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| Symbole |
SymboleLe symbole est originellement une représentation qui fait sens. C'est un système signifiant relevant de la connotation, de l'analogie. Des opérations de distinction et de relation/unification produisent du sens pour un individu ou un groupe social. Le symbole apparaît ainsi comme la réalité visible qui invite à découvrir des réalités invisibles ; il ne fait qu'un avec les symbolisés. Cette unité ne se fait pas par un mode fusionnel mais par ajustement (sumbolh). L'ensemble des deux éléments (visible et invisible) forme un tout et l'un ne se comprend pas sans l'autre. Selon Creuzer, le symbole serait « situé entre la forme et l’être, entre l'expression et l'idée » (R. Alleau, De la nature des symboles, Paris, Pont-Royal, 1964, page 20).
Par extension, le symbole en est venu à désigner toute réalité qui en évoque d'autres, absentes ou abstraites, à l'aide d'une analogie implicite. Le symbole devient une représentation de l’absent et de l’imperceptible. Ainsi, tous les systèmes symboliques tentent d'exprimer des idées, des concepts, etc. Au contraire du code, le symbole est polysémique et parfois personnel (tel objet symbolise mon ami disparu ou perdu de vue, telle image symbolise, pour moi, l'espérance, ...). Un symbole établit donc une relation d'analogie entre deux éléments. Il prend sa forme signifiante par une représentation mentale élargie, où le système symbolique et les symbolisés peuvent avoir des éléments d'analogie proches ou lointaines.
Exemple : le couple soleil-lune représentant le couple homme-femme, lumière-ténèbres, et vérité-mensonge.
Correspondance entre deux éléments, le symbole est quelques fois utilisé tel un synonyme d'allégorie, métaphore, métonymie, synecdoque,emblème, signe, code, icone, fetiche.
Exemples : un personage aux yeux bandés portant une balance et un glaive sert d'allégorie pour la justice ; les lauriers en couronne sont emblème de la gloire.
Le symbole est polysémique et ambivalent: Son interprétation découle de la culture de chacun.
Origine
Le mot symbole dérive du grec sumbolon qui dérive du verbe sumbalein (symballein) (de syn-, avec, et -ballein, jeter] signifiant « mettre ensemble », « joindre », « comparer », « échanger », « se rencontrer », « expliquer ».
Le « sumbolon » était constitué des deux morceaux d'un objet brisé, de sorte que leur réunion, par un assemblage parfait, constituait une preuve de leur origine commune et donc un signe de reconnaissance très sûr. Le terme « symbole » est apparu en 1830.
Par la suite, des formes d'abstraction, comme le langage ou la gestuelle ont pu remplacer les objets dans leur fonction de représenter un engagement, une promesse, une alliance, un contrat, un pacte scellé entre deux partenaires (par exemple, une poignée de main sera le symbole d'un accord). Dans ce sens, un symbole est donc un objet sensible qu'on « pose côte à côte avec » une réalité abstraite ou surnaturelle qu'il est destiné à représenter. Le symbole est le terme visible d'une comparaison dont l'autre terme est invisible.
Remarque: Proche du sumbolon grec, les actes symboliques propres à la vie chrétienne sont appelés sacramenta dès le . Chez les Romains, sacramentum désigne le gage de fidélité, le serment prêté à l’Empereur. Tertullien qui a introduit le premier ce terme dans le vocabulaire chrétien explique que si le sacramentum est le signe d’un engagement irrévocable au service du Christ, cet engagement n’est qu’une réponse aux sacramenta de Dieu lui-même qui s’est engagé le premier envers nous et qui nous a donnés des gages du salut en Jésus Christ. Il corrigeait immédiatement ce qu’il pouvait y avoir d’unilatéral dans le sacramentum militaire. (L'antonyme du symbole, c'est le diable : celui qui sépare. Ce qui divise est de l'ordre du diabolique ; ce qui rapproche du symbolique, du sacré, du divin.)
Symboles scientifiques
Les symboles utilisés en sciences servent à désigner la mesure. Ils représentent une valeur, une entité. Ils sont donc bien univoques et ne peuvent se confondre pas avec la notion de signe. Ce symbole-là est invariable en genre et en nombre et ne prend jamais de point abréviatif.
Généralement, les symboles physiques s'écrivent en minuscule sauf lorsque l'entité est dérivée directement ou indirectement d'un nom propre, dans ce cas, la première lettre s'écrit en capitale. Cette règle permet de connaître assez rapidement la façon d'écrire le symbole.
Exemples de symboles dérivés de noms communs :
- m = mètre,
- k = kilo,
- min = minute,
- j = jour,
- a = are, etc.
Exemples de symboles dérivés de noms propres :
- V = volt (de Alessandro Volta),
- Pa = pascal (de Blaise Pascal),
- J = joule (de James Prescott Joule),
- A = ampère (de André Marie Ampère),
- Hz = hertz (de Heinrich Rudolf Hertz),
- W = watt (de James Watt), etc.
Voir aussi Unité de base du système international.
Symboles et anthropologie
Unité de base du système international
À la préhistoire, lHomo sapiens a hérité de la technique de l'art pariétal et des rites funéraires de l'Homme de Néanderthal qui disparut vers -30 000 au cours du paléolithique supérieur. Les animaux qu'ils chassaient (principalement des bisons) et ceux qu'ils observaient (félins, chevaux) étaient dessinés avec une grande précision sur les parois, les voûtes et le sol de grottes, à des profondeurs presque inaccessibles où l'homme préhistorique n'avait pas établi d'habitat. Ces dessins avaient sans doute une portée symbolique et magique. Le professeur Henri Breuil parle de « magie de la chasse », en revanche les hommes étaient dessinés volontairement flous, déformés, de même que des êtres mi-humains mi-animaux étaient représentés. Dans certaines grottes on trouve des marques de mains par centaines, peut-être avec un but thérapeutique, tout cela impliquant probablement que des rites de chamanisme avaient lieu.
Puis au début du néolithique les Homo sapiens ont quitté les grottes et leurs sanctuaires naturels pour construire dans l'espace extérieur des monuments en terre, pierres ou en ciment comme les dolmens et les mégalithes ainsi que des sépultures collectives avec une finalité institutionnelle visant la cohésion d'une collectivité stable et sédentaire que l'on peut considérer comme une société à part entière avec son symbolisme religieux, ses rites et cérémonies magiques et sa culture. Les monuments mégalithiques ainsi que la plupart des temples avaient un symbolisme astronomique qui permit aux chefs religieux de découvrir les principes fondamentaux de l'astronomie (année solaire, cycle lunaire, cartographie céleste, mesure du temps), des mathématiques, de l'astrologie et des divinations, puis vers -1800 avec l'invention de l'écriture à Sumer apparurent les premières traces des premiers mythes fondateurs et récits magiques, bien sûr d'une culture à l'autre (Mayas, Égyptiens, Grecs) les mythes, cérémonies, rites, et croyances populaires varient mais les découvertes astronomiques et mathématiques étaient compatibles. Un peu de tout cela est resté dans la culture des peuples, s'est maintenu jusqu'à nos jours sous forme de folklore ou alors a été marginalisé en tant que superstition ou hérésie.
L'anthropologue, contrairement à ce que la doxa propose, « doit d’abord tenter de dépasser la barrière d’incompréhension qui vient du jugement spontané, il doit adopter l’attitude de la science, chercher les causes du phénomène rencontré. Ce n’est qu’ensuite qu’il pourra (et devra) émettre un jugement sur ce phénomène. Ce jugement sera un jugement de rationalité et en même temps un jugement éthique : nous jugeons toujours le sens et la valeur, le bien-fondé en raison et le bien-fondé moral d’un comportement. La question qui se pose naturellement est sur quels critères de rationalité asseoir ce jugement de rationalité, car a-t-on les mêmes dans toutes les cultures existantes ? » (Monica Heintz)
science
Le problème de la magie, de l'ésotérisme, des mythes, des rites, des religions, des cérémonies, des croyances et des symbolismes, c'est que tout ces éléments font partie à part entière de la culture populaire. Par exemple le cœur symbolise l'amour et le rond la totalité, mais ils peuvent être déviés de leur fonction de cohésion sociale par les sectes. Ainsi, le svastika ou croix gammée qui est tournée vers la droite symbolise la vie, (en sanscrit, svastika signifie littéralement bon augure : le signe était un porte-bonheur en Chine, en Inde, en Grèce, et sur les côtes de la Méditerranée) a été déviée de son usage par Hitler, ainsi que par Claude Vorilhon dont le symbole lui a été selon lui, communiqué par télépathie par les extra-terrestres et qui a fondé la secte de Raël.
En ésotérisme, ces symboles, comme tant d'autres, sont utilisés pour fabriquer des amulettes et des talismans car ils sont motivés, à la base il y a un sens profond supposé universel qui les transcendent d'où l'emprunt de ces symboles vers d'autres domaines est très fréquent : logos d'une entreprise, matrice pour vêtements, art religieux et sacré car leur valeur est à portée de tous. L'argent est lui-même un symbole en tant que convention sociale, au niveau physique ce n'est rien d'autre qu'un papier imprimé, mais au niveau de l'inconscient collectif, l'argent a une valeur, il est crédible. Et c'est cette crédibilité que les entreprises, l'art sacré et les sectes cherchent en résumant leurs institutions dans un symbole unificateur. Le symbolisme est une tradition populaire. Mais tout est dans l'objectif visé.
Bibliographie
- http://www.ifrance.com/prehisto/artqui1.htm Homme Préhistorique
- http://panieralix.free.fr/megalithes.htm Mégalithes
- http://monica.heintz.free.fr/Maitrise.htm L'anthropologie contemporaine et la question de la rationalité par Monica Heintz
- http://www.dominique-aubier.org/france/books/I.html Le décodage des symboles et archétypes universels.
Voir aussi
- symbolique | Symbolisme
Catégorie:Symbolique
Catégorie:Rhétorique
ja:シンボル
simple:Symbol
Sens (linguistique)catégorie:Linguistique
catégorie:Sémantique
Voir
- Sémantique
- Signifié
- Sens et dénotation
- Dénotation et connotation
Dénotation et connotation
catégorie:Sémantique
L'étude du lexique d'une langue naturelle conduit à remarquer que la plupart des lemmes (les « mots » de cette langue) sont caractérisés par une dualité sémantique : en effet, étant donné un lemme courant, il est souvent possible d'en donner plusieurs signifiés, parmi lesquels l'un semblera objectif et invariant quels que soient les contextes, l'autre (ou les autres) subjectif (nuances mélioratives, laudatives, péjoratives, qui indiquent le point de vue du locuteur) et dépendant d'un contexte tel que la culture du locuteur, le registre de langue adopté, l'époque, la situation de communication, etc.
En sorte, étant donné le lemme renard, on peut dire qu'il possède :
- une dénotation (ou sens dénoté, sens propre, sens premier). C'est la première définition que donne le dictionnaire ou une encyclopédie, celle sur laquelle tout locuteur s'accordera. La dénotation de renard est donc : « mammifère canidé au pelage roux ou argenté, aux oreilles pointues et possédant une queue touffue ». Le mot renard, dans ce sens, pourra aisément être traduit dans une langue étrangère : il décrit en effet une réalité objective qui permet, par exemple, de dire que renard = fox (anglais),
- outre ce sens, il possède aussi plusieurs connotations (ou sens figurés), parmi lesquelles « personne rusée ». Cette connotation ne se retrouvera que rarement dans une autre langue : elle est en effet héritée de l'histoire littéraire, Renart, du Roman de Renart, étant un goupil, ancien nom pour l'animal, rusé.
L'ensemble de tous les sens d'un même lemme, dénoté et connotés, est nommé champ sémantique de ce lemme.
On peut donc dire que si la dénotation est le signifié « universel » (pour un Japonais, la notion objective de couleur blanche » renvoie à la même réalité que pour un francophone), la connotation ne l'est pas. Étant subjective, elle varie selon les cultures voire les locuteurs : c'est ce qu'un mot évoque comme image mentale et comme associations d'idées. Par exemple, le blanc est pour un Occidental la couleur de la pureté et du mariage. C'est celle du deuil pour un Extrême-Oriental.
Importance variable de la connotation dans l'énonciation
Selon le contexte, l'un des sens connotés d'un terme peut soit s'ajouter implicitement au sens dénoté, soit le remplacer. L'addition du sens connoté est un procédé plus ou moins conscient : ce sens s'ajoute au dénoté selon la culture que l'on a (telle personne ne saura pas que derrière le mot travail se cache, étymologiquement, la notion de torture, tandis que le sens étymologique apparaîtra en filigrane pour telle autre, par exemple). La littérature joue très souvent avec les connotations des termes qu'elle utilise.
Quand, cependant, on traite un enfant de cochon, il est entendu que l'on ne veut pas signifier qu'il est un mammifère artiodactyle (dénoté) mais qu'il agit salement (connoté). Quand un terme possède un sens connoté susceptible d'être utilisé à la place du dénoté, il est généralement répertorié dans le dictionnaire. Par exemple, à l'article gras, on trouvera :
: - sens propre : constitué de graisses, de corps lipidiques, qui contient des graisses ;
: - sens figuré : obscène, graveleux.
Seul le contexte permet de choisir quel est le sens voulu : un énoncé comme « il est gras » ne permet pas de trancher, alors que « des propos gras » si. En effet, des propos étant par essence immatériels, ils ne peuvent être de nature lipidique.
Connotations intrinsèques
D'autre part, certains mots portent en eux une valeur axiologique intrinsèque : ils indiquent obligatoirement le point de vue du locuteur. C'est le cas pour les mots péjoratifs et mélioratifs, par exemple. Les connotations de stupide, par exemple, ne peuvent être que négatives mais elles renvoient à la même notion quinintelligent, qui se montre plus neutre.
On observe cependant des renversements de connotations : con (en tant qu'adjectif) est connoté négativement dans la majorité des contextes (injure, juron) mais peut prendre une tournure affectueuse entre personnes proches. C'est là une connotation variant selon la situation de communication.
Termes non connotés
Échappent à cette dualité dénotation / connotation les termes scientifiques, qui, généralement, ne renvoient qu'à la réalité qu'ils décrivent. Acide désoxyribonucléique, par exemple, n'a pas de connotations car ce mot n'a pas été utilisé de manière littéraire ou populaire et ne fait pas partie de la culture propre d'un groupe de locuteurs. De fait, on ne lui a pas greffé de sens annexes et il ne porte pas le point de vue du locuteur.
Articles connexes
- Lexique, lemme, champ sémantique ;
- Sémantique générale
- Champ lexical ;
- Doxa
- Sémantique.
- Roland Barthes
1964
Cette page concerne l'année 1964 du calendrier grégorien.
Événements
- 27 janvier : La France reconnaît la République populaire de Chine.
- En janvier, le pape Paul VI se rend en Terre Sainte où il rencontre le patriarche grec Athénagoras.
- 20 avril : Réduction de la production de matières fissiles par les États-Unis, le Royaume-Uni et l'URSS.
- 31 juillet : La sonde spatiale américaine Ranger VII transmet vers la Terre les premier gros plans de la lune.
- 5 octobre : Conférence des non-alignés au Caire : 56 pays présents (5-10 oct).
Europe
- Malte devient indépendante de l'Angleterre.
- Début du ministère travailliste d'Harold Wilson, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1970).
- Constantin II devient roi de Grèce (officiellement roi des Héllènes).
France
- 1 février : Congrès de la SFIO ratifiant la candidature de Gaston Defferre (1-2 fév).
- 6 février : les atolls de Moruroa et de Fangataufa, sont cédés par la Polynésie à la France.
- 8 avril : Élections cantonales marquées par l'effritement de l'UNR au profit de la Gauche (8-15 avr).
- 4 mai : Waldeck Rochet devient secrétaire général du PCF (14-17 mai).
- 7 mai : Jean Lecanuet devient président du MRP (7-10 mai).
- 27 juin : Création de l'ORTF.
- 6 novembre : Congrès extraordinaire de la CFTC, création de la CFDT Confédération Française Démocratique du Travail.
- 11 décembre : Grève générale du service public.
- 19 décembre : transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon de Paris avec un discours émouvant d'André Malraux (Ministre de la culture).
Russie
- 14 octobre : Léonid Brejnev succède à Nikita Khrouchtchev à la tête de l'Union Soviétique. Brejnev comme secrétaire général du PCUS.
Asie
- 26 mai : La Chine rejette un appel de la Grande-Bretagne, lui demandant d'intervenir pour que cessent les combats au Laos.
- 2 août : Incident naval dans le golfe du Tonkin, les États-Unis en profitent pour amorcer une escalade au Viêt Nam : bombardement du Nord.
- 11 septembre : Accord militaire entre l'URSS et l'Inde.
- 16 octobre : Première bombe atomique chinoise.
- Le prince Fayçal devient roi d'Arabie saoudite.
Proche-Orient
- 23 mai : Création de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) à Jérusalem (28 mai-2 juin).
- Fayçal, succède à son frère Saoud et, devient le nouveau roi d'Arabie saoudite.
Afrique
- 13 mai : Inauguration du barrage d'Assouan, en Égypte, par Nikita Khrouchtchev et Gamal Abdel Nasser.
- 13 mai : Réélection de Modibo Keïta à la présidence du Mali.
- : Une nouvelle constitution de type fédéral est adoptée. Autorisant le multipartisme, le pays s'appelle désormais la République démocratique du Congo.
- Début de la présidence de Jomo Kenyatta, au Kenya (fin en 1978).
- Indépendances du Malawi et de la Zambie.Le 24 octobre, Kenneth Kaunda devient président de la Zambie.
- Nelson Mandela condamné à la prison à vie.
Amériques
- Brésil, alors que le pays plonge dans un nouveau cycle de baisse, le président de la république João Marques Goulart est renversé par un putsch militaire et doit s'enfuir en Uruguay. Le maréchal Castelo Branco assume la présidence et instaure une dictature militaire.
- 2 juillet : Adoption aux États-Unis du Civil Rights Act : loi sur les « droits civiques » accordés aux minorités.
- 3 novembre : Élection du démocrate Lyndon Johnson comme président des États-Unis avec 61,1% des voix contre le républicain Barry Goldwater qui avec 38,5% qui subit l’échec le plus cuisant de l’histoire de la présidentielle américaine. Cette défaite marquera le coup d’envoi pour les républicains d’une offensive idéologique, bien organisée et généreusement financée, destinée à réhabiliter un capitalisme pur et dur.
- Fin de la construction du Verrazano Narrows Bridge, à New York qui supplante le Golden Gate Bridge comme plus long pont suspendu au monde.
Océanie
Arts
- 31 mars : Les Beatles placent cinq chansons aux cinq premières places des charts états-uniens.
- 10 décembre : Jean-Paul Sartre refuse le prix Nobel de littérature.
- Jacques Demy réalise Les parapluies de Cherbourg qui remporte le Grand Prix du Festival de Cannes.
- My Fair Lady de George Cukor remporte l'Oscar du meilleur film.
- Stanley Kubrick réalise Docteur Folamour.
Sciences et techniques
- La sonde américaine Ranger 6 s'écrase sur la Lune sans transmettre d'images télévisées pendant sa chute.
Économie
- 5 mai : Ouverture à Genève du Kennedy Round dans le cadre du GATT.
Sport
- Jeux Olympiques d'été à Tokyo
- Jeux Olympiques d'hiver d'Innsbruck (Autriche)
- En mai, Création de l'ORTF.
- 7 juin : Création de la Convention des Institutions Républicaines (CIR).
- 10 décembre : Martin Luther King obtient le prix Nobel de la paix.
- Destitution de Khrouchtchev.
- Japon : entrée dans l'OCDE
- 11 janvier : Albert Dupontel, acteur français.
- 7 mars : Bret Easton Ellis, écrivain américain
- 10 mars : Neneh Cherry, chanteuse suédoise
- 3 avril : Dimitri Bodianski, saxophoniste
- 25 avril : Andy Bell, chanteur du groupe anglais Erasure
- 4 mai : Rocco Siffredi, acteur italien
- 11 juin : Jean Alesi, coureur automobile F1
- 24 juin :
- Philippe Fargeon, footballeur
- Jean-Luc Delarue, animateur producteur de télévison, français
- 27 juin : Johnny Herbert, pilote F1, britannique.
- 16 juillet : Miguel Indurain, cycliste
- 26 juillet : Philippe Blasband, cinéaste belge
- 9 septembre : Alain Delin, footballeur belge
- 14 septembre : Laurent Fournier, footballeur
- 20 septembre : Maggie Cheung, actrice hongkongaise
- 22 septembre : Benoît Poelvoorde, acteur belge
- 10 octobre : Manuel Legris, danseur étoile français
- 26 octobre : Marc Lépine, le tueur de l'École Polytechnique de Montréal
- 13 décembre: Hideto Matsumoto, dit hide, chanteur et guitariste japonais
- 16 décembre : Heike Drechsler, athlète allemande
voir aussi::Catégorie:Naissance en 1964
- 29 janvier : Alan Ladd, acteur américain.
- 18 février : Joseph-Armand Bombardier, inventeur québécois.
- 24 février : Alexandre Archipenko, sculpteur américain originaire de Russie.
- 25 février : Maurice Farman, pionnier français de l'aviation.
- 5 avril : Douglas MacArthur, Général américain (° 1880).
- 5 avril : James Paul Chapin, ornithologue américain (° 1889).
- 27 mai : Pandit Nehru, premier ministre indien (° 1889).
- 3 juin : Frans Eemil Sillanpää, écrivain finlandais (° 1888).
- 12 juillet : Maurice Thorez, Waldeck Rochet lui succède à la tête du PCF (° 1900).
- 12 août : Ian Fleming, romancier britannique, père de James Bond (° 1908).
- 15 octobre : Cole Porter, compositeur américain (° 1891).
- 20 octobre : Herbert Hoover, ancien président des États-Unis (° 1874).
voir aussi::Catégorie:Décès en 1964
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IDE ja:IDE
Catégorie:Sigle
IDE est un sigle, qui signifie :
- Integrated Development Environment, environnement de développement logiciel, en informatique
- Integrated Drive Electronics, l'électronique et la logique (protocole) de contrôle des disques durs, en informatique
- Infirmier diplômé d'État, dans le domaine de la santé
- Investissements directs à l'étranger, en économie
- Information et documentation d'entreprise, dans le domaine de l'information et de la communication
ConceptOn nomme concept une idée abstraite et générale.
La notion de corpulence (rapport de la taille et du poids) constitue par exemple un concept.
Philosophie
On nomme concept une idée ou représentation de l'esprit qui abrège et résume une multiplicité d'objets empiriques ou mentaux par abstraction et généralisation de traits communs identifiables. Le processus est similaire à ce qu'on nomme en informatique une compression (éventuellement avec pertes : voir Sémantique générale).
- Il est dénoté dans le langage par un terme qui le désigne : le concept est nommé signifié, le terme le désignant est nommé signifiant.
- Il existe plusieurs conceptions relatives au statut d'existence du concept. Ce statut est central pour toute philosophie, non seulement dans le domaine de la connaissance (comment se forment les concepts ? le concept indique-t-il une essence ? etc.), mais également dans le domaine de la morale (peut-on prouver des lois de la morale d'après des concepts ? quelle est l'origine du concept de bien ? etc.).
- Voici les statuts conceptuels fondamentaux :
- idéalisme ou réalisme de l'intelligible ;
- réalisme proprement dit ;
- nominalisme ;
- empirisme ;
- concepts comme catégories de l'entendement : voir Kant
Psychologie
Les recherches en psychologie cognitive ont, depuis quelques dizaines d'années, levé une partie du voile sur le rapport des concepts à la connaissance, notamment à travers le langage (voir aussi psycholinguistique).
- Un concept est ainsi une information sur le monde qui est formée de l'association avec d'autres informations. Par exemple, le concept de « serin » cumulera au moins ceux de « jaune », « oiseau » et « petit » (voir réseaux de concepts en informatique, infra).
- Le concept recourent évidemment au langage mais sont associées à d'autres types d'informations, comme des odeurs ou des images.
- Des recherches récentes ont d'ailleurs démontré que des substrats neurologiques distincts existaient pour des concepts à référent matériel (ex.: arbre) et ceux à référent abstrait (ex.: hypothèse).
Jean-Pierre Changeux explique dans son livre L'homme neuronal que les concepts s'articulent d'abord sur des percepts, puis ensuite entre eux. Il rejoint là des idées émises en philosophie par Locke et Hume.
Sens étendu
Par extension donc, on désigne comme concept toute idée plus ou moins novatrice : la décoration tout comme l'idée commerciale de base, d'un commerce franchisé ; le design et la fonction d'un objet peut être désigné comme un concept.
Un concept car est un prototype de véhicule automobile conçu et réalisé par un constructeur pour tester et montrer des idées, sans forcément qu'il y ait une intention de production en série et de commercialisation par la suite.
Informatique
Dans le cadre d'un réseau de concepts (aussi nommé réseau sémantique), un concept est un ensemble de nœuds fortement liés et activés simultanément. Ainsi, lorsque des nœuds intitulés réseau, neurones, Widrow, Kohonen, et Hoff sont dans un réseau de concepts, on peut supposer qu'ils forment un concept différent de celui formé par Markov, caché, HMM, bien que le nœud réseau puisse aussi appartenir au concept réseau de Markov caché. Ceci à condition que le réseau de concepts ait été conçu dans l'optique d'associer des symboles conceptuellement proches.
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Autres acceptions
Un album concept (concept album) est un recueil de musique dont les morceaux et chansons, au lieu d'être indépendants, sont liés entre eux par un théme ou une histoire, comme par exemple les opéras rock.
Citations
- « de pareils instants, d'un seul mot prononcé en temps opportun dépend parfois toute une vie, mais les gens ne savent rien et ils s'écrasent les uns les autres – parfois au nom des idéaux – dans le marais de la réalité distordue, déformée par un filet de faux concepts jeté sur elle. La réalité laisse échapper sa quintessence sous l'influence des concepts. Mais c'est de la qualité de ceux-ci que dépend le fait qu'elle sera un poison ou la plus nutritive des vitamines. » (Stanislaw Ignacy Witkiewicz, L'Inassouvissement, Paris, L'Âge d'Homme, 1970, p. 69)
- « Former des concepts, c'est une manière de vivre et non de tuer la vie ; c'est une façon de vivre dans une relative mobilité et non pas une tentative pour immobiliser la vie ; c'est manifester, parmi ces milliards de vivants qui informent leur milieu et s'informent à partir de lui, une innovation qu'on jugera comme on voudra, infime ou considérable : un type bien particulier d'information. [...] au niveau le plus fondamental de la vie, les jeux du code et du décodage laissent place à un aléa qui, avant d'être maladie, déficit ou monstruosité, est quelque chose comme une perturbation dans le système informatif, quelque chose comme une « méprise ». À la limite, la vie – de là son caractère radical – c'est ce qui est capable d'erreur. [...] Et si on admet que le concept, c'est la réponse que la vie elle-même a donné à cet aléa, il faut convenir que l'erreur est la racine de ce qui fait la pensée humaine et son histoire. L'opposition du vrai et du faux, les valeurs qu'on prête à l'un et à l'autre, les effets de pouvoir que les différentes sociétés et les différentes institutions lient à ce partage, tout cela n'est peut-être que la réponse la plus tardive à cette possibilité d'erreur intrinsèque à la vie. » (Michel Foucault, « La vie : l'expérience et la science », Dits et écrits, t. 4, Paris, Gallimard, 1994, pp. 774-5)
Voir aussi
Articles connexes
- Abstraction
- catégorisation
- conceptualisme
- conscience
- idée
- langage
- percept
- processus cognitifs
Liens externes
- [http://www.biblioconcept.com/textes/concept.htm Qu'est-ce qu'un concept ? ]
Catégorie:Philosophie
Catégorie:Cognition
Catégorie:Sciences cognitives
ja:概念
AllégorieCatégorie:Rhétorique
L'allégorie est une représentation concrète et imagée par des éléments descriptifs d'une idée abstraite. Le mot allégorie est de même famille que allégresse ; de fait, dans la plupart des peintures, tous les personnages sont pour le moins souriants.
souriant
On peut distinguer entre l'allégorie figure de style, ou, plus précisément, figure d'élocution et l'allégorie comme procédé d'invention.
La première déborde rarement le cadre de la phrase. Il s'agit en fait d'une métaphore qui est présentée point par point. Par exemple, quand un amoureux s'écrie : « C'est une tigresse ! », il recourt à une métaphore. Mais s'il dit : « Cette tigresse me guette, puis bondit sur moi et me dévore le cœur », c'est une allégorie.
Quand une telle allégorie se prolonge un peu, on parle en général de métaphore filée.
L'allégorie-invention tient une place plus importante et s'étend à tout un paragraphe, un chapitre ou même un livre. Ce type d'allégorie constitue alors une histoire où les personnages et les événements ont un second sens symbolique.
Figures allégoriques nationales
- Allemagne : Germania
- Canada : le Mountie
- États-Unis : Uncle Sam, Columbia et Lady Liberty
- France : Marianne
- Suisse : Helvetia
- Angleterre : John Bull
Exemples d'allégorie
La Déroute apparut au soldat qui s'émeut Et, se tordant les bras, cria : Sauve qui peut ! Victor Hugo
Autre acception
- Allégorie en peinture, un thème de peinture.
MétonymieLa métonymie (du grec metônumia, « changement de nom ») est une figure de rhétorique par laquelle un concept est dénommé à partir d'un mot désignant un autre concept. Il existe donc une relation obligée comme, par exemple, la cause pour l'effet, la partie pour le tout, ou le contenant pour le contenu.
La métonymie remplace un mot A par un mot (ou une courte expression) B :
- A « englobe » souvent B ou le contraire (les grammairiens l'appellent alors « synecdoque »), mais il peut n'y avoir qu'un rapport logique entre A et B.
- A n'est pas explicité (il a disparu : il est remplacé par B)
- de même, la relation entre A et B n'est pas explicitée
- en outre, il n'y aucun mot-outil signalant l'opération.
La métonymie est très fréquente, car elle est « économique » : elle permet une expression courte et frappante. Il s'agit même là d'une des façons les plus courantes dont les mots prennent de nouveaux sens. Dès que le nouveau sens s'est bien implanté, on ne peut bien sûr plus parler de figure de rhétorique : par exemple, un mot aussi courant que verre (au sens de récipient) a une origine métonymique.
Exemples
- B est une partie de A (synecdoque), comme dans « une lame » pour désigner un couteau ou un escrimeur (« c'est une fine lame »), ou « une voile » pour désigner un voilier : Toutes les gueules noires se rassemblèrent.
- B est le contenant de A : Ils burent chacun un verre ensemble.
- B est la matière dont est fait A : Par ce temps-là, mieux vaut mettre une petite laine.
- B est l'auteur de A : Je ne me lasserai jamais de lire un Zola ou un Maupassant.
- B est joué par A : Alors le premier violon de l'orchestre attaqua son solo.
- B est utilisé par A : Mon père est une sacrée fourchette !
- B est la contenance de A : À l'entrée des joueurs, le stade s'est levé.
Voir aussi
- Synecdoque et métonymie
- Méronymie en Sémantique.
Catégorie:Rhétorique
Catégorie:Terminologie lacanienne
1830Catégorie:1830
Cette page concerne l'année 1830 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- 12 décembre L' Empire ottoman reconnait l'autonomie de la Serbie.
- Des soulèvements de patriotes polonais sont écrasés dans le sang par la Russie. Début de l'Insurrection de Novembre (1830-31).
- Début de l'insurrection belge. Le soulèvement belge contre le pouvoir hollandais mène à l'indépendance de la Belgique.
- Début du ministère whig du comte Charles Earl Grey, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1834).
- Début du règne de William IV (Guillaume IV) d'Angleterre (fin en 1837).
- La Grèce obtient son indépendance de l'Empire ottoman.
- Gibraltar devient une colonie britannique.
France
- 19 février : Formule de Adolphe Thiers : « le roi de France règne et ne gouverne pas », qui résume la pensée de ceux qui se rallient à une monarchie parlementaire.
- 5 juillet : L'Algérie devient colonie française, jusqu'à son indépendance le 1962
- 27 juillet : Les « Trois glorieuses (27-28-29 juil) » : révolution parisienne.
- 2 août : Abdication du roi Charles X en France.
- Début du règne de Louis-Philippe Ier, roi des Français (fin en 1848).
Afrique
- Les explorateurs anglais Richard et John Lander découvrent les sources du Niger.
- 5 juillet : Prise d'Alger par l'armée française, commandée par le comte de Bourmont. La France s'y installe et colonise l'Algérie.
Amériques
Amérique du Nord
- 6 avril : Fondation de l'Église de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours (mouvement mormon), par Joseph Smith à Fayette dans l'état de New York.
- 28 mai : Indian Removal Act : le président Andrew Jackson fait voter une loi déportant les Indiens vivant à l'Est du Mississippi à l'Ouest de ce fleuve pour que les colons puissent occuper leurs terres.
Amérique latine
- L'Équateur quitte la Fédération de la Grande Colombie pour devenir une république indépendante.
- Assassinat à Berruecos du nouveau président de la République de Colombie, le général Antonio José de Sucre.
Proche-Orient & Monde arabe
- 5 juillet : Prise d'Alger : Début de la conquête de l'Algérie par la France (1830-1857). Début de la colonisation française en Algérie (fin en 1962).
- 1 octobre : création du « Corps des zouaves » par la France.
Chronologies thématiques
- Art & culture :
- Eugène Delacroix peint La Liberté guidant le peuple.
- Le compositeur français Hector Berlioz compose sa première œuvre majeure : la Symphonie fantastique.
- Littérature :
- Première dHernani de Victor Hugo.
- Stendhal écrit Le rouge et le noir.
- Charles Philipon commence la publication de l'hebdomadaire satyrique La Caricature avec des contributions de Daumier.
- Honoré de Balzac écrit Gosbeck
- Philosophie :
- Hegel publie la troisième et dernière édition de lEncyclopédie des sciences philosophiques.
- Sciences et techniques :
- Le géologue anglais Charles Lyell publie ses Principes de géologie.
- Le britannique John Walker, invente les allumettes.
- Sports :
- Fondation du club d’aviron « anglais » d’Hambourg (Allemagne).
- Le Surrey est sacré champion de cricket en Angleterre.
- Invention, selon Alexandre Dumas, de la Boxe Française par Charles Lecour.
- Lord Frederick Leighton, peintre et sculpteur anglais.
- 6 février : Daniel Oliver, botaniste britannique († 1916).
- 5 octobre : Chester A. Arthur, futur Président des États-Unis († 1886).
- 10 juillet : Camille Pissarro, peintre français († 1903).
- 8 septembre : Frédéric Mistral, poète français († 1914).
- 15 septembre : Porfirio Díaz, président du Mexique jusqu'en 1911 († 1915).
- 3 octobre : Albert Charles Lewis Günther herpétologiste et ichtyologiste britannique d'origine allemande († 15 mars 1914).
- 6 novembre : John Whitaker Hulke, chirurgien et géologue britannique († 1895).
- 15 février : Antoine-Marie Chamans Comte de Lavalette (° 14 octobre 1769), Directeur Général des Postes sous le Premier Empire et proche de Napoléon 1er
- 2 mars : Samuel Thomas Sömmerring, physicien et biologiste allemand (° 1755).
- 18 novembre : Franco Andrea Bonelli, ornithologue et collectionneur italien (° 1784).
- 17 décembre : Simon Bolivar, libérateur d'une partie de l'Amérique du Sud
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Mètre
utilisé comme prototype du mètre de 1889 à 1960]]
Le mètre (symbole m, du grec metron, mesure) est l'unité de base de longueur du Système international. Il est défini comme la distance parcourue par la lumière dans le vide en 1/299 792 458 seconde.
Histoire
Le mètre est un enfant de l'esprit des Lumières et de la Révolution française. Auparavant, les longueurs étaient mesurées en référence à l'humain (le pouce, le pied, la toise) ; comme chaque être humain est différent, on prenait souvent comme référence le souverain, ce qui était un symbole monarchique fort. Il fut donc décidé, afin de supprimer toute référence à un homme particulier et pour faciliter la diffusion du savoir, de choisir un étalon non-humain unique, et d'utiliser des multiples et sous-multiples de 10. Exit ainsi le pied qui valait 12 pouces et la verge qui valait 3 pieds.
Le mètre fut défini pour la première fois en 1791 par l'Académie des Sciences comme étant la dix-millionième partie d'un quart de méridien terrestre. Il fut adopté par la France le 7 avril 1795 comme mesure de longueur officielle. Quelques années plus tard, en 1799, un mètre étalon en platine fut créé à partir de cette définition et devint la référence. De février 1796 à décembre 1797, la Convention fit placer dans Paris seize mètres-étalons gravés dans du marbre pour familiariser la population avec la nouvelle mesure. Aujourd'hui, il n'en subsiste que deux : l'un est au 36 de la rue de Vaugirard, à droite de l'entrée ; l'autre, replacé en 1848, est au 13 de la place Vendôme, à gauche de l'entrée du ministère de la Justice.
En juin 1792 Jean-Baptiste Delambre est chargé de mesurer la distance entre Dunkerque et Rodez pendant que Pierre Méchain mesure celle de Rodez à Barcelone. Cela permettra d'établir précisément la valeur du mètre. En 1793, à Montjouy a Barcelone, Méchain détecte une incohérence entre les longueurs relevées et le relevé astronomique de la position des étoiles. La guerre franco-espagnole l'empêche de réitérer ses mesures. Cet écart (qui n'était en fait pas dû à une erreur de manipulation mais à l'incertitude des instruments utilisés) le plonge dans un profond trouble et il met tout en œuvre pour éviter de devoir rendre compte de ses travaux à Paris. En 1799, il se résigne à se rendre à une conférence internationale qui salue son œuvre scientifique. Il maquille alors ses résultats, ce qui rendra le mètre trop court de 0,2 mm. La « fraude » ne sera découverte par Delambre qu'en 1806, années ou il ré-étudiera l'ensemble des résultats lors de la rédaction de Base du système métrique.
En 1889, le Bureau des poids et mesures redéfinit le mètre comme étant la distance entre deux points sur une barre d'un alliage de platine-iridium. Cette barre est toujours conservée à Sèvres en France.
En 1960, grâce à l'avènement des lasers, la 11 Conférence générale des poids et mesures (CGPM) définit le mètre comme 1 650 765,73 longueurs d'onde d'une radiation orangée émise par l'isotope 86 du krypton.
Enfin la conférence de 1983 se fonda sur la lumière et redéfinit le mètre comme étant la distance parcourue par la lumière dans le vide en 1/299 792 458 seconde. La vitesse de la lumière dans le vide étant la même en tout point (selon la théorie de la relativité), c'est une définition plus facile à communiquer et universelle. C'est surtout une distance plus facile à mesurer qu'une distance entre deux points, la seconde étant l'unité du Système international (SI) la mieux mesurée.
Relation avec d'autres unités de mesures
Il existe une corrélation entre l'unité de mesure (mètre), l'unité de masse (kilogramme), les unités de surface (mètre-carré) et les unités de volume (mètre-cube ou litre, utilisé souvent pour désigner le volume des liquides).
- Un mètre-carré (m²) est la surface d'un carré dont chaque côté mesure un mètre
- Un mètre-cube (m³) est le volume d'un cube dont chaque côté mesure un mètre
Quelques points de repères
- Un homme adulte mesure environ 1,70 mètre.
- La taille d'un pied est d'environ 0,30 mètre.
- On parcourt environ 5 000 mètres en une heure de marche.
- Un grand pas fait plus ou moins un mètre.
Multiples
Décamètre
- 1 dam = 10 m
Cette unité est adaptée au calcul de la superficie d'un terrain, par le biais de l'are, superficie d'un carré d'un décamètre de côté.
Hectomètre
- 1 hm = 100 m
Kilomètre
- 1 km = 1 000 m
C'est le multiple du mètre le plus fréquemment utilisé pour mesurer les distances terrestres (comme par exemple entre les villes). Le long des routes, les bornes kilométriques sont placées tous les kilomètres.
Mégamètre
- 1 Mm = 106 m
Gigamètre
- 1 Gm = 109 m
C'est un multiple du mètre utilisé pour mesurer les distances interplanétaires courtes, par exemple entre une planète et ses satellites naturels. La Lune orbite à 0,384 gigamètre de la Terre.
Téramètre
- 1 Tm = 1012 m
C'est un multiple du mètre utilisé pour mesurer les grandes distances interplanétaires. Par exemple la planète Pluton orbite à une moyenne de 5,9 téramètres du Soleil.
Pétamètre
- 1 Pm = 1015 m
Une année-lumière vaut environ 9,46 Pm.
Examètre
- 1 Em = 1018 m
C'est une distance interstellaire typique dans la périphérie galactique.
Zettamètre
- 1 Zm = 10 21 m
Notre galaxie mesure quelques zettamètres de diamètre.
Yottamètre
- 1 Ym = 1024 m
C'est une bonne unité de mesure des distances intergalactiques.
Sous-multiples
Décimètre
- 1 dm = 0,1 m
Au cours du XX siècle, la règle graduée standard des écoliers était le double-décimètre et les programmes scolaires se référaient à cette appellation.
Centimètre
- 1 cm = 0,01 m
Le centimètre est une des unités de base du système CGS : voir centimètre.
Millimètre
- 1 mm = 0,001 m
Une représentation graphique manuelle précise nécessite l'utilisation de papier millimétré.
Micromètre
- 1 µm = 10-6 m
Le micromètre était autrefois appelé micron (symbole : µ). L'utilisation du micron a été interdite par la 13 CGPM en 1968.
Nanomètre
- 1 nm = 10-9 m
Angström
- 1 Å = 10 -10 m
Attention cette mesure ne fait pas partie du système international ... Pour en savoir plus : Angström
Picomètre
- 1 pm = 10-12 m
Femtomètre
- 1 fm = 10-15 m
Le femtomètre fut d'abord nommé fermi en l'honneur du physicien italien Enrico Fermi (le fermi comme tel ne fait pas partie du Système international).
Le femtomètre est fréquemment utilisé pour mesurer le diamètre d'un noyau atomique. Le diamètre d'un noyau atomique peut aller jusqu'à 15 fm. Le neutron et le proton ont un diamètre d'environ 2,5 fm.
Attomètre
- 1 am = 10-18 m
Zeptomètre
- 1 zm = 10-21 m
Yoctomètre
- 1 ym = 10-24 m
L'unité tombe dans le « vide » séparant la longueur de Planck (~4×10-11 ym) des longueurs significatives.
Voir aussi
Articles connexes
- Unités de longueur
- Système international d'unités
- Unité de base du système international
- Préfixe du système international
- Ordre de grandeur
Liens externes
- [http://www.industrie.gouv.fr/metro/aquoisert/metre.htm histoire du mètre], par le Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie de France
- [http://histoire.du.metre.free.fr/ L'Histoire du Mètre], site complet sur l'histoire du mètre, de la Révolution à nos jours
- [http://www.bipm.fr/fr/convention/ La convention du mètre] qui instituera le BIPM, institution initiatrice du système international
Metre
Metre
ja:メートル
ko:미터
ms:Meter
simple:Metre
th:เมตร
Kilo ko:킬로 ja:キロ
Catégorie:Multiple d'unité de mesure
Kilo est une classe de Sous-marins construits en majorité en Union Soviétique.
----
Kilo (symbole k) est un préfixe du système international (SI) qui représente 1×103 soit mille. Ainsi, le kilomètre vaut 1 000 mètres, le kilovolt 1 000 volts, etc. À noter aussi la curiosité de kilohm, seul exemple d'élision du préfixe (avec mégohm et hectare).
Proposé par l'Académie des sciences, il a été officialisé en France par la loi du 7 avril 1795. Il provient du grec χίλιοι, mille.
Dans la langue courante, kilo est utilisé à la place de kilogramme. Avant l'introduction de l'euro, les milieux financiers avaient pris l'habitude de parler de kilofrancs (kF) pour les milliers de franc français (par exemple pour exprimer un revenu annuel).
En informatique, le Ko ou kilooctet (en anglais KB, pour kilobyte) représente incorrectement 1 024 (ou 210) octets et non mille. Un octet étant un groupe de 8 bits, un kilooctet contient 8 fois plus d'informations qu'un kilobit. On remarquera que le symbole kilo hésite entre k et K dans ce contexte. Cette distinction (consacrée par l'usage) n'existe pas pour les autres multiples de mille.
Afin de corriger l'anomalie, la Commission électrotechnique internationale a proposé le préfixe binaire kibi et demande qu'on utilise le kibioctet (kibibyte). Cinq ans après, l'usage néglige toujours cette recommandation.
[ yocto | zepto | atto | femto | pico | nano | micro | milli | centi | déci | 1 | déca | hecto | kilo | méga | giga | téra | péta | exa | zetta | yotta ]
Minute (temps)
La minute est une unité pratique de mesure du temps. Bien qu'en dehors du système international (SI), elle est en usage avec lui.
:Une journée est découpée en 24 heures.
:Une heure est découpée en 60 minutes.
:Une minute est découpée en 60 secondes.
:Le symbole de la minute temporelle est min. Le SI n'admet pas le symbole m, qui est parfois utilisé s'il n'y a pas d'ambiguïté.
:On écrira 12 h 31 min 26 s ou 12 h 31 m 26 s (il est à noter que les symboles ne prennent pas de point abréviatif).
Catégorie:Unité de temps
AreL'are (symbole a) est une unité de mesure de superficie. C'est une unité en dehors du système international (SI) en usage avec lui. Un are mesure cent mètres carrés (ou centiares).
Il est la subdivision la plus courante de l'hectare (1 hectare = 100 ares = 10 000 m²).
Historiquement, il correspondait à deux perches d'arpent carrées, soit 968 pieds du Roi carrés ou bien 102,144 mètres carrés. En France, l'acre mesurait donc 50 ares anciens.
Voir aussi
- Les unités de mesure de l'Ancien Régime (Superficie)
Catégorie:Unité de surface
Catégorie:Unité de mesure ancienne
als:Ar
ja:アール
VoltCatégorie:Unité SI Catégorie:Unité de mesure électromagnétique
Le volt (symbole : V) est l'unité SI de force électromotrice et de différence de potentiel (ou tension).
On doit ce nom à Alessandro Volta, inventeur italien de la pile électrique en 1800.
Il correspond à la différence de potentiel électrique qui existe entre deux points d'un circuit parcouru par un courant constant de 1 ampère lorsque la puissance dissipée entre ces deux points est égale à 1 watt (1 V = 1 W.A = 1 J.C = 1 kg.m.s.A).
ja:ボルト (単位)
ko:볼트
th:โวลต์
Alessandro Volta
Le comte Alessandro Giuseppe Antonio Anastasio Volta (18 février 1745 - 5 mars 1827) était un physicien italien. Il est connu pour ses travaux sur l'électricité, et pour l'invention de la pile électrique.
Biographie
Volta, né à Côme, y fit également ses études, et y devint professeur de physique à l'école royale en 1774 ; il y met au point l'électrophore, première machine électrique à influence, qui lui permet d'accomplir de nombreuses expériences. Il étudie par ailleurs la composition du gaz des marais et isole, en 1778, le méthane.
Professeur à l'université de Pavie à partir de 1779, il construit un électromètre sensible à brins de paille, puis obtient le premier condensateur - plan métallique recouvert d'une couche de vernis, avec lequel il met en évidence l'électricité développée par le contact des métaux.
De 1780 à 1782, il visite la France, l'Allemagne, les Pays-Bas et l'Angleterre et collabore avec Antoine Lavoisier et Pierre-Simon Laplace à une étude de l'électricité atmosphérique.
La découverte de l'électricité animale par Luigi Galvani amène Volta à étudier dès 1792 les conditions d'excitation des muscles d'une grenouille. Il peut alors rejeter la théorie de Galvani qui privilégiait la présence de tissu animal et mettre l'accent sur la nécessité d'un circuit électrique fermé constitué de métaux.
En mars 1800, Volta publie dans une lettre au président de la Royal Society l'invention de la pile électrique qu'il a mise au point : un empilement de couples de disques zinc-cuivre en contacts directs, chaque couple étant séparé du suivant par un morceau de tissu imbibée de saumure (H2O+NaCl). Il y souligne le fait que, lorsqu'on les sépare, la lame de cuivre prend une charge négative et, celle de zinc une charge positive. En novembre 1801, Volta présente sa pile devant l'Institut de France et y énonce la loi des tensions, ainsi que la valeur des tensions de contact des métaux classés par ordre d'électropositivité décroissante, du zinc à l'argent.
Napoléon Bonaparte, qui assiste à cette séance, lui fait décerner une médaille d'or, lui accorde une pension et, le nomme comte et sénateur du royaume de Lombardie.
Volta étudia également la dilatation des gaz et inventa l'eudiomètre, instrument servant à l'analyse volumétrique des mélanges gazeux, avec lequel il réalisa la première synthèse de l'eau.
En 1819, Volta se retire dans sa ville natale où il meurt le 5 mars 1827. L'unité de tension électrique sera baptisée volt en son honneur.
Sa passion fut toujours l'étude de l'électricité, et encore jeune étudiant, il écrivit directement un poème en Latin sur ce phénomène fascinant et nouveau. De vi attractiva ignis electrici ac phaenomenis inde pendentibus est son premier écrit scientifique.
Latin]
Honneurs
En honneur à son travail dans le domaine de l'électricité, Napoléon Bonaparte lui décerna le titre de comte en 1810 ; en 1815, l'empereur d'Autriche le nomma professeur de philosophie à Padoue. Volta est enterré dans la ville de Côme, en Italie ; le temple Volta, près du lac de Côme consacré à son travail ; ses instruments et papiers originaux sont présentés. Le bâtiment est apparu, ainsi que son portrait sur la devise italienne avant la mise en place de l'euro.
En 1881, une unité importante, le volt, est créée en son honneur. La Royal Society lui décerne la médaille Copley en 1794.
Toyota a également sorti la Toyota Alessandro Volta.
Volta, Alessandro
Volta, Alessandro
Volta, Alessandro
Volta, Alessandro
ja:アレッサンドロ・ボルタ
ko:알레산드로 볼타
Blaise Pascal
Blaise Pascal (19 juin 1623, Clermont-Ferrand - 19 août 1662, Paris) était un philosophe, théologien, mathématicien et physicien français. Il contribua à des avancées importantes dans de nombreux domaines :
- Il jeta les bases du calcul de probabilités avec Fermat ;
- Il conçut la première machine à calculer mécanique (addition et soustraction), la Pascaline en 1642 ;
- Il travailla sur la pesanteur, les coniques, la géométrie, l'hydrostatique, l'arithmétique et les mathématiques. Il fut également à l'origine du principe de Pascal ;
- Il redécouvrit en 1654 le triangle de Pascal utile à de nombreux calculs arithmétiques, découvert six siècles plus tôt par Omar Khayyam ;
- Il établit la loi de Pascal.
Son œuvre philosophique la plus connue était Les Pensées, qui ne fut pas publiée pendant sa vie et dans laquelle il formule le pari sur l'existence de Dieu. Il suivit les doctrines du jansénisme et fut très lié à l'abbaye de Port-Royal-des-Champs.
En reconnaissance à l'importance de son travail son nom fut donné à l'unité SI de pression, le pascal. Le nom du langage de programmation Pascal, développé par Niklaus Wirth, fut également choisi en sa mémoire.
L'Université Clermont-Ferrand II porte son nom.
Expérience des liqueurs
Blaise Pascal a également réalisé la fameuse expérience des liqueurs (qu'on traduirait aujourd'hui par Expérience des liquides) au , qui prouva qu'il existait une « pression atmosphérique ». À l'époque, il faut savoir que l'Église contrôlait tous les dogmes et répandait l'idée que « la nature a horreur du vide ». Des inondations ayant eu lieu en Italie et en Hollande avaient conduit à des pompages d'eau pour débloquer les carrières de minerai des deux pays. Mais les pompes énormes fabriquées pour l'occasion laissaient perplexes les hommes de l'Église : la hauteur de l'eau dans les tubes de pompage s'arrêtait à 10m 33. Et cela à des endroits très différents. À Clermont-Ferrand, Blaise Pascal est en train d'écrire un traité sur la mécanique des fluides. Il émet donc l'hypothèse qu'une sorte de « pression atmosphérique » empêche l'eau de monter très haut dans les pompes, et que le vide occupe l'espace supérieur des tubes. Cependant, il se heurte fortement à l'Église, qui fait refaire l'étanchéité des pompes afin de vérifier qu'il ne s'agit pas d'air. Mais leurs travaux leur donnent finalement tort.
Blaise Pascal imagine alors une expérience : la pression atmosphérique devrait être différente en ville (à Clermont-Ferrand) qu'en haut de la montagne la plus proche, le Puy-de-Dôme. La pression doit être nettement inférieure en haut qu'en ville. Pascal transporte donc 75cm de mercure (poids de 10m 33 d'eau) en haut du Puy-de-Dôme et à Clermont. Des curés et des savants suivent l'expérience. Grâce au tube-témoin en ville, la présence de vide est démontrée. L'Église trouva donc un exemple de plus allant à l'encontre des croyances.
Liste des œuvres
- Essai sur les coniques (1642)
- Expériences nouvelles touchant le vide (1647)
- Récit de la grande expérience de l'équilibre des liqueurs (1648)
- Traité du triangle arithmétique (1654)
- Les provinciales (Correspondances 1656-1657)
- Élément de géométrie (1657)
- L'art de persuader (1657)
- Les pensées (1670, posthume)
Liens Internes
- Pari de Pascal
- Université Blaise Pascal
- Triangle de Pascal
- Pascal, unité de mesure
- Pascal (langage)
Liens externes
- [http://www.aufildemeslectures.net/?au=457 Quelques citations]
- [http://en.wikipedia.org/wiki/Blaise_Pascal Site Wikipédia en anglais sur Blaise Pascal]
Pascal, Blaise
Pascal, Blaise
Pascal, Blaise
Pascal, Blaise
Pascal, Blaise
Pascal, Blaise
Pascal, Blaise
Pascal, Blaise
ja:ブレーズ・パスカル
ko:블레즈 파스칼
James Prescott Joule
James Prescott Joule (24 décembre 1818 – 11 octobre 1889) fut un physicien Anglais, né à Salford, près de Manchester.
Joule a étudié la nature de la chaleur, et découvert sa relation avec le travail mécanique. Cela l'a conduit à la théorie de la conservation de l'énergie (la première loi de la thermodynamique). L'unité du système international du travail, le joule, fut baptisée avec son nom. Il a travaillé avec William Thomson pour développer l'échelle absolue de température, fit des observations sur la magnétostriction, et trouva une relation entre le courant électrique traversant un résistor et la chaleur dissipée, appelée actuellement la loi de Joule. Il fut lauréat de la Royal Medal en 1852 et de la médaille Copley en 1870.
Joule, James Prescott
Joule, James Prescott
Joule, James Prescott
ja:ジェームズ・プレスコット・ジュール
ms:James Prescott Joule
Ampère ko:암페어 ja:アンペア
L'ampère (symbole A) est l’unité SI d’intensité d'un courant électrique.
La définition de l'ampère a été défini par le Comité international des poids et mesures en 1948.
Par définition, un ampère est l’intensité d’un courant constant qui, s’il est maintenu dans deux conducteurs linéaires et parallèles, de longueurs infinies, de sections négligeables, et distants d’un mètre dans le vide, produirait entre ces deux conducteurs, une force égale à 2 × 10-7 newton par mètre linéaire.
L’ampère doit son nom à André-Marie Ampère, l’un des principaux découvreurs de l’électromagnétisme.
Depuis que le SI a défini les valeurs des constantes de Josephson (CIPM (1988) Recommandation 1, PV 56; 19) et von Klitzing (CIPM (1988), Recommandation 2, PV 56; 20), il est possible de combiner ces valeurs (KJ ≡ 4,835 979×10+14 Hz/V et RK ≡ 2,581 280 7×10+4 Ω) afin de définir l’ampère comme étant un courant électrique constant d’exactement 6 241 509 629 152 650 000 charges élémentaires par seconde.
Lien externe:
sur le BIPM:
- http://www1.bipm.org/en/si/si_brochure/chapter2/2-1/ampere.html #
Ampere
Catégorie:Unité de mesure électromagnétique
Hz ko:헤르츠 ja:ヘルツ (単位)
Catégorie:Unité SI
Catégorie:Unité de mesure électromagnétique catégorie:unité de mécanique
Le hertz (symbole: Hz) est l’unité dérivée de fréquence du système international (SI).
Elle est équivalente à une oscillation par seconde (s-1, 1/s).
Son nom provient du physicien allemand Heinrich Rudolf Hertz qui a apporté d’importantes contributions scientifiques au domaine de l’électromagnétisme.
À titre d’exemple, la lumière rouge a une fréquence d’environ 4,6 × 1014 Hz.
Le terme cps (cycles par seconde) est encore parfois rencontré.
Exemples
Le courant électrique domestique (secteur) est un courant alternatif : la polarité (+ ou -) des bornes est inversée plusieurs fois par seconde. Une fréquence de 50 Hz signifiera 100 changements par seconde (chaque borne est positive 50 fois et négative 50 fois chaque seconde).
La hauteur d'un son se mesure (entre autres choses) par le nombre de vibrations par seconde. Le la de référence en musique s'obtient par le diapason qui oscille à 440 Hz. On dit également que l'oreille humaine perçoit les sons dans une plage de fréquence entre 20 Hz et 20 000 Hz.
Les ondes radios en modulation de fréquence sont diffusées sur une bande allant de 88 MHz à 108 MHz.
Les premiers ordinateurs personnels (début des années 1980) avaient une fréquence d’horloge de processeur comprise entre 1 et 8 MHz. Un processeur qui a un cycle de base de 0,83 ns a donc une fréquence de 1:0,83=1,2 GHz.
Heinrich Rudolf Hertz
Heinrich Rudolf Hertz (22 février 1857 - 1 janvier 1894), était un ingénieur et physicien allemand.
Hertz mit en évidence en 1888 l'existence des ondes électromagnétiques imaginées par James Maxwell en 1873 (voir équations de Maxwell).
Il a donné son nom aux ondes radio dites ondes hertziennes et découvert la photoélectricité.
- 22 février 1857 Hambourg (Allemagne) naissance de Heinrich Hertz, fils de Gustav Ferdinand Hertz, avocat, et de Anna Elisabeth Pfefferkorn-Hertz.
- 1863-1872 Élève studieux de l'école du Dr Richard Lange
- 1875 Après des études passionnées auprès de précepteurs il devient bachelier et se rend à Francfort pour travailler pendant un an dans le service des Travaux Publics
- 1876 Étudiant à l'Institut Polytechnique de Dresde
- 1877 Service militaire à Berlin
- 1878 Etudiant à l'Université de Munich
- 1879 Etudiant à Berlin, élève de Gustav Kirchhoff et Hermann von Helmholtz à l'Institut de Physique
- 1880 Docteur en Physique puis assistant à l'Institut de Physique
- 1883 Maître de conférence à l'Université de Kiel. Effectue des recherches sur l'électromagnétisme.
- 1885 Professeur à la Technische Hochschule de Karlsruhe
- 1886 Mariage avec Elisabeth Doll.
- 1887 Étude des diverses théories de Maxwell, Weber, Helmhotz. Réalisation d'un oscillateur.
- 1888 Travaux et découverte des ondes électromagnétiques dans l'air (15 mars)
- 1889 Professeur et chercheur à Bonn
- 1890 Voyage en Angleterre, lauréat de la Médaille Rumford.
- 1 janvier 1894 décès à Bonn de maladie.
Hertz, Heinrich Rudolf
Hertz, Heinrich Rudolf
Hertz, Heinrich Rudolf
Hertz, Heinrich Rudolf
ko:하인리히 루돌프 헤르츠
ja:ハインリヒ・ヘルツ
simple:Heinrich Rudolf Hertz
James Watt
James Watt (19 janvier 1736 - 19 août 1819) était un mathématicien et ingénieur écossais dont les améliorations à la machine à vapeur furent une étape clé dans la révolution industrielle.
Il naquit à Greenock, en Écosse, devint fabricant d'instruments pour l'Université de Glasgow puis s'installa à Birmingham, en Angleterre, où il fut un membre clé de la Lunar Society. Beaucoup de ses publications se trouvent à la Birmingham Central Library (Bibliothèque Centrale de Birmingham).
Chronologie
- 1736: Naissance à Greenock, en Écosse.
- 1754: Apprend la fabrication d'instruments mathématiques à Londres avant de retourner à Glasgow.
- 1763: En tant que fabricant d'instruments à l'Université de Glasgow, répare une machine à vapeur de Newcomen, ce qui l'amène à réfléchir aux manières d'améliorer la machine.
- 1765: En se promenant dans le "Parcours de Golf" du parc Glasgow Green, l'idée lui vient d'une chambre de condensation séparée pour la machine à vapeur.
- 1767: Arpenteur du canal de Forth et Clyde.
- 1769: Fait breveter la chambre de condensation séparée pour la machine à vapeur.
- 1774: Crée une entreprise à Soho, près de Birmingham, avec Matthew Boulton pour produire sa machine à vapeur de Watt améliorée.
- 1781: Fait breveter l'engrenage "soleil et planète" inventé par William Murdoch pour convertir un mouvement vertical en mouvement de rotation.
- 1782: Invente la machine à double action.
- 1784: Fait breveter une locomotive à vapeur.
- 1788: Adapte le régulateur à boules pour utilisation sur la machine à vapeur.
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Ses avancées technologiques
Watt a adapté le régulateur à boules pour assurer la régulation de la vitesse d'une machine à vapeur. (C'était déjà utilisé pour la régulation des moulins à vent et à eau.) Il a inventé la jonction à mouvement parallèle qui convertit un mouvement circulaire en mouvement approximativement rectiligne (ce dont il était très fier) et le diagramme indicateur de vapeur pour mesurer la pression de la vapeur dans le | | |