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Taux D'intérêt

Taux d'intérêt

Malgré la quantité d'information sur cet article, rien n'est dit sur le taux d'intérêt appliqué aux particuliers déposant leur argent en banque (livret A, PEA…) (voir discussion) Catégorie:Thèmes généraux de finance Catégorie:finance de marché
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Plus importants marchés de capitaux du monde, loin devant le marché des changes et très loin devant celui des actions, non seulement par les volumes traités mais aussi par leur importance économique, les marchés de taux d'intérêt, qu'il est habituel de séparer en marché monétaire pour le court terme et marché obligataire pour le moyen et long terme, sont néanmoins fort peu connus du grand public.

Définitions

Le taux d'intérêt d'un prêt ou d'un emprunt est le pourcentage, calculé selon des
conventions prédéfinies, qui mesure de façon synthétique, sur une période donnée, la rentabilité pour le prêteur ou le coût pour l'emprunteur de léchéancier de flux financiers du prêt ou de l'emprunt. Un emprunt, qui par définition est le prêt de quelqu'un d'autre, est un contrat entre deux entités, dont les dates et les montants des sommes échangées constituent l'élément essentiel. La notion de taux d'intérêt s'applique :
- a priori à toutes les opérations où l'une des parties contractantes s'endette, y compris des instruments financiers qu'on décrit généralement par convention comme des produits d'épargne (compte d'épargne, obligation, etc.);
- également plus généralement a posteriori ou par comparaison à tous les instruments financiers et investissements, pour en mesurer la rentabilité relative ou absolue. Elle occupe donc une place centrale dans le fonctionnement des économies modernes.

Importance des conventions utilisées

Suivant les conventions utilisées, on aura pour un même emprunt des taux d'intérêt sensiblement différents. Ainsi, en prenant les flux les plus simples possibles, à savoir 100 remboursé 102.50 un trimestre de 92 jours plus tard, ce qui intuitivement semble correspondre à environ 10% en taux annuel, on aura en fait sur la période, en prenant les principaux usages européens :
- 9,66% en taux au jour-le-jour du marché monétaire;
- 9,78% en taux in fine du marché monétaire;
- et 10.29% en taux actuariel. Même si, grâce à la globalisation des marchés financiers et, récemment, grâce à la création de l'Euro, il y a eu un mouvement réel de standardisation des usages locaux, le nombre de méthodes et de conventions de calcul des taux d'intérêt reste important. En France, pour les produits destinés aux particuliers, lesquels seraient perdus dans ce maquis, le législateur impose ainsi généralement l'affichage du taux actuariel.

Principaux types de taux

Un taux d'intérêt peut être :
- fixe sur toute la durée du prêt
- ou variable. Dans ce cas il est généralement indexé sur :
  - soit sur l'inflation, ce qui signifie qu'il augmente quand le taux d'inflation augmente et inversement,
  - soit sur un taux de référence du marché monétaire, par exemple l'Euribor, ou bien du marché obligataire.
- ou révisable (semi-variable) : l'indexation joue alors de façon limitée et par tranches de durée, par exemple par périodes annuelles.

Paramètres de formation des taux et organisation des marchés de taux d'intérêt

Un prêt, rappelons-le, est un contrat, qui naît donc de la volonté commune des contractants. Il peut donc s'effectuer en théorie à n'importe quel taux, même fort éloigné des taux pratiqués sur les marchés financiers, notamment entre particuliers, pourvu que les parties contractantes soient d'accord et que la législation en vigueur soit respectée, dont en France celle qui définit l'usure.

Principaux paramètres

Pour les montants importants, il existe des marchés où interviennent les banques, gestionnaires de fonds et autres institutions financières. Les taux y diffèrent selon divers critères propres aux prêteurs et à l'emprunteur, les trois principaux paramètres étant :
- la nature de l'instrument utilisé (obligation, swap, prêt bancaire, etc)
- la durée (voir courbe de taux et prime de liquidité),
- le risque de crédit. Les courbes de taux dépendent, elles :
- des anticipations des intervenants en matière de conjoncture économique et de politique monétaire;
- de l'offre et de la demande de capitaux.

Marchés directeurs

Aux États-Unis et dans la zone euro, ainsi que, dans une moindre mesure, au Japon et en Grande Bretagne, il existe en permanence deux marchés de référence des taux d'intérêt de 0 à 30, voire 50 ans, d'une très grande liquidité :
- celui des principaux emprunts d'État;
- celui des swaps contre IBOR. Pour les taux d'intérêts des autres devises, cela est un peu moins vrai. Le marché des emprunts d'État fournit la courbe des taux d'intérêt sans risque; celui des swaps, celle des taux d'intérêt interbancaires. Pour les taux à court terme, le marché directeur est celui des swaps, via les futures sur IBOR, pour ceux à moyen et long terme, c'est le marché des des emprunts d'État. Les taux des emprunts d'État se forment suivant l'offre et la demande instantanée concentrée sur les futures sur emprunts d'État, comme les contrats sur Bunds d'Eurex, qui donnent rythme et direction aux autres instruments.

Formation des prix

La valorisation d'un instrument de taux comportant un risque de crédit (prêt, obligation, etc) s'effectue en :
- actualisant l'échéancier des flux financiers de l'instrument avec les coefficients d'actualisation applicables aux emprunts d'État;
- en lui ajoutant une prime de liquidité, c'est-à-dire une estimation du coût de négociation de l'instrument;
- et enfin en ajoutant une estimation de l'espérance mathématique du risque de défaut de l'emprunteur pendant la durée du prêt. Pour l'évaluer, on procède par comparaison avec la dette ou, de plus en plus, les credit default swaps des émetteurs de même notation. Lécart de taux actuariel dont il faut décaler la courbe des taux zéro-coupon des emprunts d'État pour aboutir au prix, constaté sur le marché, d'un instrument est appelé communément spread de taux de l'instrument et sert à comparer les valeurs relatives des différents instruments de taux. Avant la généralisation de l'usage d'ordinateurs à forte puissance de calcul, on utilisait simplement l'écart entre le taux actuariel de l'instrument et celui d'un emprunt d'État de durée voisine, mais cette méthode est assez imprécise et tend progressivement à disparaître.

Processus de diffusion

D'une façon générale, et pour tous les marchés de taux dans le monde, il convient de retenir que les taux :
- se forment en premier lieu sur les instruments les plus liquides, donc généralement des futurs quand ils existent;
- et se diffusent aux autres instruments par deux processus voisins :
  - la substitution (en anglais :
switching) c'est à dire la vente par les gestionnaires de fonds d'un actif qu'ils ont en stock et l'achat d'un autre qu'ils jugent moins cher en valeur relative;
  - l'arbitrage, dont le principe est voisin, mais qui est réalisé
ex nihilo, sans stock, et pour compte propre. Par ailleurs, l'arbitrage repose, pour les obligations, sur la possibilité de les emprunter, généralement en repo. Seul un marché où le prêt/emprunt de titres est lui-même liquide sera efficient. Or près de 90% des repos ont lieu soit en dollar, soit en euro...

Volumes

Il est difficile d'avoir une idée précise des volumes négociés globalement sur les marchés de taux d'intérêt. L'étude triennale de la Banque des règlements internationaux a montré qu'en 2004, les volumes quotidiens de produits dérivés de taux d'intérêt, et uniquement eux, étaient de l'ordre de 5.500 milliards de dollars. Compte-tenu des différentes statistiques éparses dont on dispose par ailleurs, un volume global quotidien de l'ordre de 8.000 milliards de dollars semble réaliste. A titre de comparaison, les volumes quotidiens totaux du marché des changes étaient en 2004 de 1.900 milliards de dollars et ceux des marchés d'actions et d'indices boursiers d'à peine quelques centaines de milliards de dollars.

Taux d'intérêt négatifs

Contrairement à une idée reçue, les taux d'intérêt - et pas uniquement les taux d'intérêt réels, c'est-à-dire défalqués du taux de l'inflation - peuvent très bien être négatifs.
Voir l'article : Taux d'intérêt négatifs

Voir aussi

Concepts généraux


- Monnaie - Inflation - Actualisation - Taux d'intérêt réel
- Banque centrale - Politique monétaire
- Marchés financiers - Arbitrage - Point de base
- Emprunt - Usure - Placement
- Notation financière

Marché monétaire

Article principal : Marché monétaire
- Banque centrale
  - Taux directeur - Open market
  - BCE - Réserve fédérale des États-Unis
- Repo - Réméré
- Taux au jour-le-jour - Eonia - Fed Funds
- Taux in fine - Taux d'escompte
- IBOR - Libor - Euribor
- Titres de Créances Négociables (TCN)
  - BTF - BTAN- Bubill - Schatz - CT -T Bill - Mercato dei Titoli di Stato
  - Certificat de dépôt - Billet de trésorerie
- Dérivés :
  - Forward Rate Agreement - Change à terme
  - Futures
    - Eurodollar : CME - Liffe - Simex
    - Euribor : Liffe
  - Swaps

Marché obligataire

Article principal : Marché obligataire
- obligation
- Obligation à taux fixe - Obligation à taux variable
- Évaluation d'obligation - Valeur actualisée
- Obligation zéro-coupon
- Obligation convertible

Marché des emprunts d'État

Article principal : Emprunt d'État
- Concepts généraux :
  - Taux sans risque - Courbe de taux - Ted
  - Démembrement - Strip
  - Futures
  - Squeeze - Corner
- Zone Euro : OAT - TEC - OATi - BTAN - Bund - Bobl - Schatz - OLO - Mercato dei Titoli di Stato - Eurex
- États-Unis : T-Note - T-Bond - Chicago board of trade
- Japon : JGB
- Grande Bretagne : Gilt

Marché du crédit


- Notation financière
- Risque de crédit - Spread de crédit - Prime de liquidité
- Swap
- Dérivés de crédit - Credit default swap
- Titrisation

Mathématiques financières

Article principal : Mathématiques financières
- Valeur actualisée
- Coefficient d'actualisation - Taux zéro-coupon
- Taux actuariel - Duration - Sensibilité
- Courbe de taux

Produits dérivés

Article principal : Dérivé
- Taux de référence

Produits dérivés fermes


- Forward - Forward Rate Agreement - Change à terme
- Futures - LIFFE - Eurex - CBOT - CME - Simex
- Swap - Constant maturity swap
- Dérivés de crédit - Credit default swap

Produits dérivés optionnels

Article principal : Option
- Modèle de Black et Scholes - Volatilité - Lettres grecques en mathématiques financières
- Call - Put - Straddle - Strangle - Butterfly
- Swaption - Cap - Floor
- Obligation convertible

Acteurs des marchés de taux d'intérêt


- Banque
  - Banque centrale - BCE - Réserve fédérale des États-Unis
  - Banque de dépôt - Banque d'investissement - Glass-Steagall Act
    - Salomon Brothers
- Hedge fund - Long Term Capital Management

Liens externes

Les agences spécialisées (Bloomberg, Reuters, etc) ainsi que les plateformes de trading d'instrument de taux d'intérêt (MTS, Cantor Fitzgerald, etc) tirent une partie importante de leurs revenus de la vente d'informations quantitatives aux participants aux marchés financiers. L'information gratuite sur les marchés de taux est donc fort peu disponible sur internet.

Taux d'intérêt de la zone euro : relevés quotidiens à 11h, heure de Paris


- [http://www.euribor.org/html/content/euribor_data.html Euribor]
- [http://www.oenb.at/isaweb/report.do?&lang=EN&report=660 Taux actuariel des swaps, de 1 à 30 ans, contre Euribor 3 mois]
- [http://www.aft.gouv.fr/aft_fr_23/dette_etat_24/les_produits_73/oat_tec_10_173/index.html TEC10 : taux actuariel d'une OAT théorique d'échéance 10ans]

Taux d'intérêt américains


- [http://www.federalreserve.gov/releases/h15/data.htm Base de données de la Fed - Attention, conventions hétérogènes]

Catégorie:Thèmes généraux de finance

catégorie:finance


Catégorie:Taux d'intérêt

Catégorie:Finance de marché Catégorie:Finance Catégorie:Économie

Marché financier

Catégorie:Thèmes généraux de finance
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Catégorie:Marchés d'actions Catégorie:Taux d'intérêt Catégorie:Forex Catégorie:Métaux, énergie, produits agricoles Les marchés financiers, (en anglais, on dit de plus en plus : capital markets, soit marchés de capitaux, au lieu de financial markets), sont les marchés où sont effectuées les transactions sur des actifs financiers et, de plus en plus, leurs produits dérivés.

Principaux marchés

Il s'agit, par ordre de volumes négociés décroissants :
- des marchés de taux d'intérêt, c'est-à-dire les marchés de la dette, qu'il est d'usage de séparer en
  - marché monétaire pour les dettes à court terme (moins d'un, deux ou même parfois trois ans à son émission)
  - et marché obligataire pour les dettes originellement à moyen ou long terme ;
- du marché des changes, ou Forex, où l'on échange des devises les unes contre les autres ;
- des marchés d'actions, c'est-à-dire des titres de propriété des entreprises ;
- et enfin, par tradition, à la frontière avec les marchés organisés de produits de base (en anglais : commodities), les marchés de deux métaux précieux, or et argent, bien que ceux-ci soient de moins en moins monétisés et que leurs marchés soient en fait minuscules en regard de la taille désormais atteinte par les autres marchés.

Nature des transactions

Les marchés financiers sont des marchés de gros, hautement industrialisés et informatisés. Les intervenants sont des institutions financières (banques, gestions collectives, assureurs, hedge funds, etc). L'essentiel des échanges a maintenant lieu via des produits dérivés (forwards, futures, options, swaps, etc.) qui sont en forte croissance depuis le début des années 1980. Dans tous les cas, une partie des transactions a lieu
- sur des marchés organisés : marchés à terme et bourses, où les transactions sont effectuées sur des actifs standardisés et où la bourse ou le marché à terme s'interpose, comme contrepartie universelle, entre les acheteurs et les vendeurs,
- et une autre de gré à gré, directement entre institutions financières, pour les opérations plus spécifiques, discontinues ou individualisées. Le Forex est le plus interbancaire des trois grands marchés financiers et l'essentiel des transactions y a lieu de gré à gré.

Dématérialisation

Les marchés financiers sont désormais quasi-entièrement dématérialisés et électroniques. Ils prennent alors la forme de réseaux informatiques entre institutions financières. Les Bourses comme à Paris le palais Brongniart sont maintenant des bâtiments vides tandis que les sociétés qui gèrent les marchés organisés, comme Euronext, successeur de la Société des Bourses Françaises ou Deutsche Börse, successeur de la Bourse de Francfort, se considèrent dorénavant avant tout comme des prestataires de services informatiques.

Volumes

Taux d'intérêt

Il est difficile d'avoir une idée précise des volumes négociés globalement sur les marchés de taux d'intérêt. L'étude triennale de la Banque des règlements internationaux a montré qu'en 2004, les volumes quotidiens de produits dérivés de taux d'intérêt, et uniquement eux, étaient de l'ordre de 5.500 milliards de dollars. Compte-tenu des différentes statistiques éparses dont on dispose par ailleurs, un volume global quotidien de l'ordre de 8.000 milliards de dollars semble réaliste. Certes, il faut bien avoir conscience qu'on aditionne ainsi des grandeurs presque aussi hétérogènes que des choux, des carottes et des navets : 10 millions d'euros d'obligations à 30 ans représentent le même risque de taux que... 6 milliards d'euros de taux au jour-le-jour mais un risque de crédit bien moindre.

Forex

Les volumes quotidiens totaux du marché des changes étaient en 2004 de 1.900 milliards de dollars, dont 600 milliards au comptant et 1.300 milliards en produits dérivés.

Actions et indices boursiers

Les volumes quotidiens des marchés d'actions, d'indices boursiers et de leurs dérivés représentent largement moins de 500 milliards de dollars. Même si ceux-ci ont une volatilité naturelle légèrement supérieure à celle des autres marchés financiers, cela en fait tout de même un nain par rapport à eux. Mais comme ce sont les seuls qui soient en fait ouvert aux particuliers, et qui donc aient réussi à capturer l'imagination du public, leur part dans le traitement de l'information par les médias est complètement disproportionnée par rapport à leur importance économique réelle.

Les raisons de la croissance des marchés financiers

Depuis les années trente, le système financier était essentiellement bancaire. Le financement de l'économie s'effectuait quasi-uniquement via le bilan des banques. De plus, celles-ci contrôlaient souvent une partie du capital des grandes entreprises, particulièrement au Japon et en Allemagne. Les marchés financiers avaient du coup une importance très faible. Aux États-Unis, les banques de dépôt avaient même l'interdiction d'y participer depuis le Glass-Steagall Act de 1933, adopté en réaction au krach d'octobre 1929. C'est dans les années 1970 que deux nécessités et trois événements ont contribué de manière décisive à la forte croissance des marchés financiers et au basculement vers le système actuel. Il s'agit :
- de l'adoption du système des changes flottants en mars 1973 (voir : Dollar US), qui a créé la nécessité d'un marché des changes;
- des déficits budgétaires américains, qu'il fallait financer, d'où la nécessité d'un vaste marché des taux d'intérêt; ainsi que :
- du choix par les États-Unis de la retraite par capitalisation : lERISA (Employment Retirement Income Security Act) est adopté en 1974; cela crée donc une demande structurelle croissante de la part des fonds de pension en titres de placement à long terme, c'est-à-dire en obligations longues (10-30 ans) et en actions; fonds de pension
- de la suppression des commissions fixes sur les valeurs moblières aux États-Unis le (
Mayday, en anglais) 1975, qui rend possible la liquidité des marchés d'actions et, surtout, d'obligations;
- et enfin des très forts mouvements de taux d'intérêt à court terme (cf graphique ci-contre) décidés en octobre 1979 par la banque centrale américaine pour éradiquer l'inflation, qui vont créer pendant plusieurs années des mouvements désordonnés des taux d'intérêt réels et entrainer une activité considérable sur les marchés. Trois facteurs sous-tendent aujourd'hui (2005) leur développement :
- les déficits budgétaires européens et japonais, qui ont pris le relai des déficits américains et profitent des mécanismes qui s'étaient originellement crées pour financer ceux-ci;
- les besoins d'épargne-retraite de la génération nombreuse issue du baby boom;
- le fait que la mondialisation n'ait pas été accompagnée du développement de marchés bancaires et financiers régionaux, en particulier en Asie et au Proche-orient, ce qui concentre d'importantes poches d'épargne récentes (cf Chine et pays producteurs de pétrole) sur quelques devises, en particulier le dollar, et sur des marchés réputés liquides. Le passage d'un système financier international bancaire à un système de marchés financiers, qui a commencé en 1973, semble maintenant, après plus de trente ans, assez irréversible, compte-tenu de la quantité astronomique et de la complexité des risques croisés entre établissements financiers, sauf en cas d'événement politique de nature supérieure, du type guerre mondiale, ou d'explosion du système, du type crise de 1929. La liquidité et la cohérence des principaux marchés financiers sont considérés par les États - qui, rappelons-le, s'y financent - et par les banques centrales, au premier rang desquelles la banque centrale américaine, comme un bien public mondial primordial.

Principes généraux de fonctionnement

Le mécanisme sur lequel reposent les marchés est celui de la mutualisation de fait des risques : plus un marché est liquide et plus il y a d'intervenants divers, avec des vues différentes, pour essayer d'en profiter à court terme ou sur de petits écarts, et donc mieux sont absorbés les chocs importants. Arbitrage et spéculation permettent tendentiellement de réduire le risque global et, en augmentant la volatilité à très court terme, permettent en fait :
- de réduire la volatilité à moyen terme
- et de donner un caractère continu et oscillatoire aux marchés, plutôt que des grandes ruptures univoques. La permanence de la liquidité sur les marchés génériques les plus importants permet l'émergence, quasiment en permanence, de nombreux nouveaux instruments peu liquides mais spécifiques à certains besoins. Ce type de fonctionnement s'interrompt pour de brèves périodes d'ajustement, certes généralement écartées de plusieurs années mais néanmoins dangereuses, marquées par une instabilité intense, la non-applicabilité des modèles mathématiques habituels et, dans les cas les plus graves, l'apparition d'un risque systémique causé de manière endogène. Ces crises sont amenées par la nature partiellement autoréférentielle des processus de formation des prix et obéissent dans leur développement à des lois mathématiques bien différentes de celles utilisées dans la plupart des modèles de mathématiques financières, qui sont généralement basés sur la loi normale et sont bien adaptés à des périodes de calme relatif ou d'agitation moyenne, mais pas à de tels emballements. Deux crises à développement endogène ont été particulièrement importantes depuis 1973 :
- le krach d'octobre 1987, qui fut un krach à la fois des marchés de taux et des marchés d'actions ;
- la quasi-faillite du hedge fund Long Term Capital Management en septembre 1998. Toutes les deux ont causé des tensions extrêmes dans les relations entre les différents instruments financiers, susceptibles d'amener rapidement un éclatement du système financier international, et ont été résolues par une intervention vigoureuse de la banque centrale américaine, la Réserve fédérale des États-Unis. D'autres crises graves ont été provoquées par des événements extérieurs, à commencer par les attentats du 11 septembre 2001, où le système des paiements interbancaires américains a été en partie détruit physiquement, mais leur nature exogène les rendait en fait plus classiques et donc plus faciles à résoudre.
Voir : Crises monétaires et financières et Mathématiques financières

Voir aussi


- Réglementation et contrôle des marchés financiers
- Taux d'intérêt
- Forex
- Marchés d'actions


Action


- Sens généraux :
  - L'action, en philosophie.
  - L'action, en physique.
  - Une action de société.
- Au sens juridique :
  - une action civile, action ouverte à la partie lésée pour obtenir réparation ;
  - une action directe, action exercée par un créancier contre son débiteur ;
  - une action d'état, action civile portant sur l'état civil d'une personne ;
  - une action oblique, action indirecte exercée par un créancier à la place de débiteur ;
  - une action paulienne, action d'un créancier pour demander l'annulation d'un acte d'appauvrissement effectué par son débiteur ;
  - une action réelle ;
  - une action publique, action en justice effectuée par le Ministère public.
- Autres acceptions :
  - L'action du manche d'un instrument à cordes.
  - Action directe, un groupe armé.
  - Action, une chaîne de télévision thématique française.
  - Action, un comics anglais controversé des années 70.
  - Action Comics, un comics états-unien consacré à Superman.
  - Action directe, une pratique politique refusant toute légitimité à une autorité. simple:Action

Marché obligataire

Le marché obligataire est la partie à moyen et long terme du marché des taux d'intérêt, plus grand marché de capitaux du monde.

Produits traités

marché de capitaux] S'y échangent :
- avant tout des produits dérivés :
  - futures sur emprunts d'Etat, qui en sont le marché directeur;
  - swaps de taux d'intérêt;
  - des credit default swaps et autres dérivés de crédit;
  - etc.
- ainsi que des obligations :
  - soit sans risque, c'est-à-dire émises par les États des principaux pays développés, essentiellement dans leur propre devise, auquel cas ils sont appelés emprunts d'Etat; ce sont les plus liquides et ils représentent l'essentiel des transactions d'obligations;
  - soit comportant un risque de crédit raisonnable, c'est-à-dire émises par des Etats moyennement développés, voire développés mais très endettés, ou bien des organismes publics, collectivités locales, et entreprises des principales économies, bénéficiant d'une notation financière convenable de la part des agences (Standard and Poor's, Moody's, Fitch Ratings, etc) spécialisées, ou bien encore généralement les obligations résultant d'opérations de titrisation. Si le risque de crédit est très faible et la notation très bonne, on les désigne en anglais par l'expression high grade.
  - soit comportant un fort risque de crédit, émises par des Etats ou d'autres entités de pays émergents ou bien par des entreprises bénéficiant d'une faible notation. En anglais, on les désigne par l'expression high yield, c'est-à-dire haut rendement, ou encore junk bonds: ces obligations sont émises par des entreprises bénéficiant d'une notation très faible, en général inférieure a BBB- (Standard and Poor's, Fitch) ou Baa3 (Moody's). Tout investissement dans ces obligations est alors qualifié de "spéculatif".

Distinction marché primaire, marché secondaire

Pour les obligations (comme c'est le cas aussi pour les actions) :
- l'expression marché primaire désigne les émissions de nouvelles obligations, dont le placement auprès des investisseurs institutionnels et, éventuellement, particuliers, est assuré, généralement en prise ferme par un groupe de banques d'investissement choisies par l'émetteur.
- l'expression marché secondaire désigne les transactions sur les obligations déjà émises.

Marché directeur

Aux États-Unis et dans la zone euro, ainsi que, dans une moindre mesure, au Japon et en Grande Bretagne, il existe en permanence deux marchés de référence des taux d'intérêt de 0 à 30, voire 50 ans, d'une très grande liquidité :
- celui des principaux emprunts d'Etat;
- celui des swaps contre IBOR. Pour les taux d'intérêts des autres devises, cela est un peu moins vrai. Le marché des emprunts d'Etat fournit les taux d'intérêt sans risque; celui des swaps les taux d'intérêt interbancaires. Les taux des emprunts d'Etat à taux fixe se forment suivant l'offre et la demande instantanée sur les futures :
- pour la zone euro, sur les contrats à terme sur emprunts d'Etat allemand (Bund et Bobl, essentiellement);
- aux États-Unis, sur les contrats à terme du CBOT portant sur T-Notes. Ces futures sont les véritables marchés directeurs des taux d'intérêt à moyen et long terme. Ils donnent des points d'ancrage aux courbes des taux.

Formation des prix des obligations

La valorisation d'un instrument à taux fixe comportant un risque de crédit (prêt, obligation, etc) s'effectue théoriquement en :
- actualisant l'échéancier des flux financiers de l'instrument avec les coefficients d'actualisation applicables aux emprunts d'Etat;
- en lui ajoutant une prime de liquidité, c'est-à-dire une estimation du coût de négociation de l'instrument;
- et enfin en ajoutant une estmation de l'espérance mathématique du risque de défaut de l'emprunteur pendant la durée du prêt. En pratique, la modélisation des risques de crédit posés par les entreprise étant compliquée et malaisée, prime de liquidité et espérance mathématique du risque de défaut sont souvent remplacés dans l'esprit des opérateurs par une valeur globale, dite credit spread en anglais et ... spread de crédit en franglais des marchés de capitaux. Celui-ci s'établit avant tout par comparaison avec la manière dont des dettes comparables sont déjà évaluées par le marché.

Voir aussi

L'expression marché monétaire désigne la partie à court terme des marchés de taux d'intérêt, c'est-à-dire, suivant les banques, moins de un à deux ans. Parmi les produits à la lisière des deux parties, on trouve :
- les repos, opérations de refinancement à court terme de titres (obligations et autres) qui sont généralement, eux, à long terme;
- ainsi que les futures sur IBOR :
  - les contrats sur Euribor du LIFFE,
  - les contrats dits Eurodollar sur Libor cotés suivant la tranche horaire, sur le CME à Chicago, le LIFFE à Londres ou le Simex à Singapour,
  - etc. Marche obligataire Catégorie:Taux d'intérêt

Emprunt

Les capitaux d'emprunt sont des ressources apportées par des prêteurs (le plus souvent des banques) à un particulier ou une entreprise qui s'engage à verser des sommes de remboursement et de rémunération indépendantes de l'évolution des revenus ou de l'exploitation. Le terme d'emprunt est donc synonyme de prêt pour celui qui fournit l'argent. Pour le prêteur, c'est une créance ou un crédit, pour l'emprunteur, c'est une dette.

Caractéristiques


- L'amortissement est le remboursement du capital sans prendre en compte les charges d'intérêt.

- L'intérêt est la rémunération pour le prêteur.
- L'annuité (ou la mensualité, trimestrialité, etc.) est la somme décaissée périodiquement pour le remboursement et la charge d'intérêt.
:Annuité = amortissement annuel du capital + intérêts sur l'année

Types de remboursement

Il y a trois formules : remboursement in fine, amortissement constant (même portion de capital remboursée chaque année) ou annuité constante (même annuité chaque année)

Le crédit in fine

L'intérêt se règle avec les premières annuités. Le capital est remboursé soit en une fois après le paiement des intérêts, soit avec les annuités suivantes. Cette disposition possède un intérêt quand le remboursement des intérêts est déductible plus fortement les premières années, par exemple pour un investissement immobilier dans le cadre de la loi de Robien.

L'emprunt à amortissement constant

L'amortissement chaque année est constant. L'annuité et la charge d'intérêt décroissent.

L'emprunt indivis - annuité constante

Un emprunt indivis est un emprunt effectué auprès d'un unique préteur. Le remboursement suit des modalités d'amortissement stipulées dans le contrat. Parmi plusieurs modalités, on trouve le remboursement par annuité constante: Calcul de l'annuité : A=\frac Avec A l'annuité, K le capital prêté, i le taux d'intérêt, n le nombre total d'annuités.

Critères d'endettement des entreprises


- La capacité d'endettement.
- Le ratio de structure financière. :Pour juger de l'endettement d'une société, les banques se basent souvent sur le ratio Dettes/Capitaux propres (D/CP) de l'entreprise. Le niveau acceptable de D/CP d'une entreprise varie en fonction de la rentabilité de son activité. :Pour illustrer, un ratio de 1 sera jugé important dans un secteur d'activité peu rentable mais faible dans un secteur d'activité très rentable. En effet, la rentabilité du secteur d'activité agit directement sur la capacité de l'entreprise à rembourser sa dette. Il ne faut pas perdre de vue que le niveau de dette de l'entreprise influence directement le niveau de charges financières qu'elle supporte par l'entreprise.
- Le ratio d'autonomie financière.

Thèmes connexes

Comme on peut le voir, le dicton « on ne prête qu'aux riches » est ici respecté. Plus une entreprise va mal, plus elle aura du mal à trouver des fonds. C'est donc un des rôles primordiaux du management de l'entreprise d'entretenir le caractère « attractif » de leur société auprès des agents à capacité de financement.

Garanties

Les garanties sont « personnelles » comme le cautionnement ou « réelles », c'est-à-dire liées sur une valeur comme une hypothèque sur un immeuble, des obligations, des warrants ou des créances (escompte).

Voir aussi

crédit, types de crédits bancaires, ratio financier, plan de remboursement

Sites externes


- http://www.cbanque.com, téléchargement de tableaux Excel et OpenOffice gratuits pour simuler des remboursements et calculer les échéances, les taux d'intérêt, etc. Calculs simples (échéances constantes) ou complexes (remboursement d'emprunt par anticipation, report d'échéance, agrégation de plusieurs emprunts). Catégorie:Banque Catégorie:Management ja:融資

Compte d'épargne

Catégorie:Banque Un compte d'épargne (parfois appelé compte-livret, vu qu'il était, et est encore dans certains établissements ou pays, matérialisé par un livret détenu par l'épargnant où sont notés les dépôts, retraits et soldes) est un dépôt d'argent à vue dans une banque, ou un organisme assimilé (caisse d'épargne), rapportant un intérêt (généralement annuel) et ne permettant généralement pas d'être utilisé pour faire directement des paiements. On peut aussi le définir par ses différences :
- par rapport à un compte courant, support de moyens de paiement (chèques, cartes, virements) et ne rapportant généralement pas d'intérêt.
- par rapport à deux autres types d'épargne, le compte à terme et le plan d'épargne, mais qui comportent une échéance, avec une pénalité en cas de retrait anticipé Types
- défiscalisé mais obéissant à certaines exigences, notamment un certain montant plafond de versement ou d'encours (= de solde): livret A, codevi, compte d'épargne logement(CEL)...
- ordinaire (fiscalisé): compte d'épargne bancaire Voir à ce sujet les types de dépôts bancaires

Taux au jour-le-jour

catégorie:finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt Sur le marché monétaire, l'expression taux au jour-le-jour, souvent abrégée en TJJ, désigne un taux d'intérêt in fine applicable d'un jour ouvré au suivant. Il s'agit de la capitalisation avec le rythme le plus élevé qu'on trouve sur les marchés financiers : environ 320 fois par an.

Les différents TJJ

On distingue :
- lOvernight, noté O/N, c'est-à-dire entre aujourd'hui et demain ouvré;
- le
Tom Next (abréviation de Tomorrow Next) ou Tom, noté T/N, c'est-à-dire entre demain ouvré et après-demain ouvré;
- le
Spot Next, noté S/N, c'est-à-dire entre après-demain ouvré et le jour ouvré suivant. Par ailleurs, sur un même marché, il y aura différents TJJ traités entre les mêmes dates, suivant :
- si le prêt est en blanc (en anglais :
unsecured)
- ou gagé (voir : repo)
  - par des emprunts d'Etat;
  - ou par d'autres titres;
- suivant l'identité et la nature juridique du prêteur;
- suivant celles de l'emprunteur;
- etc.

Marchés monétaires domestiques et marchés des dépôts en devises

LOvernight
est le taux directeur des marchés monétaires domestiques. En revanche, il n'est que très peu pratiqué sur les marchés des dépôts en devises, où le marché directeur est le Tom Next. Cela s'explique par des raisons pratiques de délai de transmission des instructions à la banque correspondante qui tient le compte en devise dans le pays d'origine de celle-ci (ou, pour l'euro, un de ses pays d'origine). Il y a, par conséquent, un divorce de fait entre marchés monétaires domestiques et marchés des dépôts en devises, qui auront donc structurellement un jour d'écart et ne convergent donc pas nécessairement. Cela a des incidences non négligeables sur la valorisation du change à terme.

Conventions de calcul

En Europe Continentale et aux États-Unis, ce taux est calculé sur une base annuelle de 360 jours. En Grande Bretagne et dans certains pays du Commonwealth, il l'est généralement sur une base annuelle de 365 jours.

Swaps contre TJJ et repos à taux variable

Il existe des marchés de swaps contre des fixings de TJJ domestiques réalisés et publiés par une banque centrale ou une autorité indépendante, comme la Fédération Bancaire Européenne. Ils sont connus sous l'appellation d'OIS, de l'anglais Overnight Indexed Swaps. Dans la zone euro, le taux de référence est l'Eonia, aux États-Unis celui des Fed Funds. Il existe aussi des repos (appelés aussi pensions livrées) à taux variable indexés sur l'Eonia.

Historique et particularités françaises

Avant l'union monétaire de 1999, le marché monétaire français reposait sur le TMP (Taux Moyen Pondéré) quotidien des prêts interbancaires au jour-le-jour publié par la Banque de France. En France, l'immense majorité des pensions livrées avaient lieu à taux variable, indexé sur ce TMP. Il existait un marché très actif des swaps (dits contre TAM ou T4M, suivant les modes de composition du TJJ) indexés sur cet indice, allant jusqu'au 15 ans, qui représentait l'essentiel des transactions domestiques interbancaires de swaps de taux d'intérêt. Il s'agissait là d'une organisation très rationelle du marché, spécifiquement française, qui permettait à une économie de taille moyenne, comme l'était l'économie française, de disposer d'un marché monétaire de facto plus profond que, par exemple, le marché monétaire allemand. La création de l'Euro a fait disparaître le besoin de cette organisation.

Voir aussi


- Eonia
- Fed Funds
- LIBOR

Taux in fine

Catégorie:Taux d'intérêt Taux d'intérêt utilisé par défaut sur le marché monétaire. En anglais, on dit : money market rate. Il s'agit d'une convention élémentaire de calcul désignant la relation unissant deux flux financiers et deux seulement. In fine indique que les intérêts sont versés en fin de période, par opposition à un taux d'escompte (anglais : discount rate) qui indique des intérêts, calculés suivant une méthode voisine mais venant en diminution du premier flux.

Calcul

Avec les notations suivantes :
- T : taux in fine
- FF : flux final à la date DF
- FI : flux initial à la date DI
- NJA le nombre de jours de l'année servant comme base de calcul. Sur les marchés monétaires d'Europe Continentale et des États-Unis, on effectue les calculs avec NJA = 360 jours, tandis qu'en Grande-Bretagne et dans les pays du Commonwealth on utilise généralement NJA = 365 jours. on a : FF = FI . ( 1 + T.(DF - DI)/NJA )

Taux actuariel

Le taux actuariel d'un ensemble de flux financiers, comme un emprunt bancaire ou obligataire ou encore d'un placement est son taux calculé selon le modèle actuariel, lequel est une simplification du processus d'actualisation. Ce processus consiste à ramener des flux financiers non directement comparables, car se produisant à des dates différentes, à une même base, en :
- calculant la valeur actualisée VA(F_) de chaque flux futur F_, positif ou négatif, de remboursement, de paiement d'intérêt ou autre
VA(F_) = F_ . (1+Z_)^

- F_ est le montant du flux à l'époque où il sera disponible
- Z_ est le taux d'actualisation applicable de la date d'actualisation à la date du flux F_
- Xi est le temps, exprimé en nombre d'années, de la date d'actualisation à la date du flux F_.
- puis additionnant tous les VA(F_) obtenus,
VA = \sum_VA(F_)
ce qui donne la valeur actualisée. Celle-ci est alors directement comparable à la valeur comptable ou de marché à cette date, de l'emprunt, du prêt, de l'obligation ou du placement (après prise en compte des frais annexes éventuels). On voit tout de suite la difficulté inhérente à ce processus : déterminer les taux Z_, qui sont connus sous le nom de taux zéro-coupons. Jusqu'aux années 1980, le manque de liquidité des marchés financiers et l'absence d'arbitrage entre instruments qui en découlait, rendait la détermination des courbes de taux zéro-coupons hasardeuse et conduisait à n'utiliser en pratique qu'une version primitive du processus, le modèle actuariel, qui remplace tous les Z_ par un seul taux T, sorte de taux moyen pondéré d'actualisation, le taux actuariel, généralement obtenu par tatonnements.
VA = \sum_F_ . (1+T)^

- Soit on cherche à déterminer VA et l'on doit alors estimer T par rapport à des grandeurs exogènes ( taux constatés sur le marché monétaire ou obligataire, taux d'inflation, rentabilité annuelle exigée, etc).
- Soit la valeur présente VA est connue, par exemple le prix de marché de l'obligation, et l'on doit alors résoudre l'équation polynomiale ci-dessus pour déterminer le taux actuariel T, grâce à des processus itératifs, comme la dichotomie ou, plus rapide et plus efficace, la méthode de Newton. L'inconvénient principal du modèle actuariel, qui applique le même taux d'actualisation à tous les flux, aux plus proches dans le temps comme à ceux les plus éloignés, est qu'il ne correspond véritablement à la réalité que dans le cas fort rare où l'on a affaire à une courbe de taux plate. Dans tous les autres cas, il amène des distorsions de valorisation. Insuffisant pour les professionnels des marchés financiers, il couvre néanmoins largement les besoins des particuliers et des PME, dans la mesure où les inexactitudes qu'il génère sont du même ordre que leurs frais d'interventions sur lesdits marchés. En France, pour les produits financiers destinés au public, prêts ou emprunts, le législateur a ainsi rendu généralement obligatoire l'affichage du taux actuariel. catégorie:banque catégorie:finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt catégorie:thèmes généraux de finance catégorie:mathématiques financières

Indexation

Catégorie:Sciences de l'information et des bibliothèques

En bibliographie

L'indexation d'un texte consiste à repérer dans celui-ci certains mots ou expressions particulièrement significatifs (appelés termes) dans un contexte donné, et à créer un lien entre ces termes et le texte original. Par exemple, les pages d'index d'un livre reprennent (parfois) les termes significatifs apparaissant dans le livre, et les relient aux pages du livre où ces termes (ou leurs synonymes) apparaissent. Ceci facilite pour le lecteur la localisation des pages ou sections où l'on mentionne un sujet particulier. De même, la table des matières d'un livre est une forme (assez grossière) d'indexation. Pour donner un exemple concret, cette page-même de Wikipedia est indexée par le terme « Indexation », ce qui vous a sans doute permis de la trouver sans lire auparavant toutes les pages de « A » à « I ». D'autre part, on peut indexer des objets qui ne soient pas nécessairement du texte : un catalogue de musée indexe les objets du musée, et pourrait comprendre un index de termes reliés à ces objets. L'indexation peut être manuelle (faite par un humain), automatique (créée par un programme informatique), ou à divers degrés intermédiaires « assistée » ou semi-automatique (par exemple créée par un humain assisté d'un programme proposant des termes). L'indexation manuelle d'informations est généralement coûteuse : pour indexer correctement un texte scientifique d'un certain niveau, il faut faire intervenir des personnes qui soient elles-mêmes capables de comprendre le contenu du texte, ce qui impose un coût non négligeable. Bien que l'indexation se base sur des techniques relativement établies, il peut y avoir plusieurs indexations différentes d'un même texte, aussi valables les unes que les autres, en fonction de l'usage qui doit en être fait et du public auquel elles s'adressent. À titre d'exemple, imaginez un texte qui soit une description de jardins choisis en Angleterre ; son indexation sera très différente selon que le public sera constitué de jardiniers, de touristes, ou de géomètres. Un des grands problèmes de notre société de l'information est la croissance exponentielle de la quantité d'information brute, sans que pour autant il existe de procédés vraiment correspondants pour permettre une indexation correcte de cette information qui permettrait d'en tirer le meilleur parti. Termes associés : indexer, index, thésaurus, mot-clé, sommaire, synonyme

En économie et finance

L'indexation est l'ajustement d'une valeur sur un indice (indice d'inflation, indice boursier) ou un taux de référence.



Marché obligataire

Le marché obligataire est la partie à moyen et long terme du marché des taux d'intérêt, plus grand marché de capitaux du monde.

Produits traités

marché de capitaux] S'y échangent :
- avant tout des produits dérivés :
  - futures sur emprunts d'Etat, qui en sont le marché directeur;
  - swaps de taux d'intérêt;
  - des credit default swaps et autres dérivés de crédit;
  - etc.
- ainsi que des obligations :
  - soit sans risque, c'est-à-dire émises par les États des principaux pays développés, essentiellement dans leur propre devise, auquel cas ils sont appelés emprunts d'Etat; ce sont les plus liquides et ils représentent l'essentiel des transactions d'obligations;
  - soit comportant un risque de crédit raisonnable, c'est-à-dire émises par des Etats moyennement développés, voire développés mais très endettés, ou bien des organismes publics, collectivités locales, et entreprises des principales économies, bénéficiant d'une notation financière convenable de la part des agences (Standard and Poor's, Moody's, Fitch Ratings, etc) spécialisées, ou bien encore généralement les obligations résultant d'opérations de titrisation. Si le risque de crédit est très faible et la notation très bonne, on les désigne en anglais par l'expression high grade.
  - soit comportant un fort risque de crédit, émises par des Etats ou d'autres entités de pays émergents ou bien par des entreprises bénéficiant d'une faible notation. En anglais, on les désigne par l'expression high yield, c'est-à-dire haut rendement, ou encore junk bonds: ces obligations sont émises par des entreprises bénéficiant d'une notation très faible, en général inférieure a BBB- (Standard and Poor's, Fitch) ou Baa3 (Moody's). Tout investissement dans ces obligations est alors qualifié de "spéculatif".

Distinction marché primaire, marché secondaire

Pour les obligations (comme c'est le cas aussi pour les actions) :
- l'expression marché primaire désigne les émissions de nouvelles obligations, dont le placement auprès des investisseurs institutionnels et, éventuellement, particuliers, est assuré, généralement en prise ferme par un groupe de banques d'investissement choisies par l'émetteur.
- l'expression marché secondaire désigne les transactions sur les obligations déjà émises.

Marché directeur

Aux États-Unis et dans la zone euro, ainsi que, dans une moindre mesure, au Japon et en Grande Bretagne, il existe en permanence deux marchés de référence des taux d'intérêt de 0 à 30, voire 50 ans, d'une très grande liquidité :
- celui des principaux emprunts d'Etat;
- celui des swaps contre IBOR. Pour les taux d'intérêts des autres devises, cela est un peu moins vrai. Le marché des emprunts d'Etat fournit les taux d'intérêt sans risque; celui des swaps les taux d'intérêt interbancaires. Les taux des emprunts d'Etat à taux fixe se forment suivant l'offre et la demande instantanée sur les futures :
- pour la zone euro, sur les contrats à terme sur emprunts d'Etat allemand (Bund et Bobl, essentiellement);
- aux États-Unis, sur les contrats à terme du CBOT portant sur T-Notes. Ces futures sont les véritables marchés directeurs des taux d'intérêt à moyen et long terme. Ils donnent des points d'ancrage aux courbes des taux.

Formation des prix des obligations

La valorisation d'un instrument à taux fixe comportant un risque de crédit (prêt, obligation, etc) s'effectue théoriquement en :
- actualisant l'échéancier des flux financiers de l'instrument avec les coefficients d'actualisation applicables aux emprunts d'Etat;
- en lui ajoutant une prime de liquidité, c'est-à-dire une estimation du coût de négociation de l'instrument;
- et enfin en ajoutant une estmation de l'espérance mathématique du risque de défaut de l'emprunteur pendant la durée du prêt. En pratique, la modélisation des risques de crédit posés par les entreprise étant compliquée et malaisée, prime de liquidité et espérance mathématique du risque de défaut sont souvent remplacés dans l'esprit des opérateurs par une valeur globale, dite credit spread en anglais et ... spread de crédit en franglais des marchés de capitaux. Celui-ci s'établit avant tout par comparaison avec la manière dont des dettes comparables sont déjà évaluées par le marché.

Voir aussi

L'expression marché monétaire désigne la partie à court terme des marchés de taux d'intérêt, c'est-à-dire, suivant les banques, moins de un à deux ans. Parmi les produits à la lisière des deux parties, on trouve :
- les repos, opérations de refinancement à court terme de titres (obligations et autres) qui sont généralement, eux, à long terme;
- ainsi que les futures sur IBOR :
  - les contrats sur Euribor du LIFFE,
  - les contrats dits Eurodollar sur Libor cotés suivant la tranche horaire, sur le CME à Chicago, le LIFFE à Londres ou le Simex à Singapour,
  - etc. Marche obligataire Catégorie:Taux d'intérêt

Usure (finance)

En France, dans le but de protéger les particuliers et, également, les entreprises, le législateur (Article L 313-3 du Code Monétaire et Financier) a défini un taux de l'usure, c'est à dire un taux maximal, pouvant s'appliquer à un certain nombre d'opérations de prêt. Il est fixé à 133% du taux effectif moyen pratiqué au cours du trimestre précédent par les établissements de crédit pour des opérations de même nature comportant des risques analogues. Publié trimestriellement par la Banque de France, il comprend plus d'une dizaine de catégories d'opérations et concerne la plupart des prêts aux entreprises, ainsi que quasiment tous les prêts aux particuliers : prêts immobiliers, découverts en compte, prêts à la consommation, etc. Ces définitions nombreuses ont remplacé l'ancienne définition unique et générale ("deux fois le TMO du mois précédent") qui avait failli provoquer un casse-tête juridique lors des crises monétaires des années 1990. [http://www.banque-france.fr/fr/poli_mone/taux/credit/usure.htm Site de la Banque de France] catégorie:thèmes généraux de finance Catégorie:Taux d'intérêt

Obligation (finance)

Une obligation (en anglais : bond) fait partie des valeurs mobilières et elle fait donc à ce titre l'objet d'une cotation sur une bourse. Ce titre de créance, cessible, qui peut être originellement émis à court, moyen ou long terme, voire sans date d'échéance (obligations perpétuelles) est - au même titre qu'un emprunt - un contrat entre l'émetteur et les détenteurs successifs du titre, dont les deux éléments principaux sont l' échéancier des flux financiers et leur mode de calcul.

Exemple

L'Obligation assimilable du Trésor 4.75% 25/4/2035, dont la détention unitaire (on dit aussi : valeur nominale) est d'un euro, est un contrat par lequel la République Française s'engage à verser au détenteur dudit contrat :
- chaque année le 25 avril 0,04755 euro, entre maintenant et le 25 avril 2035 inclus,
- plus 1,00 euro le 25 avril 2035. Le prix auquel ce contrat se négocie actuellement est la valeur actuelle de l'obligation. Une deuxième façon de présenter les choses est de dire que le détenteur de l'obligation :
- prête à la République Française (qui, donc, la lui emprunte)
- la valeur actuelle (le prix) de l'obligation, pour la valeur nominale de un euro,
- qui lui sera remboursée à 100% (de la valeur nominale) le 25 avril 2035
- et donnera lieu à un paiement d'intérêt annuel de 4,75% (de la valeur nominale) chaque 25 avril entre maintenant et 2035 inclus.

Émetteurs

Une obligation peut être émise par :
- un État dans sa propre devise - on parle alors d'emprunt d'État;
- un État dans une autre devise que la sienne - on parle alors d' obligation souveraine;
- une entreprise du secteur public, un organisme public, une collectivité locale - on parle alors d'obligation du secteur public;
- une entreprise privée, une association, ou tout autre personne morale, dont les Fonds communs de créances, et on parle alors d'obligation du secteur privé.

Transactions et détention

La détention des obligations par les particuliers est devenue essentiellement indirecte : elle s'effectue très largement via les OPCVM et les contrats d'assurance-vie. Néanmoins, les obligations peuvent toujours théoriquement être détenues directement par les particuliers et font donc règlementairement l'objet d'une cotation officielle - quoique souvent sans transactions, donc fictive, ou théorique - sur une bourse. La quasi-totalité, en volume, des transactions s'effectuent de gré à gré, hors bourse, entre institutions financières : banques d'investissement, assureurs, gestionnaires d'OPCVM, banques de dépôt, etc. Les volumes échangés sont considérables, plusieurs milliers de milliards d'euros chaque jour, particulièrement en emprunts d'État et produits dérivés de ceux-ci, qui constituent le marché directeur des taux d'intérêt à moyen et long terme. Les titres de créance négociables sont des instruments très proches des obligations mais qui, eux, ne sont pas destinés à être détenus en direct par des particuliers, seulement par des gestionnaires d' OPCVM et autres professionnels des marchés financiers. Leur règlementation est donc légèrement différente.

Valeur actuelle

Articles détaillés : Actualisation, Coefficient d'actualisation, Taux actuariel, Taux zéro-coupon, Courbe de taux, Spread de crédit et l'article général Taux d'intérêt Une obligation est un ensemble de flux décalés dans le temps. Ces flux ne sont donc pas directement comparables entre eux. Un euro à une date d_\,\! n'a pas la même valeur que le même euro à une date d_\,\!, ne serait-ce qu'à cause de l'inflation. Notons
F(d_)\,\! avec \,\!
l'ensemble des flux tombant aux dates d_\,\! et constituant l'obligation. Pour ramener ces flux à une base commune, à leur équivalent à une date unique d_\,\!, on les multiplie chacun par leur coefficient d'actualisation CA(d_)\,\!. Ce coefficient d'actualisation est obtenu par calcul à partir du taux d'intérêt qu'on choisit d'appliquer à cette obligation particulière pour actualiser entre les dates d_\,\! et d_\,\!. La valeur actuelle (le terme correct est plutôt valeur actualisée mais valeur actuelle est l'expression usuelle) de l'obligation est donc la somme des valeurs actuelles de chacun des flux :
VA(d_) = \sum_CA(d_).F(d_)\,\!
Il existe une formule simplifiée de l'actualisation, avec un seul taux, le taux actuariel, qui bien qu'imprécise, est très utilisée et sert dans une première approximation.

Flux

Il convient de s'assurer des caractéristiques exactes d'une obligation inconnue, qui figurent dans son prospectus d'émission (on dit aussi : contrat d'émission), avant d'effectuer toute transaction dessus, tant ces caractéristiques peuvent être diverses.

Principaux paramètres

Les flux d'une obligation sont définis par :
- la devise dans laquelle elle est émise;
- la valeur nominale de l'obligation, appelée le pair;
- sa date d' échéance (aussi appelée maturité);
- le mode de remboursement (on dit aussi «d'amortissement ») :
  - en une seule fois à l'échéance (in fine)
  - ou par tranches,
  - ou encore jamais (obligations perpétuelles);
- le prix de remboursement, c'est-à-dire le montant, en pourcentage du pair, qui sera remboursé à l'échéance;
- le taux d'intérêt de l'obligation et le mode de calcul de celui-ci;
- la périodicité (souvent annuelle) des versements d'intérêt, appelés coupons.

Taux fixe, variable ou nul

Le taux d'intérêt peut être :
- fixe - Voir l'article principal : Obligation à taux fixe
- ou variable (voire «révisable») - Voir l'article principal Obligation à taux variable
- ou encore nul - Voir l'article principal Obligation zéro-coupon.

Options éventuelles

De plus, certaines obligations sont dotées d' options, comme par exemple le remboursement anticipé à certaines dates au gré de l'émetteur (en anglais : callable bonds) ou au contraire de prorogation à l'échéance, ou encore d'échange contre un autre titre, avec ou sans bon de souscription séparé. Certaines sont dotées d'une option d' échange contre des actions - Voir l'article principal : Obligation convertible.

Cas général

La plupart des obligations sont des obligations annuelles classiques (qu'on appelle en anglais : plain vanilla bonds, « obligations à la vanille »), c'est-à-dire :
- remboursées
  - in fine (en anglais, on parle de bullet bonds)
  - au pair
- payant un taux fixe, dit « taux nominal »
- via un coupon annuel. Exemple : l'Obligation assimilable du Trésor 4.75% 25/4/2035, déjà prise pour exemple ci-dessus en introduction, est une obligation classique à taux fixe d'échéance 25/4/2035 et de taux nominal 4.75%.

Cours et Coupon Couru

Obligation assimilable du Trésor Voir article principal : Coupon couru. Il est d'usage de séparer arbitrairement la valeur actuelle d'une obligation en :
- cours, dit également cours pied de coupon, exprimé en % du nominal;
- coupon couru, exprimé également en % du nominal, généralement avec trois décimales. Cette habitude vient d'une époque - le - où ni les ordinateurs ni les calculettes n'existaient. Il était donc important de pouvoir afficher un prix apparent des obligations (le cours) permettant de les comparer entre elles sans avoir à faire des calculs complexes. Le développement des moyens de calcul électroniques a rendu cela moins nécessaire, mais l'usage est resté. En effet, comme on peut le constater sur le graphique ci-contre, plus on se rapproche d'une date de versement de coupon, et plus le prix de l'obligation (ligne bleue), mécaniquement, intègre le montant dudit coupon. Il le reperd, tout-aussi mécaniquement, mais brusquement, une fois ledit coupon versé. En soustrayant, pro-rata temporis, du prix d'une obligation l'effet du prochain coupon, le « coupon couru », on obtient une courbe (en rouge, sur le graphique) beaucoup plus régulière et facile à interpoler dans le temps : le « cours ».

Risque de crédit et prime de liquidité

Voir les articles principaux : Spread de crédit, Risque de crédit, Prime de liquidité et Notation financière En cas de défaut de l'émetteur (faillite, dépôt de bilan, etc) le détenteur d'une obligation supporte le risque de ne pas retrouver son capital (ex : Enron, Worldcom, Parmalat, ...). Certes, le risque inhérent à une obligation est plus faible que celui présenté par une action, du fait que les détenteurs d'obligations occupent un rang beaucoup plus élevé dans l'ordre des créanciers que les détenteurs d'actions. Néanmoins, il est important et n'est jamais nul. action] Si les seul crédits qui soient réellement sans risque sont... ceux qui ont été remboursés, il existe une bonne approximation d'un crédit à la fois sans risque et non-encore échu. Elle est constituée par les emprunts d'État les plus liquides émis par les moins endettés des grands pays développés, c'est-à-dire des obligations
- négociables à tout moment pour des quantités importantes
- et émises dans la devise où l'émetteur dispose à la fois
  - de bonnes capacités d'endettement supplémentaire
  - et de la pleine puissance fiscale. Les taux dérivés de ces emprunts correspondent donc, pour chaque devise où ils existent, aux taux sans risque. Les autres obligations, moins liquides, comportent un risque, dont la mesure par le marché obligataire est donnée par la différence de taux entre leur taux de rendement et les taux sans risque. Cet écart de taux, ou spread de crédit, correspond en théorie à la somme :
- d'une prime de liquidité, c'est--à dire le côut de négociation de l'obligation
- et, surtout, de l'espérance mathématique du risque de défaut de l'émetteur multipliée par le taux de recouvrement des créances attendu en cas de défaut. Les obligations font souvent - bien que cela ne soit pas obligatoire - l'objet d'une notation financière qui permet normalement de mieux évaluer le risque de crédit présenté par le titre.

Cours des obligations et taux d'intérêt

Voir articles principaux : Courbe de taux et Spread de crédit Comme on l'a vu, une obligation est un emprunt qui sert un taux d'intérêt, exprimé sous forme d'une séquence de coupons sur une période donnée, puis d'un remboursement final, le plus souvent à la valeur nominale. Pour évaluer une obligation, on calcule la valeur actuelle de tous les versements à venir (coupons et valeur nominale) en actualisant les sommes avec un taux d'intérêt correspondant au risque de l'obligation. Aussi, quand les taux d'intérêts augmentent, on va actualiser à un taux plus élevé, et donc cela va réduire la valeur actuelle des revenus de l'obligation. On en déduit que :
- quand les taux montent, la valeur actuelle (= le prix) des obligations baisse, et inversement ;
- plus une obligation a une échéance éloignée, plus l'actualisation des revenus aura un impact important sur la valeur. En bref, quand les taux montent, une obligation à 30 ans baissera plus qu'une obligation à 2 ans. On parle de sensibilité de l'obligation.

Voir aussi


- Marché financier, Marché obligataire
- Coefficient d'actualisation, Taux actuariel, Valeur nominale, Taux d'intérêt
- Risque de taux, Sensibilité, Duration
- Repo
- Swap, Futures, Dérivé
- Emprunt d'État, OAT, Bund, OLO, T-Bond, BTP
- Courbe de taux,Taux zéro-coupon, Obligation zéro-coupon, Strip, Démembrement
- Titre de créance négociable
- Risque de crédit, Notation financière, Credit default swap, Spread de crédit, Prime de liquidité, Flight to quality
- Subordination, Titrisation

Liens externes

Les agences spécialisées (Bloomberg, Reuters, Dow Jones, etc) ainsi que les plateformes de trading d'instrument de taux d'intérêt (MTS, Cantor Fitzgerald, BrokerTec, etc) tirent une partie importante de leurs revenus de la vente d'informations quantitatives aux participants aux marchés financiers. L'information sur les marchés de taux d'intérêt gratuite, ou même plus généralement à un prix accessible pour un particulier, est donc fort peu disponible sur internet.

Euro

Relevés quotidiens à 11h, heure de Paris


- [http://www.euribor.org/html/content/euribor_data.html Euribor]
- [http://www.oenb.at/isaweb/report.do?&lang=EN&report=660 Taux actuariel des swaps, de 1 à 30 ans, contre Euribor 3 mois]
- [http://www.euromts-ltd.com/index_dynamic.html?http://www.euromts-ltd.com/content/about/markets.php Taux d'emprunts d'État et de certaines obligations du secteur public, sur Euro-MTS, y compris en asset swap contre Euribor]
- [http://www.aft.gouv.fr/aft_fr_23/dette_etat_24/les_produits_73/oat_tec_10_173/index.html TEC10 : taux actuariel d'une OAT théorique d'échéance 10ans]

Spreads de crédit


- [http://www.credittrade.com/home/services/selectedbenchmarks.aspx Taux de Credit default swaps]
- [http://www.euromts-ltd.com/index_dynamic.html?http://www.euromts-ltd.com/content/about/markets.php Taux dasset swap contre Euribor sur Euro-MTS]

Dollar US


- [http://www.federalreserve.gov/releases/h15/data.htm Base de données] de la Réserve fédérale des États-Unis - Attention, conventions hétérogènes. ja:債券 Catégorie:Finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt


Swap

Le swap (de l'anglais to swap : échanger) est un produit dérivé financier. Il s'agit d'un contrat d'échange de flux financiers entre deux contreparties, qui sont généralement des banques ou des institutions financières.

Swaps

Les trois contrats les plus courants sont :
- le swap de taux d'intérêt standard, taux fixe contre taux variable, (en anglais : plain vanilla interest rate swap) qui échange les intérêts d'un prêt ou dépôt notionnel à taux variable contre des intérêts à taux fixe;
- le swap de change, qui échange les intérêts et la valeur à l'échéance d'un prêt ou dépôt dans une devise contre sa valeur dans une autre devise;
- le credit default swap, qui échange de la protection sur le risque de crédit d'un émetteur d'obligations contre des versements périodiques et réguliers pendant la durée du swap; mais il en existe beaucoup d'autres comme, par exemple :
- le swap de devises (cross currency swap), par lequel on échange des taux d'intérêt à moyen ou long terme libellés dans deux devises différentes
- le basis swap, d'emploi usuel, par lequel on échange deux taux variables indexés sur des taux à court terme, dans la même devise ou dans deux devises différentes;
- le constant maturity swap de taux d'intérêt, qui permet d'échanger un taux variable indexé sur des taux d'intérêt à court terme contre un autre taux variable indexé sur un taux d'intérêt à moyen ou long terme, par exemple celui du swap 10 ans contre Libor ou du TEC10;
- lasset swap, combinaison d'un swap de taux d'intérêt et d'une obligation à taux fixe, qui crée une obligation à taux variable synthétique.
- les swaps d'actions. La créativité des participants aux marchés financier semble parfois sans limite.

Options sur swaps

Par ailleurs, des options sur swaps sont apparues assez rapidement. On parle de swaption. Pour les swaptions de taux d'intérêt, on parle de
cap pour une option d'achat (call)) et de floor pour une option de vente (put).

Histoire

Les swaps existent en fait depuis longtemps, quoique sous une forme informelle et non standardisée. Les premiers swaps sont apparus sur le marché des changes, entre banques centrales, sous la forme de prêts croisés : chacune accordait à l'autre un prêt dans sa propre devise nationale, les deux prêts étant d'un montant équivalent et de même échéance. Les différentes réglementations des changes qui avaient cours en Europe dans les années 1970, et qui interdisaient souvent
de facto aux entreprises la couverture contre le risque de change alors que les monnaies flottaient pourtant depuis 1973, ont amené à leur tour les banques commerciales à s'intéresser aux swaps, quoiqu'avec discrétion. Elles ont commencé alors à faire preuve d'une certaine créativité dans la conception de produits dérivés taillés sur mesure pour leur clientèle de grandes entreprises. Le premier swap de taux d'intérêt en plusieurs devises (en anglais : cross-currency swap, en français on dit « swap de devises », à ne pas confondre avec les swaps de change) à recevoir une vaste publicité fut une opération arrangée en 1981 par Salomon Brothers entre IBM et la Banque Mondiale. Assez rapidement après, au cours des années 1980, les banques d'investissement ont commencé à traiter la partie taux d'intérêt de tels swaps pour leur propre compte, entre elles et face à leur clientèle, ce qui a donné lieu au marché des swaps de taux d'intérêt standards, taux fixe contre taux variable. Celui-ci a cru de manière exponentielle, jusqu'à devenir le deuxième plus actif marché de taux du monde, juste derrière celui des principaux emprunts d'État (USA, Allemagne, Japon, France, Grande Bretagne, Italie,etc). Il sert de référence aux marchés de la dette des entreprises, des collectivités locales et de la plupart des pays souverains.

Dynamique

La formidable dynamique des marchés de swaps est double.
- Pour une banque, elle réside dans ce qu'il n'y a
pas d'échange de capital, seulement l'échange de flux d'intérêt. Dans le cas d'un swap de taux d'intérêt, il s'agit donc d'un prêt débarrassé de l'essentiel de son risque de crédit. Des appels de marges ou des dépôts de collatéral en garantie peuvent même le faire presque totalement disparaître, et le swap devient alors pur taux d'intérêt, réductible à ses coefficients d'actualisation (en anglais : discount factors) et donc fongible. Une banque peut alors gérer de façon centralisée des myriades de swaps et autres produits de taux taillés sur mesure pour les besoins particuliers de sa clientèle.
- Pour une entreprise, ou pour une institution financière, le swap permet de
modifier les caractéristiques d'actifs financiers, par exemple de taux fixe en taux variable, sans les sortir du bilan et sans encourir les conséquences fiscales ou comptables d'une telle sortie. On superpose ainsi un produit hors bilan, le swap, à un actif existant.

Organisation interprofessionnelle

L'ISDA,
International Swaps and Derivatives Association, ou Association Internationale des Swaps et Dérivés, est l'organisation professionnelle regroupant la plupart des intervenants majeurs sur les marchés financiers dérivés, dont le but premier est de fournir des contrats standards de référence pour les transactions. [http://www.isda.org/ Site] catégorie:finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt Catégorie:Forex

Courbe de taux

En finance, l'expression courbe de taux désigne la représentation graphique ou mathématique en fonction de leur durée des taux d'intérêt , constatés à un moment donné sur un marché financier, d'une même classe d'instruments fongibles exprimés dans une même devise, comme les swaps contre IBOR. Par extension, on l'emploie pour des instruments non fongibles mais néanmoins fortement comparables entre eux, comme les emprunts à taux fixe d'un même Etat. Les taux représentés sont généralement soit des taux actuariels, soit, ce qui est plus rigoureux, des taux zéro-coupon. En anglais, on emploie indifféremment les expressions yield curve, «courbe de rendement», ou term structure of interest rates, «structure à terme des taux d'intérêt».

Les marchés de taux d'intérêt

Aux États-Unis et dans la zone euro, ainsi que, dans une moindre mesure, au Japon et en Grande Bretagne, il existe en permanence deux marchés de référence des taux d'intérêt de 0 à 30, voire 50 ans, d'une très grande liquidité :
- celui des principaux emprunts d'Etat à taux fixe;
- celui des swaps contre IBOR. Pour les taux d'intérêts des autres devises, cela est un peu moins vrai car toutes les échéances d'emprunts d'Etat n'existent pas nécessairement ou ne sont pas forcément liquides. IBOR Seul le marché des swaps permet, stricto sensu, de tracer une véritable courbe des taux. En effet, à la différence de valeurs mobilières, ils n'ont pas d'existence physique, et donc :
- ils sont entièrement fongibles et réductibles à leurs coefficients d'actualisation;
- et de plus, leur encours est quasi-illimité : il ne peut véritablement y avoir de corner sur les swaps, et leurs prix de marchés peuvent donc être beaucoup plus cohérents mathématiquement et beaucoup moins dépendants de l'offre et de la demande instantanée que les prix des obligations, même ceux des plus liquides d'entre elles, les emprunts d'Etat. Par ailleurs, les swaps fournissent une courbe au pair, c'est-à-dire où le taux actuariel est égal au taux nominal, donc sans les distortions dues à un taux nominal hors marché (voir : taux zéro-coupon). Néanmoins, le marché directeur des taux à moyen et long terme reste celui des emprunts d'Etat :
- via les futures sur Bunds d'Eurex dans la zone euro;
- via les futures sur T-Note du Chicago Board of Trade aux États-Unis. A défaut d'être parfaitement cohérentes mathématiquement, les courbes d'emprunts d'Etat fournissent à l'économie des taux sans risque et donc un point d'ancrage global pour toutes les mesures de rentabilité. Historiquement, ce sont les premières à avoir été tracées, aux États-Unis dans les années 1970 et plus précisément, suivant la tradition, chez Salomon Brothers, alors que les swaps et autres dérivés de taux d'intérêt n'existaient pas encore, hormis des forwards. forward

Propriétés des courbes de taux

Taux forwards implicites

Toute courbe de taux d'intérêts spot (c'est-à-dire pour départ immédiat) contient en elle-même des prévisions de taux pour l'avenir. D'une façon plus générale, à partir du moment où on dispose :
- du taux d'un instrument pour A années
- et de celui d'un instrument fongible B années, avecB>A, on dispose également de celui, implicite, pour la durée C=B-A années commençant dans A ans, appelé taux C ans forward dans A ans et noté AxB. Par exemple, 1x4 désignera le taux à 3 ans dans un an et 2x5 celui à 3 ans dans deux ans. Plus généralement, si on dispose de la courbe des taux de 0 à B ans, on dispose aussi de toutes les courbes de taux de 0 à C ans dans A années, pour tout A - la courbe 0-15 ans dans quinze ans;
- la courbe 0-20 ans dans dix ans;
- la courbe 0-6 mois dans vingt-neuf ans et demi; etc. forward Malheureusement, plus on avance dans l'avenir, et plus des variations faibles de la pente de la courbe des taux ont des conséquences importantes pour les taux forwards. Pour employer une expression imagée, le poids du futur antérieur va croissant... Par exemple, si le taux zéro-coupon d'un instrument à 10 ans est 5%, et celui du même instrument à 11ans est 5.5%, alors le taux implicite du 1 an dans 10 ans est : :\frac - 1 = 10.6% Une variation faible (50 points de base) spot a un effet de plus de 500 points de base dans 10 ans. Ce qu'il est important de retenir, c'est qu'une courbe des taux croissante contient la prévision d'une courbe des taux plus haute dans l'avenir. Cela est illustré par le graphe 1 : en rouge est représentée une courbe spot 0-30 ans, en bleu celle 0-29 ans implicite un an après.

Cohérence des courbes de taux

La cohérence des courbe des taux se mesure à celle des taux courts forwards implicites qui en découlent. Les graphes 2 et 3 illustrent bien cela. Le graphe 3 représente en rouge la même courbe des swaps en euros que le graphe 1, mais en bleu figure celle des 1 an forwards au cours des 29 prochaines années. De même, le graphe 2 représente en rouge la courbe des taux des emprunts d'Etat français de 0 à 50 ans et en bleu les taux forwards 1 an pendant les 49 prochaines années. Autant les forwards de swaps sont cohérents, autant ceux des emprunts Etat sont soumis à de fortes variations peu cohérentes. Pourtant la courbe spot des emprunts d'Etat, en rouge, ne donne pas à première vue l'impression d'être irrégulière ou bosselée.

Formes de courbes - partie 0-10 ans

D'une façon générale, les courbes de taux sont convexes et croissantes, au moins sur leur partie 0-10 ans. Pour être plus précis, les taux à 3 mois d'un type d'instrument donné sont le plus souvent plus bas (et, dans des cas exceptionnels, plus haut) que ceux à 10 ans du même type d'instrument. Cette structure vient, selon l'explication traditionnelle (voir : Aversion au risque), d'une préférence naturelle des investisseurs pour la liquidité et donc pour les instruments de taux à court terme. Contre une immobilisation plus longue de leur épargne, et une volatilité accrue des mouvements de prix de celle-ci, ils exigeraient une rémunération supplémentaire. Aversion au risque Une courbe de taux inversée, c'est à-dire descendante sur sa partie 0-10 ans, ce qui est assez rare, indique que l'argent à court terme est plus cher que l'argent à long terme. C'est le cas :
- quand la politique monétaire est particulièrement restrictive (taux d'intérêt à court terme élevés fixés par la banque centrale dans le cadre de la lutte contre l'inflation, par exemple);
- ou quand le marché anticipe une récession dans le futur, qui donc entrainera un assouplissement des taux courts. Le graphe 4 montre une situation de ce type. La courbe spot, en rouge, est inversée parce qu'en fait :
- la courbe forward dans un an, en bleu, est croissante;
- le taux 0-1 an est élevé.

Formes de courbes - partie 10-50 ans

On a vu plus haut que plus on avançait dans le futur et plus l'impact de variations faibles des taux spot avaient une importance grandissante sur les taux forwards implicites. En conséquence, les courbes de taux sont assez plates sur leur partie 10-50 ans, voire légèrement décroissantes. Cela est dû à une convexité supérieure des instruments les plus longs. Il y aurait, si la courbe 10-50 ans était fortement positive, un arbitrage sans risque à acheter du 50 ans et à vendre du plus court, comme du 15 ans, ce qui constitue une position à "gamma positif", et à ajuster en permanence le ratio de couverture au cours du temps, engrengeant marginalement l'effet de nombreux petits mouvements de marché.

Importance économique des comparaisons de courbes de taux

La comparaison de courbes de taux à deux dates différentes permet de se rendre compte de quelle façon les taux ont évolué. Par exemple si les taux à court terme ont monté plus ou moins que les taux à long terme. La situation et l'évolution des courbes des taux sont considérées comme un signal de ce que sont les anticipations du marché (fournisseurs et utilisateurs de capitaux empruntés) concernant la croissance économique et l'inflation. Une courbe fortement croissante, en particulier, anticipe une croissance économique forte ou une inflation importante, voire les deux. catégorie:thèmes généraux de finance catégorie:finance de marché Catégorie:Taux d'intérêt catégorie:Mathématiques financières

Risque

Le risque est une exposition à un danger potentiel, inhérent à une situation ou une activité. L'évaluation des risques est le facteur déterminant de toute prise de décision. Elle est bien souvent intuitive dans nos actions de tous les jours, mais gagne à être formalisée dans le cadre d'un projet financier ou industriel, par exemple. La science qui étudie le risque est la cindynique.

Définition et évaluation du risque

La difficulté de l'évaluation du risque est le fait que la conséquence néfaste est incertaine, le risque est une notion statistique . Le risque ou situation à risques découle d'une part de la présence d'un danger et d'autre part de la présence de l'homme dans la zone de danger. Il est utile en la matière de se référer à la norme EN 1050. Dans l'évaluation des risques il est intéressant d'avoir une idée sur deux paramètres :
- la gravité des conséquences ou dommages potentiels et
- la probabilité, étant dans la zone dangereuse, de contact avec le phénomène dangereux ou d'être soumis à l'événement dangereux. Ce dernier paramètre est lui-même fonction de plusieurs facteurs propres au système travail soit l'individus (sa formation, son expérience, ses connaissances, …), ses tâches (ou ses fonctions, son besoin d'accès dans la zone dangereuse), le milieu de travail (l'environnement) et la matière utilisée pour accomplir le travail (outils, matière première, …). La connaissance de ces différents paramètres n'est pas facile d'autant qu'il existe un troisième paramètre qui est la possibilité d'évitement de l'évènement dangereux. La plupart du temps le passé nous donne les informations sur la gravité et sur l'occurrence d'un fait; c'est pourquoi il est difficile d'opposer méthode a priori et a posteriori car la première se nourrit inévitablement de la seconde. ;Risque : : « Combinaison de la probabilité d’un événement et de ses conséquences » (ISO/CEI 73), « Combinaison de la probabilité d’un dommage et de sa gravité » (ISO/CEI 51) # Possibilité de survenance d'un dommage résultant d'une exposition à un phénomène dangereux. Le risque est la combinaison de la probabilité d’occurrence d’un événement redouté (incident ou accident) et la gravité de ses conséquences sur une cible donnée. # Probabilité qu'un effet spécifique se produise dans une période donnée ou dans des circonstances déterminées (Directive n° 96/82 du Conseil du 9 décembre 1996). # Espérance mathématique de pertes en vies humaines, blessés, dommages aux biens et atteinte à l'activité économique au cours d'une période de référence et dans une région donnée, pour un aléa particulier. Le risque est le produit de l'aléa par la vulnérabilité [ISO/CEI Guide 51] cf. exposition. ;Risque résiduel : : « Risque subsistant après le traitement du risque » (ISO/CEI 73), : « Risque subsistant après que des mesures de prévention aient été prises » (ISO/CEI 51)

Le risque dans le droit

En droit français, le risque est l'éventualité d'un événement futur, incertain ou d'un terme indéterminé, ne dépendant pas exclusivement de la volonté des parties et pouvant causer la perte d'un objet ou tout autre dommage.

Le risque en économie et finances

En économie et en finance (placements, investissement, crédit, assurances) le risque est
- une possibilité de perte monétaire
- due à une incertitude
- que l'on peut quantifier. La théorie veut (cf ratio de Sortino), qu'il y aurait corrélation entre le risque pris et l'espérance de gain.

Rôle des mathématiques

De même que les mathématiciens ont voulu quantifier le hasard en