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Voisée
En phonétique articulatoire, une consonne voisée désigne une consonne articulée avec vibration des cordes vocales, au contraire d'une consonne sourde. Le terme sonore est également employé.
Consonnes sonores en français
Les occlusives et fricatives orales sonores du français s'opposent à leur contrepartie sourde :
- explosives :
- /b/ ~ /p/ : bas ~ pas ;
- /d/ ~ /t/ : doux ~ toux ;
- /g/ ~ /k/ : gars ~ cas.
- fricatives :
- /v/ ~ /f/ : vin ~ fin ;
- /z/ ~ /s/ : baiser ~ baisser ;
- /ʒ/ ~ /ʃ/ : bouge ~ bouche.
Le voisement n'est pas un trait phonologique des nasales. Elles sont généralement sonores, /m/ possédant un allophone sourd en position finale après une constrictive sourde : mu [my] - asthme [asm̥].
Voir aussi
- consonne sourde
Phonétique articulatoire
catégorie:LinguistiqueCatégorie:Phonétique
La phonétique articulatoire est la discipline de la phonétique qui s'intéresse au mode de formation (l'articulation) des sons produits par le gosier humain ou appareil phonatoire.
terminologie de phonétique articulatoire
- labiale
- bilabiale
- labiovélaire
- apicale
- dentale
- alvéolaire
- laminale
- rétroflexe
- dorsale
- palatale
- vélaire
- uvulaire
- pharyngale
- glottale
- occlusive
- fricative
- affriquée
- latérale
- nasale
- clic
- antérieure / postérieure
- arrondie / non-arrondie
- ouverte / fermée
- nasale
Cordes vocales
Les cordes vocales constituent l'organe anatomique de phonation. Il s'agit de replis des membranes muqueuses du larynx dont la mise en vibration produit les sons vocaux — cri, langage, chant...
Voir aussi
- Voix (instrument)
- Pomme d'Adam
Catégorie:Voix humaine
Catégorie:Tête et cou
Catégorie:Phonétique
Catégorie:Voix
ja:声帯
Occlusive
En phonétique articulatoire, une consonne occlusive (ou brièvement une occlusive) désigne une consonne dont le mode d'articulation fait intervenir un blocage complet de l'écoulement de l'air au niveau de la bouche, du pharynx ou de la glotte, et le relâchement soudain de ce blocage.
Dans le cas de consonnes orales, l'écoulement de l'air est entièrement stoppé (phase d'occlusion) et provoque une différence de pression entre l'amont et l'aval du lieu d'articulation ; c'est essentiellement lors du relâchement du blocage (phase de désocclusion) que le son est produit. Dans le cas de consonnes nasales, l'air continue en revanche de s'écouler par la cavité nasale ; le son est produit continuement au cours du blocage.
Types de désocclusion
Il existe des occlusives sans phase de désocclusion (ou « sans relâchement ») : on parle souvent d'« implosives », bien que ce terme renvoie aussi à un autre concept (voir Consonne injective). L'API les note par le symbole de l'occlusive suivi de [ ̚]. La réalisation implosive d'une occlusive est normale devant une autre occlusive et ne constitue pas un phonème différent mais un simple allophone : ainsi, apte peut être transcrit [ap̚t]. Certaines langues, comme le cantonnais, le malais ou le vietnamien, utilisent cependant des implosives en fin de syllabe.
Autres désocclusions possibles : nasale, latérale.
Occlusives du français
Le français contient les occlusives suivantes :
- orales sourdes : [p] (pépé), [t] (têtée), [k] (kéké) ;
- orales sonores : [b] (bébé), [d] (Dédé), [g] (gaga) ;
- nasales : [n] (ni), [ɲ] (gnangnan), [ŋ] (à la fin de parking).
- Apicales
- Bilabiales : les deux lèvres prennent fermement contact l'une contre l'autre.
- [p] (orale non voisée)
- [b] (orale voisée)
- [m] (nasale)
- Labio-dentales : la lèvre supérieure prend contact avec les dents de la machoire inférieure et inversement.
- [p̪] (orale non voisée)
- [b̪] (orale voisée)
- [ɱ] (nasale)
- Dentales, alvéolaires, post-alvéolaires : la langue prend contact avec la partie postérieure des dents de la mâchoire supérieure et/ou le bourrelet formé par les alvéoles.
- [t] (orale non voisée)
- [d] (orale voisée)
- [n] (nasale)
- Rétroflexes : la langue est retournée et sa pointe ou sa face intérieure prend appui sur un point de la partie antérieure du palais.
- [ʈ] (orale non voisée)
- [ɖ] (orale voisée)
- [ɳ] (nasale)
- Dorsales
- Palatales : la pointe de la langue est dirigée vers le bas et s'appuie contre la face interne des dents inférieures, alors que le dos de la langue prend contact avec le palais « dur ».
- [c] (orale non voisée)
- [ɟ] (orale voisée)
- [ɲ] (nasale)
- Vélaires : alors que la pointe de la langue est appuyée contre la face interne des dents du bas, le dos de celle-ci prend contact avec le palais « mou », appelé aussi voile du palais (velum).
- [k] (orale non voisée)
- [g] (orale voisée)
- [ŋ] (nasale)
- Uvulaires : pendant que la pointe de la langue est appuyée vers la face interne des dents du bas, le dos de celle-ci, relevé loin vers l'arrière, prend contact avec le palais mou au niveau de la luette.
- [q] (orale non voisée)
- [ɢ] (orale voisée)
- [ɴ] (nasale)
- Autres
- Pharyngales
- Épiglottales
- [ʡ] (orale non voisée)
- Glottales : elle est produite soit par l'ouverture soudaine de la glotte sous la poussée de l'air interne, soit par la fermeture brutale du passage de l'air au niveau de la glotte.
- [ʔ] (orale non voisée)
- Clics (flux vélaire) ;
- éjectives et injectives (flux glottal).
Remarque sur la terminologie
Les consonnes occlusives sont parfois nommées plosives, qui est plus courant en anglais.
Voir également
- mode d'articulation
-
ja:破裂音
ko:파열음
Orale
Une consonne orale est une consonne dont la cavité de résonnance est la bouche, c'est-à-dire que le flux d'air s'écoule uniquement par la bouche. Elle s'oppose aux consonnes nasales.
Voir aussi
- Mode d'articulation
Catégorie:Phonétique
ja:口音
Paire minimale als:Minimalpaar ko:최소 대립쌍
catégorie:LinguistiqueCatégorie:Phonétique
Une paire minimale désigne, en phonologie, une opposition de deux mots qui ne se distinguent que par un seul phonème. C'est la recherche de paires minimales qui sert au linguiste à distinguer les phonèmes d'une langue. Le phonologue posera l'existence de deux phonèmes distincts là où il y aura distinction de sens. Ainsi, en allemand, le /t/, dans certaines conditions, est suivi d'une aspiration et se prononce [tʰ]. Mais on ne peut trouver deux mots qui ne se distingueraient que par l'absence ou non d'aspiration après un /t/ car la distribution [t] ou [tʰ] est conditionnée et dépend de critères invariables : on sait où /t/ doit être ou non aspiré. Le phonologue ne pose donc pour l'allemand qu'un phonème /t/ et explique que [t] et [tʰ] ne sont que des réalisations allophones en distribution complémentaire.
En revanche, le français distingue /v/ et /b/, et il est facile de trouver des paires minimales qui attestent cette opposition phonologique : brille ~ vrille, par exemple. Dans la recherche de paire minimale il convient de prendre en compte les faits de position et de comparer les phonèmes différents en positions identiques (finale, initiale, intervocalique) et les phonèmes identiques à des positions différentes. Si /v/ et /b/ sont dits en opposition, c'est qu'ils s'opposent phonologiquement en formant une paire minimale et parce qu'ils ont un seul trait distinctif : même point d'articulation (labial) même degré de voisement (sonore) mais mode d'articulation différent ([v] est une fricative, [b] une occlusive). Il existe donc deux phonèmes /v/ et /b/ distincts en français : ce n'est pas le cas de l'espagnol, où il n'existe qu'un phonème /b/ prononcé, du point de vue phonétique, entre [v] et [b] dans la plupart des cas (c'est-à-dire [β]), [b] dans d'autres.
Articles connexes
- Phonologie ;
- distribution phonologique ;
- allophone ;
- phonétique.
Nasale
En phonétique articulatoire, les consonnes produites en abaissant le voile du palais sont appelées consonnes nasales. Il existe aussi des voyelles nasales. Les consonnes nasales sont presque toujours des occlusives, mais il existe aussi dans certaines langues telles que le gaélique des fricatives nasales.
Les occlusives nasales font partie de la famille des continues, c'est à dire qu'elles ne bloquent pas l'air expiré (au contraire des occlusives et des fricatives orales) et sont quasiment toujours voisées.
Ce sont des occlusives car bien que le flux pulmonaire s'écoule par la cavité nasale, il est stoppé dans la bouche.
D'un point de vue acoustique, les occlusives nasales ont un spectre sonore compris entre 200 et 2000 Hz.
Le français comporte les nasales suivantes:
- Bilabiale : [m] (maman)
- Dentale : [n] (ni)
- Palatale (en disparition) : [ɲ] (gnangnan)
- Vélaire (mots d'emprunt) : [ŋ] (parking)
Liste des consonnes nasales en API
- [m] : bilabiale
- [ɱ] : labio-dentale
- [n] : dentale, alvéolaire ou post-alvéolaire
- [ɳ] : rétroflexe
- [ɲ] : palatale
- [ŋ] : vélaire
- [ɴ] : uvulaire
La nasalisation se note en API à l'aide d'un tilde surscrit [ ˜ ].
L'écoulement nasal se note en API par le symbole en exposant [ⁿ].
Nasale
ja:鼻音
ko:비음
AllophoneCatégorie:Linguistique Catégorie:Phonétique
En phonologie, un allophone est l'une des réalisations sonores possibles d'un phonème. Au sein d'une même langue, les allophones ne constituent pas des unités pertinentes que le système de la paire minimale permettrait d'opposer. Les variantes libres, par exemple, ne peuvent pas être pertinentes.
Par exemple, si un locuteur du français roule les /r/, son interlocuteur interprétera ses énoncés de la même façon que s'il ne les roule pas car le /r/ roulé (noté [] en phonétique) et le /r/ non roulé (le plus souvent []) constituent des allophones d'un phonème unique identifié comme le /r/ : cela explique pourquoi la notation phonologique est moins précise que la notation phonétique. La phonologie, en effet, ne s'attachant qu'aux oppositions, résume sous le symbole /r/ un champ de réalisations qui, en français, peut comprendre les phones suivants : [], [], [] ou encore []. Ainsi, tous les allophones de /r/ sont représentés par un seul symbole.
La notion dallophone est décrite en détail dans l'article Phonologie.
Articles connexes
- Phonologie ;
- distribution des phonèmes ;
- phonétique ;
- linguistique.
En phonologie, un allophone est l'une des réalisations sonores possibles d'un phonème. Au sein d'une même langue, les allophones ne constituent pas des unités pertinentes que le système de la paire minimale permettrait d'opposer. Les variantes libres, par exemple, ne peuvent pas être pertinentes.
Par exemple, si un locuteur du français roule les /r/, son interlocuteur interprétera ses énoncés de la même façon que s'il ne les roule pas car le /r/ roulé (noté [r] en phonétique) et le /r/ non roulé (le plus souvent [ʁ]) constituent des allophones d'un phonème unique identifié comme le /r/ : cela explique pourquoi la notation phonologique est moins précise que la notation phonétique. La phonologie, en effet, ne s'attachant qu'aux oppositions, résume sous le symbole /r/ un champ de réalisations qui, en français, peut comprendre les phones suivants : [r], [ɾ], [ʀ] ou encore [ʁ]. Ainsi, tous les allophones de /r/ sont représentés par un seul symbole.
La notion d'allophone est décrite en détail dans l'article Phonologie
ko:이음
Pierre Marie BailleBaille, Pierre Marie (1753-1793).
Né peut-être à Marseille, vers 1753, mort à Toulon, le 2 septembre 1793.
Ami de Charles-Jean-Marie Barbaroux, élu député de la Convention par le département des Bouches-du-Rhône, Pierre Marie Baille le trahit dés son arrivée à la Convention en allant siéger avec les Montagnards. Il vote pour la mort de Louis XVI de France lors du Procès de Louis XVI (janvier 1793). La Convention l'envoie, le 30 avril 1793, à l' Armée d'Italie, avec Charles Nicolas Beauvais de Préau. Ils se font haïr de la bourgeoisie toulonnaise par la violence de leurs mesures : arrestations massives, incorporations forcées dans l'armée, cours forcé de l'assignat, saisies, réquisitions...Ayant quitté Toulon pour Nice, le 3 juin 1793, ils commettent l'erreur d'y revenir le 18 juillet 1793 alors que vient d'éclater la révolte des sections royalistes de la ville. Ils sont arrêtés et Pierre Marie Baille se pend dans sa cellule peu avant de comparaître devant un tribunal.
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