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Transit

Transit

catégorie:Mécanique céleste Le transit est un phénomène astronomique qui se produit lorsqu'un objet non-lumineux s'intercale entre l'observateur et un objet lumineux de diamètre angulaire nettement plus grand. Lorsque l'objet s'intercalant a un diamètre angulaire plus petit mais néanmoins proche de l'objet lumineux, on parle d'éclipse annulaire. Lorsque son diamètre angulaire est plus grand ou égal, il s'agit d'une éclipse.

Transit dans le système solaire

Depuis la Terre, et dans le système solaire, seules les planètes intérieures peuvent transiter devant le Soleil. C'est néanmoins un phénomène rare, qui dans le cas de Vénus ne se produit guère plus de deux fois par siècle, par couple dont les membres sont séparés par environ 8 ans. Les derniers transits de Vénus eurent lieu en 1882 ainsi que le 8 juin 2004. Le prochain aura lieu le 6 juin 2012 mais le transit suivant n'aura lieu que le 11 décembre 2117. Au , le couple de transits de 1761 et de 1769 permit de mesurer la valeur de l'unité astronomique. Mercure, étant plus proche du Soleil que Vénus, transite plus fréquemment entre la Terre et le Soleil, environ 13 fois par siècle. Les derniers transits eurent lieu le 15 novembre 1999 et le 7 mai 2003 et les prochains auront lieu les 8 novembre 2006, 9 mai 2016 et 11 novembre 2019.

Précautions à prendre lors des observations

Observer une éclipse partielle de soleil à l'œil nu ou à l'aide d'un instrument d'observation peut être très dangereux et entraîner une cécité irréversible. Une vitre fumée ou des films photographiques ne suffisent pas à protéger les yeux contre toutes les radiations émises par le Soleil et la cécité peut survenir quelques heures après l'observation. Il convient de se munir des filtres adaptés, généralement fournis pour l'occasion par les revues d'astronomie. En France ces filtres doivent porter la marque NF. Une observation par la méthode de projection de l'image du Soleil est sans danger car elle est indirecte ; il suffit pour la réaliser d'une simple loupe et d'une feuille de papier.

Anecdotes

C'est pour observer le transit de Vénus en 1769, (et rechercher le continent austral) que le capitaine James Cook de la Royal Navy navigua d'Angleterre vers Tahiti.

Transit hors système solaire

Certaines planètes extrasolaires transitent également entre la Terre et leur étoile. C'est le cas en particulier de la planète Osiris. Cette caractéristique permet d'effectuer des mesures sur les atmosphères de ces planètes lointaines. L'observation de transits permet également de découvrir certaines planètes extrasolaires.

Voir aussi

Liens connexes


- Transit de Vénus
- Transit de Mercure

Liens externes


- [http://www.cieletespace.fr/front/transit/ Dossier de Ciel et Espace sur le transit de Vénus en 2004]
- [http://www.venus2004.org/ Site consacré au transit de Vénus en 2004] ja:日面通過

Éclipse

, 1999 Ph. Luc Viatour]] Une éclipse correspond à l'occultation d'une source de lumière par un objet physique. En astronomie, une éclipse se produit lorsqu'un objet tel qu'une planète ou un satellite naturel s'intercale entre une source de lumière comme une étoile, et un autre objet, masquant du point de vue de l'observateur soit la source de lumière, soit l'objet éclairé. Lorsque l'objet s'intercalant a un diamètre angulaire nettement plus petit que celui de l'autre objet, on parle plutôt de transit.

Les éclipses dans le système Terre-Lune-Soleil

Principes mécaniques

Une éclipse de soleil se produit lorsque la Lune se trouve entre le Soleil et la Terre, ce qui ne peut se passer que lors d'une nouvelle lune. Une partie de la Terre se trouve alors dans l'ombre ou la pénombre de la Lune. Une éclipse de lune se produit lorsque la Terre se trouve entre le Soleil et la Lune, ce qui ne peut se passer que lors d'une pleine lune. La Lune se trouve alors dans l'ombre de la Terre. Terre]] Une éclipse peut être totale ou partielle. Lorsque la source de lumière est entièrement bloquée par l'objet éclipsant, on parle d'éclipse totale. Si l'objet éclipsant ne bloque pas entièrement la lumière provenant de la source, on parle d'éclipse partielle. Une éclipse annulaire est un cas particulier d'éclipse partielle où les trois objets concernés sont parfaitement alignés, mais où l'objet éclipsant est trop petit (ou l'objet éclipsé trop gros) pour bloquer complètement la source de lumière : il reste alors un anneau lumineux encore visible. C'est une situation relativement fréquente pour les éclipses de Soleil car, bien que par coïncidence, la Lune et le Soleil aient quasiment la même taille apparente vus de la Terre, selon leurs distances respectives à la Terre, une faible différence de taille apparente (de l'ordre de quelques %) est perceptible. À partir de la Terre, une éclipse n'est possible que lorsque le Soleil, la Lune et la Terre sont alignés. Si le plan de l'orbite de la Lune coïncidait avec celui de la Terre, appelé l'écliptique, il y aurait une éclipse de Soleil et une éclipse de Lune chaque mois synodique lunaire. Comme ces deux plans sont inclinés d'un angle de 5,9°, il faut que la Lune soit à proximité d'un des deux points d'intersection de ces plans, points appelés nœuds, pour qu'une éclipse puisse se produire. Pour une éclipse totale de Lune, l'écart entre la Lune et un nœud ne doit pas dépasser 4,6°, pour une éclipse totale de Soleil, cet écart peut aller jusqu'à 10,3°.

Phases générales d'une éclipse solaire

nœuds
- Le commencement de l'éclipse générale est l'instant où le cône de pénombre de la Lune commence à balayer le disque terrestre.
- Le commencement de l'éclipse totale ou annulaire est l'instant où le cône d'ombre de la Lune commence à balayer le disque terrestre.
- Le commencement de la centralité est l'instant où l'axe du cône d'ombre de la Lune commence à balayer le disque terrestre.
- Le maximum de l'éclipse est l'instant où la grandeur de l'éclipse est maximale (l'instant où la plus grande surface terrestre est dans l'ombre).
- La fin de la centralité est l'instant où l'axe du cône d'ombre de la Lune termine de balayer le disque terrestre.
- La fin de l'éclipse totale ou annulaire est l'instant où le cône d'ombre de la Lune termine de balayer le disque terrestre.
- La fin de l'éclipse générale est l'instant où le cône de pénombre de la Lune termine de balayer le disque terrestre. nœuds

Phases locales d'une éclipse solaire


- On appelle « premier contact » ou « premier contact extérieur » le moment où le disque lunaire commence à empiéter sur le disque solaire.
- On appelle « deuxième contact » ou « premier contact intérieur » le moment où le disque lunaire est complètement entouré par le disque solaire (éclipse annulaire) ou le moment où le disque solaire disparaît complètement (éclipse totale).
- On appelle « troisième contact » ou « deuxième contact intérieur » le moment où le disque lunaire commence à se dégager du disque solaire (éclipse annulaire) ou le moment où le disque solaire commence à réapparaître (éclipse totale).
- Enfin, on appelle « quatrième contact » ou « deuxième contact extérieur » le moment où le disque lunaire se détache du disque solaire.

Phases d'une éclipse lunaire

nœuds Il y a trois types d'éclipses lunaires : par la pénombre, lorsque la Lune passe uniquement dans le cône de pénombre de la Terre; partielles, lorsque la Lune passe en partie dans le cône d'ombre de la Terre; et totales, lorsque la Lune passe en totalité dans le cône d'ombre de la Terre.
- On appelle « premier contact » ou « premier contact extérieur » le moment où la Lune commence à entrer dans le cône d'ombre de la Terre.
- On appelle « deuxième contact » ou « premier contact intérieur » le moment où la Lune entre complètement dans le cône d'ombre de la Terre. C'est le début de la totalité.
- Le maximum de l'éclipse est l'instant où la distance angulaire entre le centre du disque lunaire et le centre du cône d'ombre atteint sa plus petite valeur.
- On appelle « troisième contact » ou « deuxième contact intérieur » le moment où la Lune commence à sortir du cône d'ombre de la Terre. C'est la fin de la totalité.
- Enfin, on appelle « quatrième contact » ou « deuxième contact extérieur » le moment où la Lune sort complètement du cône d'ombre de la Terre.

Cycles

En pratique de 2 à 7 éclipses peuvent se produire annuellement. Elles se produisent par groupes séparés par un intervalle de 173 jours. Ces groupes sont constitués d'une éclipse de Soleil ou d'une succession d'éclipses de Soleil, ou bien d'une éclipse de Lune et d'une autre éclipse de Soleil. Le Soleil et un nœud de l'orbite lunaire se retrouvent dans la même direction tous les 346,62 jours. Dix-neuf de ces périodes, soit 6585,3 jours ou 18 ans et 11 jours, ont presque la même durée que 223 mois synodique lunaire. Ceci veut dire que la configuration Lune-Soleil et les éclipses se répètent dans le même ordre dans le même laps de temps. Ce cycle appelé Saros était déjà connu des Babyloniens. Comme la durée exacte de ce cycle n'est pas un nombre entier de jours mais possède un excédent d'environ 1/3 de jour, les éclipses se reproduisent donc selon ce cycle avec un décalage d'environ 8 heures et sont donc visibles à une longitude distante d'environ 120° par rapport à celle du cycle précédent. Un autre cycle concernant les éclipses est l'Inex. Sa durée est de 358 mois synodiques lunaires (28,9 ans) après lequel les même éclipses se reproduisent quasiment à la même longitude géographique mais à une latitude opposée. Après une période de 669 mois synodiques lunaires, appelé Exeligmos ou triple Saros, un cycle d'éclipses similaires se reproduit à la même longitude. latitude latitude]]

Voir aussi

Articles connexes


- Éclipse du 11 août 1999
- Éclipse solaire du 3 octobre 2005

Liens externes


- [http://www.imcce.fr/imcce.php?lang=fr Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides] :
  - [http://www.imcce.fr/page.php?nav=fr/ephemerides/phenomenes/eclipses/soleil/index.php Les éclipses de Soleil]
  - [http://www.imcce.fr/page.php?nav=fr/ephemerides/phenomenes/eclipses/lune/index.php Les éclipses de Lune]
- [http://www.urania.be/dossiers/eclips2005/index_fr.php Eclipse solaire 3 octobre 2005]

Homonyme


- Eclipse, dans le monde de l'informatique.
- Eclipse Aviation Eclipse Eclipse Eclipse ko:식현상 ms:Gerhana th:อุปราคา

Système solaire

ko:태양계 ms:Sistem suria ja:太陽系 simple:Solar system th:ระบบสุริยะ Un système solaire ou système stellaire désigne un système composé d'une ou plusieurs étoiles, c'est-à-dire un astre de même nature que notre Soleil, entouré d'une ou plusieurs planètes. Pour éviter toute confusion, on utilisera le terme système stellaire comme terme générique et système solaire pour notre système planétaire. On peut imaginer que nous serions dans un système à deux étoiles si Jupiter avait eu une masse dix fois plus importante. Tout comme le soleil, elle se serait effondrée sur elle-même provoquant une deuxième étoile de 4,2 à 6,2 fois plus éloignée.

Composition et structure du système solaire

Notre système solaire, constitué du Soleil et de neuf planètes, dont la Terre, avec leurs satellites, ainsi que d'astéroïdes et de comètes, est resté le seul connu jusqu'à la fin du . C'est pourquoi le terme système solaire suffit à le désigner. Au centre se situe le Soleil, une étoile relativement petite mais qui contient néanmoins 99,86 % de la masse de tout le système. De par sa masse, l'intérieur du Soleil atteint une densité et une température telles que des réactions de fusion nucléaire peuvent se produire en son sein, dégageant de ce fait d'énormes quantités d'énergie. La plus grande partie de cette énergie est libérée dans l'espace sous forme de radiation électromagnétique, principalement sous forme de lumière visible. Le Soleil émet aussi un flux de particules chargées appelé le vent solaire. Ce vent solaire interagit fortement avec la magnétosphère des planètes et contribue à éjecter les gaz et poussières en dehors du système solaire. Les planètes les plus proches du Soleil sont les planètes telluriques, petites, rocheuses et denses. En partant du Soleil, on trouve Mercure, Vénus, la Terre et Mars. Il existe au-delà de Mars une ceinture d'astéroïdes composée de milliards de corps, dont la taille varie de quelques centimètres à plusieurs dizaines de kilomètres. Ensuite, c'est le domaine des planètes géantes, gazeuses et peu denses : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Pluton, la planète la plus éloignée du Soleil, minuscule, solide et peu dense, avec une orbite très inclinée, est l'objet le plus grand d'une seconde ceinture d'astéroïdes gelés, appelée ceinture de Kuiper. Cette ceinture, peuplée de milliers d'astéroïdes, semble être le réservoir des comètes à courte période. Enfin, il existerait, encore plus loin que la ceinture de Kuiper et jusqu'à une distance de deux années lumière un énorme nuage sphérique, appelé nuage d'Oort, qui contiendrait des milliards de noyaux cométaires. Il existe toute une série de mnémoniques pour se souvenir de l'ordre des planètes à l'intérieur du système solaire, comme par exemple la phrase suivante Monsieur Vous Travaillez Mal, Je Suis Un Novice. (Point).

Les planètes du système solaire

Toutes les caractéristiques des planètes sont données relativement à celles de la Terre. S'agissant du Soleil, son diamètre équatorial est de 109,3 fois celui de la Terre, pour une masse de 332 946 fois celle de la Terre.
-
Traditionnellement, Pluton est considérée comme une planète. Néanmoins, sa composition et son orbite en font un objet beaucoup plus proche des objets de Kuiper que des autres planètes. Certains scientifiques ont longtemps pensé qu'il pouvait s'agir d'un satellite de Neptune expulsé de son orbite. Mais les récentes observations font que certains astronomes considèrent dorénavant Pluton comme l'objet de la ceinture de Kuiper le plus proche du Soleil.
La troisième loi de Kepler, trouvée en 1618 et publiée l’année suivante, nous dit que, pour toutes les planètes du système solaire, le carré de la période T de révolution de la planète autour du Soleil divisé par le cube du demi-grand axe a de la trajectoire elliptique de cette planète donne le même nombre : T²/a³ = constante 1618 Article connexe : Logarithme sur l'ordre des planètes

Origine et évolution du système solaire

L'hypothèse actuelle de la formation du système solaire est l'hypothèse de la nébuleuse solaire, avancée dès 1755 par Emmanuel Kant. L'évolution du système solaire depuis sa naissance jusqu'à sa mort est très lente et s'étale sur plus de 10 milliards d'années.

Origine dans les poussières d'étoiles

On estime généralement aujourd'hui que le système solaire est né de la contraction, sous l'effet de sa propre masse, d'un nuage moléculaire interstellaire froid et dense fait de gaz, essentiellement d'hydrogène et d'hélium, qui sont les atomes les plus présents à la naissance de l'univers. Il devait y avoir également des grains de poussière et de l'eau sous forme de glace. Ce nuage, appelé nébuleuse solaire, après avoir acquis une forme régulière, probablement un disque, avec un mouvement de rotation, commença à se différencier en plusieurs parties. La plus grande partie se rassembla au centre pour former une proto-étoile, le futur soleil. D'autre part, les grains de poussières s'agglomérèrent. Par effet de gravité, de plus en plus de matière aurait été attirée formant ainsi des protoplanètes. Le centre tournant plus vite que le bord et étant plus comprimé, la température s'y est accrue. Dès que la masse centrale fut assez dense et chaude, des réactions de fusion nucléaire se seraient alors déclenchées; ce qui aurait donné naissance au Soleil, notre étoile. La date estimée de ce phénomène est de -4,56 milliards d'années. Les plus grosses des protoplanètes attirèrent les plus petites et firent le vide autour d'elles ; en grossissant, elles devinrent sphériques. De plus, les réactions nucléaires créèrent un puissant vent solaire qui entraîna la majorité des gaz et poussières restants. C'est ainsi qu'on arriva au système solaire tel que l'on peut l'observer actuellement.

Et demain?

Dans 5 milliards d'années environ, le Soleil aura épuisé ses réserves d'hydrogène, qui se seront transformées en hélium, et changera de structure. Son noyau se contractera mais il deviendra beaucoup plus volumineux. Il devrait se transformer en géante rouge, cent fois plus volumineuse qu'à l'heure actuelle. Les planètes les plus proches, Mercure et Vénus, devraient être détruites. Il va ensuite brûler son hélium assez rapidement, ce qui augmentera encore sa taille et sa température, grillant complètement la Terre au passage. Une fois ses réserves d'énergie nucléaire complètement consommées, le Soleil va s'effondrer sur lui-même et se transformer en naine blanche très dense et peu lumineuse. Il refroidira petit à petit et finira par ne plus rayonner ni lumière ni chaleur, il sera alors parvenu au stade de naine noire.

Le système solaire dans la galaxie

Le système solaire fait partie de notre Galaxie, une galaxie spirale d'un diamètre d'environ 9.4
- 1020 m ou 100 000 al, contenant approximativement 200 milliards d'étoiles, dont notre soleil est assez représentatif. Le système solaire orbite à environ 25 000 années lumière du centre galactique entre deux branches spirales de la galaxie. Sa vitesse est d'environ 220 kilomètres par seconde (800 000 km/h). Il effectue ainsi une révolution complète en 230 millions d'années. L'orbite du système solaire paraît assez singulière : elle est à la fois extrêmement circulaire et presque à la distance exacte à laquelle les vitesses orbitales sont égales à la vitesse des ondes de compression à l'origine des branches des spirales. Le système solaire semble avoir été présent entre deux bras depuis que la vie existe sur Terre. En effet, les radiations émises dans les bras spiraux, notamment par l'explosion de supernovas, peuvent en théorie stériliser la surface d'une planète. En étant en dehors des bras spiraux, la Terre est ainsi capable d'héberger des formes de vie évoluées à sa surface.

Les sondes spatiales dans le système solaire

Techniquement, une sonde spatiale est un vaisseau non habité envoyé par l'homme pour explorer le système solaire. Depuis presque cinquante ans, ces engins sont envoyés avec un taux d'échec élevé vers des planètes plus ou moins lointaines. Leurs observations font autant rêver le grand public que les scientifiques.

Un peu d'actualité

C'est le 4 juillet dernier (2005) que la sonde-impacteur Deep Impact s'est écrasée sur la comète Tempel 1. Créant ainsi un cratère d'impact, les scientifiques ont ainsi analysé la composition chimique de la "boule de neige sale". Une première !

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes


- [http://www.astrofiles.net/modules.php?name=News&file=article&sid=2 Astrofiles : le système solaire ]
- [http://www.neufplanetes.org neuf planètes]
- [http://system.solaire.free.fr/sommaire.htm Le système solaire]
- [http://www.le-systeme-solaire.net Le système solaire à portée de votre souris]
- [http://celestia.sourceforge.net Celestia] Logiciel libre et gratuit de simulation spatiale 3D (OpenGL)
- [http://www.michaelschultz.de/index_fr.html Le système des planètes] : Animation (avec des orbites et comparaisons de dimensions)
-
Solaire

Terre

La Terre ou planète bleue (en raison de l'importance des étendues d'eau) est la troisième planète du système solaire. La Terre est la seule planète du système solaire dont le nom ne provient pas de la mythologie grecque ou romaine. C'est aussi le seul endroit connu de l'Univers à abriter la vie. Selon l'hypothèse Gaïa de James Lovelock, la Terre est aussi appelée Gaïa.

Histoire

L'âge de la Terre est actuellement estimé à 4550 millions d'années, début de l'Hadéen (premier éon). Les roches les plus anciennes connues ont un âge d'environ 4 milliards années ; rares sont celles dont l'âge dépasse 3 milliards années. Les plus anciens fossiles témoignent de l'existence d'organismes il y a 3,9 milliards d'années. Les différentes périodes de l'histoire de la Terre sont résumées dans le tableau de l'échelle des temps géologiques.

Structure géologique

La Terre est constituée de plusieurs couches internes identifiables à peu près concentriques : la croûte terrestre, le manteau supérieur (qui forme, avec la croûte terrestre, la lithosphère), l'asthénosphère, le manteau inférieur, le noyau. Voir l'article détaillé: structure interne de la Terre Cette structure est connue au moyen de l'étude de la propagation des onde sismiques entre une source et différents points de la surface terrestre. La vitesse d'une onde sismique change en effet assez brutalement au passage entre deux couches de composition différentes. Ces limites ont parfois reçu des noms particuliers, tels que la discontinuité de Mohorovicic ou la discontinuité de Gutenberg. La constitution de la Terre s'explique par son mode de formation, par accrétion de météorites, qui a produit une stratification en phase fluide par masse volumique décroissante depuis les couches internes vers les couches externes.

Croûte terrestre

La surface de la Terre est très jeune. Pendant la période relativement courte de 500 millions d'années où l'érosion et les processus tectoniques ont détruit, puis recréé la plupart des couches superficielles de roches à la surface de la Terre, la presque totalité des traces de l'histoire géologique de sa surface (cratères d'impact, par exemple) ont disparu. Croûte terrestre
Sa surface est divisée en plusieurs plaques tectoniques :
- la plaque Amérique du Nord - Amérique du Nord, Atlantique Nord-Ouest et Groenland
- la plaque Amérique du Sud - Amérique du Sud et Sud-Ouest de l'Atlantique
- la plaque Antarctique - Antarctique
- la plaque Eurasienne - Atlantique Nord-Est, l'Europe et l'Asie à l'exception d'Inde
- la plaque Africaine - Afrique, Sud-Est de l'Atlantique et l'ouest de l'Océan Indien
- la plaque Inde-australienne - Inde, Australie, Nouvelle Zélande et la plupart de l'Océan Indien
- la plaque de Nazca - Est de l'Océan Pacifique qui est adjacent à Amérique du Sud
- la plaque du Pacifique - la plupart de l'Océan Pacifique Il existe également une vingtaine de plaques plus petites telles que l'Arabie, la plaque des Philippines.

Atmosphère

La Terre est entourée d'une enveloppe gazeuse qu'elle retient par attraction gravitationnelle : l'atmosphère.

Constitution

Cette enveloppe, dont la masse globale est de l'ordre de 510 kg (un millionième de la masse de la Terre), est contenue à 99 % dans les 30 premiers kilomètres (50 % dans les 5 premiers kilomètres). La basse atmosphère (du niveau de la mer jusqu'à environ 45 km) est composée de gaz « permanents », gaz dont les proportions restent constantes, et de gaz de concentration variable avec l'altitude. L'azote, l'oxygène et l'argon constituent, en volume, 99,997 % des gaz permanents (cf. tableau ci-dessus) ; le brassage vertical de l'air permet de conserver une répartition constante à tous les niveaux, même pour les gaz les plus légers tels que l'hélium ou l'hydrogène. Les gaz à concentration variable sont essentiellement la vapeur d'eau H2O, le dioxyde de carbone CO2, le dioxyde de soufre SO2 et l'ozone O3. Les particules liquides, solides, liquides ou mixtes en suspension dans l'atmosphère constituent l'aérosol atmosphérique. Ces particules jouent un rôle primordial dans les phénomènes de condensation (nuages) et de formation de cristaux de glace, ainsi qu'à différents processus physico-chimiques dans l'atmosphère. Leur concentration varie de plusieurs puissances de 10 en fonction du lieu et du temps ; en concentration élevée, elles constituent un facteur de pollution. Les particules se classent en :
- particules d'Aitken : 1 nm < d < 0,1 µm
- grosses particules : 0,1 µm < d < 5 µm
- particules géantes : 5 µm < d < 50 µm environ L'atmosphère atténue de façon importante le rayonnement solaire reçu au sol ; suivant l'importance de la couverture nuageuse, le sol reçoit de 68 % jusqu'à 28 % (ou moins) du rayonnement solaire parvenant sur Terre.

Structure de l'atmosphère

La composition chimique de l'atmosphère, sa température, ou les phénomènes qui y sont observés présente des discontinuités marquées lorsque l'altitude augmente. Ces discontinuités correspondent à des couches homogènes dont les propriétés évoluent de façon continue ; ce sont (par altitude croissante) :
- la troposphère
- la stratosphère
- la mésosphère
- la thermosphère
- l'exosphère Les limites de ces couches (d'altitude variable) ont reçu des désignations particulières : tropopause, stratopause, mésopause et thermopause.

Satellites

La Terre possède un satellite naturel, la Lune, et de nombreux satellites artificiels. On lui associe aussi l'astéroïde 3753 Cruithne et d'autres astéroïdes géocroiseurs. L'interaction entre la Terre et la Lune ralentit la rotation de la Terre de 2 millisecondes par siècle. Nous pensons qu'il y a approximativement 900 millions d'années il y avait 481 jours de 18 heures par an. Les marées sont provoquées par la Lune et le Soleil.

Voir aussi


- Cycle biogéochimique
- Écologie
- Liste des pays du monde
- Liste des pays du monde par continent
- Sciences de l'Univers : Astronomie
- Sciences de la Terre : Cartographie | Géodésie | Géophysique
- Structure interne du globe terrestre
- Monde

Liens externes


- [http://www.astrofiles.net/article6.html Astrofiles : Terre]
- [http://www.populationdata.net PopulationData.net - Informations, cartes et statistiques sur la Terre]
- [http://www.le-systeme-solaire.net/modules.php?name=syssol&page=terre Le Système Solaire - La Terre] catégorie:géographie
-
zh-min-nan:Tē-kiû ko:지구 ms:Bumi ja:地球 simple:Earth th:โลก

Vénus (planète)

Vénus est la deuxième planète du système solaire. C'est le troisième objet le plus brillant du ciel, après le Soleil et la Lune. On l'appelle aussi létoile du berger, car elle peut être visible dans le ciel du matin, avant le lever du Soleil ou dans le ciel du soir, après le coucher de notre étoile.

Introduction

Au début de son histoire, Vénus devait ressembler à la Terre ; mais Vénus reçoit du Soleil plus de 2 fois le flux énergétique reçu par la Terre, et son atmosphère ne contient que des traces d'eau ; ainsi le carbone n'a jamais pu être piégé dans la
croûte vénusienne par des processus biologiques. Son atmosphère est composée à 96 % de dioxyde de carbone (CO2) et 4 % de diazote (N2). Au niveau du sol, la pression au sol est de 92 atm et la température de 480 °C environ. Celle-ci s'explique par un effet de serre particulièrement important : la faible partie du rayonnement (dont l'intensité est maximale vers 500 nm - domaine visible) qui atteint le sol, après avoir traversé la couche nuageuse) est réémise dans le domaine infrarouge où elle est complètement absorbée par le gaz carbonique. Des nuages d'acide sulfurique entraînent des pluies acides et, en altitude, les vents peuvent atteindre 400 km/h. Cette couche nuageuse opaque réfléchit la lumière solaire ce qui explique la brillance de vénus. Vénus étant une planète intérieure, on peut observer des phases comme la Lune. Ces observations permirent à Galilée d'affirmer que la théorie d'héliocentrisme de Copernic était vrai. La croûte de Vénus, composée de basalte, est constituée d'un seul bloc et non de plaques tectoniques. Elle est percée de nombreux volcans. Le point culminant est le mont Maxwell (11800 m). Vénus ne possède pas de champ magnétique car sa vitesse de rotation est trop lente.

Vénus la rétrograde

Vénus tourne autour du Soleil dans le sens direct, comme les autres planètes du système solaire, la durée de sa révolution étant de 224,7 jours. En revanche c'est la seule planète dont la rotation s'effectue dans le sens rétrograde, en 243 jours ; une
année vénusienne comprend ainsi un peu moins de deux jours vénusiens. Mais l'ensemble de l'atmosphère - vers 60-65 km d'altitude - effectue une rotation complète en quatre jours et demi. Ce mouvement de convection naturelle a probablement influé sur la rotation de Vénus, la masse atmosphérique de Vénus étant de l'ordre du dix-millième de la masse de la planète.

Transit de Vénus

convection naturelle Le transit de Vénus devant le soleil est un événement rare (moins de quinze fois lors du dernier millénaire). Le dernier a eu lieu le 8 juin 2004 ; le prochain aura lieu le 6 juin 2012 et le suivant en 2116.

Sondes ayant visitées Vénus

Les sondes qui l'ont visitée ont permis de visualiser des plaines, des cratères, des montagnes et des volcans à sa surface. La sonde soviétique Venera 14, qui s'est posée en 1982 sur Vénus n'a survécu que 55 minutes aux 94 bars de pression et 472°C. Les données recueillies par la sonde Magellan montrèrent que la surface de Venus est recouverte de lave. Récemment, l'Agence Spatiale Européenne a lancé la sonde Venus Express.

Notes

Il s'agit de jours solaires, jour défini par la durée entre 2 passages successifs du Soleil au zénith.

Liens externes


- [http://www.astrofiles.net/modules.php?name=News&file=article&sid=5 Astrofiles : Vénus]
- [http://www.le-systeme-solaire.net/modules.php?name=syssol&page=venus Le Système Solaire : Vénus]
- [http://www.astrosurf.com/pioneerastro/venus.htm Vénus - pioneer-astro]
-
ja:金星 ko:금성 ms:Zuhrah simple:Venus (planet) th:ดาวศุกร์


Vénus (planète)

Vénus est la deuxième planète du système solaire. C'est le troisième objet le plus brillant du ciel, après le Soleil et la Lune. On l'appelle aussi létoile du berger, car elle peut être visible dans le ciel du matin, avant le lever du Soleil ou dans le ciel du soir, après le coucher de notre étoile.

Introduction

Au début de son histoire, Vénus devait ressembler à la Terre ; mais Vénus reçoit du Soleil plus de 2 fois le flux énergétique reçu par la Terre, et son atmosphère ne contient que des traces d'eau ; ainsi le carbone n'a jamais pu être piégé dans la
croûte vénusienne par des processus biologiques. Son atmosphère est composée à 96 % de dioxyde de carbone (CO2) et 4 % de diazote (N2). Au niveau du sol, la pression au sol est de 92 atm et la température de 480 °C environ. Celle-ci s'explique par un effet de serre particulièrement important : la faible partie du rayonnement (dont l'intensité est maximale vers 500 nm - domaine visible) qui atteint le sol, après avoir traversé la couche nuageuse) est réémise dans le domaine infrarouge où elle est complètement absorbée par le gaz carbonique. Des nuages d'acide sulfurique entraînent des pluies acides et, en altitude, les vents peuvent atteindre 400 km/h. Cette couche nuageuse opaque réfléchit la lumière solaire ce qui explique la brillance de vénus. Vénus étant une planète intérieure, on peut observer des phases comme la Lune. Ces observations permirent à Galilée d'affirmer que la théorie d'héliocentrisme de Copernic était vrai. La croûte de Vénus, composée de basalte, est constituée d'un seul bloc et non de plaques tectoniques. Elle est percée de nombreux volcans. Le point culminant est le mont Maxwell (11800 m). Vénus ne possède pas de champ magnétique car sa vitesse de rotation est trop lente.

Vénus la rétrograde

Vénus tourne autour du Soleil dans le sens direct, comme les autres planètes du système solaire, la durée de sa révolution étant de 224,7 jours. En revanche c'est la seule planète dont la rotation s'effectue dans le sens rétrograde, en 243 jours ; une
année vénusienne comprend ainsi un peu moins de deux jours vénusiens. Mais l'ensemble de l'atmosphère - vers 60-65 km d'altitude - effectue une rotation complète en quatre jours et demi. Ce mouvement de convection naturelle a probablement influé sur la rotation de Vénus, la masse atmosphérique de Vénus étant de l'ordre du dix-millième de la masse de la planète.

Transit de Vénus

convection naturelle Le transit de Vénus devant le soleil est un événement rare (moins de quinze fois lors du dernier millénaire). Le dernier a eu lieu le 8 juin 2004 ; le prochain aura lieu le 6 juin 2012 et le suivant en 2116.

Sondes ayant visitées Vénus

Les sondes qui l'ont visitée ont permis de visualiser des plaines, des cratères, des montagnes et des volcans à sa surface. La sonde soviétique Venera 14, qui s'est posée en 1982 sur Vénus n'a survécu que 55 minutes aux 94 bars de pression et 472°C. Les données recueillies par la sonde Magellan montrèrent que la surface de Venus est recouverte de lave. Récemment, l'Agence Spatiale Européenne a lancé la sonde Venus Express.

Notes

Il s'agit de jours solaires, jour défini par la durée entre 2 passages successifs du Soleil au zénith.

Liens externes


- [http://www.astrofiles.net/modules.php?name=News&file=article&sid=5 Astrofiles : Vénus]
- [http://www.le-systeme-solaire.net/modules.php?name=syssol&page=venus Le Système Solaire : Vénus]
- [http://www.astrosurf.com/pioneerastro/venus.htm Vénus - pioneer-astro]
-
ja:金星 ko:금성 ms:Zuhrah simple:Venus (planet) th:ดาวศุกร์


1882

Catégorie:1882 Cette page concerne l'année 1882 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- 6 mai : Attentat de Phoenix Park, à Dublin, contre des responsables britanniques.
- 20 mai : Triplice ou Triple Alliance entre l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie.
- Fondation de l'organisation Bilou (Beith Israël Lekhou Vena'ale), premier mouvement haloutsique (pionnier) en Ukraine.
- Premier axel réussit en compétition de patinage par le Norvégien Axel Paulsen.

France


- 28 mars : Lois Jules Ferry : Lois sur l'obligation, la gratuité et la laïcité de l'enseignement primaire de 6 à 13 ans.
- 30 décembre : Création de l'école normale supérieure de garçons de Saint-Cloud.
- Jules Ferry Président du Conseil (2) : 1882-1885.
- Scandale : le Krach de l'Union générale.
- Création du Parti ouvrier par Jules Guesde

Suisse


- La ligne ferroviaire du Gothard est inaugurée les 22 et 23 mai. Les travaux ont duré dix ans et fait 177 victimes.
- Première conversation téléphonique entre Zurich et Winterthour.
- Le premier tramway hippomobile fait son apparition à Zurich.

Afrique


- Les Anglais prennent le contrôle de l'Égypte, réprimant des soulèvements nationalistes contre Tawfiq Pacha.
- Livraison des deux premières lignes de chemin de fer de la Réunion.

Amériques


- Les États-Unis commencent à restreindre l'émigration par le Chinese Exclusion Act.

Asie & sous-continent indien


- L'homme d'état japonais Okuma Shigenobu fonde le Kaishinto, parti progressiste.

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- Ouverture de l’école juive de garçons de Jérusalem.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1882 dans les chemins de fer
- Sports : 1882 en sport
- Arts & culture :
  - Le compositeur allemand Richard Wagner produit son opéra Parsifal.
  - Léon Pinsker publie « L'auto-émancipation des Juifs » dans lequel il défend l'idée de la création d'un État juif.
- Architecture :
  - L'architecte espagnol Antoni Gaudí commence l'église Sagrada Família à Barcelone.
  - L'architecte français Charles Garnier construit l'observatoire de Nice.
- Beaux-arts :
  - Édouard Manet peint Le bar des Folies-Bergères.
  - Fondation du Musée des Arts décoratifs en France.
- Sciences & techniques :
  - L'inventeur américain Thomas Edison fournit de l'électricité à ses 59 clients new-yorkais.
  - Le mathématicien allemand Felix Klein invente la bouteille qui porte son nom.
  - Le mathématicien allemand Ferdinand Lindeman prouve la transcendance du nombre pi (?).
  - Le médecin français Jean Charcot conduit ses travaux sur l'hystérie.
  - Découverte par le médecin et microbiologiste Robert Koch du bacille de la tuberculose.
  - Création de la Psychical Research Society de Londres composée de notoriétés scientifiques.

Naissances en 1882


- 30 janvier : Franklin Delano Roosevelt, futur président des États-Unis
- 1 février : Louis St. Laurent, futur Premier ministre du Canada
- 2 février : James Joyce, écrivain irlandais
- 20 mars : René Coty, futur président de la République française
- 13 mai : Georges Braque, peintre français
- 22 juillet : Edward Hopper, peintre et graveur américain
- 5 octobre : Robert Goddard, ingénieur et physicien américain
- 29 octobre : Jean Giraudoux, dramaturge français
- 12 novembre : Giuseppe Antonio Borgese, critique et écrivain italien
- 16 décembre : Zoltán Kodály, compositeur hongrois
- 28 décembre : Sir Arthur Eddington, astronome et physicien anglais
- Abd el-Krim, homme politique marocain

Décès en 1882


- 9 avril : Dante Gabriel Rossetti, poète, écrivain et peintre anglais (° 1828).
- 29 juillet : Andrew Leith Adams, médecin, naturaliste et géologue1827).
- 20 novembre : Henry Draper, astronome américain, pionnier de la photographie astronomique.
- 31 décembre : Léon Gambetta, homme d'État français (° 2 avril 1838) __NOTOC__ ko:1882년 ms:1882 simple:1882 th:พ.ศ. 2425

8 juin

Le 8 juin est le 159 jour de l'année (160 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1442 : Le roi Charles VII fait sont entrée solennelle à Toulouse, où il vient pour la réunion des États du Languedoc.
- 1866 : Première réunion du Parlement canadien à Ottawa
- 1936 : Signature des accords "Matignon" sur les congés payés.
- 1938 : fondation du Parti socialiste ouvrier et paysan.
- 1944 : Massacre de Tulle
- 1968 : Arrestation de James Earl Ray, l'assassin de Martin Luther King
- 1990 : Premières législatives libres en Tchécoslovaquie depuis 1945.
- 1992 : Au Mali, investiture du Président Alpha Oumar Konaré, premier Président de la III République.
- 1997 : Alpha Oumar Konaré, Président de la République du Mali entame un second mandat de cinq ans.
- 2002 : Amadou Toumani Touré devient Président de la République du Mali.
- 2004 : Le premier transit de Vénus devant le Soleil depuis 1882; le suivant aura lieu le 6 juin 2012.

Naissances


- 1625 : Jean-Dominique Cassini, astronome et ingénieur français
- 1724 : John Smeaton, ingénieur britannique.
- 1810 : Robert Schumann, compositeur allemand (†1856)
- 1829 : John Everett Millais, peintre anglais († 1896)
- 1903 : Marguerite Yourcenar, femme de lettres, première femme élue à l'Académie française († 1987)
- 1940 : Nancy Sinatra, chanteuse et actrice états-unienne.

Décès


- 632 : Mahomet, prophète, chef de guerre et unificateur de la péninsule arabe, (° 570).
- 1042 : Knud II le Hardi, roi d'Angleterre et du Danemark
- 1675 : John Jonston, auteur d'une encyclopédie zoologique, britannique, (° 1603).
- 1795 : l'ex-dauphin Louis (10 ans) de France, aîné des Capétiens et chef de la maison de France
- 1876 : George Sand, écrivain, française, (° 1804).
- 1945 : Robert Desnos, poète, français, (° 1900).
- 1959 : Jean de La Varende, écrivain français, (° 1887).
- 1963 : Gaston Ramon, découverte du vaccin antidiphtérique, français, (° 1886).
- 1969 : Robert Taylor, acteur, étatsunien.
- 1970 : Abraham Maslow, psychologue, étatsunien, (° 1908).
- 1993 : René Bousquet, (assassiné), français, (° 1909). Catégorie:Jour de l'année ja:6月8日 ko:6월 8일 ms:8 Jun simple:June 8 th:8 มิถุนายน

6 juin

Le 6 juin est le 157 jour de l'année (158 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1329 : Le roi d'Angleterre Édouard III prête hommage au roi de France Philippe VI pour ses possessions françaises : la Guyenne et le Ponthieu.
- 1687 : Institution de l'Ordre du Chardon par le roi d'Angleterre Jacques II, qui est aussi le roi d'Écosse sous le nom de Jacques VII.
- 1880 : Bataille de l'Alto de la Allianza dans la guerre entre le Chili et le Pérou, au cours de laquelle 300 hommes du bataillon des Grenadiers de Tacna (Pérou) affrontèrent au corps à corps plus de 3 000 Chiliens.
- 1944 : Jour J Début de l'Opération Overlord, débarquement allié en Normandie lors de la Seconde Guerre mondiale.
- 1949 : Publication du roman de George Orwell 1984.
- 1963 : réception officielle de Marc Boegner (le pasteur Boegner) (1881-1970) à l'Académie française.

Naissances


- 1599 : Baptême de Diego Vélasquez, peintre espagnol († 1660)
- 1606 : Pierre Corneille, auteur dramatique († 1684)
- 1799 : Alexandre Pouchkine, écrivain russe († 29 janvier 1837)
- 1875 : Thomas Mann, écrivain allemand, Prix Noebl de littérature 1929 († 12 août 1955)
- 1898 : Ninette de Valois, danseuse irlandaise
- 1901 : Ahmed Soekarno, fondateur de l'Indonésie moderne, président effectif (1949-1965)
- 1903 : René Monory, homme politique français,créateur du Futuroscope de Poitiers (1987)
- 1909 : Isaiah Berlin, philosophe politique et historien des idées († 5 novembre 1997)
- 1934 : Albert II, roi des Belges
- 1943 : Richard Smalley, chimiste états-unien, Prix Nobel de chimie 1996 († 28 octobre 2005)
- 1948 : Rocco Buttiglione, homme politique italien
- 1949 : Robert Englund, acteur américain
- 1950 : Chantal Akerman, réalisatrice belge
- 1956 : Björn Borg, joueur de tennis suédois

Décès


- 68 : Néron, empereur romain (suicide) (° 37).
- 1813 : Alexandre Théodore Brongniart, architecte français (° 15 février 1739)
- 1840 : Marcellin Champagnat, homme d'Église et pédagogue français, fondateur des Frères Maristes (° 20 mai 1789), canonisé en 1999.
- 1873 : Heinrich Wilhelm Adalbert, prince de Prusse, militaire et explorateur allemand1811).
- 1891 : John A. Macdonald, premier premier-ministre canadien
- 1948 : Louis Lumière, inventeur et cinéaste français (° 1864).
- 1961 : Carl Gustav Jung, psychologue suisse1875).
- 1968 : Robert Kennedy, homme politique américain, assassiné le 5 juin1925).
- 1991 : Stan Getz, saxophoniste de jazz américain (° 1927).
- 2000 : Frédéric Dard, écrivain français, auteur de la série « San-Antonio » (° 1921).

Célébrations


- Suède : Fête nationale

Saints catholiques du jour


- St Gilbert
- St Claude évêque de Besançon (699)
- St Norbert Catégorie:Jour de l'année ja:6月6日 ko:6월 6일 ms:6 Jun simple:June 6 th:6 มิถุนายน

2012

ja:2012年 Catégorie:Année
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Années 1990 | Années 2000 | Années 2010 | Années 2020 | Années 2030
2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017
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Événements


- 20 mai - Éclipse annulaire du Soleil
- 6 juin - Second et dernier transit de Vénus du siècle.
- 13 novembre - Éclipse totale de Soleil (visible dans le nord de l'Australie et dans le Pacifique sud)
- 21 décembre - Fin du grand cycle 13-baktun dans le calendrier maya (13 baktuns = 13 cycles de 144 000 jours: 1 872 000 jours soit plus de 5125 ans) et fin prétendue du monde. Parfois aussi interprété comme une prise de conscience de l'espèce humaine et ainsi la fin d'un monde et la naissance d'un nouveau.

Évenements prévus


- Jeux Olympiques d'été à Londres.
- Élections présidentielles en France et aux États-Unis d'Amérique

1769

Catégorie:1769
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---- Cette page concerne l'année 1769 du calendrier grégorien.

Événements


- Cugnot construit son fardier, premier véhicule automobile à vapeur.
- Début du pontificat de Clément XIV (fin en 1775).
- Début du séjour en Éthiopie de l'explorateur écossais James Bruce à la recherche des sources du Nil (fin en 1772).
- L'ingénieur écossais James Watt dépose le brevet d'un condenseur qui améliore les performances de la machine à vapeur.
- La Birmanie devient une dépendance chinoise.
- La Comtesse du Barry devient la maîtresse officielle de Louis XV, roi de France.
- Le shintoïsme devient la religion d'état au Japon.
- Le chef des outaouais, Pontiac, allié des Français, est assassiné.
- Le céramiste anglais Josiah Wedgwood invente la poterie mécanique.
- Le mécanicien anglais Richard Arkwright met au point une machine semi-mécanique à filer le coton.
- Les Gurkhas font la conquête du Népal.
- Les forces françaises défont Pasquale Paoli. La Corse devient une province française.

Naissances en 1769


- 10 janvier : Michel Ney, maréchal d'Empire, qui sera surnommé le « Brave des Braves ».
- 13 février : Ivan Andreïévitch Krylov, écrivain russe
- 23 mars : William Smith géoloque anglais
- 15 août : Napoléon Bonaparte, Premier Consul puis Empereur des Français.
- 23 août : Georges Cuvier, paléontologiste et naturaliste français († 1832)
- 14 octobre : Antoine-Marie Chamans Comte de Lavalette, Directeur Général des Postes sous le Premier Empire et proche de Napoléon 1er († 1830)

Décès en 1769


- 2 février, Clément XIII , Pape
- 20 avril, Pontiac, Chef des outaouais ko:1769년 ms:1769 simple:1769 th:พ.ศ. 2312

Mercure (planète)

Mercure est la première planète du système solaire en partant du Soleil et la huitième en taille. Elle est de type tellurique comme la Terre, et doit son nom au dieu romain Mercure. Elle ne possède aucun satellite naturel. Sa magnitude apparente varie entre -0,4 et 5,5. Mercure est une planète difficile à observer, du fait de sa proche distance au Soleil. Elle n'est d'ailleurs observable qu'au lever et au coucher de celui-ci. Mercure est encore une planète mystérieuse puisque seulement 40–45% de sa surface est connue. À ce jour, seule la sonde Mariner 10 (19741975) a survolé la planète — par 3 fois. À chaque survol, Mercure présentait la même face au Soleil, c'est pourquoi la planète n'a pu être totalement cartographiée par la sonde.

Mercure dans l'Antiquité

Mercure est connue depuis que les hommes s'intéressent au ciel nocturne ; la première civilisation à en avoir laissé des traces écrites est la civilisation sumérienne (III millénaire av. J.-C.) qui la nommait « Ubu-idim-gud-ud », mais elle était probablement connue depuis bien avant. Les Sumériens avaient remarqué un point lumineux qui se déplaçait près de l'horizon et qui était le plus facilement observable juste avant le lever et après le coucher du Soleil. Les premiers écrits d'observations détaillées de Mercure nous viennent des Babyloniens. Les Babyloniens donnaient à cet astre qu'ils associaient au dieu Nebo, le nom de « gu-ad » ou « gu-utu ». Ils sont également les premiers à avoir étudié le mouvement apparent de Mercure, qui est différent de celui des autres planètes. Les astronomes chinois avaient également remarqué cette planète qu'ils nommaient « Shui xing », tandis que les Égyptiens (qui lui ont donné le nom de « Sabkou ») l'associaient à Djéhouty (connu des Grecs sous le nom de Thot), dieu de la sagesse. Les Grecs quant à eux lui avaient assigné deux noms : Apollon lorsqu'elle était visible à l'aube et Hermès lorsqu'elle était visible au crépuscule ; bien qu'ils sussent — grâce à Pythagore — qu'il s'agissait du même astre. L'astronome Héraclite suggéra même que Mercure et Vénus pouvaient tourner autour du Soleil et non pas autour de la Terre, alors que le modèle du système solaire était encore à l'époque celui du géocentrisme. C'est des Romains que nous vient le nom de « Mercure », qui correspondait à Hermès pour les Grecs, messager des dieux, dieu du commerce, du voyage et des voleurs. L'association de la planète au dieu Mercure vient probablement du fait que la planète se déplace rapidement dans le ciel, rappelant la célérité de la divinité gréco-romaine. Le symbole astronomique de Mercure est un cercle posé sur une croix et portant un demi-cercle en forme de cornes (Unicode : ☿). C'est une représentation du caducée du dieu Hermès. Mercure laissa également son nom au troisième jour de la semaine, mercredi (« mercure-di »). mercredi

Caractéristiques physiques

Atmosphère

L'atmosphère de Mercure est quasi-inexistante ; on n'en décèle que quelques traces. Elle est extrêmement mince à cause de la chaleur et de la faible gravité de la planète, à tel point que les molécules de gaz de l'atmosphère entrent plus souvent en collision avec la surface de la planète qu'avec d'autres molécules de gaz. Il est d'ailleurs plus approprié de parler de l'exosphère de Mercure que de son « atmosphère ». Dans la plupart des cas, on peut la négliger et considérer Mercure comme privée d'air. Cette atmosphère est principalement composée de potassium (31 %), de sodium (25 %) et d'oxygène (9,5 %). Mariner 10 mit en évidence une ionosphère d'au plus un cent-millième de celle de la Terre. Le vent solaire et le dégazage du sol (d'argon et de néon) permettent de mesurer une très faible pression de 2×10-9 mbars. Les atomes composant l'atmosphère de Mercure sont continuellement libérés dans l'espace, avec une « durée de vie » moyenne d'un atome de potassium (ou de sodium) d'environ trois heures durant le jour mercurien, et seulement la moitié — soit une heure trente — lorsque la planète est au périhélie, c'est-à-dire au plus proche du Soleil. Ils sont cependant constamment renouvelés par divers mécanismes. Les particules chargées du vent solaire sont l'une des sources probables de ce renouvellement. La magnétosphère, bien que faible, permet de capturer des atomes et de les envoyer vers la surface Mercure et de participer à ce recyclage. Les impacts météoritiques qui éjectent des particules arrachées à la surface de la planète, contribuent aussi à la formation de cette mince atmosphère. Ces météorites apportent elles-mêmes de la matière et pourraient d'ailleurs être la source du potassium et du sodium détectés dans l'atmosphère. Il existe d'autres mécanismes encore, comme l'évaporation de la glace ou le dégazage.

Température et lumière du Soleil

Mercure est une planète très chaude. La température moyenne à la surface est 452 K (179°C), mais elle peut varier de 90 K (-183°C), pour les portions à l'ombre, à 700 K (427°C) pour les régions exposées au rayonnement solaire. Par comparaison, la température sur Terre varie seulement d'environ 11 K (sans tenir compte du climat ou des saisons, uniquement le rayonnement solaire). Depuis sa surface, le soleil apparaît quatre fois plus gros que sur Terre, et sa lumière est 8,9 fois plus intense avec un flux de rayonnement solaire de 9126,6 W/m².

Surface

La surface de Mercure est couverte de cratères. La planète ressemble beaucoup en apparence à la Lune, ne présentant a priori aucun signe d'activité interne. Pour les astronomes, ces cratères sont très anciens et racontent l'histoire de la formation du système solaire, lorsque les planétésimaux entraient en collision avec les jeunes planètes pour fusionner avec elles. Par opposition, certaines portions de la surface de Mercure semblent lisses, vierges de tout impact. Il s'agit probablement de coulées de lave recouvrant un sol plus ancien et plus marqué par les impacts. La lave, une fois refroidie, donnerait lieu à une surface lisse. Ces plaines datent d'un âge plus récent, postérieur à la période de bombardements intenses. Le plus remarquable de ces cratères (du moins, sur la portion qui a pu être photographiée) est le Bassin Caloris, un impact météoritique d'un diamètre d'environ 1300 km et qui fut formé après la chute d'un astéroïde d'une taille avoisinant les 150 km il y a près de 3,85 milliards d'années. Son nom (« Caloris », chaleur en latin) vient du fait qu'il est situé sur l'un des deux « pôles chauds » de la surface de Mercure qui fait directement face au Soleil lorsque la planète est au plus proche de celui-ci. Les cratères d'un diamètre supérieur à 200 m sont appelés « bassins ». Il s'agit d'une grande dépression circulaire avec des anneaux concentriques. Plus tard, de la lave a certainement coulé dans le cratère et a lissé sa surface. Seule la partie est du bassin a pu être photographiée par la sonde Mariner 10, la partie ouest étant plongée dans l'ombre au moment du survol de Mercure. astéroïde De l'autre côté du bassin se trouve une région très accidentée, de la taille de la France et de l'Allemagne réunies, formée de blocs rocheux désordonnés. Les scientifiques pensent que ces fractures sont le résultat du choc qui produisit le Bassin Caloris. Les ondes de choc produites par l'impact météoritique ont déformé la face opposée, soulevant le sol à une hauteur de 800 m à 1000 m et déformant la surface de Mercure, produisant cette région chaotique. Par ailleurs, les photographies prises par Mariner 10 révèlent la présence d'escarpements lobés dus à une contraction de la planète lors de son refroidissement. Ce refroidissement entraîna une diminution du rayon de la planète d'environ 2 km, produisant des cassures dans la croûte pour former des crêtes et des plis. Ces escarpements traversent les cratères, les montagnes et les vallées et peuvent atteindre une longueur de 500 km. Certaines crêtes atteignent des hauteurs d'environ 4 km. L'ancienneté de ces escarpements montre que la planète n'a pas connu d'activité tectonique depuis son jeune âge. Les différentes caractéristiques de la surface de Mercure sont :
- Les cratères — voir liste des cratères de Mercure.
- Les Albedos (régions marquées par une réflexion plus forte ou plus faible) — voir liste des albedos de Mercure.
- Les Dorsa (crête) — voir liste des crêtes de Mercure.
- Les Montes (montagnes) — voir liste des monts de Mercure.
- Les Planitiae (plaines) — voir liste des plaines de Mercure.
- Les Rupes (escarpements) — voir liste des escarpements de Mercure.
- Les Valles (vallées) — voir liste des vallées de Mercure.

D'anciennes activités volcaniques

liste des vallées de Mercure La présence de plaines plus jeunes (les plaines lisses) est la preuve que Mercure a connu dans son passé de l'activité volcanique. L'origine de ces plaines a été mise en évidence à la fin des années 1990 par Mark Robinson et Paul Lucey en étudiant les photographies de Mercure. Le principe était de comparer les surfaces lisses — formées à partir de coulées de laves — avec les autres, non lisses (et plus anciennes). S'il s'agissait bien d'éruptions volcaniques, ces régions devaient être d'une composition différente de celle qu'elles recouvraient, puisque composée de matériaux venant de l'intérieur de la planète. Les images prises par Mariner 10 ont d'abord été recalibrées à partir d'images prises en laboratoire avant le lancement de la sonde, et d'images prises durant la mission des nuages de Vénus (Vénus présente une texture plutôt uniforme) et de l'espace profond. Robinson et Lucey ont ensuite étudié divers échantillons de la Lune — qui aurait connu une activité volcanique similaire — notamment la réflexion de la lumière afin de faire un parallèle entre la composition et la réflexion de ces matériaux. À l'aide de techniques avancées de traitement d'images numériques (qui n'étaient pas possibles à l'époque de la mission Mariner 10), ils ont appliqué un code de couleurs aux images afin de différencier les matériaux minéraux sombres des matériaux métalliques. Trois couleurs ont été utilisées : le rouge pour caractériser les minéraux opaques, sombres (plus le rouge est prononcé, moins il y a de minéraux sombres) ; le vert pour caractériser à la fois la concentration d'oxyde de fer (FeO) et l'intensité du bombardement de micrométéorites, également appelé « maturité » (la présence de FeO est moins importante, ou la région est moins mature, sur les portions plus vertes) ; le bleu pour caractériser le rapport UV/lumière visible (l'intensité de bleu augmente avec le rapport). La combinaison des trois images donne des couleurs intermédiaires. Par exemple, une zone en jaune peut représenter une combinaison d'une forte concentration en minéraux opaques (rouge) et une maturité intermédiaire (vert). jaune Robinson et Lucey ont alors remarqué que les plaines étaient marquées de couleurs différentes par rapport aux cratères et ont pu en déduire que ces plaines étaient de composition différente par rapport aux surfaces plus anciennes (caractérisées par la présence de cratères). Ces plaines ont dû, à l'instar de la Lune, être formée par des coulées de lave. De nouvelles questions se posent alors quant à la nature de ces remontées de roche en fusion : s'agit-il de simples épanchements fluides, ou d'éruptions explosives ? Cependant, toutes les plaines n'ont peut-être pas pour origine des coulées de lave. Il est possible que certaines se soient formées à partir de retombées de poussières et de fragments du sol, éjectés lors de gros impacts météoritiques. Certaines éruptions volcaniques ont pu se produire suite à de grosses collisions. Dans le cas du Bassin Caloris, le cratère généré par l'impact devait avoir à l'origine une profondeur de 130 km, atteignant probablement le manteau qui a dû entrer partiellement en fusion lors du choc (pression et température très importantes). Le manteau est ensuite remonté lors du réajustement du sol, comblant le cratère. Ainsi, sachant qu'une partie de la surface de Mercure provient de son intérieur, les scientifiques ont pu en apprendre plus sur la composition interne de la planète.

Composition interne

La planète possède un noyau métallique relativement gros, plus gros que celui de la Terre en proportions. La composition interne est de 70% de métaux (principalement dans le noyau) et 30% de silicate (manteau). La densité moyenne est de 5,430 g/cm³, ce qui est comparable à la densité terrestre (5,515 g/cm³). À partir d'observations depuis la Terre, les astronomes savaient avant même d'envoyer Mariner 10 que Mercure était à peu près aussi dense que la Terre. En revanche, ils ne s'attendaient pas à ce que la croûte de Mercure soit d'une si faible densité, d'après les mesures effectuées par la sonde américaine. Ces résultats indiquent que Mercure possède un énorme noyau métallique occupant 42% du volume planétaire, avec un rayon de 75% de celui de la planète. En comparaison, le noyau de la Terre, lui, ne remplit que 17% de son volume. Ceci implique que Mercure possède — en proportions — une quantité de fer deux fois plus importante que tout autre objet du système solaire. C'est la raison pour laquelle on la surnomme parfois « la planète métallique ». La raison pour laquelle Mercure possède un noyau si gros est encore inconnue et l'un des objectifs principaux des prochaines missions vers Mercure est d'étudier et comprendre la structure interne de la planète. Une réponse qui pourra nous en apprendre beaucoup sur la formation du système solaire. Cet énorme noyau est recouvert d'un manteau de silicate d'une épaisseur de 500 à 600 km, puis d'une croûte. L'étude du spectre de la planète montre que la surface semble pauvre en métaux, ce qui intrigue les scientifiques. Sur Terre, le fer est abondant en surface. Cet élément est même présent dans chaque couche de la planète. Mercure a dû connaître un processus différent lors de sa formation. Du fait de son important noyau ferreux et de son importante densité, Mercure est une planète très massive pour sa petite taille. Par comparaison, Ganymède, un satellite de Jupiter, est légèrement plus grande que Mercure pour une masse deux fois plus petite !

La rotation de Mercure

Alors qu'il étudiait Mercure afin d'en dresser une première carte, Schiaparelli avait remarqué après plusieurs années d'observation que la planète présentait toujours la même face au Soleil, comme la Lune le fait avec la Terre. Il en conclut alors en 1889 que Mercure était synchronisée par effet de marée avec le Soleil et que le jour mercurien équivalait à une année mercurienne, soit 88 jours terrestres. Cette durée était cependant erronée et il fallut attendre les années 1960 avant que les astronomes ne la revoient à la baisse. En 1962, des observations par radar à effet Doppler ont été effectuées par le radiotélescope d'Arecibo sur Mercure afin d'en apprendre plus sur la planète et de vérifier si la période de rotation était bien égale à la période de révolution. Les températures relevées du côté de la planète censé être toujours exposé à l'ombre étaient trop importantes, ce qui suggéra que cette face sombre était parfois exposée au Soleil. En 1965, les résultats obtenus par Gordon H. Pettengill et Rolf B. Dyce révèlent que la période de rotation de Mercure est en fait de 59 jours terrestres, avec une incertitude de 5 jours. Cette période sera ajustée plus tard, en 1971, à 58,65 jours à ±0,25 jours grâce à des mesures plus précises — toujours par radar — effectuées par R.M. Goldstein. Trois ans plus tard, La sonde Mariner 10 apportera une meilleure précision, mesurant la période de rotation à 58,646±0,005 jours. Il se trouve que cette période est exactement égale aux 2/3 de la révolution de Mercure autour du soleil ; ce qu'on appelle une résonance 3:2. En comparaison avec la Terre, Mercure tourne 59 fois moins vite sur elle-même que notre planète. Mercure ne présente donc pas toujours la même face au Soleil. L'erreur de Schiaparelli était due au fait que la période de rotation réelle de Mercure est presque exactement la moitié de la période synodique de Mercure (c'est-à-dire le temps mis par Mercure pour revenir à la même configuration Terre–Mercure–Soleil) par rapport à la Terre. Pour garder une telle période de rotation en étant aussi proche du soleil, Mercure dispose d'une orbite elliptique inclinée de 3,4° (par rapport à l'équateur solaire), ainsi qu'une forte excentricité — 0,2 — ce qui en fait la planète la plus excentrique après Pluton. La raison pour laquelle les astronomes pensaient que Mercure était verrouillée avec le Soleil est qu'à chaque fois que Mercure était la mieux placée pour être observée, elle se trouvait toujours au même point sur son orbite (en résonance 3:2), présentant ainsi la même face à chaque fois ; ce qui serait aussi le cas si elle était totalement synchronisée avec le Soleil. Cette erreur peut être imputée à la difficulté d'observation de la planète avec les moyens de l'époque. Il est cependant possible que par le passé, Mercure ait connu une période de rotation beaucoup plus rapide. Certains scientifiques avancent cette période jusqu'à 8 heures. Elle aurait progressivement diminué à cause des forces de marée engendrées par le Soleil sur Mercure. D'après les calculs, ce ralentissement de 8 heures à 58,65 jours se serait déroulé sur une période d'un milliard d'années, ce qui implique également un accroissement de la température intérieure de la planète de 100 K. En raison de sa résonance 3:2, bien qu'une journée sidérale (la période de rotation) dure environ 58,7 jours terrestres, le jour solaire (durée entre deux retours successifs du Soleil au méridien local) dure 176 jours terrestres, c'est-à-dire deux années mercuriennes. Il en résulte une journée mercurienne plutôt « étrange » pour un observateur qui serait situé à la surface de Mercure. À certains endroits, celui-ci verra le Soleil se lever deux fois dans une même journée ! Ce phénomène s'explique par la variation de la vitesse orbitale de Mercure. Quatre jours avant le périhélie, la vitesse orbitale de Mercure est exactement égale à sa vitesse de rotation ; le mouvement du Soleil — qui était en train de se lever — semble s'arrêter. Puis au périhélie, la vitesse orbitale de Mercure excède sa vitesse de rotation et le Soleil semble alors avoir un mouvement rétrograde ; il apparaît retourner là d'où il vient, traversant le ciel d'ouest en est, durant environ quatre jours, avant de reprendre un mouvement apparent normal, c'est-à-dire se déplaçant d'est en ouest.

L'orbite de Mercure

Mercure a une orbite très excentrique qui fait varier son rayon de 46 à 70 millions de kilomètres. L'orbite de Mercure connaît une très lente précession du périhélie autour du Soleil. En d'autres termes, son orbite est elle-même en rotation autour du Soleil. Toutes les planètes connaissent une précession, causée par l'influence gravitationnelle des autres corps du système solaire, et celle-ci s'explique par la mécanique newtonienne pour chacune d'elles, sauf Mercure. En effet, Mercure connaît une précession légèrement plus rapide que celle à laquelle on peut s'attendre en appliquant les lois de la mécanique céleste, et se trouve en avance d'environ 43 secondes d'arc par siècle. mécanique newtonienne Les astronomes ont donc, dans un premier temps, pensé à la présence d'un ou plusieurs corps entre le Soleil et l'orbite de Mercure, dont l'interaction gravitationnelle perturberait le mouvement de Mercure. L'astronome français Urbain Le Verrier — qui avait découvert en 1846 la planète Neptune à partir d'anomalies dans l'orbite d'Uranus — se pencha sur le problème et suggéra la présence d'une seconde ceinture d'astéroïdes entre le Soleil et Mercure. Des calculs effectués en prenant compte l'influence gravitationnelle de ces corps devaient alors concorder avec la précession observée. Le 28 mars 1859, Le Verrier fut contacté par le médecin français Lescarbault à propos d'une tache noire qu'il aurait vu passer devant le Soleil deux jours avant et qui était probablement, d'après lui, une planète intramercurienne. Le Verrier postula alors que cette planète — qu'il nomma Vulcain — était responsable des anomalies du mouvement de Mercure et se mit en tête de la découvrir. À partir des informations de Lescarbault, il conclut que Vulcain tournait autour du Soleil en 19 jours et 7 heures à une distance moyenne de 0,14 ua. Il en déduit également un diamètre d'environ 2000 km et une masse d'un dix-septième de celle de Mercure. Cette masse était cependant bien trop faible pour expliquer les anomalies, mais Vulcain était une bonne candidate au corps le plus gros de cette hypothétique ceinture d'astéroïdes interne à Mercure. Le Verrier profita alors de l'éclipse de Soleil de 1860 pour mobiliser tous les astronomes français afin de repérer Vulcain, mais personne ne put la trouver. Le Verrier resta cependant confiant après que le professeur Wolf, du Centre de données des taches solaires à Zurich, ait observé sur le Soleil deux douzaines de taches suspectes. La planète fut recherchée pendant des décennies ; certains astronomes attestèrent l'avoir vue passer devant le Soleil, parfois plusieurs dirent l'avoir repéré mais à des endroits différents. Finalement, la réponse vint en 1916 avec la théorie de la relativité générale d'Albert Einstein. En appliquant la relativité générale au mouvement de Mercure, on en arrive à la précession mesurée, et il n'y a plus d'anomalies. L'analyse de photographies prises durant une éclipse en 1929 n'apporta aucun signe de la présence de Vulcain. Pourtant en 1970 et 1971, certains chercheurs pensaient avoir trouvé la planète en question, mais il ne s'agissait certainement que de comètes qui sont passées près du Soleil, voire qui sont entrées en collision avec lui. Les multiples taches observées par les astronomes étaient sans doute des astéroïdes proches de la Terre, alors inconnus à l'époque. Par ailleurs, des recherches ont révélé que l'excentricité de l'orbite de Mercure variait chaotiquement de 0 (orbite circulaire) à une valeur très importante de 0,45 sur plusieurs millions d'années. C'est ce qui pourrait expliquer la résonance 3:2 de la rotation de Mercure (plutôt que 1:1), car on s'attend plutôt à rencontrer cet état pendant une période où l'orbite a une forte excentricité.

Champ magnétique

Révélée par la sonde Mariner 10 lors de sa première approche, en mars 1974, la présence d'un champ magnétique surprit les astronomes qui pensaient jusque-là que Mercure était dépourvue de toute magnétosphère. Vingt minutes avant de survoler la planète au plus près, les magnétomètres de Mariner 10 détectèrent l'onde de choc d'étrave produite par la collision de ce champ avec celui du Soleil et le mesurèrent à 1 µT, ce qui représente un peu moins d'un soixantième du champ magnétique terrestre. La source du champ magnétique, encore incertaine, a été déterminée durant un second passage de Mariner 10 comme étant intrinsèque à Mercure, et non pas provoquée par l'action des vents solaires. Avant la mission Mariner 10, les astronomes ne pensaient pas que Mercure possédait un champ magnétique du fait de sa vitesse de rotation — trop lente pour pouvoir l'engendrer par effet dynamo — et de sa petite taille — qui laissait penser que le noyau de Mercure s'était solidifié depuis longtemps. Il fallut donc admettre que ce noyau est partiellement fondu et connaît des mouvements de convection qui seraient à l'origine de ce champ. Néanmoins, les estimations récentes suggèrent que le noyau de Mercure n'est pas assez chaud pour que le fernickel soit présent sous forme liquide. En revanche, il est possible que d'autres matériaux ayant un point de fusion plus bas, comme le soufre, en soient responsables. Il se peut également que le champ magnétique de Mercure soit le reste d'un ancien effet dynamo qui a maintenant cessé, devenu « figé » dans les matériaux magnétiques solidifiés du noyau (la période de rotation ayant pu être beaucoup plus courte par le passé). Par ailleurs, le champ magnétique de Mercure est une version réduite du champ magnétique terrestre. Norman Ness, qui était alors chargé de l'étude du champ magnétique, put prédire — en supposant d'avance qu'il s'agissait d'une version réduite du champ terrestre — les moments précis où la sonde traverserait l'onde de choc, la magnétopause ainsi que la zone où le champ est maximal. Ces prédictions concordaient avec les mesures relevées par les instruments de Mariner 10. Des expériences menées par la sonde ont montré que, tout comme celle de la Terre, la magnétosphère de Mercure possède une queue séparée en deux par une couche neutre.

La haute métallicité de Mercure

La proportion en fer de Mercure — proportion plus importante que celle de tout autre objet du système solaire — intrigue toujours les astronomes. La réponse à cette question permettrait certainement d'en apprendre beaucoup sur la nébuleuse solaire primitive et les conditions dans lesquelles le système solaire s'est formé. Trois hypothèses ont été proposées pour expliquer la haute métallicité de Mercure et son noyau gigantesque. nébuleuse solaire L'une d'entre elles suggère que Mercure avait à l'origine un rapport métalsilicate semblable à celui des chondrites et une masse d'environ 2,25 fois la masse courante. Tôt dans l'histoire du système solaire, Mercure aurait été frappée par un planétésimal d'environ 1/6 de cette masse. L'impact aurait arraché à la planète une grande partie de sa croûte et de son manteau, ne laissant derrière que le noyau (métallique) et un mince manteau. Une hypothèse similaire a été proposée pour expliquer la formation de la Lune. Une seconde hypothèse propose que le taux d'éléments lourds, comme le fer, présent dans la nébuleuse solaire était plus important au voisinage du Soleil, voire que ces éléments lourds étaient distribués graduellement autour du Soleil (plus on s'en éloignait, moins il y avait d'éléments lourds). Mercure, proche du Soleil, aurait donc amassé