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Villeals:Stadt ja:村落 simple:Town tokipona:ma tomo
catégorie:urbanisme catégorie:géographie humaine Catégorie:Ville du monde
Une ville est une unité urbaine étendue et fortement peuplée (par opposition aux villages) dans laquelle se concentrent la plupart des activités humaines : habitat, commerce, industrie, éducation, politique, culture. En France, l'INSEE délimite la ville selon la continuité de l'habitat. Au Canada, il s'agit aussi un statut officiel d'une municipalité.
Les principes qui gouvernent la structure et l'organisation de la ville sont étudiés en architecture et en urbanisme.
L'apparition des villes
Les villes apparaissent entre 3500 et 1500 avant J-C dans les régions fertiles de Syrie, de Mésopotamie, de la vallée du Jourdain, de la vallée de l'Indus et du Yang Tse. Elles se situent alors dans de grandes plaines alluviales fertiles. L'apparition des villes coïncide avec l'émergence de l'agriculture durant la période du néolithique. À cette époque, la ville se caractérise par 3 éléments :
- le mur d'enceinte monumental,
- la superficie (Uruk (ville mésopotamienne) s'étend sur 400 ha),
- la population (la population de Xian est estimée à millions d'habitants 1000 ans avant l'ère chrétienne).
Les raisons de l'apparition des villes sont probablement liées aux richesses des civilisations rurales capable de dégager des surplus de production. Les cultures relativement intensives favorisent la spécialisation des personnes dans d'autres domaines que l'agriculture, et tout particulièrement dans les fonctions religieuses, artisanales puis administratives et militaires. Les édifices religieux sont érigés au cœur des villes.
Les définitions de la ville
La difficulté de la définition de la ville tient à ses propres caractéristiques : une taille, mais également des fonctions diverses. Pour Pierre Georges (géographe), la ville « c'est un groupement de populations agglomérées défini par un effectif de population et par une forme d'organisation économique et sociale ».
On fait aussi souvent la distinction entre ville et village uniquement par rapport aux activités dominantes, sans tenir compte de la population : la ville n'a pas une activité essentiellement agricole, contrairement au village. Avec cette définition, une ville peut être plus petite qu'un grand village.
Définition par le critère du minimum de population
Le seuil est un indicateur de la conception de la ville et pose la question des représentations de la ville selon les pays.
Ce critère varie beaucoup selon les pays. Les statistiques des Nations unies sur cette question montrent les différences de seuil entre les instituts nationaux de statistiques (il en existe presque 200 à travers le monde).
En France, le seuil est de 2 000 habitants agglomérés, en Espagne de 10 000, au Danemark de 250, aux États-Unis de 2 500, en Islande de 300, au Canada de 1 000... Les Nations unies se réfèrent quant à elles au seuil de 20 000 habitants.
Expressions
- en ville s'oppose au monde rural - on utilise l'adjectif citadin pour désigner ce qui est relatif à la ville ;
- centre-ville désigne le cœur de la ville, par opposition à la banlieue ;
- la Ville des ducs est un des surnoms de Nancy ;
- la Ville aux sept collines est un des surnoms de Rome ;
- la Ville lumière est un des surnoms de Paris ;
- la Ville rose est un des surnoms de Toulouse ;
- la Ville aux cent clochers est un des surnoms de Rouen et de Montréal, au Québec.
Citation
« Les villes sont des bibles de pierre. Celle-ci n'a pas un dôme, pas un toit, pas un pavé qui n'ait quelque chose à dire dans le sens de l'alliance et de l'union, et qui ne donne une leçon, un exemple ou un conseil. Que les peuples viennent dans ce prodigieux alphabet de monuments, de tombeaux et de trophées épeler la paix et désapprendre la haine. (...)
Le genre humain a deux livres, deux registres, deux testaments, la maçonnerie et l'imprimerie, la bible de pierre et la bible de papier. » Victor Hugo, Paris
Voir aussi
- Cité | Village | Hameau
- Ville au Moyen Âge
- Liste des villes de Wallonie
- Liste des villes de Flandre
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Ville est aussi une commune française de l'Oise
Liens externes
- [http://www.populationdata.net/palmaresvilles.html Les plus grandes villes du monde]
- [http://www.tageo.com/index.htm Annuaire mondial des villes]
- [http://www.ma.ville.online.fr Les villes de france et d'outre mer]
Catégorie:UrbanismeArticle principal : Urbanisme
Catégorie:Organisation sociale
Catégorie:Sciences humaines
Catégorie:Architecture
Catégorie:Aménagement du territoire
Catégorie:Ville du monde
Note sur deux conventions de rangement proposées.
- Lorsqu'il existe à la fois une catégorie et un article de Wikipédia portant le nom d'une ville, par exemple :catégorie:Paris et Paris, les deux ont vocation à être rattachés aux sous-catégories que vous trouvez ci-dessous.
- Si un pays est peu représenté dans Wikipédia, il n'est pas opportun de créer une catégorie "Ville de ..." pour ce pays, ses villes seront rattachées directement à "Ville du monde". En revanche les villes des plus gros pays ne sont pas reprises une nouvelle fois ici dans "Ville du monde".
Ces conventions sont des incitations et non des impératifs ; vous pouvez les discuter dans la page de discussion.
Catégorie:Géographiecatégorie:urbanisme
ja:Category:都市
ko:Category:도시
simple:Category:Cities
Village ja:村 nb:Tettsted
Catégorie:Urbanisme Catégorie:Géographie
Un village est en milieu rural un groupe d'habitations, assez important pour constituer un centre administratif, qui a une fonction sociale et commerciale. En général en Europe, un village se groupait à l'origine autour d'une église, siège d'une paroisse, et de nos jours est souvent le siège d'une municipalité administrant une commune (celle-ci peut toutefois englober plusieurs villages). Le village est aussi caractérisé par la présence de commerçants et d'artisans et de certains services publics comme la poste.
Le terme « village » dérive du latin, villa, domaine rural.
Un gros village est un bourg, ou une petite ville, la frontière entre les deux n'étant pas très nette. Un petit village, constitué de seulement quelques maisons, est un hameau.
Au Canada, le terme village peut désigner un type de municipalité, au Québec celui-ci est remplacé par municipalité de village.
Le village planétaire (en anglais global village) est une expression qui exprime le raccourcissement des distances dû au développement des communications, particulièrement avec Internet. Elle a été créée en 1971 par le Canadien Herbert Marshall MacLuhan, professeur à l'université de Toronto, lorsqu'il publia War and Peace in the Global Village.
Communes de France portant le nom de Village
- Beaumont-Village (Indre-et-Loire)
- Crucey-Villages (Eure-et-Loir)
- Le Grand-Village-Plage (Charente-Maritime)
- Neufvillage (Moselle)
- Roussy-le-Village (Moselle)
- Saint-Germain-Village (Eure)
- Sathonay-Village (Rhône)
- Tremblay-les-Villages (Eure-et-Loir)
- Village-Neuf (Haut-Rhin)
- Wy-dit-Joli-Village (Val-d'Oise)
Voir aussi
- Plus beaux villages de France
- Village gai
- Village-rue
- Village du livre
- Lieu-dit
Habitat
catégorie:Botanique catégorie:Développement durable catégorie:Écologie
- en écologie, l'habitat désigne le milieu de vie naturel d'une espèce animale ou végétale. On parle aussi de biotope.
- en géographie humaine, l'habitat désigne le mode d'occupation de l'espace par l'homme pour des fonctions de logement. On parle ainsi d'habitat individuel, d'habitat collectif, d'habitat groupé, d'habitat dispersé... Et, par extension, l'ensemble des conditions de logement.
- Habitat est aussi le nom d'une chaîne de magasin de meubles fondée par l'Anglais Terence Conran dans les années 1960 et repris depuis par IKEA.
IndustrieGénéralités
- L'industrie est l'ensemble des activités humaines tournées vers la production de biens et de services.
- L'industrie sous-entend une certaine division du travail, contrairement à l'artisanat où la même personne assure théoriquement l'ensemble des processus : étude, fabrication, commercialisation, gestion.
- Cela implique aussi une notion d'échelle, on parle de « quantités industrielles » lorsque le nombre de pièces identiques atteint un certain chiffre.
Histoire de l'industrie
L'émergence de nouvelles technologies et les énergies disponibles ont profondément bouleversé l'industrie au cours des révolutions industrielles. Celles-ci ont marqué des étapes décisives dans l'histoire de l'industrie.
La préhistoire voit l'apparition des premières activités humaines qui peuvent être qualifiées d'industrielles, en excluant celles qui sont liées à l'agriculture.
- L'homme préhistorique a besoin de nourrir sa famille, de se protéger des intempéries, des animaux sauvages, de ses ennemis : ce sont les premières motivations des activités qu'il exerce, dans le cadre des familles et des tribus où, très tôt, une spécialisation a dû exister, en fonction du sexe ou des aptitudes particulières de chacun.
- Le terme de préhistoire n'a pas la même signification, en termes de chronologie, d'une civilisation ou d'un peuple à l'autre.
- L'homme se préoccupe davantage d'activités intellectuelles ou abstraites lorsque les besoins essentiels sont satisfaits. Même si quelques communautés comme certains moines, ermites voire tribus savent concilier la satifaction minimale des besoins de base et leurs vie spirituelle.
- Les plus anciens témoins de l'activité humaine sont les objets en matériaux peu destructibles : ce sont les outils et armes en pierre, d'abord taillée, puis polie.
- Il est vraisemblable que d'autres techniques utilisant des matériaux végétaux on été développées très tôt, mais les témoins en ont disparu.
- La découverte des possibilités du feu a été la source de plusieurs progrès : métallurgie (du bronze puis du fer), poterie, eux-mêmes à la source d'autres développements.
- La poterie fut l'une des plus importantes industries de l'Antiquité. La production d'ateliers tels que La Graufesenque et Lezoux en témoigne. Dans ses ateliers, plusieurs dizaines de milliers de vases pouvaient en effet être cuits à chaque fournée.
- La filature se développe dès cette époque autour de fibres végétales (genêt, etc.) ou animales(laine de moutons, etc.). La toile de genêt, tissu servant à confectionner entre autres des vêtements et des voiles de navires, est fabriquée par les Romains et les Carthaginois à l'aide de fibres de genêt d'Espagne.
De nouvelles techniques apparaîssent au Moyen Âge, et avec elles de nouvelles productions. Le voit par exemple l'apparition de l'utilisation du charbon comme combustible. L'industrie drapière se développe en Flandre. Les nombreuses guerres nécessitent une production importante dans certains domaines, ainsi, le Clos des Galées à Rouen constituait un grand arsenal de la royauté française - dans les années 1340 il parvient à livrer des projectiles (arc et arbalètes) par dizaines de milliers, des armes et armures par dizaines, voire par centaines. La construction de châteaux forts ou de cathédrales associait des centaines d'hommes sur les chantiers.
La principale innovation « industrielle » du Moyen Âge est la généralisation du moulin, découvert à la fin de l'Antiquité, qui assujettit la force de l'eau ou du vent : il y a certes les moulins pour le blé, mais les moulins trouvent d'autres usages : moulin à fouler ou fouleret, moulin à tan, à papier, etc.
La Renaissance a été plutôt marquée par un renouveau de l'artisanat lors de la construction et de l'embellissement des châteaux voulu par les princes et les rois ; seules les industries de l'armement et des apparats (vêtements, tentures, tapis, porcelaines) prospérèrent vraiment.
Période moderne
En France, Jean-Baptiste Colbert développe les manufactures dont les Gobelins, la manufacture d'armes de Saint-Étienne, Beauvais pour les tapisseries (1644), Aubusson pour les tapis, Reuilly abrite une « manufacture de glaces, cristaux et verre » – qui deviendra Saint-Gobain –, la bonneterie à Troyes, la draperie à Abbeville, la papeterie à Angoulême. La faïence a alors remplacé la céramique et de grands centres de production sont créés comme la manufacture de Rouen.
et
L'âge industriel est aussi important que l'apparition de l'agriculture au Néolithique ; il y apparaît en effet une idée de rupture avec le passé. L'âge industriel est caractérisé par une croissance durable et irréversible de la production industrielle, accompagnée de transformations dans l'organisation de la production et dans les sociétés.
Les créations de manufactures se poursuivirent au XVIIIe siècle : une manufacture de porcelaine s'établit au château de Vincennes avant de déménager à Sèvres où elle se fera une réputation.
Malgré les crises difficilement reçues par les contemporains, la tendance générale de la période 1790-1939 est caractérisée par l'expansion.
La première révolution industrielle commence aux alentours de 1790, pour se terminer aux prémices de la seconde révolution industrielle. Les inventions motrices de cette période sont liés à la vapeur et au charbon ; son centre d'activité principal est le Royaume-Uni, puis, quelques décennies plus tard, la révolution industrielle touche la France, et enfin l'Allemagne.
La deuxième révolution industrielle commence aux alentours de 1850, et s'arrête aux environs de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les inventions principales de cette période ont un rapport direct avec l'exploitation des découverte en électricité.
Trois facteurs ont permis à cette deuxième révolution industrielle d'aboutir :
- La révolution technologique (Henri Bergson parle de « poussée inventive » du ). Ce sont des inventions essentiellement européennes. De nouveaux modes de production apparaissent, ainsi que de nouvelles formes de transport (chemin de fer) et de communication (télégraphe, téléphone). Les matériaux utilisés ne sont plus les mêmes.
- L'accumulation du capital. Puisque la richesse se fonde sur les investissements, on pense à aller chercher l'argent chez les particuliers : c'est ainsi que les actions pour des petits porteurs (dites « gouttelettes du capital ») deviennent plus courantes au États-Unis ; ailleurs, cela reste marginal. De plus, la création et le développement des banques de dépôt favorisent aussi la croissance.
- La réorganisation des entreprises, avec deux modifications majeures : dans la structure, et dans l'organisation du travail.
- Structurellement, on passe d'un atelier familial à l'usine (plus de 50 personnes), et à la grande firme. On tente de mieux maîtriser les coûts : la maîtrise s'étend de la matière brute au produit fini, et de nouveaux modes de gestion du marché apparaissent. Un trust est une compagnie avalant de petites entreprises (qui perdent leur indépendance) tandis qu'un cartel est une alliance d'entreprises (généralement placées sur le même segment de marché), ces dernières restant autonomes.
- Dans l'organisation du travail une nouvelle notion apparaît : l'organisation scientifique du travail (OST), avec deux idées : le fordisme et le taylorisme, qui introduisent la production en série, le minutage du travail, et le travail à la chaîne.
et début du
- Des découvertes fondamentales dans le domaine de la physique nucléaire, permettent des évolutions en cascades dans les technologies de l'électronique. Ces nouvelles technologies accélèrent, voir autorisent, la résolution de certains problèmes posé aux ingénieurs de recherche en industrie.
- L'énergie nucléaire est le pur produit de ces progrès croisés et complémentaires.
- La révolution numérique liée à l'informatique, liée elle même à l'électronique, apporte une souplesse accrue dans la gestion des procédés, et génère des retombées dans tous les domaines de l'activité humaine.
- Biotechnologies
- L'expression industrie de la langue est apparue dans les années 1980 pour désigner les entreprises travaillant dans le domaine du traitement automatique des langues ou de la linguistique informatique.
Les 3cycles technologiques selon C.Stoffaes :
- vapo-textilier
- carbo-ferroviaire
- sidéro-mécanique
LE TEXTILE
Production GB x 3 et X° x 10 entre 1784 et 1803
1733 : Flying shuttle de J.Kay
1765 : Spinning jenny de Hargreaves
1768-9 : Water frame de R.Arkwright
1779 : mule jenny de S.Crompton
1784 : métier à tisser mécanique de Cartwright
1791 : un des 1ers mouvements sociaux (artisans-tisserands)
LA METALLURGIE ET SIDERURGIE
1709 : A.DArby substitue cahrbon de terre au cahrbon de bois
1783-4 : puddlage de Cort
1785 : 5000T de fonte /an avec 1500 ouvriers dans usines du Creusot
1799 : 1er pont métallique du monde
1830-50’s en GB : métallurgie devient 1er LS
1856 : convertisseur de Bessemer
1871 : 1ère usine dont les charpentes sont en métal (choco Meunier à Noisiel)
1873 : Pont de Brooklyn
1889 : Tour Eiffel
MECANIQUE ET MACHINES ET OUTILS
1690 : D.Papin montre les ressources de la vapeur d’eau
1705 : Newcomen
1769 : Machine à vapeur de J.Watt
1781 : brevet
1830 : 15 000 machines à vapeur en activité au RU
3000 en France
1000 en Prusse
1870 : machines à vapeur font le travail de 40 M d’hommes
PHYSIQUE CHIMIE
1879 : lampe à filament d’Edison
1883 : Deprez permet le transport du courant
Etude du chlore de Berthollet
1777 : 1ère usine produisant de l’eau de javel
1791 : fabrication de la soude industrielle par Leblanc
1867 : nitro-glycérine de Nobel
1860 : 1ère usine Bayer --> 1899 : aspirine
LE PETROLE
1886 : 1er véhicule à essence par Bens puis perfectionné par Daimler
1897 : Diesel invente les moteurs utilisant les résidus de distillation du pétrole
1ers puits de pétrole ds 1860’s au Texas
LE MONDE DES MANUFACTURES
début XVIIIème : Saint-Gobin emploie 1500 ouvriers
LES 1ERES USINES
1793 : usine d’Oberkampf est le plus grand batiment industriel de France
1850 : 98% des établissement industriels ont moins de 50 salariés
Usine Schneider du Creusot : 3250 ouvriers en 1850
12 500 en 1870
EVOLUTION DE LA LEGISLATION DES ENTREPRISES
GB : 1719 : Bubble Act --> interdit la création des sociétés de + de 6personnes : abrogé en 1825
1837 : Chartered Act --> réserve à la couronne GB le droit d’autoriser ou non la création de sociétés par action => joint stock corporations (~ SA)
1856 : Joint Stock companies act : libère totalement la création de sociétés par action => basculement vers le libéralisme
FR : 1863 : loi autorise les SARL
1867 : loi qui dispense de l’autorisation gouvernementale la création des sociétés par action (1870 pour l’Allemagne)
LES CHIFFRES DE L’URBANISATION
XIXeme siecle : Usa au 1er rang mondial de taux de croissance urbaine (4.5% /an)
1910 : nb brut de citadins :
39 M aux USA (42% pop totale)
32 M All
31 M RU
15 M Fr
LES VILLES DE L’INDUSTRIE
Liévin : 1500 hab en 1866
25 000 hab en 1911
Milwaukee : 1700 hab en 1840
21 000 hab en 1850 (après gare)
Chicago : moins de 5000 hab en 1840
1M hab en 1890 “Porkopolis”, “the butcher of the world”
Londres : pop x2 en 30ans --> 4M hab en 1880
Paris : regroupe un Français sur 10 --> 500 000 hab en 1800
+ 3M en 1880
Berlin : +872% sur le XIXeme siecle
LE CREUSOT, “SCHNEIDER VILLE”
Pop en 1846 : 6000 hab
1875 : 25 000 hab (15 500 ouvriers Shneider)
LE DEVELOPPEMENT D’UNE “CLASSE OUVRIERE”
“Lumpen prolétariat” de marx
CONDITION DE VIE ET DE TRAVAIL : LA MISERE OUVRIERE
Chomage : 15% de chomage structurel au XIXeme siecle
Lille en 1839 : 24 000 assistés sur les 80 000 hab
Milieu XIXeme siecle : salaire d’un homme = 2femmes = 4enfants
1837 : 15% de moins de 13ans
France : - dans 1840’s : industrie emploie + 200 000 enfants ouvriers
- 1853 : salaire journalier moyen des petites et moyennes industries de 1.89 Franc
Canuts lyonnais pour 16h de travail /jour : 560 Francs
Structure du budget ouvrier dans 1880’s :
62% pour la nourriture
17% pour les vetements, linge...
12% pour logement
8% pour divers
DE TIMIDES AMELIORATIONS
GB : 1819 : limite à 9ans l’entrée dans les manufactures de coton
1825 : principe de la semaine anglaise (week end), appliqué vers 1890’s
1833 : Factory Act : interdit l’emploi d’enfants de moins de 9 ans
Journée de travail : 9h pour les moins de 13 ans
12h-13h pour les 13-16ans
Interdiction du travail de nuit pour les moins de 18ans
FR : 1851 : loi Guizot pour les enfants
1893 : journée de 12h
et après...
- Fusion nucléaire
- Nanotechnologies
Les secteurs et les domaines
Traditionnellement, trois secteurs économiques principaux sont identifiés selon la nature de l'industrie : le secteur primaire concerne la collecte et l'exploitation directe de ressources naturelles (matériaux, énergie, et certains aliments), le secteur secondaire concerne les industries de transformation (agissant sur une matière) et le secteur tertiaire regroupe les industries du service (essentiellement immatériel : assurances, intermédiation, administration, nettoyage, etc.).
L'industrie et son environnement
Environnement physique
Exploitation des ressources naturelles
Interférences avec le milieu naturel (occupation de l'espace, perturbation des équilibres physico-chimiques et écologiques, etc.)
Rejets de produits et de chaleur, pollution
Environnement économique
- Flux financiers autour de l'entreprise :
- Finance - Banques - Crédit - Capital - Actionnaires - Investissement
- Fiscalité - Impôt sur les sociétés
- Partenaires :
- Fournisseurs - Clients - Sous-traitance
- Marchés des produits et services utilisés - Cours des matériaux
Environnement social
- Main d'œuvre
- Ouvrier
- Employé
- Technicien
- Maîtrise
- Cadre
- Management
- Ressources humaines
- Patron
- PDG
- Actionnaire
Le processus industriel
- Conception, Design, Études
- Production, productique
- Logistique
- Gestion des ressources humaines
- Sécurité, Prévention, Gestion des risques
- Gestion de la qualité
- Comptabilité
- Contrôle de gestion
Les aspects juridiques
Dans toute forme d'industrie on retrouve un procédé, une méthode de production. Souvent, leurs inventeurs cherchent à les protéger pour éviter que d'autres ne viennent les concurrencer. C'est en partant de ce principe de propriété intellectuelle qu'ont été mis au point un certain nombre d'outils utilisés pour protéger un procédé, comme le brevet.
Ensuite, entre le fournisseur et le client apparaît la notion de contrat, qui fixe par écrit les termes d'un accord (commercial, d'assistance technique, de formation...).
Articles connexes
- Entreprise
- Économie
- [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Catastrophe_industrielle Catégorie:Catastrophe industrielle]
Catégorie:Industrie
ja:産業
simple:Industry
Politique
Le mot politique vient de la racine grecque polis, « la cité ».
De nombreuses approches définissent la politique comme l'organisation du pouvoir dans l'État. Mais le lien entre politique et État n'est pas si évident, cette acception est relativement récente.
Idées et Mouvements
- Idées politiques
- Mouvements politiques
- Mouvements sociaux
- Parti politique
- Philosophie politique
- Science politique
- Sociologie politique
- L'État
Représentativité et prise de décision
- Système de vote
- Systèmes de prise de décision
- Démocratie directe
Modes d'action politique
- Vote
- Révolution
- Coup d'État
- Résistance
- Non-violence
- Désobéissance civile
- Conflit non-violent
Organisations
- Organisations internationales
- Organisations non gouvernementales
- Organisations syndicales
Les systèmes politiques nationaux
- Afghanistan
- Allemagne
- Argentine
- Belgique
- Canada
- Chili
- Chine
- Cuba
- Égypte
- Espagne
- États-Unis
- France
- Inde
- Japon
- Maroc
- Mexique
- Pérou
- Portugal
- Québec
- Suisse
- Uruguay
- Venezuela
- Sénégal
Relations internationales et diplomatie
- Histoire de la diplomatie
- La situation internationale (fin 2005)
Divers
- Politique dans l'Égypte antique
- Chômage
- Réduction du temps de travail
- Gauche et droite en politique
Liens externes
-
- [http://www.entremonde.net L'avenir politique passe par les jeunes]
- [http://www.diderotp7.jussieu.fr/lacrij/sequences.php?numvideo=10&pg=1 Citoyenneté à l’école, changements sémantiques, refus du conflit, déclin du politique]
- [http://www.politique.com Politique.com, site et forum sur la vie politique française et internationale]
- [http://www.wikidees.org WikIdées.org], un wiki de propositions concrètes pour la politique française
- [http://www.vegeo.net Vegeo], une plateforme de développement collaboratif de projets politiques
- [http://www.clemspolitique.net ClemsPolitique], tout sur l'actu politique (elections, revue de presse ...)
- [http://forumdesforums.jeun.fr], un forum généraliste sans censure où l'on parle beaucoup de politique
-
ja:政治
ko:정치
ms:Politik
simple:Politics
th:การเมือง
CultureCet article concerne la culture dans le sens "culturel". Pour d'autres significations, voir la page d'homonymie Culture (homonymie)
Le mot culture tire son origine du mot latin colere, (« habiter », « cultiver », ou « honorer »). En général, cela se réfère à l'activité humaine ; différentes définitions du mot culture reflètent les différentes théories pour comprendre, ou évaluer l'activité humaine. En 1952, Alfred Kroeber et Clyde Kluckhohn ont écrit une liste de plus de 200 différentes définitions du mot culture dans leur livre Culture: A Critical Review of Concepts and Definitions.
L'utilisation populaire du mot culture dans beaucoup de sociétés occidentales, permet de réaliser un classement de leur caractère. Une utilisation fréquente du mot culture fait référence à la consommation de biens ou à des activités considérées comme élitistes : la cuisine, l'art, et la musique. On a certains labels comme la « haute » culture à distinguer de la culture « commune », qui signifie une consommation de bien et d'activités considérée comme normale. On oppose aussi industrie culturelle à diversité culturelle.
On distingue à travers le monde, les cultures écrites et les cultures orales. Mais de plus en plus, il convient de considérer que tous les peuples ont à la fois une culture écrite et une culture orale.
En agriculture, une culture est une espèce végétale que l'on développe sur un terrain ou un support entretenu ou alors un terrain ou un support entretenu pour y développer un végétal.
La culture se définit comme ce qui s'oppose à la nature ou comme ce qui la développe, et englobe donc tout ce qui est création humaine. Ce mot reçoit des définitions différentes selon le contexte auquel on se réfère. Ainsi, la définition que peuvent en faire les gouvernements lorsqu'ils fixent sa mission au Ministère de la Culture diffère de celle que l'on en donne dans les sciences humaines. La culture est l'ensemble des connaissances et des comportements qui caractérisent une société humaine.
Dans le domaine de l'Archéologie, la culture se définit comme étant l'ensemble des connaissances et des comportements qui caractérisent une société humaine. Seulement quelques cultures sont parvenues à l'état de civilisation dans l'histoire de l'humanité.
Définitions historiques
Beaucoup de projets du et du début du , mais aussi beaucoup de personnes aujourd'hui, identifient souvent la culture avec la « civilisation » et opposent ce couple à la « nature ». Ces personnes
oublient des éléments de la « haute » culture, qui parait souvent plus « naturelle », et les observateurs critiquent souvent (ou défendent) des éléments de la haute culture, qui répriment la « nature humaine ».
Citations
«Une culture qui ne serait pas une insurrection permanente de l'esprit ne serait qu'une industrie de plus.» Jean-Marie Domenach (Europe, le défi culturel, 1990)
"Quand les hommes sont morts ils rentrent dans l'histoire, quand les statues sont mortes, elles rentrent dans l'art, cette botanique de la mort, c'est ce que nous appellons la culture. Chris Marker (Les statues meurent aussi d'Alain Resnais)
Textes ou auteurs en rapport
- Merleau-Ponty
- Denys Cuche
...
"La culture, c'est la manière dont un groupe de personnes résout ses problèmes. " F. Trompenaars
La culture chez les animaux
En définissant la Culture comme étant un ensemble de savoirs et de pratiques qui se partagent et se transmettent au sein d'un groupe donné, on a longtemps pensé que les êtres humains étaient seuls concernés. On sait aujourd'hui que cela n'est pas tout à fait vrai, certains grands primates et certains mamifères marins développent eux aussi des formes de cultures : l'étude du chant des baleines nous apprend par exemple que celles-ci ont des "tubes" annuels ; On sait que les chimpanzés de certaines régions développent et se transmettent des savoir-faire que d'autres ne connaissent pas : usage d'outils, fabrications de "chaussures", etc.
Liens internes
- Agriculture, Culture vivrière, Artisanat, industrie, commerce, politique, religion, doxa
- Art, culture et musique, Langue, Littérature, esthétique, Philosophie, science
- Culture populaire, Culture enfantine, Culture de jeunesse, Contre-culture, Culture sourde
- Diversité culturelle, Capital culturel, Créatifs Culturels, Révolution culturelle, Relativisme culturel, Médiation Culturelle
- Ministère de la Culture (France), Direction régionale des affaires culturelles, Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, Patrimoine (culture)
Liens externes
- [http://www.artelio.org/souche.php3?id_mot=227 Un dossier sur le mécénat culturel]
- [http://www.mediation-culturelle.info Portail de la Médiation Culturelle]
- Pôles de ressources Art et Culture en Aquitaine
Catégorie:Anthropologie Catégorie:Culture Catégorie:Organisation sociale Catégorie:Philosophie Catégorie:sciences
zh-min-nan:Bûn-hoà ja:文化 simple:Culture
INSEECatégorie:Statistiques économiques Catégorie:Indicateur économique Catégorie:Établissement public Catégorie:Institution française
L'Institut national de la statistique et des études économiques
(Insee) est une direction du MINEFI, le Ministère de l'économie, des finances et de l'industrie français. Il est chargé de la production et de l'analyse des statistiques officielles en France. Son directeur est Jean-Michel Charpin.
Mission
L'INSEE est l'oeil de l'état sur la société française. En sens inverse, et dans le style inimitable des organes officiels :
L'INSEE ne semble pas se considérer véritablement en charge d'un programme d'information statistique destiné à éclairer les acteurs économiques (citoyens, monde professionnel, organismes de recherche) sur le secteur des administrations publiques. [http://www.senat.fr/rap/r00-203/r00-20324.html],[http://www.senat.fr/rap/r00-203/r00-203.html SENAT - RAPPORT D'INFORMATION 203 (2000-2001) - COMMISSION DES FINANCES ]
Parmi les exemples les plus connus
- L'INSEE organise et exploite les recensements de la population et publie les différents chiffres de population en France.
- L'INSEE produit et publit de nombreux indices, dont la qualité est très généralement reconnue. L'indice des prix consitue la mesure officielle de l'augmentation du niveau général des prix. D'autres indices sont des références obligatoires pour la conclusion ou la révision de certains contrats (comme l'indice du coût de la construction, utilisé pour les révisions des loyers).
- Le code Insee sert à identifier les collectivités locales, en particulier les communes (voir liste), mais également les individus avec le numéro dit de sécurité sociale, les entreprises et leurs différents établissements par les codes SIREN et SIRET ainsi que les activités professionnelles avec les codes APE (Activité principale exercée), mises en relation avec les codes NAF (Nomenclature d'activités françaises).
En outre, l'INSEE est le correspondant français d'Eurostat, l'organe européen de statistique (qui ne travaille pas directement dans les pays, mais fait toujours appel aux organes nationnaux), et, plus généralement, représente la France dans les instances internationales où il est question de statistique.
Enseignement et recherche
Le Groupe des Écoles Nationales d'Économie et Statistique rassemble les activité d'enseignement et de recherche de l'Insee. Il comprend notamment :
- Une grande école, l'ENSAE, formant les administrateurs de l'Insee, ainsi que des ingénieurs spécialisés dans le domaine de la statistique, de l'économie et de la finance.
- L'ENSAI, école des attachés, qui est en même temps une école d'ingénieur formant des spécialistes de l'analyse de l'information.
Avec la défaite de 1940, tout l'appareil militaire français est démentelé. L'armée est limitée à 100 000 hommes, la conscrition est supprimée (les français étant rapidement enrôlés dans le STO). René Carmille propose alors de mettre en place un système qui, sous couvert de finalité civil, serait un substitut aux fichiers militaires, permettant de mobiliser rapidement tous les hommes. Il met en place un indentifiant à 12 chiffres. Il y ajoute un 13ième chiffre en première colonne (la première clef de tri dans la technique de l'époque : traitement mécanographique de cartes perforées...) pour le sexe, c'est-à-dire en fait le premier critère de mobilisation. Arguant d'impossibilité pratiques plus ou moins justifiées, il élude la demande d'ajout d'informations raciales dans l'identifiant (mais ces informations seront recueillies par ailleurs ; la rubrique “ Race ” sera annulée sur tous les documents détenus par le Service national des Statistiques en septembre 1944). Par contre, il insiste sur le recueil des données d'importance militaire, notamment la profession.
En mai 1945, la première composante du numéro d’identification est définitivement limitée au sexe : 1. masculin 2. féminin. L’Armée reconstituée continua d’utiliser le numéro Carmille et donna le nom de son créateur à de successifs centres de recrutement, de mécanographie ou de télécommunications.
Selon le souvenir de Pierre Laroque, conseiller d'Etat, créateur de la Sécurité sociale :
« lorsqu’a été entrepris le travail préparatoire du Plan français de Sécurité Sociale, à l’automne 1944, le numéro d’identité de M. Carmille était déjà bien implanté et a été considéré tout naturellement comme devant devenir le numéro de Sécurité Sociale en accord avec l’INSEE (sic). En tout état de cause l’élaboration de la législation sur la Sécurité Sociale a abouti aux Ordonnances de base d’octobre 1945 et à l’entrée en application du régime nouveau le 1er juillet 1946. J’ai toute raison de penser qu’à ces diverses dates le nouveau numéro de Sécurité sociale, substitué au numéro ancien des Assurances sociales, était adopté sans contestation par qui que ce soit. » .
Cette affectation à la Sécurité sociale était providentielle. Au lieu de servir à une contrainte comme le service militaire ou la déclaration de revenus, le numéro Carmille recevait un usage fort apprécié de la population à qui il permettait de faire valoir ses droits à prestations, pensions et remboursements variés.
En avril 1946, le SNS devenait l’INSEE, qui utilise le numéro pour la gestion des listes électorales et se charge, en décembre 1946, de la notification à la Sécurité Sociale du numéro d’identification. Les répertoires d’identification, fondés sur l'état civil et qui ne contiennent donc pas l’adresse, étaient établis de façon décentralisée par la Direction régionale du lieu de naissance sur des registres manuscrits. Progressivement, l’informatique se substitua à la mécanographie, les premiers “ périphériques ” restant les cartes perforées, peu à peu elles-mêmes remplacées par les bandes magnétiques.
En 1971, l’INSEE décida de centraliser les répertoires d’identification à Nantes. Le projet fut malencontreusement baptisé SAFARI (pour Système Automatisé pour les Fichiers Administratifs et le Répertoire des Individus). En février 1972, l’administration aggrava son cas en prévoyant de cumuler la centralisation du répertoire de l’Insee à Nantes avec celle du fichier national des assurés (avec l’adresse) de la Caisse nationale d’Assurance vieillesse (CNAV) à Tours. Le 21 mars 1974, Le Monde dénonça l’affaire sous le titre “ Safari ou la chasse aux Français ”. Dans la campagne passionnelle qui s’ensuivit, d’aucuns firent état de prétendues utilisations du numéro Carmille, “ créé par Vichy ”, pour la chasse aux juifs, aux résistants, aux réfractaires STO… Le calme ne revint qu’avec le vote de la loi du 6 janvier 1978, créant la “ Commission nationale Informatique et Libertés ” (CNIL).
Histoire
La statistique publique française avant l'INSEE
L'INSEE a été précédé par plusieurs organismes de production de statistiques publiques. En 1833, le Bureau de la statistique est créé par Adolphe Thiers. Il prend en 1840 le nom de Statistique générale de la France (SGF), jusqu'en 1940. Sous l'impulsion de Lucien March, la SGF diversifie son activité : première enquête de consommation en 1907, début des enquêtes périodiques sur les prix de détail en 1911. Un concours de niveau élevé est instauré pour le recrutement de la SGF.
Mais c'est René Carmille qui construit l'essentiel de l'organistion actuelle. En 1940, il obtient la création d'un service de la démographie, qui, sous couvert d'un rattachement au ministère des finances, avait en fait une vocation militaire. La mise en place du "numéro Carmille" constituait évidemment une l’intrusion sur les plates-bandes de la SGF, et Henri Bunle (son directeur) avait protesté contre cette action de militaires camouflés. Le seul résultat, c'est que le Service de la Démographie absorba la SGF, le 11 octobre 1941 ; l'ensemble prit le nom de Service national des Statistiques (SNS), sous la direction de Carmille. Six nouveaux ateliers furent créés en zone Nord. Les futures Directions régionales de l’INSEE se mettent ainsi en place. René Carmille créa une école d'application du SNS (ancêtre de l'ENSAE actuelle), où sont formés les membres de deux corps nouvellement créés : les attachés et les administrateurs (aujourd'hui encore bien vivants).
Le service national de la statistique est transformé en INSEE en 1946.
La création de l'Insee
C'est la loi de finances du 27 avril 1946 qui crée L'Institut national de la statistique et des études économiques pour la métropole et la France d'outre-mer.
Liste des directeurs de l'INSEE
- Francis-Louis Closon 1946-1961
- Claude Gruson 1961-1967
- Jean Ripert 1967-1974
- Edmond Malinvaud 1974-1987
- Jean-Claude Milleron 1987-1992
- Paul Champsaur 1992-2003
- Jean-Michel Charpin 2003
Liens externes
- [http://www.insee.fr Le site principal] et [http://www.sirene.tm.fr le site SIRENE]
- [http://www.statbel.fgov.be Son homologue belge]
- [http://www.statistik.admin.ch/findex.htm Son homologue suisse]
Municipalité
Le terme municipalité dérive du latin municipium qui désignait dans l'Empire romain les villes dont les habitants étaient reconnus comme citoyens romains.
La municipalité est le nom de l'organisation et de la gestion d'une commune.
Le terme « municipalité » désigne plus précisément la partie exécutive du conseil municipal, c'est-à-dire le maire, les adjoints et les conseillers municipaux délégués. Par extension, le terme peut aussi désigner le territoire communal ainsi administré, voire par métonymie une petite ville.
Une municipalité est une corporation publique chargée de l'administration des affaires locales constituées en vertu de différentes lois, notamment la Loi sur les Cités et Villes (L.R.Q., chapitre C-19), la Loi sur l'organisation territoriale municipale (L.R.Q., chapitre O-9) et le Code municipal du Québec (L.R.Q., chapitre C-27.1).
Conformément au droit constitutionnel canadien, les municipalités sont des créatures des provinces qui peuvent à leur guise créer de nouvelles municipalités, abolir une municipalité existante, fusionner deux ou plusieurs municipalités, modifier les limites territoriales de celles-ci et adopter toute loi ou règlement régissant les droits, devoirs et pouvoirs d'un conseil municipal.
Une municipalité possède une personnalité juridique et un patrimoine. Le conseil municipal adopte le budget, qui ne peut être ni déficitaire ni exédentaire (sauf dérogations prévues par la loi) et fixe le taux de la taxation foncière (pourcentage de la valeur des propriétés immobilières) que doivent payer l'ensemble des propriétaires fonciers. Les autres revenus des municipalités sont les droits sur les mutations immobilières, la taxe d'affaire imposée aux commerces et certains droits de services particulier (taxe sur l'eau, taxe pour l'enlèvement des ordures etc.).
Le conseil municipal est chargé de l'administration des affaires de la municipalité. Ce conseil est composé du maire et de conseillers municipaux. Le maire est élu au scrutin unversel direct par l'ensemble des électeurs et électrices de la municipalité. Les conseillers municipaux peuvent être élu par les électeurs de leur quartier ou arrondissement (dans les plus grandes municipalités) ou encore par l'ensemble des citoyens d'une municipalité plus petite. Certaines municipalité ont des élections à tous les deux ans (la moitié ou le tiers des sièges sont en jeu) tandis que d'autres fonctionnent sous le mode d'élections générales (tous les conseillers et le maire sont élus en même temps).
Il y a plusieurs type de municipalités au Québec, bien qu'ils aient tous des responsabilités semblables. On trouve les dénominations suivantes :
- municipalité,
- canton,
- cantons unis,
- paroisse,
- village,
- ville,
- village cri,
- village naskapi,
- village nordique.
À l'exception de ville et municipalité, les autres dénominations tendent à disparaître.
Voir Aussi
Liste des municipalités du Québec
Catégorie:Division administrative
Urbanisme ja:都市計画
catégorie:urbanisme
L'urbanisme est la science humaine qui permet et définit l'organisation de la cité (au sens antique du terme), en pondérant notamment entre les demandes et contraintes dans un monde soumis à une croissance démographique constante et à une très forte pression de la civilisation. D'un point de vue technique, l'urbanisme consiste en l'aménagement des villes.
Le mot serait dû à un ingénieur catalan, Ildefons Cerdà, qui l'aurait inventé en 1867, avec son ouvrage Théorie générale de l'urbanisation. Il fit son apparition en France en 1910. Ce n'est qu'en 1953 que l'Ecole des Beaux-Arts de Paris enseigne l'urbanisme à ses étudiants.
Définition
Pour simplifier, l'objectif de l'urbaniste est de rendre meilleure la ville. Son travail porte sur l'aménagement des espaces publics et privés, sur l'organisation du bâti, la répartition des équipements, et d'une manière générale sur la morphologie de la ville et l'organisation des réseaux qui la composent.
L'urbanisme peut s'exercer dans un cadre public (collectivités territoriales ou services de l'État) ou dans un cadre privé (bureaux d'études), dont le rôle s'apparente en majorité à celui de la maîtrise d'œuvre.
Les différents domaines
Il existe notamment deux catégories d'urbanisme :
- L'urbanisme réglementaire : il s'agit de créer un document d'urbanisme (comme en France la Carte communale ou le Plan local d'urbanisme, au Canada le Plan de Zonage, en Belgique (Wallonie) le Plan de secteur) qui définit des règles a priori au sein de périmètres découpés sur le territoire communal. Ce travail, également appelé planification, peut dans certains cas concerner plusieurs communes, afin d'obtenir une cohérence sur l'ensemble d'une agglomération (tel qu'en France pour le Schéma de Cohérence Territoriale, SCOT ou le Plan local d'urbanisme communal ou intercommunal).
- L'urbanisme opérationnel : il s'agit de créer un projet d'aménagement (zone d'aménagement concertée ou lotissement) pour lequel il sera délimité un périmètre et un règlement d'occupation du sol.
Ces deux aspects de l'urbanisme sont complétés en amont par une réflexion globale sur le fonctionnement et l'avenir du quartier, de la ville ou de l'agglomération. Ce travail pose les bases d'une stratégie sur l'aménagement d'un ensemble cohérent, voire d'une politique d'appréhension de la ville. Il consiste le plus souvent en des diagnostics de territoires ou en des réflexions plus abstraites sur des concepts urbains.
Actuellement, en France, l'échec ressenti des grandes opérations d'aménagement de l'après guerre, inspirés de la vision moderniste des CIAM qui ont développé la théorie du « zoning » (le découpage du territoire en zones fonctionnellement différenciées) poussent les théoriciens et acteurs de l'urbanisme à éviter le découpage foncier arbitraire au profit d'un projet et d'une vision globale sur le territoire. L'accaparement du territoire par des zones « sans âme » et très gaspilleuse comme suburbia apparaît comme la quintessence de ce qu'il faut absolument éviter.
L'urbanisme peut être exercé par de nombreuses catégories professionnelles selon le domaine d'étude: des architectes, des aménageurs, des géographes, des juristes, des sociologues, des paysagistes, des ingénieurs, des environnementalistes,des Psychologues Environnementalistes des économistes, des avocats ou encore des historiens, mais plus récemment apparaissent des instituts d'urbanisme issues du town planning américain qui proposent également des cursus adaptés aux métiers de la prospective territoriale.
Enjeux
Le rôle de l'urbaniste est d'anticiper les besoins des communes afin de proposer (par exemple dans les documents d'urbanisme qu'il produit pour la collectivité territoriale concernée) les équipements nécessaires (espaces publics, espaces verts…), les capacités des réseaux existants (eau potable, assainissement, éclairage public, électricité, gaz, téléphonie…) et de proposer un développement de l'occupation du territoire. Le travail de l'urbaniste, loin de se réduire à un aspect réglementaire, vise à mettre en forme le projet territorial, social et politique des collectivités.
Un ouvrage de référence permet de mieux saisir les véritables enjeux de l'urbanisme, sous une forme pédagogique : Urbanisme, Utopies et réalité de Françoise Choay (1965), qui est une anthologie des différents concepts urbanistiques développés depuis plusieurs siècles.
Voir aussi
Urbanistes
- Liste des urbanistes célèbres
- Grand prix de l'urbanisme
Thèmes de réflexion proches
Grand prix de l'urbanisme
- Urbanisation
- Développement territorial
- Planification spatiale
- Hausmannisation
- Logement social
- Ville nouvelle
- Politique de la ville
- Métropoles
- Temporalités urbaines
- Liste des articles en économie urbaine
Aspects de l'urbanisme
- Assainissement, Égout, Épuration des eaux, Réseau urbain
- Centre culturel, Théâtre (bâtiment)
- Chaussée, Stationnement, Trottoir, Travaux publics
- Eau potable
- Jardin public
- Transport en commun, Tramway, Skytrain, migration pendulaire
- Architecture
- Aménagement du territoire
- Paysage
Exemples
- Curitiba pour un exemple de planification urbaine à grande échelle de temps et d'espace
- Centre-ville reconstruit du Havre
- Histoire de l'urbanisme parisien
- Urbanisme aux États-Unis
Liens externes
- [http://www.urbanisme.equipement.gouv.fr/cdu/accueil/histoire/intro.htm Histoire de l'urbanisme en France]
- [http://www.cafebabel.com/fr/printversion.asp?T=T&Id=3517 L'urbanisme écologique en Europe]
- [http://www.coin-urbanisme.org/ Le coin de l'urbanisme]
- [http://www.ifu.univ-paris8.fr/ Institut Francais d'Urbanisme (IFU)]
- [http://www.univ-paris12.fr/iup/default.htm Institut d'Urbanisme de Paris (IUP)]
- [http://www.urbanisme.fr Revue Urbanisme]
- [http://www.urbamet.com Réseau Urbamet]
- [http://www.urbanisme.equipement.gouv.fr/cdu/ Centre de documentation de l'urbanisme]
- [http://www.cnu.org CNU Congress for the New Urbanism, Etats Unis]
Associations d'urbanistes dans le monde
- Société Française des Urbanistes [http://www.urbanistes.com SFU]
- Conseil Européen des Urbanistes [http://www.ceu-ectp.org CEU]
- Ordre des urbanistes du Québec [http://www.ouq.qc.ca OUQ]
- International Society of City and Regional Planners [http://www.isocarp.org ISOCARP]
- American Planning Association [http://www.planning.org APA]
- Société d'Urbanistes du Pérou [http://www.urbanistasperu.org SURP]
- Association espagnole de Techniciens Urbanistes [http://www.aetu.es AETU]
- Institut Canadien des Urbanistes [http://www.cip-icu.ca/ ICU]
- Ordre des urbanistes du Québec [http://www.ouq.qc.ca/ OUQ]
- Council for European Urbanism - Conseil pour l'urbanisme européen [http://www.ceunet.org/ CEU]
Mésopotamie
]
La Mésopotamie (du grec Μεσοποταμία / Mesopotamia, de μεσο / meso « milieu » et ποταμός / potamos, « fleuve »), est une région du Moyen-Orient située entre le Tigre et l'Euphrate. Elle correspond pour sa plus grande part à l'Irak actuel.
Elle comprend au nord une région de plateaux, qui est une zone de cultures pluviales, et au sud, une région de plaines où l'on pratique une agriculture qui repose exclusivement sur l'irrigation.
Le sens du mot Mésopotamie a évolué au fil du temps. Au sens classique des Grecs et des Romains, la Mésopotamie désigne la partie du nord. Chez Arrien, qui écrit une Anabase d'Alexandre le Grand, on trouve pour la première fois le terme de Mésopotamie. Le terme vient d'une expression qui existe dans les langues locales, expression que l'on trouve en akkadien sous la forme de Birit Narim, en araméen sous la forme de Beyn Narim, expression qui désigne dans tous les cas la partie du haut Euphrate.
Géographie
La notion essentielle est celle de Croissant fertile. Il s'agit de la zone où l'irrigation n'est pas nécessaire pour l'agriculture. Ce croissant est délimité par l'isohyète 250 mm. Concrètement, cette zone se trouve entre le Zagros, le Taurus et les côtes méditerranéennes et du golfe persique. C'est dans cette zone qu'a lieu la révolution néolithique.
On y inclut la région qui se situe au sud, entre les fleuves du Tigre et de l'Euphrate (en Irak actuel). Mais dans cette région, il est nécessaire de recourir à l'irrigation car les précipitations n'y sont pas assez importantes.
Le terme dAssyrie est très couramment employé pour désigner le nord de la Mésopotamie. Parallèlement, le terme de Babylonie désigne le sud de la Mésopotamie, c'est-à-dire la plaine mésopotamienne. En effet, à partir de la moitié du , la région connaît deux entités politiques, dont l'une a pour capitale Assur — c'est l'Assyrie — et l'autre qui a pour capitale Babylone — c'est la Babylonie.
Le nord de la Mésopotamie est un vaste plateau désertique, tandis que le sud est une immense plaine alluviale très fertile où, de plus, la présence de nombreux bras de fleuve et de marécages permettaient l'irrigation. Cette situation idéale en fit un des grands foyers de civilisation.
Voir l'article détaillé : géographie de la Mésopotamie
Préhistoire
La présence de l'homme y est attestée depuis la préhistoire, à partir du Paléolithique moyen. Au Néolithique, vers 7000, sur le site de Jarmo, la poterie fait pour la première fois son apparition, des traces manifestes du début de la domestication progressive des animaux et des plantes apparaissent également, et l'utilisation de briques crues témoigne pour la première fois de l'existence d'une vie en village.
À partir du chalcolithique, vers 6000, on note, outre à l'usage du cuivre, l'usage de l'irrigation en agriculture, l'apparition des sceaux-cachets, des peintures murales, de la céramique peinte, incisée ou décorée, des premiers sanctuaires ainsi qu'une utilisation généralisée de la brique.
Entre 6000 et 5000, on distingue la succession de trois cultures de types différents.
Période de Hassuna (5800-5500)
Cette période porte le nom d'un tell (colline formée de ruines) près de Mossoul. On retrouve, dans les crânes étudiés, la même race méditerranéenne présente depuis le paléolithique supérieur dans tout le moyen-orient. La céramique retrouvée se compose de statuettes d’argile et de sceaux-cachets, les plus anciens découverts jusqu’à présent. Outils et armes d’obsidienne, quelques ornements de cuivre et de plomb forment l’ensemble qui caractérise cette période.
Période de Samarra (5600-5000)
Samarra est un site archéologique sis sur les lieux mêmes de l’actuelle ville du même nom. La céramique de la période précédente se mêle ici à une autre de bien meilleure facture. Beige clair, celle-ci est beaucoup plus variée, plus harmonieuse aussi. On y a retrouvé de ces statuettes, au crâne allongé et aux yeux dits « en grain de café » surajoutés, ressemblant à celles de la période d’Obeid tandis que les yeux d’autres statuettes sont incrustés et grands ouverts, surmontés des caractéristiques sourcils noirs et épais, de bitume, rappelant la production sumérienne, plus récente.
Période de Halaf (5500-4500)
Halaf est un site situé à la frontière turco-syrienne. Différente des deux autres cultures précédentes, celle-ci possède des traits particuliers qui l’apparentent à l’Anatolie. La présence de la double hache et du bucrane, la tête de taureau stylisée, ne laisse guère de doutes à ce propos. Cette culture ne possède pas d’antécédents en Mésopotamie durant la préhistoire, contrairement aux deux autres. Au moment de son expansion maximale, la culture de Halaf s’étendait sur toute la future Assyrie. La zone périphérique dans laquelle on retrouve sa poterie, où elle était sans doute exportée ou copiée, allait de l’Anatolie centrale à la Méditerranée, de la Syrie du nord à l’ouest de l’Iran. La poterie de Halaf est de loin la plus belle qu’on ait retrouvée parmi ces trois cultures.
Période d'Obeid
Enfin, vers 4500 se fait jour la culture d'Obeid (ou Ubaid).
La période d'Eridu (ou Erida) est dite période d'Obeid 1, après la période d'Obeid 2 localisée dans une autre site archéolgique situé dans la même aire géographique vient la période d'Obeid 3 au nord, et à Ur un peu plus au sud, prélude à ce qui deviendra plus tard la civilisation de Sumer.
La période d'Uruk est le dernier de ces stades de développement durant la protohistoire, avant que n'apparaissent la civilisation de Sumer et le début des temps historiques avec l'apparition de l'écriture.
Histoire
Au , de nouveaux venus, les Sumériens et les Sémites établissent une civilisation florissante qui débouchera sur l'empire d'Akkad et l'émergence de Babylone.
Vers 3500 apparaît l'écriture pictographique qui évoluera pour donner l'écriture cunéiforme. C'est à la même époque que les Sumériens inventent la roue.
À partir de 2700, les Sémites s'installent dans la ville de Sumer où ils s'imposent progressivement. Aux environs de 2300, Sargon d'Akkad (2340–2284) prend le pouvoir et est sacré roi. Il fonde la ville d'Akkad et étend le royaume jusqu'à la Méditerranée d'un côté et le golfe Persique de l'autre. Pendant son règne, il transformera le royaume en un empire, se prétendant l'égal des dieux. Son empire s'effondre vers 2200 av. J.-C.
C'est avec l'accession d'Hammourabi(1792–1750) au trône que Babylone connaîtra sa première heure de gloire comme capitale de la Mésopotamie. Il fait construire des temples, creuser des canaux, favorise le développement de l'industrie et du commerce. Souhaitant le bonheur de son peuple ainsi que la paix, il écrit le code d'Hammourabi qui servira de base législative pour de longues années.
En -1594, le royaume est conquis par les Hittites qui seront suivis par les Kassites.
Voir l'article détaillé : histoire de la Mésopotamie
Voir aussi
Articles connexes
- Sumérien
- Assyrie
- Cunéiforme
- Lammasu
- Gilgamesh
Bibliographie
- Collectif, De la Mésopotamie à la Perse, Encycloædia universalis, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999 (ISBN 2-7028-3080-3) ;
- Collectif, Atlas de la Mésopotamie et du Proche-Orient ancien, Brepols, 1996 (ISBN 2503500463) ;
- Jean Bottéro :
- Mésopotamie. L'écriture, la raison et les dieux, Gallimard, coll. « Folio Histoire », 1997 (ISBN 2070403084) ;
- L'Épopée de Gilgameš, le grand homme qui ne voulait pas mourir, Gallimard, coll. « L'aube des peuples », 1992 (ISBN 2070725839) ;
- Jean-Jacques Glassner, La Mésopotamie, Belles Lettres, coll. « Guide des civilisations », 2002 (ISBN 2-251-41017-1) ;
- Jean-Claude Margueron, Les Mésopotamiens, Picard, 2003 (ISBN 2708406930) ;
- Georges Roux, La Mésopotamie, Seuil, coll. « Points histoire », 1995 (nouv. édition) (ISBN 2-02-023636-2).
Liens externes
- [http://www.systerofnight.net/religion/html/mesopotamie.html La Mésopotamie] Religion sumérienne et babylonienne, civilisation et histoire de la Mésopotamie.
- [http://www.louisg.net/C_mesopotamiens.htm Le calendrier mésopotamien]
-
Catégorie:Province romaine
ja:メソポタミア
ko:메소포타미아
th:เมโสโปเตเมีย
Jourdain
Le Jourdain est un fleuve du Moyen-Orient, qui a donné son nom à la Jordanie et à la Cisjordanie. Sa vallée est la plus basse du monde puisqu'il rejoint la mer Morte à l'altitude de 392 m sous le niveau des océans.
Géographie
Né dans les montagnes libanaises de l'Hermon, il traverse les lacs Houlé et de Tibériade puis se jette dans la mer Morte. Son cours suit une direction nord-sud presque rectiligne, correspondant à la dépression de Ghor. Peu avant son embouchure, il arrose la ville de Jéricho. C'est le seul cours d'eau notable de cette région ; son principal affluent, le Yarmuk, sépare la Syrie de la Jordanie.
Histoire
Le Jourdain est cité à diverses reprises dans la Bible. Il y est écrit notamment que Jean-Baptiste y administra le baptême au Christ.
Aménagements
L'eau du fleuve sert en particulier à l'irrigation du Néguev. Un barrage a été établi en aval du lac de Tibériade, qui alimente une centrale électrique et régule le cours du fleuve.
L'utilisation toujours plus grande de l'eau du fleuve à des fins d'irrigation est à l'origine d'une diminution importante de son débit, diminution qui est une des causes principales de la réduction de la superficie de la mer Morte, laquelle a perdu près du tiers de sa surface au cours des 50 dernières années.
La poursuite de cette diminution pose un risque majeur, tant écologique que géostratégique, dans une région à l'histoire déjà agitée.
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Avant d'être l'homonyme d'un fleuve de l'Utah, avec les Croisades, le nom Jourdain fut employé comme prénom ou comme surnom
- Jourdain Ier (1078-1080) et Jourdain II (1120-1127), comtes d'Aversa et princes de Capoue
- Geoffroy Jourdain, sire de Preuilly
- Alphonse Jourdain, comte de Toulouse
- Guillaume de Cerdagne, comte de Cerdagne (1095-1099) et de Tripoli (1105-1110), surnommé Jourdain après avoir été (re)baptisé dans les eaux du fleuve du même nom
- L'abbé Jourdain, abbé du Mont-Saint-Michel de 1191 à 1212
Catégorie:Cours d'eau du Liban
Catégorie:Cours d'eau de Syrie
Catégorie:Cours d'eau d'Israël
Catégorie:Cours d'eau de Jordanie
Catégorie:Cours d'eau de Palestine
ja:ヨルダン川
Néolithique ko:신석기 시대
Le Néolithique (Âge de la pierre polie ou Âge de la pierre nouvelle), terme inventé en 1865 par le préhistorien John Lubbock, est la dernière période de la préhistoire et la plus courte. Il succède au Mésolithique, dont il est séparé par la "révolution néolithique", qui introduit de nombreux changements dans les modes de vie humains : sédentarisation le plus souvent, introduction de l'élevage et de l'agriculture.
Selon les régions, le néolithique débute à des périodes différentes ; dans les premières régions touchées, il commence il y a 10 000 ans et coïncide avec la fin de la dernière glaciation. Il se termine avec la protohistoire, soit au moment de l'invention de la métallurgie pour les premiers peuples avant l'invention de l'écriture, ou avec la description des peuples néolithiques par des cultures connaissant l'écriture. On peut donc dire que le néolithique n'a pris fin partout que fort récemment avec l'entrée des dernières peuplades isolées dans l'histoire.
Le néolithique marque un véritable changement en ce sens qu'il est le commencement du contrôle par l'Homme de son environnement là où, auparavant il était dépendant de ressources alimentaires indépendantes de sa volonté. Cette révolution a permis l'explosion démographique humaine qui se poursuit encore aujourd'hui. En effet, devenu maître de son alimentation, l'Homme a pu devenir une espèce dominante.
On a pu parler de Révolution néolithique pour ce passage du nomadisme à la sédentarisation, le début du travail des métaux comme le cuivre, puis la métallurgie avec le bronze, ainsi que de nouvelles techniques agricoles. Ce terme, coïncidant avec changement radical de l'humanité et de ses activités, est assez ambitieux. Il ne prend guère en considération l'évolution chaotique et assez mal connue du mésolithique. Elle se caractérise par une série d'inventions et de changements. Le terme a été proposé en 1920 par l'Australien Vere_Gordon_Childe. Cela tend à souligner une des étapes majeures de l'aventure humaine, comme la domestication du feu ou la Révolution industrielle.
Progrès techniques
Pierre polie
La taille de la pierre se perfectionne, et le polissage est inventé : il permet d'obtenir des outils plus fins et plus efficaces. Toute une variété de nouveaux outils plus fins sont inventés à cette époque.
Pour plus de détails sur l'outillage et le néolithique dans les différentes régions du monde, voir l'article néolithique.
Âge des métaux
Une autre évolution est d'outils en métal, dans une période parfois différenciée sous le nom de chalcolithique. Il ne s'agit au départ que de cuivre utilisé à l'état natif, simplement martelé pour lui donner une forme : à ce stade, on l'utilise plus comme une pierre malléable que comme un métal. Les techniques de transformation du cuivre évolueront par la suite, et l'on passera réellement alors à l'âge du fer.
Invention de la céramique
L'invention de la céramique est une étape majeure de développement des techniques humaines : la céramique (un matériau tiré de la terre cuite) est en effet le premier matériau transformé par la femme, tout comme la domestication des plantes, dont la transformation est irréversible. En effet, on ne peut pas obtenir de nouvelle argile à partir d'une terre cuite, car la structure moléculaire en a été irrémédiablement modifiée, alors que la pierre taillée reste du silex, et que les outils en métal, même des alliages, peuvent à nouveau fournir les métaux qui les constituent.
Elle fut inventée probablement à Jarmo, dans le Kurdistan Irakien, vers 5400 av. J.-C., au même moment qu'en Anatolie.
C'est le principal changement de la période, par toute une série de bouleversements qu'il occasionne par la suite. À partir de 8000 av. J.-C., les hommes abandonnent leur économie de chasse et de cueillette et commencent à semer et à récolter des graines : le choix se fixe rapidement sur quelques céréales accompagnées de légumineuses. Chaque région collecte d'abord des plantes indigènes, puis les sème : mil au Sahara, orge et engrain, une variété de blé au Moyen-Orient, le millet Setaria italica dans le bassin du Fleuve Jaune et le riz dans le bassin du Fleuve Bleu en Chine, plantes à tubercule en Asie du Sud-Est, sorgho au Sahel, etc. Le changement climatique qui intervient à cette période (fin des glaciations) favorise la croissance des plantes, et la réussite de cette stratégie de subsistance. La chasse et la pêche sont cependant encore longtemps utilisées parallèlement à la culture et à l'élevage.
À la même période, les animaux commencent à être domestiqués, pour leur viande, mais aussi pour leur force de travail (comme animaux de trait, de bât, de selle) et leurs productions complémentaires : lait, laine, cuir. De la même façon, après différents essais, le choix se porte sur quelques espèces, les plus dociles : mouton possible dès 9000 av. J.-C. au Zagros, cochon vers 6500 av. J.-C. en Anatolie, Europe balkanique, Crimée et Mésopotamie, oiseaux de basse cour, et de façon plus limitée, chèvre et âne. Mais là encore, l'élevage peut se développer dans une société de chasseur-cueilleur : le chien est ainsi domestiqué 10 000 ans av. J.-C. en Europe du Nord-Ouest, le cheval en Ukraine 4000 ans av. J.-C.
Bouleversements de la société
Sédentarisation et apparition des premières villes
La découverte de l'agriculture n'entraîne pas toujours la sédentarisation complète, celle-ci ayant même pu précéder l'invention de l'agriculture dans de nombreux cas, lorsque l'environnement apportait une subsistance suffisante tout au long des saisons : bords de rivières ou de lacs, rivages maritimes. L'agriculture impose de se fixer au moins quelques mois, le temps de récolter, au même endroit. Le plus souvent, c'est quelques années, le temps que la terre s'épuise. Il existe ainsi le cas des communautés d'agriculteurs nomades, qui ne restent que le temps d'une récolte sur un territoire donné : il en subsiste encore en Inde et en Amazonie.
Des constructions durables apparaissent avec cette fixation des communautés humaines, en torchis et en pierre, remplaçant les huttes de peaux des chasseurs-cueilleurs. Les premières cités humaines sont construites dans des marécages, près des lacs ou des cours d'eau, ce sont les cités lacustres.
Quand ces constructions se regroupent, naît alors le village. Quand le village est suffisamment durable et grand, c'est une ville : la première serait Jéricho, il y a 9000 ans, peu de temps avant Jarmo et Khirotikia, à Chypre. L'agglomération de Çatal Hüyük, en Turquie, est l'exemple le plus éclatant d'une sédentarisation aboutie : ville de 12 hectares, maisons à un étage en briques crues, toits en terrasses, peintures murales, il y a environ 8500 ans.
Apparition des États
La gestion des travaux de la terre faits en commun, celle des réserves de grain, la direction de la défense du territoire contre les voisins dans un monde devenu trop plein, tout ceci conduit à l'apparition d'administrations et d'États.
Changement de la religion et des rapports sociaux
Bien que dans ces domaines, il faille rester prudent devant l'absence de sources écrites, et d'autant plus qu'on ignore beaucoup du mésolithique, il semble que les bouleversements survenus et attestés au néolithique se propagent aussi dans ces domaines.
La territorialité renforcée provoque des tensions, et accroît le rôle de la force musculaire de l'homme qui la défend. La compréhension des mécanismes de fécondation font intervenir le mâle ; ceci se dénote sous forme mythique, par l'exemple du labour de la terre, assimilé à un rapport sexuel (ceci se fait jour dans l'œuvre d'Hésiode, notamment les Travaux et les jours), ou par le biais de l'élevage. La place de la feminité dans le culte de la fécondité s'en trouve restreinte, et le sens de la religion modifié, provoquant l'apparition de nouvelles divinités. La place et le rôle omnipotent ou presque de la féminité et de la masculinité, au point de rendre cette dernière prépondérante. Le rôle de la femme de gardienne du feu, c'est-à-dire du foyer, devient moins important ; l'importance de la fécondité féminine diminue, au profit de la force et du rôle fertilisant du mâle. Dieux-rois et dieux tout-court apparaissent, se substituant aux deux cultes, primordiaux semble-t-il, de la déesse-mère, la « grande déesse », symbolisée par les nombreuses Vénus et en particulier par la Vénus aurignacienne que l'on retrouve présente de l'Atlantique à l'Oural durant tout le paléolithique, d'une part, et le Maitre des animaux.
L'art
Le passage du paléolithique au néolithique nous est raconté, du point de vue artistique, par un des plus grands auteurs d'histoire de l'art, Elie Faure. « Au début, tout, pour le primitif, est naturel, et le surnaturel n’apparaît qu’avec le savoir.” nous dit-il.
Mais la religion estompe l'art pour établir sa supériorité. C’est sans doute ce qui arrivera au néolithique, environ 6000 ans après l’engloutissement, sous les eaux du déluge, de la civilisation du renne. Des changements climatiques interviennent, la planète à nouveau se réchauffe, les glaciers fondent et les eaux montent.
Quand enfin de nouvelles conditions climatiques se stabilisent et que renaît la civilisation, c’est sous une autre forme. Celle du chasseur de renne est morte à jamais. Nous sommes au néolithique, l’homme est plus agriculteur que chasseur. Graines et animaux sont domestiqués, les tribus reconstituées se sédentarisent, les premières grandes cités apparaissent au Moyen-Orient et en Anatolie.
Voici surgir l'aube d’une nouvelle civilisation, “ glacée par une industrie plus positive, une vie moins puissante, une religion déjà détournée de la source naturelle », nous dit Elie Faure. “ Une civilisation à tendance scientifique prédominante ”, n'est-ce pas déjà la nôtre ?
Les belles formes mouvantes peintes sur les parois des cavernes du paléolithique disparaissent à jamais. Dans ce monde de la pierre polie qui succède à celui de la pierre simplement éclatée déjà se profile le rationalisme du futur âge industriel. Il y a comme une marque de réprobation et probablement d’interdiction religieuse dans ce tabou vis-à-vis des formes humaines et animales. La religion nouvelle, outre à faire naitre autant de dieux que d'hommes, se base sur l'astronomie davantage que sur la vie. L'esprit est tout, la forme dédaignée, avant d'être maudite parce qu'on y voit quelque « mauvais esprit » ou « mauvais œil », obstacle à la libération morale à venir au cours des millénaires jusqu'à nous, héritiers directs du néolithique.
Mais bien sûr, moi, je veux en savoir plus sur les pratiques religieuses des hommes du néolithique!!! « Une silhouette de mammouth à demi effacée sur la paroi d’une caverne nous en dit plus sur l’esprit de l’homme qui l’y a gravée en quelques heures, qu’une plaine couverte de mégalithes sur des foules qui ont mis des siècles à les dresser », dira Elie Faure.
Cette période prend fin avec l'apparition de la métallurgie et l'âge du bronze. Au Proche-Orient, cela coïncide avec l'invention de l'écriture et la fin de la préhistoire.
Voir aussi
- Site Clovis, aux États-Unis, où l'on a retrouvé des outils néolithiques.
- Le Tableau synoptique des principales cultures préhistoriques du Vieux Monde
- Travois
Lien externe
- [http://perso.wanadoo.fr/atil/atil/neolith.htm Un site sur les populations et les langues durant la période néolithique]
Catégorie:Préhistoire
Catégorie:Néolithique
Uruk
Uruk est une ville de l'ancienne Mésopotamie (aujourd'hui Warka, au sud de l'Irak).
Le site d'Uruk fut occupé à partir de la période d'Obeid et ce jusqu'au après J-C. Identifié à l'Erech de la Bible, cette ville joua un rôle très important sur les plans religieux et politiques pendant quatre millénaires. Elle fut notamment la ville du roi mythique Gilgamesh.
Histoire
Les premières traces d'occupation remontent à la fin du Uruk serait née de la fusion entre deux villages sous le regne du roi Enmerkar qui fonde ainsi la première dynastie d'Uruk. La cité occupe alors une place prédominante en Sumer jusqu'à ce que le roi d'Ur Mésannépada détrône Lugalkigin. La ville perd de son importance lorsque Sargon d'Akkad la conquiert et rase ses murailles. Néanmoins elle conserva son rôle de ville sainte jusqu'à l'époque séleucide. Son déclin commença avec les Parthes et fut acceléré par le déplacement d'un bras de l'Euphrate peu avant l'invasion arabe.
Archéologie
Le site d'Uruk a été localisé au milieu du , grâce à ses ruines restées imposantes malgré le sable les recouvrant, par le géologue anglais William Kenneth Loftus, qui entreprit les premières fouilles en 1849 et en 1853. A partir de 1912, elles sont réalisées sous la responsabilité de la « Deutsche Orient-Gesellschaft » (DOG), société scientifique allemande fondée en 1898 à Berlin, à la suite de l'intérêt manifesté à la fin du pour les nouvelles découvertes concernant le «pays de la Bible». Elle est donc spécialisée dans l'étude des pays du Proche-Orient antique. Les principaux directeurs de ces fouilles furent successivement : Robert Johann Koldewey, le découvreur de Babylone, Julius Jordan, Arnold Nöldeke, Ernst Heinrich, Heinrich Jacob Lenzen, H. J. Schmidt et depuis 1980 Rainer Michael Boehmer.
Architecture
(à compléter)
Liens externes
- [http://oi.uchicago.edu/OI/IS/SANDERS/PHOTOS/MESO/URUK/uruk1_1.html Photos d'Uruk] sur le site de l'Université de Chicago
Catégorie:Histoire de l'Irak
Catégorie:Mésopotamie
Catégorie:Site archéologique
ja:ウルク
ko:우루크
Agriculture ko:농업 ja:農業 simple:Agriculture
L'agriculture (du latin agricultura) est l'ensemble des activités économiques ayant principalement pour objet la culture des terres, et d'une manière générale « l'ensemble des travaux transformant le milieu naturel pour la production de végétaux et d'animaux utiles à l'Homme ».
Dans le domaine de l'économie agricole, l'agriculture est définie comme l'ensemble des activités dont la fonction est de produire un revenu financier à partir de l'exploitation de la terre (cultures), des forêts (foresterie), des produit de la mer, lacs et rivières (aquaculture, pêche), des animaux de ferme (élevage) et des animaux sauvages (chasse).
L'homme, est devenu culturellement omnivore il y a environ 3 millions d'années et a vécu de la chasse, de la pêche et de la cueillette pendant des milliers d'années. Si la collecte de graines sauvages a commencé il y a 23000 ans en Israël, l'agriculture proprement dite est apparue entre le VIe et le Ier millénaire avant J.-C. Elle a ensuite profondément évolué au cours des siècles, grâce à son adaptation aux conditions naturelles, à la mise au point de nouvelles techniques agricoles (la houe, la | | |