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Trou De Ver

Trou de ver

ja:ワームホール Catégorie:Relativité À partir des équations de la relativité générale, en 1935 Einstein et Rosen découvraient que les singularités de l'espace-temps formaient en réalité des puits gravitationnels de densité et de courbure d'espace-temps infinis. Cette image fut reprise plus tard pour illustrer la géométrie des trous noirs. Les trous de ver font partie de cette famille. À l'heure actuelle il existe différents types de trous de ver. Tous sont des solutions mathématiques plutôt que des objets réalistes :
- le trou de ver de Schwarzschild, infranchissable ;
- le trou de ver de Reissner-Nordstrøm ou Kerr-Newman, franchissable mais dans une seule direction, pouvant contenir un trou de ver de Schwarzschild ;
- le trou de ver de Lorentz à masse négative, franchissable dans les deux directions. Il existe des trous de ver à symétrie sphérique, tels ceux de Schwarzschild et de Reissner-Nordstøm, qui ne sont pas en rotation, et des trous de ver tels ceux de Kerr-Newmann qui tournent sur eux-même. Si vous essayez de fabriquer un trou de ver à partir de matière positive, il explosera en éclats. Si une matière négative existe, on peut en principe élaborer un trou de ver statique en accumulant des masses négatives. La théorie d'Einstein précise que vous pouvez fabriquer n'importe quelle type de géométrie spatio-temporelle, statique ou dynamique. Toutefois, une fois la géométrie définie, ce sont les équations d'Einstein qui vous diront quel devra être le tenseur d'énergie-impulsion de la matière pour obtenir cette géométrie. En général les solutions de trous de ver statiques requièrent une masse négative. Dans tous les cas, la matière y étant soumise à une densité extrême et réduite à l’échelle Planck, il n’y avait plus qu’un pas infinitésimal à franchir pour soumettre cet environnement aux fluctuations d'énergie de la théorie de la gravitation quantique. C’est ainsi que certains chercheurs soutiennent que les singularités peuvent déboucher sur des trous blancs ou fontaines blanches où jaillirait la matière rendue à sa liberté. Malheureusement un trou blanc viole le second principe de la thermodynamique qui veut que dans un système fermé ou dissipatif l'entropie ne peut pas décroître (dans ce contexte, on ne peut pas créer de la matière à partie de rien, on a un effet mais pas de cause). Sur le plan structurel, un trou de ver obéit à la géométrie de Schwarzschild ou de Kerr. Il consiste en une singularité (un trou noir) opposée à un trou blanc entre lesquels se trouve un trou de ver qui relie les horizons de deux univers. trou noir C'est John Wheeler en 1956 qui décrivit les propriétés de ces connexions et les baptisera « trous de ver », (wormholes). Quelques années plus tard à l’université Harvard, Stephen Hawking et Richard Coleman reprirent le concept de Wheeler et suggérèrent que l'espace-temps pouvait être soumis à l'effet tunnel précité, reprenant l'idée avancée par Hugh Everett III. À l'instar des électrons qui peuvent sauter d'un point à l'autre de l'espace, l'Univers ferait de même. L'effet tunnel créerait des ouvertures dans l'espace-temps qui conduiraient à d'autres univers, des univers cul-de-sac ou tout aussi vastes que le nôtre. Einstein et Rosen proposaient sérieusement que les singularités pouvaient mener à d'autres endroits de l'Univers, d'autres régions de l'espace et du temps. Ces connexions spatio-temporelles sont connues sous le nom de « ponts d'Einstein-Rosen ». Mais ni l'un ni l'autre n'entrevoyaient une possibilité d'entretenir ces connections en raison du caractère instable des fluctuations quantiques. Comme le disait John L. Friedman de l'université de Californie à Santa Barbara il s'agit d'une censure topologique. Ces trous de vers dits de Lorentz requièrent de la matière exotique pour rester ouverts car elle demande moins d'énergie que le vide quantique qui subit des fluctuations d'amplitude variables. Il peut s'agir d'énergie négative par exemple, de l'antimatière qui maintiendrait l'ouverture du trou de ver loin de l'horizon. L'ouverture elle-même présente une pression de surface positive afin de la maintenir ouverte durant les transferts et éviter qu'elle ne s'effondre. Seul problème personne ne sait comment stocker autant d'antimatière et suffisamment longtemps au même endroit pour entretenir ce tunnel dans l'espace-temps. Du fait qu'un trou de ver permet en théorie à la lumière d'émerger ailleurs dans l'espace-temps, Matt Visser de l'université de Washington et David Hochberg du Laboratoire d'astrophysique spatiale et de physique fondamentale de Madrid pensent qu'une sorte d'antigravité doit œuvrer dans ce phénomène. Les deux chercheurs ont découvert que les trous de vers dynamiques présentaient deux ouvertures, une dans chaque direction temporelle, phénomène qui fut à l'origine d'une confusion. Un hypothétique voyageur pourrait paradoxalement traverser un trou de ver par le milieu sans atteindre l'ouverture opposée ! La raison de ce problème vient du fait qu'il n'existe pas encore une bonne représentation physique de la dynamique d'un trou de ver qui demeure un objet complexe à quatre dimensions. Les images représentées ci-dessus sont en réalité uniquement valables pour les trous de vers qui n'évoluent pas dans le temps. NB. On peut toutefois représenter leur géométrie complexe graphiquement et simuler leur dynamique en traçant leurs lignes d'univers dans des diagrammes d'espace-temps de Kruskal (voir liens externes). Madrid Pour approfondir les conséquences de la relativité générale, Kip Thorne et Richard Morris du Caltech tentèrent de découvrir par le biais de la physique quantique de nouvelles particules capables d'entretenir les trous de ver de Wheeler. Bientôt l'espace-temps foisonna de « sas de liaisons » que des « voyageurs de Langevin » exploraient au gré de leurs excursions sidérales. La littérature de science-fiction était aux anges mais éloignait peut-être Carl Sagan ou Isaac Asimov de la réalité. Nous entrons là dans un domaine très hypothétique et inaccessible à l’heure actuelle, sauf aux équipes de Deep Space 9 ou Stargate SG-1 et autres Sliders. Entouré de quelques astronomes, l'astrophysicien anglais John Gribbin considérait en 1977 que les fontaines blanches étaient une réalité : le phénomène d'expansion de l'Univers n'a-t-il pas pour origine un Big Bang, issu d'une singularité; les quasars ne sont-ils pas entretenus par des trous noirs ? Développées autour de notions théoriques, ces idées seront bientôt du ressort de la philosophie... Certains cosmologistes, tel Gérhard 't Hooft estiment même qu'une théorie devrait interdire de tels concepts ! Selon John Wheeler, deux singularités pourraient être reliées dans l’hyperespace par un trou de ver, sorte de sas entre deux régions éloignées de l’univers. Seul inconvénient, nul ne sait comment entretenir un tel passage et lui donner une taille macroscopique. En effet ce « pont » dans l’hyperespace est à l’échelle de Planck : il mesure 10-33 cm et est instable; il se referme sur lui-même en l’espace de 10-43 seconde ! Pire, si on essaye de l’agrandir, il s’autodétruit... Comme aiment le dire les physiciens, le trou de ver appartient à l’« écume quantique » et obéit aux lois probabilistes. Totalement différent d’une singularité, un trou de ver est « nu », il demeure visible aux yeux de tous et plus extraordinaire encore, il permet de voyager dans le temps en fonction du sens que l’on prend. Ce qui explique son attrait... tout théorique car il faudra encore longtemps aux physiciens pour passer au stade expérimental.

Publications


- A.S.Hawking/R.Penrose, La nature de l'espace et du temps, Roger Penrose, Stephen Hawking, Gallimard, 2003
- Stephen Hawking, Trous noirs et bébés univers et autres essais, Odile Jacob, 2000
- Kip Thorne et Stephen Hawking, Trous noirs et distorsions du temps, Flammarion, 1996
- M.Begelmen/M.Rees, Gravity’s Fatal Attraction : Black Holes in the Universe, W.H.Freeman, 1996
- S.Shapiro et S.Teukolsky, Physical Review, 66, 1990, p994.
- S.Shapiro et S.Teukolsky, Science, 241, 1988, p421
- R.Morris et K.Thorne, American Journal of Physics, 56,1988, p395
- K.Thorne et al., Physical Review letter, 61, 1988, p1446
- A.Einstein et N.Rosen, Physical Review, 48, 1935, p73
- H.Everett III, Reviews of Modern Physics, 29, 1957, p454

Liens externes


- [http://casa.colorado.edu/~ajsh/schww.html White holes and Wormholes], Andrew Hamilton, Université du Colorado
- [http://www.astrosurf.com/lombry/trou-de-ver-fabrication.htm La fabrication d'un trou de ver], Thierry Lombry

Catégorie:Relativité

catégorie:physique théoriquecatégorie:mécanique Articles principaux : théorie de la relativité, relativité restreinte, relativité générale

1935

Catégorie:1935 Cette page concerne l'année 1935 du calendrier grégorien.

Événements


- Le prix Nobel de la paix est attribué à l'allemand Karl von Ossietzky.

Afrique


- L'Italie envahit l'Abyssinie. Début de la guerre italo-éthiopienne.
  - 3 octobre : Les troupes italiennes envahissent l'Éthiopie.

Amériques

Amérique Latine


- 21 juillet : Fin de la Guerre du Chaco entre le Paraguay et la Bolivie (1932-1935), qui perd le territoire du Chaco (plus de 200 000 km²).

Canada


- 11 mars : Création de la Banque du Canada (nationalisation en 1938).
- 7 novembre : Création du parti politique « Union nationale » au Québec.
- 25 novembre : Les Libéraux de Louis-Alexandre Taschereau sont réélus au Québec.

États-Unis


- 31 août : Première loi de neutralité américaine.

Asie & monde indien


- 24 janvier : British India Act, séparation de la Birmanie et de l'Inde.

Chine


- 13 janvier : Mao Zedong devient chef du PCC, durant la « Longue marche ».
- Fin de la « Longue marche » de Mao (exode sud → nord).

Europe


- 11 avril : Conférence de Stresa - Opposition à toute violation du traité de Versailles.
- 18 juin : Signature d'un accord naval anglo-allemand, reconnaissant à l'Allemagne un droit à un réarmement naval limité.
- En juillet, le VIIe congrès du Komintern adopte la tactique du « front populaire ».
- Début du ministère de coalition de Stanley Baldwin, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1937).
- La monarchie est restaurée en Grèce avec le roi Georges II de Grèce.
- Ouverture du métro de Moscou.

Allemagne


- 13 janvier : Référendum en Sarre : 90,8% de Sarrois sont favorables au rattachement à l'Allemagne - La France permet à l'Allemagne de récupérer, dès le 1 mars la Sarre qui était sous tutelle de la SDN depuis 1919.
- En janvier, publication d'un livre sur les camps de concentrations nazis : « Sous la schlague des nazis, de Wolfgang Langhoff ».
- 16 mars : Rétablissement du service militaire obligatoire en Allemagne, sans qu'aucun pays ne proteste - La Reichswehr devient la Wehrmacht.
- 22 mars : Premier programme régulier de télévision dans un pays européen.
- 18 juin : Lancement du premier sous-marin allemand depuis la Première Guerre mondiale.
- 13 juillet : Dissolution et confiscation des biens des associations de Témoins de Jéhovah.
- 17 août : Dissolution des ordres francs-maçons en Allemagne.
- 15 septembre :
  - Adoption du drapeau à croix gammée (ou svastika) comme drapeau national de l'Allemagne.
  - Adoption des Lois de Nuremberg discriminatoires racialement à l'encontre des juifs en les privant de leur citoyenneté et de leurs droits politiques.
- 18 octobre : Loi sur la protection de la santé héréditaire de la Nation allemande (contre les existences qui ne méritent pas d'être vécues).
- Le chancelier Adolf Hitler annonce le réarmement de l'Allemagne en violation du traité de Versailles.

France


- 16 mars : La loi fixe à deux ans la durée du service militaire, à titre exceptionnel jusqu'en 1939.
- 5 mai : Traité d'assistance mutuelle entre la France et l'URSS.
- 5 mai : Élections municipales favorables à la gauche (5 mai-12 mai).
- 29 mai : Lancement du paquebot Normandie.
- 31 mai : Chute du Président du Conseil Flandin.
- 1 juin : Fernand Bouisson Président du Conseil.
- 4 juin : Chute du Président du Conseil Bouisson.
- 7 juin : Pierre Laval Président du Conseil (4).
- 14 juillet : Le Front populaire organise un grand défilé à Paris aux mots d'ordre de « pain, paix et liberté », fondement de sa constitution à la fin de 1934.
- 16 juillet : Décrets-lois de Pierre Laval mettant en œuvre la déflation avec une réduction de 10% des dépenses publiques et une baisse des prix.
- 6 décembre : Dissolution des milices armées et des ligues.
- Chômage : 5% officiellement (11,5% officieusement).
- Création du constructeur automobile « Simca » par le groupe « Fiat ».
- Le total des placements français à l'étranger se monte à 200 milliards de francs, mais ne rapporte que 2 milliards au lieu des 10 milliards espérés. L'emprunt a été balayé par la révolution soviétique, et la crise de 1929 a fait sombrer de nombreux investissements. Le sénateur Charles Dumont, président de la commission des emprunts-or, parle de « l'immense désastre des placements d'avant-guerre à l'étranger », aucune législation internationale ne protège la masse des petits porteurs.
- L'instabilité gouvernementale chronique se paye par un coût élevé pour les emprunts du gouvernement (5% contre 1% pour l'Angleterre).
- 82 milliards de francs de billets circulent en France dont 25 milliards sont thésaurisés dans le fameux « bas de laine » des français. Le paiement par billets est encouragé, car il existe une taxe sur chaque paiement par chèque.

Italie


- 7 janvier : Signature à Rome des accords franco-italiens.
- 14 avril : Pacte de Stresa entre la France et l'Italie.
- 12 mai : L'Italie quitte la Société des Nations.
- 3 octobre : Les troupes italiennes envahissent l'Éthiopie.
- 18 novembre : La Société des Nations adopte des sanctions limitées contre l'Italie qui a envahi l'Éthiopie.

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- 21 mars : La Perse prend le nom d'Iran.
- Un tremblement de terre de magnitude 7, 5 sur l'échelle de Richter fait 60 000 victimes à Quetta au Pakistan.

Arts & culture


- 7 février : Mise en vente du jeu de « Monopoly » aux États-Unis, inventé par Charles Darrow en Pennsylvanie.
- Invention du livre de poche par les éditions Penguin, en Angleterre.
- Le compositeur américain George Gershwin travaille à son opéra moderne Porgy and Bess.

Cinéma

Films remarquables


- Anna Karenine de Clarence Brown avec Greta Garbo et Fredric March.
- Le Mouchard (The Informer) drame de John Ford avec Victor McLaglen, Preston Foster et Margot Graham.
- Les Trente-neuf marches (The Thirty-nine steps) d'Alfred Hitchcock avec Madeleine Carroll, Robert Donat et Lucie Mannheim.
- Les Révoltés du Bounty de Frank Lloyd avec Charles Laughton et Clark Gable - Oscar du meilleur film.
- Le Triomphe de la volonté film de propagande au service de l'idéal nazi réalisé par Leni Riefenstahl.
- Le Danseur du dessus (Top Hat) de Mark Sandrich avec Fred Astaire, Ginger Rogers et Edward Everett Horton.

Sciences & techniques


- 12 mai Fondation de la première associations des « Alcooliques anonymes » à Akron (Ohio).
- La courbure terrestre est photographiée pour la première fois.
- Fondation de Gallup aux États-Unis et réalisation du premier sondage d'opinion.
- Au Canada, pour contrer les risques d'érosion du sol, des chercheurs élaborent des techniques et des systèmes de gestion, tels de nouveaux socs de charrue et des méthodes de labourage mieux adaptées aux sols des vastes « prairies » de l'Amérique du Nord.

Physique & Chimie


- Le physicien canadien Arthur Jeffrey Dempster découvre l'isotope U-235 de l'uranium, plus tard utilisé pour la bombe atomique.
- Le physicien écossais Robert Alexander Watson-Watt invente le radar.
- Le prix Nobel de Chimie est décerné aux français Frédéric Joliot-Curie et à son épouse Irène Joliot-Curie.

Technologies


- Premières émissions de télévision en France.
- Invention du magnétophone et de la bande magnétique.
- La pellicule couleur Kodachrome permet d'obtenir des diapositives.

Sports & découvertes


- 25 mai : Jesse Owens, américaine, bat trois records du monde en moins d'une heure: saut en longueur, courses de 220 yards et 220 yards haies.
- 13 juin : James J. Braddock devient le nouveau champion du monde des poids lourds en battant Max Baer aux points en 15 rounds à Long Island.
- Le Tour de France cycliste est remporté par le belge Romain Maes, deuxième l'italien Ambrosio Morelli, troisième et montagne le belge Félicien Vervaecke.
- Le professeur suisse Auguste Piccard bat un nouveau record d'altitude (22 500 m)
- Article détaillé : 1935 en sport

Naissances en 1935


- 2 janvier : Jocelyn Delecour, athlète français
- 8 janvier : Elvis Presley, chanteur américain, roi du rock'n'roll
- 30 janvier : Richard Brautigan, écrivain et poète américain
- 2 février : Michel Subor, acteur français
- 1er mars : Robert Conrad, acteur américain
- 16 mars : Teresa Berganza, mezzosoprano espagnole
- 31 mars :
  - Herb Alpert, chanteur américain
  - Richard Chamberlain, acteur américain
- 13 juin : Christo, (Christo Javacheff) artiste bulgare
- 21 juin : Françoise Sagan, romancière française
- 27 juin : Laurent Terzieff, comédien, français.
- 6 juillet : Tenzin Gyatso le Dalaï Lama, chef spirituel thibétain.
- 9 juillet : Wim Duisenberg, homme politique néerlandais, président le la Banque centrale européenne de 1998 à 2003.
- 18 juillet : Ben, artiste français
- 15 août : Régine Deforges, écrivain, éditrice française
- 11 septembre : Arvo Pärt, compositeur estonien
- 1 octobre : Julie Andrews, actrice américaine
- 29 octobre : Isao Takahata, réalisateur japonais de dessins animés
- 8 novembre : Alain Delon, acteur, producteur et réalisateur français
- 14 novembre : Hussein de Jordanie, roi
- 1 décembre : Woody Allen, acteur, scénariste et réalisateur américain
- Kenzaburo Oé : écrivain japonais
- Hachemi Rafsandjani, président de la république islamique d'Iran
- Bakary Soumano, chef des griots du Mali
- Léon Claude Duhamel, inventeur du K-way

Décès en 1935


- 16 janvier : Casimir Malevitch, peintre et écrivain russe .
- 9 février : Alban Berg, compositeur autrichien (° 1885).
- 12 février : Auguste Escoffier, français, le « roi » des cuisiniers (° 1846).
- 17 mai : Paul Dukas, compositeur français (° 1865).
- 19 mai : Thomas Edward Lawrence dit « Lawrence d'Arabie » (46 ans), militaire, aventurier et écrivain britannique (accident de moto) (° 1888).
- 3 juillet : André Citroën, fondateur français de la marque (° 1878).
- 12 juillet : Alfred Dreyfus, capitaine français, voir l'affaire Dreyfus1859).
- 15 août : Paul Signac, peintre
- 29 août : Astrid, reine des Belges (°1905), décédée accidentellement à Küssnacht.
- 1 septembre : Louis Lavauden, forestier et zoologiste français1881).
- 4 octobre : Jean Béraud, peintre impressionniste français (° 12 janvier 1849)
- 30 novembre : Fernando Pessoa, écrivain portugais (° 1888).
- 1 décembre : Bernhard Schmidt, astronome et opticien estonien (° 1879).
- Paul Bourget : écrivain, académicien français __NOTOC__ ja:1935年 ko:1935년 ms:1935 simple:1935 th:พ.ศ. 2478

Densité

La densité est un nombre sans dimension, égal au rapport d'une masse d'une substance homogène à la masse du même volume d'eau pure à la température de 3,98 °C. Par définition, la densité de l'eau pure à 3,98 °C est égale à 1 ; la valeur de la densité permet de déterminer la flottabilité d'un matériau dans de l'eau pure : si cette valeur est inférieure à 1 (celle de l'eau), un bloc de matériau flottera (puisqu'à volume égal, il subira immergé dans l'eau une poussée supérieure à son propre poids). La définition de la densité permet sa mesure en laboratoire. Elle peut aussi se calculer en divisant la masse volumique de la substance par 1000 kg/m3, masse volumique de l'eau pure à 3,98 °C.
- Attention : en anglais le mot mass-density est souvent réduit à density pour signifier masse volumique. La densité comme définie dans le système métrique se traduit, en anglais, dans le système de mesures anglo-saxon, en "Specific Gravity". Les densités les plus importantes connues sont peut-être atteintes dans les étoiles à neutrons. La singularité gravitationnelle au centre d'un trou noir, conformément à la relativité générale, n'a pas de volume et sa densité peut ainsi être vue comme infinie ou inexistante. Les substances les plus denses sur Terre sont l'osmium et l'iridium, dont la densité dépasse 22,6.

Mesure de densité

Il est assez facile de mesurer la densité d'un corps solide insoluble et imperméable

Densité supérieure à celle de l'eau : le plomb


- Prendre une balance électronique à plateau et mettre un récipient contenant de l'eau ;
- Appuyer sur le bouton tare et la balance affiche zéro (cliché de gauche) ;
- Attacher l'objet à un fil fin (dans l'expérience photographiée : 6 plomb de pêche de 15 g) ;
- Mettre l'objet sur la balance qui affiche 90 grammes que l'objet soit sur le plateau ou qu'il soit au fond du récipient contenant de l'eau (cliché du milieu) ;
- Tenir l'objet par le fil de façon qu'il soit immergé sans toucher les parois du récipient: la balance indique 8 grammes du à la célèbre poussée d'Archimède (cliché de droite). On en déduit que le plomb a une densitée de 90/8 = 11,25 ; la température de l'eau étant de 18 °C. Attention : le plomb est toxique ; ne pas utiliser l'eau ou le récipient pour boire. Se rincer les mains après manipulation. poussée d'Archimèdepoussée d'Archimèdepoussée d'Archimède

Densité inférieure à celle de l'eau : le liège


- Prendre un bouchon de grand volume, genre bouchon de pot de moutarde et donc une coupelle contenant de l'eau de diamètre plus grand que le diamètre du bouchon ;
- Prendre une balance électronique à plateau et mettre la coupelle contenant de l'eau ;
- Appuyer sur le bouton tare et la balance affiche zéro (cliché de gauche) ;
- Mettre une épingle sur l'axe du bouchon ;
- Mettre le bouchon sur la balance qui affiche 12 grammes qu'il soit sur le plateau ou qu'il soit flottant sur l'eau du récipient : l'eau transmet le poids du bouchon à la balance, via la célèbre poussée d'archimède (cliché du milieu) ;
- Tenir par l'intermédiaire de l'aiguille le bouchon de façon qu'il soit entièrement immergé sans toucher les parois du récipient : la balance indique 52 grammes dus à la célèbre poussée d'Archimède (cliché de droite). liègeliègeliège On en déduit que le liège a une densitée de 12/52 = 0,23 ; la température de l'eau étant de 18 °C.

La référence de l'eau à 3,98 °C

Parler de « densité relative » constitue a priori un pléonasme. Cependant, il peut être utile de faire des comparaisons dans des conditions hors normes. On peut par exemple avoir besoin de comparer, à la température ambiante, une pièce réalisée en bronze (densité 8,1) à la même pièce réalisée dans un alliage d'aluminium (densité 2,7). On pourra dire alors que le bronze est (relativement) trois fois plus dense que l'aluminium, ou que la densité (relative) du bronze par rapport à l'aluminium est de 3. Ce n'est pas le caractère relatif qui change, mais la référence. Pourquoi choisir l'eau à 3,98 °C ? Il se trouve que lorsque la température de l'eau baisse, son volume diminue jusqu'à 3,98 °C et augmente si l'on continue de refroidir jusqu'à la congélation. Dans le domaine des mesures, le fait de prendre comme référence une propriété physique qui passe par un extrémum est très intéressant : au voisinage de 3,98 °C, la masse volumique de l'eau reste sensiblement constante, on n'a donc pas besoin de déterminer la température avec une grande précision, ce qui ne serait pas le cas aux autres températures. La masse volumique et la densité de l'eau sont maximales à 3,98 °C à la pression atmosphérique normale. Cette particularité permet à l'eau tiède, à l'eau très froide et à la glace de flotter au-dessus de l'eau à 3,98 °C. Si l'eau se comportait comme la plupart des autres corps, la glace tomberait au fond des lacs, des rivières et des océans, où la vie serait alors pratiquement impossible, du moins sous la forme que nous connaissons. Parmi les métaux moins denses à l'état solide qu'à l'état liquide, il existe l'argent et le bismuth. Cela pose des problèmes importants lors du moulage, à cause du gonflement qui accompagne la solidification.

Autres utilisations

La densité peut aussi servir à quantifier la présence de certaines choses par unité de volume ou de surface.
- la densité de population est le nombre de personnes par kilomètre carré vivant en un certain endroit.
- la densité de charge est le nombre de charge électrique par unité de volume ou de surface.

Voir aussi


- densité de probabilité
- glossaire des minéraux
- masse volumique
- minéralogie
- pétrographie catégorie:nombre adimensionnel catégorie:propriété chimique catégorie:quantité physique ms:Ketumpatan ja:密度

Trou noir

Un trou noir, parfois appelé singularité par amalgame avec une de ses caractéristiques théoriques, est un objet astronomique envisagé dès le . Il est si dense que sa vitesse de libération est supérieure à la vitesse de la lumière, c'est-à-dire que même la lumière ne peut vaincre sa force gravitationnelle – d'où le qualificatif de « noir » et la terminologie d'astre fondamentalement « obscur », « invisible. » La théorie définit une intensité du champ gravitationnel d'un trou noir telle qu'aucune particule franchissant son horizon, véritable limite de non-retour, ne peut s'en échapper. Le trou noir est un objet totalement relativiste : il n'a prit sens et corps que par les équations de la Relativité d'Einstein – même s'il a été envisagé bien des décennies avant la formalisation de cette théorie, en 1915. Au cours du , plusieurs catégories de trous noirs ont été définies, et observées indirectement. Les trous noirs les plus étudiés d'un point de vue théorique, les trous noirs stellaires, pourraient résulter de l'effondrement gravitationnel du cœur d'une étoile massive. C'est le modèle le plus simple et le plus généraliste. Durant son existence, qu'on appelle l'évolution stellaire, une étoile est soumise principalement à deux forces à peu près en équilibre : elle se contracte sous l'effet de son propre poids, et elle se dilate sous celui des réactions nucléaires qui ont lieu en son cœur. Lorsque le combustible nucléaire – l'hydrogène – vient à manquer, l'étoile amorce une contraction en même temps que son éclat diminue. Une force de pression d'origine quantique, la pression de dégénérescence, entre alors en jeu pour retrouver un équilibre : ainsi se forment les naines blanches, des étoiles de taille réduite mais stables. Cependant, si la masse de l'étoile dépasse une certaine valeur critique, dite limite de Chandrasekhar, cette pression est insuffisante pour s'opposer à la gravitation : l'étoile s'effondre plus encore, éventuellement jusqu'à former un trou noir. Cet état correspond à un effondrement perpétuel, sans équilibre ni retour en arrière possible. Un fait notable est que, malgré les caractéristiques hors-norme des trous noirs et l'imaginaire qui s'est développé autour de ces astres, il s'agit des objets cosmiques les plus simples possibles, au moins à l'équilibre théorique. Ils sont entièrement déterminés par seulement trois paramètres (masse, moment angulaire, charge électrique), là où un simple morceau de bois en fait intervenir au minimum des dizaines, jusqu'à plusieurs milliers ! Ce paradoxe n'est pas le seul. Les trous noirs ont été parmi les premiers objets cosmiques à être découverts d'abord via les équations mathématiques et non par observation. Le rôle de l'expérience est ici inversée : une des tâches les plus difficiles pour les astronomes a été et reste de vérifier si les observations, totalement dépendantes des capacités techniques et technologiques du moment, coroborent ou non les résultats théoriques. Compte tenu des caractéristiques attendues fabuleuses, si ce n'est farfelues, des trous noirs, leur existence réelle a longtemps été mise en doute ; et si elle n'est pas encore aujourd'hui totalement démontrée, la fin du a été ponctuée d'avancées pratiques déterminantes. Des observations, et les progrés techniques ayant permis ces observations, sont venus étayer la réalité physique de ces astres « hors du temps. » L'expression consacrée pour désigner les trous noirs en général est collapsar (de l'anglais « collapsed star » : étoile contractée, effondrée). Cependant, l'expression trou noir est employée par analogie à l'image du « disque obscur » en français, et également en anglais (black hole).

Genèse du concept

Article détaillé : Historique des trous noirs

1783

Le géologue John Michell expose dans un article envoyé à la Royal Society le concept d'un corps si massif que même la lumière ne pourrait s'en échapper. La théorie newtonienne de la gravitation et le concept de vitesse de libération étant connus, Michell calcule qu'un corps d'un rayon de 500 fois celui du Soleil, et ayant la même densité, aurait une vitesse de libération égale à celle de la lumière et serait donc invisible si la lumière était attirée par la même force que les autres corps (selon sa masse !). Michell considère possible (bien qu'improbable) l'existence de tels objets.

1796

Le mathématicien français Pierre-Simon Laplace expose la même idée dans les deux premières éditions de son livre Exposition du système du Monde mais la retire des éditions ultérieures.

Le concept rencontre peu d'attention durant cette période car la lumière est considérée sans masse ; elle ne peut donc pas être soumise à la gravitation.

1915

Albert Einstein développe une nouvelle théorie de la gravitation, la relativité générale, qui prédit la courbure des rayons lumineux par des corps suffisamment massifs. Quelques mois après, Karl Schwarzschild trouve une solution de l'équation d'Einstein pour le champ gravitationnel engendré par un corps de symétrie sphérique. Loin du centre, cette solution est compatible avec la gravitation newtonienne et plus proche, elle reflète l'effet de la courbure de l'espace-temps par la gravitation. Cette solution présente deux particularités :
- au centre de l'objet, la densité cesse d'être calculable,
- à une certaine distance du centre, appelée actuellement rayon de Schwarzschild, se trouve une autre singularité. Aujourd'hui, on sait que cette deuxième singularité résulte de l'emploi d'un système de coordonnées particulier. Ce rayon correspond au diamètre de l'horizon d'un trou noir qui n'est pas en rotation, mais cela n'était pas très bien compris à l'époque. Schwarzschild lui-même considérait que ces singularités ne correspondaient pas à des solutions réelles. Cette solution montre cependant que ce que l'on nomme actuellement trou noir peut être mathématiquement envisageable.

années 1920

En 1921 Paul Painlevé et Allvar Gullstrand donnent indépendamment une solution très simple de l'équation d'Einstein pour le champ gravitationnel engendré par un corps à symétrie sphérique. Cette solution n'admet pas de singularité au rayon de Schwarzschild. Le physicien indien Subrahmanyan Chandrasekhar montre, que selon la relativité restreinte, un corps non-radiatif, au-delà d'une certaine masse (appelée depuis limite de Chandrasekhar), s'effondre sur lui-même car aucune force ne pourrait contrarier l'effet de la gravitation. Arthur Eddington, convaincu que quelque chose arrête inévitablement cet effondrement, s'oppose vivement aux arguments de Chandrasekhar.

1939

Robert Oppenheimer et Hartland Snyder prédisent que les étoiles massives peuvent effectivement subir un tel effondrement gravitationnel. Néanmoins, ces objets hypothétiques ne seront pas d'un grand intérêt pratique avant la fin des années 1960. Cette même année Albert Einstein publie un article dans lequel il montre clairement que la "singularité de Schwarzschild" n'a aucun sens physique : pour lui, le trou noir n'est pas une réalité physique.

1967

L'intérêt pour les objets effondrés reprend avec la découverte des pulsars. Le terme trou noir est inventé par le physicien (théorique) John Wheeler (http://www.truephysics.com/timeline/timeline1961_1980.html). Le terme étoile noire, qui était parfois utilisé (ce terme était apparu dans un des premiers épisodes de Star Trek) sera encore utilisé occasionnellement après 1967 par certaines personnes trouvant vulgaire le terme trou noir lorsqu'il est traduit depuis l'anglais vers, par exemple, le français, le russe ou l'espagnol.

Formation d'un trou noir

Article détaillé : Formation des trous noirs Le trou noir, objet relativiste par excellence, est une des possibilités envisagées à la suite de l'effondrement d'une étoile sur elle-même. Un trou noir est en effet un corps qui ne fait que perpétuellement s'effondrer sur lui-même et attire vers lui de la matière, qui éventuellement disparaît en son sein, pour alimenter cet effondrement. Le développement mathématique du cycle de vie des étoiles au cours du a explicité sous quelles conditions une étoile deviendra un trou noir – la condition principale est liée à la densité originelle de l'étoile. Mais d'autres processus de formation que l'effondrement gravitationnel sont envisagés et définissent d'autres types de trous noirs ; ainsi, l'accréation de gigantesque quantité de matière mène à la formation de trous noirs dits « supermassifs. »

Les trous noirs et l'espace-temps

Article détaillé : Trou noir et espace-temps Dans la Relativité générale, la gravité n'est pas une force, mais une manifestation de la courbure de l'espace-temps, toile élastique et dynamique creusée par les astres. Un trou noir, de par sa densité extraordinaire, vient littéralement trouer l'espace-temps en un point, en y créant une dépression infinie en son centre – une singularité. Les interactions gravitationnelles entre les trous noirs et leurs environnements stellaires proches, aux échelles astronomiques, sont le seul moyen d'étudier ces premiers, en application de la théorie.

Observation des trous noirs

Article détaillé : Observation et détection des trous noirs De très nombreux astrophysiciens tentent depuis plusieurs années de détecter des trous noirs, à travers l'observation de leur environnement galactique proche. L'étude des interactions gravitationnelles n'est pas la seule piste suivie, puisqu'on s'intéresse aujourd'hui aussi à la spectroscopie ou aux ondes gravitationnelles. De façon générale, ce sont des systèmes entiers où l'on soupçonne la présence d'un trou noir qui sont étudiés. À ce jour, aucune observation ne s'est révélée parfaitement convaincante : il y a toujours une autre explication possible "plus classique" que la présence d'un trou noir. . Les trous noirs, de densité théorique infinie, sont la résultante d'un paradoxe intrinsèque à la physique quantique car ils sont définis par une singularité. Cela les place hors de la mesure, hors de la théorie physique même, qui cherche au contraire à éliminer les infinis. Ce problème tout à la fois théorique et expérimental est à l'origine du débat scientifique majeur sur l'existence des trous noirs, qui a commencé au début du et se poursuit sur d'autres terrains théoriques que celui de la seule évolution stellaire. Les observations indirectes ne permettent pas encore de trancher de façon certaine entre trous noirs et étoiles à neutrons. La théorie mathématique est poussée à la contradiction si l'on tente de lui faire correspondre une réalité : on peut alors s'intéresser aux questions qui en découlent. Quelle validité pour la relativité générale, dont les trous noirs ont été déduits ? Comment appréhender les concepts de l'espace et du temps quand on ne sait plus les définir physiquement ? Comment intégrer les trous noirs dans une théorie physique acceptable ?

Les trous noirs acoustiques

Article détaillé : Trou noir acoustique

Les trous noirs supermassifs

Article détaillé : Trou noir supermassif

Les trous noirs primordiaux

L'effondrement d'une étoile ne constitue pas le seul moyen de créer des trous noirs. Dans les années 1970, Stephen Hawking et Bernard Carr ont étudié un mécanisme de formation des trous noirs dans l'Univers primordial. Article détaillé : Trou noir primordial

Des micro-trous noirs

On pourrait créer des trous noirs en laboratoire, dans des accélérateurs de particules comme le LHC. Ces trous noirs seraient très petits, très légers, et auraient une durée de vie très courte. En effet, pour de tels trous noirs, l'effet dévaporation serait beaucoup plus important.

Singularité nue

Dans les années 1970, Kip Thorne avait émis l'hypothèse qu'un trou noir (donc avec "horizon") ne pouvait se former que si toute la masse s'effondrait dans toutes les directions en même temps, la singularité était sphérique. Si ce n'était pas le cas et que l'étoile s'effondrait asymétriquement, il pouvait se former une singularité « nue » (sans horizon), visible, en violation du principe des censures cosmiques de Roger Penrose. Il s'accordait également pour démontrer que si cet objet tournait sur lui-même bout à bout, il émettrait de fortes ondes gravitationnelles. Les travaux des chercheurs de l'Université Cornell semblent aller dans ce sens. En 1990, à l'université Cornell, Stuart Shapiro et Saul Teukolsky, déjà connus pour leurs modèles des étoiles effondrées, sont parvenus à démontrer à partir de simulations informatiques que sous certaines conditions les singularités pouvaient être visibles. Dans ce cas, la théorie de la relativité générale ne peut plus guider les cosmologistes pour prédire l'évolution future de l'univers. Il semble que si une masse hétérogène de forme allongée, une prolate très massive s'effondre jusqu'au stade ultime, elle se transforme non pas en corps sphérique, mais linéaire, en forme de cigare, avec une singularité nue à chaque extrémité. Selon les calculs de Stuart Shapiro et Saul Teukolsky, les oblates qui s'effondrent sur elles-mêmes prennent une forme aplatie avant de devenir prolate et de s'effondrer de la même manière. Leurs calculs tiennent comptent de la théorie d'Einstein, gommant du fait même le défaut majeur de la théorie de la relativité générale : la singularité. L'information peut s'échapper d'une singularité nue et quitter son emprise gravitationnelle. Ce rayonnement que personne n'a jamais vu et qu'il est encore impossible de décrire serait émis par la singularité sans référence à la loi de causalité. Les informations nous parviendraient dans un ordre tout à fait aléatoire, brisant la flèche temporelle du passé vers l'avenir. La perte de masse par rayonnement gravitationnel serait très inférieure à 1%, ce qui signifie que toute l'énergie de ces corps (gravitationnelle, cinétique et potentielle) se trouverait confinée dans la singularité. Enthousiasmés par leur découverte, les chercheurs de Cornell poursuivent leurs recherches mais n'en restent pas moins réalistes. Shapiro disait en 1990 : « Les objets que nous avons étudiés n'existent probablement pas dans la réalité ». Il est vrai que ce scénario n'a pas la prétention d'être une théorie complète et ces simulations n'en sont pas les démonstrations. Pour asseoir leur hypothèse, de manière à ce qu'elle soit plus conforme à la réalité, l'équipe de Cornell tente d'élaborer un modèle plus réaliste des singularités, en choisissant d'autres matières, des masses moins hétérogènes ou des vitesses de rotation différentes. Si leur modèle pouvait prédire un événement vérifiable dans l'univers, toute la théorie physique en serait bouleversée. Bien que très en-deçà du pouvoir de résolution des télescopes actuels - une singularité d'un milliard de masses solaires (0.0001") serait détectable à 0.5 parsecs, la découverte directe d'une seule singularité nue ferait vaciller toute les prédictions concernant l'évolution de l'univers. Seul un système de la puissance d'un réseau interférométrique intercontinental pourrait détecter une telle entité.

Évaporation des trous noirs

Article détaillé : Évaporation des trous noirs L'évaporation, mathématiquement définie par Stephen Hawking, est l'idée selon laquelle un trou noir peut non seulement augmenter en masse et ainsi dilater, c'est-à-dire augmenter de taille, mais autant il pourrait perdre de masse et diminuer de taille. Il pourrait le faire par l'émission des particules, ce qui s'explique par l'étude du vide quantique et des couples particules/anti-particules. Cette idée est une petite révolution dans la « révolution » des trous noirs, car elle permet en théorie de disposer d'informations sur les trous noirs a posteriori.

Un cas particulier : Cygnus X-1

Article détaillé : Cygnus X-1 Cygnus X-1 est un système binaire peut-être constitué d'un trou noir en rotation sur lui-même, et d'une étoile en orbite autour de ce trou noir. Son étude a débuté en 1965, ce qui en fait un cas de référence.

Mythes et contre-vérités sur les trous noirs

Objets célestes fascinants, mystérieux et controversés, les trous noirs s'entourent depuis leur découverte théorique d'un voile d'idées reçues et de mythes, qui parfois entravent même les débats scientifiques. Q: Les trous noirs, ça n'existe pas ! :R: Tout dépend du sens donné au verbe exister ! Mathématiquement parlant, un trou noir est parfaitement défini par les équations relativistes, et c'est même pour cela que les premières observations ont été mises en place. Dans la pratique, les indices de l'existence avérée de trous noirs s'accumulent, à un rythme lent mais régulier, grâce aux progrès techniques. Évidemment, tous les scientifiques ne sont pas d'accord sur l'existence de tels ou tels trous noirs, mais de toute façon la recherche de ces corps a été et reste un stimulant puissant de la recherche astronomique. Q: Est-il vrai que les trous noirs sont le pendant négatif du Big-Bang ? :R: De façon pragmatique, on pourrait être tenté de répondre oui, mais c'est faux en toute rigueur. Le Big Bang est une théorie cosmologique qui veut expliquer la naissance de l'Univers, et qui possède un crédit sérieux parmi la communauté scientifique. Elle repose sur une singularité mathématique, tout comme les trous noirs, mais ces derniers sont des cas particuliers d'un tout qui aurait son origine dans le Big Bang. On ne peut donc pas dire que l'Univers a commencé par Big Bang et qu'il disparaîtra dans un trou noir, car les deux phénomènes ne sont pas de même nature. Q: Peut-on voyager dans le temps par un trou noir ? :R: Il s'agit d'une question à laquelle nul ne sait répondre. Il est cependant exact que la métrique de Kerr, décrivant un trou noir en rotation, autorise le passage d'un mobile au travers de la singularité centrale annulaire ; le mobile émerge alors dans un « autre » monde aux caractéristiques étranges (gravité répulsive, etc.), et peut, moyennant plusieurs allers-retours de ce type, revenir « ni-ici-ni-maintenant »
(elsewhere-elsewhen) dans notre univers. Le problème de ce genre de raisonnement est qu'il repose sur un modèle mathématique théorique, dont la validité physique restera à jamais hypothétique… et même si quelqu'un allait la vérifier sur place nous ne le saurions jamais, puisqu'il faudrait par surcroit que l'information nous revienne, ce que les propriétés d'un trou noir interdisent ! De même, à l'approche d' un trou noir, la différence de gravité entre deux distances serait telle, qu'une personne ne pourrait survivre à l'étirement que son corps subirait (Les pieds accéléreraient plus vite que la tête!).

Bibliographie


- Livres :
  - Kip S. Thorne,
Trous noirs et distorsions du temps, Champs Flammarion, 1994
  - Henri Poincaré,
La Valeur de la Science, Champs Flammarion, 1905
  - Jean-Pierre Luminet,
Les trous noirs, Points, Coll. Sciences, édition de 1992
  - Stephen Hawking, Roger Penrose,
La nature de l'espace et du temps, Folio essais, 1996
  - Isaac Asimov,
Trous noirs — l'explication scientifique de l'univers en contraction, éditions L'étincelle, 1978
- Articles :
  - Aurélien Barrau,
[http://lpsc.in2p3.fr/ams/aurelien/aurelien/Barrau_trousnoirs_.pdf Où sont passés les trous noirs primordiaux], La recherche, 2004

Ressources

Articles apparentés


- Relativité générale
- Cycle de vie des étoiles
- Objets cosmologiques : étoile à neutrons, naine blanche...
- Cosmologistes et théoriciens : Albert Einstein, Subrahmanyan Chandrasekhar, Robert Oppenheimer, Karl Schwarzschild, John Wheeler, Kip Thorne, Roger Penrose, Stephen Hawking...

Liens externes


- [http://www.futura-sciences.com/comprendre/d/dossier4-1.php Trou noir], dossier introductif par futura-sciences.com
- [http://www.astrofiles.net/modules.php?name=News&file=article&sid=37 Astrofiles : Le mystère des trous noirs]
- [http://www.astrosurf.org/lombry/trounoir.htm Les trous noirs, article de fond] T. Lombry
- [http://lpsc.in2p3.fr/ams/aurelien/aurelien/cern.pdf Recherche de nouvelle physique avec les micro trous noirs] A. Barrau & J. Grain, CERN.
-
ja:ブラックホール ko:블랙홀 ms:Lubang gelap simple:Black hole th:หลุมดำ


Solution

Le terme solution vient du grec lusis. Il désigne :
- de manière générale : une action permettant de surmonter un problème ;
- en mathématiques : un ensemble d'objets (souvent des nombres) respectant des conditions données ; on parle par exemple des solutions d'une équation ;
- en chimie : un liquide contenant des espèces sous forme dispersée (ions ou molécules solvatées) ; le liquide est le solvant, les espèces dissoutes sont les solutés ; voir les articles Solution (chimie), Solution aqueuse, Solution hydro-alcoolique (SHA).

Symétrie

Catégorie:Géométrie Il existe plusieurs sens au mot symétrie. Le sens le plus commun en mathématique concerne celui de symétrie en tant que transformation géométrique. Ces symétries sont décrites dans l'article symétrie (transformation géométrique). Cet article présente une généralisation de cette notion à toute correspondance élément par élément sans modification de la structure. Un système est symétrique quand on peut permuter simultanément tous ses éléments sans modifier sa structure. Les symétries traduisent une sorte d'égalité du système avec lui-même, ou d'uniformité de sa structure. La notion d'automorphisme, ou isomorphisme interne, qui sera exposée plus loin, permet de préciser cette définition.

Exemples

Un papillon par exemple, comme la plupart des animaux, est symétrique, au moins en surface, parce qu’on peut permuter tous les points de la moitié gauche du corps avec les points symétriques sur la moitié droite, sans que l’apparence du papillon soit modifiée Les exemples de symétries sont très nombreux. Il y en a autant qu’il y a de façons de permuter simultanément les parties d’un système : symétries par rapport à un axe ou un plan, rotations, translations, homothéties, toutes leurs combinaisons et beaucoup d’autres. Lorsqu’un système est symétrique, les parties permutables sont nécessairement semblables, presque identiques, puisque le système n’est pas modifié par leur permutation. L’espace euclidien en son entier est un des systèmes les plus symétriques, au sens où l’ensemble des façons de permuter simultanément tous ses points sans modifier sa structure, son groupe de symétries, est l’un des plus grands, parmi les groupes des symétries géométriques. Tous les points de l’espace sont semblables. Ils n’ont pas d’autre qualité que d’être un point. Ils ont tous les mêmes relations avec le reste de l’espace. Les principales symétries de l’espace euclidien sont les isométries. Que tous les points sont semblables s’exprime alors par le fait que n’importe quel point peut être transformé en n’importe quel autre par une isométrie. Si l’on brise la symétrie de l’espace en introduisant une sphère, alors tous les points ne sont plus semblables : il y a des points sur la sphère, d’autres à l’intérieur, d’autres encore à l’extérieur. En revanche tous les points de la sphère sont encore semblables. N’importe lequel d’entre eux peut être transformé en n’importe quel autre par une isométrie : une rotation autour du centre de la sphère.

Qu’est-ce qu’un automorphisme ?

La notion d’automorphisme permet de préciser la définition des symétries. Que veut dire « sans modifier sa structure » ? Un système est défini comme un modèle. Il faut déterminer
- l’ensemble U, fini ou infini, de ses éléments, ses points, ses atomes ou ses constituants élémentaires. C’est le domaine d’existence associé au système ou à l’univers étudié.
- l’ensemble, en général fini, des prédicats fondamentaux, propriétés de base des éléments et relations entre eux.
- l’ensemble, en général vide ou fini, des opérateurs, ou fonctions, qui déterminent davantage la structure du système. Une transformation t est un automorphisme, ou un isomorphisme interne, ou une symétrie, pour une relation binaire R lorsqu’elle est une fonction inversible, ou bijection, de U dans U telle que pour tout x et y , x R y si et seulement si tx R ty Ce qui est vrai de x et y, de satisfaire la relation R, est également vrai de tx et ty . x est semblable à tx , y à ty . Cette définition d’un automorphisme se généralise aisément aux prédicats unaires et à toutes les relations, quel que soit le nombre de leurs arguments. Pour un prédicat unaire P, une transformation t est un automorphisme lorsque pour tout x, Px si et seulement si Ptx Dans l’exemple du papillon, la symétrie entre la gauche et la droite est un automorphisme pour les propriétés (les prédicats unaires) de couleur. Un point a la même couleur que son point symétrique. Une transformation t est un automorphisme pour un opérateur binaire + lorsque pour tous x et y, t(x+y)=(tx)+(ty) Cette définition d’un automorphisme se généralise aisément à tous les opérateurs, quel que soit le nombre de leurs arguments. t est un automorphisme pour un opérateur unaire - lorsque pour tout x t(-x) = -t(x) Autrement dit, une transformation est un automorphisme pour un opérateur unaire, ou fonction d'une seule variable, lorsqu'elle commute avec lui. Lorsque des transformations commutent entre elles, elles sont toutes des automorphismes les unes vis à vis des autres, au sens où toute structure définie par une transformation est conservée par toutes les autres. A un opérateur binaire +, on peut associer une relation ternaire définie par x+y=z . On voit alors que la définition d’un automorphisme pour un opérateur est un cas particulier de la définition d’un automorphisme pour les relations.

Les groupes de symétries

Le groupe des symétries est l’ensemble de tous les automorphismes du système. On a les propriétés suivantes. Pour tous automorphismes t et u, t°u est un automorphisme et l’inverse de t est un automorphisme. La tranformation identique (qui associe toujours x à x) est un automorphisme. Autrement dit,
- Si une structure est conservée par deux transformations effectuées séparément, elle est aussi conservée, bien sûr, lorsqu'on effectue les deux transformations l'une à la suite de l'autre. C'est simplement la transitivité de l'égalité de la structure.
- Si une structure est conservée par une transformation elle est aussi conservée par la transformation inverse.
- En outre, il existe toujours une transformation identique, qui ne transforme rien, qui est donc toujours un automorphisme, puisqu'elle ne peut pas modifier quoi que ce soit. Ces trois propriétés font de l'ensemble des automorphismes d'un système un groupe pour sa loi de composition interne naturelle. La théorie des groupes est le principal outil théorique d’étude des symétries.

Voir aussi


- En chimie : chiralité, isomérie
- Théorie des groupes
- Équation
- Espace-temps
- Fractales
- Cristal
- Brisure de symétrie
- Principe de Curie
- Théorème de Noether ja:対称性

Sphère

:Pour les autres sens rendez vous sur : Sphère (homonymie) Sphère (homonymie) Une sphère est une surface à 3 dimensions dont tous les points sont situés à une même distance d'un point appelé centre. La valeur de cette distance commune au centre est appelée le rayon de la sphère. Elle n'inclut donc pas les points situés à une distance inférieure au rayon, au contraire de la boule. Concrètement, on peut voir une sphère comme une coquille vide infiniment mince. Une sphère approximative est appelée géosphère en référence à la Terre dont la surface n'est pas une sphère parfaite. Ce terme est fréquemment utilisé avec astrophysique et parfois en architecture. Dans un espace euclidien, il s'agit du ballon que tout le monde associe au terme de sphère. Dans un espace non-euclidien ou dans le cas de la définition d'une distance non euclidienne, la forme peut être plus complexe. En géométrie cartésienne, une sphère de centre (x0, y0, z0) et de rayon r est l'ensemble des points (x, y, z) tels que :(x-x_0)^+(y-y_0)^+(z-z_0)^ = r^ \, Les points de la sphère de rayon r et de centre l'origine du repère peut être paramétrée par : \left\

Énergie


-
Energie Dans le sens commun l'énergie désigne tout ce qui permet d'effectuer un travail, fabriquer de la chaleur, de la lumière, un mouvement.

Historique

L'étymologie du mot énergie est le mot grec εργοs (ergos) qui signifie « travail ». Après avoir exploité sa propre force, puis celle des esclaves, des animaux et de la nature (les vents et les chutes d'eau), l'homme a appris à exploiter les énergies contenues dans la nature et capables de lui fournir une quantité croissante de travail mécanique par l'emploi de machines: machines outil, chaudières et moteurs. L'énergie est alors fournie par un carburant ou énergie fossile. L'énergie est un concept ancien; L’expérience humaine est que tout travail requiert de la force et produit de la chaleur, que plus on « dépense » de force, plus vite on peut faire un travail, et plus on s'échauffe. Comme l'énergie est nécessaire à toute entreprise humaine, l'approvisionnement en énergie est devenu une des préoccupations majeures des sociétés humaines. Un Grec de l'antiquité possédait en moyenne 5 esclaves. Un ménage moderne avec un compteur électrique de 6 kW possède l'équivalent énergétique de 36 esclaves.

Énergétique

Dans les sociétés industrielles, l'activité humaine passe par la fourniture d'énergie électrique produite par des matières premières, principalement charbon, gaz naturel, pétrole et uranium ; on parle alors d'énergie fossile; ces matières premières sont appelées par extension « énergies ». On parle aussi d'énergies renouvelables lorsque l'on utilise l'énergie solaire, l'énergie éolienne; l'énergie hydraulique des barrages est la plus importante des énergies renouvelables. (Voir ausi: Politique énergétique). L'énergie est un concept essentiel en physique, qui se précise depuis le . On retrouve le concept d'énergie dans toutes les branches de la physique :
- en mécanique,
- en thermodynamique,
- en électromagnétisme,
- en mécanique quantique...
- mais aussi dans les autres disciplines, en particulier en chimie.

Approche vulgarisée

Une unité « universelle »

L'énergie est un concept créé par les humains pour quantifier les interactions entre des phénomènes très différents ; c'est un peu une monnaie d'échange commune entre les phénomènes physiques. Ces échanges sont contrôlés par les lois et principes de la thermodynamique. L'unité officielle de l'énergie est le joule. Lorsqu'un phénomène entraîne un autre phénomène, l'intensité du second dépend de l'intensité du premier. Par exemple, les réactions chimiques dans les muscles d'un cycliste lui permettent de provoquer le déplacement du vélo. L'intensité de ce déplacement (c'est-à-dire la vitesse) dépend de l'intensité des réactions chimiques des muscles du cycliste, qui peuvent être quantifiées (la quantité de sucre « brûlée » par la respiration, le métabolisme du muscle). Prenons un exemple plus complexe. Un moteur à explosion fonctionne grâce à une réaction chimique : la combustion (ou « explosion ») qui à lieu à l'intérieur d'un cylindre. Cette réaction correspond à une transformation du combustible de départ (l'essence) en gaz avec émission de chaleur et de lumière, ce qui se traduit par une augmentation de la température et de la pression dans le piston; la différence de pression entre ce gaz et l'atmosphère de l'autre côté du piston déplace ce dernier, qui va, à travers une transmission mécanique, faire tourner les roues ainsi qu'un alternateur qui va produire de l'électricité. Au passage, il y aura des frottements mécaniques qui produiront un échauffement et une usure. On a donc un réarrangement des molécules (rupture et recréation de liaisons chimiques) qui provoque une augmentation de la quantité de mouvement des molécules (ce qui se traduit par une augmentation de la température du gaz et donc une augmentation de sa pression), qui lui-même provoque le mouvement d'un solide (le piston), qui va entraîner un système de transmission, et pouvoir ainsi d'une part faire tourner un axe, qui peut être par exemple relié au roues d'une voiture ou bien a un alternateur. L'entrainement de la pièce mobile de cet alternateur va faire tourner un aimant qui, par induction au sein d'une bobine, va provoquer un déplacement d'électrons (courant électrique). Le concept d'énergie va permettre de calculer l'intensité des différents phénomènes (par exemple la vitesse de la voiture et la quantité d'électricité produite par l'alternateur) en fonction de l'intensité du phénomène initial (la quantité de gaz et la chaleur produite par la réaction chimique de combustion). ; Remarques
- Dans les applications grand public, et notamment dans le domaine de la nutrition, on exprime fréquemment l'énergie en calories ; la calorie est en toute rigueur l'énergie qu'il faut fournir pour faire chauffer un gramme d'eau de un degré Celsius, mais les nutritionnistes nomment par simplification « calorie » ce que les physiciens nomment « kilocalorie ».
- En électricité, on utilise le watt-heure (Wh), énergie consommée pendant une heure par un appareil ayant une puissance d'un watt, ou encore son multiple le kilowattheure (kWh) qui vaut 1 000 Wh. Celui-ci n'est pas très éloigné du travail que peut effectuer un cheval en une heure (736 Wh par convention) excepté en termes de coût, car il revient en France en 2005 à 7 centimes d'euro.
- Pour des raisons thermodynamiques (second principe), toute transformation énergétique réelle est irréversible, ce qui veut dire qu'en inversant l'opération (exemple : retransformer en mouvement via un moteur électrique l'énergie produite par la dynamo d'un vélo) on ne retrouve pas la quantité l'énergie consommée au départ. Cela est lié aux pertes.

L'énergie et la révolution industrielle

Le concept d'énergie est fondamental pour l'étude des phénomènes de transformation (comme la chimie et la métallurgie) et de transmission mécanique, qui sont la base de la Révolution industrielle. Le concept physique d'énergie est donc logiquement né au . En 1686, Leibniz montre que la quantité m·v, appelée « force vive », se conserve. En 1788, Lagrange montre l'invariance de la somme de deux quantités, que l'on appelllera plus tard « énergie cinétique » et « énergie potentielle ». Au , on parvient par une série d'expériences à mettre en évidence des constats ou lois :
- on constate que la chute d'un poids donné d'une même hauteur produit toujours le même échauffement (calorimétrie) ;
- et si la vitesse finale n'est pas nulle, la hausse de température est moindre, comme si seulement une partie de la chute était convertie en vitesse et le reste en chaleur ;
- de même un échauffement pourra produire une dilatation, une augmentation de pression, qui elle-même permettra de « travailler » par exemple en déplaçant une masse ; et le total est toujours conservé : ainsi naît le concept scientifique d'énergie, « chose » encore indéterminée mais dont on postule une propriété : : L'énergie se conserve dans tous les phénomènes, devenant tour à tour, chaleur, pression, vitesse, hauteur, etc. Ainsi, grâce à l'énergie, on peut mettre en relation des observations aussi différentes qu'un mouvement, une rotation, une température, la couleur d'un corps ou d'une lumière, une consommation de sucre ou de charbon, une usure, etc. Il apparaît également que si l'énergie se conserve et se transforme, certaines transformations sont faciles ou réversibles et d'autres non. Exemple : Il est facile de transformer de la hauteur de chute en échauffement, et on peut le faire intégralement, en revanche l'inverse est difficile (il faut des appareils complexes) et une partie de l'« énergie » devra être diffusée et donc perdue. Cette observation sera à la base de l'idée d'entropie. À partir du concept de conservation de l'énergie (en quantité), on pourra regarder d'un œil différent des systèmes complexes (notamment biologiques et chimiques) qui violent apparemment cette loi, et on parviendra, moyennant de nouveaux progrès scientifiques, à toujours valider le postulat ou principe de conservation de l'énergie.

Énergie et ésotérisme

Cependant, cette notion de « quelque chose » est assez floue et assez bien illustré par la boutade : :principe -1 de la thermodynamique : l'énergie existe, la preuve, c'est qu'on la paie (référence aux principes de la thermodynamique). Cette notion floue a laissé l'image dans de nombreux esprit d'une sorte de fluide qui passerait d'un objet à l'autre au cours des transformations, réminescence du concept de phlogistique (un « fluide immatériel » censé véhiculer la chaleur). Faute d'un vocabulaire plus approprié, le terme « énergie » revient fréquemment dans les discours pseudo-scientifiques. La confusion est en partie entretenue par des simplifications de langage, où par commodité on énonce parfois que
- une onde est un transport d'énergie sans transport de matière
—ou bien —
- la masse est une forme d'énergie : E = mc^2 alors que des formulation exactes (mais parfois plus longues) seraient :
- une onde propage une perturbation sans transport de matière
— et —
- de la masse peut se transformer en énergie électromagnétique et vice versa , les intensité des phénomènes (perturbation et masse) pouvant s'exprimer sous la forme d'une énergie. ; Notes
- L'inadéquation de ce concept a été montrée par des machines à frottement, montrant qu'on pouvait tirer de la matière autant de phlogistique qu'on le désirait sans qu'elle se modifie en quoi que ce soit
- Sachant que la relation E=mc² est vraie pour les seules particules dotées de masse au repos, et non pour les photons (voir à leur sujet : Impulsion)

Énergie en sciences physiques

En physique, l'énergie est donc une manière d'exprimer l'intensité des phénomènes ; c'est de fait une quantité mesurable, et qui s'exprime de manière différente selon les transformations que subit un système (réaction chimique, choc, mouvement, réaction nucléaire etc.). L'énergie se définissant de manière différente selon les phénomènes, on peut de fait définir diverses « formes d'énergie » (voir plus loin). Par ailleurs, d'après la loi de causalité, un phénomène a une cause ; c'est la variaiton d'intensité du phénomène-cause qui provoque la variation de l'intensité du phénomène-effet. Si les intensités des phénomènes cause et effet sont exprimée sous la forme d'une énergie, on voit alors que l'énergie se conserve (voir ci-après). L'unité du système international pour mesurer l'énergie est le joule (J). Certaines activités utilisent d'autres unités, notamment l'électron-volt (1 eV = 1,602·10-19 J), le kilowatt-heure (1 kWh = 3,6 MJ), la calorie (4,18 J), la Calorie (alimentaire : 4 180 J ; notez le C capitale), et le kilogramme en physique relativiste. La thermodynamique est la discipline qui étudie les transformations de l'énergie qui font intervenir l'énergie thermique. Le premier principe affirme que l'énergie se conserve, le second principe impose des limitations à la transformation de l'énergie thermique en énergie mécanique, électrique ou autre.

Energie, puissance et force

Le mot « énergie » provient du mot grec signifiant « travail ». Mais le mot « travail » est aussi utilisé en physique pour désigner l'énergie fournie par l'action d'une force. En physique, force et énergie sont deux manières différentes de modéliser les phénomènes. Par exemple, on pourra traiter la chute d'un objet soit:
- avec les forces : en appliquant les lois du mouvement de Newton, en écrivant que l'accélération est proportionnelle à la force et inversement proportionnelle à la masse ;
- ou avec les énergies : en formulant que la diminution de l'énergie potentielle de gravité est égale à l'augmentation de l'énergie cinétique. Le travail désigne donc l'énergie d'un phénomène qui peut aussi être modélisé par une force, c'est-à-dire un phénomène qui provoque une action dirigée dans une direction. Cependant, certains phénomènes ont une action désordonnée, chaotique ; par exemple, l'agitation des molécules d'un gaz au repos (sans vent), ou bien l'agitation des atomes d'un solide. Cette agitation désordonnée provoque la sensation de « chaud », et elle est mesurée par un paramètre appelé température. L'énergie liée à cette agitation désordonnée est appelée énergie thermique.

Rendement

L'énergie « libérée » par un phénomène se disperse entre plusieurs autres phénomènes. Ainsi, dans une flamme (réaction chimique), une partie de l'énergie dégagée devient chaleur, une autre lumière, une autre fraction est stockée dans des molécules complexes, etc. Le rendement, c'est le quotient entre l'énergie qui prend la forme qui nous intéresse et l'énergie dépensée. Par exemple, dans le cas d'un moteur, ce qui nous intéresse, c'est le mouvement mécanique produit. Le reste de l'énergie est au mieux considéré comme perdu (cas de ce qui part en chaleur dans les gaz d'échappement), au pire nuisible (cas de ce qui part en travail d'usure physique ou chimique du moteur). Un moteur idéal, qui convertirait toute l'énergie de combustion de l'essence en mouvement mécanique du véhicule, aurait un rendement de 1 (ou de 100 %). Le rendement réel est bien sûr toujours inférieur à 1. Dans certain cas, il peut apparaître un rendement « apparent » supérieur à 1 :
- une pompe à chaleur donne couramment 3 fois plus de chaleur qu'on lui a injecté d'énergie électrique. Cela n'est possible que parce que l'on a compté en sortie la chaleur pompée à l'extérieur. Dans ce cas, le rendement énergétique est égal à 1 (par définition, puisque l'énergie se conserve) ce qui fait que ce paramètre de rendement n'a aucune utilité pratique, et qu'il vaut mieux utiliser le rendement apparent. Un autre cas de rendement apparent supérieur à 1 provient d'une sous-estimation de l'énergie injectée. Ainsi, pour les chaudières on prend traditionnellement comme référence l'énergie « PCI » du combustible, qui suppose une combustion ne produisant que des gaz. Les chaudières à condensation, capables de récupérer l'énergie thermique de la transformation de la vapeur d'eau en liquide, ont pu ainsi afficher des rendements supérieurs à 1.

Loi de conservation

L'énergie est une quantité qui se conserve. La notion de conservation est relativement simple à comprendre. Si on met dans un volume quelque chose et que l'on ferme bien la boîte, l'on s'attend à y retrouver, lorsqu’on l’ouvrera ultérieurement, ce qu'on y a mis. Ceci en physique s'appelle un principe de conservation ; la boîte est l'ensemble des phénomènes considérés. Si on ne retrouve pas tout, c'est que une partie a pu sortir sous une forme ou une autre ou même que ce qui manque (ou est en plus) a changé de forme et qu’on ne s'en est pas rendu compte. On a en fait « oublié de mettre un élément dans la boîte », on a négligé d'inclure un phénomène dans le système. Ce principe est tellement fort en physique qu’à chaque fois qu'il a parut ne pas être vérifié cela a conduit à des découvertes importantes. Chaque fois qu'il a semblé que l'énergie n'était pas conservée, il s'agissait en fait de sa transformation en une nouvelle forme. Par exemple, la radioactivité a un temps été interprétée comme la ré-émission de quelque chose qui était reçu de l'extérieur et l'explication est venue de l'équivalence masse énergie. L'énergie dans un volume est donc d'office conservée, par principe, et si elle diminue dans le volume, c'est que une partie en est sortie... ou qu'elle s'est transformée en quelque chose qu'il nous faut identifier : chaleur, masse, rayonnement etc. La perte d'énergie, même minime, est fréquemment due à sa transformation en énergie thermique. On est tenté d'écrire : : « L'énergie se transforme d'une forme en une autre, mais ne disparaît jamais. » La formulation exacte serait : : « Lorsque l'intensité d'un phénomène varie, cela ne peut se faire que par la variation d'un autre phénomène ; la somme des énergies représentant l'intensité de ces phénomènes est une constante. » Dans les processus radioactifs, le mouvement de la particule éjectée, ou l'impulsion du photon créé, provient de la disparition de la masse ; on écrit souvent par un raccourci que « l'énergie de masse se transforme en énergie cinétique ». L'énergie d'une réaction chimique correspond à une variation de masse trop infime pour être mesurable, ce qui a fait croire un temps à la conservation de la masse dans les réactions chimiques. De fait, on considère toujours actuellement que la masse se concerve lors d'une réaction chimique, mais l'on sait que c'est une approximation. Un résultat majeur de la physique théorique se basant sur le formalisme lagrangien, le théorème de Noether, montre que le fait que l'énergie se conserve est équivalent à la symétrie de translation dans le temps des équations de la physique. Cette quantité est composée d'éléments divers (énergie thermique, énergie cinétique, énergie de masse etc.), qui s'échangent dans un jeu qui est toujours à sommes nulles. Le théorème de Noether montre que cette caractéristique est équivalente à la symétrie des équations physiques par rapport à une translation dans le temps ou l'espace.

Formes d'énergie

En pratique, on distingue souvent différentes « formes » d'énergie. Toutefois, il faut être conscient que l'énergie sert à mesurer l'intensité d'un phénomène, cette division n'est qu'une manière de faire correspondre l'énergie au phénomène qu'elle mesure. Par ailleurs, cette distinction n'a rien d'absolu, mais dépend uniquement de la position de l'observateur : le principe de relativité s'applique aussi à l'énergie, de sorte que le même phénomène pourra être analysé en terme d'énergie « cinétique », « électromagnétique », ou « potentielle »... Les formes d'énergie classiquement considérées sont :
- énergie cinétique : l'énergie associée au mouvement d'un corps ou d'une particule ; cela comprend également l'énergie électromagnétique transportée par les photons (lumière, ondes radio, rayons X et γ...) ou par des particules chargées (énergie électrique).
- énergie thermique : l'énergie cinétique d'un ensemble au repos.
- On peut dire que les autres types d'énergie sont des énergies potentielles : moyennant un petit changement, possible sans travail, un système instable se transforme en un système plus stable, avec dégagement de la différence d'énergie entre les deux systèmes (le plus stable ayant une énergie moindre).
  - énergie de masse ou énergie nucléaire : avec la théorie de la relativité, Einstein nous a appris que masse et énergie sont équivalentes (le fameux E= mc²). Par exemple, lors de fission nucléaire, la masse totale de matière diminue légèrement. La masse « manquante » est convertie en énergie cinétique. Dans les centrales nucléaires, cette énergie est ensuite transformée en énergie thermique et finalement en production d'électricité.
  - énergie potentielle mécanique (énergie potentielle de gravité ou énergie potentielle élastique) qui forme avec l'énergie cinétique ce qu'on appelle l'énergie mécanique.
  - énergie potentielle chimique
  - énergie potentielle électromagnétique (énergie potentielle électrostatique ou magnétostatique ): position instable d'une ou plusieurs particule(s) chargée(s) dans un champ électromagnétique, par exemple l'énergie stockée dans un condensateur ou dans une bobine électrique.
  - chaleur latente
  - énergie libre Par ailleurs, on appelle improprement et par extension « énergie » des sources de puissance utilisée par l'homme, qui relève en fait de l'énergie cinétique d'un fluide particulier (air, eau) ou de particules (photons, éléments de fission ou produits de fusion nucléaire)
- énergie nucléaire
- énergie éolienne
- énergie solaire
- énergie marémotrice

Énergie et puissance

L'énergie dépensée pour créer un phénomène mesure l'ampleur du phénomène final. Cette énergie est fournie par un autre phénomène, appelé « phénomène moteur ». Certains phénomènes moteurs vont faire le travail rapidement, d'autre plus lentement ; par exemple, un manutentionnaire gringalet mettra longtemps avant de monter des parpaings un par un en haut de l'échafaudage, alors qu'un manutentionnaire musclé en portera plusieurs à la fois et sera plus rapide (en revanche, le résultat final sera exactement le même). Cette capacité à mobiliser beaucoup d'énergie en un temps donné est appelée puissance du phénomène moteur : :la puissance est l'énergie fournie par un phénomène divisée par la durée du phénomène, P = E/t. La puissance se mesure en watts (1 W = 1 J/s) Voir l'article détaillé Puissance.

Approvisionnement en énergie

Les sources d'énergies utilisées par l'homme sont :
- Les énergies d’origine fossile (gaz, pétrole, charbon) dans les voitures, les avions, les centrales thermiques...
- L'énergie d’origine nucléaire obtenue par fission nucléaire (la fusion nucléaire n'étant pas envisageable dans un avenir prévisible à court terme)
- L'énergie d’origine biomassique (biomasse sèche, biomasse humide et biocarburants)
- L'énergie d’origine hydraulique des fleuves, barrages et conduites forcées; renouvelable.
- L'énergie d’origine éolienne
- L'énergie d’origine solaire (conversion de l'énergie lumineuse en chaleur ou en électricité)
- L'énergie d’origine géothermique
- L'énergie d’origine marémotrice

Quelques chiffres intéressants

En 1960, 50% de l'électricité produite en France venait de sources renouvelables (hydroélectricité). Le doublement de la consommation était prévu tous les dix ans (loi vérifiée depuis le début du siècle), et ce bon rapport ne pouvait être maintenu, tous les sites favorables étant équipés. La relève fut assurée par le nucléaire qui fournit aujourd'hui 80% de l'électricité. La régularité du doublement en 10 ans a pris fin au moment du choc pétrolier de 1973. L'Allemagne a fait récemment grimper sa production d'électricité éolienne de 38% par an pendant deux années consécutives. Elle contribue pour 10% de ses besoins. Pour fixer les idées, les moteurs réunis de la fusée Saturne V dans les années 60 consommaient à eux seuls pendant les quelques minutes de leur combustion une énergie équivalente à un millième de ce qui était brûlé en pétrole sur la planète pendant le même temps. (source : L'économie de l'énergie, Yves Manguy, Dunod) Le prix du pétrole est en septembre 2004 voisin de 50 dollars le baril. Il reste à environ 50 dollars en mars 2005. Des experts ont fait savoir le 7 juin 2004 que ce prix ne pourrait se maintenir de façon viable et qu'à court terme une montée à 180 dollars le baril serait probable. L'augmentation des cours de 25% entre juin et septembre 2004 attire à nouveau l'attention sur leur communication de l'époque :
- [http://news.bbc.co.uk/1/hi/business/3777413.stm Quadruplement des cours à court terme signalé en juin 2004] (BBC)
- Consommation d'énergie de quelques pays industrialisés, d'après les chiffres de L'état du monde 2004, Paris, La Découverte, 2003 : on observe que les pays à climat froid (Scandinavie) et les pays immenses (États-Unis, Canada, Australie) consomment le plus d'énergie. Selon le site du CEA, un parc de 4 réacteurs à fusion du type ITER pour une fourniture en continu de 4x1500 MW (600 000 personnes) occuperait 1 km² : http://www-drfc.cea.fr/

Voir aussi

Articles connexes


- Consommation d'énergie
- Craquage de l'eau
- Énergie primaire
- Énergie renouvelable
- Énergie nucléaire
- Pic pétrolier
- Production d'électricité
- Arrêt du nucléaire

Liens externes


- [http://www.greenpeace.org/france_fr/multimedia/download/1/359529/0/Eole_ou_Pluton_VF.pdftarget= Eole ou pluton étude comparative entre le nucléaire et l'énergie éolienne] ja:エネルギー ko:에너지 ms:Tenaga simple:Energy th:พลังงาน

Thermodynamique

On peut définir la thermodynamique de deux façons simple : la science de la chaleur et des machines thermiques ou la science des grands systèmes en équilibre. La première définition est aussi la première dans l'histoire. La seconde est venue ensuite, grâce aux travaux pionniers de Ludwig Boltzmann. Avec la physique statistique dont elle est désormais une partie, la thermodynamique est l'une des grandes théories sur lesquelles se fonde la compréhension actuelle de la matière.

La science de la chaleur et des machines thermiques

Les notions de chaleur et de température sont les plus fondamentales de la thermodynamique. On peut la définir comme la science de tous les phénomènes qui dépendent de la température et de ses changements.

Chaleur et température

Chacun a une connaissance intuitive de la notion de température. Un corps est chaud ou froid, selon que sa température est plus ou moins élevée. Mais une définition précise est plus difficile. L’un des grands succès de la thermodynamique classique au XIXemesiècle, est d'avoir donné une définition de la température absolue d’un corps : elle est mesurée en Kelvin, zéro absolu = zéro degré Kelvin = -273.15 degrés Celsius (environ). La chaleur est encore plus difficile à définir. Une ancienne théorie, défendue notamment par Lavoisier, attribuait à un fluide spécial, (invisible, impondérable ou presque) les propriétés de la chaleur, le calorique, qui circulerait d’un corps à un autre. Plus un corps est chaud, plus il contiendrait de calorique. Cette théorie est fausse au sens où le calorique ne peut pas être identifié à une quantité physique conservée. Mais la thermodynamique donne quand même un sens à la notion de quantité de chaleur échangée.

Les machines thermiques

La thermodynamique classique a pris son essor comme science des machines thermiques ou science de la puissance motrice du feu. Sadi Carnot a initié les études modernes des machines thermiques dans un mémoire fondateur, Réflexions sur la puissance motrice du feu et sur les machines propres à développer cette puissance (1823). Le cycle de Carnot, étudié dans ce mémoire, reste le principal exemple théorique d’étude des machines thermiques. Plutôt que puissance motrice on dit aujourd’hui que les machines thermiques fournissent un travail et, on s’interroge sur la façon d’utiliser la chaleur pour produire du travail continu. Le mouvement des corps macroscopiques, qui à l'échelle du millimètre et bien plus petit, peut produire de la chaleur, au sens où il rend les corps plus chauds. Il suffit de frotter ses mains pour s’en rendre compte. Inversement la chaleur peut mettre des corps macroscopiques en mouvement. Les exemples sont très nombreux. On peut les appeler des machines à feu, ou machines thermiques. Elles sont des systèmes macroscopiques, qui conservent leur mouvement tant qu’une différence de température entre une partie chaude et une partie froide est maintenue. Exemples
- Une simple bougie met en mouvement l’air qui l’entoure. Un courant ascendant est créé au dessus de la flamme. Il est perpétuellement renouvellé par un courant d’air</