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Télécommunications
Les télécommunications (abrév. fam. télécoms) ne sont pas considérées comme une science à part entière, mais comme des technologies et techniques appliquées : étymologiquement, à une communication à distance.
On entend par télécommunications toute transmission, émission ou réception de signes, de signaux, d’écrits, d’images, de sons ou de renseignements de toutes natures, par fil, radioélectricité, optique ou autres systèmes électromagnétiques (définition de l'OFTEL, aujourd'hui Ofcom).
Ce mot a été utilisé pour la première fois en 1904 par Edouard Estaunié, ingénieur aux Postes et Télégraphes, et directeur de 1901 à 1910 de l'école professionnelle des Postes et Télégraphes (ancêtre de Télécom Paris) dans son Traité pratique de télécommunication électrique[http://www.enst.fr/telecom-paris/communiques-presse/pressePopup.php?cntKey=47&theme=0].
Histoire
Au Moyen Age : naissance de la Poste aux lettres et l'apparition des messagers. Aux et siècles, développement des bureaux de Poste. Début des télécommunications en France avec le télégraphe aérien de Claude Chappe (1793). En 1830 : la distribution du courrier dans les campagnes. Le premier timbre-poste français paraît en 1849. La modernisation s’installe. Les progrès techniques permettent de moderniser les services : acheminement par wagons-poste, distribution à bicyclette, utilisation de l’avion et de l’automobile par la suite. Les uniformes évoluent. La première machine à oblitérer Daguin est mise en service en 1881. En 1878, la Poste et le Télégraphe ne forment plus qu’une seule administration. Au milieu du apparaît la télégraphie électrique et, dans les années 1860, Antonio Meucci (et non pas Bell) invente le téléphone. Née avec le siècle, la T.S.F. (télégraphie sans fil) est placée sous la tutelle des P.T.T. (poste, télégraphe, téléphone) jusqu’en 1939. Après la guerre de 1939-1945, les téléimprimeurs font leur apparition dans les entreprises, les communications à distance s’accélèrent.
Dates clés
- 1464 Création de la Poste Royale par Louis XI
- 1794 Début du télégraphe optique de Claude Chappe
- 1801 Code de la Poste par Napoléon
- 1816 Invention de la photographie par Nicéphore Niépce
- 1832 Invention du télégraphe électrique par P. Shilling
- 1837 Création de l'Administration du télégraphe au ministère de l'Intérieur par Louis-Philippe Ier
- 1851 Autorisation d'accès privé au télégraphe par Napoléon III
- 1854 Projet de téléphone de F. Bourseul
- 1860 Lois de l'électromagnétisme par Maxwell
- 1865 Création de l'Union internationale du télégraphe (ITU)
- 1866 Premier câble télégraphique transatlantique : échec
- 1871 Invention du Téléphone par Antonio Meucci
- 1876 Téléphone de Graham Bell & E. Gray
- 1876 Premiers enregistrements de Thomas Edison
- 1879 En France, premier ministère des Postes et du Télégraphe, P et T
- 1887 Ondes radioélectriques de H. Hertz
- 1889 Nationalisation de la Société française du téléphone
- 1892 Téléphone automatique de d'A. Strowger
- 1892 Radiodiffusion par W. Crooker
- 1895 Cinématographe des frères Lumière
- 1896 Première liaison de "TSF" par G. Marconi
- 1897 Émission radio au Panthéon par Eugène Ducretet
- 1900 Bobines d'induction de Pupin
- 1900 En France, premières associations syndicales P et T
- 1901 Première liaison radio transatlantique
- 1902 Découverte de l'ionosphère par O. Heaviside
- 1906 Diode de Sir John Ambrose Fleming
- 1906 Triode de Lee De Forest
- 1909 Grèves des P et T
- 1912 En France, monopole d'État sur la radiodiffusion
- 1912 Transmission de texte par E. Belin
- 1914 Images mobiles de G. Rignioux
- 1915 Téléphone automatique Rotary
- 1917 Radio militaire du général Ferrié
- 1917 Télégraphe d'E. Baudot
- 1919 Rattachement de la radiodiffusion au ministère des P et T
- 1921 Premiers "courants porteurs" d'E. Colpits et O. Blackwell
- 1922 Premières émissions régulières de radiodiffusion de la tour Eiffel
- 1923 Création du Budget annexe et du Conseil supérieur des PTT
- 1923 Commutateur français R6
- 1925 Première société de télévision de J. Baind
- 1926 Premier câble à grande distance électronisé
- 1929 Kinescope de V. Zworgkin
- 1930 Introduction de l'"auto-rural" en France
- 1932 Création de l'Union internationale des télécommunications, UIT
- 1934 Grèves des PTT
- 1935 Émissions régulières de télévision depuis la tour Eiffel
- 1935 Réseau de radiodiffusion de l'État par G. Mandel, ministre des PTT
- 1936 Premier télex Creed
- 1938 Principes de la numérisation par A. Reeves
- 1938 Les "40 heures" aux PTT
- 1939 Autonomie de la radiodiffusion et de la télévision
- 1940 Création du CCTI, Comité de coordination des télécommunications
- 1941 Création de la Direction générale des télécommunications, DGT
- 1941 Calculateur électronique de G. Stilitz et de H. Aiken
- 1941 Création de l'ENST, École Nationale Supérieure des Télécommunications
- 1941 Mise au point du RADAR
- 1943 Premier calculateur électronique ENIAC de J. Mauchly et J.-P. Eckert
- 1944 Grève insurrectionnelle des PTT
- 1944 En France, création du CNET
- 1947 Invention du transistor par W. Shockley
- 1948 Création de Sotelec
- 1949 Système SECAM de télévision française
- 1951 Premiers faisceaux hertziens
- 1952 En France, création des Directions régionales des télécommunications
- 1953 Grève des PTT
- 1952 Premier câble coaxial de la DGT
- 1954 Premiers postes radio à transistor
- 1956 Câble transatlantique transistorisé
- 1957 Traité de Rome européen
- 1957 Premier satellite Spoutnik
- 1958 Création de Socotel
- 1959 En France, réseau hertzien de l'ORTF
- 1959 Premiers circuits intégrés de J. Kilby et R. Noyce
- 1962 Télévision par satellite Amérique-France
- 1963 Commutateurs crossbar CP400 et Pentaconta
- 1966 Première liaison numérique MIC
- 1966 Télévision en couleur en France
- 1966 Plan calcul
- 1967 Création de la Caisse nationale des télécommunications, CNT
- 1968 Grève générale
- 1969 Création des Sociétés de financement des télécommunications
- 1970 Autocommutateur temporel Platon
- 1970 Fibres optiques de Corning Glass
- 1971 Premiers microprocesseurs
- 1971 En France, mise en service du premier autocommutateur électronique du monde
- 1971 Création des Directions opérationnelles
- 1973 VIe plan : la DGT, premier investisseur public
- 1974 Satellite Symphonie de télécommunications
- 1974 Grève des PTT
- 1974 Réforme de l'ORTF et séparation de TDF
- 1974 Réforme du CNET, création de la Direction des affaires industrielles
- 1975 Plan de rattrapage téléphonique
- 1977 Choix de la commutation temporelle
- 1978 Rapport Nora-Minc sur la télématique
- 1978 Réseau Transpac
- 1981 Lancement du satellite Télécom 1A
- 1982 Loi de communication et création de la Haute autorité
- 1982 Les USA mettent en sevice leur 1er autocommutateur électronique, 11 ans après la France
- 1982 Lancement du "Plan câble"
- 1984 Démantèlement du Bell System
- 1986 Loi de communication et création de la CNCL
- 1987 Privatisation de la 1re chaîne de télévision
- 1987 "Livre vert" de la Commission européenne sur les télécommunications
- 1987 Débuts du RNIS français
- 1988 Lancement du satellite TDF1
- 1989 Loi de communication et création du CSA, Conseil supérieur de l'audiovisuel
- 1990 Loi de réforme des PTT
- 1996 Loi de réglementation des télécommunications et création de l'ART, Autorité de régulation des télécommunications
- 2004 Loi 2004-669 transposant en droit français le Paquet Telecom 2002
- 2005 L'ART voit ses attributions étendues aux communications électroniques et aux activités postales et devient l'ARCEP, autorité de régulation des communications électroniques et des postes
Inventions
- Le sémaphore de Chappe, système nerveux de la France de Napoléon
- Le télégraphe électrique : les premières transmissions à fil.
- Le téléphone : la transmission des sons et voix.
- Le standard ou commutateur automatique, ou la disparition d'un goulet d'étranglement
- Le radiotéléphone : le téléphone sans fil en duplex.
- Le minitel : la communication numérique pour le très grand public.
- La fibre optique : un facteur 1000 gagné en moins de dix ans à coût égal.
- Le satellite de télécommunication.
- Le téléphone mobile, GSM.
- Les réseaux sans fil (Wi-Fi, Wimax, UMTS, bluetooth) ou la transmission numérique haut débit.
- Les technologies intégrant voix, données et autres : VoIP, ATM...
Aujourd'hui
Ce secteur connaît une forte croissance depuis les années 1980, grâce aux progrès technologiques réalisés dans les domaines scientifiques dont ce secteur est le carrefour :
- Mathématiques : le traitement du signal, la cryptographie et la théorie de l'information, du numérique...
- Physique : l'électromagnétisme, les semi-conducteurs, l'électronique et l'optoélectronique
- Informatique : Génie logiciel, diffusion de la micro-informatique...
- Chimie : oxydo-réduction (gain de poids et autonomie prolongée des batteries des portables...)
Il a vu et voit encore la normalisation et l'uniformisation des protocoles —IUT, ECMA, IETF, 3GPP— permettant l'inter-fonctionnement des produits quelqu'en soit leur constructeur. Notons que des batailles commerciales n'ont pour seul but que d'imposer des standards, qu'ils soient logiciels ou simplement au niveau de la connectique. Elles n'ont pas toujours pour horizon premier la satisfaction du client. Ainsi, le secteur des télécommunication évolue très rapidement. Il est parfois difficile, à l'instars du monde des ordinateurs, de s'y retrouver.
Réglementation
Le secteur des télécommunications était historiquement lié à la puissance publique de chaque État et exploité par cet État.
Depuis les années 1980-1990, un mouvement mondial de dé-réglementation (ou dé-régulation) du secteur des télécommunications est intervenu.
Dans les États membres de l'Union européenne, le secteur des télécommunications est réglementé par :
- l'Union internationale des télécommunications,
- des directives et réglements communautaires, dont notamment le Paquet Telecom 2002,
- des législations nationales transposant le Paquet Telecoms 2002,
- l'intervention d'un régulateur national, en France, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP - anciennement ART).
Par pays
Belgique
Voir Belgacom, entre autres
Voir Mobistar
France
La France est un acteur important dans la recherche et le développement en télécommunications avec un foyer historique situé en Bretagne. Par exemple, le Minitel a été développé au Centre national d'études des télécommunications (CNET), à Lannion, et au Centre commun d’études de télédiffusion et télécommunications (CCETT), à Rennes, maintenant France Télécom R&D, au début des années 1980. L'enseignement est un point fort des télécommunications en France, voir enseignement des télécommunications dans les écoles d'ingénieurs en France.
Suisse
- L'Office fédéral de la communication ([http://www.bakom.ch/fr/index.html OFCOM])
- Logitech ([http://www.logitech.com Site Web])
Entreprises de télécommunication
Constructeurs
- Aastra Matra
- Alcatel
- Cisco
- EADS
- Ericsson
- Lucent Technologies (LT)
- Motorola
- Nokia
- Nortel
- Philips
- Sagem
- Siemens
Opérateurs
voir aussi : la liste des opérateurs de télécommunications et la Catégorie Opérateur de télécommunications
- AT&T
- Budget Telecom
- British Telecom
- Deutsche Telecom
- B3G
- Belgacom (Skynet, fournisseur internet et Proximus, réseau téléphonique mobile)
- Base
- Bouygues Télécom
- Mobistar
- Neuf telecom (Wengo)
- France Télécom (Orange SA, Wanadoo, Equant, Etrali)
- NTT DoCoMo
- Sprint
- Swisscom
- Vodafone
Organismes de normalisation
- l'ETSI : European Telecommunication Standards Institute ou Institut européen des normes de télécommunication
- l'ITU : International Telecommunication Union ou Union internationale des télécommunications
- l'IETF : Internet Engineering Task Force
- l'ATM Forum
- l'ANSI : American National Standard Institute
Brouillage et espionnage des télécommunications
- Echelon
- Frenchelon
- Tempest
Brouillage
- HAARP
- Impulsion électromagnétique (EMP)
Voir aussi
Articles connexes
- Télécommunications au Mexique
- Union internationale des télécommunications (UIT)
- European Telecommunications Standards Institute (ETSI)
- PTT
- service public
- France Télécom
- internet | ICANN
Liens externes
- Histoire des [http://www.francetelecom.com/fr/groupe/connaitre/histoire/telecoms/ Télécommunications] et de [http://www.francetelecom.com/fr/groupe/connaitre/histoire/ft/ France Télécom]
- [http://www.ec-lyon.fr/tourisme/Chappe/ Télégraphe de Chappe]
- [http://www.universtelecoms.com Annuaire téléphonique international + codes postaux internationaux, guide telephone, telephoner gratuit monde entier , voix par ordinateur, voip]
- [http://www.telefoongids.2link.be Annuaire téléphonique international + codes postaux internationales]
- [http://www.telecom.gouv.fr Ministère français des Telecoms]
- [http://www.arcep.fr ARCEP]
- [http://doc-telecom.enst-bretagne.fr Doc-Telecom]
- [http://www.americas-fr.com/voyages/telinter.html Pages Blanches et Pages Jaunes du Monde]
- [http://www.streamwide.com Les télécommunications 100% IP]
- [http://www.adsl-promotion.com Adsl France, les fournisseurs, fai, tarifs, abonnement, comparatifs]
- [http://stielec.ac-aix-marseille.fr/cours/escolano/download/approche_telecom.pdf Approche concrète des télécommunications]
Telecommunications
Telecommunications
ja:電気通信
ms:Telekomunikasi
th:โทรคมนาคม
Technologie.]]
Le mot technologie possède deux acceptions de fait :
# Étymologiquement et historiquement : l'étude des techniques. On dit alors la technologie.
# De plus en plus fréquemment, un ensemble des méthodes et techniques autour de réalisations industrielles formant un tout cohérent. On parle alors dune technologie. Elle ne se confond pas dans cette seconde acception avec la technique :
- Si sur une voiture vous utilisez un procédé d'avance à l'allumage de votre invention il s'agit d'une simple technique.
- Un moteur à explosion d'automobile est quant à lui issu d'une technologie qui évolue depuis un siècle et demi.
- En revanche, l'automobile dont l'existence s'accompagne de constructeurs, de routes, d'autoroutes, de stations-services, de garages, de parkings, etc. constitue un ensemble de technologies.
Les sciences de l'ingénieur ont à couvrir l'étude des technologies pertinentes à leur discipline. Dans une même branche, celles-ci changent avec le temps.
- On brocardait beaucoup l'École centrale en 1968 parce que l'on y enseignait encore le tube électronique et la machine à vapeur tandis que son cursus n'intégrait ni l'informatique ni même les statistiques.
- Guy Deniélou, fondateur de l'Université de Technologie de Compiègne, propose de définir la technologie comme «le nom que prend la science quand elle a pour objet les produits et les procédés de l'industrie humaine».
- On peut aussi se contenter de la formulation du dictionnaire, qui la définit comme Étude des techniques, des machines, des outils, etc., employés dans l'industrie, qui est plus concise et sans doute plus claire, même si elle est un peu moins précise.
À cause de son aspect porteur, le mot est parfois galvaudé par les services de marketing des entreprises. Ainsi, ClearType est présentée comme une technologie alors que ce n'est qu'une technique, bien qu'elle soit fort ingénieuse, et on voit mal comment elle pourrait ne pas le rester. En revanche le Wi-Fi est bien aujourd'hui pour sa part une technologie.
Haute technologie et compétitivité économique
Pour les technologies fondées sur des percées scientifiques récentes on parle habituellement de haute technologie ou nouvelles technologies. Ce domaine peut ou non apporter un avantage compétitif aux entreprises et zones géographiques (pôle de compétence) qui ont su y acquérir une avance : tout dépend du rapport performances/prix offert par l'avance en question, ainsi que de son triangle couts/délais/qualité. Les exemples de sociétés ayant pris des faux-départs pour avoir eu trop d'avance sur le marché (Viatron, Exidy, Archimedes, AIXtron...) semblent tout aussi spectaculaires que celles de sociétés ayant acquis au cours du temps une position dominante sans être arrivées pour autant premières chronologiquement sur le marché (IBM face à UNIVAC, par exemple) : être le premier procure des:
Avantages
- pas de concurrence
Inconvénients
- Les techniques sont jeunes et mal connues: il faut essuyer techniquement des plâtres, entreprendre un effort d'information des clients potentiels.
- Les standards ne sont pas établis, ce qui peut obliger ensuite à de coûteuses reconversions pour mettre sa production en conformité.
Exemple
- C'est pour s'être équipée avec retard en téléphone que la France a pu se doter rapidement d'un réseau totalement temporel (multiplexé) sans être trop handicapée par le poids d'un trop gros existant en équipement spatial.
- La forte implantation du Minitel en France a pendant plusieurs années retardé l'arrivée massive d'Internet dans les foyers français.
- La nécessité d'amortir la très coûteuse technique à miroir tournant pour ses imprimantes à laser a fait perdre à IBM ce marché au profit de Canon et Xerox qui sont partis plus tard sur une idée de diodes laser fixes.
- Cette même compagnie dut abandonner en cours d'études sa technologie FS qui n'eut que quelques retombées ultérieures sur certains produits dans le cadre des technologies existantes (imprimantes à laser, mémoires de masse à changement automatique, usage généralisé des bases de données relationnelles au système de fichiers, etc.).
- L'avance de l'Angleterre et de la France dans le domaine du transport civil supersonique (Concorde) s'est révélée financièrement désastreuse.
- Celle de l'Europe dans le domaine du transport aérien (Airbus) ou des lanceurs de satellites (Ariane) ont en revanche constitué de francs succès.
Conclusion
Bref, l'avance technologique ne peut donc en aucun cas être considérée comme la balle d'argent qui fait gagner à tous les coups. Elle ne constitue qu'un facteur d'appréciation parmi d'autres. L'important est moins de suivre une mode (coûteuse vu les investissements) que d'anticiper le moins mal possible les besoins actuels et à venir. Des technologies actuellement émergentes, mais dont on ne connaît pas bien en 2004 l'avenir sont par exemple :
- les micromachines
- les calculateurs quantiques
- la thérapie génique
:Informatique industrielle ~ Informatique embarquée ~ Automate ~ Grafcet ~ GEMMA
:Médecine ~ Biotechnologie - Agronomie
:Pétrochimie ~ Pharmacie ~ Phytosanitaire
:La pile à combustible
:Télécommunication ~ Téléphone ~ Internet ~ Radiodiffusion ~ Télévision ~ Radioamateur ~ Imprimerie ~ livre ~ Journal ~ (voir aussi NTIC)
:Ingénierie informatique ~ Informatique industrielle ~ Génie logiciel ~ Informatique embarquée ~ Micro-informatique ~ Réseau informatique ~ Internet ~ Ordinateur ~ Électronique numérique ~ (voir aussi NTIC)
:Affichage mécanique ~ Projection lumineuse ~Tube cathodique ~ Affichage plasma ~ diode électroluminescente ~ Cristaux liquides~ Encre électronique
:Calcul stochastique ~ Capital risque ~ Marchés dérivés ~ Titrisation,
Matériaux métalliques
Fer et alliages de fer
- Acier
- Acier inoxydable
Métaux et alliages non ferreux
- Cuivre et alliages
- Laiton
- Bronze
- Aluminium et alliages (appelés également alliages légers)
- Alliages d'aluminium pour corroyage
Matériaux minéraux
- Verre
- fabrication ~ floats
- traitements ~ « glass coating »
Matériaux organiques
- Papier
- Histoire de la fabrication du papier
- Caractéristiques mécaniques du papier
- Machine à papier
- Textile
- Plastiques
- Composites
- Bois
Autres concepts concernant les matériaux
- Matériaux utilisables pour le frottement
- Nanomatériau
Mécanique industrielle, électrotechnique
Généralités
Ajustement ~ Amortissement ~ Isostatisme ~ Rhéologie ~ Tribologie, frottement, usure, lubrification ~
Techniques nucléaires
Centrale nucléaire ~ moteur atomique
Production, distribution et utilisation de la vapeur
Machine à vapeur
Énergie pneumatique ~ Turbine
Électrotechnique
Centrale électrique ~ Pile à combustible ~ Alimentation électrique ~ Éclairage ~ Électroménager ~ Moteur électrique ~ Générateur électrique ~ Protection électrique
Moteurs thermiques
Moteur à combustion interne ~ Moteur à combustion externe ~ Moteur à réaction
Technique des gaz et du vide, réfrigération
Réfrigérateur ~ Technique du vide
Technique des fluides
Pompes
Obtention des pièces brutes
Emboutissage ~ Extrusion ~ Fonderie ~ Forge ~ Frittage ~ Moulage ~ Soudure ~ Traitement thermique ~ Traitement de surface ~Filage
Composants mécaniques, transmissions, manutention, ...
- Ajustage
- Assemblage
- Assemblage mécanique : anneau élastique ~ frettage
- Ressort ~
Finition des pièces mécaniques par enlèvement de matière
Usinage ~
(Lien: Mécanique & Électronique)
:Capteur ~ Actionneur ~ Effecteur
:Électronique ~ Électricité ~ Électrotechnique ~ Génération d'électricité
- Supports audio (CD, mini-disc, cassette, vinyle, SACD, DAT, la radio, les cylindres)
- Normes audio (MP3, OGG, AAC, WMA, AIF, WAV, CDA, AIFF, MIDI, Hi-Fi, DDD-ADD-AAD, stéréo-mono, la FM...)
- Connectique audio (cinch-RCA-ligne, XLR-canon, jack, DIN-midi...)
:Automobile ~ Aviation ~ Aéronautique ~ Transport ferroviaire ~ Escalier mécanique ~Tapis roulant ~Ascenseur ~ Véhicule propre ~ Logistique ~ Marine marchande ~ Transport maritime
:Liste des articles sur les transports
Liens externes
Mécanique industrielle (site de Patrick Dumont) [http://www.mecaniqueindustrielle.com]
Voir aussi
- Normalisation
- Education
- Technologie au collège
- Évaluation de technologie
- Économie du savoir
Catégorie:Technologie
ja:工業
ko:기술
ms:Teknologi
th:เทคโนโลยี
Transmission
- La transmission en mécanique est une piéce qui permet le tranfert d'une force.
- En radio, ce terme transmission s'applique à toute émission radioélectrique permettant l'acheminement d'un message d'un émetteur à un récepteur. Voir Voir l'article détaillé Radiotéléphonie.
- Chez les militaires les transmissions sont, dans une armée, les services chargés d'assurer les communications d'informations, que ce soient des renseignements ou des ordres.Voir l'article détaillé Transmissions.
- En droit la transmission d'un patrimoine (finance) est le legs de bien matériels (biens immeubles, industriels, biens meubles, numéraire) d'un ascendant à ses descendants. Cette transmission est assujettie à un impôt prélevé par l'État.
- En médecine, la tranmission d'une maladie désigne pour
- Une maladie infectieuse un moyen de paasage d'une germe à une autre personne soit directe d'une personne saine par une personne malade ou par un animal.
- Une maladie génétique, ce terme désigne soit une transmission par les autosomes ou les gonosomes et le caractère récessif ou dominant de la maladie. Il exsite aussi une transmission par les mitochondries : Transmission mitochondriale.
- Dans la connaisance du savoir: Les savoirs antiques, au moyen-âge étaient soit perdus soient occultés par le dogme religieux. Un phénomène de passation des savoirs antiques depuis des origines géographiques diverses autour du bassin méditerranéen fut une amorce pour la Renaissance.Voir l'article détaillé Transmission des savoirs.
Signe
Un signe est une chose ou un phénomène remarquable et significatif, dont la perception constitue un indice concernant l'occurrence d'un événement passé ou futur, ou bien la connaissance d'un état présent, mais caché :
- pour la religion chrétienne, signe est synonyme de miracle (sens originel du mot) ;
- en médecine, un signe est un indice objectif d'un processus pathologique déterminé ;
- Bon, mauvais signe. Bon, mauvais présage.
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Un signe est également un objet, un geste, une représentation d'objet, ou une représentation abstraite ayant une signification naturelle ou conventionnelle pour un groupe humain donné :
- signe de (la) croix : geste pratiqué au sein de la religion chrétienne figurant la croix de Jésus-Christ ;
- en astrologie, un signe astral, ou signe du zodiaque, désigne chacune des douze parties de l'écliptique que le soleil semble parcourir pendant une année.
- en linguistique, un signe représente la manifestation d'un concept ;
- en mathématiques, un signe désigne le symbole d'une opération mathématique ; un signe algébrique est un des deux symboles, + (plus) ou - (moins), utilisés pour l'écriture d'un nombre, et servant à préciser s'il est positif ou négatif ;
- en écriture, un signe est synonyme de graphème, ou de caractère (typographie).
Voir aussi
- sémiologie ou sémiotique, étude des signes (plusieurs acceptions, dans les domaines de la médecine, de la communication et de la linguistique)
- signe ostentatoire, une voiture de luxe pour la richesse, un symbole pour la religion
Catégorie:Symbolique
ja:記号
Signal
Catégorie:Optique Catégorie:Transport Catégorie:électricité Catégorie:électronique Catégorie:Communication
Un signal est un message simplifié et généralement codé.
- Il existe sous forme d'objets ayant des formes particulières.
- Les signaux lumineux sont employés depuis la nuit des temps par les hommes pour communiquer entre eux à distance.
- Le signal électrique est une des formes les plus récentes de signal.
- Un signal dans le domaine informatique et de la communication inter-processus.
- Une marque de dentifrice.
Voir aussi :
- Traitement du signal
ja:信号
École nationale supérieure des télécommunications
Télécommunications
Télécommunications
Catégorie:École d'informatique
France > Éducation > Études supérieures > Écoles d'ingénieurs
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L'ENST (École Nationale Supérieure des Télécommunications) ou Télécom Paris est une école d’ingénieurs publique française dans le domaine des technologies de l'information de la communication. L'école est membre de la Conférence des Grandes Écoles (CGE). Elle est également membre du GET (Groupe des écoles de télécommunications) et de ParisTech, association que lie 10 des plus grandes écoles d'ingénieur implantées en région parisienne (École polytechnique, École des Mines de Paris, Ecole des Ponts et Chaussées, ENSTA, École des arts et métiers, ESPCI, ENGREF, Chimie Paris, ENSAE, INA-PG, ENST)
Historique
Dans la seconde moitié du , avec l'essor de la télégraphie électrique, se fait sentir le besoin de former des spécialistes de cette nouvelle technologie. En 1845, Alphonse Foy, directeur des Lignes télégraphiques, propose la création d'une nouvelle école d'application pour les polytechniciens, spécialisée dans la télégraphie. Sa proposition est à l'époque rejetée.
La politique volontariste d'aménagement du territoire menée sous le Second Empire permet de couvrir intégralement la France en télégraphe. C'est ainsi qu'en 1876, au tout début de la Troisième république, suite à une loi de 1873, les administrations des Postes et des Télégraphes fusionnent; c'est la création des P&T. Dans le même élan, sous la présidence de Mac-Mahon, le gouvernement d'Armand Dufaure s'enrichit le 1878 d'un nouveau service des Postes et Télégraphes, dont Adolphe Cochery devient le premier titulaire.
Deux mois après son investiture, A. Cochery publie le 12 juillet 1878 une circulaire ordonnant la création de l'École Supérieure de Télégraphie (EST), dont le premier directeur est Ernest-Édouard Blavier. L'école s'installe alors dans le VIII arrondissement, rue de Grenelle, à Paris.
En 1888, elle change de nom, pour devenir l'École Professionnelle Supérieure des Postes & Télégraphes (EPSPT), et sa formation intègre une différence entre les élèves destinés à l'administration supérieure (section administrative) et les autres (section technique).
En 1912, un nouveau changement de nom en fait l'École Supérieure des Postes & Télégraphes (ESPT), et en 1934, elle intègre les locaux qu'elle occupe actuellement rue Barrault, dans le XIIIe arrondissement, à la place de la manufacture de gants Noblet, sur le flanc ouest de la Butte aux Cailles.
En 1938, elle prend le nom d'École Nationale Supérieure des Postes, Télégraphes & Téléphones (ENSPTT), et la même année, le Président de la République Albert Lebrun décerne à l'école la Légion d'Honneur.
Pendant la guerre, en 1942, l'ENSPTT est scindée en deux écoles: l'ENSPTT qui forme les cadres administratifs, et qui a fermé ses portes en le 31 décembre 2002, et l'ENST (Ecole nationale supérieure des Télécommunications), qui est le sujet de cet article.
En 1971, l'ENST passe sous la tutelle directe de France Télécom, et le développement des télécommunications pendant cette période conduit l'État à créer deux écoles sœurs, l'ENST Bretagne, en 1977, à Brest, et l'INT, en 1979, à Évry.
En 1992, l'ENST fonde avec l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) l'Institut Eurecom, à Sophia Antipolis, et en 1997, la libéralisation du marché des télécommunications contraint l'État à retirer l'ENST du giron direct de France Télécom et crée le Groupe des Écoles de Télécommunications (décret du 26 décembre 1996), qui dépend du Conseil Général des Technologies de l'Information (CGTI), au Ministère de l'Industrie.
Recrutement
Le recrutement des élèves-ingénieurs se fait de trois façons :
- La voie « historique » est pour les élèves sortant des classes préparatoires aux grandes écoles. Le concours d'entrée est le concours commun « Mines-Ponts ». Les études durent alors trois ans. Cette filière comportait a la rentrée 2004 quatre-vingt-dix élèves « cursus Paris » et trente élèves « cursus Sophia-Antipolis » (institut Eurecom) (source : site de l'ENST).
- La voie « parallèle », qui accueillait à la rentrée 2004 cinquante-cinq élèves, est réservée aux étudiants titulaires d'une maîtrise dans un des domaines de compétence de l'ENST. L'admission se fait sur dossier et sur entretien. Ces élèves rejoignent alors immédiatement la deuxième année des élèves issus des classes préparatoires aux grandes écoles.
- La voie « polytechnique » est réservee aux élèves de l'École polytechnique qui souhaitent obtenir un double diplôme Polytechnique-ENST.
À part pour les enseignements de première année pour les élèves issus des classes préparatoires, les élèves ont le choix des cours qu'ils suivent. Ils peuvent ainsi bâtir leur propre cursus.
Liens externes
- http://www.enst.fr : Site officiel de l'école.
- http://bde.enst.fr : Site officiel du bureau des élèves de l'école.
- http://aist.enst.fr : Site de l'Association des Ingénieurs Télécom Paris.
- http://www.telecomparis.org : Site des anciens élèves de Télécom Paris.
Claude Chappe
Claude Chappe (né le 25 décembre 1763 à Brûlon en France - mort le 23 janvier 1805 à Paris) fut un inventeur qui démontra la communication pratique par sémaphore. Il fut le premier entrepreneur des télécommunications.
Biographie
Né le jour de Noël 1763, Claude Chappe, fut nommé abbé à la fin de ses études au Collège Royal de la Flèche (aujourd’hui le Prytanée), mais il perdit sa sinécure pendant la Révolution française. Lui et ses quatre frères chômeurs et politiciens décidèrent de développer un système pratique de stations de relais sémaphore.
Son frère Ignace (1760-1829) comme membre de l’assemblée législative l’aida à faire adopter une ligne entre Paris et Lille de quinze stations pour environ deux cent kilomètres pour transmettre les informations de la guerre.
Les frères Chappe déterminèrent par expérimentation que les angles d’une perche étaient plus faciles à voir que la présence ou l’absence de panneaux. Leur construction définitive était deux bras connectés par une traverse. Chaque bras avait sept positions et la traverse quatre soit un code total de 196 positions. Les bras avaient de un à quatre mètres de long, noir, avec des contrepoids déplacés par deux poignées. Des lampes montées sur les bras ne furent pas d’une utilisation nocturne satisfaisante. Les tours de relais étaient placés de 12 à 25 km entre eux. Chaque tour avait deux télescopes pointant de chaque côté de la ligne.
En 1792, les premiers messages furent envoyés avec succès entre Paris et Lille. Le 1794, la ligne de sémaphore informa les Parisiens de la victoire de Condé-sur-l'Escaut sur les Autrichiens moins d’une heure après l'évènement. Le système fut largement copié dans les autres pays européens, et était utilisé par Napoléon pour coordonner son empire et ses armées.
En 1805, Claude se suicida en tombant dans un puits à son hôtel. Il aurait été victime d'une dépression causée par la maladie et des déclarations de ses rivaux selon lesquels il avait plagié des systèmes de sémaphores militaires.
En 1824, Ignace essaya d’augmenter l’intérêt en utilisant la ligne de sémaphore pour des messages commerciaux, comme par exemple les prix des matières premières, mais cela déplut à la communauté d’affaires.
En 1846, le gouvernement français fit mettre en place un système de lignes de télégraphes électriques. Plusieurs contemporains avertirent de la facilité de sabotage et d’interruption de service car un fil était si facile à couper.
Le système figure de manière prééminente dans le roman d’Alexandre Dumas Le comte de Monte-Cristo où le comte soudoie un opérateur sous-payé pour transmettre un faux message.
Voir aussi
Tour de Chappe
Chappe, Claude
Chappe, Claude
Chappe, Claude
Poste ko:편지 ja:郵便 th:%E0%B9%84%E0%B8%9B%E0%B8%A3%E0%B8%A9%E0%B8%93%E0%B8%B5%E0%B8%A2%E0%B9%8C
La poste est le service qui assure le transport et la distribution du courrier.
Dans le langage courant, la poste désigne aussi le bureau de poste où les usagers peuvent se rendre pour bénéficier des différents services postaux.
Étymologie : le mot a été emprunté à l'italien posta, qui désignait à l'origine la place réservée dans l'écurie d'un relais à chaque cheval assurant le transport des voyageurs et du courrier.
Le service public postal
La poste moderne
De nos jours, la poste est organisée par pays, en services nationaux, généralement publics, mais qui ont été concédés dans un certains nombre de pays à des entreprises privées. Ces services sont interconnectés dans le cadre de règles et d'accords internationaux, dont beaucoup relèvent de l'Union postale universelle.
Histoire
Les origines
Perse
Au temps du roi de Perse Cyrus (vers 500 avant JC), il existait des relais de chevaux.
Rome
Le premier service postal bien documenté est celui de Rome. Organisé à l'époque d'Auguste (62 av. J.-C-14 ap. J.-C.), c'est probablement aussi le premier véritable service de courrier public. Ce service s'appellait cursus publicus, et était assuré par des voitures légères, les rhedæ tirées par des chevaux rapides ; en outre existait un autre service, plus lent, qui employait des chariots à deux roues, les birolæ, tirés par des bœufs. Ces services étaient réservés à la correspondance de l'État ; un autre service destinés aux citoyens fut créé par la suite.
Le nom latin du courrier, posta, que l'on retrouve en italien moderne, dérive du nom des stations, ou postes, où le courrier était distribué et où les itinéraires des messagers se croisaient, (à l'origine posata ou pausata = lieu de repos) parce que c'est dans ces lieux que les messagers se reposaient au cours de leurs déplacements.
Histoire de la poste en France
En France, vers 1477, le roi Louis XI a créé les chevaucheurs de l’écurie du roi pour transmettre ses messages. En 1576 le roi Henri III créa les messagers royaux qui acheminaient aussi les lettres des particuliers.
Au début du , est apparue la poste aux lettres qui étaient dirigée par le surintendant général des postes. Les directeurs encaissaient le prix de la lettre qu'ils réclamaient au destinataire Les courriers acheminaient les dépêches d'un bureau à l'autre grâce aux relais de la poste aux chevaux. Ils parcouraient toute la ligne et changeaient de chevaux à chaque relais. Ils étaient accompagnés d'un postillon chargé de les guider jusqu'au relais suivant et de ramener les chevaux « à vide » à leur relais d'origine. Les relais de poste étaient distants de 7 lieues soit 28 km, d'où les fameuses bottes de 7 lieues du conte de Perrault «Le petit poucet».
Au , la distance moyenne entre 2 relais était de 16 kilomètres. Une lettre expédiée de Paris mettait 2 jours et 8 heures pour atteindre Lyon, un peu plus de 4 jours pour Marseille. On comptait à cette époque environ 1 400 relais de poste.
En 1760, Piarron de Chamousset créa une petite Poste à Paris. 200 facteurs agitaient leur claquoir pour avertir de leur passage et assuraient 3 distributions par jour. Les villes de province se dotèrent à leur tour d'une petite poste. Ce fut le cas de Bordeaux (1766), Nantes (1777), Rouen (1778), Nancy (1778), Lyon (1779), Strasbourg (1780), Marseille (1781), Lille (1784).
A la Révolution, les Postes sont administrées directement par l’État. La Révolution est aussi l'époque où apparurent les malles-poste dans lesquelles des voyageurs fortunés et pressés pouvaient prendre place au côté du courrier.
Avec l'utilisation de la vapeur, la Poste va accélérer l'acheminement des dépêches. Dix paquebots-poste à vapeur parcourent la Méditerranée en 1835. En 1845, un wagon-poste est mis en service sur la ligne Paris-Rouen. Il sera le premier d'une succession de nombreux modèles de bureaux ambulants. En 1873, lorsque la poste aux chevaux disparaît au profit du transport par chemin de fer, il existait 54 lignes, puis en 1914, 175 lignes.
Avec le commence l'ère des réformes. A partir de 1830, les campagnes jusque-là négligées, reçoivent la visite du facteur. C'est en 1849 qu'est émis le premier timbre-poste français, à l'effigie de Cérès, déesse des moissons et de la fécondité, à laquelle succèdera le profil de Napoléon III en 1852. Désormais, le prix de la lettre varie en fonction du poids et non plus de la distance. Le nombre des lettres expédiées double de 1848 à 1859.
Le s'ouvre sur l'aventure aérienne avec la naissance de l’Aéropostale. Un service régulier de nuit est inauguré en 1939 avec des avions bimoteurs Goéland sur les lignes de Paris-Bordeaux-Pau et Paris-Lyon-Marseille.
Après la Seconde Guerre mondiale, le service postal aérien fut intégré à la compagnie Air France pour former un département particulier, le Centre d'Exploitation postal métropolitain, dont le premier directeur fut Didier Daurat. Les appareils utilisés étaient des Junker 52 récupérés sur l'occupant. Ceux-ci sont remplacés en 1948 par des avions étasuniens, des Douglas DC-3 de type Dakota. En 1957, la flotte postale se compose de 9 appareils DC-3 qui transportent chaque nuit près de 25 tonnes de courrier, soit près du quart de tout le trafic lettres métropolitaines. Les avions sont la propriété de l'administration des PTT, mais c'est Air France qui en assure le fonctionnement. En 1983, la poste peut compter aussi sur le trains, surtout des TGV. La Poste française actuelle naît en 1988, avant une réforme, comme enterprise de service public.
La poste aux lettres
Les différents moyens de transport
La concurrence des autres moyens de communication
Principales entreprises postales...
...européennes
- Allemagne : Deutsche Post
- Belgique : La Poste
- Espagne : Correos y Telégrafos SA
- France : La Poste
- Italie : Poste italiane
- Portugal : CTT
- Royaume-Uni : Royal Mail
- Suisse : La Poste Suisse
- Pays-Bas : TPG (TNT Post Group)
...américaines
- États-Unis d'Amérique : United States Postal Service;
Voir aussi
- Marque postale
- Carte postale
- Malle-poste
- Service public
- Timbre postal
- Union postale universelle
Liens externes
- [http://www.adminet.com/comp/LaPoste.html Ressources sur les postes]
- [http://www.telefoongids.2link.be Entreprises Postales Internationales]
- [http://www.ipfeurope.com Correspondance - International Pen Friends]
Catégorie:Philatélie
catégorie:système postal
TélégrapheLe télégraphe est un système destiné à transmettre des messages d'un point à un autre sur de grandes distances, à l'aide de codes pour une transmission rapide et fiable.
Télégraphe Optique dit "de Chappe"
- Pendant la Révolution française, Claude Chappe ingénieur lyonnais inventa, mit au point et réussit à imposer à l'État français son système révolutionnaire de transmission par sémaphores, notamment grâce au soutien de Lakanal.
- Le premier télégraphe était optique et totalement manuel. Pour transmettre un message entre deux villes, des tours munies d'un système de bras articulés manœuvrés par un opérateur étaient établies sur des hauteurs.
- D'une tour l'opérateur voyait la tour précédente et la suivante. L'opérateur de chaque tour observait les signaux émis à l'aide des bras articulés et les retransmettait à la tour suivante.
- Ce système permettait de transmettre des messages beaucoup plus rapidement qu'avec le courrier à cheval, il reliait Paris à Marseille par exemple en quelques heures en utilisant un code formé de centaines de mots et phrases qui accélérait la transmission et garantissait une certaine confidentialité.
- Les gros défauts du système étaient qu'il ne pouvait fonctionner ni la nuit ni par mauvaise visibilité, et mobilisait beaucoup d'opérateurs.
(Les sites de télégraphe Chappe, en raison de leurs emplacements choisis, furent par la suite très recherchés pour installer des relais hertziens, et même envisagés pour un type de télécommunications optiques très différent : les liaisons laser).
Lien externe: [http://www.ec-lyon.fr/tourisme/Chappe/ Le télégraphe de Chappe]
Télégraphe électrique
- Avec le développement de l'électricité vint l'ère du télégraphe électrique. En 1832 Samuel Morse s'inspira des travaux de ses prédécesseurs pour inventer un système simple et robuste. En 1838, le premier télégraphe électrique fut construit par Wheatstone, et fonctionna entre Londres et Birmingham.
- Une ligne électrique relie deux points. A chaque extrémité est placée une machine constituée d'un émetteur et d'un récepteur.
- L'émetteur est un manipulateur manuel, un simple interrupteur alimentant avec une batterie plus ou moins brièvement la ligne.
- Le récepteur est un électroaimant connecté directement sur la ligne, actionnant un mécanisme chargé de transcrire le code par le marquage d'une bande de papier, qui avance au rythme des impulsions émises sur la ligne.
- Lorsqu'un opérateur appuie sur le manipulateur de son émetteur, le récepteur distant, tout comme le sien entrent en action laissant une marque sur la bande de papier en émettant un bruit. La bande de papier permet de garder une trace du message et de pallier une éventuelle absence de l'opérateur en réception.
- Le code inventé par Morse est la transcription en une série de points et de traits des lettres de l'alphabet, des chiffres et de la ponctuation courante. Le point est une impulsion brève et le trait une impulsion longue.
- Ce code et cette machine électrique permettaient une transmission très rapide et fiable des messages.
Télégraphe sans fil
- Dès les premières expériences de transmission par radioélectricité le principe du télégraphe Morse fut employé pour assurer les transmissions de messages par radio.
- La transmission de l'information venait de s'affranchir de pratiquement tous les obstacles, il ne restait plus qu'a perfectionner le système pour arriver aux systèmes de transmission les plus modernes du et du .
- Le code Morse bien que tombé en désuétude est actuellement encore utilisé comme système de transmission de secours dans l'armée et comme passe-temps chez les radioamateurs. Son mérite est d'être facilement décodable "à l'oreille" par un opérateur spécialement formé et un émetteur-récepteur peu sophistiqué. La grande efficacité de la transmission radio en morse est la possibilité de décoder un signal "tout-ou-rien" avec un rapport signal/bruit très faible.
- Depuis longtemps le télégraphe à été détrôné par le télescripteur puis par le fax et enfin par Internet.
Voir: PTT
Chronologie
- 1794 : Via la télégraphie aérienne (Chappe), Carnot monte à la tribune de la Convention nationale afin de lire « Condé-sur-Escaut est restitué à la République ; la reddition a eu lieu ce matin à 6 heures ».
- En 1844, le réseau Chappe est composée de 534 stations, et de près de 5 000 km de lignes. Vingt-neuf villes sont reliées à Paris.
- 1851 : Mise à disposition du public du télégraphe. Celui-ci n'était auparavant qu'un instrument de gouvernement.
- 1838 : Le premier télégraphe électrique fut construit par Wheatstone, et fonctionna entre Londres et Birmingham.
- 1845 : Première ligne de télégraphie électrique en France (entre Paris et Rouen). Substitution de l'ancienne ligne de télégraphie aérienne entre Paris et Lille en 1846.
- 1851 : Premier câble sous-marin entre la France et l'Angleterre.
- Du 13 au 27 juillet 1865, premier câble transatlantique entre l'Irlande et Terre-Neuve.
- Au 1863, la France possède 28 671 km de lignes comprenant 88 238 km de fils et 1022 bureaux. Il y a 3 752 agents de tous grades.
- 5 février 1878 : Création du ministère des Postes et Télégraphes en France.
Premiers appareils de télégraphie
- 1845 : Foy et Bréguet
- 1854 : Morse
- 1861 : Hughes, pantélégraphe de Caselli
- 1877 : Baudot
Bibliographie
- Encyclopédie !;oidiohwiphvqekvjio efktivement, télégraphes et téléphones. Rombaldi. 1957.
Voir aussi
Articles connexes
- Alphabet Morse
- Alphabet radio
Telegraphe
ja:電報
Antonio MeucciAntonio Meucci (né le 13 avril 1808 à San Frediano près de Florence en Italie, mort le 18 octobre 1896 aux États-Unis)
était un inventeur italo-américain qui a reçu en 2002 le crédit officiel de l'invention du téléphone par la Chambre des représentants des États-Unis.
Biographie
Antonio Meucci étudia la mécanique avant de travailler comme technicien dans différents théâtres jusqu’en 1835, où il déménagea à Cuba pour continuer dans le théâtre.
Il était fasciné par les sciences et lisait tout ce qui s'y rapportait. Il inventa une méthode pour galvaniser le métal, qu’utilisa alors l’armée à Cuba. Il travailla aussi durant dix ans sur une méthode efficace de traitement de certaines maladies par électrochocs, puis, en 1849, imagina les bases du téléphone.
Il partit en 1850 à New York pour promouvoir ses inventions. Mais il se heurta à trois problèmes : sa difficulté à parler anglais, ses soucis financiers et son soutien à la révolution italienne. En effet, il devint l’ami du célèbre Garibaldi, artisan de l’unité italienne, et pour l’aider financièrement, il se lança dans des projets industriels qu’il ne réussit pas à assumer.
Meucci présenta son téléphone en 1860, mais sans succès, et il ne réussit pas à vendre son invention.
Les années qui suivirent furent difficiles, et il fut contraint de vendre les droits de beaucoup de ses inventions. Il fut même blessé dans l’explosion d’un bateau à vapeur, et sa femme vendit des prototypes de ses inventions, dont le téléphone, à un antiquaire pour payer son hospitalisation. L’acheteur, qui reste inconnu de nos jours, n’en a jamais rien fait apparemment.
L'invention volée
Meucci qui avait peur d’avoir perdu son invention en reconstruisit vite un prototype et en 1874, tenta de contacter le directeur d’une compagnie de télégraphes, la Western Union, pour lui montrer son « télégraphe parlant ». Le secrétaire de la compagnie différa pendant deux ans la prise de rendez-vous, et prétendit finalement que l’on avait « perdu » le prototype.
On sait aujourd’hui qu'Alexandre Graham Bell a volé cette invention et a payé la Western Union 20% de ses profits pendant 17 ans en échange de ce prototype dérobé.
C’est ainsi qu’en 1876, Bell déposa le brevet et Meucci lui intenta un procès. Il fut capable de convaincre qu’il était l’inventeur légitime et eut beaucoup de soutien.
Meucci aurait déposé une demande provisoire de brevet en 1871, qui expira, faute de moyens, en 1874. Des démarches en justice ont été effectuées pour annuler le brevet de Graham Bell à partir de 1887, mais Bell était déjà riche et puissant. Le procès dura jusqu’en 1896, date à laquelle la mort de Meucci mit fin aux procédures..
Comment on découvrit le pot-aux-roses
Tout débute en 1989. Basilio Catania, ancien directeur général de la CSELT (l'agence de recherche et de développement des télécoms italienne), découvre qu'Antonio Meucci, alors qu'il était ingénieur du théàtre à Florence, a mis au point une "pipe téléphonique".
Elle permet de communiquer entre des plateaux techniques distants d'une vingtaine de mètres. Catania poursuit son enquête.
Le 1er mai 1850, après quinze ans passés à Cuba, Meucci débarque à New York. C'est là qu'il réalise une installation destinée à son épouse, paralysée par des crises d'arthrite.
L'ingénieur a construit une machine capable de transporter le son entre son bureau et la chambre de sa femme. C'est le "Télettrophone".
Dix ans plus tard, il en fait une démonstration à son ami Enrico Bendelari. Un journal new-yorkais de langue italienne, "L'Eco d'Italia", relate l'expérience et publie les détails de l'invention. Entre-temps, Meucci a été naturalisé.
Et il n'a cessé de déposer des brevets, quatorze en tout. Le 12 décembre 1871, il finit par fonder, avec trois associés, la Telettrofono Company, protégée le 28 décembre par un "avertissement de brevet", formule renouvelable, plus économique qu'un brevet.
Un an et demi plus tard, il propose une démonstration de son invention à Edward B. Grant, vice-président de la Western Union Telegraph Company, qui lui offre d'utiliser ses locaux et d,y entreposer son matériel. Grant demande aussi à examiner les plans.
Une fois ceux-ci en sa possession, Grant repousse systématiquement la date de la démonstration.
Au bout de deux ans, quand les associés réclament les plans et leurs appareils, il leur est répondu que tout a été perdu. On est en 1874, l'avertissement du brevet doit être renouvelé.
Mais les associés de la Telettrofono Company ne parviennent pas à réunir la somme nécessaire: à l'époque, Meucci dépend de l'aide publique pour vivre! Les droits et les protections vont automatiquement tomber.
Et voilà qu'en mars 1876, Graham Bell dépose le brevet du téléphone! Coïncidence, il travaillait dans le laboratoire où Meucci avait entreposé ses appareils.
Ce natif d'Edimbourg a découvert les travaux d'un chercheur allemand, Philip Reis, le "téléphone", machine qui transmet quelques sons musicaux grâce à des impulsions électriques.
Au père d'une jeune sourde-muette, le riche industriel Mr Hubbard, il a assuré qu'il se faisait fort d,inventer une machine qui permettrait à sa fille d'entendre.
Aidé par le magnat, il dépose son brevet et expérimente son appareil à l'exposition internationale de Philadelphie en 1875. Puis vient le grand succès de Londres où il installe un téléphone à la Chambre des communes.
A Berlin, Siemens commence à fabriquer des téléphones. Meucci peut bien protester. La Western Union Telegraph Company (avec Thomas Edison comme conseiller technique) proteste aussi, mais les deux compagnies finissent par fusionner.
Il a fallu l'enquête de Catania pour mettre au jour les travaux d'une commission d'enquête dont l'attention avait été attirée par les plaintes de Meucci pour ententes illicites: il existait une connexion secrète entre des employés de l'office des brevets et la compagnie de Bell. Et celle-ci s'était engagée à rétrocéder à la Western Union 20% des bénéfices de l'invention, le téléphone.
En 1896, la mort de Meucci enterre l'affaire. 150 ans après son arrivée à Manhattan, il aura finalement été réhabilité par un autre Américain d'ascendance Italienne, Rudolph Giuliani, maire de New York, qui a fait du 1er mai 2000, le Meucci Day.
Meucci, Antonio
Meucci, Antonio
Meucci, Antonio
Meucci, Antonio
ja:アントニオ・メウッチ
Louis XI
Louis XI de France, né le 3 juillet 1423 à Bourges, mort le 3 août 1483 au Château de Plessis-lez-Tours (commune de La Riche, Indre-et-Loire), fut roi de France de 1461 à 1483, sixième roi de la branche dite de Valois de la dynastie capétienne.
Dauphin
Fils de Charles VII et de Marie d'Anjou. Durant son enfance, il fut élevé par Catherine de l'Isle-Bouchard.
Le 24 juin 1436, il épousa Marguerite d'Écosse, fille de Jacques Ier d'Écosse. Il avait 13 ans, elle 11. À partir de cette date, il commença à jouer un rôle politique. Il entra à Lyon et Vienne pour recevoir les serments de fidélité de leurs habitants. En février-mai 1437, il visita le Languedoc et mena seul la reconquête des places-fortes anglaises dans le Velay. Accompagné de son père, il fit une entrée royale dans Paris, récemment conquise par le connétable de Richemont.
En mai 1439, son père le nomma lieutenant général en Languedoc. Il put choisir lui-même ses conseillers et capitaines. En décembre de la même année, il fut transféré en Poitou, cette fois sans vrai pouvoir de décision. En février 1440, après une entrevue avec Jean II d'Alençon, il rejoignit la Praguerie, révolte de grands seigneurs mécontents, comprenant également Dunois, le maréchal de La Fayette ou encore Georges de la Trémoille. Cette rébellion du dauphin s'expliquait par l'absence de responsabilité où le maintenait son père — celui-ci avait constaté les effets désastreux des apanages sur l'unité du domaine royal. Sa fronde fut vite matée. Louis dut offrir sa soumission à Cusset, sous réserve néanmoins d'obtenir le gouvernement du Dauphiné, et d'autres garanties. Charles VII lui accorda le gouvernement, mais refusa le reste.
En 1441, il reprit la bataille contre les partis anglais et pro-bourguignons. Il mena l'armée royale lors de la bataille qui se déroula du 5 juin au 19 septembre devant Pontoise. En 1443, il fit campagne contre Jean IV d'Armagnac, grand vassal insoumis. L'année suivante, il fut chargé de mener hors du royaume les bandes de « routiers », c'est-à-dire les compagnies d'armes laissées sans soldes, qui vivaient de rapines. Il les conduisit en Suisse. Le 26 août 1444, il remporta la victoire de Pratteln, puis se dirigea contre Bâle. Il s'y tenait un concile où l'antipape Félix V avait été élu. Louis fut nommé gonfalonier, c'est-à-dire protecteur de l'Église, par le pape Eugène IV. Louis négocia le traité d'Ensisheim, conduisant à la paix, le 26 septembre 1444. En récompense, il fut nommé protecteur du Comtat Venaissin le 26 mai 1445.
Parallèlement, Louis consacrait ses importants revenus à se constituer une clientèle. Depuis 1437, en effet, il recevait une pension royale de 21 000 livres. Il fallait y ajouter les subsides accordés par les États qu'il débarrassait des routiers. Cependant, il restait mécontent de sa situation. Il était frustré de n'avoir retiré que le Dauphiné de la Praguerie. En 1446, il fut accusé d'avoir assassiné le favori du roi, Pierre de Brézé. Il fut chassé de la Cour et se réfugia dans son gouvernement.
En 1445, Marie d'Écosse était morte (tombeau dans l'église Saint-Laon à Thouars). Le 28 décembre 1446, Marie d'Anjou, mère de Louis, accoucha d'un second fils, qui fut baptisé Charles. Le 2 février 1451, Louis, impatient d'avoir un héritier, épousa Charlotte de Savoie, fille du duc Louis II de Savoie, âgée de seulement 8 ans. La princesse fut somptueusement dotée de 200 000 écus, dont 12 000 comptant. Néanmoins, Louis rencontra par la suite des difficultés pour entrer en possession de toute la dot. Parallèlement au mariage, Louis et le duc de Savoie avaient signé une alliance exclusive. Il profita également des bonnes grâces du pape pour s'immiscer dans les élections épiscopales. Ses relations avec son père étaient tissées de double jeu et d'intrigues.
Furieux, Charles VII leva une armée pour marcher contre le Dauphiné et la Savoie. Louis II parvint cependant à négocier une trêve. Ceci n'empêcha pas Louis de mener une campagne de libelles contre son père, l'accusant de mœurs dissolues. Par prudence, il envoya plusieurs ambassades auprès du roi pour se justifier. Charles VII ne s'en laissa pas conter, et envoya Antoine de Chabannes à la tête d'une armée pour lui arracher le Dauphiné. Le 30 août 1456, Louis s'enfuit en Franche-Comté, puis à Louvain, en territoire bourguignon. Il y fut bien reçu, et en octobre, Philippe le Bon lui rendit hommage.
Le 15 juillet 1449 naquit son fils Joachim, qui mourut le 29 novembre. Un mois après la naissance de sa fille Jeanne en 1454 il apprend que l'enfant est boîteuse (elle fut d'une laideur proverbiale, petite, contrefaite, malingre) et décide sur le champ de la marier à son lointain cousin Louis d'Orléans, fils du poète Charles d'Orléans, dans le but avoué que le mariage reste stérile et que s'éteigne cette branche capétienne rivale de la sienne mais dès qu'il deviendra roi (Louis XII) il obtient l'annulation. En 1460, ce fut au tour d'une fille, Louise, de mourir en bas-âge. La même année, Charles VII tomba malade. En avril 1461 naquit de nouveau une fille, Anne, qui épousa Pierre de Beaujeu.
Roi
1461
Le 22 juillet, Charles VII mourut à Mehun-sur-Yèvre. Louis affecta l'indifférence, et fut absent lors des funérailles royales à Saint-Denis. Il se fit sacrer à Reims trois semaines après la mort du feu roi, avant d'être entré dans Paris. L'entrée eut lieu le 30 août 1461. Philippe le Bon fut remarqué avec son escorte comptant pour la moitié du cortège, et comprenant une troupe en armes. Le nouveau roi ne demeura pas longtemps à Paris. Dès le 25 septembre, il s'installa à Tours, ville gagnée à sa cause.
Sa première action de monarque fut de profiter de la crise de succession en Aragon. En effet, Alphonse le Magnanime était mort en 1458. Jean II, frère du défunt, le disputait à Charles de Viane, son fils. Celui-ci fut retrouvé mort en septembre 1461, ce qui déclencha une guerre civile entre Jean II et les villes, en particulier Barcelone. Louis XI tenta de s'allier aux États de Catalogne. Devant leur refus poli, il se tourna vers Jean II, lequel lui céda les revenus des comtés de Catalogne et de Cerdagne en échange de son aide. Louis XI en prit tout bonnement possession. Il intervint également dans la querelle dynastique savoyarde.
À l'intérieur se forma, en mars 1465, la ligue du Bien public. Très comparable à la Praguerie, elle avait à sa tête Charles, duc de Berry, qui réclamait plus de pouvoir. Son déclenchement était dû à un incident avec les Bourguignons. En 1463, Louis XI avait décidé de racheter les villes de la Somme qui avaient été cédées au duché de Bourgogne. Cette cession, décidée au traité d'Arras de 1435 devait compenser l'assassinat de Jean sans Peur à Montereau, en 1419. La nouvelle du rachat avait suscité une vive hostilité à la cour de Bourgogne. François II de Bretagne, qui renâclait au joug royal, s'allia aux Bourguignons. Se joignirent à eux Jean II de Bourbon et Jean V d'Armagnac. Le mécontentement ne s'arrêtait pas aux grands vassaux. La pression fiscale avait beaucoup augmenté suite au rachat des villes de la Somme, pour 400 000 écus. Louis XI avait exigé des prêts du clergé, forcé les établissement religieux à lui fournir un inventaire de leurs biens, privé l'Université et le corps des archers et arbalétriers de Paris de leurs privilèges. Il avait supprimé la Pragmatique Sanction.
Pragmatique Sanction
Contre la ligue du Bien Public, Louis XI se mit personnellement à la tête d'une grande offensive. Après la chute de Moulins, les Bourbons se soumirent. Louis XI fit volte-face vers Paris, menacée par les Bretons et les Bourguignons. Il livra une grande bataille à Montlhéry, le 16 juillet 1465, pleine de confusion et de sang. Il se retira dans Paris, qui fut assiégée. Louis XI parvint cependant à négocier une paix où il ne concédait rien pour réformer l'État. Il lâcha cependant le gouvernement de Normandie à son frère. Celui-ci ne parvint pas à prendre en main son gouvernement, et dut s'exiler. Le 10 septembre 1468, par le traité d'Ancenis, Charles et François II firent leur paix, et rompirent avec les Bourguignons.
Le Téméraire lui proposa de négocier à son tour, et invita le roi dans son château de Péronne. Louis XI s'y rendit en personne. Au cours des pourparlers, Liège se rebella contre la tutelle bourguignonne. Il apparut rapidement que des commissaires royaux figuraient parmi les révoltés. Furieux, le Téméraire se retourna contre Louis XI. Personnellement menacé, le roi dut signer un traité désavantageux, accompagner le Bourguignon dans sa campagne contre Liège et regarder brûler, le 30 octobre 1468, la ville rebelle. Il dut également promettre de donner la Champagne en apanage à son frère. Sitôt parti, Louis XI refusa de s'exécuter et n'accorda à Charles que la Guyenne, pays pacifié depuis peu et difficile à tenir. Il fit emprisonner son conseiller, le cardinal La Balue, en 1469 et dénonça le traité en 1470.
Il s'allia avec le roi d'Angleterre, Édouard IV et entreprit de réduire la puissances des grands vassaux. En 1472, le Téméraire envahit de nouveau la Picardie. Il fut arrêté à Beauvais par Jeanne Hachette. En 1477, quand le Bourguignon mourut, Louis XI tenta de s'emparer de ses États, mais se heurta à Maximilien d'Autriche, qui avait épousé la fille du défunt, Marie de Bourgogne. En 1482, il parvint cependant à récupérer la Picardie et la Bourgogne, par le traité d'Arras. Par le jeu d'héritages, dont celui de René Ier de Naples, il entra en possession de l'Anjou, du Maine et de la Provence. À sa mort, le domaine royal coïncidait presque avec les frontières actuelles de la France.
Sa vie durant, Louis XI est un perpétuel malade : « brûlures d'estomac, crises de foie, goutte, congestion hémorroïdaire qui l'empêche de marcher, eczéma purulent », selon Yvan Gobry qui — pour son physique — cite Basin : « Avec ses cuisses et ses jambes maigrichonnes, il n'avait, dès le premier abord, rien de beau ni d'agréable. Pire encore : si on le rencontrait en ignorant son identité, on pouvait le prendre plus pour un bouffon ou pour un ivrogne, de toute façon pour un individu de vile condition, que pour un roi ou un homme de qualité ». Ce jugement mérite d'être toutefois pondéré par l'hostilité que l'ancien évêque de Lisieux portait au roi à la suite de son bannissement du royaume en 1465. Basin entreprit de régler ses comptes en 1473 dans une biographie censée révéler « ses ruses, ses malices, ses perfidies, ses sottises, ses méfaits et ses cruautés » sous couvert d'objectivité...
La rédaction du droit coutumier dans les pays de droit non écrit, commencée par l'édit de Montils-lès-Tours en 1454.
Bibliographie
- Jean Favier, Louis XI, Fayard, 2001 (ISBN 2213610037) ;
- Jacques Heers, Louis XI, Perrin, coll. « Tempus », 2003 (ISBN 2262020841) ;
- Paul Murray Kendall, Louis XI, l'universelle araigne, Fayard, 1974 (ISBN 2213000387).
Louis 11
Louis France 11
Louis 11
Louis 11
Louis 11
ja:ルイ11世 (フランス王)
Napoléon Bonaparte
Napoléon Bonaparte (Ajaccio, 15 août 1769 – Sainte-Hélène, 5 mai 1821), général de la Révolution, dirigea la France à partir de la fin 1799 et fut Empereur des Français, sous le nom de Napoléon I, de 1804 à 1814, puis à nouveau en 1815. Il conquit et gouverna la plus grande partie de l'Europe continentale et plaça ses maréchaux et ses frères sur les trônes de plusieurs royaumes européens : Espagne, Naples, Westphalie, Hollande, et Suède.
Incapable de mettre un terme au cycle de guerre que menaient les monarchies européennes contre la France depuis 1792, et face aux diverses coalitions montées et financées par l'Angleterre, les conquêtes s'ajoutant aux conquêtes, Napoléon vit l'Empire s'effondrer, dix ans après son avènement. Il ne reste aujourd'hui que la grande œuvre administrative, qu'entreprit cet homme hors du commun.
Toute tentative d'écrire avec impartialité l'histoire de ce personnage relèverait de la gageure selon l'historien Steven Englund qui écrivit « le ton (…) qui convient le mieux pour parler de Napoléon serait (…) une admiration frisant l'étonnement et une désapprobation constante frisant la tristesse. »
Jeunesse et ascension dans l'armée
Napoléon Bonaparte naquit à Ajaccio en Corse, le 15 août 1769, un an après l'achat par la France de l'île à Gênes (1768). Issu d'une famille faisant partie de la petite noblesse corse. Il était le deuxième enfant de Charles Bonaparte, Avocat au Conseil Supérieur de l'île, et de Maria-Letizia Ramolino. Alors qu'il n'était agé que de neuf ans, son père s'arrangea pour qu'il suive des études sur le continent, où il s'établit, en compagnie de son frère ainé Joseph Bonaparte. Napoléon se considèra tout d'abord comme un étranger. Après des études dans les écoles militaires (Autun, Brienne et l'école Militaire de Paris), il entre avec son ami Grenier dans l'artillerie, au sein du régiment de La Fere, à Auxonne. Il est affecté comme lieutenant en second à Valence en 1787.
D'un tempérament ombrageux, romantique dans ses écrits et d'une curiosité sans borne alliée à une mémoire surprenante, le jeune Bonaparte, à la veille de 1789, est autant homme de lettres qu'homme de guerre.
Lorsque la Révolution éclata en 1789 le lieutenant Bonaparte était présent à Paris ; spectateur des événements, il regarda avec répulsion l'invasion des Tuileries par le peuple. Napoléon retourna en Corse où les luttes de clans (paolistes soutenant la monarchie modérée à l'anglaise, les Bonaparte soutenant la Révolution) avaient repris. Napoléon se fit élire à la tête de la Garde nationale en 1792 en arrachant de force l'accord du commissaire du gouvernement. Mais l'exécution du roi provoqua une révolte des indépendantistes. Une guerre civile éclata et la famille de Napoléon fut obligée de fuir vers la France.
Bonaparte soutint la Révolution, et fut envoyé en 1793, en tant que capitaine d'artillerie, au siège de Toulon qui s'était livré aux Anglais. Le plan qu'il soumit au général Dugommier permit la reprise de la ville aux troupes royalistes et britanniques. Ses amitiés avec les Jacobins lui valurent d'être brièvement arrêté après la chute de Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794).
Libéré, il fut un temps sans commandement effectif, puis Barras, lui permit d'écraser l'insurrection royaliste de Vendémiaire contre la Convention en 1795. À cette occasion Bonaparte a sous ses ordres un jeune officier, Joachim Murat,son futur beau-frere. L'opération fut un succès, la canonnade de Saint-Roch dispersant les forces royalistes.
Bonaparte avait un esprit lucide et discret, capable d'absorber l'essence de la connaissance militaire et stratégique de son temps et de l'appliquer à des situations réelles. Officier d'artillerie de formation, il innova dans l'utilisation de l'artillerie (canon de Gribeauval) comme force mobile d'appui des attaques d'infanterie.
Campagne d'Italie]
Nommé commandant en chef de l'armée d'Italie, mal nourrie et mal vêtue, il entraîne avec fougue ses hommes et bat à plusieurs reprises une armée autrichienne plus nombreuse et mieux équipée : Montenotte, | | |