards avec son bâton qu’ils les tuent. Malgré la peste, les soldats pillent tout. Picrochole, roi de Lerne, quitte alors le domaine de l’abbaye pendant la nuit et se rend dans un château pour s’y barricader solidement. Grandgousier apprend la conduite de frère Jean et de Picrochole, mais il veut à tout prix préserver la paix. Il décide de rappeler Gargantua et d’envoyer un messager à Picrochole. Grandgousier écrit à Gargantua une lettre dans laquelle il déclare avoir tout accorder à Picrochole pour sauver la paix. Il affirme aussi sa volonté de défendre ses terres de la folie guerrière de Picrochole et demande à Gargantua de venir lui prêter assistance. Grandgousier envoie un messager à Picrochole, Ulrich Gallet, pour lui intimer ses conditions. Ce dernier se rend alors au château de Picrochole. Ulrich rapporte à Picrochole la surprise, la colère de Grandgousier qui lui demande les raisons de cette amitié trahie et de la guerre. Il lui intime aussi de retourner sur ses terres, de le dédommager et de lui laisser des otages. Picrochole refuse. Au retour d’Ulrich, Grandgousier, pour éviter une nouvelle fois la guerre, fait envoyer à Picrochole des richesses en remboursement des fouaces, cause des hostilités. Picrochole y voit un aveu de faiblesse et saisit toutes les richesses que lui a envoyées Grandgousier, sans mettre fin aux hostilités. Pendant ce temps, les aides de camps de Picrochole dressent le plan de bataille. Ils rêvent, qu’après avoir soumis facilement Grandgousier, ils conquièrent l’ensemble du monde. Gargantua quitte Paris et se rend chez son père. Partis en reconnaissance, Gymnase et son compagnon tombent sur des pillards. Ces derniers veulent les détrousser, mais Gymnase prétend être possédé. Leur chef, Tripet, hésite à voler le cheval de Gymnase. Comme Tripet l’appelle le « bon diable », pour les effrayer encore plus, Gymnase fait des pirouettes et des cabrioles sur son cheval. Les soldats prennent peur et s’enfuient. Pour finir, Gymnase charge et tue Tripet. Cet incident apporte à Gargantua de nombreuses informations sur le manque de préparation militaire des ennemis. Sa jument fait déborder la rivière en urinant et les ennemis en aval sont noyés. Puis, il rase d’un seul coup le château de Gué de Vède. Enfin, avec ses compagnons il passe le gué. Ils arrivent chez Grandgousier, qui les attendait avec impatience. En se peignant Gargantua fait tomber de ses cheveux des boulets de canon. Il ne s’était même pas aperçu que, pendant l’attaque du château de Vède, les défenseurs lui avaient tiré dessus. Grandgousier décide d’organiser un immense festin, pour le retour de son fils. Gargantua veut se faire une salade. Il va cueillir les laitues réputées les plus grandes dans un jardin et emporte inopinément six pèlerins qui s’y étaient abrités pour la nuit. Il avale sa salade et les pèlerins. Ceux-ci ne doivent leur survie qu’au fait que s’accrochant aux dents du géant et que malencontreusement en tâtant autour d’eux avec leur bâton, ils touchent un point sensible. Gargantua muni d’un cure dent les retire de sa bouche les uns après les autres. Pendant le souper, Grandgousier explique à Gargantua les raisons des hostilités contre Picrochole. Il lui raconte le courage de frère Jean. Gargantua ordonne de le faire venir. Ces derniers s’apprécient aussitôt et ils se mettent à boire. Ivres, ils divaguent en propos incohérents. Au cours du repas, Eudémon, un des compagnons de Gargantua, s’étonne que les moines soient rejetés du monde. Gargantua lui expose qu’ils ne travaillent pas de leurs mains, qu’ils dérangent les mortels, et qu’ils vivent des péchés des hommes. Gymnase s’interroge sur le fait que les clercs aient de si longs nez. Frère Jean lui raconte que sa nourrice avait les seins mous et que son nez s’y s’enfonçait comme dans du beurre et qu’il grandissait comme la pâte avec du levain. Après le repas, Gargantua et ses compagnons décident d’attaquer à minuit les troupes de Picrochole. Gargantua n’arrive pas à s’endormir. Alors frère Jean lui conseille de prier Dieu et au premier psaume, ils s’endorment tous les deux. A minuit, le moine, habitué au rythme des matines, s’éveille en sursaut et réveille tous ses compagnons d’armes. Puis il décrète que chaque matin, il se purgera avec du vin. Tous se préparent alors, à passer à l’attaque. Le moine encourage ses compagnons d’armes mais surestime ses capacités guerrières. Vitupérant contre l’ennemi, il passe sous un noyer et y reste accroché. Eudémon grimpe dans l’arbre et décroche le moine. Frère Jean abandonne son équipement guerrier et ne garde que son bâton. Après avoir eu connaissance de la déroute de Tripet, et croyant que Gargantua est réellement accompagné de démons, Picrochole envoie une avant-garde qu’il a fait aspergé d’eau bénite. Gargantua et l’avant-garde se rencontrent. Les soldats ennemis terrorisés par frère Jean qui crie « par tous les diables, » s’enfuient sauf leur chef, Tyravant, qui charge tête baissée. Frère Jean l’assomme puis seul, poursuit l’armée en déroute. Gargantua décide de ne pas charger. Mais finalement, frère Jean est fait prisonnier et l’avant-garde contre attaque. Gargantua reprend le dessus de la bataille Entre temps le moine tue ses deux gardiens, et fond sur les arrières de l’armée ennemie en pleine confusion. Il fait prisonnier Toucquedillon, l’aide de camp de Pichrocole. Gargantua est très malheureux pour son ami qu’il pense toujours prisonnier. Soudain, ce dernier apparaît avec Toucquedillon et cinq pèlerins que Picrochole gardait en otage. Ils festoient. Gargantua questionne les pèlerins et leur offre des chevaux pour rentrer chez eux. Toucquedillon, est présenté à Grandgousier. Par bonté d’âme, il le libère afin qu’il puisse raisonner son chef. Les pays amis de Grandgousier lui proposent leur aide, mais il la refuse car ses forces sont suffisantes. Il mobilise ses légions. Toucquedillon propose à Picrochole de se réconcilier avec Grandgousier. Hastiveau déclare que Toucquedillon est un traître mais ce dernier le tue. Et à son tour Toucquedillon est tué par Picrochole. Gargantua et ses hommes attaquent le château de Picrochole. Les défenseurs hésitent sur la conduite à tenir. Gargantua passe à l’assaut et frère Jean tue quelques soldats de Picrochole. Voyant sa défaite inéluctable, Picrochole décide de fuir. Sur la route, son cheval trébuche et par colère il le tue. Il tente alors de voler un âne à des meuniers qui réagissent violemment et finalement le volent. Et depuis, personne ne sait ce qu’il est devenu. Gargantua recense les rescapés. Par bienveillance Gargantua libère les soldats faits prisonniers, et il leur verse trois mois de solde afin qu’ils puissent rentrer chez eux et nourrir leurs familles. Cependant, il ordonne que les conseillers de Picrochole lui soient ramenés. Grandgousier récompense fortement ses soldats et indemnise les paysans victimes de la guerre. Il organise un festin grandiose où il offre à ses seigneurs terres et privilèges. =L’abbaye de Thélème= Pour récompenser le moine de Seuillé, Gargantua lui offre le pays de Thélème où il y fait construire une abbaye à l’architecture unique qui ne ressemble en rien aux autres et qui ne répond qu’à un seul mot : liberté. L’abbaye de Thélème est magnifique. Rares sont les monuments d’une telle splendeur : le couvent est de forme hexagonale, entouré de neuf tours rondes de même taille. Les intérieurs sont richement décorés de motifs de marbre et une immense bibliothèque est rattachée à l’abbaye. Le message sculpté sur la porte de l’abbaye de Thélème donne envie à quiconque d’y entrer. Il affirme qu’à l’intérieur la joie de vivre et le plaisir règnent. L’abbaye est richement décorée, le luxe abonde. Chaque pièce a une fonction bien spécifique. Tout y est bien pensé … Dans l’abbaye, religieux et religieuses s’habillent selon leurs envies. Puis les dames reçoivent de règles d’habillement et les hommes se vêtissent de manière complémentaire selon le désir des femmes. Religieux et religieuses vivent dans une telle harmonie que chacun veut exaucer les vœux de l’autre. La vie des Thélémites est rythmée selon le bon vouloir et le libre arbitre. Tous les pensionnaires sont éduqués. L’abbaye abrite une énigme. Pour Gargantua, elle signifie la permanence de la vérité divine alors que pour frère Jean, il ne s’agit du jeu de paume. Au final, toute l’éducation de l’abbaye de Thélème se résume en deux mots : harmonie et liberté.

Voir aussi


- L'œuvre de Rabelais

Liens externes


- Le texte intégral est disponible sur Wikisource ainsi que sur le site de l'[http://abu.cnam.fr/ ABU]
- [http://www.site-magister.com/prepas/page12a.htm Sur le site Magister : un plan d'étude sur Gargantua]

Inspiration

Le personnage de Gargantua a inspiré les chansons suivantes:
- [http://www.bide-et-musique.com/song/4197.html Gargantua]
(Carlos)
- [http://www.bide-et-musique.com/song/6300.html Les dix commandements de Gargantua]
(Mirapolis)
- [http://www.bide-et-musique.com/song/3687.html Gargantua]
(Pit et Rik) Catégorie:Roman français

Jeux Olympiques

:Cet article traite uniquement des jeux modernes. Pour les jeux antiques, voir Jeux Olympiques antiques. Jeux Olympiques antiques
Jeux Olympiques antiques Les jeux Olympiques sont un ensemble de compétitions sportives organisées tous les quatre ans (une olympiade est une période de quatre ans). Originellement tenus dans la Grèce antique (voir Jeux Olympiques antiques), ils ont été mis au goût de l'époque et réintroduits par le baron Pierre de Coubertin à la fin du ; les jeux Olympiques modernes ont lieu depuis 1896 tous les quatre ans (hormis lors des deux guerres mondiales). Depuis, seules la France et la Grèce ont participé à tous les Jeux. L'idée de créer des jeux Olympiques modernes revient à Pierre de Coubertin, président du Comité international olympique (CIO) de sa fondation, en 1894, à 1925. Les premiers jeux Olympiques d'été ont eu lieu en 1896 à Athènes. Les jeux Olympiques d'hiver ont été créés en 1924. Jusqu'en 1992, ils ont lieu tous les quatre ans, la même année que les jeux Olympiques d'été (les années bissextiles). À partir de 1994, ils ont toujours lieu tous les quatre ans, mais décalés de deux ans par rapport aux Jeux d'été.

Histoire

Les Jeux Olympiques antiques


- Article détaillé : Jeux Olympiques antiques

La rénovation des Jeux

La fédération omnisports française USFSA fête son cinquième anniversaire le 25 novembre 1892 dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne à Paris ; Pierre de Coubertin appelle à la rénovation des Jeux Olympiques. Tenue à la Sorbonne le 23 juin 1894 du « Congrés pour le rétablissement des Jeux Olympiques ». Devant l’absence de réactions à son appel à la rénovation des Jeux Olympiques deux ans plus tôt, Pierre de Coubertin parvient à convaincre Anglais et Américains, mais aussi la Jamaïque, la Nouvelle-Zélande ou la Suède, notamment. Plus de 2000 personnes représentant douze nations assistent finalement au congrès, qui vote à l’unanimité la rénovation des Jeux Olympiques. Autre décision importante prise à l’occasion de ce Congrès est la condamnation des règlements sportifs de certaines fédérations (anglaises notamment) excluant les ouvriers et les artisans au nom d’un élitisme social qui allait à l’encontre des idéaux égalitaires français.

Les Jeux Olympiques modernes

Suède
- Article détaillé : Jeux Olympiques d'été
- Article détaillé : Jeux Olympiques d'hiver De 245 participants originaires de 15 nations en 1896, les Jeux rassemblent 10500 athlètes de 200 délégations lors des derniers Jeux Olympiques d'été. Le nombre des participants aux Jeux Olympiques d'hiver est plus modeste avec environ 2500 athlètes attendus à Turin en 2006.

Interférences politiques

Guerre
Malgré les voeux de Coubertin, les deux guerres mondiales empêchèrent la tenue du rendez-vous olympique. Les Jeux de 1916 furent ainsi annullés pendant la Première Guerre mondiale, et ceux de 1940 et 1944 pendant la Seconde Guerre mondiale.
Terrorisme
En 1972, lors des Jeux Olympiques de Munich, un commando de terroristes palestiniens pris en hôtage onze membres de la délégation israélienne dans le village olympique. Pas préparée à ce type d'action, la police allemande a rétabli l'ordre au prix d'un massacre. Depuis cet incident, les polices des pays occidentaux comprennent des sections anti-terroristes très pointues. De plus, la sécurité est renforcé autour des grands évènements comme les Jeux Olympique. Le village olympique devient un bunker... En 1996, lors des Jeux Olympiques d'Atlanta, une bombe explose en ville blessant plus de cent personnes.
Politique
La politique s'empare à l'occasion du symbole olympique. D'abord opposé à la tenue des Jeux Olympiques en Allemagne, Adolf Hitler utilise cette manifestation à des fins de propagande. C'est également le cas à Moscou en 1980, pour ne citer que ces exemples. L'Union Soviétique entra pourtant tardivement au sein du mouvement olympique. L'URSS participe pour la premièr fois aux Jeux "petits bourgeois" en 1952, à Helsinki.
Boycotts
En 1956, les Jeux sont boycottés par les Pays-Bas, l'Espagne et la Suisse qui manifestent ainsi leur déssacord avec le répression russe en Hongrie. Lors de ces mêmes Jeux, le Cambodge, l'Egypte, l'Irak et le Liban boycottent les Jeux en raison de la crise de Suez. En 1968, 1972 et 1976, de nombreux pays africains boycottent les Jeux afin de protester contre les régime d'apartheid sud africain. L'esclusion de la Nouvelle-Zélande est également réclamée, car son équipe de rugby s'est rendu en Afrique du Sud pour y jouer des matches... A Montréal, 21 pays africains et le Guyana manquent ainsi à l'appel. En 1980, les États-Unis et 64 autres délégations boycottent les Jeux de Moscou en prenant comme prétexte la guerre en Afghanistan. La France n'est pas solidaire de ce mouvement et se rend à Moscou avec quinze autres nations occidentales. En réplique au boycott de 1980, l'URSS et 14 de ses pays satellites boycottent les Jeux de Los Angeles sous prétexte que la sécurité des délégations n'était pas garantie... La Roumanie se distingua du bloc de l'Est en se rendant à Los Angeles. En 1988, Cuba, l'Ethiopie et le Nicaragua boycottent les Jeux de Seoul pour protester contre la mise à l'écart de la Corée du Nord dans l'organisation des Jeux.

Symboles

Le drapeau des jeux Olympiques est constitué de cinq anneaux enlacés sur fond blanc, inspirés par une gravure grecque. Une interprétation associant chaque continent à une couleur précise a été utilisée dès la création du drapeau mais est considérée depuis comme erronée (pour éviter toute forme de racisme). Le CIO précise en effet dans un document publié sur son site web que « les six couleurs (y compris le fond blanc du drapeau), combinées de cette façon, sont représentatives des couleurs de toutes les nations sans exception. Il est donc faux de croire que chacune des couleurs est associée à un continent précis. » (cf [http://www.olympic.org/fr/utilities/faq_detail_fr.asp?rdo_cat=10_39_0]) La flamme olympique, autre élément symbolique fort des jeux, est employée depuis 1928 pour symboliser le lien entre les jeux modernes et la Grèce antique. En 1896 l'hymne olympique fut composé et joué lors de la I jeux Olympiques. Pour plus d'informations, consulter ce [http://multimedia.olympic.org/pdf/fr_report_672.pdf document du musée olympique de Lausanne].

Enjeux économiques

Les jeux Olympiques d'été de 1984 à Los Angeles furent les premiers jeux bénéficiaires. Aujourd'hui la majorité des recettes viennent des droits télévisuels et des partenaires commerciaux. Les retombées touristiques et en infrastructures (équipements sportifs, mais aussi ouvrages de génie civil, hôtellerie...) sont également cruciales pour les villes organisatrices. Plusieurs villes sont donc candidates pour les prochaines échéances, et la compétition entre elles est féroce. L'impact économique est tel que la tentation de recourir à la corruption est grande pour emporter la décision du CIO et se voir attribuer l'organisation des jeux.

Voir aussi

Articles connexes


- Comité international olympique
- Liste des codes pays du CIO
- Serment olympique
- Liste des sports olympiques
- Liste des médaillés d'or belges de l'histoire des Jeux Olympiques
- Jeux paralympiques
- Olympiades scientifiques
- Chronologie des Jeux Olympiques antiques
- Jeux Olympiques antiques
- :catégorie:Ville olympique

Liens externes


- [http://www.olympic.org/fr/index_fr.asp Site officiel du mouvement olympique]
- [http://www.dicolympic.com Dicolympic - Tous les Jeux olympiques de A à Z]
- [http://www.olympic.org/fr/utilities/reports/level2_fr.asp?HEAD2=82&HEAD1=6 Documents sur l'olympisme]
- [http://www.olympicwatch.org/francais/ Les Droits de l'Homme en Chine et Pékin 2008 - Olympic Watch]
- [http://www.marcolympics.org Tous les programmes et les résultats des Jeux Olympiques - All the programs and the results about the Olympic games] __NOTOC__
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Catégorie:Histoire du sport ja:近代オリンピック ko:올림픽 ms:Sukan Olimpik th:กีฬาโอลิมปิก zh-min-nan:Olympia Ūn-tōng-hoē

Constantinople

Constantinople (latin : Constantinopolis, grec : Κωνσταντινούπολις - Konstantinoupolis) est l'ancien nom de l'actuelle ville d'Istanbul en Turquie. Son nom original, Byzance (Byzantion en grec), reste largement utilisé. Les habitants de Byzance sont les Byzantins et ceux de Constantinople les Constantinopolitains (en latin Constantinopolitanibus qui veut dire « aux habitants de Constantinople » passe pour le mot le plus long de cette langue). Constantinople est la francisation de Konstantinoupolis, qui, en grec, signifie la ville de Constantin. Ce nom lui a été donné en hommage à l'empereur romain Constantin I, qui choisit d'en faire la capitale de l'empire à partir de 330. La Souda donne pour l'entrée « Constantinople » (Κ, 2287) : : « Constantinople surpasse autant toutes les autres villes que Rome la surpasse; et la seconde place derrière Rome m'apparaît bien plus appréciable que d'être nommée première de toutes les autres. : Trois cent soixante années ont passé pour l'ancienne Rome depuis le règne d'Augustus Caesar, et la fin de ses jours était déjà en vue quand Constantin le fils de Constant s'est emparé du sceptre et fonda la nouvelle Rome. » Constantin lui donna en fait le nom de Nova Roma (nouvelle Rome), mais ce nom ne fut jamais vraiment utilisé, Rome gardant ses privilèges politiques et militaires. Au , Constantinople compte 100 000 habitants et s’étend sur plus de 700 000 ha. La ville est construite sur le modèle de Rome : sept collines, quatorze régions urbaines, un capitole, un forum et un Sénat. Ses institutions sont celles de Rome. La nouvelle capitale, pratiquement imprenable, permet à l’Empereur de surveiller les opérations militaires sur le Danube (Goths) et en Orient face aux Perses. En 673, la flotte du calife de Bagdad assiège la ville mais doit se replier devant la résistance byzantine. Constantinople fut mise à sac lors de la quatrième croisade en 1204 et fut la capitale de l'empire latin de Constantinople jusqu'en 1261, quand les forces de l'empire de Nicée conduites par Michel VIII Paléologue reprirent la ville. Le 29 mai 1453, Constantinople est prise par les forces ottomanes conduites par Mehmed II.
Les Ottomans rebaptisèrent la ville Istanbul, bien que l'usage international gardât le nom Constantinople. On la nomme aussi Sublime Porte pendant cette période. Lors de la fondation de la république de Turquie, en 1923, la capitale fut transférée à Ankara.

Monuments et constructions

Constantin dote la ville de nombreux bâtiments, la plupart pour répondre aux besoins administratifs et politiques de la nouvelle capitale.
- Le Grand Palais, le palais impérial, lieu de résidence officiel des empereurs jusqu'en 1204.
- Augustéon : place centrale de la ville, entre Sainte-Sophie et l'ensemble sacré du palais impérial
- Sénat en marbre blanc avec une coupole
- Hippodrome : inauguré par Constantin en 330, il pouvait accueillir de 30 à 50 000 spectateurs. Il attirait beaucoup lors des fêtes, anniversaires, victoires de l'empereur. On y assistait à des courses de chars, des jeux du cirque, des démonstrations d'animaux. L'hippodrome communiquait directement avec le palais impérial par la loge impériale, d'où l'empereur assistait aux spectacles entouré par les sénateurs et les dignitaires de sa cour. Sur la spina, muret partageant la piste en deux et autour duquel tournaient les chars, se trouvaient des monuments décoratifs, parmi lesquels une colonne serpentine de bronze enlevée au sanctuaire de Delphes (supposée être le trépied de la Pythie) et l’ obélisque de Thoutmosis III provenant de Karnak. On pouvait aussi voir, couronnant la loge impériale, quatre chevaux de bronze, qui ont été dérobés lors du sac de la ville en 1204, et placés sur la basilique Saint-Marc à Venise. Il fut le théâtre d'un des épisodes les plus sanglants de l'histoire de la ville : en janvier 532, la sédition Nika ébranle le trône de Justinien. Bélisaire, son meilleur général, réprime la révolte en massacrant 30 000 personne dans l'hippodrome.
- La Mésé : avenue bordée de portiques avec au fond des boutiques ; forum.
- Des palais aristocratiques, dans le centre à proximité de l'hippodrome (palais de Lausos, palais d'Antiochos, plus tard transformé partiellement en église Sainte-Euphémie), d'autres plus tardifs, isolés et fermés sur l'extérieur avec jardins et bains, palais des Blachernes, palais de Boucoléon ;
- Aqueducs (Aqueduc de Valens) et citernes monumentales, telles la Citerne Basilique (Yerebatan Sarayı), la citerne d'Aspar, et celle de Philoxenos (Binbirdirek) ;
- Des églises : Hagia Sophia, l’église des Saints-Apôtres, Saint-Sauveur-in-Chora ;
- Les murs de Théodose et le mur de Constantin (fortifications de la ville) ;
- La Porte d'Or.

Fin du Moyen Âge

Porte d'Or Avec la chute de Contantinople entre les mains des Turcs ottomans, c'en est fini du dernier vestige de l'empire romain et de l'empire byzantin qui a succédé à l'empire romain d'Orient. Les historiens datent de cet événement la fin de la longue période historique appelée Moyen Âge. Les derniers savants et artistes byzantins se réfugient en Italie où ils seront à l'origine de la Renaissance. Aux franges orientales de l'Europe, le grand-duc de Moscovie revendique l'héritage religieux de Byzance et prétend faire de sa capitale, Moscou, la « troisième Rome ». En France, s'achève la guerre de Cent Ans qui est le dernier conflit de type féodal. Comme les liaisons commerciales entre l'Occident et la Chine, qui bénéficiaient de la protection des Byzantins, se sont interrompues, de hardis Portugais scrutent l'océan en quête d'une voie maritime de remplacement. L'heure de Vasco de Gama et de Christophe Colomb approche.

Voir aussi


- Byzance
- Istanbul
- Empire byzantin
- Chute de Constantinople Catégorie:Cité grecque Catégorie:Histoire byzantine ko:콘스탄티노폴리스 ja:コンスタンティノポリス

Rome

Rome (en italien Roma) est le chef-lieu de la région du Latium et la capitale de l'Italie. Elle est située sur le Tibre, à 22 km de la mer Méditerranée. Elle est parfois appelée la ville aux sept collines (Aventin, Cælius, Capitole, Esquilin, Palatin, Quirinal et Viminal) ou la Ville éternelle. Rome est le siège de Pierre, une des capitales de la chrétienté. D'après la mythologie romaine, Rome doit son nom à son fondateur, Romulus. La date mythique de sa fondation est -753, point de départ du calendrier romain, comptant ab Urbe condita, « depuis la fondation de Rome ». Cette date est confirmée par l'archéologie et aujourd'hui les historiens considèrent qu'effectivement un synœcisme a eu lieu à cette date. La Rome antique n'a cessé d'inspirer.

Cité de Varennes-Jarcy

La cité de Varennes-Jarcy est une enclave extra-territoriale incluant la basilique Saint-Pierre, ainsi que d'autres bâtiments romains. Elle constitue l'État de la cité du Vatican. Le pèlerinage de Rome est, avec ceux de la Terre Sainte (Jérusalem en particulier) et de Compostelle, l'un des trois principaux pèlerinages chrétiens. On arrive à la ville par la via Francigena ; dans Rome, le pèlerinage inclut généralement les quatre basiliques majeures (Saint-Pierre, au Vatican, Saint-Paul-hors-les-Murs, Saint-Jean-de-Latran et Sainte-Marie-Majeure) et souvent trois autres basiliques mineures, constituant le "Tour des sept églises".

Monuments romains

Tour des sept églises Rome, par son histoire, est très riche en monuments, musées et points de vue. C'est ainsi la deuxième ville la plus visitée au monde après Paris, avec laquelle elle est d'ailleurs jumelée, avec environ 10 millions de visiteurs annuels. Voici quelques-uns des monuments et musées les plus connus :

Rome antique

Voir aussi Liste des monuments de la Rome antique
- l'arc de Constantin
- l'arc de Titus
- le Colisée
- le Forum romain et les Forums impériaux
- le Capitole et les musées capitolins
- les thermes : thermes de Caracalla, thermes de Dioclétien
- le Panthéon
- l'Ara Pacis Augustæ
- les catacombes
- le Circus Maximus
- les monuments et sites paléochrétiens

Rome médiévale


- le ghetto romain
- le tombeau d'Hadrien, devenu château Saint-Ange
- les églises : Saint-Barthélémy-en-l'île, Saint-Laurent-hors-les-murs

Rome renaissance et baroque


- les places : la piazza Navona, la piazza del Popolo, la piazza di Spagna
- les musées : palais Altemps, Galerie Borghèse, Galerie Doria-Pamphili, Galerie Barberini, palais Massimo alle Terme
- les églises : église Saint-Ignace, église du Gesù, basilique Saint-Jean du Latran, basilique Sainte-Marie-Majeure, église Saint-Louis-des-Français, église Saint-Nicolas-des Lorrains, église Saint-Yves-des-Bretons, église et abbaye de la Trinité-des-Monts, abbaye des trois fontaines, la chiesa nuova (Santa Maria in Vallicella)
- les fontaines : fontaine de Trevi, fontaine des Fleuves
- le palais Farnèse, ambassade de France
- la villa Médicis, siège de l'Académie de France à Rome
- la villa Bonaparte
- le Palazzo Chigi, siège du Gouvernement italien

Rome contemporaine

Palazzo Chigi
- le monument à Victor-Emmanuel II, plus connu sous le nom de « machine à écrire »
- le palais Montecitorio, siège du Parlement italien
- le palais de justice sur la place Cavour

Transports et économie

Rome est desservie par des lignes de bus et un métro depuis 1955
Les trains arrivent dans la gare centrale Termini
L'accès aérien se fait par l'aéroport de Fiumicino
et par l'aéroport de Ciampino

Personnages célèbres

À Rome sont nés :
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste À Rome sont décédés :
- Renato Castellani (1913 - 1985), réalisateur
- Pietro Germi (1914 - 1974), acteur, scénariste, réalisateur et producteur
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste

Voir aussi

Liens internes


- Rome antique
- Chronologie de Rome
- Villes d'Italie
- Liste des monuments de la Rome antique
- Jeux Olympiques d'été de 1960

Liens externes


- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/fr/rome/rome.htm Rome la ville eternelle] : Virtual panoramas and photo gallery (ita/ing/fr)
- [http://www.comune.roma.it/ Site officiel de Rome]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Rome Rome sur Wikitravel] Jeux Olympiques d'été de 1960
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als:Rom ja:ローマ ko:로마 simple:Rome

Byzance

Byzance (en grec ancien Βυζάντιον / Byzántion, en latin Byzantium) est une ancienne cité grecque, capitale de la Thrace, située à l’entrée du Bosphore sur une partie de l’actuelle Istanbul. La cité sera reconstruite par Constantin et, renommée Constantinople en 330 ap. J.-C., elle deviendra la capitale de l’empire romain, puis de l’empire romain d'Orient. Le nom « Byzance » continuera a être utilisé tout au long de l’existence de l’empire byzantin et même au-delà.

Fondation de la ville

L’origine de Byzance se perd dans la nuit des temps, et l’on ne trouve rien de précis dans les auteurs sur l’époque de sa fondation ; la plupart l’attribuent à Byzas qui, selon Étienne de Byzance, était fils de Croessa, fille d’Io et de Poséidon. Quoique l’existence de Byzas soit attestée sur des médailles, on ne sait rien de certain sur l’époque à laquelle il vivait. On pense que la ville était une colonie mégarienne. Eusèbe de Césarée donne pour date à la fondation de la ville « la troisième année de la trentième olympiade », ce qui donnerait 667 av. J.-C. Diodore mentionne la ville dans sa Bibliothèque historique (IV, 69) :
« Arrivés au détroit de la mer du Pont, les Argonautes mirent pied à terre dans un pays dont Byzas était alors roi, et qui a laissé son nom à la ville de Byzance. »
Velleius Paterculus (II, 15) attribue la fondation de la ville aux Milésiens et Ammien Marcellin (XXI, 8) aux habitants de l’Attique. Ces deux dernières explications ne sont plus acceptées.

Période grecque

Byzance produisait des grains et des fruits en quantité. Selon Polybe, la Grèce en retirait du cuir, des esclaves, du miel, de la cire et des salaisons, et lui donnait en échange de l’huile et du vin. Malgré cette prospérité, il fait un triste tableau des extrémités auxquelles la ville était souvent réduite. Entourée de peuplades ennemies de la Thrace, elle était sans cesse exposée à leurs incursions, et voyait son territoire ravagée et les produits de son sol détruits ou pillés par les barbares. Quoique située au milieu des barbares, Byzance était considérée comme ville grecque, d’après son origine et ses mœurs. C’était une des ville helléniques de l’Hellespont. Son heureuse situation à l’entrée du Bosphore, dont elle était la clé, faisait d’elle l’entrepôt général du monde connu, et un poste militaire important ; de sorte qu’Athènes et Sparte se disputaient sans cesse son alliance, et que les princes qui voulurent abattre ces puissances et exercer une influence sur la Grèce cherchèrent à s’assurer sa possession. C’est ce qui explique comment Byzance, dont l’histoire particulière est aussi peu connue que les autres petits États de la Grèce, a cependant joué un grand rôle politique dans les événements les plus signalés de l’histoire grecque. Les Ioniens, vassaux du roi de Perse Darius, prennent la ville en 504. Elle est prise à nouveau par Otane, un des généraux de Darius. Pausanias s’empare de la ville après le siège de Sestos en 477. Dans la révolte de Samos en 439, Byzance suit le destin de cette ville, qui, révoltée contre les Athéniens, dont elle était tributaire, retombe en leur pouvoir après un siège opiniâtre de neuf mois. Pendant la guerre du Péloponnèse, Byzance, en proie aux deux factions qui soutenaient les intérêts de Sparte et d’Athènes, soumise avec les autres villes de l’Hellespont, à l’influence de ces deux puissances tour à tour victorieuses. D’abord, elle est subjuguée par les succès de Sparte, puis prise par Alcibiade en 408. Enfin, après la bataille d’Aigos-Potamos et la prise d’Athènes, qui mirtent fin à la guerre du Péloponnèse, elle est forcée par Lysandre de renvoyer la garnison athénienne, et de recevoir, comme toutes les villes de la Grèce, un commandant lacédémonien ou harmoste, investi à la fois de l’autorité civile et militaire. Cléandre était harmoste à Byzance, lorsque les Dix Mille qui s’étaient engagés au service de Cyrus le Jeune contre son frère Artaxerxès, ayant traversé, après mille dangers, une partie de l’Asie sous la conduite de Xénophon, arrivèrent sur les côtes de la Bithynie en face de Byzance. Anaxibius, commandant de la flotte lacédémonienne, à la sollicitation d’Artaxerxès, avait engagé les Grecs à p