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Surf

Surf

En argot informatique, le surf est la consultation d'internet. Encore dans l'utilisation du lexique nautique, on utilise aussi le verbe naviguer sur internet. ---- internet Le surf est un sport qui consiste à glisser sur les vagues, en bord de mer, debout sur une planche. Le surf se pratique sur des spots, des plages qui sont baignées par de hautes vagues.

Historique

C'est dans le Pacifique, plus précisement à Hawaï que le surf est né. Pratiqué depuis le , il représentait un élément important et constitutif de la vie et de l'organisation de la communauté de l'île. Selon la légende, avant d'être un sport, le surf était réservé aux postulants du trône et permettait, par le biais de duels, d'obtenir un rang élevé dans la communauté. L'explorateur James Cook (1728-1789) fut l'un des premiers à faire la découverte de ce sport lors de l'une de ses expéditions : il apercut des polynésiens profitant des vagues du Pacifique, non pas en canoë, mais à l'aide de longues planches taillées dans un tronc d'arbre (He e'nalu en hawaïen ou « chevauchement de la vague »). Malheureusement, le marqua le « creux de la vague » dans l'histoire du surf, car sa pratique sera interdite par les américains lors de la colonisation des îles d'Hawaï. En effet, certains missionnaires auraient été choqués par la façon dont les autochtones pratiquaient ce sport, à savoir presque nus. C'est grâce à Duke Kahanamoku ([http://kanalu78.over-blog.com/article-603712.html]) que le surf réapparait dans les îles d'Hawaï, au début du . Le surf se répandit alors à la même époque aux États-Unis et en Australie, puis explosa dans les années 1950 et 1960 grâce aux progrès de fabrication des planches. Les premiers championnats du monde professionels débutèrent en 1970. En France, c'est Peter Viertel qui importa le surf en 1956 en remarquant les vagues de la côte basque.

La planche de surf

Les planches de surf sont aujourd'hui généralement réalisées en résine synthétique. Les long boards sont les premières planches apparues et descendent d'une longue tradition hawaiienne. Les short boards (planches courtes en anglais) sont apparues dans les années 1960-1970. Plus légères, plus effilées au niveau du nez, plus fines, elles sont beaucoup plus maniables et offrent une liberté beaucoup plus importante au surfeur dans sa trajectoire et les figures qu'il peut réaliser.

Techniques

basque Le surfer se tient généralement allongé à plat ventre sur sa planche, les bras de part et d'autres. Il rame (comme en crawl) quand il détecte une vague qu'il souhaite surfer afin d'acquérir une vitesse suffisante pour que la vague puisse l'emporter. Quand il sent la vague le soulever, il rame plus rapidement puis pousse avec ses mains à plat sur la planche afin de se redresser. En même temps qu'il redresse son buste, sa jambe gauche (pour un regular) vient se placer devant et sa jambe droite à l'arrière de la planche. Il adopte une posture penchée sur ses jambes fléchies. Une fois debout, les bras servent essentiellement à maintenir l'équilibre et aider à changer de direction. Les jambes jouent un rôle d'amortisseurs et contrôlent l'assiette de la planche. On désigne généralement par regular un individu qui se tient sur la planche pied droit en arrière. Les personnes se tenant pied gauche en arrière sont appelés goofie. Le pied arrière est généralement le pied sur lequel on prend appel lorsqu'on saute. Généralement, les droitiers sont goofies et les gauchers sont regulars mais ce n'est pas toujours le cas.

Shortboard

La discipline la plus connue et la plus populaire se pratique sur des planches de 1,80 m à 2,40 m dont le nez est pointu. En compétition, elle consiste à réaliser des figures dont la difficulté et la qualité d'exécution détermine le score du compétiteur. Le surfeur cherche généralement à chevaucher (ride en anglais) la vague perpendiculairement à son axe. On ne surfe dans l'axe de la vague qu'au départ (take-off) pour prendre de la vitesse. Sur certains spots, la taille des vagues permet de surfer à l'intérieur du rouleau. Cette figure, appelée tube est l'une des plus spectaculaires du surf.

Longboard

Le longboard se pratique avec des planches plus longues que la moyenne (plus de 2m50) et au nez arrondi. Celles-ci sont plus stables mais n'offrent pas la maniabilité de surfs plus courts. La taille et la stabilité du long board offre la possibilité au surfeur de prendre des poses très théâtrales sur la planche, seul voire en couple ! Terme galvaudé : À l'oral, le mot longboard désigne parfois un type de planche à roulette nommé longskate.

Bodyboard

Le bodyboard est une planche courte d'environ 5 pieds de long (152,5 cm) flexible, dont une partie du revêtement extérieur est souple (mousse polyéthylène). Mise au point par le californien Tom Morey en 1971, elle est le plus souvent utilisée en position allongée (prone), le bodyboardeur s'aidant d'une paire de palmes courtes pour essentiellement exacerber la précocité des départs. Le bodyboard se différencie du surf surtout par la spécificité de son répertoire de manœuvres ; manœuvres souvent spectaculaires, complexes qui revendiquent d'excellentes qualités gymniques. Accessible à tous, quelques jours suffisent pour commencer à maîtriser sa planche et découvrir les premières sensations de glisse.

Bodysurf

L'apparition du bodysurf est antérieure à celle du Surf. Le bodysurf consiste à surfer la vague avec son corps. C'est une discipline exigeante qui met en exergue le respect fondamental de la nature et la confrontation directe avec l'océan.

Skimboard

Le skimboard consiste à surfer une vague en se lançant de la plage. Utilisant une planche très courte, fine et dépourvue de dérive, le skimboardeur utilise pour se lancer la fine pellicule d'eau laissée par la vague qui se retire de la plage pour aller percuter la vague suivante en réalisant des figures très similaires à celles du surf.

Kneeboard

Spécialité proche du shortboard, le kneeboard se pratique à genoux sur une planche légèrement plus courte, mais plus large. C'est une discipline intermédiaire entre le surf et le bodyboard puisque le pratiquant s'aide de palmes pour faciliter les départs mais reste à genoux durant toute la durée de ses prestations. Les manœuvres effectuées en kneeboard sont les mêmes qu'en surf.

Surf Tandem

Le surf tandem vit le jour en 1920 avec les « Beach boys » de Waikiki qui emmenaient les touristes sur leurs planches pour un tour dans les vagues d’Honolulu. Pendant très longtemps ils se contentèrent de les aider à se lever voire de les asseoir sur leurs épaules. Deux légendes du surf , Pete Peterson et Lorien Harrison vinrent à Hawaii en 1931 et découvrirent le surf tandem. Ils revinrent en Californie l’année suivante et commencèrent la pratique de cette discipline à Malibu et Corona del mar. Leurs premiers portés étaient très basique comme les 15 premiers actuellement sur la « chart list ». En 1963 beaucoup de couples réussissaient déjà à passer des portés comme le « Side » et ce n’est qu’en 1970 que la totalité des portés américains furent réalisés sur une planche. Depuis 1970 Steeve et Barrie Boehne ont sillonné le globe pour développer ce sport et enseigner la technique des portés lors de festivals comme celui de Biarritz. En 1996 Christophe Reinhart remporta l’épreuve et fut le premier Français à pratiquer cette discipline à haut niveau. Depuis 2000 on compte presque dix couples d’assidus en France et les deux dernières épreuves de ce festival ont même été remporté par l’un d’eux. La fédération Française de surf à reconnu depuis 2003 le surf tandem au sein de son fonctionnement et compte maintenant sept épreuves par ans. La discipline ne cesse de progresser par le nombre grandissant de couple licencié mais aussi par une recherche tant du coté règlement qu’artistique (invention de nouveaux portés).

Kayak Surf

Le Kayak Surf se pratique avec un kayak fermé insubmersible.

Principaux spots dans le monde

kayak

Océanie


- Hawaii
- En Australie :
  - Newcastle en Nouvelle-Galles du Sud où se tient chaque année le Surfest
  - Glod Coast en particulier Surfer Paradise.
  - Les plages d'océan de Sydney, en particulier Bondi Beach.
- En Nouvelle-Zélande :
  - Manu Bay et Whale Bay
- Tahiti

Afrique


- La Réunion
  - Boucan Canot
  - Saint-Leu
- Les îles Canaries

Asie


- En Indonésie
  - Uluwatu sur l'île de Bali

Amérique


- Aux États-Unis :
  - Beaucoup de plages du Nord de la Californie. L'un de spots les plus dangereux s'appelle Mavericks.
- Pérou

Europe


- France
  - les Landes
    - Capbreton
    - Hossegor
    - Soustons
    - Seignosse
    - Mimizan
  - Gironde
    - Cap-Ferret
    - Lacanau
  - Pyrénées-Atlantiques
    - Guéthary
    - Anglet
    - Bayonne
    - Biarritz
- Portugal
- Espagne, surtout dans le Pays basque

Surfeur célèbres et notables


- Duke Paoa Kahanamoku. Ambassadeur du Surf
- Layne Beachley. (Australie)
- Bethany Hamilton. Survivant d'une attaque de requin. (Kauai, une île de Hawaii)
- Greg Nolls. (Californie)
- Andy Irons. (Kauai, Hawaii)
- Keala Kennelly. (Kauai, Hawaii)
- Kelly Slater. (Floride)
- Rell Sunn. (O‘ahu, Hawaii)
- Laird Hamilton. (Californie)
- Tom Curren. (Californie)
- Sofia Mulanovich. (Pérou)
- Chelsea Georgeson. (Australie)

Liens externes


- [http://www.aspworldtour.com/ Site officiel de l'ASP (Association des Surfeurs Professionnels)]
- [http://www.boardriding.net/ L'actualité quotidienne du surf]
- [http://www.fedesurf.com Fédération Française de Surf]
- [http://www.surfrider.org/ Surfrider Foundation USA (association de protection des vagues et du littoral)]
- [http://www.surfrider.fr/index_1.php?newlang=french Surfrider Foundation Europe (association de protection des vagues et du littoral)]
- [http://www.surf.net.ms/ Surf au Maroc]
- [http://www.shaperoom.net/ La fabrication de planches de surf] Catégorie:Surf ja:サーフィン

Argot

Un argot est un registre de langue ou un parler particulier à un groupe social, c'est-à-dire un sociolecte, qui vise à exclure tout tiers de la communication. L'argot a initialement pour fonction de crypter le message, avec pour visée qu'un non-initié ne le comprenne pas. Il a également une fonction identitaire en ce qu'il permet la reconnaissance mutuelle des membres du groupe et la démonstration de leur séparation de la société par un langage différent. Il faut distinguer l'argot du jargon, qui est propre à un groupe professionnel et est censé en théorie ne pas avoir cette visée cryptique.

Fonctions et origines de l'argot


- L'utilisation de l'argot est également une façon de contourner les tabous instaurés par la société. Le langage courant témoigne d'une certaine retenue à évoquer certaines réalités explicitement. L'argot, mais aussi le langage familier, permet alors de désigner ces réalités par un langage détourné, dénué des connotations immédiates liées aux mots du registre habituel. Cela explique que le lexique argotique soit particulièrement riche dans certains domaines comme la sexualité, mais aussi la violence, les crimes et la drogue. Cette fonction de contournement des tabous est utilisée par l'argot commun dans le premier cas, par la pègre dans le second.
- Il n'existe pas un argot, mais des argots (ou des parlures argotiques, pour reprendre l'expression de Denise François-Geiger et Jean-Pierre Goudailler). Différents groupes sociaux ont développé, à des époques différentes, leur propre parler. L'importance des fonctions cryptiques et identitaires varie entre les argots. On remarque que la tendance actuelle privilégie l'identitaire sur le cryptique : le français contemporain des cités en particulier a moins besoin de masquer son message que de marquer l'appartenance à son groupe et, par opposition, son rejet de la société productive.
- Il faut remarquer également que, pour que les tiers soient maintenus dans l'incompréhension de la communication, l'argot doit constamment renouveler ses procédés d'expression, spécifiquement son lexique. L'existence de dictionnaires d'argot annule bien sûr toute l'efficacité des mots définis. De nombreux termes originaires de l'argot sont d'ailleurs passés dans le registre familier, voire dans le langage courant (par exemple, cambrioler et ses dérivés sont issus de l'argot cambriole « chambre »). Ainsi, certains mots ou expressions possèdent une foule de traductions argotiques, la palme revenant à des termes comme « argent », « femme » ou « faire l'amour » qui possèdent plus d'un millier d'équivalents en argot.
- À l'origine, l'argot désignait le parler des voyous et des militaires. Des argots se sont également développés dans d'autres groupes sociaux, et chaque profession, chaque quartier possède son propre « argot ».
- En France le concept apparait au XIIIe siècle et est identifié en provençal sous le nom de « jargon ». François Villon utilise au XVe siècle le terme de « jobelin », puis au siècle suivant apparaissent « baragouin », « narquois » ou « blesquin », notamment. Ce n'est qu'en 1628 que l'argot trouve son nom avec l'ouvrage publié par Olivier Chéreau, Le jargon ou Langage de l'argot déformé.
- C'est surtout la littérature qui diffuse « la langue verte », des Mémoires de l'ex-bagnard Vidocq au Mystères de Paris d'Eugène Sue en passant par Victor Hugo, « L'argot, c'est le verbe devenu forçat ! », et Les Mohicans de Paris de Balzac, et plus encore sous la Troisième République avec Émile Zola, Francis Carco, Édouard Bourdet et Jacques Perret pour ne citer qu'eux. Notons qu'à travers ces ouvrages c'est plutôt l'argot « parisien » qui est mis en lumière.
- L'argot « parisien » reste très vivace à Paris jusqu'aux années 1950. L'évolution sociologique de la population parisienne explique en grande partie cette « mort » de l'argot parisien qui ne se pratique plus vraiment dans la rue mais qui fit longtemps la joie des lecteurs de romans comme San Antonio, des spectateurs de films dialogués par Michel Audiard ou des auditeurs de chansons de Pierre Perret, de Renaud ou de sketches de Coluche.
- Le verlan est une évolution de l'argot qui après plusieurs décennies de sommeil prit un nouvel essor dans les années 1970. D'autres formes de langages codés ont depuis lors pris le relais, sans toutefois retrouver la créativité de certaines expressions typiques de l'argot « classique ».

Argot commun

L'argot commun, parfois appelé jargot, est un parler familier dérivé de l'argot mais qui en a perdu les fonctions cryptiques et identitaires. Il n'est plus spécifique à un groupe, et est essentiellement utilisé dans une visée ludique : les locuteurs « jouent » à reproduire un parler largement connoté. Il reprend en général du vocabulaire argotique « dépassé », abandonné par le groupe social qui en est l'origine dès qu'il a été compris par des tiers. Le « français branché » des années 1980 est un exemple typique d'argot commun.

Procédés d'élaboration de l'argot

Pour élaborer un parler qui lui est propre, un groupe social a recours à différents moyens. Le plus important est lexical : on associe d'ailleurs généralement l'argot uniquement à un vocabulaire particulier. Cependant, il peut y avoir également une modification de la syntaxe, même si elle est d'une bien moindre importance. En fait, l'argot est toujours connu pour son vocabulaire, mais cela ne signifie pas qu'il suit les règles syntaxiques, grammaticales, phonétiques, pragmatiques... de la langue standard. La formation des phrases, la prononciation, l'intonation, la gestuelle... sont très différentes de la norme officielle et participent donc à la distinction du groupe. Néanmoins, les procédés autres que lexicaux utilisés par l'argot ne lui sont en général pas propres : il s'agit généralement de caractères du langage familier ou populaire. Quant aux procédés d'élaboration lexicale, ils sont de deux types : soit sémantiques (modification et jeu sur les sens des mots), soit formels (création ou modification de mots). Lorsque l'élaboration lexicale est formelle, on assiste souvent à une déconstruction du langage courant : l'argot déforme, mélange, déstructure, découpe... les mots et enfreint les règles. Cette déconstruction laisse transparaître la volonté du groupe social de se démarquer en rejetant la société établie. Les procédés décrits ici concernent l'argot français actuel, et plus particulièrement le français contemporain des cités.
- Procédé syntaxique
  - Changement de classe lexicale des mots : en général, il s'agit de l'utilisation d'un adjectif à la place d'un adverbe. Exemple : il assure grave pour « il est vraiment très bon ».
- Procédés lexicaux
  - Sémantiques
    - Métaphore : expression imagée qui désigne une chose.
    - Métonymie (y compris synecdoque) : désignation d'une chose par un de ses composants.
    - Polysémie et synonymie : jeux sur les multiples sens des mots.
  - Formels
    - Composition lexicale.
    - Dérivation ou resuffixation de mots existants au moyen de suffixes populaires (-ard, -asse, -oque, -ax, -ouille...). Exemples : connard et connasse dérivés de con, pourrave dérivé de pourri, matos dérivé de matériel.
    - Apocope : troncation d'une ou plusieurs syllabes finales d'un mot. Exemples : pèt pour pétard (joint), tox pour toxicomane.
    - Aphérèse : troncation d'une ou plusieurs syllabes initiales d'un mot. L'aphérèse, très rare jusqu'à présent en français, est particulièrement présente en français contemporain des cités. Exemples : blème pour problème, zik pour musique (après un passage par le verlan zikmu).
    - Redoublement, éventuellement après troncation, d'une syllabe. Exemple : zonzon pour prison.
    - Systèmes de codage. Parmi ceux-là citons :
      - Le verlan, procédé très utilisé depuis 1980. Exemples : keuf verlan de flic (via le passage par un stade disyllabique hypothétique keufli), rabza verlan de [les] arabes.
      - Javanais, consistant à rajouter le son av (ou tout autre son) entre les consonnes et les voyelles. Par exemple Marcel -> Maverçavel.
      - Louchébem, consistant à remplacer la consonne initiale par un L, et la reporter à la fin du mot avec une terminaison (initialement créé par les louchébems de Laripette). Boucher -> loucherbem ; À poil -> à loilpé .
    - Siglaison : dénomination d'une réalité par un sigle, et éventuellement création de dérivés à partir de ce sigle. Exemples : LBV pour Libreville, TDC pour tombé du camion (volé).
    - Emprunts à d'autres langues. Exemples : maboul de l'arabe mahbûl « fou », bédo (joint) du tzigane, go (fille) du wolof. Cette liste est inspirée de la classification de Marc Sourdot (opus cité ci-dessous).

Exemples de termes d'argot parisien


- Argent : artiche, as, aspine, aubert, avoine, balles, beurre, biffons, blanquette, blé, boules, braise, bulle, caire, carbure, carme, craisbi, douille, fafiots, fifrelins, flouze, fourrage, fraîche, fric, galette, galtouse, ganot, gibe, graisse, grisbi, japonais, love, mornifle, némo, os, oseille, osier, pépètes, pèse, picaillons, pimpions, plâtre, pognon, radis, ronds, soudure, talbins, trêfle, tune...
- Femme : bombe, frangine, gerce, gisquette, gonzesse, greluche, greluse, grognace, nana, nière, polka, poupée, sœur, souris, star...
- Manger : becqueter, bouffer, boulotter, briffer, casser la croûte, casser la graine, claper, croûter, galimafrer, grailler, jaffer, mastéguer, tortorer...
- Policier : archer, bignolon, bourdille, condé, flic (->keuf), matuche, pandore, perdreau (->drauper), poulet (->poulagas, poulardin, pouleman), royco...
- Siège de la PJ : grande volière, maison parapluie, maison poulaga, maison pullmann...

Voir aussi

Articles connexes


- Jargon
- Argot français
- Argot québécois
- Argot scolaire
- Argot Internet
- Verlan
- Javanais
- Louchébem
- Langue djeunz

Bibliographie


- Raspail Vocabulaire argot/français, Paris 1835
- Eugène-François Vidocq Les voleurs : physiologie de leurs moeurs et de leur langage, ouvrage qui dévoile les ruses de tous les fripons et destiné à devenir le vade-mecum de tous les honnêtes gens (1837) [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-51001]
- Aristide Bruant, L'argot au XXe siècle. Dictionnaire français-argot, 1901.
- Émile Chautard, La vie étrange de l'argot, Denoël, 1931.
- Albert Simonin, Littré de l'argot - dictionnaire d'usage (1957) ; réédité en 1968 sous le titre le Petit Simonin illustré par l'exemple.
- Luc Étienne et Alphonse Boudard, La méthode à Mimile : l'argot sans peine, Jeune Parque, Paris, 1970.
- Pierre Perret :
  - Le petit Perret illustré par l'exemple (dictionnaire de l’argot) (1985)
- Alain Bouchaux, Madeleine Juteau, Didier Roussin, L'argot des musiciens (1992), illustrations de Crumb, ISBN 2-02-056474.2
  - Le parler des métiers (2003)
- Marc Sourdot, « L'argotologie : entre forme et fonction », dans La linguistique. Revue de la Société internationale de linguistique fonctionnelle, t. XXXVIII, fasc. 1, 2002, p. 25-39.

Lien externe


- [http://www.synec-doc.be/librairie/typo/ L'argot des typographes] (1883)
- [http://www.languefrancaise.net/glossaire/ Dictionnaire en ligne de +20000 termes argotiques]
- [http://www.languefrancaise.net/dossiers/cat.php?idcat=68&page=0&limit=20 Une vingtaine de dossiers documentaires et historiques sur l'argot]
- [http://taupesecrets.free.fr/vie/argo.html L'argot des classes préparatoires aux grandes écoles]
-

- [http://www.alyon.asso.fr/litterature/argot_voleurs/ L'argot des voleurs] catégorie:Linguistique
-


Informatique

ko:컴퓨터 과학 ja:情報工学 simple:Computer science th:วิทยาการคอมพิวเตอร์ zh-cn:计算机科学 zh-tw:計算機科學 oc:informatica] Etymologiquement, Le terme informatique désigne l'automatisation du traitement de l'information par une machine (virtuelle ou physique). Dans son acception courante, l'informatique désigne de façon vague l'ensemble des sciences et techniques en rapport de près ou de loin avec l'information et l'ordinateur. Par exemple, l'informatique désigne aussi bien le matériel informatique que la conception et l'administration de la partie immatérielle d'un ordinateur : les logiciels. La traduction anglaise étymologique serait informatics, mais l' usage tant en français qu'en anglais fait qu'une meilleure traduction serait probablement computer science, bien que ce terme fasse peut-être référence de façon plus explicite à ce que l'on pourrait appeler informatique fondamentale ou informatique scientifique. En anglais les termes distincts suivants sont utilisés :
- L'informatique fondamentale (Computer Science), ce qui ressort de l' épistémologie procédurale, soit notamment de l'étude des algorithmes, et donc indirectement des logiciels et des ordinateurs.
- L'ingénierie informatique (Computer Engineering), ce qui ressort de la fabrication et de l'utilisation du matériel informatique.
- L'ingénierie logicielle (Software Engineering), ce qui ressort de la modélisation et du développement des logiciels; ceci comprend le traitement des données (Data Processing), ce qui est du domaine de la mise en pratique des traitements de données.
- L'évolution des techniques et des technologies reliées à l'informatique (Information Technology). Des professions aussi diverses que concepteur, développeur, responsable d'exploitation, ingénieur système, technicien de maintenance, matérielle ou logicielle, chercheur en informatique ou directeur d'un centre de calcul, relèvent du domaine de l'informatique. Néanmoins, le terme informaticien désigne le plus souvent ceux qui conçoivent, déploient et mettent en œuvre des solutions.

Étymologie

Le terme informatique a été créé en mars 1962 par Philippe Dreyfus à partir des mots «information» et «automatique». Il donna ce nom à l'entreprise qu'il venait de fonder, la Société d'Informatique Appliquée, sans breveter le mot informatique. En France, l'usage officiel du mot a été consacré par Charles de Gaulle qui, en Conseil des ministres, a tranché entre «informatique» et «ordinatique», et le mot fut choisi par l'Académie française en 1967 pour désigner cette nouvelle discipline. En juillet 1968, le ministre fédéral de la Recherche scientifique d'Allemagne, Gerhard Stoltenberg, prononça le mot informatik lors d'un discours officiel au sujet de la nécessité d'enseigner cette nouvelle discipline dans les universités de son pays, et c'est ce mot qui servit aussitôt à nommer certains cours dans les universités allemandes. Le mot informatica fit alors son apparition en Italie et en Espagne, de même quinformatics au Royaume-Uni. Pendant le même mois de mars 1962 Walter F. Bauer inaugura la société américaine Informatics Inc., qui elle breveta son nom et poursuivit toutes les universités qui utilisèrent ce nom pour décrire la nouvelle discipline, les forçant à se rabattre sur computer science, bien que les diplômés qu'elles formaient étaient pour la plupart des praticiens de l'informatique plutôt que des scientifiques au sens propre. L'Association for Computing Machinery, la plus grande association d'informaticiens au monde, approcha même Informatics Inc. afin de pouvoir utiliser le mot informatics pour remplacer l'expression computer machinery, mais l'entreprise déclina l'offre. La société Informatics Inc. cessa ses activités en 1985, achetée par Sterling Software.

Histoire

Voir l'article détaillé : Histoire de l'informatique

Les origines

Depuis des millénaires, l'Homme a créé et utilisé des outils l'aidant à calculer (abaque, boulier, etc.). Les premières machines mécaniques apparaissent entre le XVIIe et le . La première machine à calculer mécanique réalisant les quatre opérations aurait été celle de Wilhelm Schickard au , mise au point notamment pour aider Kepler à établir les tables rudolphines d'astronomie. En 1642, Blaise Pascal réalisa également une machine à calculer mécanique qui fut pour sa part commercialisée et dont neuf exemplaires existent dans des musées comme celui des Arts et métiers et dans des collections privées (IBM). La découverte tardive du mécanisme d'Antikhitère montre que les Grecs de l'Antiquité eux-mêmes avaient commencé à réaliser des mécanismes de calcul en dépit de leur réputation de mépris général pour la technique (démentie d'ailleurs par les travaux d'Archimède). Cependant, il faudra attendre la définition du concept de programmation (illustrée en premier par Joseph Marie Jacquard avec ses métiers à tisser à cartes perforées, suivi de Boole et Ada Lovelace pour ce qui est d'une théorie de la programmation des opérations mathématiques) pour disposer d'une base permettant d'enchaîner des opérations élémentaires de manière automatique.

L'informatique moderne

L'ère des ordinateurs modernes commença avec les développements de l'électronique pendant la Seconde Guerre mondiale, ouvrant la porte à la réalisation concrète de machines opérationnelles. Au même moment, le mathématicien Alan Turing théorise le premier ce qu'est un ordinateur, avec son concept de machine universelle de Turing. L'informatique est donc un domaine fraichement développé, même s'il trouve ses origines dans l'antiquité (avec la cryptographie) ou dans la machine à calculer de Blaise Pascal, au . Ce n'est qu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale qu'elle a été reconnue comme une discipline à part entière et a développé des méthodes, puis une méthodologie qui lui étaient propres. Son image a été quelque temps
surfaite : parce que les premiers à programmer des ordinateurs avaient été des ingénieurs rompus à la technique des équations différentielles (les premiers ordinateurs, scientifiques, étaient beaucoup utilisés à cette fin), des programmeurs sans formation particulière, parfois d'ailleurs issus de la mécanographie, cherchaient volontiers à bénéficier eux aussi de ce label de rocket scientist afin de justifier des salaires rendus confortables par :
- le prix élevé des ordinateurs de l'époque (se chiffrant en ce qui serait des dizaines de millions d'euros aujourd'hui compte-tenu de l'inflation, il reléguait au second plan les considérations de parcimonie sur les salaires) ;
- l'aspect présenté comme
peu accessible de leur discipline et un mythe de difficulté mathématique entretenu autour. En fait, les premiers ordinateurs ne se programmaient pas de façon très différente de celle des calculatrices programmables utilisées aujourd'hui dans les lycées et collèges, et maîtrisées par des élèves de quatorze ans mais le domaine était nouveau et l'algorithmique nécéssite un certain degré de concentration associé, peut-être à tort, à la réflexion pure. L'émergence d'un aspect réellement scientifique dans la programmation elle-même (et non dans les seules applications scientifiques que l'on programme) ne se manifeste qu'avec la série The Art of Computer Programming de Donald Knuth, professeur à l'Université de Stanford, à la fin des années 1960, travail monumental encore inachevé en 2004. Les travaux d'Edsger Dijkstra, Niklaus Wirth et Christopher Strachey procèdent d'une approche également très systématique et elle aussi quantifiée. On demandait à Donald Knuth dans les années 1980 s'il valait mieux selon lui rattacher l'informatique (computer science) au génie électrique — ce qui est souvent le cas dans les universités américaines — ou à un département de mathématiques. Il répondit : «Je la classerais volontiers entre la plomberie et le dépannage automobile» pour souligner le côté encore artisanal de cette jeune science. Toutefois, la forte scientificité des trois premiers volumes de son encyclopédie suggère qu'il s'agit là plutôt d'une boutade de sa part. Au demeurant, la maîtrise de langages comme Haskell ou même APL demande un niveau d'abstraction tout de même plus proche de celui des mathématiques que des deux disciplines citées. La miniaturisation des composants et la réduction des coûts de production, associées à un besoin de plus en plus pressant de traitement des informations de toutes sortes (scientifiques, financières, commerciales...) a entraîné une diffusion de l'informatique dans toutes les couches de l'économie comme de la vie de tous les jours.

Approche fonctionnelle

Comme énoncé ci-dessus, l'informatique est le traitement automatisé de données par un appareil électronique : l'ordinateur ; les germanophones parlent de
elektronisch Daten Verarbeitung / EDV (« traitement électronique de données »), les anglophones dinformation technology / IT (« technologies de l'information »), c'est-à-dire :
- données ou informations : in fine, l'ordinateur manipule des nombres (d'où le terme anglais computer, littéralement « calculateur »), mais ces nombres peuvent représenter divers types d'informations :
  - des... nombres bien évidemment, dans le cas de calculs scientifiques (flottants) ou comptables (décimal, ou binaire entier)... ;
  - un texte, des lettres (caractères), que l'on peut mettre en forme avec un traitement de texte, imprimer, envoyer par courrier électronique... ;
  - du dessin vectoriel (CAO, logiciels d'illustration, et de typographie) ;
  - des images statiques (photographies) ou animées (vidéo), des hologrammes ;
  - des sons, enregistrés (technique du direct to disk) ou bien fabriqués par l'ordinateur (synthétiseur), que ce soient des bruitages, de la musique (cf. musique et informatique) ou de la parole ; :la conversion de ces informations en suite de nombres pose le problème du format des données, du codage et des formats normalisés (par exemple, représentations des nombres entiers ou à virgule flottante, format ASCII, Unicode, TeX ou RTF et polices PostScript ou TrueType pour les textes, formats bitmap, TIFF, JPEG, PNG, etc. pour les images fixes, formats QuickTime, MPEG pour les vidéos, interface MIDI pour la musique...).
- automatisé : l'utilisateur n'intervient pas, ou peu, dans le traitement des données ; le traitement est défini dans un programme qui se déroule tout seul, l'utilisateur se contente de fournir des paramètres de traitement ; le programme automatique se déroule selon un algorithme, l'établissement de ce programme est le domaine de la programmation.
- traitement : ces données sont :
  - créées :
    - nombres : acquisition automatique de données d'une expérience avec un ordinateur ;
    - texte : taper un texte au clavier ;
    - images : dessins réalisés à la souris ou sur une tablette graphique, synthèse d'image (pour présenter un projet – objet fictif en cours de conception –, imagerie médicale, dessin artistique – infographie –, film d'animation ou pixilation) ou numérisation d'une image existante (scanner, appareil photographique numérique) ou d'images animées (caméra numérique, webcam) ;
    - sons enregistrés (microphone) ou recréés à partir d'une partition virtuelle (synthétiseur) ou d'un texte (synthèse vocale).
  - analysées :
    - nombres : l'analyse des nombres relève du domaine concerné (mathématiques, physique, économie...) ;
    - texte : rechercher les occurrences de mots dans un texte pour en tirer des statistiques, aide à la correction orthographique et/ou grammaticale, et, plus généralement, traitement automatique des langues (TAL) ;
    - images : on peut vouloir identifier un objet (reconnaissance de forme, reconnaissance des caractères ou OCR), ou bien déterminer la surface couverte par une couleur (par exemple pour quantifier une surface recouverte) ;
    - sons : analyse spectrale, reconnaissance vocale.
  - modifiées :
    - nombres : calculs ;
    - texte : modification d'un texte existant, traduction automatique dans une autre langue (ou langage de programmation) ;
    - images : modification du contraste, de la luminosité, des couleurs, effets spéciaux ;
    - sons : application d'effets (réverbération, distorsion, ajustement de la hauteur) ; ::comme il existe, selon les programmes et les besoins, une grande variété de codages possibles pour représenter chaque type d'information, beaucoup de traitements consistent à convertir les données d'un format vers un autre...
  - archivées puis restituées :
    - les moyens et techniques d'archivage varient en fonction de la durée de conservation souhaitée et des quantités de données en jeu : mémoires électroniques, bandes magnétiques, disques magnétiques ou optiques ;
    - les moyens de restitution dépendent de la nature des données : écrans ou imprimantes pour le texte et les images, haut-parleurs ou instruments MIDI pour les sons...

Approche organisationnelle

L'informatique pour l'organisation est un élément d'un système de traitement d'information (les entrées peuvent être des formulaires papier par exemple) et d'automatisation. Depuis Henry Ford, l'automatisation des tâches ayant été identifiée comme un avantage concurrentiel, la question est : que peut-on automatiser ? Autant il est relativement facile d'automatiser des tâches manuelles, autant il est difficile d'automatiser le travail intellectuel et parfois créatif. L'approche de l'informatique dans une organisation commence donc par l'élucidation des processus, c'est-à-dire modéliser le métier. Après validation, la MOA (Maîtrise d'Ouvrage) fournit les spécifications fonctionnelles de (l'ouvrage) qui vont servir de référence dans la conception pour la MOE (Maîtrise d'œuvre). Cette conception sera alors effectuée dans le respect d'un Cycle de développement qui définit les rôles et responsabilités de chaque acteur. Ainsi, les échanges entre MOA et MOE ne se résument pas à la maîtrise des chantiers (tenue des délais et des coûts, et validation des livrables), la MOA et la MOE sont garantes (éventuellement responsables sur un plan juridique) de la cohérence des systèmes d'information, et de l'adéquation des solutions informatiques avec les problèmes utilisateurs finaux initialement constatés.

Matériel

Article détaillé : Matériel informatique On utilise également le terme anglais hardware (littéralement « quincaillerie ») pour désigner le matériel informatique. Il s'agit de tous les composants que l'on peut trouver dans : 1. Les ordinateurs et leurs périphériques : un ordinateur est un ensemble de circuits électroniques permettant de manipuler des données sous forme binaire, représentées par des variations de signal électrique. Il existe différents types d'ordinateurs : ordinateur 5150 datant de 1981, Système d'exploitation IBM-DOS 2.0]]
- Les micro-ordinateurs. De bureau ou portables. Ils sont composés d'une unité centrale : un boîtier contenant la carte mère, l'alimentation, des unités de stockage. On y ajoute une console : un écran et un clavier. Divers périphériques peuvent leur être ajoutés, une souris, une imprimante, un scanner..ect; scanner
- Les stations de travail. Des micro-ordinateurs particulièrement puissants et chers, utilisés uniquement pour des besoins professionnels pointus (conception assistée par ordinateur). Ce terme était particulièrement en vogue dans les années 1980-1990. Depuis les années 2000, il n'est guère possible de concevoir une station de travail plus puissante qu'un micro-ordinateur haut de gamme ;
- Les mainframes. Une armoire abrite l'unité centrale et l'alimentation, une ou plusieurs autres les périphériques de stockage (disque dur, sauvegarde) tandis que les moyens de communication et réseau (routeur, hubs, modem) sont dans la même pièce, mais dans des racks séparés. Une console d'administration (écran, clavier, imprimante) est généralement située dans ce même local ; administration]
- Les PDA (Personal Digital Assistant, encore appelés organiseurs). Ce sont des ordinateurs de poche proposant des fonctionnalités liées à l'organisation personnelle (agenda, calendrier, carnet d'adresse, etc.). Ils peuvent être reliés à Internet par différents moyens (réseau Wifi, Bluetooth, etc.).
- Et bien d'autres appareils. Dans le domaine de l'informatique embarquée : téléphone, électroménager, automobile, armements militaires, etc. Les cartes à puces, ou l'informatique industrielle.

Logiciel

Le logiciel désigne la partie à première vue immatérielle de l'informatique, l'organisation et le traitement de l'information : les programmes. On s'est en effet vite rendu compte que des machines techniquement très avancées pour leur époque, comme la Bull Gamma 60, restaient invendables tant qu'on n'avait pas de programmes à livrer pour les rendre immédiatement opérationnelles. IBM lança entre 1968 et 1973 une sorte d'ancêtre du logiciel libre avec son ordinateur 1130, politique qui assura à celui-ci par effet boule de neige un succès immédiat et planétaire, mais les conclusions d'un procès antitrust lui interdirent de distribuer bénévolement du logiciel. Le monde des mainframes classe les logiciels en catégories suivantes :
- systèmes d'exploitation ;
- bases de données, comme DB2, Ingres ou Oracle ;
- programmes de communication, comme NCP ou RSCS ;
- moniteurs de télétraitement ;
- systèmes transactionnels, comme CICS ;
- systèmes de temps partagé, utilisés pour le calcul ou le développement ;
- compilateurs traduisant les langages en instructions machine et appels système ;
- tout le reste entrait en une catégorie nommée Logiciels applicatifs. Plus simplement on distingue généralement trois types de logiciels (par ordre de proximité du matériel) :
- le firmware
- le système d'exploitation
- les logiciels et applications utilisateur (en anglais software) On classe aussi les logiciels en libre et propriétaire, bien que les deux soient parfois panachés à des degrés divers. Certains ont une fonction bureautique ou multimédia comme par exemple les jeux vidéo. Certains logiciels ont acquis des noms connus de tous. Le noyau du système d'exploitation crée le lien entre le matériel et le logiciel. Un logiciel, quand il est fourni sous sa forme binaire, serait utilisable uniquement avec un système d'exploitation donné (car il en utilise les services), et ne fonctionnerait que sur un matériel spécifique (car il en utilise le code d'instructions). Une conception plus récente, depuis le milieu de années 1980, consiste à distribuer les logiciels tous binaires confondus, et à les munir d'un système de licences par jetons ou tokens permettant l'usage de N copies simultanées du logiciel sur le réseau, tous matériels confondus. Cette approche est majoritaire dans le monde UNIX. À l'initiative de Richard Stallman et du GNU, à partir de 1985, une mouvance de programmeurs refuse cette logique propriétaire et ceux-ci se muent en concepteurs inventifs pour se lancer dans le développement d'outils et de bibliothèques système libres compatibles avec le système UNIX. C'est pourtant le projet indépendant Linux, initié par Linus Torvalds, basé sur les travaux et les outils du GNU, qui aboutira dans la création d'un système d'exploitation complet et libre. Une bonne partie des logiciels actuels fonctionnent dans un environnement graphique pour interagir avec l'utilisateur. La diversité des systèmes informatiques a fait apparaître une technique visant à combiner le meilleur de chacun de ces univers : l'émulateur. Il s'agit d'un logiciel permettant de simuler le comportement d'un autre système dans celui que l'on utilise,
- soit pour qu'une machine semble être une autre (voir IBM 1130),
- soit pour simuler le comportement d'un système d'exploitation (par exemple DOS ou Windows sous Linux). Le terme anglais est software, à l'origine un jeu de mot entre hardware (« quincaillerie », pour désigner le matériel) et l'opposition soft/hard (mou/dur), opposition entre le matériel (le dur) et l'immatériel (le mou). Les traductions françaises matériel et logiciel rendent parfaitement cette opposition et cette complémentarité. Le logiciel réalise normalement une fonction attendue de ses utilisateurs. Néanmoins, des effets secondaires (parfois nommés par contresens de traduction effets de bord) existent. Parfois même, certains logiciels sont destinés à nuire, comme les virus informatiques, nommés en anglais, par analogie avec software : malware (qu'on pourrait traduire par le néologisme nuisiciel, ou logiciel malveillant).

La création des logiciels

Un projet informatique s'inscrit dans un cycle de développement qui définit les grandes étapes de la réalisation (planification), de la manière dont on passe d'une étape à l'autre (modèle incrémental, en V, en spirale, etc.). Pour les petits projets (ou les petites équipes de développement), cette réflexion est souvent négligée (on se répartit les modules et chacun développe dans son coin). Ceci est une cause fréquente d'erreurs (bogues) et de non-conformité (le produit final n'est pas conforme aux attentes de l'utilisateur). Mais même les énormes projets, avec beaucoup de moyens, sont victimes de cette négligence ; ainsi, l'échec du premier vol d'Ariane 5 fut dû à un problème de logiciel, etc. Un projet peut alors intégrer une approche de la qualité et de la sûreté de fonctionnement des systèmes informatiques afin de contrôler autant que possible le produit final. Un projet comprend les étapes suivantes :
- l'établissement d'un cahier des charges qui définit les spécifications auxquelles devra répondre le logiciel ;
- la définition de l'environnement d'exécution  (architecture informatique) :
  - type(s) d'ordinateur sur lequel le logiciel doit fonctionner (station de calcul, ordinateur de bureau, ordinateur portable, assistant personnel, téléphone portable, guichet automatique de banque, ordinateur embarqué dans un véhicule ;
  - type et version du(des) système(s) d'exploitation sous-jacent ;
  - périphériques nécessaires à l'enregistrement des données et à la restitution des résultats (capacité de stockage, mémoire vive, possibilités graphiques...) ;
  - nature des connexions réseau entre les composants (niveau de confidentialité et de fiabilité, performances, protocoles de communication...) ;
- la conception de l'application et de ses constituants, et notamment de l'interactivité entre les modules développés : structure des données partagées, traitement des erreurs générées par un autre module... : c'est le domaine du génie logiciel ;
- la mise en place d'une stratégie de développement :
  - répartition des tâches entre les développeurs ou les équipes de développement, qui vont assurer le codage et les tests ;
- le plan de test du logiciel, pour s'assurer qu'il remplit bien la mission pour laquelle il a été écrit, dans toutes les conditions d'utilisation qu'il pourra normalement rencontrer, mais aussi dans des cas limites. Après chacune de ces phases, on peut avoir une étape de recette, où le client va valider les choix et les propositions du maître d'œuvre. La phase de programmation consiste à décrire le comportement du logiciel à l'aide d'un langage de programmation. Un compilateur sert alors à transformer ce code écrit dans un langage informatique compréhensible par un humain en un code compréhensible par la machine, le résultat est un exécutable. On peut également, pour certains langages de programmation, utiliser un interpréteur qui exécute un code au fur et à mesure de sa lecture, sans nécessairement créer d'exécutable. Enfin, un intermédiaire consiste à compiler le code écrit vers du bytecode. Il s'agit également d'un format binaire, compréhensible seulement par une machine, mais il est destiné à être exécuté sur une machine virtuelle, un programme qui émule les principales composantes d'une machine réelle. Le principal avantage par rapport au code machine est une portabilité théoriquement accrue (il « suffit » d'implanter la machine virtuelle pour une architecture donnée pour que tous les programmes en bytecode puissent y être exécutés), portabilité qui a fait, après sa lenteur, la réputation de Java. Il convient de noter que ces trois modes d'exécution ne sont nullement incompatibles. Par exemple, OCaml dispose à la fois d'un interpréteur, d'un compilateur vers du bytecode, et d'un compilateur vers du code natif pour une grande variété de processeurs. Une fois écrit (et compilé si nécessaire), le code devient un logiciel. Pour des projets de grande amplitude, nécessitant la collaboration de beaucoup de programmeurs, voire de plusieurs équipes, on a souvent recours à une méthodologie commune (par exemple MERISE) pour la conception et à un atelier de génie logiciel (AGL) pour la réalisation. Au cours de la programmation et avant la livraison du produit final, le programme est testé afin de vérifier qu'il fonctionne bien (y compris dans des cas d'utilisation en mode dégradé) et qu'il est conforme aux attentes de l'utilisateur final. Les tests intermédiaires permettent de s'assurer que chaque module de code réalise correctement une fonction : ce sont les tests unitaires. Les tests finals qui vérifient le bon enchaînement des modules et des traitements sont des tests d'intégration. Pour certaines applications demandant un haut niveau de sûreté de fonctionnement, les tests sont précédés d'une étape de vérification, où des logiciels spécialisés effectuent (généralement sur le code source, mais parfois aussi sur le code compilé) un certain nombre d'analyses pour vérifier partiellement le bon fonctionnement du programme. Il n'est toutefois pas possible (et des théorèmes mathématiques montrent pourquoi), de garantir la parfaite correction de tout logiciel par ce moyen et la phase de test reste donc nécessaire. Elle se complète aussi, lorsqu'il s'agit d'une évolution d'une application existante, de nombreux tests automatisés de non-régression. Statistiques : la création d'un logiciel est une tâche ardue ; environ 31 % des projets informatiques sont abandonnés avant d'être terminés, plus de 50 % des projets coûtent le double du coût initialement estimé et seulement 15 % des projets finissent dans les temps et selon le budget défini. Les besoins de seule maintenance de l'existant peuvent prendre jusqu'à 50 % des effectifs d'une équipe chargée d'un logiciel (or, c'est là une fonction pénible, ingrate, peu valorisante et qui rebute et démotive les bons programmeurs).

Traitement de l'information

L'information, pour être traitée, doit être :
- représentée par un codage :
  - on utilise un système de numération binaire, où l'élément unitaire informationnel est le bit (contraction de l'anglais binary digit : chiffre binaire). Les bits sont généralement regroupés par huit, pour constituer des octets (ou bytes). Un octet peut être représenté par la séquence des bits qui le constituent (par exemple : 00101110) ou par une paire de valeurs hexadécimales (pour le même exemple : 2E), plus compact. Le choix du binaire ne résulte pas de la mystique, mais tout simplement d'utiliser de simples circuits de commutation, qui ont de très larges tolérances et par conséquent de faibles coûts ;
  - on représente la structuration de l'information pour permettre des échanges entre composants logiciels et entre composants matériels. Pour cela, on définit des langages et des formalismes de représentation.
- stockée dans des systèmes permanents (mémoires dites de masse) ou non (mémoires dites volatiles).

Échanges de données : protocoles et normes

Les protocoles définissent une manière de procéder, notamment pour codifier la façon dont deux entités communiquent (modules ou couches logicielles, périphériques, etc.). On parle notamment de protocole de communication lorsqu'on veut définir des mécanismes de contrôle sur la manière dont l'échange d'information est réalisé. Un protocole peut ainsi définir :
- un langage de description d'instructions et de données graphiques (exemple : AGP) ;
- un standard de commandes et de flux d'information pour une mémoire de masse (exemples : SCSI, FireWire, IDE, Serial ATA) ;
- des échanges entre le processeur et des cartes d'extension (exemples : PCI, PCI Express, ISA) ;
- des modalités de transfert d'information entre périphériques (exemple : USB) ou sur un réseau TCP/IP, Internet, ATM, X.25) ;
- des commandes entre un client et un serveur (exemples : POP3, IMAP, HTTP, FTP …) ;
- des échanges de données informatisés spécifiques (exemples : EDI, EAI, X.400, X.500). Certains protocoles sont définis par des normes pour permettre l'interopérabilité des matériels ou de logiciels les mettant en œuvre. D'autres normes définissent, toujours dans le domaine de l'échanges de données :
- des langages de représentation d'information sans pour autant définir la manière dont cette information peut être échangée (exemples : ASN.1, XML) ;
- des architectures de réseaux (exemples : Modèle OSI, Wifi, Ethernet, Token-Ring).

Stockage des données

En matière de stockage d'information, on distingue le dispositif permettant de l'enregistrer physiquement (périphériques et composants) de la manière dont on structure et représente l'information pour faciliter son traitement.

Mémoire de masse

:Fichier de cartes perforées :Bande magnétique :Disque amovible magnétique (Disquette) :Disque magnéto-optique :Disque dur (disque magnétique embarquant le mécanisme, l'électronique et les têtes de lecture) :Disque optique amovible (CD-ROM, CD-R, CD-RW mais aussi DVD-ROM, DVD-R, DVD-RW, DVD+R, DVD+R DL, DVD+RW, DVD-RAM, GD-ROM, HD-DVD, Blu-ray) :Mémoire électronique non volatile (Mémoire flash, clé USB)

Mémoire volatile

:RAM

Organisation des données en vue du stockage

:Formats (extensions) de fichiers :Système de fichiers :Base de données :Annuaire

Approches scientifiques

:L'informatique n'est pas plus la science de l'ordinateur que l'astronomie n'est celle du télescope. :: -- Edsger Dijkstra
En dehors des aspects industriels et technologiques décrits jusqu'ici, l'informatique est une discipline scientifique à part entière. :Algorithmique :Algèbre de Boole :Calculabilité :Géométrie algorithmique :Lambda-calcul :Logique :Model checking :Théorie de l'information :Théorie des graphes :Théorie de la complexité :Théorie de la calculabilité :Théorie des automates finis

Applications

:Bio-informatique :Calcul parallèle :Cryptographie :Exploration de données (data mining) :Informatique grand système (mainframe) :Informatique de gestion :Informatique industrielle :Informatique décisionnelle :Imagerie Informatique :Intelligence artificielle :Interface homme-machine :Micro-informatique :Traitement du signal :Hypermédias :Informatique musicale

Annexes


- Informathèque
- Abréviations en informatique
- Dictionnaire informatique
- Informatique alternative
- Liste des articles d'informatique
- Personnes célèbres en informatique
- Revues informatiques sur papier
- Sécurité informatique
- Sites d'informations sur internet
- Terminologie de la distribution informatique
- Réseaux de neurones
- Musique et informatique
- Ordinateur quantique
- Hello_world
- Visual Information Exploration
-


Sport

ko:스포츠 ms:Sukan ja:スポーツ simple:Sport th:กีฬา Le sport est un ensemble d'exercices physiques sous forme de jeux individuels ou collectifs pouvant donner lieu à des compétitions. zh:体育

Qu'est-ce que le sport ?

Le terme de sport a pour racine le mot de vieux français desport qui signifie 'loisir'. En traversant la Manche, desport se mue en sport et évacue de son champ la notion générale de loisirs pour se concentrer sur les seules activités physiques. La langue allemande admet le terme sport et sa définition anglaise en 1831 ; la France en fait usage pour la première fois dès 1828. Ainsi, depuis lors, le sport n'englobe plus les divers jeux de société ou jeux de l'esprit qui faisaient la joie d'un Gargantua. La multiplication des sports, qui ne date pas d'hier, pose problème à certains. Faut-il admettre les concours de chiens de berger comme un sport ? Vaste problème pour beaucoup, débat d'arrière-garde pour d'autres qui groupent les sports en trois grandes catégories : les sports olympiques, les sports non-olympiques ayant vocation à devenir olympiques, et les autres sports, dit mineurs, dont les concours de chiens de berger. Cette dernière catégorie apparaît hétérogène, mais l'essence même du mouvement sportif ne se situe pas là. Certains mettent alors l'importance sur l'existence de compétitions, mais c'est un faux débat, car le sport de loisirs reste du sport. olympiques Le sport est un phénomène quasi universel dans le temps et dans l'espace, et, pour reprendre une maxime byzantine, « les peuples sans sport sont des peuples tristes ». La Grèce, Rome, Byzance, l'Occident médiéval puis moderne, mais aussi l'Amérique précolombienne ou l'Asie, sont tous marqués par l'importance du sport. Certaines périodes sont surtout marquées par des interdits, comme c'est le cas en Grande-Bretagne du Moyen Âge à l'époque Moderne, mais ce rappel permanent prouve une chose : la pratique sportive perdurait. La puissance du mouvement sportif est aujourd'hui considérable. Une fédération internationale comme la FIFA a la capacité de modifier les règlements et d'exiger la mise en application à la planète entière à compter d'une date précise. L'ONU rêve d'avoir un jour cette même capacité d'action. Et nul besoin à la FIFA de rappeler à l'ordre Pierre, Paul ou Jacques, car tout le monde suit le même règlement. Le sport propose ainsi un premier modèle de mondialisation réelle. À l'inverse de cette structure centralisée à la romaine, notons l'existence d'un mouvement sportif plus indépendant, notamment aux États-Unis. La NBA a des règles particulières et pas question de se mettre sous la coupe de la Fédération Internationale de Basket-ball. Sauf pour les Jeux Olympiques, évidemment, car c'est la FIBA qui est en charge des épreuves. Les joueurs NBA doivent alors jouer selon les règles communes au reste du monde. Le base-ball américain est encore plus caricatural sur ce point, avec les deux ligues qui s'affrontent pour le trophée des World Series : American et National n'ont pas les mêmes règles du jeu ! Financièrement, le mouvement sportif est également très bien doté en raison des flux financiers qu'il produit. Equipements sportifs, droits télé et autres merchandising font tourner la machine et il apparaît évident que le sport est l'une des toutes premières activités économiques du monde. D'après une étude l'ESSEC, le sport a généré un chiffre d'affaire de 29 milliards d'Euros en France en 2005. Ces chiffres publiés par l'ESSEC sont toutefois incomplets et ne tiennent notamment pas compte des secteurs du BTP et du tourisme liés au sport. BTP Le sport est l'une des pierres d'angle de l'éducation humaniste. Les Anciens mettaient déjà sur le même plan éducation physique et intellectuelle. Pythagore était un brillant philosophe qui fut également champion de lutte puis entraîneur du grand champion Milon de Crotone. La Renaissance redécouvre les vertus éducatives du sport et de Montaigne à Rabelais en passant par Mercurialis, tous les auteurs à la base du mouvement humaniste intègrent le sport dans l'éducation. Gargantua est très sollicité à ce niveau ! Chaque époque a son sport-roi. L'Antiquité fut ainsi l'âge d'or de la course de chars. Pendant plus d'un millénaire, les auriges, cochers des chars de course, étaient des stars adulées par les foules dans tout l'empire romain. Le tournoi, qui consiste à livrer une véritable bataille de chevaliers, mais « sans haine », fut l'activité à la mode en Occident entre le et le . Attention à ne pas confondre le Tournoi et la joute équestre, version très allégée du tournoi. La violence de Tournoi cause sa perte, d'autant que le jeu de paume s'impose dès le et jusqu'au comme le sport roi en Occident. Ce jeu de raquettes embrase Paris, la France puis le reste du monde occidental. Le voit le déclin du jeu de paume et l'arrivée, ou plutôt le retour, des courses hippiques qui s'imposent comme le sport roi des et s. La succession des courses hippiques fut âprement disputée car le nombre des sports structurés augmente spectaculairement dès la fin du siècle. Le football rafle finalement la mise et est encore aujourd'hui l'incontestable sport numéro un sur la planète. football À ce tableau général, il convient d'apporter des nuances régionales. Ainsi, on remarque que l'ancien empire britannique n'est pas vraiment féru de football ! En revanche, il cultive les autres sports que soutenait jadis la bonne société anglaise, du tennis au hockey sur gazon en passant par le rugby et le cricket. Le cricket a ainsi le statut national dans des pays comme l'Inde ou le Pakistan. De même, l'Amérique du Nord a mis au monde plusieurs sports comme les canadiens hockey-sur-glace et basket-ball et les états-uniens baseball et football américain, parvenant ainsi, provisoirement, à échapper à la vague football (qu'ils appellent soccer). En France, le sport roi de la fin du siècle est le cyclisme qui garde la palme jusqu'au triomphe du football, entre les deux guerres mondiales. Le rugby espéra bien se mêler a cette lutte, mais son implantion trop régionale était un frein.

Histoire du sport

rugby Le sport est un phénomène quasi universel dans le temps et dans l'espace. Nombre de phénomènes que nous pensons récents, accompagnent en fait l'histoire du sport depuis l'origine : du professionnalisme au dopage, des supporters aux problèmes d'arbitrage...
- Chronologie du sport : Le sport année par année 2005 - 2004 - 2003 - 2002 - 2001 - 2000 - 1999...
- Sport national : Les sports vedettes dans chaque pays
- Sport professionnel : Le professionnalisme sportif de l'Antiquité à nos jours.
- Arbitre : L'arbitrage dans le domaine sportif.
- Dopage : « le » fléau du sport...
- :Catégorie:Histoire du sport

Grands événements sportifs

Liste des sports

Voici un essai de liste des sports les plus importants, divisés par catégorie (beaucoup plus de sports pourraient être ajoutés). Notez que certains sports peuvent être dans plus d'une catégorie. Ils ont leur équivalent pour les handicapés : Handisport.

Sport et santé

La pratique sportive permet le maintien d'une bonne santé physique et mentale : elle fait travailler le système cardio-respiratoire, différents muscles, permet de brûler de l'énergie (prévention de l'obésité) et permet de libérer la tension nerveuse accumulée dans la journée (stress). Elle permet la découverte du corps, de ses limites et l'acquisition du sens de l'équilibre, soit en mettant dans des situations prévues (gymnastique), soit en mettant dans des situations imprévues (jeu, combat). stressCependant, la pratique sportive présente aussi des risques. Outre les sports dits « extrêmes » comme la plongée sous-marine ou le parachutisme, le sportif peut se blesser en faisant un faux mouvement ou une chute (entorse, élongation musculaire, claquage, fracture osseuse) ou en recevant un coup, ou bien avoir un accident cardiovasculaire (du type infarctus du myocarde). Le dopage est également un fléau qui touche non seulement les athlètes de haut-niveau mais également les pratiquants amateurs! La jeunesse de certains sportifs et la difficulté de certains programmes d'entrainements (gymnastique artistique, par exemple) provoquent également des séquelles physiques et psychologiques.

Activités annexes


- L'art dans le sport
- Club sportif
- L'art dans le sport
- Économie du sport
- Entrainement sportif
- Fédération sportive
- Le sport au cinéma
- Marketing sportif
- Médecine sportive
- Médias et sport
- Sport féminin.
- Supporteur

Voir aussi


- Actualité sportive
- Liste des ministres français de la Jeunesse et des Sports
- Wikipédia:Projet, Sport
- Assurance sportive ----
-


Mer

Définition

Le terme de mer recouvre plusieurs réalités.

Grande étendue d'eau salée

Cette définition confond les océans, les mers fermées ou ouvertes ainsi que les grands lacs salés. On la retrouve dans un contexte historique (A l'époque moderne, l'océan Atlantique traversé par Christophe Colomb porte le nom de mer océane) ou familier (Opposition de la mer et de la montagne dans les vacances, la mer est bonne ? pour évoquer la température de l'eau aussi bien océanique que maritime).

Grande étendue d'eau salée différente des océans

Cette définition plus géographique apporte un classement dans les étendues d'eau salée. Les océans sont les plus grandes étendues d'eau salée. Viennent ensuite les mers de tailles variables. Les mers peuvent être ouvertes ou fermées c'est-à-dire en contact ou non avec les océans. Si la mer est en contact avec un océan elle se distingue de ce dernier par sa position géographique généralement enclavée entre des masses terrestres. Ex : La Manche communique avec l'océan Atlantique mais elle s'en distingue par sa position médiane entre les côtes sud de l'Angleterre et les côtes nord de la France. Une mer en contact avec un océan peut se distinguer par des conditions physiques particulières. Ex : la Méditerranée communique avec l'océan Atlantique par le détroit de Gibraltar. Elle se distingue de l'océan par sa position enclavée entre l'Europe, l'Asie (Proche-Orient) et l'Afrique et par des conditions maritimes différentes (différentiel de température entre l'océan et la mer, faune et flore distinctes, absence de marée pour la Méditerranée...). Autre exemple : la mer des Sargasses avec son accumulation d'algues brunes au large de la Floride se distingue de l'océan Atlantique. Enfin le terme de mer est aussi utilisé pour désigner certains grands lacs, en particulier lorsqu'ils n'ont pas de cours d'eau dans lesquels ils se déversent. C'est le cas par exemple de la mer Caspienne ou encore de la mer d'Aral. On parle alors souvent de mer fermée.

La mer en droit international

En droit international, on appelle "mer" l'espace situé au-delà de la laisse de basse mer. La mer comprend :
- le fond et le sous-sol
- la colonne d'eau et la surface
- l'espace aérien surjacent.

Les mers à la surface du globe

Voici la liste des principales mers, groupées par océan :

Océan Pacifique


- Mer de Béring
- Mer de Chine méridionale
- Mer de Chine orientale
- Mer de Cortez
- Mer de Tasman
- Mer du Japon
- Mer Jaune
- Mer d'Okhotsk
- Golfe d'Alaska

Mers indonésiennes et mélanésiennes


- Mer de Java
- Mer de Flores
- Mer de Timor
- Mer d'Arafura
- Mer de Sulu
- Mer de Célèbes
- Mer de Banda
- Mer de Bismarck
- Mer des Salomon
- Mer de Corail

Océan Atlantique


- Golfe du Mexique
- Golfe de Guinée
- Manche
- Mer d'Iroise
- Mer Baltique
- Mer d'Irlande
- Mer Celtique
- Mer du Nord
- Mer de Norvège
- Mer des Caraïbes (ou Mer des Antilles)
- Mer des Sargasses

Océan Indien


- Mer Rouge
- Golfe Persique
- Mer d'Oman
- Golfe du Bengale
- Golfe d'Aden
- Mer Arabique
- Canal du Mozambique

Océan Arctique


- Mer de Barents
- Mer de Beaufort
- Mer de Kara
- Mer des Tchouktches
- Mer du Prince Gustave-Adolphe
- Mer de Wandel
- Mer du Groenland
- Mer des Laptev
- Mer de Lincoln
- Mer de Sibérie Orientale
- Mer Blanche

Océan Antarctique


- Mer de Weddell
- Mer de Ross
- Mer de Bellingshausen
- Mer d'Amundsen

Mer Méditerranée


- Mer Égée
- Mer de Marmara
- Mer Ionienne
- Mer Adriatique
- Mer Tyrrhénienne
- Mer Ligurienne
- Mer Noire
- Mer d'Azov

Mers intérieures


- Mer Caspienne
- Mer d'Aral
- Mer Morte

Voir aussi


- les Phares
- l'eau de mer

Liens internes


- glossaire maritime Catégorie:Hydrographie
- (Mer)
ja:海 ko:바다 ms:Laut simple:Sea zh-min-nan:Hái

1956

Cette page concerne l'année 1956 du calendrier grégorien.

Événements


- En janvier
- En février, « Coexistence pacifique », vague de froid en Europe occidentale.

Mouvement des pays non-alignés


- 16 mai : Visite de Soekarno aux États-Unis.
- 18 juillet : Naissance du mouvement des non alignés à Brioni : Tito, Nasser et Nehru.
- 28 août : Visite de Soekarno en URSS.

Afrique


- En juin, Loi-cadre Defferre sur l'autonomie en Afrique noire française (ANF).
- 30 juin : Des intellectuels congolais publient le « Manifeste de conscience africaine ». Ils exigent l'émancipation totale des Noirs. Une véritable bombe politique.
- Indépendance du Soudan, octroyée par la Grande-Bretagne.
- La République d'Afrique du Sud se retire de l'UNESCO en se plaignant que certaines publications de l'Organisation interfèrent dans les problèmes raciaux du pays.
- Modibo Keïta est élu maire de Bamako.

Amériques


- 2 décembre : Débarquement de Fidel Castro à Cuba, début de la résistance dans la Sierra Maestra.

États-Unis


- En février, L'Université d'Alabama est contrainte d'accepter sa première étudiante noire, Autherine Lucy, mais celle-ci ne pourra pas suivre les cours.
- 21 février : Martin Luther King et 24 autres pasteurs sont accusés d'empêcher les bus de Montgomery de fonctionner.
- En novembre, réélection de Dwight D. Eisenhower (républicain) comme président des États-Unis avec 57,4 % des voix contre Adlai Stevenson (démocrate) 42 %.
- 13 novembre : La Cour Suprême des États-Unis juge la ségrégation raciale dans les bus contraire à la Constitution.

Asie & monde indien


- 27 avril : Élections en Birmanie. Le Front national unifié birman qui regroupe les mouvements de gauche, obtient 30 % des voix et 47 des 250 sièges de l'Assemblée nationale.
- 12 décembre : Japon : adhésion à l'ONU. Les États-Unis s'opposent à l'entrée de la Chine dans l'ONU.

Europe

Europe de l'Est


- 7 avril : L'Espagne accorde son indépendance au Maroc.
- 17 avril : Dissolution du Kominform.
- Création du prix Lénine récompense aux savants-artistes et écrivains
Hongrie
Hongrie
- 29 mars : Réhabilitation de Laszlo Rajk.
- 6 octobre : Funérailles nationales de Laszlo Rajk, exécuté comme titiste en 1949. 200 000 personnes réclament le retour d'Imre Nagy au gouvernement.
- 23 octobre : Début de l'insurrection de Budapest (23-30 octobre), suite à une manifestation de soutien à la Pologne.
- 27 octobre : Imre Nagy forme un gouvernement de front national.
- 31 octobre : Les soviétiques, en accord avec les autres pays communistes, décident d'écraser la révolution des conseils hongroise.
- 1 novembre : Imre Nagy proclame la neutralité de la Hongrie et son retrait du pacte de Varsovie.
- 4 novembre : Écrasement de l'insurrection hongroise par les soviétiques (4-12 nov) : 200 000 hommes et 2 000 chars sont engagés. Janos Kadar, amené dans les fourgons de l'Armée rouge, annonce la formation d'un « gouvernement révolutionnaire ».
- 13 novembre : Fin de l'écrasement de l'insurrection hongroise : 200 000 personnes quittent le pays.
- 22 novembre : Premier bilan
  - Imre Nagy le Premier ministre est enlevé par les Soviétiques, il sera condamné et pendu avec l'accord du nouveau dictateur communiste Janos Kadar.
  - Au total, dix-huit camions remplis de cadavres auront été enlevés de la place du Parlement.
  - Le cardinal Mindszenty, ancien primat de Hongrie et emprisonné de 1948 à 1955, se réfugie à l'ambassade des États-Unis, où il restera enfermé jusqu'en 1971, année où il pourra quitter le pays.
Pologne

- 6 avril : Libération de Gomulka.
- 28 juin : Émeutes sanglantes à Poznań.
- 19 octobre : Suite à une mobilisation populaire (13-20 octobre) contre la direction du POUP, Gomulka reprend en main le Parti et s'engage à réformer la Pologne. Visite surprise de Nikita Khrouchtchev.
URSS

- 14 février : XXe Congrès du PCUS : début de la « déstalinisation » (14-25 fév).
- 14 mai : L'URSS annonce une réduction de ses effectifs militaires de 1,2 million d'hommes.
- Khrouchtchev dénonce les crimes de Staline.

Europe de l'Ouest


- 6 janvier : Fiançailles de l'actrice américaine Grace Kelly avec le prince Rainier III de Monaco.
- En mai, Conférence de Venise, second rapport Spaak, préconisant la création de la CEE et d'Euratom.
- 25 juillet : Le paquebot italien « Andrea Doria », après une collision avec le navire suédois « Stockholm », sombre dans l'Atlantique, au large des côtes de la Nouvelle-Angleterre. Les deux navires transportaient plus de 1 600 passagers, mais le drame n'a fait que 51 morts.
Belgique

- 8 août un incendie probablement dû au grisou dans la mine du bois du Cazier à Marcinelle, près de Charleroi, fait 262 victimes.
France

- 2 janvier : Élections législatives.
  - Victoire du Front républicain. Effondrement des républicains socialistes (ex-RPF). Percée et montée du poujadisme avec l'entrée de ce mouvement au Parlement. Jean-Marie Le Pen, élu sous étiquette poujadiste, entre à l'Assemblée nationale comme le plus jeune député.
- 24 janvier : Fin du gouvernement Edgard Faure (2).
- 1 février : Début du gouvernement Guy Mollet, le plus long de la IV République (prend fin le 21 mai 1957).
- 15 février : Incidents à l'Assemblée nationale lors de l'invalidation de députés poujadistes.
- 28 février : Troisième semaine de congés payés.
- 23 mars : Loi-cadre Deferre sur l'outre-mer.
- En mars, la Tunisie et le Maroc accèdent à leur indépendance.
- 12 avril : En raison de la guerre d'Algérie où le contingent est engagé dès 1955, un décret prolonge la durée initiale du service militaire de six à neuf mois par le biais du maintien sous les drapeaux ou du rappel.
- 20 juin : Emprunt national.
- 24 octobre : Enlèvement et Arrestation de Ben Bella
- 29 octobre : Début de la crise de Suez (jusqu'au 6 novembre).
- 29 novembre : Mise en place du rationnement de l'essence.
- L'hiver est particulièrement rude dans le sud de la France, on mesure des températures allant jus