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Wikipédia:Proposition Articles De Qualité/Histoire De L'alphabet Arabe

Wikipédia:Proposition articles de qualité/Histoire de l'alphabet arabe

Article rejeté au terme du second tour.
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- Commentaire : moins de huit votes + ; Jmfayard 1 décembre 2005 à 23:13 (CET)

:Histoire de l'alphabet arabe

Proposé par : Vincent 1 septembre 2005 à 23:19 (CEST) Motif de la proposition : article illustré, peu de liens rouges, fait le tour de la question et présente des informations non pas inédites mais difficiles d'accès autrement que dans des ouvrages spécialisés. Inconvénient : pas de bibliographie (j'y travaille). Transféré par : jd  24 octobre 2005 à 04:17 (CEST)

Votes

Format : Pour ou Contre, motivation éventuelle, signature Désolé, mais il y a pas mal de lacunes, et le plan est pour l'instant assez confus. La plus grande lacune, c'est précisément que l'article parle incidemment de la création plus tardive du ta marbouta et de la hamza, mais sans l'expliquer comme un fait qui a sa place ici. Je suggère d'autre part de fusionner cet arricle avec Diacritiques de l'alphabet arabe : Il y a denombreuses parties communes aux deux articles, et leurs parties singulières méritent beaucoup d'améliorations. (PS: Si ces modifications sont effectuées, prévenez-moi pour que je reconsidère mon vote) Švitrigaila 3 octobre 2005 à 15:52 (CEST) également, il y a beaucoup d'informations, mais je ne suis pas certain qu'elles soient présentées de manière optimale. Par exemple, un article qui s'intitule "histoire de ..." suppose un plan chronologique. Or, ici, il y a peu d'indications sur l'enchaînement des événements : on commence avec "un alphabet innovant", qui n'est certainement pas le début de l'histoire. Enfin, même une lecture rapide de l'article demande beaucoup, beaucoup de prérequis... Il ne faut pas oublier qu'un article est destiné à des gens qui ne savent pas encore de quoi on va leur parler. Arnaudus 4 novembre 2005 à 16:24 (CET)

Discussions

Toutes les discussions vont ci-dessous.

Histoire de l'alphabet arabe

Alphabet arabe L'histoire de l'alphabet arabe montre que cet abjad ne s'est pas écrit depuis les origines tel qu'on le lit actuellement. On considère que l'alphabet arabe est un dérivé de l'alphabet araméen dans sa variante nabatéenne ou bien syriaque, lui-même descendant du phénicien (alphabet qui, entre autres, donne naissance à l'alphabet hébreu, à l'alphabet grec et, partant, au cyrillique, aux lettres latines, etc.).

Un alphabet innovant

Si l'on compare l'ordre alphabétique arabe actuel à celui d'autres alphabets issus du phénicien, comme l'hébreu, le syriaque ou le grec, on constate que l'ordre arabe est original :
Image:Comp_arabe_hebreu_etc.png

Digamma L'ordre alphabétique ancien, dit ordre levantin, représenté par les autres écritures, a donc été modifié. Si cette fois-ci on classe les lettres en respectant l'ordre numéral (consulter Numération arabe, Numération grecque et Numération hébraïque pour plus de détails), on constate que l'ordre sémitique ancien est restauré :
Image:Comp_arabe_hebreu_etc2.png

:¹ Digamma Cet ordre-là est bien le plus ancien. Pour comprendre les raisons d'une réorganisation de l'ordre alphabétique, il faut revenir aux premières attestations écrites.

Modèle archaïque

La première attestation d'un texte en alphabet arabe remonterait à 512 de l'ère chrétienne. Il s'agit d'une dédicace trilingue (grec, syriaque, arabe) trouvée à Zabad, en Syrie. Le modèle utilisé ne comprend que vingt-deux caractères dont seuls quinze ont un tracé différent, servant à noter vingt-huit phonèmes.

Origines

L'alphabet est une évolution soit du nabatéen, soit du syriaque (thèse cependant moins répandue). Le tableau ci-contre permet de comparer les évolutions subies par le tracé des lettres depuis le prototype araméen jusqu'aux écritures nabatéenne et syriaque. L'arabe est placé entre elles deux à des fins de lisibilité et non pour marquer une évolution chronologique.
Image:Aram_nabat_arabe_syriaque.png
Il semble que l'emprunt de l'alphabet nabatéen par les Arabes se soit déroulé comme suit :
- - siècles avant l'ère chrétienne, installation de tribus nord-sémitiques et fondation d'un royaume centré autour de Pétra, en Jordanie actuelle ; le peuple en question, nommé maintenant Nabatéens (du nom d'une des tribus, Nabaṭu), parle vraisemblablement une forme d'arabe ;
- au de l'ère chrétienne, première attestations du nabatéen. La langue écrite se présente comme un araméen (langue de communication et de commerce) teinté d'arabismes. Les Nabatéens n'écrivent donc pas leur propre langue. La graphie est celle de l'alphabet araméen qui continue d'évoluer ;
- la graphie se sépare en deux variantes : l'une destinée aux inscriptions (dite « nabatéen monumental ») et l'autre, plus cursive et dont les lettres se joignent, pour le papyrus ; c'est cette variante cursive qui, influençant de plus en plus la graphie monumentale, pourrait avoir donné naissance à l'alphabet arabe ;
- la langue arabe remplace à l'écrit la langue araméene ; la dernière inscription en nabatéen (araméen arabisant) date du ;
- l'inscription de Zabad est la première, au , à marquer la résurgence (ou l'émergence) du nabatéen maintenant devenu de l'arabe ;
- au , l'alphabet arabe est parfaitement attesté. C'est surtout le temps considérable qui s'est écoulé entre la dernière inscription en nabatéen (355-6) et les premiers textes sûrs en arabe (VIIe siècle) qui permet de douter d'une telle évolution ; l'inscription de Zabad (512) pourrait être le chaînon manquant entre les deux et le temps de « silence » de l'écriture s'expliquer par le fait que c'est le nabatéen cursif qui a donné naissance à l'arabe ; de fait, une telle écriture s'employant surtout sur des matériaux périssables, comme le papyrus, il n'en est pas resté de nombreux témoignages.

Ambiguités et ambivalence des premiers modèles

Le modèle nabatéen (si l'on considère qu'il s'agit bien du modèle de départ) était déjà, à force d'évolutions, caractérisé par de nombreux caractères devenus fortuitement semblables. Évoluant à partir d'une cursive, le prototype de l'alphabet arabe accentue encore plus ces ressemblances. À cela s'ajoute que si le nabatéen comprend vingt-deux phonèmes, l'arabe en a vingt-huit ; ainsi, parmi les vingt-deux lettres héritées, sept sont ambiguës et six phonèmes n'ont pas de lettre consacrée : il a donc fallu utiliser des lettres préexistantes, devenues de fait ambivalentes. Les lettres du modèle archaïque sont, dans le tableau suivant, encore placées dans l'ordre levantin traditionnel mais écrites dans leur tracé actuel, pour des raisons de simplicité. Les caractères ambigus sont signalés par un fond coloré. La deuxième valeur des lettres ambivalentes est indiquée après virgule.
Image:Arabe_arch.png
Au final, si l'on ne garde que les tracés différents, lettres ambiguës ou ambivalentes confondues, l'on n'obtient que seize caractères indépendants, quatre lettres ambiguës et six ambivalentes (l'ambiguïté et l'ambivalence ne s'excluant pas). Comparons avec l'alphabet hébreu :
Image:Hebreu_hist_arabe.png
Les tableaux sont disponibles en version texte dans la page de discussion.
Les ordres alphabétiques sont, mutatis mutandis, identiques, ainsi que le nombre de lettres. On le voit aisément, cependant, l'alphabet arabe est riche en ambiguïtés graphiques (signalées dans le tableau au moyen des couleurs) : il n'est par exemple pas possible de différencier bāʾ, nūn et tāʾ, tous représentés par ں (un ب sans point). De plus, tous les phonèmes de la langue actuelle ne sont pas transcrits.

Ajout des points

C'est au que l'on prit conscience des limites d'un tel alphabet trop ambigu et ne comprenant pas assez de signes pour les sons propres à la langue arabe : le modèle araméen possède moins de phonèmes que l'arabe et l'écriture des origines a donc dû confondre par une même lettre plusieurs phonèmes. De vingt-deux signes, l'alphabet dut passer à vingt-huit (la hamza étant une invention encore plus récente et servant à remplacer ʾalif, dont la valeur phonologique s'est estompée). On créa donc de nouvelles lettres, simples variantes des anciennes, que l'on distingua par des points sus-, sous- ou inscrits et que l'on plaça à la fin de l'alphabet (de même que les Grecs ont placé à la fin du leur une lettre créée tardivement comme Ω oméga). L'utilisation de tels diacritiques — qu'ils servent soit à distinguer des lettres déjà présentes comme ب bāʾ, ‎ت tāʾ et ن nūn, soit à en créer de nouvelles comme غ ġayn ou ‎ض ḍād à partir de ع ʿayn et ص ṣād — est vraisemblablement une imitation du syriaque et du nabatéen :
Image:D_r_nabat_syriaque.png
L'alphabet se composant alors de vingt-huit lettres, cela permit de l'utiliser pour noter les nombres : de 1 à 10, puis de 20 à 100 et de 200 à 1000 (consulter Numération arabe). Les arabophones se sont contentés de plaquer les valeurs en question sur les lettres, en respectant l'ordre dans lequel elles se présentaient. On obtint donc les équivalences suivantes : En gras les nouvelles lettres : ʾalif (1) bāʾ (2) ǧīm (3) dāl (4) hāʾ (5) wāʾ (6) zāy (7) ḥāʾ (8) ṭāʾ (9) yāʾ (10) kāf (20) lām (30) mīm (40) nûn (50) sīn (60) ʿayn (70) fāʾ (80) ṣād (90) qāf (100) rāʾ (200) šīn (300) tāʾ (400) ṯāʾ (500) ḫāʾ (600) ḏāl (700) ḍād (800) ẓāʾ (900) ġayn (1000)

Réorganisation de l'alphabet

Une grande modification intervint moins d'un siècle plus tard quand les grammairiens arabes réorganisèrent l'alphabet, pour des raisons pédagogiques, en plaçant les nouvelles lettres à côté des anciennes dont elles étaient graphiquement tirées, au détriment de l'ordre numéral, lui-même concurrencé par l'utilisation des chiffres arabo-indiens (voire grecs dans certains cas). Ils favorisèrent l'apprentissage en regroupant les lettres par similarité formelle :
- ع et غ ;
- ب‎ ت et ث ;
- ج‎ ح et خ ;
- د ‎ذ ‎ر et ز ;
- س et ش‎ ;
- ط et ظ. Ce faisant, la valeur numérale était conservée, de sorte que l'alphabet numéral ne suivait plus le nouvel ordre alphabétique. De plus, les grammairiens d'Afrique du Nord changèrent celle des nouvelles lettres, ce qui explique les différences entre les alphabets d'Orient et du Maghreb. Enfin, quand de nouveaux signes vinrent enrichir l'alphabet, ils reçurent la valeur de la lettre dont ils étaient tirés où dont ils étaient une variante : le tāʾ marbūṭa prit celle de d'un tāʾ normal, par exemple (et non d'un hāʾ). De même, les nombreux diacritiques n'ont aucune valeur : une consonne redoublée, ce qu'indique une šadda, ne compte pas doublement.

Articles connexes


- Alphabet arabe ;
- diacritiques de l'alphabet arabe  ;
- numération arabe ;
- abjad ;
- ordre levantin ;
- écriture.

Diacritiques de l'alphabet arabe

Tel qu'écrit couramment, l'alphabet arabe n'utilise pour ainsi dire pas de diacritiques, outre le point souscrit ou suscrit obligatoire pour distinguer des lettres ambiguës. Pour faciliter la lecture, cependant, et ce dans un cadre didactique ou religieux, de nombreux signes auxiliaires viennent rendre le texte moins ambigu : l'arabe ne notant normalement pas les voyelles, par exemple, ni les géminations ou encore les assimilations, il n'est pas possible à un lecteur débutant de lire à voix haute un texte sans l'aide de ces signes, ou sans une bonne connaissance de la langue. Note : les mots arabes sont transcrits selon les conventions habituelles.

Diacritiques obligatoires

Les seuls diacritiques historiques de l'alphabet arabe, c'est-à-dire ceux qui servent à différencier plusieurs lettres de même tracé, sont le point et la hamza.

Point

ثجخ
Il est conseillé de consulter aussi Histoire de l'alphabet arabe pour comprendre cette partie. On sait que les premiers modèles de l'alphabet arabe sont riches en ambiguïtés, ce que montre l'image ci-dessous.
image:Arabe_arch.png
On voit que neuf lettres sont de tracé identique ou peu s'en faut. Au , par imitation du modèle nabatéen ou syriaque, les lettres ambiguës ou ambivalentes ont été distinguées par un, deux ou trois (selon le nombre d'ambiguïtés à lever) points suscrits, inscrits ou souscrits, dans les cas où plus de deux lettres possèdent un tracé trop proche ou pour inventer de nouvelles lettres à partir de lettres simples. En sorte, le point fonctionne doublement :
- il distingue des graphèmes homographes ;
- il étend le nombre de graphèmes possibles. Actuellement, seize lettres ne diffèrent que par la présence ou non de points, ainsi que leur position et leur nombre le cas échéant :
- ع et غ ;
- ب‎ ‎ ت etث ;
- ج‎ ‎ ح et خ ;
- د ‎‎ذ ‎‎ر et ز ;
- س et ش‎‎ ;
- ط et ظ. En graphie liée, le nombre d'ambiguïtés levées est encore plus grand, certaines différences de tracé étant abolies ; la forme fondamentale ﯩ, en effet, peut recevoir cinq combinaisons de points :
Les mêmes lettres, en graphie isolée, ne sont plus si proches (dans le même ordre) :
De même, bien qu'en graphie isolée leur position sur la ligne ne soit pas identique, ف f et ق q sont aussi distingués par les points en graphie liée :

Hamza et ʾalif waṣla

ٱ ئ ؤ إ أ
La hamza est une lettre, ء, qui, dans certaines conditions, s'écrit comme un diacritique. Elle note le phonème /ʔ/ (« coup de glotte »). Son placement est relativement complexe. Le waṣla est un autre diacritique, utilisé principalement dans les éditions du Coran. Il se place au-dessus d'un ʾalif et note la présence d'une hamza instable élidée : ainsi, le ʾalif, support d'une voyelle et d'une hamza, ne se prononce pas. L'article Écriture de la hamza traite de ces questions en détails.

Diacritiques servant à faciliter la lecture

Signes de vocalisation

Ces signes annexes permettant de noter les voyelles auraient été inventés par Abou al-Aswad al-Douali, grammairien du . Le modèle est presque clair : il s'agit de lettres de l'alphabet transformées en signes suscrits. C'est au qu'est fixée la notation actuelle.

Voyelles simples

ــَــُــِ
Les voyelles (qui peuvent être brèves ou longues) ne sont généralement pas écrites, sauf parfois dans les textes sacrés et didactiques, auquel cas l'on dit de ces textes qu'ils sont « vocalisés ». Les brèves sont des diacritiques (dont ـُ [u] provient sûrement de la lettre و [w]) placés sur ou sous la consonne qui les précède dans la syllabe, tandis que les longues sont notées par le diacritique de la brève équivalente suivie d'une consonne de prolongement :
- ا ʾalif ou ى ʾalif maqṣūra (seulement en fin de mot) pour l'allongement de /a/. Ainsi, ce qui est écrit se lit ā ;
- ي yāʾ pour celui de /i/ : iy = ī ;
- و wāw pour celui de /u/ : uw = ū. Comme aucune syllabe arabe ne commence par une voyelle (contrairement aux apparences ; il y a en effet une consonne à l'initiale d'un prénom comme Ali, en arabe ʿAlī, ou d'un mot comme ʾalif), il n'y a pas de forme indépendante. Dans le tableau suivant, les voyelles seront présentées seules puis placées pour plus de clarté sur ou sous la lettre د dāl. Note : ne pas oublier que le ة tāʾ marbūṭa n'est pas une voyelle mais une consonne /t/ ou /h/ souvent muette mais toujours précédée du son /a/.

Diphtongues ay et aw

Elles sont simplement notées par la voyelle brève suivie des consonnes y ou w. L'écriture les traite comme ī et ū, c'est-à-dire qu'elle ne les note pas différemment des autres suites voyelle + consonne. De même, on pourrait classer parmi les diphtongues celles débutant par īy et ūw ; ce ne sont cependant que des voyelles suivies d'une consonne. Comme précédemment, les diphtongues sont présentées dans le tableau précédées de d et les lettres ne sont pas liées.

Voyelles casuelles et tanwīn

ــًــٌــٍ
Lors de la flexion nominale, les noms peuvent recevoir trois désinences différentes, -a, -i, et -u (qu'on transcrira de préférence en les plaçant en exposant : -a, etc). Celles-ci ne sont pas écrites dans un texte non vocalisé, sinon, les signes habituels sont employés. Il est rare qu'on les prononce dans la conversation courante : de fait, n'étant ni écrites ni prononcées d'habitude, ces voyelles flexionnelles ressortissent surtout à l'arabe classique. Si le mot est indéfini (sans article ni complément du nom), il prend (sauf exceptions) les désinences -an, -in, -un, nommées tanwīn. Celles-ci sont notées par des diacritiques spéciaux qui remplacent la voyelle ainsi que la lettre -n attendue en fin de mot ; selon que le texte est vocalisé ou non, la notation change :
- tanwīn -an (tanwīn ʾal-fatḥa) : ــًــ ; un ʾalif est placé à la suite du tanwīn, sauf si le mot se termine par ة tāʾ marbūṭa /a(t)/ (suffixe de féminin), ou par une hamza, أ /aʔ/ ou اء, /aːʔ/ ; dans un texte non vocalisé, seul le ʾalif est écrit, si c'est possible, sinon, rien n'indique la présence d'un tanwīn :
  - رَجُلاً raǧulan, « homme (cas direct) » ; non vocalisé : رجلا (noter la ligature lām ʾalif qui, de fait, porte le tanwīn), جِدًّا ǧiddan, « énormément » ; non vocalisé : جدا,
  - عَادَةً ʿādatan, « d'habitude » (noter l'utilisation du tāʾ marbūṭa prononcé ici /t/ devant voyelle casuelle) ; non vocalisé : عادة (pas dʾalif après ة),
-
tanwīn -in (tanwīn ʾaḍ-ḍamma) : ــٍــ ; il n'est pas écrit dans les textes non vocalisés :
  - رَجُلٍ
raǧulin, « homme (cas indirect) » ; non vocalisé : رجل ;
-
tanwīn -in (tanwīn ʾal-kasra) : ــٌــ (il existe une deuxième graphie, ressemblant à « ” » suscrit) ; il n'est pas écrit dans les textes non vocalisés :
  - رَجُلٌ
raǧulun, « homme (cas sujet) » : non vocalisé : دجل (le cas sujet et le cas indirect ne se distinguent donc pas). Dans la pratique, la voyelle et le /n/ des tanwīn ne sont pas prononcés (sauf dans des expressions adverbiales figées en -an, comme شُكْراً šukran, « merci », plus fréquemment écrit شكرا). Ces désinences appartiennent aussi à la langue littéraire de l'arabe classique.

ʾAlif Madda

آ
Afin d'éviter la succession de deux
ʾalif dans un même mot, on fait usage d'un diacritique nommé madda remplaçant l'un des deux ʾalif et se plaçant sur le restant : آ. Cette rencontre ne se trouve en fait que dans les cas où un ʾalif support d'une hamza précède un [a] long (c'est-à-dire une fatḥa suivie d'un ʾalif), soit ʾā. La madda remplace donc :
- une éventuelle
hamza initiale ;
- la
fatḥa ;
- lʾalif
de prolongement. Ainsi, l'on n'écrit pas أَاخَذَ ʾāḫaḏa, « il a réprimandé » mais آخَذَ ; de même dans un mot : non pas قَرَأَا qaraʾā, « ils ont lu (au duel) », mais قَرَآ.

ʾAlif suscrit

ــٰ
Certains mots portent phonétiquement la trace d'un ancien ʾalif de prolongement qui a disparu de la graphie ; il est cependant parfois écrit sous une forme suscrite, en remplacement d'une éventuelle fatḥa et de son ʾalif de prolongement ; c'est le cas dans certains démonstratifs :
- هذا ou هٰذَا hāḏā « ce... -ci » ;
- هذه ou هٰذِهِ hāḏihi « cette... -ci » ;
- هٰؤُلاَءِ hāʾulāʾi « ces... -ci (féminin) » ;
- ذلك ou ذٰلِكَ ḏālika « ce... -là » ; D'autres mots peuvent être écrits avec le ʾalif suscrit :
- لكن ou لٰكِن lākin, « mais » ;
- رحمن ou رَحْمٰن raḥmān, « miséricordieux ». Le terme le plus célèbre portant un ʾalif suscrit est celui désignant le Dieu unique de l'ʾIslām, nommé « Le Dieu », c'est-à-dire, selon l'étymologie populaire (qui ne résiste cependant pas aux analyses) أَل ʾal (« le / la ») + إِلٰه ʾilāh (« divinité ») ; ce dernier nom commençant par une hamza instable, la forme contractée donne أَللّٰه ʾ Al-lāh, plus communément écrit اللّٰه et transcrit ʾAllāh (il existe d'ailleurs un emplacement en Unicode permettant d'écrire le nom dʾAllāh en un seul caractère ; il s'agit de U+FDF2, Ligature Allâh sous sa forme isolée, soit ﷲ.

Signes de syllabation

De même que pour les signes de vocalisation, les signes de syllabation ne sont pas obligatoirement écrits. Ils permettent cependant une grande précision et s'utilisent parfois quand le texte n'est pas vocalisé.

Sukūn

ـْـ
Une syllabe arabe peut être ouverte (elle est terminée par une voyelle) ou fermée (par une ou deux consonnes) :
- ouverte : C[onsonne]V[oyelle] ;
- fermée : CVC(C) ; la voyelle en question est le plus souvent brève. Quand la syllabe est fermée, on peut indiquer que la consonne qui la ferme ne porte aucune voyelle en plaçant au-dessus un signe nommé
sukūn, de la forme « ° », pour lever tout ambiguïté, surtout quand le texte n'est pas vocalisé : il faut se souvenir qu'un texte standard n'est composé que de suites de consonnes ; ainsi, le mot qalb, « cœur », est écrit qlb. Les sukūn permettent de savoir où ne pas placer une voyelle : qlb (قلب) pourrait en effet être lu /qVlVbV/, mais écrit avec un sukūn sur le l et sur le b, il ne peut être interprété que sous la forme /qVlb/ (quant à savoir quelle est la voyelle /V/, il faut pour cela connaître le mot) ; on écrit donc قلْبْ (sans ligatures : ق‌لْ‌بْ). De fait, dans un texte vocalisé le sukūn ne semble pas nécessaire, puisque le placement des voyelles est sûr : قَلْبْ est quelque peu redondant. On peut en théorie faire de même pour l'écriture des voyelles longues et des diphtongues, puisque celles-ci sont notées par une voyelle suivie d'une consonne : ainsi mūsīqā, « musique », s'écrit de manière non vocalisée mwsyqā (موسيقى avec un ʾalif maqṣūra en fin de mot) ; pour éviter une lecture /mVwVsVyVqā/, il est possible d'indiquer que w et y ferment leur syllabe respective : موْسيْقى. Le mot, entièrement vocalisé, est écrit مُوْسِيْقَى. De même pour les diphtongues : le mot zawǧ, « mari », peut être écrit simplement zwǧ : زوج, avec sukūn : زوْج, avec sukūn et voyelle : زَوْج. Dans la pratique, le sukūn n'est pas placé au-dessus des lettres servant à indiquer l'allongement de la voyelle qui précède (et sa présence pourrait conduire à des erreurs de lecture : on a tendance à considérer qu'un sukūn sur un y ou un w indique une diphtongue et non une voyelle longue) : mūsīqā sera plus simplement écrit مُوسِيقَى. De même, il n'est quasiment jamais écrit en fin de mot quand la dernière syllabe est fermée : dans un texte entièrement vocalisé, aucun nom, par exemple, ne pourrait porter en finale un autre diacritique qu'un tanwīn : قلْبْ est donc une graphie impossible. C'est قلْبٌ, par exemple, qu'on devrait avoir même si, dans la pratique, les tanwīn ne sont pas prononcés. C'est la marche que l'on a suivie dans ce document. Le sukūn ne doit pas être confondu avec le rond en chef.

Šadda

ـّـ
Ce signe, dont la forme est une simplification de ‍ش‍ (initiale du mot), sert à faire l'économie d'une consonne géminée, c'est-à-dire quand deux consonnes identiques se suivent : c'est le cas lorsqu'une syllabe fermée terminée par une consonne X précède une autre syllabe débutant par cette consonne X. On place la
šadda au-dessus d'une des consonnes, tandis que l'autre n'est pas écrite : ainsi, le mot šadda lui-même est orthographié شَدَّة au lieu de شَدْدَة ; il n'y a donc plus besoin d'utiliser un sukūn. La šadda devrait se rencontrer dans les cas d'assimilation de la consonne /l/ de l'article devant consonne solaire : ainsi, « la lune » s'écrit أَلْقَمَر ʾal-qamar, tandis que « le soleil » pourrait être noté أَلشَّمْس ʾaš-šams (il est écrit en réalité ʾalššams ; le détail de cette convention graphique est décrit plus bas). En réalité, la šadda est le plus souvent omise dans cette assimilation très fréquente. Les détails de cette question sont traités dans l'article principal (section « Assimilations »). Noter le placement des signes de vocalisation :
-
fatḥa a et ḍamma u sont écrites au-dessus de la šadda tandis que kasra i l'est soit régulièrement sous la consonne qui la porte, soit sous la šadda (depuis quelques années, pour des raisons de simplification typographique) : il ne faut donc pas confondre ﳲ et ﳴ ;
- les
tanwīn -an et -un suivent les mêmes principes (au-dessus de la šadda), mais le tanwīn /in/ ne se place qu'au-dessous de sa lettre (et non sous la šadda).

Diacritiques servant à étendre le nombre de caractères

L'alphabet arabe ne servant pas exclusivement à noter la langue arabe, il a fallu, dans de nombreuses autres langues, procéder à des ajustements nécessaires pour lui faire représenter, avec plus ou moins de précision, des phonèmes qui ne sont pas prévus. Pour ce faire, on a souvent recouru à des diacritiques qui ont permis d'étendre le nombre de graphèmes possibles.
On se reportera à l'article Adaptations de l'alphabet arabe pour un article complet sur la question.

Articles connexes


- Diacritique ;
- alphabet arabe ;
- écriture. Arabe

Jembatan Suramadu

Jembatan Suramadu adalah jembatan yang menghubungkan Surabaya di Jawa dan kota Bangkalan di Madura. Jembatan ini diresmikan pembangunannya oleh Presiden Megawati Soekarnoputri pada 20 Agustus 2003. Panjang jembatan ini adalah 5,4 km dan bila selesai akan menjadi jembatan terpanjang di Indonesia. Perkiraan biaya pembangunan jembatan ini adalah Rp. 2.370 milyar. Jembatan ini direncanakan selesai pada Februari 2007. Pembuatan Jembatan ini dilakukan di dua sisi, sisi Madura dan sisi Surabaya.

Pranala luar


- [http://www.suramadu.com Situs resmi] Suramadu

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Idioma español
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America Latina u Latinamerica (distinga-se de Ispanoamerica e Iberoamerica) ye o conchunto de países d'America que estieron antiguas colonias d'Europa an se charran as luengas romanzes, autuals España, Portugal u Franzia y cualo idioma ye l'luenga romanze d'a colla iberica, orichinada en o condau y reino meyebal de Castiella, que encluyiba alto u baxo l'autual probinzia de Burgos y as comunidaz autonomas de A Rioxa y Cantabria, en España. Ye fablau como
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