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Violoniste
Un violoniste est un musicien jouant du violon. Il existe de nombreux styles dans lesquels cet instrument est utilisé - musique baroque, musique classique, jazz, rock, ...
Ci-dessous une liste de violonistes célèbres :
Violonistes dans la tradition baroque, XVII et XVIII siècle
Ils étaient en général les interprètes de leurs propres compositions, ils jouaient souvent sans partition, uniquement guidés par la basse chiffrée.
- Tomaso Albinoni - 1671 - † 1751
- Johann Sebastian Bach - 1685 - † 1750
- Heinrich Ignaz Franz Biber - 1644 - † 1704
- Arcangelo Corelli - 1653 - † 1713
- Evaristo Felice dall'Abaco - 1675 - † 1742
- Matthew Dubourg - 1707 - † 1767
- Carlo Farina - 1600 - † 1640
- Francesco Geminiani - 1687 - † 1762
- Jean-Marie Leclair - 1697 - † 1764
- Pietro Locatelli - 1695 - † 1765
- Francesco Manfredini - 1684 - † 1762
- Michele Mascitti - 1663 - † 1760
- Joseph Cassanéa de Mondonville - 1711- † 1772
- Johann Georg Pisendel - 1687 † 1755
- Johann Heinrich Schmelzer - 1623 - † 1680
- Giuseppe Tartini - 1692 - † 1770
- Carlo Tessarini - 1690 - † 1765
- Giuseppe Torelli - 1658 - † 1709
- Francesco Maria Veracini - 1690 - † 1768
- Antonio Vivaldi - 1678 - † 1741
- Giovanni Battista Vitali - 1632 - †1692
- Tommaso Antonio Vitali - 1663 - † 1745
- Johann Jakob Walther - 1650 - †1717
Dans la tradition du XVIII siècle :
En majorité musiciens de cour qui quittent peu à peu la tradition de la basse chiffrée vers les idéaux du classicisme. Les plus jeunes s'orientent au fil des années vers le romantisme naissant.
- Pierre Baillot - 1771 - † 1842
- Franz Benda - 1709 - † 1786
- Bartolomeo Campagnoli - 1751 - † 1827
- Christian Cannabich - 1731 - † 1798
- Johann Daniel Müller - 1716 bis nach 1785
- Johann Gottlieb Graun - 1703 - † 1771
- Rodolphe Kreutzer - 1766 - † 1831
- Pietro Nardini - 1722 - † 1793
- Gaetano Pugnani - 1731 - † 1798
- Pierre Rode - 1774 † 1830
- Alessandro Rolla - 1757- † 1841
- Anton Stamitz - 1754 - † 1796
- Karl Stamitz - 1745 - † 1801
- Johann Stamitz - 1717 - † 1757
- Giovanni Battista Viotti - 1755- † 1824
Dans la tradition du XIX siècle :
C'est la génération qui brise avec l'époque féodale et s'oriente vers la liberté de l'esprit et le romantisme, musique plus sentimentale. Ils atteignent des sommets de la technique et de l'art violonistique.
- Jean-Delphin Alard - 1815 - † 1888 France
- Leopold Auer (von)(1850 - 1930) Hongrie
- Charles-Auguste de Bériot (1802 - 1870) Belgique
- Franz Berwald (1796 - 1868) Suède
- Ole Bull - 1810 - †1880 Norvège
- Mathieu Crickboom - 1871 - 1947 Belgique
- Fredinand David (1810 - 1873)
- Jakob Dont - 1815 - † 1888 Autriche
- Carl Flesch (1873 - 1944) Hongrie
- Joseph Joachim (1831- 1907) Hongrie/Autriche
- Jan Kubelík (1880-1940) Tchéquie
- Karol Josef Lipinski (1790 - 1862) Pologne
- Martin-Pierre Marsick (1847 - 1924) Belgique
- Joseph Massart 1811 - 1892
- Jacques Féréol Mazas (1782 - 1849) France
- Niccolò Paganini (1782 - 1840) Italie
- Hubert Ries (1820? - ?) père de Franz
- Franz Ries (1846-1932)
- Camillo Sivori - 1818 - 1894 Italie
- Josef Suk (1874 - 1935) Tchéquie
- Jacques Thibaud (1880 - 1953)
- Henri Vieuxtemps (1820 - 1881) Belgique
- Eugène Ysaÿe (1858 - 1931) Belgique
- Henryk Wieniawski (1835 - 1880) Pologne
- August Wilhelmj - 1845 - † 1908 Allemagne
Dans la tradition du XX siècle :
Ces violonistes ont été formé en partie sous l'influence du style romantique. Ils ont souvent adapté leur style au goût de leur époque ou se sont orientés vers d'autres styles comme le jazz ou la musique baroque en utilisant pour celle-ci des instruments originaux ou des reconstitutions (ou copies). Beaucoups de concertistes voyagent avec un instrument modernisé pour l'interprétation des œuvres classiques et romantiques, et un second instrument dit « ancien » pour jouer des œuvres baroques.
Certains s'orientent directement vers une spécialisation soit baroque, classique, romantique, jazz, classicisme modernisé, folk ou musique de salon.
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MusicienCatégorie:Métier -
Un musicien est une personne qui joue ou compose de la musique.
:En matière de musique vivante, on peut partir de l'opposition entre le musicien exécutant — chanteur ou instrumentiste — et l'auditeur de musique, dont le rôle est évidemment plus effacé. Cependant, lorsque chacun est à la fois exécutant et auditeur — par exemple, les membres d'une communauté religieuse en train de chanter des cantiques — cette distinction devient inopérante.
:Une deuxième opposition vient s'ajouter à la précédente et concerne les seuls musiciens : il s'agit de la distinction entre, d'une part le compositeur, qui « pense » et « écrit » la musique — pour les types de musique possédant un système de notation —, d'autre part l'interprète, qui exécute celle-ci — avec selon les cas, une plus ou moins grande part d'invention personnelle et d'improvisation. Certains musiciens célèbres, interprètes — individus ou groupes — ou compositeurs, ont laissé dans l'histoire des traces justifiant une étude biographique distincte du courant musical auquel ils appartiennent.
- Les musiciens peuvent être classés selon la manière dont ils font de la musique.
:- Un chanteur utilise sa voix.
:- Un instrumentiste joue d'un instrument de musique.
:- Un compositeur compose de la musique.
:- Un chef, chef d'orchestre ou chef de chœur, dirige un ensemble musical.
:- Un auteur-compositeur-interprète écrit le texte et la musique de chansons qu'il chante lui-même.
Voir aussi
- Liste des musiciens
- Musique
- Musique libre
- Listes de compositeurs : A-B-C-D-E-F-G-H-I-J-K-L-M-N-O-P-Q-R-S-T-UV-W-XYZ
ja:音楽家
ko:음악가
ViolonLe violon est le plus petit instrument de musique de la famille des cordes et celui offrant la tessiture la plus haute.
L'instrument
Un violon est généralement constitué de 71 éléments en bois (épicéa, érable, buis, ébène...) collées ou assemblées les uns aux autres.
La caisse de résonance
tessitureLa face supérieure d'un violon est appelée table d'harmonie. Faite de deux morceaux d'épicéa collés dans le sens de la longueur, elle est bombée et percée de deux orifices en formes de f, les ouïes, qui ont pour vocation de libérer les vibrations provenant de la caisse de résonance. La face inférieure, communément appelée le dos ou le fond, est formée d'une pièce en érable, ou de deux pièces collées ensemble dans le sens de la longueur. Elle est également bombée mais souvent dans une moindre mesure. Sur les bords des deux faces, on distingue une double ligne noire : le filet. Celui-ci a deux vocations : esthétique et pratique (pour atténuer ou supprimer les conséquences d'éventuels chocs latéraux).
Les flancs en érable, appelées éclisses, réunissent la table d'harmonie et le fond afin de former une boîte qui forme la caisse de résonance. Au niveau du chevalet, les côtés du violon sont en forme de C (en creux vers l'intérieur) afin de faciliter le passage de l'archet.
A l'intérieur du violon, on trouve l'âme et la barre d'harmonie, qui jouent un rôle essentiel au niveau acoustique. L'âme est un petit cylindre vertical en épicéa reliant la table d'harmonie et le dos. Située sous le côté droit du chevalet, elle n'est maintenue en place que par la pression exercée à ses deux extrémités. La barre d'harmonie est une barre de sapin collée à la table d'harmonie sous le côté gauche du chevalet.
Le manche
Il s'agit d'une pièce d'érable terminée par la tête, décorée d'un ornement en forme de spirale, la volute. Sur la tête, des chevilles sont fixées latéralement afin de contrôler la tension des cordes. Facilement reconnaissable par sa couleur noire, une longue plaque d'ébène appelée la touche est collée sur le manche. La touche est terminée au niveau de la tête du violon par le sillet, petite pièce en ébène qui fait office de guide pour les cordes.
Le montage
Le chevalet est une planchette sculptée en érable placée perpendiculairement à la table d'harmonie entre les ouïes et qui assure deux fonctions. D'abord, il maintient les cordes dans une configuration arquée (les cordes ne sont pas dans un même plan), permettant que chacune puisse être frottée séparément. Il a également une influence sur la sonorité du violon, car il communique les vibrations des cordes à la table d'harmonie.
Les quatres cordes sont tendues par les chevilles et passent par le sillet et au-dessus du chevalet. Elles sont maintenues à la base du violon par le cordier, pièce noire en ébène fixée à la caisse par un bouton. Sur le cordier, il est courant de placer une ou plusieurs molettes fines pour s'accorder plus aisément.
Les cordes, de la plus grave à la plus aiguë (désignée autrefois sous le nom de chanterelle) sont accordées à la quinte de la manière suivante : sol, ré, la et mi.
- écouter les cordes à vide (fichier MIDI)Image:Accord violon.jpg
Le jeu
On en joue le plus souvent au moyen d'un archet que l'on frotte sur les cordes ou avec les doigts qui viennent pincer les cordes (en pizzicato). Les doigts de la main gauche viennent appuyer la corde sur la touche de manière à raccourcir la longueur de celle-ci (longueur qui, avec la tension, va déterminer la hauteur de la note). Parfois, on pose légèrement un doigt en un endroit précis de la corde, sans appuyer, de manière à bloquer certains modes de vibration : en mettant le doigt au milieu de la corde par exemple, on ôte par exemple le mode fondamental, et on entend alors surtout le premier harmonique, une octave plus haut que la note obtenue sur cette corde à vide. Ces notes sont appelées des harmoniques.
Historique
Les premiers violons sont apparus au milieu du probablement en Italie du Nord et sont les descendants des rebecs et des violes. Antonio Stradivari fit évoluer l'instrument qui n'avait pas changé depuis sa mise au point par un membre de la famille Amati. À partir du début du le violon a subi de nombreux changements, extérieurement peu visibles mais de grande influence sur l'évolution du son.
Depuis 1950 on réutilise de plus en plus pour l'interprétation de la musique ancienne (1600-1830), des violons dans leur état original, appellé aujourd'hui Violon baroque. Cependant l'accord baroque n'est plus toujours de mise car le la n'était pas fixé de manière uniforme, et aucun moyen ne nous est resté pour en déterminer une valeur à telle époque et tel endroit. On estime selon les circonstances météréologiques et les coutumes régionales des valeurs entre 390Hz et 415Hz, mais des valeurs extrêmes de 465Hz sont connus.
Au XXème siècle différentes découvertes ont été faites. Vers 1925, Karl Kohlbeck découvrit que le ton du violon était influençable par le type de colle utilisé. Plus récemment, les violons en fibre de carbone ont été mis au point avec un avantage considérable : leur prix peu élevé. Ils ne servent cependant que de violons d'étude car, de l'avis des violonistes, ont un son plus terne, qui évolue peu (ou pas). Ils sont très aisément reconnaissables grâce à leur table noire qui comporte un fin quadrillage sombre.
Autour du violon : ensembles, luthiers, violonistes...
- Le violon est l'instrument le plus représenté dans l'orchestre symphonique classique. Il y a en effet en moyenne 25 violonistes pour un orchestre symphonique d'une centaine de musiciens.
- Les luthiers créent et entretienentt les instruments à cordes. Les plus connus sont Antonio Stradivari, la famille Amati, la famille Guarneri, en France Jean Baptiste Vuillaume.
- Liste de violonistes célèbres de 1600 - 2005
- École française du violon
À écouter
Quelques œuvres célèbres
- Jean-Sébastien Bach, Sonates et Partitas pour violon seul, 6 Sonates pour Violon et clavecin; 2 Concertos pour violon, Concerto pour deux Violons,
- Béla Bartók, Sonate pour violon seul, 2 sonates pour violon et piano, 2 concertos pour violon;
- Alban Berg, «Concerto à la mémoire d'un ange»;Concerto pour violon et Orchestre (1935)
- Luciano Berio, Sequenza pour violon seul, Corale pour violon et ensemble
- Ludwig van Beethoven, le Concerto pour violon, les Sonates pour violon et piano
- Johannes Brahms, le Concerto pour violon, Sonates pour violon et piano ;
- Max Bruch, le Concerto pour violon ;
- Claude Debussy, sonate pour violon et piano ;
- Antonín Dvořák, le Concerto pour violon ;
- César Franck, sonate pour violon et piano ;
- Felix Mendelssohn-Bartholdy, le Concerto pour violon en mi mineur op. 64 ;
- Wolfgang Amadeus Mozart, 5 Concertos pour violon, la Symphonie concertante, KV.364,
- Niccolò Paganini, ses Concertos 1 à 4 et ses 24 Caprices;
- Sergeï Prokofiev, Concerto pour violon n°1
- Maurice Ravel, sonate pour violon et piano ;
- Pablo de Sarasate, Fantaisie de concert de Carmen ;Zigeunerweisen, Habanera
- Jean Sibelius, le Concerto pour violon ;
- Tchaïkovski, le Concerto pour violon ;
- Henri Vieuxtemps, 6 Concertos pour violon;
- Antonio Vivaldi, Les Quatre Saisons
- Eugène Ysaÿe, Sonates pour Violon Solo, Op. 27
- Fritz Kreisler, Liebesleid et Liebesfreud
En musique traditionnelle
Il est joué par un violoniste, en musique classique ou moderne, et par un violoneux en musique traditionnelle du centre-France et du Québec. En Irlande, l'instrument se nomme fiddle et est joué par un fiddler.
Le violon est aussi largement joué dans la musique indienne, la musique traditionnelle (tsigane, irlandaise, québécoise, centre de la France, entre autres),
- Kevin Burke, musicien Irlandais ayant participé notamment au groupe The Bothy Band;
- Jean-François Vrod, violoneux ayant participé notamment à Café-Charbon.
Des violonistes tels Stéphane Grappelli, Jean-Luc Ponty, Didier Lockwood, des compositeurs comme John McLaughin, Frank Zappa, ont largement contribué à élargir l'utilisation de cet instrument.
Autre acception
En argot, le violon désigne la prison.
Les « boîtes à violon » désignent parfois les chaussures de ceux que la nature a gâtés du côté des pieds.
Liens externes
- [http://www.violonbleu.com/ L'univers du violon bleu] - Découvrez le violon bleu et son univers pour apprendre à jouer en ligne (vidéos, mp3, tablatures,dvd...)
- [http://library.thinkquest.org/27178/?tqskip1=1 the violin] - Un très bon site entièrement consacré au violon (histoire, facture, etc.)
- [http://stradivari.vip7.com/ STRADIVARI, LE VIOLON ET LE NOMBRE D'OR] - Ce qu'aurait pu utiliser Antonio Stradivari pour dessiner ses violons : le nombre d'or ?
Catégorie:Instrument à cordes frottées
Catégorie:Instrument de musique classique
Musique classique ja:古典派音楽
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Au sens le plus large, on appelle couramment musique classique la musique occidentale « savante » composée jusqu’au . Cette définition extensive est quelque peu paradoxale : dans d’autres domaines artistiques, on opposera, par exemple, « baroque » et « classique », « classicisme » et « modernisme ». On devrait donc s’étonner de qualifier de classique, la musique baroque, ou la musique atonale... mais l’habitude est prise, faute de mieux.
Cependant, quelles que puissent être les diversités techniques et stylistiques, on peut dire que la musique classique :
- est écrite par un compositeur qui suit (ou transgresse...) des règles académiques.
- est jouée par des interprètes
- est écoutée par un public
Même s’il faut admettre des exceptions, cette définition exclut a priori les musiques improvisées, où il n’y a pas de séparation nette entre le rôle du compositeur et celui de l’interprète, les musiques anonymes ou collaboratives, où le rôle du compositeur est effacé, ainsi que les musiques utilitaires (danse, film). Cependant, on considère généralement que les danses anciennes constituant la suite ou pratiquées au XIX siècle (mazurkas, valses, etc.) et les musiques de ballet relèvent de la musique classique.
On doit aussi noter que les musiciens classiques apprenaient l'art de l'improvisation : mais cette musique de l'instant présent n'était généralement pas destinée à être ensuite fixée sur le papier. Néanmoins, certaines partitions trouvent certainement leur origine dans une improvisation ; un exemple célèbre est la fantaisie chromatique de J.S. Bach.
Dans un sens plus restreint et plus exact, on réserve ce terme à la musique composée, approximativement entre 1750 et 1820. Dans cette acception, les plus grands compositeurs classiques sont Haydn, Mozart et Beethoven, et ce courant fait suite à la musique baroque, et précède la musique romantique : pour lever l’ambiguïté, on peut l'appeler « musique de la période classique ».
Pendant les sept ou huit siècles qu'embrasse l'histoire de la musique classique occidentale, une évolution continue a eu lieu, avec quelques périodes de rupture qui permettent, avec plus ou moins de pertinence et de précision, de distinguer plusieurs grandes périodes caractérisées :
- la musique du Moyen-Âge
- la musique de le Renaissance
- la musique baroque
- le classicisme
- le romantisme
- l'époque moderne
- la période contemporaine.
La palette de navigation ci-contre permet d’accéder facilement à l’article désiré.
Musiques classiques en dehors de l'Occident
On parle aussi de musique classique pour désigner des traditions de musiques savantes non occidentales telles que la musique classique indienne.
Liens externes
- [http://www.radiofrance.fr/chaines/france-musiques/biographies/ radiofrance.fr (France Musiques)] Biographies de compositeurs, d'interprètes et d'ensembles. Ecoutez la radio depuis d'Internet.
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewtopic.php?t=6202/ Introduction à la musique classique], une excellente présentation interactive (possibilité d'écouter un extrait de chaque genre présenté) des grands courants de la musique classique.
- [http://www.musicologie.org/ Musicologie.org] De très nombreux articles et biographies relatifs à la musique classique
- [http://www.psychedeched.com/ Patate Fruitée on the moon] - Le monde de la musique classique à portée de tous, avec de nombreux extraits musicaux et vidéos
- [http://www.musimem.com/ Musimem.com] Articles, biographies, essais, documents sur la musique classique.
Rock
Le rock est un genre musical qui mêle le blues noir, et le rythm and blues en premier lieu, avec une culture blanche marquée par la musique country notamment. Le rock devient par la suite une véritable philosophie avec sa cohorte culturelle, du cinéma aux bandes dessinées en passant par la mode vestimentaire. Le rock dépasse très largement le cadre purement musical, et tout, ou presque, peut être rock !
Historique
La naissance (américaine) du rock
bandes dessinées
Le rock est un enfant du blues, le rythme ternaire (division du temps) de celui-ci étant remplacé par un rythme binaire et le tempo devenant plus soutenu. Il convient ici de distinguer rythm and blues et rock, même si la tâche apparaît délicate de la fin des années 1940 à 1954. Citons ici Fats Domino qui fait du rock dès 1948 sans le savoir.
En 1951, le disc jockey Alan Freed anime une émission appelée Moondog's Rock And Roll Party. C'est la première diffusion du rock'n'roll à une large audience. C'est ce DJ radio qui trouve son nom au Rock'n'Roll en reprenant une expression que l'on retrouve depuis les années 1940 dans certaines chansons de rythm and blues et qui signifie en argot « faire l'amour ». Alan Freed est le premier DJ blanc à soutenir avec force des artistes noirs jouant la « musique du diable ». La bonne société américaine en fera son « ennemi numéro 1 » et aura d'ailleurs sa peau en 1959.
Elvis Presley et Bill Haley sont deux précurseurs chez les chanteurs blancs. Elvis Presley, surnommé « Le King » (« Le Roi du Rock and Roll »), collectionnera très rapidement les succès, mais c'est Bill Haley et ses Comets qui lancent vraiment l'affaire avec le titre Rock around the clock. Ce premier tube de l'histoire du Rock qui figure au générique du film Graine de violence est un remix d'un titre déjà enregistré trois ans plus tôt sur un tempo nettement plus country. Bill Haley était en effet un chanteur de country patenté. Buddy Holly, Jerry Lee Lewis, Eddie Cochran et autres Gene Vincent s'engouffrent dans la brèche. Les musiciens noirs restent très actifs avec Chuck Berry tout particulièrement. N'oublions pas Little Richard, qui sur son premier 45 tours, signe quatre des plus grands standards de rock, à savoir : Tutti frutti, Long tall sally, Rip it up et Ready teddy.
Le rock'n'roll provoque un mouvement de rejet de la bonne société américaine qui croit avoir triomphé de ce mouvement en 1959. On annonce alors la mort du rock et il est vrai qu'aux États-Unis, les chanteurs sont désormais très propres sur eux.
La renaissance (anglaise) du rock
1959
La réplique ne vient pas d'Amérique mais d'Angleterre. Les Beatles, les Rolling Stones et autres The Who imposent définitivement au niveau mondial un genre musical qui devient emblématique de la seconde moitié du XXe siècle. Le rock se ramifie alors presque à l'infini en explorant des niches apparemment improbables. Le jazz-rock, pour ne citer que lui, naît de cette recherche entamée dès les années 1960.
Si les années 1950 proposaient une scène commune pour artistes noirs et blancs, les années 1960 mettent fin à cette mixité. La scène rock britannique est logiquement blanche, tandis que les noirs américains adaptent à leur sauce la redécouverte anglaise de l'importance de la mélodie. S'appuyant sur les anciennes structures ségrégationnistes, ils mettent au monde une branche importante de l'arbre généalogique du rock englobant ce qu'il convient de qualifier de « dance music », du funk au rap en passant par la pop de la Tamla des années 1960. Conséquence de ce cloisonnement, les rockers noirs sont rares dans l'autre grande famille du rock post-Beatles. Citons toutefois Jimi Hendrix, guitariste de génie, qui électrifie son blues et ouvre au rock (blanc) d'autres univers.
Le rock de la fin des années 1960 se politise et le Flower Power est l'expression pacifique du rock planant qui caractérise le passage entre l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles (1967) et les premiers riffs punk de 1975.
La révolution punk et ses conséquences
1975
Les racines musicales du mouvement punk remontent aux années 1960 avec le genre Rock garage (Stooges, MC5) suivit par la scène new yorkaise du milieu des années 1970 comprenant notamment The New York Dolls et The Ramones. C'est toutefois en Angleterre et en France que le mouvement punk prend vraiment son envol à partir de 1976 avec les Sex Pistols et autres The Clash en tête d'affiche. Le mouvement punk se pose clairement en réaction face au rock des années 1970 qui n'autorise les enregistrements qu'aux virtuoses. Le premier message des punks est là : la musique appartient à tout le monde, même si la technique n'est pas absolument maîtrisée. Les punks ouvrent ainsi les portes des studios d'enregistrement à d'innombrables groupes, de The Police à U2. Le second message des punks est plus politique. Les Britanniques enterrent leur statut de Grande Puissance (No future for the UK).
Les États-Unis avaient résisté plus de dix-huit mois à la beatlemania, ils tiendront bon pendant plus de vingt ans face à la vague punk. Si l'ouverture des studios a bien lieu aux États-Unis, elle est moins flagrante qu'en Europe. Musicalement, les tenants d'un rock dit « Modern » se revendiquent toutefois ouvertement comme des enfants du punk. Il faut attendre 1988 et le mouvement grunge de la côte ouest américaine (Nirvana) pour percevoir un écho punk dans la musique américaine grand public, cicatrisant efficacement les plaies d'un rock divisé depuis plus de dix ans en deux camps : « Classic » et « Modern ». Ce débat est essentiellement américain, car en Europe les modernistes ont gagné la partie dès le début des années 1980.
La composante hard rock profite, elle aussi, très largement de l'ouverture des studios. Conséquence logique de cette multplication des enregistrements : l'apparition de nombreux sous-genres. Jadis, Hard rock et Heavy metal étaient deux synonymes, mais depuis le début des années 1980 une scission s'est produite. Le vocable « Heavy Metal » est en effet redéfini par le journaliste Lester Bangs du magazine Creem. On voit ensuite apparaître le Thrash metal, le Gothic metal, le Death metal, entre autres, avant l'émergence logique d'un... Nu metal.
Célèbres groupes et chanteurs de rock
Le rock par pays
Voir aussi : :Catégorie:Rock par pays
Culture rock
Le rock n'est plus seulement un mouvement musical depuis le milieu des années 1950. Le film Graine de violence qui présente en générique le fameux Rock around the clock de Bill Haley pose d'ailleurs d'emblée les bases sociales du mouvement : la rébellion face à l'ordre établi. C'est vrai au milieu des années 1950, ce sera également vrai dans les années 1960 avec le mouvement hippies, puis à la fin des années 1970 avec le mouvement punk. Ce rôle semble avoir été repris depuis une quinzaine d'années par le rap, mais dans les faits, le rock n'a jamais renié ses racines rebelles. La fameuse maxime « Sex and drugs and rock'n'roll » est une autre facette du caractère libre et rebelle du rock (Born to be wild).
Jadis considéré comme un vêtement de travail, le blue jean a été démocratisé par le mouvement rock. La mode, qu'elle soit vestimentaire ou capillaire, par exemple, est clairement influencée par le rock depuis cinq décennies. Le rock n'influence pas seulement la mode, mais plus généralement les arts, du cinéma à la peinture en passant la littérature. L'œuvre d'un Andy Warhol, pour ne citer que lui, s'appuie ainsi clairement sur un socle rock.
Voir aussi
Article connexe
- culture de jeunesse
Liens externes
- [http://www.history-of-rock.com histoire du rock, en anglais]
- [http://www.babelrock.com/ Babelrock - Webzine francophone sur le rock d'hier et d'aujourd'hui]
- [http://www.thenoisetimes.net theNoiseTimes, webzine français présentant chroniques, interviews, live reports et biographies sur le "rock" dans son acception large]
ja:ロックンロール
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Catégorie:genre musical
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Tomaso Albinoni
Tomaso Albinoni — 14 juin 1671 - 17 janvier 1751 — né et mort à Venise, est un violoniste et un compositeur italien.
Biographie
C'est un violoniste et un maître de chant renommé, mais on ignore quelle a été sa formation (certains musicologues avancent le nom de Legrenzi). Issu d'une famille très aisée — des marchands de papier —, Albinoni peut se consacrer à la musique sans soucis financiers. Il se qualifie lui-même de dilettante veneto. En tant que fils aîné, son père le destine à reprendre les intérêts de l'entreprise familiale. Cependant, après la mort de celui-ci en 1709, Tomaso abandonne la responsabilité de l'entreprise à ses deux frères cadets, et se consacre uniquement à la musique, se qualifiant cette fois de musico di violino. Il épouse la cantatrice d'opéras Margherita Raimondi, décédée en 1721. À partir de 1741, dix ans avant sa mort, il n'existe plus aucun document le concernant — peut-être à cause d'une maladie...
Bach s'est intéressé à ses compositions, et lui a même emprunté des thèmes musicaux. Il laissait aussi réaliser par ses élèves des partitions d'Albinoni ne contenant que la basse chiffrée.
Œuvres
Albinoni a composé environ 80 opéras dont il ne reste pratiquement rien. En effet, près de 70 de ces partitions furent malheureusement détruites pendant le bombardement de Dresde, en février 1945. On sait cependant que ses opéras étaient fréquemment représentés hors de l'Italie dans les années 1720, notamment à Munich. Outre une trentaine de cantates dont une seule a été publiée (Amsterdam, vers 1701), c'est son œuvre instrumentale qui nous est parvenue, grâce à une publication imprimée :
- Op. 1 : 12 Suonate a tre, publiées à Venise en 1694
- Op. 2 : 6 Sinfonie & 6 concerti a 5, publiés à Venise en 1700
- Op. 3 : 12 Baletti a tre, publiés à Venise en 1701
- Op. 4 : 6 Sonate da chiesa pour violon & B.C., publiées chez Roger à Amsterdam vers 1709
- Op. 5 : 12 Concerti a cinque (& B.C.), publiés à Venise en 1707
- Op. 6 : 12 Trattenimenti armonici per camera pour violon, violone et clavecin, publiés à Amsterdam vers 1712
- Op. 7 : 12 Concerti a cinque pour un ou deux hautbois & cordes, publiés à Amsterdam en 1715
- Op. 8 : 6 Balletti e 6 Sonate a tre, publiés à Amsterdam en 1722
- Op. 9 : 12 Concerti a cinque pour un ou deux hautbois & cordes, publiés à Amsterdam en 1722
- Op. 10 : 12 Concerti a cinque pour 3 violons, alto, violoncelle & B.C., publiés à Amsterdam (? 1735-36)
ainsi que qu'une vingtaine d'autres œuvres sans numéro d'opus, dont la plupart subsistent sous forme de manuscrits.
- Le célèbre « Adagio d'Albinoni » est très connu du grand public, mais il s'agit d'une œuvre reconstituée en 1945 par Remo Giazotto, à partir d'un fragment de mouvement de sonate à trois.
- Pour la petite histoire, son Adagio a été utilisé par la série de Science Fiction « Cosmos 1999 » pour un de ses épisodes de la première saison de la série, « Le domaine du Dragon ». Il donne le rythme du "Procès" réalisé par Orson Welles en 1962, d'après la nouvelle de Franz Kafka.
Partitions en ligne
- [http://icking-music-archive.org/ByComposer/Albinoni.html 6 sonates da chiesa, 12 sonates de chambre, l'adagio et une suite]
Voir aussi
- Liste des violonistes.
Albinoni, Tomaso
Albinoni, Tomaso
Albinoni, Tomaso
Albinoni, Tomaso
Albinoni, Tomaso
1751Catégorie:1751
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Cette page concerne l'année 1751 du calendrier grégorien.
Événements
- Bulle de Benoît XIV condamnant la Franc-Maçonnerie.
- Diderot et d'Alembert publient le premier volume de l'Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers.
- Début de l'occupation chinoise au Tibet et dans le bassin du Tarim (fin en 1759).
- Début du règne d'Adolf-Frédéric, roi de Suède (fin en 1771).
- Robert Clive défait les Français à Arcot. C'est la fin de l'influence française à Madras. Le siège de Tiruchirapalli par les Français est un échec.
- Le savant français Jean-Étienne Guettard produit les premières cartes géologiques de France.
- Édition du premier journal au Canada nommé le Halifax Gazette.
- Début de la publication de l'Encyclopédie de Diderot.
Arts
Sciences et techniques
- Le nickel est isolé par Axel Fredrik Cronstedt.
- 16 mars : James Madison.
- 17 mars : Anders Dahl, botaniste suèdois († 1789).
- 10 décembre : George Shaw, botaniste et zoologiste britannique († 1813).
- 17 janvier : Tomaso Albinoni, compositeur italien.
- 29 juillet : Benjamin Robins ingénieur et mathématicien britannique inventeur du pendule balistique.
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Johann Sebastian Bach
"S'il y a quelqu'un qui doit tout à Bach, c'est bien Dieu !"
: (Cioran)
Jean-Sébastien Bach (Johann Sebastian Bach en allemand) était un compositeur et organiste allemand, (21 mars 1685, à Eisenach - 28 juillet 1750, à Leipzig)
Compositeur de l'époque baroque dont il symbolise et personnifie l'apogée, il eut une influence majeure et durable dans le développement de la musique occidentale ; les plus grands compositeurs, tels que Mozart et Beethoven reconnurent en lui un maître insurpassable.
Son œuvre est remarquable en tous points : par sa rigueur et sa richesse harmonique, mélodique ou contrapuntique, sa perfection formelle, sa maîtrise technique, sa pédagogie, la hauteur de son inspiration et le nombre de ses compositions. Elle échappe à la gradation traditionnelle avec la formation, la période de maturité puis le déclin : la qualité des œuvres de jeunesse égale celle des compositions plus tardives.
Biographie
Eisenach
Bach naquit dans une famille de musiciens exerçant depuis plusieurs générations comme musiciens de cour, de ville ou d'église dans la région de Thuringe. Il se situe à la cinquième génération depuis le premier ancêtre connu, un certain Veit Bach qui serait venu au seizième siècle de Hongrie, meunier et musicien amateur. À sa naissance, les Bach qui pratiquent la musique sont plusieurs dizaines ; il s'agit de la plus importante famille de musiciens connue dans toute l'histoire de la musique occidentale.
Il reçoit une éducation musicale de son père Johann Ambrosius, violoniste. À l'âge de dix ans, ayant perdu en quelques mois sa mère puis son père, il fut recueilli par son frère aîné Johann Christoph, élève de Johann Pachelbel et organiste à Ohrdruf, qui poursuivit son éducation musicale. Jean-Sébastien se montrait très doué pour la musique et participait aux revenus de la famille en tant que choriste. Il aimait à recopier et étudier les œuvres des compositeurs auxquelles il peut accéder.
Lüneburg
Les ressources de son frère, qui fut déjà marié et était chef de famille sont limitées : vers 1700, Jean-Sébastien parvint à se faire admettre dans une manécanterie (la Michaelisschule) à Lunebourg, ville située à 200 km vers le nord et qu'il rejoignit à pied en compagnie d'un camarade. Outre la musique, il y apprit aussi la rhétorique, la logique, le latin, le grec et le français. Il fit la connaissance de Georg Böhm, musicien de la Johanniskirche et élève du grand organiste de Hambourg Johann Adam Reinken. Celui-ci l'initia au style musical de l'Allemagne du nord. Il côtoyait aussi à Lunebourg des musiciens français émigrés, notamment Thomas de la Selle, élève de Lully : c'était l'approche d'une autre tradition musicale ; il recopia intégralement l'œuvre d'orgue de Nicolas de Grigny, et entama peut-être une correspondance avec François Couperin.
C'est surtout seul qu'il analysa avec rigueur les partitions des musiciens connus. Sa passion et sa curiosité étaient telles qu'il n'hésitait pas à faire des dizaines de kilomètres à pied pour aller écouter des musiciens, tels Böhm, Reinken et Lübeck, et même plusieurs centaines pour le grand Buxtehude.
Arnstadt
En 1703, il devint organiste à Arnstadt. Il se fit rapidement une réputation de virtuose et d'improvisateur de musique.
Mühlhausen
De 1707 à 1708, il était organiste à Mühlhausen. Il y écrivit sa première cantate, prélude à une œuvre liturgique monumentale à laquelle se rajoutera l'œuvre pour orgue, témoins les plus révélateurs du génie, de la profondeur et de la beauté pure dont Bach s'est fait le plus grand interprète de tous les temps. Il composera sa vie durant des cantates pour cinq années complètes de cycle liturgique, soit plus de trois cents. Plusieurs dizaines de ses compositions sont perdues, dont une grande partie date de cette période. C'est aussi dans cette ville qu'il épouse sa cousine Maria Barbara dont il admirait le teint de soprano. Il doit se battre pour constituer une dote convenable et pour donner à sa femme une place dans les représentations ( les femmes n'étant pas admise à la tribune d'honneur jusqu'au 19ème siècle).
Weimar
De 1708 à 1717, organiste et premier violon solo à la chapelle du duc de Weimar, il disposait de l'orgue mais aussi de l'ensemble instrumental et vocal du duc. Cette période vit la création de la plupart de ses œuvres pour orgue, de ses cantates, de ses pièces pour clavecin inspirées des grands maîtres italiens. Mais il voulait quitter cette ville où il s'ennuyait. le Duc de Weimar appris la nouvelle et l'emprisonna. Il fallu que le Prince léopold d'Anahlt-Coethen vienne le libérer pour le nommer musicien de chapelle à sa cour de Coethen.
Cöthen
De 1717 à 1723, il est maître de chapelle à la cour du prince Léopold de Anhalt-Cöthen. Le prince est musicien, attentionné et calviniste. Cette période heureuse de la maturité est propice à l'écriture de ses plus grandes œuvres instrumentales pour luth, flûte, violon (Sonates et partitas pour violon solo), clavecin (premier livre du « Clavecin Bien Tempéré »), violoncelle (Suites pour violoncelle seul), et les Six concerti brandebourgeois. Cette cour lui offre tout le confort désiré autant au niveau pécunier qu'amical. Seulement un événement va faire basculer la vie de Bach : la mort de sa femme Maria Barbara. Il en est d'autant plus bouleversé, qu'il apprend la mort et l'enterrement de Maria Barbara qu'à son retour de Dresde. Il songe ainsi à quitter cet endroit empli de souvenirs et trois motifs vont avoir raison de son départ : il ne pouvait composer de musique sacrée dans une cour calviniste ce qui lui manque énormément, la deuxième femme du Duc semble être une "amusa" et Leipzig, où le poste de Cantor est vacant, lui permet une plus grande renommée en Saint Empire mais aussi en Pologne et en France ( le duc de Saxe est roi de Pologne et a fréquenté la cour de Versailles avec laquelle il garde de bonnes relations). Il obtient le poste de Cantor et compose la Passion selon Saint Jean, première œuvre à venir, avec ardeur à Cöthen.
Leipzig
De 1723 à 1750, soit plus de vingt-cinq ans à Leipzig, Bach succède à Johann Kuhnau, comme cantor de l'église luthérienne saint Thomas. Il s'y installe avec sa deuxième femme Anna Magdalena, fille d'un grand musicien et choriste de la cour de Coethen qu'il a épousé à Coethen. Il enseigne la musique, le catéchisme et le latin dans les deux écoles ecclésiastiques de la ville : St Thomas pour les "pauvres" et St Nicolas pour les "riches", mais doit aussi fournir de très nombreuses partitions pour les églises, une cantate pour chaque dimanche et jour de fête. les partitions sont souvent mal exécutées faute d'instrumentistes et de solistes à la hauteur. Il se heurte souvent à la jalousie de ses confrères qui forcent notamment les élèves à boycotter les leçons de musique de Bach. Il méne une vie riche en connaissances, constituant une bibliothèque spécialisé en bibliologie, théologie et mystique. Sa femme l'aide beaucoup pour sa fonction de Cantor, en recopiant toute ses partitions. Sa fonction de Director Musices lui permet d'assister à des réunions musicales organisées au Café Zimmerman pour des bourgeois amateurs de musique et de participer aux débats à l'Université. C'est à Leipzig qu'il compose la majorité de ses œuvres sacrées dont la "Passion selon Saint Matthieu" qui reste l'œuvre majeure de la musique sacrée mondiale. Il composera 126 de ses cantates à ce poste.
Il emprunte donc beaucoup à ses travaux précédents, mais son génie, sa créativité et son intelligence sont tels que toutes ces œuvres restent exceptionnelles et figurent parmi les plus grands chefs-d'œuvre de toute l'histoire de la musique occidentale. En particulier, la Passion selon saint Matthieu, la Messe en si mineur, le Deuxième livre du « Clavier Bien Tempéré », l'Offrande Musicale et l'Art de la fugue, sorte de « point d'orgue » où l'artiste, parvenu à la maîtrise ultime de son talent, portera son expression aux limites de la perfection.
L'héritage musical
Avec Jean-Sébastien la musique baroque atteint, à la fois, son apogée et sa fin rapide. Dès sa disparition, le musicien génial est quasiment oublié parce que passé de mode, comme le contrepoint qu'il a porté à une perfection inégalée.
Les fils qu'il a formés Wilhelm Friedemann, Carl Philipp Emanuel, Johann Christoph Friedrich, Johann Christian vont suivre des chemins différents que Bach avait déja devinés en disant « Carl Philipp Emmanuel est comme le bleu de chine il sera connu mais s'évaporera vite. Seul Wilhelm Friedeman réussira à percer durablement même s'il mettra du temps avant de réussir ». Ils suivront les traces de leur père en prenant exemple sur le style classiciste qui prend alors le pas sur le Baroque. Seul l'aîné, Wilhelm Friedemann, se concacrera plus amplement au piano et rejoindra Haendel à Londres, se faisant un des principaux précurseurs du « Romantisme ».
Wolfgang Amadeus Mozart lui-même ne faisait pas exception, jusqu'au jour où le baron Van Swieten, un passionné de musique baroque qui possédait une bibliothèque musicale très riche, lui fit découvrir avec enthousiasme une partie de l'œuvre de Bach. Mozart vit alors tous ses préjugés s'effondrer et fut pendant quelque temps incapable de composer. Quand il réussit à assimiler cet immense héritage, sa manière de composer fut changée en quelque chose, comme enrichie, sans qu'il ait eu besoin pour cela de renoncer à son style personnel : on pense notamment à son Requiem, à la symphonie « Jupiter », dont le quatrième mouvement est une fugue à cinq voix écrite en contrepoint renversable, à certains passages de La Flûte enchantée, etc.
Ludwig van Beethoven connaissait très bien l'œuvre pour clavecin de Bach et, jeune, il en jouait une grande partie par cœur. Il a pris exemple sur les Variations Goldberg pour composer ses Variations pour piano.
Beaucoup de gens, cependant, ne redécouvrirent le génie de ce compositeur qu'au , grâce l'un de ses successeurs à Saint Thomas de Leipzig, Mendelssohn qui fit rejouer la Passion selon Saint Matthieu à l'Église Saint Thomas. Depuis, son œuvre, insensible à l'évolution des goûts, reste la référence incontournable et inégalée de l'ensemble de l'œuvre musicale occidentale.
Dans les années 1930 à Leipzig, une nouvelle approche de la lecture de ses œuvres va être initiée par Karl Straube avec des effectifs instrumentistes et choraux moins imposants que ceux des interprétations du , il va aussi jouer les œuvres dites théoriques comme L'art de la fugue (avec orchestre toutefois) ; l'aboutissement de ce renouveau se retrouvera à partir des années 1950 avec des interprètes tels Gustav Leonhardt et ses nombreux disciples ou Nikolaus Harnoncourt. Gustav Leonhardt et Nikolaus Harnoncourt seront les premiers à enregistrer l'intégrale des cantates. Mais surtout Glenn Gould révélera tout le génie de Bach en mettant l'accent sur la sensibilité fortement et volontairement présente dans toute l'œuvre de Bach et mise de coté au profit de la perfection technique. Glenn Gould sera le premier à retranscrire tout l'œuvre de Bach au piano, ce que Bach aurait voulu étant donné qu'il a découvert le piano à la cour de Frédéric II de Prusse et auprès de Silbermann, après quoi il a encouragé l'interprétation de ses œuvres sur piano. Glenn Gould arrivera à l'apogée de son alchimie musicale dans le deuxième enregistrement des Variations Goldberg en 1981.
Cette musique, même mal interprétée, revisitée (Jacques Loussier ou Wendy Carlos), transposée d'un instrument à un autre, voire adaptée en tempo jazz, garde ses propriétés, comme si la richesse de sa structure rendait le reste accessoire.
Marcel Dupré jouait l'œuvre intégrale de Bach pour orgue par cœur, de même que Helmut Walcha, le grand organiste allemand qui, aveugle dès son adolescence, l'apprit par une écoute attentive.
Pensées
- « La vie est une erreur. Une merveilleuse erreur de parcours qui a produit la musique de Bach et, pas très loin, les camps de concentration. », Thierry Hentsch ;
- « Devant celui-là, tous les autres ne sont que des enfants », Robert Schumann ;
- « Sans Bach, la théologie serait dépourvue d'objet, la Création fictive, et le néant péremptoire », « S'il y a quelqu'un qui doit tout à Bach, c'est bien Dieu », Cioran, Syllogismes de l'amertume, Gallimard ;
- « La musique, chez Bach, tend à devenir un être vivant, palpitant et sensible », Pierre Vidal.
- « Il y a d'abord Bach … et puis tous les autres. » Pablo Casals
- « Malgré tout mon amour pour beaucoup d'autres – et Beethoven et Mozart ne sont pas les moindres – je ne peux qu'être d'accord avec Casals : Bach les domine tous. » Paul Tortelier
Compositions remarquables
- Liste complète : Liste des œuvres de Jean-Sébastien Bach ;
- pour les cantates sacrées ou profanes : Liste des cantates de Jean-Sébastien Bach.
- Cantates BWV 4, BWV 6, BWV 78, BWV 106, BWV 140, BWV 136, BWV 198, BWV 146, BWV 177, BWV 127, BWV 35, BWV 51, BWV 56, BWV 82, BWV 201, BWV 205, BWV 208, BWV 211, BWV 212.
- Passion selon saint Jean, BWV 245 ;
- Passion selon saint Matthieu, BWV 244 ;
- Messe en si mineur BWV 232 ;
- Oratorio de Noël, BWV 248 ;
- Magnificat, BWV 243 ;
- Motets, BWV 225 à BWV 231 ;
- Toccata et fugue en ré mineur pour orgue, BWV 565 et quelques autres couples de Prélude et Fugue comme BWV 542, 543, 544, 545, 582;
- Les variations Goldberg, BWV 988 ;
- Les six partitas pour clavecin, BWV 825 à BWV 830 ;
- Inventions et symphonies, BWV 772 à BWV 801 ;
- Inventions, BWV 772 : Media:Bach-invention-01.mid
- Symphonie, BWV 787 : Media:Bwv787.mid
- Le clavier bien tempéré, BWV 846 à BWV 893 ;
- Prélude I, BWV 846 : Media:Wtk1-prelude1.mid
- Sonates et partitas pour violon seul, BWV 1001 à BWV 1006 ;
- Suites pour violoncelle seul, BWV 1007 à BWV 1012 ;
- Suite pour violoncelle, BWV 1008, partition : http://wikisource.org/wiki/Suite_pour_violoncelle%2C_II#Courante
- Sonates pour flûte, BWV 1013, BWV 1020, BWV 1030 à BWV 1035 ;
- Les six concertos brandebourgeois, BWV 1046 à BWV 1051 ;
- Concertos pour violon, BWV 1041, BWV 1042, BWV 1043 ;
- Concertos pour clavecin, BWV 1052 à BWV 1065 ;
- Suites pour orchestre, BWV 1066 à BWV 1070 ;
- L'Offrande musicale, BWV 1079 ;
- L'art de la fugue, BWV 1080;
Quelques grands interprètes
- Chefs d'orchestre : Gunther Ramin, Karl Richter, Pablo Casals, Karl Munchinger, Gustav Leonhardt, Frans Brüggen, Nikolaus Harnoncourt, Jordi Savall, Reinhard Goebel, Philippe Herreweghe, Masaaki Suzuki, Sigiswald Kuijken
- Violoncellistes : Pablo Casals, Paul Tortelier, Pierre Fournier, Janos Starker, Anner Bylsma, André Navarra
- Violonistes : David Oïstrakh, Nathan Milstein, Georges Enesco, Yehudi Menuhin, Sigiswald Kuijken, Hilary Hahn, Arthur Grumiaux
- Claviers : Glenn Gould, Wanda Landowska, Edwin Fischer, Ralf Kirkpatrick, Helmut Walcha, Sviatoslav Richter, Marie-Claire Alain, Gustav Leonhardt, Michel Chapuis, Friedrich Gulda, André Isoir, Pierre Hantaï, Masaaki Suzuki, Alexis Weissenberg, Murray Perahia, Pierre Réach.
Ouvrage de référence
- Vie de Johann Sebastian Bach, Johann Nikolaus Forkel : première biographie du compositeur (1802).
Voir aussi
Articles connexes
- Écoles allemandes d'orgue
- Musique de clavecin
Liens externes
- [http://www.mutopiaproject.org/cgibin/make-table.cgi?Composer=BachJS Projet Mutopia : partitions]
- http://www.jsbach.org/ www.jsbach.org - Site très complet (en anglais)
- http://www.bach-cantatas.com/ - Site très très complet; tout y est (en anglais)
- http://www.classiccat.net/bach_js/ - Guide pour des mp3s (en anglais)
- http://infopuq.uquebec.ca/~uss1010/catal/bacjs/bacjs.html - catalogue complet et détaillé en français
- http://www.greatjsbach.net/BachScores.php3 - Partitions : intégrale de l'œuvre de Bach (en coréen)
- http://jsbintelleipzig.site.voila.fr - Bach dans son univers musical théologique et philosophique : Biographie complète et détaillée, de nombreux renseignements sur des courants comme le piétisme et les Frères Moraves et des informations précieuses sur la ville de leipzig, la philosophie de lumières, la Confession luthérienne ....
-
Bach, Johan Sébastien
Bach, Johan Sébastien
Bach, Johan Sebastian
Bach, Johan Sebastian
Bach, Johan Sebastian
Bach, Johan Sebastian
Bach, Johan Sebastian
Bach, Johan Sebastian
Bach, Johan Sebastian
ja:ヨハン・ゼバスティアン・バッハ
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Cette page concerne l'année 1750 du calendrier grégorien.
Événements
- Début du règne de Joseph I du Portugal (fin en 1777).
- L'astronome anglais Thomas Wright discute des galaxies et de la forme de la Voie Lactée.
- La population de la Terre s'élève à quelque 830 millions d'hommes.
- Épidémie de typhus dans toute la colonie acadienne.
- Construction de Fort Lawrence sur les ruines de Beaubassin par un homme du même nom.
- Voltaire, qui entretient une correspondance avec Frédéric II de Prusse depuis plusieurs années, se rend auprès de lui à Berlin. Il y demeure jusqu'en 1753.
- 18 janvier : Johann Gottlob Schneider, philologue et naturaliste allemand († 1822).
- 14 février : René Desfontaines, botaniste français († 1831).
- 28 juillet : Fabre d'Églantine, poète.
- 18 août : Antonio Salieri, compositeur italien.
- 15 juin : Marguerite de Launay, baronne Staal, écrivaine
- 28 juillet : Jean-Sébastien Bach, compositeur
- Le maréchal de Saxe.
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Cette page concerne l'année 1644 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- Création du régiment de Bretagne
- Début du pontificat d'Innocent X (fin en 1655).
- Le nombre de chômeurs à Londres atteint le chiffre de 40 000.
- Henriette de France, reine d'Angleterre, revient en France.
Amériques
- Brésil : le gouverneur territoires côtiers occupés par le hollandais depuis 1630, Jean-Maurice de Nassau-Siegen démissionne pour protester contre l'exploitation à outrance menée par la Compagnie hollandaise des Indes occidentales. Dès son départ, les colons portugais soutenus par le Portugal (redevenu indépendant de l'Espagne en 1640), se soulèvent contre le pouvoir hollandais.
- On commence à cultiver la canne à sucre dans les Antilles.
Asie
- Les Mandchous s'emparent de Pékin (Beijing) et fondent la dynastie Ch'ing (ou Tsing) qui durera en Chine jusqu'en 1912.
- Les Russes atteignent les confins de la Mandchourie sur le fleuve Amour.
Océanie & Pacifique
- Abel Tasman explore les côtes nord et ouest de l'Australie.
- Les Hollandais s'installent à l'île Maurice.
Arts & cultures
- Le philosophe français René Descartes proclame « Cogito ergo sum » (« Je pense donc je suis »)
- Le peintre français Claude Lorrain peint Port au soleil couchant.
- Antonio Stradivari, maître luthier italien
- 12 août Heinrich Ignaz Franz Biber, musicien allemand
- Matsuo Munefusa, poète japonais connu sous le nom de Basho
Mariages
- 4 août : Marie de Rabutin-Chantal épouse le Marquis Henri de Sévigné.
- 6 octobre : Raymond de Laparre, magistrat français, procureur au Parlement de Toulouse.
- Chongzhen, dernier empereur de la dynastie Ming, se suicide alors que les mandchous de la dynastie Qing envahissent Pékin
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Arcangelo Corelli
Arcangelo Corelli — né le 17 février 1653, à Fusignano (près de Ravenne), mort le 8 janvier 1713, à Rome — est un violoniste et compositeur italien. C'est un des compositeurs majeurs de la période baroque.
Biographie
Corelli était le cinquième enfant d'une famille aisée de propriétaires terriens. Il reçut probablement ses premières leçons d'un professeur local avant de partir en 1666 à Bologne pour y apprendre le violon auprès de deux célèbres violonistes Leonardo Brugnoli et Giovanni Benvenuti. En 1671, il se rend à Rome et devient violoniste de l'église des Français, Saint-Louis.
Il pourrait avoir voyagé en Europe — en France, en Espagne, en Allemagne, mais aucun document ne le prouve véritablement — avant de s'installer définitivement à Rome où il passa presque tout le reste de sa vie, ne la quittant que pour un court voyage à Naples.
À Rome, il parvient à se placer sous le patronage de puissants protecteurs — la reine Christine de Suède, les cardinaux Benedetto Pamphilj et Pietro Ottoboni, neveu du pape régnant —, ce qui lui permet de mener une vie sans soucis financiers et de soigner particulièrement une œuvre assez réduite en nombre de pièces, mais de très grande qualité et entièrement dédiée au violon. Il se retira de la vie publique vers 1708. Il jouissait alors d'une solide aisance financière, avait une collection de tableaux de maîtres mais était généreux envers ses proches.
Influence de Corelli
Sa renommée en tant que violoniste et chef d'orchestre — il lui arriva de diriger plus de 150 musiciens — était très grande, et plus encore, peut-être, que celle de compositeur dont la publication des œuvres était pourtant guettée avec impatience dans toute l'Europe.
Corelli a été en contact avec de nombreux collègues musiciens : Bernardo Pasquini, Alessandro Scarlatti, etc. Georg Muffat et Georg Friedrich Haendel tinrent à le rencontrer lorsqu'ils firent, l'un comme l'autre, leur voyage en Italie. Il fit partie de plusieurs sociétés savantes : Académie de Bologne, Congrégation des virtuoses de Sainte Cécile, Académie d'Arcadie, où il prit le pseudonyme d'« Arcomelo Erimanteo ».
Son influence a été très grande, à la fois dans la diffusion de formes nouvelles — sonate et concerto grosso — et dans la technique du violon. Ce rayonnement s'est exercé largement au-delà des frontières italiennes, et, par exemple, Bach et Couperin l'admiraient beaucoup. Le premier lui a emprunté un thème de sa Sonate op. 3 n° 4 pour sa Fugue d'orgue en si mineur (BWV 579). Le second en faisait, pour la musique italienne, le pendant de ce qu'était Lully pour la musique française : il lui dédia, comme à celui-ci, une « Apothéose » en musique, et s'efforça d'imiter son style dans les sonates dites « des goûts réunis ».
Corelli eut par ailleurs de nombreux disciples violonistes et compositeurs qui essaimèrent dans différents pays : Geminiani, Somis, Locatelli, Gasparini... On considère généralement que Corelli est l'initiateur de la technique moderne du violon, bien qu'il ne fût pas tenté par la pure virtuosité. Il est tout a fait représentatif du style baroque italien, caractérisé par l'emploi d'une ornementation riche — qui sera reprise plus tard par Jean-Sébastien Bach —, d'un continuo composé de plusieurs instrumentistes — clavecin, violoncelle — comme l'attestent plusieurs peintures contemporaines, et d'un contraste dynamique et rythmique important séparant chaque mouvement — comme a témoigné Georg Muffat dans ses écrits.
Œuvre
L'œuvre publiée de son vivant est relativement mince mais irréprochable — car il y apportait le plus grand soin — 5 numéros d'opus auxquels il faut ajouter l'opus 6 qu'il ne put terminer et qui fut publié après sa mort — bien qu'il fût joué dès 1682. Il s'agit de recueils de douze œuvres chacun :
- Opus 1 : 12 sonates da chiesa (d'église) en trio
- Opus 2 : 12 sonates da camera (de chambre) en trio
- Opus 3 : 12 sonates da chiesa (d'église) en trio
- Opus 4 : 12 sonates da camera (de chambre) en trio
- Opus 5 : 12 sonates pour violon solo et continuo — N°1-6 da chiesa et N°7-12 da camera ; la douzième sonate exploite le thème de « La Folia »
- opus 6 : 12 concerti grossi : l'œuvre la plus connue est le célèbre « concerto pour la nuit de Noël », publié de façon posthume.
Les sonates adoptent la forme de la sonate d'église ou de la sonate de chambre, et incluent, à côté de mouvements notés à l'italienne, par leur tempo (largo, vivace, allegro, etc.) des mouvements hérités de la suite de danses.
Voir aussi
Liens internes
- Liste des violonistes.
Liens externes
- [http://icking-music-archive.org/ Archives W.Icking - Partitions de la sonate n°1 op. 5]
Corelli, Arcangelo
Corelli, Arcangelo
Corelli, Arcangelo
Corelli, Arcangelo
Corelli, Arcangelo
ja:アルカンジェロ・コレッリ
1653Catégorie:1653
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Années 1630 | Années 1640 | Années 1650 | Années 1660 | Années 1670
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Cette page concerne l'année 1653 du calendrier grégorien.
Événements
- 16 décembre : Début en Angleterre de la dictature d'Oliver Cromwell qui est nomme Lord Protecteur d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande (fin en 1658).
- Arrivée de Marguerite Bourgeoys au Canada.
- Fondation de la ville de New York par le Néerlandais Peter Stuyvesant, sous le nom de « Nouvelle-Amsterdam ».
- 17 février : Arcangelo Corelli, violoniste, compositeur italien
- 1 juin : Georg Muffat, organiste, compositeur allemand
- 1 septembre : Johann Pachelbel, organiste, compositeur allemand
Mariages
- Marquise-Thérèse de Gorle avec René Berthelot, dit Du Parc, comédien de la troupe de Molière.
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Années 1690 | Années 1700 | Années 1710 | Années 1720 | Années 1730
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Cette page concerne l'année 1713 du calendrier grégorien.
Événements
- Projet pour rendre la paix perpétuelle en Europe par l'abbé de Saint-Pierre.
- Début du règne de Frédéric-Guillaume Ier de Prusse (fin en 1740).
- Le traité d'Utrecht met fin à la guerre de Succession d'Espagne : l'Europe reconnait la légitimité de Philippe V, petit-fils de Louis XIV, roi d'Espagne.
- L'Espagne cède Gibraltar et Minorque à l'Angleterre.
- L'empereur romain germanique Charles VI devient maître de Naples et du Milanais.
- La France perd la Baie d'Hudson, l'Acadie et l'essentiel de Terre-Neuve au Canada au dépend des Britanniques.
- La Sicile est attribuée à la Savoie.
- Le territoire belge (dont les Pays-Bas) passe sous domination autrichienne.
- On commence à utiliser des hauts-fournaux à coke en Angleterre.
- Par le traité d'Asiento, l'Angleterre s'assure le monopole du commerce des esclaves avec l'Amérique latine.
- Publication "ubi et orbi" de la bulle «UNIGENITUS» le 8 septembre
- 15 mars : Nicolas-Louis de Lacaille, astronome français († 1762).
- 2 octobre : Allan Ramsay, peintre écossais.
- 5 octobre : Denis Diderot, écrivain et philosophe français († 1784).
- 8 janvier : Arcangelo Corelli, violoniste, compositeur italien (° 1653).
- 25 décembre : Jean Chardin, voyageur célèbre français (° 1643).
1742Catégorie:1742
Cette page concerne l'année 1742 du calendrier grégorien.
Événements
- Création des ateliers métallurgiques du Creusot.
- Début du ministère whig du comte de Wilmington, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1743).
- Début du règne de Charles VII Albert, empereur romain germanique (fin en 1745).
- Joseph Dupleix devient le Directeur Général des comptoirs français aux Indes (Pondichéry).
- L'Autriche cède la Silésie à la Prusse.
- Le pape condamne la politique des Jésuites en Chine.
- Le savant suédois Anders Celsius invente l'échelle de températures qui porte son nom.
- Les Juifs sont expulsés de Russie.
- Les Russes explorent l'Alaska.
- Première du Messie de Haendel à Dublin.
- Formulation de la conjecture de Goldbach
- Traités de Berlin. L'Autriche renonce à la Silésie, se retourne contre la Bavière et s'allie à la Savoie, la Saxe et la Grande-Bretagne.
- Marie-Anne de Mailly devient la maîtresse de Louis XV. Elle est nommée dame d'honneur de la reine.
- 6 mai : Jean Senebier, prêtre et botaniste suisse († 1809).
- 4 juin : Ignacio Jordán Claudio de Asso y del Rio, naturaliste, juriste et historien espagnol († 1814).
- 9 décembre : Carl Wilhelm Scheele, chimiste suédois découvreur de nombreux élements chimiques († 1786).
- Philip Astley, le père du cirque moderne.
- 14 janvier : Edmond Halley, astronome anglais (° 1656).
ko:1742년
ms:1742
1767Catégorie:1767
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Cette page concerne l'année 1767 du calendrier grégorien.
Événements
- Les Jésuites sont expulsés d'Espagne, du Paraguay et de France.
Europe
Asie
- Début de la guerre chinoise de conquête en Birmanie. (fin en 1769).
- Prise d'Ayuthia par les Birmans.
Afrique
Amériques
Océanie
- 19 juin : Samuel Wallis, capitaine anglais (1728-1795), aborde l’île de Tahiti, au cours d’un voyage autour du monde.
Arts
- Le compositeur allemand Christoph Willibald Gluck écrit son opéra Alceste.
- Wolfgang Amadeus Mozart écrit son premier opéra Apollo et Hyacinthus.
Sciences et techniques
- L'horloger français Pierre Le Roy perfectionne les montres marines.
- Machine à vapeur de James Watt.
- Métier à tisser de Arkwright.
Économie
- 29 janvier : Girodet-Trioson (Anne-Louis Girodet de Roncypeintre), lithographe et écrivain français
- 15 mars : Andrew Jackson, futur Président des États-Unis
- 25 mars : Joachim Murat, Maréchal de France, roi de Naples
- 7 avril : Michel Adanson, botaniste français († 1806)
- 11 avril : Jean-Baptiste Isabey, peintre français
- 11 juillet : John Quincy Adams, futur Président des États-Unis
- 17 août : Taupin.
- 25 août : Louis Saint-Just, homme politique français
- 26 novembre : Ange François Blein, général d'Empire
- 25 juin : Georg Philipp Telemann, compositeur
ko:1767년
ms:1767
simple:1767
th:พ.ศ. 2310
1600Catégorie:1600
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