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Technique

Technique

Catégorie:Techniques et sciences appliquées Une technique est une méthode, dans les métiers manuels, elle est souvent associée à un tour de main professionnel.
La technique couvre l'ensemble des procédés de fabrication, de maintenance, de gestion, de recyclage et, même d'élimination des déchets, qui utilisent des méthodes issues de connaissances scientifiques ou simplement des méthode dictées par la pratique de certain métiers. On peut alors parler d'art, dans son sens premier, et de science appliquée.
La technique est souvent sous-estimée, mais c'est l'une des grandes composantes du savoir-faire artisanal et industriel. Elle est le produit de l'ensemble de l'histoire de l'humanité, chaque peuple et chaque époque ayant apporté ses compétences.
On nomme technologies les techniques dont l'ensemble crée un domaine industriel nouveau et précis. Quatre technologies au moins se sont par exemple succédé en informatique :
- première génération : tubes à vide et programmation par câblage
- deuxième génération : circuits imprimés, transistors et assembleur
- troisième génération : circuits intégrés et langages dits évolués
- micro-informatique : microprocesseurs et dialogues par interfaces graphiques La confusion entre technique et technologie est courante dans les milieux du journalisme. Elle est probablement due à une mauvaise compréhension du terme anglais technology. Généralement pensée comme neutre, la technique n'est pas considérée comme neutre et amorale par tout un chacun, comme c'est le cas de Jacques Ellul, pour qui cette dernière est autonome et porte avec elle ses propres valeurs, allant même jusqu'à créer un milieu (de vie) et un « système technicien ». Les quatre grandes caractéristiques du système technicien selon Jacques Ellul sont l'autonomie, l'unité, l'universalité, la totalisation. «Technique autonome, cela veut dire qu'elle ne dépend finalement que d'elle-même, qu'elle trace son propre chemin, qu'elle est un facteur premier...» (ibid., p. 137).

La technique en philosophie

La technique s'est développée avec l'humanité et fait partie d'elle. Elle donne au corps des prolongements par toutes sortes d'instruments qui lui donnent une puissance artificielle. La technique est un instrument de maîtrise qui libère des contraintes de la nature. C'est en ce sens un instrument de puissance. Mais cette complexité nous échappe en partie. Nous ne connaissons pas pour la majorité d'entre nous le fonctionnement interne des instruments que nous utilisons dans notre quotidien ( voiture, micro-onde, ordinateurs). Des questions d'ordre moral surgissent : Sommes-nous dépendants de la technique ? Maîtrisons-nous nos techniques ? Le progrès technique est incontestable. Mais, y a-t-il eu un progrès dans d'autres domaines également ? Les problèmes liées à l'humanité demeurent (famine, maladie, guerre). La science a fait des progrès mais ne permet pas de répondre aux questions existentielles. Qu'y a-t-il après la mort ? Nous sommes toujours à essayer de savoir ce qu'est la technique et par prolongement, une question sur nos origines revient : qu'est-ce que l'homme ? Et quel doit être mon comportement vis-à-vis des autres hommes ? Cela nous montre finalement que la question centrale est celle du progrès moral.

Bibliographie


- « La Technique »; Le système technicien, Jacques Ellul
- G. Simondon, Du mode d'existence des objets techniques
- J. Habermas, La technique et la science comme « idéologie »
- H. Arendt, Condition de l'homme moderne

Liens Web


- [http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Technique--La_conception_de_Jacques_Ellul_par_Jacques_Dufresne La conception de Jacques Ellul par Jacques Dufresne]
- [http://www.philagora.net/philo-poche/pochtech.htm Philagora.net]

Catégorie:Techniques et sciences appliquées

Catégorie:Principale ko:분류:응용과학

Métier

Métier, vient d'une contraction du latin ministrium, signifiant à l'origine service de détail, office qui évoluera vers les mots ministère et métier. Aujourd'hui métier à plusieurs sens :
- Métier est une activité humaine, une profession.
- Métier est le corps, la corporation professionnelle, regroupant ceux exerçant un même métier ou ayant une même activité
- Métier est une machine à ouvrer les textiles. Tandis que :
- Grand Métier est le surnom donné par les marins-pêcheurs à la pêche dans les eaux glacées de l'Atlantique nord (Terre-Neuve).

Voir aussi


- Arts et Métiers : l'école et le Musée
- Chambre des Métiers

Professionnel

Le professionnel est une personne spécialisée dans son secteur d'activité ou son corps de métier. Le professionnel permet de caractériser la qualité du travail de quelqu'un ayant de l'expérience. Dans le milieu sportif, le professionnel tire des profits de son sport en quantité suffisante pour vivre (contrairement à l'amateur qui exerce une activité avec une rémunération faible ou nulle).

Maintenance

Les réparation et entretien ou maintenance regroupent les actions de dépannage, révision et de vérification périodique, des machines et objets manufacturés produites par l'industrie. Il existe différentes façons d'organiser les actions de maintenance qui amènent à définir des types de maintenances.
- Maintenance corrective (maintenance effectuée après défaillance. Attitude fataliste qui consisite à attendre la panne pour procéder à une intervention.)
  - Maintenance palliative
  - Maintenance curative
- Maintenance préventive
  - Maintenance préventive systématique
  - Maintenance préventive conditionnelle Organisation des travaux lourds
- Methode PERT
- Methode GANTT Catégorie:Industrie

Recyclage

catégorie:Développement durable catégorie:Écologie catégorie:Environnement catégorie:Industrie Le recyclage est un procédé par lequel les matériaux qui composent un produit en fin de vie (généralement, des déchets industriels ou ménagers) sont réutilisés en tout ou en partie. Ils seront donc réintroduits dans le cycle de production dont le produit est issu. Le terme recycler est le troisième élément, après réduire et réutiliser, dans la stratégie dite des Trois R car le recyclage exige de nouvelles ressources pour la fabrication et le transport.

Histoire

Le recyclage existe depuis toujours dans la nature : les déchets des êtres vivants deviennent de la nourriture pour d'autres organismes. L'homme a pratiqué le recyclage dès l'âge du Bronze quand il récupérait des objets en métal pour les fondre et fabriquer de nouveaux objets. Depuis la prise de conscience des problèmes environnementaux, de nombreux pays ont pris des mesures en faveur du recyclage des déchets. On tente aussi d'empécher la prolifération de déchets dangereux. Ainsi, la commercialisation et la distribution de sacs ou d'emballages en plastique non biodégradables sera interdite dans toute la France dès 2010.


Le ruban de Möbius
est le logo universel des
matériaux recyclables
depuis 1970

Reprise de matière première

Lorsque le produit est principalement composé d'une ou plusieurs matières premières facilement séparables et réutilisables, on peut le collecter à cette fin. Par exemple :
- refonte des bouteilles en verre pour en faire des neuves;
- le papier et le carton (journaux, magazines, ...) après tri sélectif peut être recyclé pour en produire d'autres ;
- les produits textiles ;
- les pneus hors d'usage sont utilisés pour produire des bacs à fleurs, des tréteaux, des panneaux d'insonorisation, des tuiles de revêtement de sol, de l'asphalte caoutchoutée...
- l'aluminium récupéré est utilisé pour produire des canettes, du papier d'emballage, des constituants d'automobile (culasses, jantes, boîtes de vitesses, etc.) ;
- l'acier récupéré est utilisé pour produire des pièces de moteur, des outils, des boîtes de conserve...
- les plastiques récupérés sont utilisés pour produire des sacs, des récipients et des couvercles pour produits non alimentaires, des meubles de jardin, des vêtements, des jouets, du mobilier urbain, des clôtures et des tuyaux, des pièces d'automobiles (pare-chocs, batteries, etc.), des bases de panneaux de signalisation routière et des cônes de voirie... Le recyclage permet de réduire l'extraction de matières premières :
- L'acier recyclé permet d'économiser du minerai de fer.
- Chaque tonne de plastique recyclé permet d'économiser 700 kg de pétrole brut.
- Le recyclage de 1 kg d'aluminium peut économiser environ 8 kg de bauxite, 4 kg de produits chimiques et 14 kilowatts/heure d'électricité.
- Chaque tonne de carton recyclé fait économiser 2,5 tonnes de bois.
- Chaque feuille de papier recyclé fait économiser 1 litre d'eau et 2,5Wh d'électricité en plus de 15g de bois. Le recyclage est plus coûteux pour des appareils électroniques comme les ordinateurs car il faut séparer les nombreux composants qui sont recyclés dans des filières différentes. En théorie, presque tous les matériaux sont recyclables, mais en pratique ils ne sont pas tous recyclés. Il faut qu'une filière de recyclage existe et qu'elle puisse être rentabilisée.

Conversion en d'autres produits

Dans certains cas (matières fermentescibles notamment), les produits ne peuvent être recyclés ni sous leur forme initiale ni sous forme de matière première ; on peut tout de même les réutiliser après compostage ou fermentation pour en faire des engrais et/ou du carburant (gaz naturel ou biogaz principalement). On parle alors de revalorisation.

Récupération d'énergie

Lorsqu'il n'est pas possible de recycler un produit selon l'un des modes précédents, si celui-ci est apte à produire de l'énergie par combustion, on peut le faire brûler pour récupérer cette énergie : c'est l'incinération d'ordures. Cependant, ceci ne constitue pas à proprement parler une opération de recyclage. On parle alors de "valorisation énergétique" par opposition à la "valorisation matière" que constitue le recyclage. Une autre technique peut être utilisée pour les ordures ménagères organiques (déchets alimentaires, boues de station d'épuration, etc.), c'est la transformation de ces matières en biogaz qui produit du gaz combustible et transportable : le méthane. Avantages et inconvénients du recyclage

Les bénéfices économiques et environnementaux du recyclage sont considérables : il permet de protéger les ressources, de réduire les déchets, et de créer des emplois, mais il existe aussi des inconvénients.

Coût de main-d'œuvre

Le recyclage suppose de trier les déchets en fonction du mode de recyclage auquel chacun sera soumis. Ceci exige une main-d'œuvre abondante, même lorsqu'un tri sélectif est effectué en amont par la population. En effet, il arrive qu'un second tri soit nécessaire dans un centre d'affinage pour éliminer les erreurs de tri et les impuretés qui pourraient compromettre le recyclage (c'est le cas du plastique, du verre...). Le tri sélectif lui-même exige la mise à disposition des ménages de bacs spéciaux, et la collecte sélective emploie plus de personnes qu'une collecte simple. La plupart de ces coûts supplémentaires sont à la charge de la collectivité (en France, par exemple, c'est au niveau de la commune ou de la communauté de communes que cela est géré). Les impôts locaux en tiennent compte, mais d'autres sources de financement existent : l'éco-taxe, et une taxe sur les emballages.

Bilan énergétique

Pour la plupart des matériaux réutilisables en tant que matière première, on économise par le recyclage la majeure partie des coûts initiaux liés à l'extraction et à l'affinage (métaux, verre). Le recyclage de l'aluminium, par exemple, permet d'économiser près de 90 % de l'énergie qui aurait été nécessaire pour produire une masse équivalente à partir de minerai. Toutefois, le recyclage peut nécessiter plus d'énergie qu'une simple réutilisation. Il faut par exemple beaucoup d'énergie pour refondre le verre issu de la collecte sélective, alors qu'il pourrait être réutilisé tel quel avec un système de consigne (voir la stratégie des Trois R).

Conséquences sur les produits issus du recyclage

Pour certains types de produits, la qualité de la matière première est altérée par l'opération de récupération de celle-ci dans les produits recyclés. Par exemple, le recyclage du papier donne des fibres de papier plus courtes et un papier de moins bonne qualité au final, le recyclage de certaines matières plastiques contaminées par des polluants ne permet plus de les utiliser pour en faire des emballages alimentaires. Cependant, pour la plupart des matières premières recyclables (métaux, verre, certains plastiques), les qualités plastiques, mécaniques sont conservées au travers du processus, permettant un recyclage quasi illimité de ceux-ci. Résultats nets

Ecobilan

De nombreux critères sont à prendre en compte pour juger de la pertinence du recyclage et établir ce que l'on appelle l'écobilan. C'est pour cela que les pots de yaourt, par exemple, ne sont pas acceptés par la collecte sélective : il n'y a pas assez de matière à récupérer pour rentabiliser le recyclage. Il faut donc se poser les questions suivantes :
- Comment est organisée la collecte ? Quelle énergie nécessite-t-elle ?
- La technique de recyclage est-elle plus économe que la fabrication de la matière première ?
- Les débouchés sont-ils rentables ? Si on prend l'exemple du papier recyclé, on constate que pour éliminer l'encre au moment du recyclage, on utilise du chlore, un blanchissant très polluant pour nos rivières, et qui se dégrade difficilement. Le papier "gris" (peu désencré) nécessite moins de chlore mais n'est pas toujours adapté aux utilisations courantes. L'idéal est d'utiliser des feuilles de plus faible grammage. Du papier à 60 g/m² convient parfaitement pour des imprimantes classiques, et en plus cela réduit le poids de son transport, donc la consommation de pétrole. Le recyclage du verre pose aussi des problèmes car il est lourd et nécessite donc beaucoup de carburant pour son transport. Il faut en outre le fondre à 1 550° C pour le recycler. L'idéal serait de privilégier le système des consignes mais les industriels rechignent à organiser des récupérations non rentables d'un point de vue commercial.

Augmentation de la quantité de déchets

Bien qu'apportant une contribution importante à la baisse des quantités de déchets à éliminer (par enfouissement, incinération et autres), le recyclage n'est pas suffisant pour contrer l'augmentation de la production des déchets ou y suffit à peine. Ainsi, dans le cas du Québec, l'importante hausse du taux de recyclage, passant de 18 à 42 % entre 1988 et 2002, est allée de pair avec une légère augmentation de la quantité de déchets à éliminer par habitant, passant de 0,84 tonne/an/habitant à 0,87 du fait d'une augmentation de 50 % de la production par habitant durant cette même période. En France, le volume de déchets a doublé entre 1980 et 2005, pour atteindre 360 kg par an et par Français. Il faut remarquer que le potentiel de recyclage est limité (par la qualité des matériaux, leur état de pureté, etc.) et a donc une tendance asymptotique alors que l'augmentation de la quantité de déchets produits au regard des deux dernières décennies semble constante. Le recyclage est nécessaire mais doit être inclu dans une une démarche Trois R et de réduction à la source. Voir aussi

Liens internes


- Cartouches solidaires
- Environnement
- Gestion des déchets
- Liste des articles en économie urbaine
- Liste des articles en écologie
- Trois R

Liens externes

Sites de recyclage


- [http://www.cybartv.org/html/VR1.html Virtual pedagogic tools for education of recycling for kids, see the videodemo ]
- [http://www.recyclagesolidaire.org/ Recyclage des cartouches usagées (laser & jet d'encre) d'imprimante] Leur recyclage finance des projets humanitaires. Opération mise en place par le collectif ASAH
- [http://www.notre-planete.info/actualites/actu_333.php Recyclage des piles usagées]
- [http://www.mobile-vert.com Recyclage des téléphones portables usagés]

Autres


- [http://www.recycle.nrcan.gc.ca/default_f.htm Site canadien sur le recyclage]
- [http://www.ecoemballages.fr/grand_public/home.asp Éco-Emballages] Site français sur le recyclage
- [http://www.3toon.com/tri_selectif.html Dessin animé sur le tri des déchets]
- [http://www.espace-environnement.be/pdf/rec/46.pdf Le papier recyclé] Publication du [http://www.espace-environnement.be/default.htm Réseau Eco-consommation] de Belgique. (Août 2002)
- [http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/upload/Publications/zzBilan2557.pdf Bilan 2002 de la gestion des matières résiduelles au Québec], Publication de [http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca Recyc-Québec] organisme gouvernemental québécois chargé de la gestion de programmes de recyclage
- [http://www.basel.int/industry/mppi2/MPPI2_1_Res_WEEE_FR.pdf Directive européenne relative aux déchets d'équipements électriques et électroniques] ja:リサイクル

Déchet

Un déchet est un résidu de production, de transformation ou d'utilisation que son détenteur destine à l'abandon. Depuis le début du siècle, en France (et dans l'Union européenne), les déchets doivent être récupérés (déchetterie, tri sélectif, ISO 14001). On peut distinguer trois types principaux de déchets :
- les déchets biodégradables ou compostables (résidus verts, boues d'épuration des eaux, restes alimentaires...). Ces déchets sont détruits naturellement et rapidement, en général par les bactéries ou par des réactions chimiques, et les produits de la dégradation sont identiques aux produits naturels. Ils peuvent être revalorisés comme engrais.
- Les déchets recyclables (matériaux de construction, métaux, matières plastiques) : ces matériaux peuvent être réutilisés dans d'autres domaines. Par exemple, les métaux sont refondus et réintégrés dans de nouvelles pièces, les plastiques sont hachés et servent de rembourrage ou de combustible...
- Les déchets ultimes qui « ne sont plus susceptibles d'être traités dans les conditions techniques et économiques du moment ». Eux seuls devraient encore pouvoir être mis en décharge (depuis le 1 juillet 2002 en France), au besoin après inertage pour les plus dangereux d'entre eux. inertage Le principe pollueur-payeur tend à s'imposer en Europe, avec pour conséquence l'exigence faite auprès du producteur d'un déchet de contribuer au traitement de ce dernier. On peut noter que le déchet est la seule marchandise pour laquelle le flux d'argent suit le flux de matière : pour les autres marchandises, la personne qui expédie la marchandise reçoit de l'argent, alors qu'avec les déchets elle paie.

Voir aussi


- Développement durable ~ Environnement
- Cartouches solidaires (recyclage de cartouches d'imprimantes)

Liens externes


- [http://www.planete-nature.org/documenter/dechets.php Planète Nature] Liste de ressources sur le thème des déchets Catégorie:Environnement Catégorie:Industrie ja:廃棄物 ko:쓰레기

ART

Née le 5 janvier 1997 sous le nom d'autorité de régulation des télécommunications (ART), l'autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) est un organisme français chargé de réguler les télécommunications. Initialement composé de cinq membres, il est maintenant, depuis 2005, composé d'un collège de sept membres ; ses activités vont de la délivrance de permis pour réseaux indépendants à la sanction en cas d'infraction. Son président actuel est Paul Champsaur. En 2005, l'ART a changé de nom et est devenue l'ARCEP, l'autorité de régulation des communications électroniques et des postes : en plus de la régulation des télécoms, l'organisme devra réglementer le secteur des postes, appelé à s'ouvrir à la concurrence d'ici à 2009. L'ARCEP est composée de 7 services, chacun spécialisé dans le traitement d'un certain type de questions. En comptant les sept "collégiens" qui sont l'Autorité à proprement parler, l'ARCEP compte environs 150 personnes.

Lien externe


- [http://www.arcep.fr/ Site officiel] catégorie:autorité administrative indépendante en France catégorie:Télécommunications en Europe

Industrie

Généralités


- L'industrie est l'ensemble des activités humaines tournées vers la production de biens et de services.
- L'industrie sous-entend une certaine division du travail, contrairement à l'artisanat où la même personne assure théoriquement l'ensemble des processus : étude, fabrication, commercialisation, gestion.
- Cela implique aussi une notion d'échelle, on parle de « quantités industrielles » lorsque le nombre de pièces identiques atteint un certain chiffre.

Histoire de l'industrie

L'émergence de nouvelles technologies et les énergies disponibles ont profondément bouleversé l'industrie au cours des révolutions industrielles. Celles-ci ont marqué des étapes décisives dans l'histoire de l'industrie.

Préhistoire

La préhistoire voit l'apparition des premières activités humaines qui peuvent être qualifiées d'industrielles, en excluant celles qui sont liées à l'agriculture.
- L'homme préhistorique a besoin de nourrir sa famille, de se protéger des intempéries, des animaux sauvages, de ses ennemis : ce sont les premières motivations des activités qu'il exerce, dans le cadre des familles et des tribus où, très tôt, une spécialisation a dû exister, en fonction du sexe ou des aptitudes particulières de chacun.
- Le terme de préhistoire n'a pas la même signification, en termes de chronologie, d'une civilisation ou d'un peuple à l'autre.
- L'homme se préoccupe davantage d'activités intellectuelles ou abstraites lorsque les besoins essentiels sont satisfaits. Même si quelques communautés comme certains moines, ermites voire tribus savent concilier la satifaction minimale des besoins de base et leurs vie spirituelle.
- Les plus anciens témoins de l'activité humaine sont les objets en matériaux peu destructibles : ce sont les outils et armes en pierre, d'abord taillée, puis polie.
- Il est vraisemblable que d'autres techniques utilisant des matériaux végétaux on été développées très tôt, mais les témoins en ont disparu.
- La découverte des possibilités du feu a été la source de plusieurs progrès : métallurgie (du bronze puis du fer), poterie, eux-mêmes à la source d'autres développements.

Antiquité


- La poterie fut l'une des plus importantes industries de l'Antiquité. La production d'ateliers tels que La Graufesenque et Lezoux en témoigne. Dans ses ateliers, plusieurs dizaines de milliers de vases pouvaient en effet être cuits à chaque fournée.
- La filature se développe dès cette époque autour de fibres végétales (genêt, etc.) ou animales(laine de moutons, etc.). La toile de genêt, tissu servant à confectionner entre autres des vêtements et des voiles de navires, est fabriquée par les Romains et les Carthaginois à l'aide de fibres de genêt d'Espagne.

Moyen Âge

De nouvelles techniques apparaîssent au Moyen Âge, et avec elles de nouvelles productions. Le voit par exemple l'apparition de l'utilisation du charbon comme combustible. L'industrie drapière se développe en Flandre. Les nombreuses guerres nécessitent une production importante dans certains domaines, ainsi, le Clos des Galées à Rouen constituait un grand arsenal de la royauté française - dans les années 1340 il parvient à livrer des projectiles (arc et arbalètes) par dizaines de milliers, des armes et armures par dizaines, voire par centaines. La construction de châteaux forts ou de cathédrales associait des centaines d'hommes sur les chantiers. La principale innovation « industrielle » du Moyen Âge est la généralisation du moulin, découvert à la fin de l'Antiquité, qui assujettit la force de l'eau ou du vent : il y a certes les moulins pour le blé, mais les moulins trouvent d'autres usages : moulin à fouler ou fouleret, moulin à tan, à papier, etc.

Renaissance

La Renaissance a été plutôt marquée par un renouveau de l'artisanat lors de la construction et de l'embellissement des châteaux voulu par les princes et les rois ; seules les industries de l'armement et des apparats (vêtements, tentures, tapis, porcelaines) prospérèrent vraiment.

Période moderne

En France, Jean-Baptiste Colbert développe les manufactures dont les Gobelins, la manufacture d'armes de Saint-Étienne, Beauvais pour les tapisseries (1644), Aubusson pour les tapis, Reuilly abrite une « manufacture de glaces, cristaux et verre » – qui deviendra Saint-Gobain –, la bonneterie à Troyes, la draperie à Abbeville, la papeterie à Angoulême. La faïence a alors remplacé la céramique et de grands centres de production sont créés comme la manufacture de Rouen.

et

L'âge industriel est aussi important que l'apparition de l'agriculture au Néolithique ; il y apparaît en effet une idée de rupture avec le passé. L'âge industriel est caractérisé par une croissance durable et irréversible de la production industrielle, accompagnée de transformations dans l'organisation de la production et dans les sociétés. Les créations de manufactures se poursuivirent au XVIIIe siècle : une manufacture de porcelaine s'établit au château de Vincennes avant de déménager à Sèvres où elle se fera une réputation. Malgré les crises difficilement reçues par les contemporains, la tendance générale de la période 1790-1939 est caractérisée par l'expansion. La première révolution industrielle commence aux alentours de 1790, pour se terminer aux prémices de la seconde révolution industrielle. Les inventions motrices de cette période sont liés à la vapeur et au charbon ; son centre d'activité principal est le Royaume-Uni, puis, quelques décennies plus tard, la révolution industrielle touche la France, et enfin l'Allemagne. La deuxième révolution industrielle commence aux alentours de 1850, et s'arrête aux environs de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les inventions principales de cette période ont un rapport direct avec l'exploitation des découverte en électricité. Trois facteurs ont permis à cette deuxième révolution industrielle d'aboutir :
- La révolution technologique (Henri Bergson parle de « poussée inventive » du ). Ce sont des inventions essentiellement européennes. De nouveaux modes de production apparaissent, ainsi que de nouvelles formes de transport (chemin de fer) et de communication (télégraphe, téléphone). Les matériaux utilisés ne sont plus les mêmes.
- L'accumulation du capital. Puisque la richesse se fonde sur les investissements, on pense à aller chercher l'argent chez les particuliers : c'est ainsi que les actions pour des petits porteurs (dites « gouttelettes du capital ») deviennent plus courantes au États-Unis ; ailleurs, cela reste marginal. De plus, la création et le développement des banques de dépôt favorisent aussi la croissance.
- La réorganisation des entreprises, avec deux modifications majeures : dans la structure, et dans l'organisation du travail.
  - Structurellement, on passe d'un atelier familial à l'usine (plus de 50 personnes), et à la grande firme. On tente de mieux maîtriser les coûts : la maîtrise s'étend de la matière brute au produit fini, et de nouveaux modes de gestion du marché apparaissent. Un trust est une compagnie avalant de petites entreprises (qui perdent leur indépendance) tandis qu'un cartel est une alliance d'entreprises (généralement placées sur le même segment de marché), ces dernières restant autonomes.
  - Dans l'organisation du travail une nouvelle notion apparaît : l'organisation scientifique du travail (OST), avec deux idées : le fordisme et le taylorisme, qui introduisent la production en série, le minutage du travail, et le travail à la chaîne.

et début du


- Des découvertes fondamentales dans le domaine de la physique nucléaire, permettent des évolutions en cascades dans les technologies de l'électronique. Ces nouvelles technologies accélèrent, voir autorisent, la résolution de certains problèmes posé aux ingénieurs de recherche en industrie.
- L'énergie nucléaire est le pur produit de ces progrès croisés et complémentaires.
- La révolution numérique liée à l'informatique, liée elle même à l'électronique, apporte une souplesse accrue dans la gestion des procédés, et génère des retombées dans tous les domaines de l'activité humaine.
- Biotechnologies
- L'expression industrie de la langue est apparue dans les années 1980 pour désigner les entreprises travaillant dans le domaine du traitement automatique des langues ou de la linguistique informatique. Les 3cycles technologiques selon C.Stoffaes : - vapo-textilier - carbo-ferroviaire - sidéro-mécanique LE TEXTILE Production GB x 3 et X° x 10 entre 1784 et 1803 1733 : Flying shuttle de J.Kay 1765 : Spinning jenny de Hargreaves 1768-9 : Water frame de R.Arkwright 1779 : mule jenny de S.Crompton 1784 : métier à tisser mécanique de Cartwright 1791 : un des 1ers mouvements sociaux (artisans-tisserands) LA METALLURGIE ET SIDERURGIE 1709 : A.DArby substitue cahrbon de terre au cahrbon de bois 1783-4 : puddlage de Cort 1785 : 5000T de fonte /an avec 1500 ouvriers dans usines du Creusot 1799 : 1er pont métallique du monde 1830-50’s en GB : métallurgie devient 1er LS 1856 : convertisseur de Bessemer 1871 : 1ère usine dont les charpentes sont en métal (choco Meunier à Noisiel) 1873 : Pont de Brooklyn 1889 : Tour Eiffel MECANIQUE ET MACHINES ET OUTILS 1690 : D.Papin montre les ressources de la vapeur d’eau 1705 : Newcomen 1769 : Machine à vapeur de J.Watt 1781 : brevet 1830 : 15 000 machines à vapeur en activité au RU 3000 en France 1000 en Prusse 1870 : machines à vapeur font le travail de 40 M d’hommes PHYSIQUE CHIMIE 1879 : lampe à filament d’Edison 1883 : Deprez permet le transport du courant Etude du chlore de Berthollet 1777 : 1ère usine produisant de l’eau de javel 1791 : fabrication de la soude industrielle par Leblanc 1867 : nitro-glycérine de Nobel 1860 : 1ère usine Bayer --> 1899 : aspirine LE PETROLE 1886 : 1er véhicule à essence par Bens puis perfectionné par Daimler 1897 : Diesel invente les moteurs utilisant les résidus de distillation du pétrole 1ers puits de pétrole ds 1860’s au Texas LE MONDE DES MANUFACTURES début XVIIIème : Saint-Gobin emploie 1500 ouvriers LES 1ERES USINES 1793 : usine d’Oberkampf est le plus grand batiment industriel de France 1850 : 98% des établissement industriels ont moins de 50 salariés Usine Schneider du Creusot : 3250 ouvriers en 1850 12 500 en 1870 EVOLUTION DE LA LEGISLATION DES ENTREPRISES GB : 1719 : Bubble Act --> interdit la création des sociétés de + de 6personnes : abrogé en 1825 1837 : Chartered Act --> réserve à la couronne GB le droit d’autoriser ou non la création de sociétés par action => joint stock corporations (~ SA) 1856 : Joint Stock companies act : libère totalement la création de sociétés par action => basculement vers le libéralisme FR : 1863 : loi autorise les SARL 1867 : loi qui dispense de l’autorisation gouvernementale la création des sociétés par action (1870 pour l’Allemagne) LES CHIFFRES DE L’URBANISATION XIXeme siecle : Usa au 1er rang mondial de taux de croissance urbaine (4.5% /an) 1910 : nb brut de citadins : 39 M aux USA (42% pop totale) 32 M All 31 M RU 15 M Fr LES VILLES DE L’INDUSTRIE Liévin : 1500 hab en 1866 25 000 hab en 1911 Milwaukee : 1700 hab en 1840 21 000 hab en 1850 (après gare) Chicago : moins de 5000 hab en 1840 1M hab en 1890 “Porkopolis”, “the butcher of the world” Londres : pop x2 en 30ans --> 4M hab en 1880 Paris : regroupe un Français sur 10 --> 500 000 hab en 1800 + 3M en 1880 Berlin : +872% sur le XIXeme siecle LE CREUSOT, “SCHNEIDER VILLE” Pop en 1846 : 6000 hab 1875 : 25 000 hab (15 500 ouvriers Shneider) LE DEVELOPPEMENT D’UNE “CLASSE OUVRIERE” “Lumpen prolétariat” de marx CONDITION DE VIE ET DE TRAVAIL : LA MISERE OUVRIERE Chomage : 15% de chomage structurel au XIXeme siecle Lille en 1839 : 24 000 assistés sur les 80 000 hab Milieu XIXeme siecle : salaire d’un homme = 2femmes = 4enfants 1837 : 15% de moins de 13ans France : - dans 1840’s : industrie emploie + 200 000 enfants ouvriers - 1853 : salaire journalier moyen des petites et moyennes industries de 1.89 Franc Canuts lyonnais pour 16h de travail /jour : 560 Francs Structure du budget ouvrier dans 1880’s : 62% pour la nourriture 17% pour les vetements, linge... 12% pour logement 8% pour divers DE TIMIDES AMELIORATIONS GB : 1819 : limite à 9ans l’entrée dans les manufactures de coton 1825 : principe de la semaine anglaise (week end), appliqué vers 1890’s 1833 : Factory Act : interdit l’emploi d’enfants de moins de 9 ans Journée de travail : 9h pour les moins de 13 ans 12h-13h pour les 13-16ans Interdiction du travail de nuit pour les moins de 18ans FR : 1851 : loi Guizot pour les enfants 1893 : journée de 12h

et après...


- Fusion nucléaire
- Nanotechnologies

Les secteurs et les domaines

Traditionnellement, trois secteurs économiques principaux sont identifiés selon la nature de l'industrie : le secteur primaire concerne la collecte et l'exploitation directe de ressources naturelles (matériaux, énergie, et certains aliments), le secteur secondaire concerne les industries de transformation (agissant sur une matière) et le secteur tertiaire regroupe les industries du service (essentiellement immatériel : assurances, intermédiation, administration, nettoyage, etc.).

L'industrie et son environnement

Environnement physique

Exploitation des ressources naturelles Interférences avec le milieu naturel (occupation de l'espace, perturbation des équilibres physico-chimiques et écologiques, etc.) Rejets de produits et de chaleur, pollution

Environnement économique


- Flux financiers autour de l'entreprise :
  - Finance - Banques - Crédit - Capital - Actionnaires - Investissement
  - Fiscalité - Impôt sur les sociétés
- Partenaires :
  - Fournisseurs - Clients - Sous-traitance
- Marchés des produits et services utilisés - Cours des matériaux

Environnement social


- Main d'œuvre
- Ouvrier
- Employé
- Technicien
- Maîtrise
- Cadre
- Management
- Ressources humaines
- Patron
- PDG
- Actionnaire

Le processus industriel


- Conception, Design, Études
- Production, productique
- Logistique
- Gestion des ressources humaines
- Sécurité, Prévention, Gestion des risques
- Gestion de la qualité
- Comptabilité
- Contrôle de gestion

Les aspects juridiques

Dans toute forme d'industrie on retrouve un procédé, une méthode de production. Souvent, leurs inventeurs cherchent à les protéger pour éviter que d'autres ne viennent les concurrencer. C'est en partant de ce principe de propriété intellectuelle qu'ont été mis au point un certain nombre d'outils utilisés pour protéger un procédé, comme le brevet. Ensuite, entre le fournisseur et le client apparaît la notion de contrat, qui fixe par écrit les termes d'un accord (commercial, d'assistance technique, de formation...).

Articles connexes


- Entreprise
- Économie
- [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Catastrophe_industrielle Catégorie:Catastrophe industrielle] Catégorie:Industrie ja:産業 simple:Industry

Humanité

L'humanité est l'ensemble des Homo sapiens, définis par des caractéristiques propres à l'espèce (par exemple, station debout, forme du bassin, démarche bipède, structure de la main, langage, etc.). D'une manière plus abstraite, c'est l'ensemble des caractères partagés par tous les êtres humains. L'idée d'une unité de l'humanité est apparue dans le stoïcisme : « les hommes ne doivent pas se séparer en cités et en peuples ayant chacun leurs lois particulières, car tous les hommes sont des concitoyens » (Plutarque). « Ma patrie, c'est le monde » (Sénèque). En philosophie, cette notion de destin collectif a été développée au XVIIIe siècle par les philosophes. Elle est contestée au siècle suivant par Arthur Schopenhauer et Friedrich Nietzsche. Les progrès techniques vont provoquer des changements imprévisibles dans la définition de ce qu'est « être humain », notamment des actions sur la génétique et des cyborgs. Par exemple, l'écrivain de science-fiction Isaac Asimov a énoncé les trois lois de la robotique pour encadrer les pouvoirs délégués aux robots, et s'est interrogé dans plusieurs de ses romans sur ce qui ferait d'un robot un membre de l'humanité. La notion d'humanité a donné la notion de solidarité étendue à toute l'humanité, souvent résumée par le mot « humanitaire ». L'humanité est donc l'ensemble des êtres humains, qu'elles que soient leurs différences culturelles, ethniques, religieuses, philosophiques ou sexuelles.

Voir aussi

Homo sapiens | Anthropologie | Femme et Homme | Humanisme | Patrimoine de l'Humanité | Droits de l'homme | Crime contre l'humanité

Autre acception

L'Humanité est un journal communiste français.
- [http://www.humanite.presse.fr/ site officiel du journal l'Humanité] Catégorie:PhilosophieCatégorie:Société

Technologie

.]] Le mot technologie possède deux acceptions de fait : # Étymologiquement et historiquement : l'étude des techniques. On dit alors la technologie. # De plus en plus fréquemment, un ensemble des méthodes et techniques autour de réalisations industrielles formant un tout cohérent. On parle alors dune technologie. Elle ne se confond pas dans cette seconde acception avec la technique :
  - Si sur une voiture vous utilisez un procédé d'avance à l'allumage de votre invention
il s'agit d'une simple technique.
  - Un moteur à explosion d'automobile est quant à lui issu d'une technologie qui évolue depuis un siècle et demi.
  - En revanche, l'automobile dont l'existence s'accompagne de constructeurs, de routes, d'autoroutes, de stations-services, de garages, de parkings, etc. constitue un ensemble de technologies.
Les sciences de l'ingénieur ont à couvrir l'étude des technologies pertinentes à leur discipline. Dans une même branche, celles-ci changent avec le temps.
- On brocardait beaucoup l'École centrale en 1968 parce que l'on y enseignait encore le tube électronique et la machine à vapeur tandis que son cursus n'intégrait ni l'informatique ni même les statistiques.
- Guy Deniélou, fondateur de l'Université de Technologie de Compiègne, propose de définir la technologie comme «
le nom que prend la science quand elle a pour objet les produits et les procédés de l'industrie humaine».
- On peut aussi se contenter de la formulation du
dictionnaire, qui la définit comme Étude des techniques, des machines, des outils, etc., employés dans l'industrie, qui est plus concise et sans doute plus claire, même si elle est un peu moins précise. À cause de son aspect porteur, le mot est parfois galvaudé par les services de marketing des entreprises. Ainsi, ClearType est présentée comme une technologie alors que ce n'est qu'une technique, bien qu'elle soit fort ingénieuse, et on voit mal comment elle pourrait ne pas le rester. En revanche le Wi-Fi est bien aujourd'hui pour sa part une technologie.

Haute technologie et compétitivité économique

Pour les technologies fondées sur des percées scientifiques récentes on parle habituellement de haute technologie ou nouvelles technologies. Ce domaine peut ou non apporter un avantage compétitif aux entreprises et zones géographiques (pôle de compétence) qui ont su y acquérir une avance : tout dépend du rapport performances/prix offert par l'avance en question, ainsi que de son triangle couts/délais/qualité. Les exemples de sociétés ayant pris des faux-départs pour avoir eu trop d'avance sur le marché (Viatron, Exidy, Archimedes, AIXtron...) semblent tout aussi spectaculaires que celles de sociétés ayant acquis au cours du temps une position dominante sans être arrivées pour autant premières chronologiquement sur le marché (IBM face à UNIVAC, par exemple) : être le premier procure des:

Avantages


- pas de concurrence

Inconvénients


- Les techniques sont jeunes et mal connues: il faut essuyer techniquement des plâtres, entreprendre un effort d'information des clients potentiels.
- Les standards ne sont pas établis, ce qui peut obliger ensuite à de coûteuses reconversions pour mettre sa production en conformité.

Exemple


- C'est pour s'être équipée avec
retard en téléphone que la France a pu se doter rapidement d'un réseau totalement temporel (multiplexé) sans être trop handicapée par le poids d'un trop gros existant en équipement spatial.
- La forte implantation du Minitel en France a pendant plusieurs années retardé l'arrivée massive d'Internet dans les foyers français.
- La nécessité d'amortir la très coûteuse technique
à miroir tournant pour ses imprimantes à laser a fait perdre à IBM ce marché au profit de Canon et Xerox qui sont partis plus tard sur une idée de diodes laser fixes.
- Cette même compagnie dut abandonner en cours d'études sa
technologie FS qui n'eut que quelques retombées ultérieures sur certains produits dans le cadre des technologies existantes (imprimantes à laser, mémoires de masse à changement automatique, usage généralisé des bases de données relationnelles au système de fichiers, etc.).
- L'avance de l'Angleterre et de la France dans le domaine du
transport civil supersonique (Concorde) s'est révélée financièrement désastreuse.
- Celle de l'Europe dans le domaine du transport aérien (Airbus) ou des lanceurs de satellites (Ariane) ont en revanche constitué de francs succès.

Conclusion

Bref, l'avance technologique ne peut donc en aucun cas être considérée comme la
balle d'argent qui fait gagner à tous les coups. Elle ne constitue qu'un facteur d'appréciation parmi d'autres. L'important est moins de suivre une mode (coûteuse vu les investissements) que d'anticiper le moins mal possible les besoins actuels et à venir. Des technologies actuellement émergentes, mais dont on ne connaît pas bien en 2004 l'avenir sont par exemple :
- les micromachines
- les calculateurs quantiques
- la thérapie génique

Automatique

:Informatique industrielle ~ Informatique embarquée ~ Automate ~ Grafcet ~ GEMMA

Biologie

:Médecine ~ Biotechnologie - Agronomie

Chimie

:Pétrochimie ~ Pharmacie ~ Phytosanitaire
:La pile à combustible

Communication

:Télécommunication ~ Téléphone ~ Internet ~ Radiodiffusion ~ Télévision ~ Radioamateur ~ Imprimerie ~ livre ~ Journal ~ (voir aussi NTIC)

Informatique

:Ingénierie informatique ~ Informatique industrielle ~ Génie logiciel ~ Informatique embarquée ~ Micro-informatique ~ Réseau informatique ~ Internet ~ Ordinateur ~ Électronique numérique ~ (voir aussi NTIC)

Technique d'affichage

:Affichage mécanique ~ Projection lumineuse ~Tube cathodique ~ Affichage plasma ~ diode électroluminescente ~ Cristaux liquides~ Encre électronique

Ingénierie financière

:Calcul stochastique ~ Capital risque ~ Marchés dérivés ~ Titrisation,

Matériaux

Matériaux métalliques

Fer et alliages de fer


- Acier
- Acier inoxydable

Métaux et alliages non ferreux


- Cuivre et alliages
  - Laiton
  - Bronze
- Aluminium et alliages (appelés également alliages légers)
  - Alliages d'aluminium pour corroyage

Matériaux minéraux


- Verre
  - fabrication ~ floats
  - traitements ~ « glass coating »

Matériaux organiques


- Papier
  - Histoire de la fabrication du papier
  - Caractéristiques mécaniques du papier
  - Machine à papier
- Textile
- Plastiques
- Composites
- Bois

Autres concepts concernant les matériaux


- Matériaux utilisables pour le frottement
- Nanomatériau

Mécanique industrielle, électrotechnique

Généralités

Ajustement ~ Amortissement ~ Isostatisme ~ Rhéologie ~ Tribologie, frottement, usure, lubrification ~

Techniques nucléaires

Centrale nucléaire ~ moteur atomique

Production, distribution et utilisation de la vapeur

Machine à vapeur

Énergie hydraulique

Énergie pneumatique ~ Turbine

Électrotechnique

Centrale électrique ~ Pile à combustible ~ Alimentation électrique ~ Éclairage ~ Électroménager ~ Moteur électrique ~ Générateur électrique ~ Protection électrique

Moteurs thermiques

Moteur à combustion interne ~ Moteur à combustion externe ~ Moteur à réaction

Technique des gaz et du vide, réfrigération

Réfrigérateur ~ Technique du vide

Technique des fluides

Pompes

Obtention des pièces brutes

Emboutissage ~ Extrusion ~ Fonderie ~ Forge ~ Frittage ~ Moulage ~ Soudure ~ Traitement thermique ~ Traitement de surface ~Filage

Composants mécaniques, transmissions, manutention, ...


- Ajustage
- Assemblage
- Assemblage mécanique : anneau élastique ~ frettage
- Ressort ~

Finition des pièces mécaniques par enlèvement de matière

Usinage ~

Mécatronique

(Lien: Mécanique & Électronique) :Capteur ~ Actionneur ~ Effecteur

Physique appliquée

:Électronique ~ Électricité ~ Électrotechnique ~ Génération d'électricité

Son


- Supports audio (CD, mini-disc, cassette, vinyle, SACD, DAT, la radio, les cylindres)
- Normes audio (MP3, OGG, AAC, WMA, AIF, WAV, CDA, AIFF, MIDI, Hi-Fi, DDD-ADD-AAD, stéréo-mono, la FM...)
- Connectique audio (cinch-RCA-ligne, XLR-canon, jack, DIN-midi...)

Transport

:Automobile ~ Aviation ~ Aéronautique ~ Transport ferroviaire ~ Escalier mécanique ~Tapis roulant ~Ascenseur ~ Véhicule propre ~ Logistique ~ Marine marchande ~ Transport maritime :Liste des articles sur les transports

Liens externes

Mécanique industrielle (site de Patrick Dumont) [http://www.mecaniqueindustrielle.com]

Voir aussi


- Normalisation
- Education
  - Technologie au collège
- Évaluation de technologie
- Économie du savoir Catégorie:Technologie ja:工業 ko:기술 ms:Teknologi th:เทคโนโลยี


Informatique

ko:컴퓨터 과학 ja:情報工学 simple:Computer science th:วิทยาการคอมพิวเตอร์ zh-cn:计算机科学 zh-tw:計算機科學 oc:informatica] Etymologiquement, Le terme informatique désigne l'automatisation du traitement de l'information par une machine (virtuelle ou physique). Dans son acception courante, l'informatique désigne de façon vague l'ensemble des sciences et techniques en rapport de près ou de loin avec l'information et l'ordinateur. Par exemple, l'informatique désigne aussi bien le matériel informatique que la conception et l'administration de la partie immatérielle d'un ordinateur : les logiciels. La traduction anglaise étymologique serait informatics, mais l' usage tant en français qu'en anglais fait qu'une meilleure traduction serait probablement computer science, bien que ce terme fasse peut-être référence de façon plus explicite à ce que l'on pourrait appeler informatique fondamentale ou informatique scientifique. En anglais les termes distincts suivants sont utilisés :
- L'informatique fondamentale (Computer Science), ce qui ressort de l' épistémologie procédurale, soit notamment de l'étude des algorithmes, et donc indirectement des logiciels et des ordinateurs.
- L'ingénierie informatique (Computer Engineering), ce qui ressort de la fabrication et de l'utilisation du matériel informatique.
- L'ingénierie logicielle (Software Engineering), ce qui ressort de la modélisation et du développement des logiciels; ceci comprend le traitement des données (Data Processing), ce qui est du domaine de la mise en pratique des traitements de données.
- L'évolution des techniques et des technologies reliées à l'informatique (Information Technology). Des professions aussi diverses que concepteur, développeur, responsable d'exploitation, ingénieur système, technicien de maintenance, matérielle ou logicielle, chercheur en informatique ou directeur d'un centre de calcul, relèvent du domaine de l'informatique. Néanmoins, le terme informaticien désigne le plus souvent ceux qui conçoivent, déploient et mettent en œuvre des solutions.

Étymologie

Le terme informatique a été créé en mars 1962 par Philippe Dreyfus à partir des mots «information» et «automatique». Il donna ce nom à l'entreprise qu'il venait de fonder, la Société d'Informatique Appliquée, sans breveter le mot informatique. En France, l'usage officiel du mot a été consacré par Charles de Gaulle qui, en Conseil des ministres, a tranché entre «informatique» et «ordinatique», et le mot fut choisi par l'Académie française en 1967 pour désigner cette nouvelle discipline. En juillet 1968, le ministre fédéral de la Recherche scientifique d'Allemagne, Gerhard Stoltenberg, prononça le mot informatik lors d'un discours officiel au sujet de la nécessité d'enseigner cette nouvelle discipline dans les universités de son pays, et c'est ce mot qui servit aussitôt à nommer certains cours dans les universités allemandes. Le mot informatica fit alors son apparition en Italie et en Espagne, de même quinformatics au Royaume-Uni. Pendant le même mois de mars 1962 Walter F. Bauer inaugura la société américaine Informatics Inc., qui elle breveta son nom et poursuivit toutes les universités qui utilisèrent ce nom pour décrire la nouvelle discipline, les forçant à se rabattre sur computer science, bien que les diplômés qu'elles formaient étaient pour la plupart des praticiens de l'informatique plutôt que des scientifiques au sens propre. L'Association for Computing Machinery, la plus grande association d'informaticiens au monde, approcha même Informatics Inc. afin de pouvoir utiliser le mot informatics pour remplacer l'expression computer machinery, mais l'entreprise déclina l'offre. La société Informatics Inc. cessa ses activités en 1985, achetée par Sterling Software.

Histoire

Voir l'article détaillé : Histoire de l'informatique

Les origines

Depuis des millénaires, l'Homme a créé et utilisé des outils l'aidant à calculer (abaque, boulier, etc.). Les premières machines mécaniques apparaissent entre le XVIIe et le . La première machine à calculer mécanique réalisant les quatre opérations aurait été celle de Wilhelm Schickard au , mise au point notamment pour aider Kepler à établir les tables rudolphines d'astronomie. En 1642, Blaise Pascal réalisa également une machine à calculer mécanique qui fut pour sa part commercialisée et dont neuf exemplaires existent dans des musées comme celui des Arts et métiers et dans des collections privées (IBM). La découverte tardive du mécanisme d'Antikhitère montre que les Grecs de l'Antiquité eux-mêmes avaient commencé à réaliser des mécanismes de calcul en dépit de leur réputation de mépris général pour la technique (démentie d'ailleurs par les travaux d'Archimède). Cependant, il faudra attendre la définition du concept de programmation (illustrée en premier par Joseph Marie Jacquard avec ses métiers à tisser à cartes perforées, suivi de Boole et Ada Lovelace pour ce qui est d'une théorie de la programmation des opérations mathématiques) pour disposer d'une base permettant d'enchaîner des opérations élémentaires de manière automatique.

L'informatique moderne

L'ère des ordinateurs modernes commença avec les développements de l'électronique pendant la Seconde Guerre mondiale, ouvrant la porte à la réalisation concrète de machines opérationnelles. Au même moment, le mathématicien Alan Turing théorise le premier ce qu'est un ordinateur, avec son concept de machine universelle de Turing. L'informatique est donc un domaine fraichement développé, même s'il trouve ses origines dans l'antiquité (avec la cryptographie) ou dans la machine à calculer de Blaise Pascal, au . Ce n'est qu'à la fin de la Seconde Guerre mondiale qu'elle a été reconnue comme une discipline à part entière et a développé des méthodes, puis une méthodologie qui lui étaient propres. Son image a été quelque temps
surfaite : parce que les premiers à programmer des ordinateurs avaient été des ingénieurs rompus à la technique des équations différentielles (les premiers ordinateurs, scientifiques, étaient beaucoup utilisés à cette fin), des programmeurs sans formation particulière, parfois d'ailleurs issus de la mécanographie, cherchaient volontiers à bénéficier eux aussi de ce label de rocket scientist afin de justifier des salaires rendus confortables par :
- le prix élevé des ordinateurs de l'époque (se chiffrant en ce qui serait des dizaines de millions d'euros aujourd'hui compte-tenu de l'inflation, il reléguait au second plan les considérations de parcimonie sur les salaires) ;
- l'aspect présenté comme
peu accessible de leur discipline et un mythe de difficulté mathématique entretenu autour. En fait, les premiers ordinateurs ne se programmaient pas de façon très différente de celle des calculatrices programmables utilisées aujourd'hui dans les lycées et collèges, et maîtrisées par des élèves de quatorze ans mais le domaine était nouveau et l'algorithmique nécéssite un certain degré de concentration associé, peut-être à tort, à la réflexion pure. L'émergence d'un aspect réellement scientifique dans la programmation elle-même (et non dans les seules applications scientifiques que l'on programme) ne se manifeste qu'avec la série The Art of Computer Programming de Donald Knuth, professeur à l'Université de Stanford, à la fin des années 1960, travail monumental encore inachevé en 2004. Les travaux d'Edsger Dijkstra, Niklaus Wirth et Christopher Strachey procèdent d'une approche également très systématique et elle aussi quantifiée. On demandait à Donald Knuth dans les années 1980 s'il valait mieux selon lui rattacher l'informatique (computer science) au génie électrique — ce qui est souvent le cas dans les universités américaines — ou à un département de mathématiques. Il répondit : «Je la classerais volontiers entre la plomberie et le dépannage automobile» pour souligner le côté encore artisanal de cette jeune science. Toutefois, la forte scientificité des trois premiers volumes de son encyclopédie suggère qu'il s'agit là plutôt d'une boutade de sa part. Au demeurant, la maîtrise de langages comme Haskell ou même APL demande un niveau d'abstraction tout de même plus proche de celui des mathématiques que des deux disciplines citées. La miniaturisation des composants et la réduction des coûts de production, associées à un besoin de plus en plus pressant de traitement des informations de toutes sortes (scientifiques, financières, commerciales...) a entraîné une diffusion de l'informatique dans toutes les couches de l'économie comme de la vie de tous les jours.

Approche fonctionnelle

Comme énoncé ci-dessus, l'informatique est le traitement automatisé de données par un appareil électronique : l'ordinateur ; les germanophones parlent de
elektronisch Daten Verarbeitung / EDV (« traitement électronique de données »), les anglophones dinformation technology / IT (« technologies de l'information »), c'est-à-dire :
- données ou informations : in fine, l'ordinateur manipule des nombres (d'où le terme anglais computer, littéralement « calculateur »), mais ces nombres peuvent représenter divers types d'informations :
  - des... nombres bien évidemment, dans le cas de calculs scientifiques (flottants) ou comptables (décimal, ou binaire entier)... ;
  - un texte, des lettres (caractères), que l'on peut mettre en forme avec un traitement de texte, imprimer, envoyer par courrier électronique... ;
  - du dessin vectoriel (CAO, logiciels d'illustration, et de typographie) ;
  - des images statiques (photographies) ou animées (vidéo), des hologrammes ;
  - des sons, enregistrés (technique du direct to disk) ou bien fabriqués par l'ordinateur (synthétiseur), que ce soient des bruitages, de la musique (cf. musique et informatique) ou de la parole ; :la conversion de ces informations en suite de nombres pose le problème du format des données, du codage et des formats normalisés (par exemple, représentations des nombres entiers ou à virgule flottante, format ASCII, Unicode, TeX ou RTF et polices PostScript ou TrueType pour les textes, formats bitmap, TIFF, JPEG, PNG, etc. pour les images fixes, formats QuickTime, MPEG pour les vidéos, interface MIDI pour la musique...).
- automatisé : l'utilisateur n'intervient pas, ou peu, dans le traitement des données ; le traitement est défini dans un programme qui se déroule tout seul, l'utilisateur se contente de fournir des paramètres de traitement ; le programme automatique se déroule selon un algorithme, l'établissement de ce programme est le domaine de la programmation.
- traitement : ces données sont :
  - créées :
    - nombres : acquisition automatique de données d'une expérience avec un ordinateur ;
    - texte : taper un texte au clavier ;
    - images : dessins réalisés à la souris ou sur une tablette graphique, synthèse d'image (pour présenter un projet – objet fictif en cours de conception –, imagerie médicale, dessin artistique – infographie –, film d'animation ou pixilation) ou numérisation d'une image existante (scanner, appareil photographique numérique) ou d'images animées (caméra numérique, webcam) ;
    - sons enregistrés (microphone) ou recréés à partir d'une partition virtuelle (synthétiseur) ou d'un texte (synthèse vocale).
  - analysées :
    - nombres : l'analyse des nombres relève du domaine concerné (mathématiques, physique, économie...) ;
    - texte : rechercher les occurrences de mots dans un texte pour en tirer des statistiques, aide à la correction orthographique et/ou grammaticale, et, plus généralement, traitement automatique des langues (TAL) ;
    - images : on peut vouloir identifier un objet (reconnaissance de forme, reconnaissance des caractères ou OCR), ou bien déterminer la surface couverte par une couleur (par exemple pour quantifier une surface recouverte) ;
    - sons : analyse spectrale, reconnaissance vocale.
  - modifiées :
    - nombres : calculs ;
    - texte : modification d'un texte existant, traduction automatique dans une autre langue (ou langage de programmation) ;
    - images : modification du contraste, de la luminosité, des couleurs, effets spéciaux ;
    - sons : application d'effets (réverbération, distorsion, ajustement de la hauteur) ; ::comme il existe, selon les programmes et les besoins, une grande variété de codages possibles pour représenter chaque type d'information, beaucoup de traitements consistent à convertir les données d'un format vers un autre...
  - archivées puis restituées :
    - les moyens et techniques d'archivage varient en fonction de la durée de conservation souhaitée et des quantités de données en jeu : mémoires électroniques, bandes magnétiques, disques magnétiques ou optiques ;
    - les moyens de restitution dépendent de la nature des données : écrans ou imprimantes pour le texte et les images, haut-parleurs ou instruments MIDI pour les sons...

Approche organisationnelle

L'informatique pour l'organisation est un élément d'un système de traitement d'information (les entrées peuvent être des formulaires papier par exemple) et d'automatisation. Depuis Henry Ford, l'automatisation des tâches ayant été identifiée comme un avantage concurrentiel, la question est : que peut-on automatiser ? Autant il est relativement facile d'automatiser des tâches manuelles, autant il est difficile d'automatiser le travail intellectuel et parfois créatif. L'approche de l'informatique dans une organisation commence donc par l'élucidation des processus, c'est-à-dire modéliser le métier. Après validation, la MOA (Maîtrise d'Ouvrage) fournit les spécifications fonctionnelles de (l'ouvrage) qui vont servir de référence dans la conception pour la MOE (Maîtrise d'œuvre). Cette conception sera alors effectuée dans le respect d'un Cycle de développement qui définit les rôles et responsabilités de chaque acteur. Ainsi, les échanges entre MOA et MOE ne se résument pas à la maîtrise des chantiers (tenue des délais et des coûts, et validation des livrables), la MOA et la MOE sont garantes (éventuellement responsables sur un plan juridique) de la cohérence des systèmes d'information, et de l'adéquation des solutions informatiques avec les problèmes utilisateurs finaux initialement constatés.

Matériel

Article détaillé : Matériel informatique On utilise également le terme anglais hardware (littéralement « quincaillerie ») pour désigner le matériel informatique. Il s'agit de tous les composants que l'on peut trouver dans : 1. Les ordinateurs et leurs périphériques : un ordinateur est un ensemble de circuits électroniques permettant de manipuler des données sous forme binaire, représentées par des variations de signal électrique. Il existe différents types d'ordinateurs : ordinateur 5150 datant de 1981, Système d'exploitation IBM-DOS 2.0]]
- Les micro-ordinateurs. De bureau ou portables. Ils sont composés d'une unité centrale : un boîtier contenant la carte mère, l'alimentation, des unités de stockage. On y ajoute une console : un écran et un clavier. Divers périphériques peuvent leur être ajoutés, une souris, une imprimante, un scanner..ect; scanner
- Les stations de travail. Des micro-ordinateurs particulièrement puissants et chers, utilisés uniquement pour des besoins professionnels pointus (conception assistée par ordinateur). Ce terme était particulièrement en vogue dans les années 1980-1990. Depuis les années 2000, il n'est guère possible de concevoir une station de travail plus puissante qu'un micro-ordinateur haut de gamme ;
- Les mainframes. Une armoire abrite l'unité centrale et l'alimentation, une ou plusieurs autres les périphériques de stockage (disque dur, sauvegarde) tandis que les moyens de communication et réseau (routeur, hubs, modem) sont dans la même pièce, mais dans des racks séparés. Une console d'administration (écran, clavier, imprimante) est généralement située dans ce même local ; administration]
- Les PDA (Personal Digital Assistant, encore appelés organiseurs). Ce sont des ordinateurs de poche proposant des fonctionnalités liées à l'organisation personnelle (agenda, calendrier, carnet d'adresse, etc.). Ils peuvent être reliés à Internet par différents moyens (réseau Wifi, Bluetooth, etc.).
- Et bien d'autres appareils. Dans le domaine de l'informatique embarquée : téléphone, électroménager, automobile, armements militaires, etc. Les cartes à puces, ou l'informatique industrielle.

Logiciel

Le logiciel désigne la partie à première vue immatérielle de l'informatique, l'organisation et le traitement de l'information : les programmes. On s'est en effet vite rendu compte que des machines techniquement très avancées pour leur époque, comme la Bull Gamma 60, restaient invendables tant qu'on n'avait pas de programmes à livrer pour les rendre immédiatement opérationnelles. IBM lança entre 1968 et 1973 une sorte d'ancêtre du logiciel libre avec son ordinateur 1130, politique qui assura à celui-ci par effet boule de neige un succès immédiat et planétaire, mais les conclusions d'un procès antitrust lui interdirent de distribuer bénévolement du logiciel. Le monde des mainframes classe les logiciels en catégories suivantes :
- systèmes d'exploitation ;
- bases de données, comme DB2, Ingres ou Oracle ;
- programmes de communication, comme NCP ou RSCS ;
- moniteurs de télétraitement ;
- systèmes transactionnels, comme CICS ;
- systèmes de temps partagé, utilisés pour le calcul ou le développement ;
- compilateurs traduisant les langages en instructions machine et appels système ;
- tout le reste entrait en une catégorie nommée Logiciels applicatifs. Plus simplement on distingue généralement trois types de logiciels (par ordre de proximité du matériel) :
- le firmware
- le système d'exploitation
- les logiciels et applications utilisateur (en anglais software) On classe aussi les logiciels en libre et propriétaire, bien que les deux soient parfois panachés à des degrés divers. Certains ont une fonction bureautique ou multimédia comme par exemple les jeux vidéo. Certains logiciels ont acquis des noms connus de tous. Le noyau du système d'exploitation crée le lien entre le matériel et le logiciel. Un logiciel, quand il est fourni sous sa forme binaire, serait utilisable uniquement avec un système d'exploitation donné (car il en utilise les services), et ne fonctionnerait que sur un matériel spécifique (car il en utilise le code d'instructions). Une conception plus récente, depuis le milieu de années 1980, consiste à distribuer les logiciels tous binaires confondus, et à les munir d'un système de licences par jetons ou tokens permettant l'usage de N copies simultanées du logiciel sur le réseau, tous matériels confondus. Cette approche est majoritaire dans le monde UNIX. À l'initiative de Richard Stallman et du GNU, à partir de 1985, une mouvance de programmeurs refuse cette logique propriétaire et ceux-ci se muent en concepteurs inventifs pour se lancer dans le développement d'outils et de bibliothèques système libres compatibles avec le système UNIX. C'est pourtant le projet indépendant Linux, initié par Linus Torvalds, basé sur les travaux et les outils du GNU, qui aboutira dans la création d'un système d'exploitation complet et libre. Une bonne partie des logiciels actuels fonctionnent dans un environnement graphique pour interagir avec l'utilisateur. La diversité des systèmes informatiques a fait apparaître une technique visant à combiner le meilleur de chacun de ces univers : l'émulateur. Il s'agit d'un logiciel permettant de simuler le comportement d'un autre système dans celui que l'on utilise,
- soit pour qu'une machine semble être une autre (voir IBM 1130),
- soit pour simuler le comportement d'un système d'exploitation (par exemple DOS ou Windows sous Linux). Le terme anglais est software, à l'origine un jeu de mot entre hardware (« quincaillerie », pour désigner le matériel) et l'opposition soft/hard (mou/dur), opposition entre le matériel (le dur) et l'immatériel (le mou). Les traductions françaises matériel et logiciel rendent parfaitement cette opposition et cette complémentarité. Le logiciel réalise normalement une fonction attendue de ses utilisateurs. Néanmoins, des effets secondaires (parfois nommés par contresens de traduction effets de bord) existent. Parfois même, certains logiciels sont destinés à nuire, comme les virus informatiques, nommés en anglais, par analogie avec software : malware (qu'on pourrait traduire par le néologisme nuisiciel, ou logiciel malveillant).

La création des logiciels

Un projet informatique s'inscrit dans un cycle de développement qui définit les grandes étapes de la réalisation (planification), de la manière dont on passe d'une étape à l'autre (modèle incrémental, en V, en spirale, etc.). Pour les petits projets (ou les petites équipes de développement), cette réflexion est souvent négligée (on se répartit les modules et chacun développe dans son coin). Ceci est une cause fréquente d'erreurs (bogues) et de non-conformité (le produit final n'est pas conforme aux attentes de l'utilisateur). Mais même les énormes projets, avec beaucoup de moyens, sont victimes de cette négligence ; ainsi, l'échec du premier vol d'Ariane 5 fut dû à un problème de logiciel, etc. Un projet peut alors intégrer une approche de la qualité et de la sûreté de fonctionnement des systèmes informatiques afin de contrôler autant que possible le produit final. Un projet comprend les étapes suivantes :
- l'établissement d'un cahier des charges qui définit les spécifications auxquelles devra répondre le logiciel ;
- la définition de l'environnement d'exécution  (architecture informatique) :
  - type(s) d'ordinateur sur lequel le logiciel doit fonctionner (station de calcul, ordinateur de bureau, ordinateur portable, assistant personnel, téléphone portable, guichet automatique de banque, ordinateur embarqué dans un véhicule ;
  - type et version du(des) système(s) d'exploitation sous-jacent ;
  - périphériques nécessaires à l'enregistrement des données et à la restitution des résultats (capacité de stockage, mémoire vive, possibilités graphiques...) ;
  - nature des connexions réseau entre les composants (niveau de confidentialité et de fiabilité, performances, protocoles de communication...) ;
- la conception de l'application et de ses constituants, et notamment de l'interactivité entre les modules développés : structure des données partagées, traitement des erreurs générées par un autre module... : c'est le domaine du génie logiciel ;
- la mise en place d'une stratégie de développement :
  - répartition des tâches entre les développeurs ou les équipes de développement, qui vont assurer le codage et les tests ;
- le plan de test du logiciel, pour s'assurer qu'il remplit bien la mission pour laquelle il a été écrit, dans toutes les conditions d'utilisation qu'il pourra normalement rencontrer, mais aussi dans des cas limites. Après chacune de ces phases, on peut avoir une étape de recette, où le client va valider les choix et les propositions du maître d'œuvre. La phase de programmation consiste à décrire le comportement du logiciel à l'aide d'un langage de programmation. Un compilateur sert alors à transformer ce code écrit dans un langage informatique compréhensible par un humain en un code compréhensible par la machine, le résultat est un exécutable. On peut également, pour certains langages de programmation, utiliser un interpréteur qui exécute un code au fur et à mesure de sa lecture, sans nécessairement créer d'exécutable. Enfin, un intermédiaire consiste à compiler le code écrit vers du bytecode. Il s'agit également d'un format binaire, compréhensible seulement par une machine, mais il est destiné à être exécuté sur une machine virtuelle, un programme qui émule les principales composantes d'une machine réelle. Le principal avantage par rapport au code machine est une portabilité théoriquement accrue (il « suffit » d'implanter la machine virtuelle pour une architecture donnée pour que tous les programmes en bytecode puissent y être exécutés), portabilité qui a fait, après sa lenteur, la réputation de Java. Il convient de noter que ces trois modes d'exécution ne sont nullement incompatibles. Par exemple, OCaml dispose à la fois d'un interpréteur, d'un compilateur vers du bytecode, et d'un compilateur vers du code natif pour une grande variété de processeurs. Une fois écrit (et compilé si nécessaire), le code devient un logiciel. Pour des projets de grande amplitude, nécessitant la collaboration de beaucoup de programmeurs, voire de plusieurs équipes, on a souvent recours à une méthodologie commune (par exemple MERISE) pour la conception et à un atelier de génie logiciel (AGL) pour la réalisation. Au cours de la programmation et avant la livraison du produit final, le programme est testé afin de vérifier qu'il fonctionne bien (y compris dans des cas d'utilisation en mode dégradé) et qu'il est conforme aux attentes de l'utilisateur final. Les tests intermédiaires permettent de s'assurer que chaque module de code réalise correctement une fonction : ce sont les tests unitaires. Les tests finals qui vérifient le bon enchaînement des modules et des traitements sont des tests d'intégration. Pour certaines applications demandant un haut niveau de sûreté de fonctionnement, les tests sont précédés d'une étape de vérification, où des logiciels spécialisés effectuent (généralement sur le code source, mais parfois aussi sur le code compilé) un certain nombre d'analyses pour vérifier partiellement le bon fonctionnement du programme. Il n'est toutefois pas possible (et des théorèmes mathématiques montrent pourquoi), de garantir la parfaite correction de tout logiciel par ce moyen et la phase de test reste donc nécessaire. Elle se complète aussi, lorsqu'il s'agit d'une évolution d'une application existante, de nombreux tests automatisés de non-régression. Statistiques : la création d'un logiciel est une tâche ardue ; environ 31 % des projets informatiques sont abandonnés avant d'être terminés, plus de 50 % des projets coûtent le double du coût initialement estimé et seulement 15 % des projets finissent dans les temps et selon le budget défini. Les besoins de seule maintenance de l'existant peuvent prendre jusqu'à 50 % des effectifs d'une équipe chargée d'un logiciel (or, c'est là une fonction pénible, ingrate, peu valorisante et qui rebute et démotive les bons programmeurs).

Traitement de l'information

L'information, pour être traitée, doit être :
- représentée par un codage :
  - on utilise un système de numération binaire, où l'élément unitaire informationnel est le bit (contraction de l'anglais binary digit : chiffre binaire). Les bits sont généralement regroupés par huit, pour constituer des octets (ou bytes). Un octet peut être représenté par la séquence des bits qui le constituent (par exemple : 00101110) ou par une paire de valeurs hexadécimales (pour le même exemple : 2E), plus compact. Le choix du binaire ne résulte pas de la mystique, mais tout simplement d'utiliser de simples circuits de commutation, qui ont de très larges tolérances et par conséquent de faibles coûts ;
  - on représente la structuration de l'information pour permettre des échanges entre composants logiciels et entre composants matériels. Pour cela, on définit des langages et des formalismes de représentation.
- stockée dans des systèmes permanents (mémoires dites de masse) ou non (mémoires dites volatiles).

Échanges de données : protocoles et normes

Les protocoles définissent une manière de procéder, notamment pour codifier la façon dont deux entités communiquent (modules ou couches logicielles, périphériques, etc.). On parle notamment de protocole de communication lorsqu'on veut définir des mécanismes de contrôle sur la manière dont l'échange d'information est réalisé. Un protocole peut ainsi définir :
- un langage de description d'instructions et de données graphiques (exemple : AGP) ;
- un standard de commandes et de flux d'information pour une mémoire de masse (exemples : SCSI, FireWire, IDE, Serial ATA) ;
- des échanges entre le processeur et des cartes d'extension (exemples : PCI, PCI Express, ISA) ;
- des modalités de transfert d'information entre périphériques (exemple : USB) ou sur un réseau TCP/IP, Internet, ATM, X.25) ;
- des commandes entre un client et un serveur (exemples : POP3, IMAP, HTTP, FTP …) ;
- des échanges de données informatisés spécifiques (exemples : EDI,