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| Watt |
WattLe watt (symbole: W) est l'unité SI de puissance, de flux énergétique
et de flux thermique
Un watt est la puissance d'un système énergétique dans lequel est transférée uniformément une énergie de 1 joule pendant 1 seconde (1 J s-1).
En électricité le Watt correspond à un courant de 1 Ampère sous une tension de 1 Volt. En ajoutant la constante temps 1 heure on parle de Watt/heure.
Le watt est nommé d'après James Watt pour sa contribution au développement de la machine à vapeur.
Catégorie:Unité SI
Catégorie:Unité de mécanique
catégorie:Unité de mesure thermodynamique
catégorie:Unité de mesure électromagnétique
ja:ワット
ko:와트
simple:Watt
PuissanceEn physique, la puissance est l'énergie fournie à un système par un autre
par unité de temps. La puissance correspond donc à un débit d'énergie : deux système de puissance différente pourront fournir le même travail (la même énergie), mais le système le plus puissant sera le plus rapide.
Dans certains cas, il faut une grande puissance au démarrage, donc seuls les systèmes puissants peuvent faire fonctionner le dispositif. C'est notamment le cas lorsqu'il faut vaincre un frottement sec ou bien lorsqu'il y a un effet de seuil (comme par exemple la vitesse minimale de décollage d'un avion ou d'une fusée).
La puissance est toujours égale au produit d'une grandeur d'effort (force, couple, pression, tension, ...) par une grandeur de flux (vitesse, vitesse angulaire, débit, intensité du courant, ...)
L'unité de puissance du SI est le watt, qui correspond à un joule fourni par seconde.
La puissance instantanée est la dérivée de l'énergie fournie par rapport au temps :
:
La puissance moyenne Pm est l'énergie E délivrée par un phénomène divisée par la durée de ce phénomène :
:
on a
:
= En mécanique =
Si le point d'application d'une force (en N) se déplace à la vitesse instantanée (en m/s), alors la puissance instantanée vaut (en W)
:
Si l'objet est en rotation sous l'action d'un couple (en N·m) et tourne à la vitesse de rotation instantanée (en rad/s), alors la puissance instantanée vaut (en W)
:
= En électricité =
Cas général : régimes variables
Si la tension et le courant varient, la puissance instantanée consommée par un dipôle est égale au produit des valeurs instantanées du courant qui le traverse et de la tension à ses bornes.
:P(t) = u(t) · i(t)
avec P en Watt, u en volts et i en ampères.
Puissance en continu
En courant continu, avec I étant la valeur efficace du courant qui traverse le dipôle.
Puissance dissipée par une résistance : effet Joule
Si R est la résistance du dipôle, alors on a
:
Principe de conservation
On prendra ici le cas d'une machine électrique, tel qu'un moteur à courant continu.
L'énergie se conserve (en régime permanent). L'énergie reçue par un système est égale à la somme de toutes les énergies restituées par le système.
En régime permanent, l'énergie interne d'un système ne varie pas.
et on définit:
est l'énergie absorbée par le système,
est l'énergie utile fournie,
est l'énergie perdue (pertes mécaniques, pertes magnétiques, pertes par effet Joule...).
D'où le bilan des puissances d'un système:
avec la puissance absorbée, la puissance utile fournie et la somme de toutes les pertes.
D'un point de vue électrique, on peut modéliser le moteur par un M.E.T. mais celui-ci ne rend compte que des puissances électriques mises en jeu. Il ne rend pas compte des pertes mécaniques par frottement sur l'arbre tournant, ni des pertes magnétiques à l'intérieur de l'entre-fer.
Image:met1-electric_energy.png
Bilan des puissances électriques (approximatif, déduit d'un modèle):
En réalité, avec représentant les pertes électriques, les pertes mécaniques et les pertes magnétiques.
Donc puissance transformée n'est pas entièrement transmise à la charge mécanique ().
D'où , étant la puissance mécanique utile reçu par la charge.
Rendement
- Pour un moteur,
On a toujours .
Puissances en régime sinusoïdal
En régime sinusoïdal, la tension et le courant ont pour expression :
: u(t) = Umax · cos(ωt) = U √2 · cos(ωt)
: i(t) = Imax · cos(ωt + φ) I √2 · cos(ωt + φ)
avec U et I: valeurs efficaces de la tension et du courant., et φ est le déphasage du courant par rapport à la tension.
Le produit de ces deux grandeurs a pour expression :
: p(t) = UI cos φ + UI cos (2ωt +φ )
Le premier terme de la somme est appelé puissance active, le deuxième terme de la somme puissance fluctuante. Cela correspond à une puissance sinusoïdale de fréquence double de celle du courant et de la tension et dont la position moyenne est égale à la puissance active.
La valeur de cos φ correspond au facteur de puissance en régime sinusoïdal
La courbe ci-dessous représente la puissance consommée par un dipôle soumis à une tension sinusoïdale de valeur efficace égale à 230 V, traversé par un courant également sinusoïdal de valeur efficace égale à 18 A et dont le facteur de puissance est égal à 0,8. On constate que la puissance instantanée varie entre +7,45 kW et -0,83 kW soit une amplitude de variation de 8,3 kW (2UI) et une moyenne d'environ 3,3 kW : = UI cos φ
Image: Puissance_en_regime_sinusoïdal.png
Puissance active
La puissance moyenne consommée en régime sinusoïdal porte le nom de puissance active. Cette dénomination provient de la méthode de Boucherot (voir ci-dessous)
Elle a pour expression :
:
Puissance fluctuante
C'est une puissance sinusoïdale de fréquence double de celle du courant et de la tension. C'est elle qui impose une distribution en triphasé des fortes puissances.
La méthode de Boucherot permet, en régime sinusoïdal de tension et de courant, de calculer la puissance totale consommée par une installation électrique comportant plusieurs dipôles de facteur de puissance divers, ainsi que le courant total appelé dans cette installation. Cette méthode permet de faire des calculs selon un formalisme de type vectoriel sans utiliser la représentation de Fresnel plus lourde lorsque l'on est en présence de nombreux dipôles.
Pour appliquer cette méthode il est nécessaire de créer deux intermédiaires de calcul qui n'ont pas véritablement de sens physique :
- La puissance apparente notée S est égale au produit des valeurs efficaces : en Volt. Ampère ou VA
- La puissance réactive notée Q, est telle que en Volt Ampère Réactif ou var.
Les unités sont différentes des Watts alors qu'elles sont homogènes à une puissance afin de respecter le principe physique qui autorise d'additionner des grandeurs de mêmes unités. En effet additionner des puissances actives avec des puissances réactives ou apparentes n'a aucun sens physique.
Puissance complexe
La puissance complexe est un outil mathématique de traitement des puissances électriques à l'aide de la transformation complexe.
- avec : nombre complexe conjugé de l'intensité complexe
- avec : puissance active et : puissance réactive.
Puissance en régime triphasé
On se reportera à l'article triphasé
= Autres acceptions =
- En philosophie : voir l'article Acte/Puissance.
- Fonction puissance en mathématiques : voir l'article Exponentielle.
Voir
Catégorie:Physique
Catégorie:Quantité physique
ja:仕事率
ms:Kuasa (fizik)
Énergie - Energie
Dans le sens commun l'énergie désigne tout ce qui permet d'effectuer un travail,
fabriquer de la chaleur, de la lumière, un mouvement.
Historique
L'étymologie du mot énergie est le mot grec εργοs (ergos) qui signifie « travail ».
Après avoir exploité sa propre force, puis celle des esclaves, des animaux et de la nature (les vents et les chutes d'eau), l'homme a appris à exploiter les énergies contenues dans la nature et capables de lui fournir une quantité croissante de travail mécanique par l'emploi de machines: machines outil, chaudières et moteurs. L'énergie est alors fournie par un carburant ou énergie fossile.
L'énergie est un concept ancien;
L’expérience humaine est que tout travail requiert de la force et produit de la chaleur, que plus on « dépense » de force, plus vite on peut faire un travail, et plus on s'échauffe.
Comme l'énergie est nécessaire à toute entreprise humaine, l'approvisionnement en énergie est devenu une des préoccupations majeures des sociétés humaines.
Un Grec de l'antiquité possédait en moyenne 5 esclaves. Un ménage moderne avec un compteur électrique de 6 kW possède l'équivalent énergétique de 36 esclaves.
Énergétique
Dans les sociétés industrielles, l'activité humaine passe par la fourniture d'énergie électrique produite par des matières premières, principalement charbon, gaz naturel, pétrole et uranium ; on parle alors d'énergie fossile; ces matières premières sont appelées par extension « énergies ». On parle aussi d'énergies renouvelables lorsque l'on utilise l'énergie solaire, l'énergie éolienne; l'énergie hydraulique des barrages est la plus importante des énergies renouvelables. (Voir ausi: Politique énergétique).
L'énergie est un concept essentiel en physique, qui se précise depuis le .
On retrouve le concept d'énergie dans toutes les branches de la physique :
- en mécanique,
- en thermodynamique,
- en électromagnétisme,
- en mécanique quantique...
- mais aussi dans les autres disciplines, en particulier en chimie.
Approche vulgarisée
Une unité « universelle »
L'énergie est un concept créé par les humains pour quantifier les interactions entre des phénomènes très différents ; c'est un peu une monnaie d'échange commune entre les phénomènes physiques. Ces échanges sont contrôlés par les lois et principes de la thermodynamique. L'unité officielle de l'énergie est le joule.
Lorsqu'un phénomène entraîne un autre phénomène, l'intensité du second dépend de l'intensité du premier. Par exemple, les réactions chimiques dans les muscles d'un cycliste lui permettent de provoquer le déplacement du vélo. L'intensité de ce déplacement (c'est-à-dire la vitesse) dépend de l'intensité des réactions chimiques des muscles du cycliste, qui peuvent être quantifiées (la quantité de sucre « brûlée » par la respiration, le métabolisme du muscle).
Prenons un exemple plus complexe. Un moteur à explosion fonctionne grâce à une réaction chimique : la combustion (ou « explosion ») qui à lieu à l'intérieur d'un cylindre. Cette réaction correspond à une transformation du combustible de départ (l'essence) en gaz avec émission de chaleur et de lumière, ce qui se traduit par une augmentation de la température et de la pression dans le piston; la différence de pression entre ce gaz et l'atmosphère de l'autre côté du piston déplace ce dernier, qui va, à travers une transmission mécanique, faire tourner les roues ainsi qu'un alternateur qui va produire de l'électricité. Au passage, il y aura des frottements mécaniques qui produiront un échauffement et une usure.
On a donc un réarrangement des molécules (rupture et recréation de liaisons chimiques) qui provoque une augmentation de la quantité de mouvement des molécules (ce qui se traduit par une augmentation de la température du gaz et donc une augmentation de sa pression), qui lui-même provoque le mouvement d'un solide (le piston), qui va entraîner un système de transmission, et pouvoir ainsi d'une part faire tourner un axe, qui peut être par exemple relié au roues d'une voiture ou bien a un alternateur. L'entrainement de la pièce mobile de cet alternateur va faire tourner un aimant qui, par induction au sein d'une bobine, va provoquer un déplacement d'électrons (courant électrique).
Le concept d'énergie va permettre de calculer l'intensité des différents phénomènes (par exemple la vitesse de la voiture et la quantité d'électricité produite par l'alternateur) en fonction de l'intensité du phénomène initial (la quantité de gaz et la chaleur produite par la réaction chimique de combustion).
; Remarques
- Dans les applications grand public, et notamment dans le domaine de la nutrition, on exprime fréquemment l'énergie en calories ; la calorie est en toute rigueur l'énergie qu'il faut fournir pour faire chauffer un gramme d'eau de un degré Celsius, mais les nutritionnistes nomment par simplification « calorie » ce que les physiciens nomment « kilocalorie ».
- En électricité, on utilise le watt-heure (Wh), énergie consommée pendant une heure par un appareil ayant une puissance d'un watt, ou encore son multiple le kilowattheure (kWh) qui vaut 1 000 Wh. Celui-ci n'est pas très éloigné du travail que peut effectuer un cheval en une heure (736 Wh par convention) excepté en termes de coût, car il revient en France en 2005 à 7 centimes d'euro.
- Pour des raisons thermodynamiques (second principe), toute transformation énergétique réelle est irréversible, ce qui veut dire qu'en inversant l'opération (exemple : retransformer en mouvement via un moteur électrique l'énergie produite par la dynamo d'un vélo) on ne retrouve pas la quantité l'énergie consommée au départ. Cela est lié aux pertes.
L'énergie et la révolution industrielle
Le concept d'énergie est fondamental pour l'étude des phénomènes de transformation (comme la chimie et la métallurgie) et de transmission mécanique, qui sont la base de la Révolution industrielle. Le concept physique d'énergie est donc logiquement né au .
En 1686, Leibniz montre que la quantité m·v, appelée « force vive », se conserve.
En 1788, Lagrange montre l'invariance de la somme de deux quantités, que l'on appelllera plus tard « énergie cinétique » et « énergie potentielle ».
Au , on parvient par une série d'expériences à mettre en évidence des constats ou lois :
- on constate que la chute d'un poids donné d'une même hauteur produit toujours le même échauffement (calorimétrie) ;
- et si la vitesse finale n'est pas nulle, la hausse de température est moindre, comme si seulement une partie de la chute était convertie en vitesse et le reste en chaleur ;
- de même un échauffement pourra produire une dilatation, une augmentation de pression, qui elle-même permettra de « travailler » par exemple en déplaçant une masse ;
et le total est toujours conservé : ainsi naît le concept scientifique d'énergie, « chose » encore indéterminée mais dont on postule une propriété :
: L'énergie se conserve dans tous les phénomènes, devenant tour à tour, chaleur, pression, vitesse, hauteur, etc.
Ainsi, grâce à l'énergie, on peut mettre en relation des observations aussi différentes qu'un mouvement, une rotation, une température, la couleur d'un corps ou d'une lumière, une consommation de sucre ou de charbon, une usure, etc.
Il apparaît également que si l'énergie se conserve et se transforme, certaines transformations sont faciles ou réversibles et d'autres non.
Exemple : Il est facile de transformer de la hauteur de chute en échauffement, et on peut le faire intégralement, en revanche l'inverse est difficile (il faut des appareils complexes) et une partie de l'« énergie » devra être diffusée et donc perdue. Cette observation sera à la base de l'idée d'entropie.
À partir du concept de conservation de l'énergie (en quantité), on pourra regarder d'un œil différent des systèmes complexes (notamment biologiques et chimiques) qui violent apparemment cette loi, et on parviendra, moyennant de nouveaux progrès scientifiques, à toujours valider le postulat ou principe de conservation de l'énergie.
Énergie et ésotérisme
Cependant, cette notion de « quelque chose » est assez floue et assez bien illustré par la boutade :
:principe -1 de la thermodynamique : l'énergie existe, la preuve, c'est qu'on la paie
(référence aux principes de la thermodynamique). Cette notion floue a laissé l'image dans de nombreux esprit d'une sorte de fluide qui passerait d'un objet à l'autre au cours des transformations, réminescence du concept de phlogistique (un « fluide immatériel » censé véhiculer la chaleur).
Faute d'un vocabulaire plus approprié, le terme « énergie » revient fréquemment dans les discours pseudo-scientifiques.
La confusion est en partie entretenue par des simplifications de langage, où par commodité on énonce parfois que
- une onde est un transport d'énergie sans transport de matière —ou bien —
- la masse est une forme d'énergie :
alors que des formulation exactes (mais parfois plus longues) seraient :
- une onde propage une perturbation sans transport de matière — et —
- de la masse peut se transformer en énergie électromagnétique et vice versa ,
les intensité des phénomènes (perturbation et masse) pouvant s'exprimer sous la forme d'une énergie.
; Notes
- L'inadéquation de ce concept a été montrée par des machines à frottement, montrant qu'on pouvait tirer de la matière autant de phlogistique qu'on le désirait sans qu'elle se modifie en quoi que ce soit
- Sachant que la relation E=mc² est vraie pour les seules particules dotées de masse au repos, et non pour les photons (voir à leur sujet : Impulsion)
Énergie en sciences physiques
En physique, l'énergie est donc une manière d'exprimer l'intensité des phénomènes ; c'est de fait une quantité mesurable, et qui s'exprime de manière différente selon les transformations que subit un système (réaction chimique, choc, mouvement, réaction nucléaire etc.). L'énergie se définissant de manière différente selon les phénomènes, on peut de fait définir diverses « formes d'énergie » (voir plus loin).
Par ailleurs, d'après la loi de causalité, un phénomène a une cause ; c'est la variaiton d'intensité du phénomène-cause qui provoque la variation de l'intensité du phénomène-effet. Si les intensités des phénomènes cause et effet sont exprimée sous la forme d'une énergie, on voit alors que l'énergie se conserve (voir ci-après).
L'unité du système international pour mesurer l'énergie est le joule (J).
Certaines activités utilisent d'autres unités, notamment l'électron-volt (1 eV = 1,602·10-19 J), le kilowatt-heure (1 kWh = 3,6 MJ), la calorie (4,18 J), la Calorie (alimentaire : 4 180 J ; notez le C capitale), et le kilogramme en physique relativiste.
La thermodynamique est la discipline qui étudie les transformations de l'énergie qui font intervenir l'énergie thermique. Le premier principe affirme que l'énergie se conserve, le second principe impose des limitations à la transformation de l'énergie thermique en énergie mécanique, électrique ou autre.
Energie, puissance et force
Le mot « énergie » provient du mot grec signifiant « travail ». Mais le mot « travail » est aussi utilisé en physique pour désigner l'énergie fournie par l'action d'une force.
En physique, force et énergie sont deux manières différentes de modéliser les phénomènes. Par exemple, on pourra traiter la chute d'un objet soit:
- avec les forces : en appliquant les lois du mouvement de Newton, en écrivant que l'accélération est proportionnelle à la force et inversement proportionnelle à la masse ;
- ou avec les énergies : en formulant que la diminution de l'énergie potentielle de gravité est égale à l'augmentation de l'énergie cinétique.
Le travail désigne donc l'énergie d'un phénomène qui peut aussi être modélisé par une force, c'est-à-dire un phénomène qui provoque une action dirigée dans une direction.
Cependant, certains phénomènes ont une action désordonnée, chaotique ; par exemple, l'agitation des molécules d'un gaz au repos (sans vent), ou bien l'agitation des atomes d'un solide. Cette agitation désordonnée provoque la sensation de « chaud », et elle est mesurée par un paramètre appelé température. L'énergie liée à cette agitation désordonnée est appelée énergie thermique.
Rendement
L'énergie « libérée » par un phénomène se disperse entre plusieurs autres phénomènes.
Ainsi, dans une flamme (réaction chimique), une partie de l'énergie dégagée devient chaleur, une autre lumière, une autre fraction est stockée dans des molécules complexes, etc.
Le rendement, c'est le quotient entre l'énergie qui prend la forme qui nous intéresse et l'énergie dépensée.
Par exemple, dans le cas d'un moteur, ce qui nous intéresse, c'est le mouvement mécanique produit. Le reste de l'énergie est au mieux considéré comme perdu (cas de ce qui part en chaleur dans les gaz d'échappement), au pire nuisible (cas de ce qui part en travail d'usure physique ou chimique du moteur).
Un moteur idéal, qui convertirait toute l'énergie de combustion de l'essence en mouvement mécanique du véhicule, aurait un rendement de 1 (ou de 100 %).
Le rendement réel est bien sûr toujours inférieur à 1.
Dans certain cas, il peut apparaître un rendement « apparent » supérieur à 1 :
- une pompe à chaleur donne couramment 3 fois plus de chaleur qu'on lui a injecté d'énergie électrique. Cela n'est possible que parce que l'on a compté en sortie la chaleur pompée à l'extérieur. Dans ce cas, le rendement énergétique est égal à 1 (par définition, puisque l'énergie se conserve) ce qui fait que ce paramètre de rendement n'a aucune utilité pratique, et qu'il vaut mieux utiliser le rendement apparent.
Un autre cas de rendement apparent supérieur à 1 provient d'une sous-estimation de l'énergie injectée. Ainsi, pour les chaudières on prend traditionnellement comme référence l'énergie « PCI » du combustible, qui suppose une combustion ne produisant que des gaz. Les chaudières à condensation, capables de récupérer l'énergie thermique de la transformation de la vapeur d'eau en liquide, ont pu ainsi afficher des rendements supérieurs à 1.
Loi de conservation
L'énergie est une quantité qui se conserve.
La notion de conservation est relativement simple à comprendre.
Si on met dans un volume quelque chose et que l'on ferme bien la boîte, l'on s'attend à y retrouver, lorsqu’on l’ouvrera ultérieurement, ce qu'on y a mis. Ceci en physique s'appelle un principe de conservation ; la boîte est l'ensemble des phénomènes considérés. Si on ne retrouve pas tout, c'est que une partie a pu sortir sous une forme ou une autre ou même que ce qui manque (ou est en plus) a changé de forme et qu’on ne s'en est pas rendu compte. On a en fait « oublié de mettre un élément dans la boîte », on a négligé d'inclure un phénomène dans le système.
Ce principe est tellement fort en physique qu’à chaque fois qu'il a parut ne pas être vérifié cela a conduit à des découvertes importantes. Chaque fois qu'il a semblé que l'énergie n'était pas conservée, il s'agissait en fait de sa transformation en une nouvelle forme. Par exemple, la radioactivité a un temps été interprétée comme la ré-émission de quelque chose qui était reçu de l'extérieur et l'explication est venue de l'équivalence masse énergie.
L'énergie dans un volume est donc d'office conservée, par principe, et si elle diminue dans le volume, c'est que une partie en est sortie... ou qu'elle s'est transformée en quelque chose qu'il nous faut identifier : chaleur, masse, rayonnement etc. La perte d'énergie, même minime, est fréquemment due à sa transformation en énergie thermique.
On est tenté d'écrire :
: « L'énergie se transforme d'une forme en une autre, mais ne disparaît jamais. »
La formulation exacte serait :
: « Lorsque l'intensité d'un phénomène varie, cela ne peut se faire que par la variation d'un autre phénomène ; la somme des énergies représentant l'intensité de ces phénomènes est une constante. »
Dans les processus radioactifs, le mouvement de la particule éjectée, ou l'impulsion du photon créé, provient de la disparition de la masse ; on écrit souvent par un raccourci que « l'énergie de masse se transforme en énergie cinétique ».
L'énergie d'une réaction chimique correspond à une variation de masse trop infime pour être mesurable, ce qui a fait croire un temps à la conservation de la masse dans les réactions chimiques. De fait, on considère toujours actuellement que la masse se concerve lors d'une réaction chimique, mais l'on sait que c'est une approximation.
Un résultat majeur de la physique théorique se basant sur le formalisme lagrangien, le théorème de Noether, montre que le fait que l'énergie se conserve est équivalent à la symétrie de translation dans le temps des équations de la physique.
Cette quantité est composée d'éléments divers (énergie thermique, énergie cinétique, énergie de masse etc.), qui s'échangent dans un jeu qui est toujours à sommes nulles. Le théorème de Noether montre que cette caractéristique est équivalente à la symétrie des équations physiques par rapport à une translation dans le temps ou l'espace.
Formes d'énergie
En pratique, on distingue souvent différentes « formes » d'énergie. Toutefois, il faut être conscient que l'énergie sert à mesurer l'intensité d'un phénomène, cette division n'est qu'une manière de faire correspondre l'énergie au phénomène qu'elle mesure. Par ailleurs, cette distinction n'a rien d'absolu, mais dépend uniquement de la position de l'observateur : le principe de relativité s'applique aussi à l'énergie, de sorte que le même phénomène pourra être analysé en terme d'énergie « cinétique », « électromagnétique », ou « potentielle »...
Les formes d'énergie classiquement considérées sont :
- énergie cinétique : l'énergie associée au mouvement d'un corps ou d'une particule ; cela comprend également l'énergie électromagnétique transportée par les photons (lumière, ondes radio, rayons X et γ...) ou par des particules chargées (énergie électrique).
- énergie thermique : l'énergie cinétique d'un ensemble au repos.
- On peut dire que les autres types d'énergie sont des énergies potentielles : moyennant un petit changement, possible sans travail, un système instable se transforme en un système plus stable, avec dégagement de la différence d'énergie entre les deux systèmes (le plus stable ayant une énergie moindre).
- énergie de masse ou énergie nucléaire : avec la théorie de la relativité, Einstein nous a appris que masse et énergie sont équivalentes (le fameux E= mc²). Par exemple, lors de fission nucléaire, la masse totale de matière diminue légèrement. La masse « manquante » est convertie en énergie cinétique. Dans les centrales nucléaires, cette énergie est ensuite transformée en énergie thermique et finalement en production d'électricité.
- énergie potentielle mécanique (énergie potentielle de gravité ou énergie potentielle élastique) qui forme avec l'énergie cinétique ce qu'on appelle l'énergie mécanique.
- énergie potentielle chimique
- énergie potentielle électromagnétique (énergie potentielle électrostatique ou magnétostatique ): position instable d'une ou plusieurs particule(s) chargée(s) dans un champ électromagnétique, par exemple l'énergie stockée dans un condensateur ou dans une bobine électrique.
- chaleur latente
- énergie libre
Par ailleurs, on appelle improprement et par extension « énergie » des sources de puissance utilisée par l'homme, qui relève en fait de l'énergie cinétique d'un fluide particulier (air, eau) ou de particules (photons, éléments de fission ou produits de fusion nucléaire)
- énergie nucléaire
- énergie éolienne
- énergie solaire
- énergie marémotrice
Énergie et puissance
L'énergie dépensée pour créer un phénomène mesure l'ampleur du phénomène final. Cette énergie est fournie par un autre phénomène, appelé « phénomène moteur ».
Certains phénomènes moteurs vont faire le travail rapidement, d'autre plus lentement ; par exemple, un manutentionnaire gringalet mettra longtemps avant de monter des parpaings un par un en haut de l'échafaudage, alors qu'un manutentionnaire musclé en portera plusieurs à la fois et sera plus rapide (en revanche, le résultat final sera exactement le même).
Cette capacité à mobiliser beaucoup d'énergie en un temps donné est appelée puissance du phénomène moteur :
:la puissance est l'énergie fournie par un phénomène divisée par la durée du phénomène, P = E/t.
La puissance se mesure en watts (1 W = 1 J/s)
Voir l'article détaillé Puissance.
Approvisionnement en énergie
Les sources d'énergies utilisées par l'homme sont :
- Les énergies d’origine fossile (gaz, pétrole, charbon) dans les voitures, les avions, les centrales thermiques...
- L'énergie d’origine nucléaire obtenue par fission nucléaire (la fusion nucléaire n'étant pas envisageable dans un avenir prévisible à court terme)
- L'énergie d’origine biomassique (biomasse sèche, biomasse humide et biocarburants)
- L'énergie d’origine hydraulique des fleuves, barrages et conduites forcées; renouvelable.
- L'énergie d’origine éolienne
- L'énergie d’origine solaire (conversion de l'énergie lumineuse en chaleur ou en électricité)
- L'énergie d’origine géothermique
- L'énergie d’origine marémotrice
Quelques chiffres intéressants
En 1960, 50% de l'électricité produite en France venait de sources renouvelables (hydroélectricité). Le doublement de la consommation était prévu tous les dix ans (loi vérifiée depuis le début du siècle), et ce bon rapport ne pouvait être maintenu, tous les sites favorables étant équipés.
La relève fut assurée par le nucléaire qui fournit aujourd'hui 80% de l'électricité. La régularité du doublement en 10 ans a pris fin au moment du choc pétrolier de 1973.
L'Allemagne a fait récemment grimper sa production d'électricité éolienne de 38% par an pendant deux années consécutives. Elle contribue pour 10% de ses besoins.
Pour fixer les idées, les moteurs réunis de la fusée Saturne V dans les années 60 consommaient à eux seuls pendant les quelques minutes de leur combustion une énergie équivalente à un millième de ce qui était brûlé en pétrole sur la planète pendant le même temps. (source : L'économie de l'énergie, Yves Manguy, Dunod)
Le prix du pétrole est en septembre 2004 voisin de 50 dollars le baril. Il reste à environ 50 dollars en mars 2005. Des experts ont fait savoir le 7 juin 2004 que ce prix ne pourrait se maintenir de façon viable et qu'à court terme une montée à 180 dollars le baril serait probable. L'augmentation des cours de 25% entre juin et septembre 2004 attire à nouveau l'attention sur leur communication de l'époque :
- [http://news.bbc.co.uk/1/hi/business/3777413.stm Quadruplement des cours à court terme signalé en juin 2004] (BBC)
- Consommation d'énergie de quelques pays industrialisés, d'après les chiffres de L'état du monde 2004, Paris, La Découverte, 2003 : on observe que les pays à climat froid (Scandinavie) et les pays immenses (États-Unis, Canada, Australie) consomment le plus d'énergie.
Selon le site du CEA, un parc de 4 réacteurs à fusion du type ITER pour une fourniture en continu de 4x1500 MW (600 000 personnes) occuperait 1 km² : http://www-drfc.cea.fr/
Voir aussi
Articles connexes
- Consommation d'énergie
- Craquage de l'eau
- Énergie primaire
- Énergie renouvelable
- Énergie nucléaire
- Pic pétrolier
- Production d'électricité
- Arrêt du nucléaire
Liens externes
- [http://www.greenpeace.org/france_fr/multimedia/download/1/359529/0/Eole_ou_Pluton_VF.pdftarget= Eole ou pluton étude comparative entre le nucléaire et l'énergie éolienne]
ja:エネルギー
ko:에너지
ms:Tenaga
simple:Energy
th:พลังงาน
Seconde (temps) ja:秒 simple:Second
La seconde est l'unité de mesure du temps du système international, de symbole s.
Le terme provient de la francisation écourtée de l'expression latine minutum secunda (latin médiéval), qui signifiait littéralement minute de second rang, c’est-à-dire seconde division de l'heure.
L'événement le plus court jamais enregistré à ce jour l'a été à l'Institut Max Planck d'optique quantique : la durée du trajet d'électrons excités par les impulsions de 250 attosecondes d'un laser à ultra-violets ; position mesurée toutes les 100 attosecondes (information parue dans la revue Nature en février 2004).
Pour avoir une meilleure idée de la prouesse, dans le modèle d'atome d'hydrogène de Niels Bohr, l'orbite d'un électron autour du noyau dure 150 attosecondes (mais les modèles atomiques actuels considèrent que l'électron ne tourne pas ; cf atome).
La seconde, étalon de mesure du temps
La définition de la seconde, l' unité SI du temps, a été définie selon les possibilités techniques de chaque époque.
- Elle a d' abord été définie comme une fraction du jour solaire terrestre moyen (1/86 400)
- En 1960, pour tenir compte des irrégularités du mouvement de la terre, elle a été définie comme une fraction de l' année tropique 1900, soit 1/31 556 925,9747
- Depuis la 13 Conférence générale des poids et mesures, la seconde n'est plus définie par rapport à l'année, mais par rapport à une propriété naturelle de la matière ; cette unité de base du système international a été définie en 1967 dans les termes suivants :
La seconde est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les deux niveaux hyperfins de l'état fondamental de l'atome de césium 133.
::Lors de sa session de 1997, le Comité international a confirmé que :
::Cette définition se réfère à un atome de césium au repos, à une température de 0 K.
La seconde, étalon de mesure du temps, est ainsi un multiple de la période de l'onde émise par un atome de césium 133 lorsqu'un de ses électrons change de niveau d'énergie.
Les scientifiques disposent ainsi d'une précision allant jusqu'à la 10e décimale (10-10). Et comme les lois de la physique sont partout les mêmes, avec cette définition, on peut dorénavant obtenir la durée exacte d'une seconde où
que l'on soit dans l'Univers.
L'intérêt de l'utilisation des caractéristiques atomiques de la matière est de deux ordres :
#la durée de l'année terrestre varie en fonction de nombreux facteurs (notamment, l'influence de lune et la dérive des continents) ;
#l'utilisation d'horloges atomiques pour mesurer le temps.
L'utilisation de l'atome de calcium, à la place de celui du césium, permet des mesures de temps encore plus précises, de l'ordre de 100 000 fois.
Multiples et sous-multiples
Les multiples de la seconde en usage avec le système international (tableau VIII) sont :
- la minute, de symbole min, dont la durée est de 60 secondes ;
- l'heure, de symbole h, dont la durée est de 60 minutes, soit 3600 secondes ;
- le jour, de symbole d, dont la durée est de 24 heures, soit 86400 secondes (cette durée correspond approximativement à celle d'un jour solaire).
Les préfixes du système international permettent également de créer des multiples décimaux de la seconde (peu usités), comme la kiloseconde (ks), la mégaseconde (Ms) ou la gigaseconde (Gs).
Estimation
Il est souvent utile d'estimer un intervalle de temps, lorsqu'on est dépourvu de la possibilité d'utiliser une montre ou un chronomètre.
Exemples d'utilités
- Estimer la durée du balancement d'un pendule (exemple historique !)
- Estimer la distance de sécurité entre son véhicule et celui qui nous précède. (Voir sécurité routière)
Méthodes
- Compter avec son pouls (exemple historique précédemment cité !)
- Prononcer un phrase ou un expression. Ainsi les français comptent les Y ("Un I grec, deux I grecs..."), et les étatsuniens comptent les Mississipi ("Un Mississipi, deux Mississipi.")
Article détaillé: Ordre de grandeur (temps)
Voir aussi
- Seconde intercalaire
catégorie:unité SI de base catégorie:unité CGS
catégorie:unité de temps
TensionCatégorie:Électricité Catégorie:Électrotechnique Catégorie:Électricité
La tension est une force d'extension.
Électricité
La tension électrique est la différence de potentiel électrique (DDP) entre deux points d'un circuit électrique. Elle est mesurée en volts « V » et son symbole normalisé est U (plus rarement V car on essaie de réserver cette lettre pour les potentiels).
Si dans un circuit électrique constitué d'élément de résistance non nulle il existe un courant électrique, alors il y a forcement dans ce circuit un générateur qui délivre une tension à ses bornes.
En fonction de l'intervalle auquel appartient sa valeur efficace, une tension peut être classée selon la nomenclature ci-dessous :
- Voir aussi : Champ électrique,
Médecine
- Tension nerveuse
- Tension sanguine
- Tension oculaire
Physique
- Tension d'un cable
ko:장력
Heure (temps)
L'heure est une unité de mesure de temps.
Historiquement, elle correspondait à un vingt-quatrième de jour, soit un vingt-quatrième du temps entre deux passages du Soleil au méridien (ou au plus haut dans le ciel). Cependant il ne s'agit là que d'une approximation, car la période de rotation terrestre varie au court de l'année ou d'une année sur l'autre, et subit aussi des irrégularités liées à l'activité du noyau terrestre et à divers effets de marée ou électromagnétiques. De plus, en moyenne, la période de rotation terrestre tend à s'allonger progressivement. Aussi l'heure servait à définir la minute et la seconde (ce n'est plus le cas aujourd'hui).
Dans le système international, l'heure est maintenant définie comme une durée invariable de 3 600 secondes exactement ; sa durée n'est donc plus la 24 partie de la journée. Bien qu'en dehors du système international (SI), elle est en usage avec lui. Son symbole habituel est h en français.
Correspondances des unités de mesure du temps :
- Une journée comprend généralement 24 heures. Le symbole de l'heure est h : 23 h 59 min 59 s. Cependant la durée des jours du calendrier peut différer de cette durée de plus ou moins une seconde, en fonction des ajustements astronomiques qui peuvent survenir plusieurs fois par an (actuellement une fois ou deux, en fonction de la période de révolution terrestre) et qui peuvent allonger ou raccourcir la durée de la dernière minute de la journée calendaire.
- Une heure comprend exactement 60 minutes. Le symbole de la minute est min : 23 h 59 min 59 s
- Une minute comprend exactement 60 secondes. Le symbole de la seconde est s : 23 h 59 min 59 s
La dernière seconde d'une journée calendaire se termine toujours à 0 h 0 min 0 s du jour calendaire suivant, mais commence le plus souvent à 23 h 59 min 59 s (en temps universel coordonné UTC) ; certains jours, cette seconde débute à 23h 59 min 58 s et il n'y a pas de seconde démarrant à 23 h 59 min 59 s ; certains autres jours, cette seconde commence à 23 h 59 min 60 s et suit l'avant-dernière seconde qui a commencé à 23 h 59 min 59 s. La durée de la dernière heure de la journée peut donc varier de plus ou moins une seconde (en fait les normes internationales sur l'heure civile calendaire permettent des variations allant jusqu'à 2 secondes si nécessaire). Suivant les pays, ces secondes supplémentaires ou retranchées peuvent intervenir à une heure légale différente, en fonction du fuseau horaire appliqué. (voir Seconde intercalaire).
Les Égyptiens de l'Antiquité utilisaient un découpage du jour en douze heures. Par la suite, ils ont divisé aussi la nuit en douze heures (notons que suivant les saisons, ces heures étaient plus ou moins longues). On peut penser que faire douze subdivisions permettait de diviser facilement la journée en tiers, en quarts ou en sixièmes. De plus, douze était déjà utilisé pour subdiviser l'année en mois (ou lunaisons, par observation des cycles lunaires au court de l'année).
Il est en fait très probable que la division se faisait en fonction de l'observation de la position du soleil dans le ciel, à l'œil nu et sans utiliser aucun autre instrument, même par temps couvert, ce qui ne permettait d'apprécier tout au long de l'année que deux positions intermédiaires entre le zénith et le lever ou le coucher du soleil, ce qui donnait une division de la période diurne en 6 heures seulement. Les 6 autres heures étaient déduites de la même façon par la position des astres visibles durant la nuit. La position du soleil servait aussi à l'orientation sur terre et sur mer, qui était aussi imprécise.
Toutefois, le besoin d'exprimer les directions médianes entre le Nord et l'Ouest ou l'Est aurait nécessité l'introduction d'une unité plus pratique basée sur une division de la période diurne en 4 durées à peu près égales, la position moyenne du soleil étant reportée sur les cadrans solaires permettant l'orientation. Cela aurait conduit à diviser en deux les anciennes heures diurnes pour obtenir 12 nouvelles heures, et donc porter aussi le total pour la journée à 24 heures.
D'autre part, la seconde était définie comme à peu près la période des pulsations cardiaques au repos, facilement comptables, et appréciée aussi pour la définition du rythme en musique. L'heure comptait alors environ 3600 secondes qu'il était facile de diviser en multiples de 60, qui est aussi un multiple de 12. Le symbolisme du nombre 12, et la facilité de le diviser en 2, 3 ou 4, et la facilité de diviser la minute et l'heure en 5 dans ce système permet de n'utiliser que des entiers aurait donc conduit à la création du système sexagésimal pour diviser l'heure en minutes et secondes égales et entières.
Typographie de l'heure
Il existe des règles typographiques s'appliquant à l'écriture des heures. En règle générale, lorsque l'on parle d'une durée, il est préférable d'écrire cette durée au long : « Le vol de l'avion de la compagnie Oceanic Airlines a duré quatre heures et cinquante minutes. » L'exception la plus courante concerne les résultats des épreuves d'athlétisme.
Concernant l'écriture des heures, il y a deux cas de figure :
- L'heure pleine, sans minute, doit s'écrire avec heure au long. « Il est 15 heures. À 18 heures, le président fera sa déclaration. »
- Les fractions d'heure s'écrivent avec le symbole h qui, comme tout symbole, doit être espacé avant et après :
- 13 h 17
- 2 h 5
On ajoute souvent un zéro devant le nombre des minutes, et parfois devant celui des heures, quand ceux-ci s'écrivent avec un seul chiffre.
Voir aussi
- Fuseau horaire
- Heure d'été
- Midi, Minuit
- Temps
- Unité et SI
Liens externes
- [http://opdaf1.obspm.fr/htbin/heure_op Heure actuelle du Bureau Français de Métrologie]
- [http://inms-ienm.nrc-cnrc.gc.ca/time_services_f.html Institut des étalons nationaux de mesure : les services de l'heure du Canada]
Catégorie:Unité de temps
ja:時間 (単位)
ko:시간 (단위)
simple:Hour
James Watt
James Watt (19 janvier 1736 - 19 août 1819) était un mathématicien et ingénieur écossais dont les améliorations à la machine à vapeur furent une étape clé dans la révolution industrielle.
Il naquit à Greenock, en Écosse, devint fabricant d'instruments pour l'Université de Glasgow puis s'installa à Birmingham, en Angleterre, où il fut un membre clé de la Lunar Society. Beaucoup de ses publications se trouvent à la Birmingham Central Library (Bibliothèque Centrale de Birmingham).
Chronologie
- 1736: Naissance à Greenock, en Écosse.
- 1754: Apprend la fabrication d'instruments mathématiques à Londres avant de retourner à Glasgow.
- 1763: En tant que fabricant d'instruments à l'Université de Glasgow, répare une machine à vapeur de Newcomen, ce qui l'amène à réfléchir aux manières d'améliorer la machine.
- 1765: En se promenant dans le "Parcours de Golf" du parc Glasgow Green, l'idée lui vient d'une chambre de condensation séparée pour la machine à vapeur.
- 1767: Arpenteur du canal de Forth et Clyde.
- 1769: Fait breveter la chambre de condensation séparée pour la machine à vapeur.
- 1774: Crée une entreprise à Soho, près de Birmingham, avec Matthew Boulton pour produire sa machine à vapeur de Watt améliorée.
- 1781: Fait breveter l'engrenage "soleil et planète" inventé par William Murdoch pour convertir un mouvement vertical en mouvement de rotation.
- 1782: Invente la machine à double action.
- 1784: Fait breveter une locomotive à vapeur.
- 1788: Adapte le régulateur à boules pour utilisation sur la machine à vapeur.
-
Ses avancées technologiques
Watt a adapté le régulateur à boules pour assurer la régulation de la vitesse d'une machine à vapeur. (C'était déjà utilisé pour la régulation des moulins à vent et à eau.) Il a inventé la jonction à mouvement parallèle qui convertit un mouvement circulaire en mouvement approximativement rectiligne (ce dont il était très fier) et le diagramme indicateur de vapeur pour mesurer la pression de la vapeur dans le cylindre pendant le cycle de fonctionnement de la machine, montrant ainsi son efficacité.
Watt a grandement contribué à la transformation de la machine à vapeur embryonnaire en un moyen de production d'énergie viable et économique. Il s'est aperçu que la machine à vapeur de Newcomen gâchait presque trois quarts de l'énergie de la vapeur en chauffant le piston et la chambre. Watt a développé une chambre de condensation séparée ce qui a augmenté significativement l'efficacité. Des améliorations supplémentaires (isolation du cylindre de vapeur, la machine à double action, un compteur, un indicateur et une valve de commande de puissance) ont fait de la machine à vapeur l'œuvre de sa vie.
Watt était opposé à l'utilisation de vapeur à haute pression, et certains considèrent qu'il a freiné le développement technique de la machine à vapeur par d'autres ingénieurs, jusqu'à ce que ses brevets expirent en 1800. En particulier l'interdiction faite à son employé William Murdoch de travailler avec de la vapeur à haute pression pour ses expérimentations sur la locomotive à vapeur, a retardé le développement et l'application de cette invention. Avec l'aide de son partenaire Matthew Boulton, il s'est battu contre des ingénieurs rivaux comme Jonathan Hornblower qui a essayé de développer des machines qui échapperaient à ses brevets généraux. Boulton s'est avéré excellent homme d'affaires, et les deux hommes ont fini par faire fortune.
Il a introduit une unité appelée le cheval-vapeur pour comparer la puissance fournie par les machines à vapeur, sa version de l'unité étant équivalente à 550 livres-pied par seconde (environ 745,7 watts).
Watt a également inventé plusieurs autres choses, un appareil pour copier les lettres n'étant pas la moindre.
Controverse
Le statut de Watt comme véritable inventeur de certains des nombreux principes et inventions pour lesquels il a déposé des brevets est sujet à controverse. Il avait pour habitude (à partir des années 1780 environ), soit de déposer des brevets vagues, soit de s'approprier, quand il en avait connaissance, les idées d'autres personnes en déposant des brevets avec l'intention que l'invention lui soit créditée, et s'assurant que personne d'autre ne puisse travailler dans un domaine particulier. Comme il le dit dans une lettre adressée à Boulton le 17 août 1784 :
:« J'ai donné pour les moteurs de chariots les descriptions que je pouvais, en fonction du temps et de l'espace que je pouvais m'autoriser ; mais c'est très imparfait et ne peut servir qu'à empêcher d'autres gens de déposer des brevets similaires. »
Deux exemples de cette pratique sont le dépôt d'un brevet pour l'engrenage "soleil et planète" en 1781 et le dépôt d'un brevet pour une locomotive à vapeur en 1784, alors que c'est son employé William Murdoch qui est à l'origine de ces deux inventions.
Son héritage
La machine à vapeur conçue par James Watt a permis de passer d'une machine d'usage limité à une machine efficace aux nombreuses applications. Ce fut la source d'énergie principale de la Révolution Industrielle naissante, dont elle a considérablement accru la capacité de production. (Sans elle, ce sont peut-être les hommes qui auraient continué à fournir l'énergie.) Elle fut également essentielle pour les progrès qui ont suivi dans le domaine des transports, comme le bateau à vapeur et la locomotive.
Michael H. Hart a classé Watt 22ème dans son livre Les 100 personnes les plus influentes de l'histoire de l'humanité.
Commémoration
Watt fut enterré près de St. Mary's Church, Handsworth, à Birmingham. Une extension ultérieure de l'église, par-dessus sa tombe, fait que sa sépulture se trouve maintenant à l'intérieur de l'église.
L'unité de puissance du SI, le watt, porte son nom. Ainsi que, au moins en partie, l'Université Heriot-Watt à Édimbourg.
À Birmingham, son souvenir est également rappelé par les Moonstones (des mémoriaux), deux statues individuelles, et une statue de William Bloye le représentant en compagnie de Boulton et Murdoch, et par une école portant son nom.
Quatre facultés portent son nom en Écosse, la Faculté James Watt à Kilwinning (Campus North Ayrshire) et Greenock (2 à Greenock, le Campus Finnart et le Campus Waterfront) et un campus à Largs.
La demeure de Matthew Boulton est maintenant un musée, le Soho House, commémorant l'œuvre des deux hommes.
Plus de 50 routes ou rues portent son nom dans le Royaume-Uni.
Voir aussi
- Machine à vapeur
- William Murdoch
et ses prédécesseurs :
- Héron d'Alexandrie
- Thomas Savery
- Thomas Newcomen
- Joseph Black
Bibliographie
Rev. Dr. Richard L, Hills, James Watt, Vol 1, His time in Scotland, 1736-1774 (2002), 480 p, nombreuses illus., Landmark Publishing Ltd, (ISBN 1-84306-045-0) [Le second volume couvrant sa vie en Angleterre jusqu'à sa mort en 1819 doit paraître en 2005.]
Watt, James
Watt, James
Watt, James
Watt, James
ja:ジェームズ・ワット
simple:James Watt
Catégorie:Unité SI ko:분류:SI 단위계 ja:Category:国際単位系
SI Juan Luís VivesJuan Luis Vives (Valencia, 6 maart 1492 – Brugge, 6 mei 1540) was een Spaanse geleerde die vrijwel zijn hele actieve leven in de Nederlanden woonde.
Biografie
Zijn joodse ouders waren tot het christendom bekeerd. In 1509 ging hij studeren aan de universiteit van Parijs. Teleurgesteld over het scholastieke onderwijs aldaar vestigde hij zich in 1512 in Brugge, in het huis van de Valentijnse koopman Bernardo Valdaura, met wiens dochter Margarita hij in 1524 trouwde. In 1517 werd hij als huisleraar toegevoegd aan de 19-jarige bisschop van Kamerijk, kardinaal Guillaume de Croÿ, die dat jaar aartsbisschop van Toledo werd. De twee verhuisden in 1517 naar Leuven, waar Vives als gastdocent aan de universiteit werd toegelaten en zijn vriendschap met Erasmus bestendigde. In 1521 kwam Croÿ om. Aan Vives werd in 1522 een professoraat in Alcalá aangeboden, maar een terugkeer naar Spanje was onmogelijk: Vives’ vader viel dat jaar in handen van de Inquisitie vanwege zijn vermeende terugval in het jodendom en werd in 1524 ter dood veroordeeld. Op grond van dezelfde beschuldiging werd het lijk van Vives’ reeds gestorven moeder in 1529 opgegraven en op de brandstapel gezet.
Van 1523 tot 1528 woonde Vives afwisselend in Brugge en in Engeland, waar hij Grieks doceerde in Oxford en aan het hof van koning Hendrik VIII en Catharina van Aragón verkeerde; in 1527 werd hij opvoeder van hun dochter, de latere koningin Maria Tudor. Omdat hij de kant van Catharina koos toen Hendrik van haar wilde scheiden, moest hij Engeland in 1528 verlaten. De laatste twaalf jaar van zijn leven, die zijn productiefste waren als auteur, sleet hij voornamelijk te Brugge, al verbleef hij vanaf 1537 ook geregeld te Breda, aan het hof van de Nassaus, als huisleraar van Mencía de Mendoza. Zijn vriendschap met Erasmus bekoelde gaandeweg; zijn beste vrienden waren Frans van Cranevelt en de Engelse humanist Thomas More. Vives werd begraven in de St.-Donaaskerk in Brugge. Zijn vrouw Margarita overleed in 1552 en werd naast hem bijgezet. Kinderen hebben zij niet gekregen. Het grafschrift van Vives luidde:
Hier is begraven meester
Jan Ludovicus Vives
geboren van valencia in spagnien
hie overleet
anno MDXL den VI in meye
Betekenis in de geschiedenis
Vives geldt als de grootste Spaanse geleerde van de 16e eeuw. Na Erasmus was hij de belangrijkste vertegenwoordiger van het humanisme in de Nederlanden. In vergelijking met Erasmus was Vives een meer stelselmatig denker, met grotere aandacht voor filosofische en historische vraagstukken. Bij het nageslacht is hij vooral als opvoedkundige bekend gebleven.
Bibliografie
Zijn belangrijkste pedagogische werken zijn:
- De institutione feminae christianae (1524; over de opvoeding van vrouwen),
- De ratione studiis puerilis (1523),
- Introductio ad sapientiam (1524),
- De disciplinis (1531; historisch overzicht van de wetenschappen en richtlijnen voor hun modernisering),
- Linguae latinae exercitatio (1538; leerboek Latijn).
Op filosofisch gebied zijn te noemen:
- In pseudodialecticos (1519; tegen de scholastieke redeneerkunst)
- De anima et vita (1538; wijsgerig-psychologische verhandeling).
Maatschappelijke kwesties behandelde Vives in
- De subventione pauperum (1526; project voor de armenzorg)
- en enkele pacifistische geschriften.
- Zijn theologische hoofdwerk De veritate fidei christianae werd postuum uitgegeven door Cranevelt (1543).
Vives
ja:ファン・ルイス・ヴィヴェス
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Figrin D'an and the Modal Nodes
Figrin D'an and the Modal Nodes are a band from the Star Wars universe most notable as the band playing in the cantina in A New Hope. In the Expanded Universe, the members are identified as Bith. Figrin D'an's cousin, Barquin, can be seen in Jabba the Hutt's palace
Filmfare Awards for Hindi films.
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See also
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- Bollywood
- Cinema of India
Sensational Debut
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Nagashima
was a series of fortresses and fortifications controlled by the Ikko-ikki, a sect of warrior monks in Japan's Sengoku period who opposed samurai rule. It was attacked and destroyed by Oda Nobunaga in the 1570s. This, combined with the destruction of the Ikki's other main fortress, the Ishiyama Honganji, several years later, ended the threat th
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Cain and Abel (Sandman)
Cain and Abel are a pair of fictional characters in the DC Comics universe based on the Biblical Cain and Abel.
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Originally they were the respective "hosts" of the EC-style horror comic anthologies <
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Crocodile clips
A crocodile clip or alligator clip is a clip named for its resemblance to a crocodile's jaws. The clip's two tapered, serrated jaws are forced together by a spring to make them grip. Its construction is similar to that of a clothespin. Crocodile clips are used in dental offices or by barbers to attach protective covers over customer's clothes. They are also famous as September 29, 1954 in Chicago, Illinois) an American actress, is most well known for her appearances as Lora/Yori in Tron and Lacey Underall in Caddyshack. In 1987, she was cast on Falcon Crest as Chase Giob
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