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AutonomiAutonomi, självständighet, självbestämmanderätt. Statsrättsligt innebär termen autonomi att en delstat, provins, region eller dylikt inom en stat har rätt att bestämma (stifta lagar) i inre angelägenheter.
Kategori:politik
StatEn stat är ett område som utgör en självständig politisk enhet. Se även land, rike och nation.
En stat kännetecknas av territorium, befolkning, suveränitet, politisk organisation och permanens.
Vad som är en stat eller inte avgörs ofta av existensen av erkännanden från andra stater och mellanstatliga organisationer. Den som är full medlem i FN kan i allmänhet betraktas som en stat.
Se även
- statsvetenskap
- politik
Stat betecknade förr också den lön en statare fick in natura.
Kategori:Statsvetenskap
Alfred E. Van VogtAlfred Elton van Vogt (26 avril 1912 au sud de Winnipeg,
Manitoba - 26 janvier 2000 à Los Angeles, Californie), plus connu sous le nom de plume A. E. van Vogt, était un écrivain canadien de science-fiction.
Il est considéré comme l'un des chefs de file de la science-fiction américaine pendant son âge d'or, avec des chefs-d'œuvre comme les romans À la poursuite des Slans et Le Monde des Ā ; ce dernier ouvrage a popularisé la sémantique générale auprès du public et provoqué une importante polémique dans le monde de la science-fiction anglosaxonne.
Les traductions françaises du Monde des Ā et de sa suite, Les Joueurs du Ā, effectuées par Boris Vian, ont grandement contribué à la popularité de la science-fiction en France.
Biographie
La jeunesse
Second d'une famille de six enfants, van Vogt naît à la ferme de ses grands-parents paternels, qui sont d'origine néerlandaise. Son père est épicier dans le petit village de Morden, pendant que sa mère tient la maison. Tous les deux parlent couramment le frison, un dialecte hollandais, répandu dans cette région rurale suite à une immigration massive en provenance des Pays-Bas, durant les décennies précédentes.
Alors qu'il n'a que quatre ans, sa mère impose l'utilisation de l'anglais à la maison. Malgré cela, Alfred s'obstine à parler le frison dans sa tête pendant un moment.
Pays-Bas sont les vedettes de ce magazine édité par Hugo Gernsback : Amazing Stories, novembre 1926.]]
À l'école, sa maîtresse le bat régulièrement. À l'âge de huit ans, un garçon de sa taille le rosse, ce qui atteint sérieusement son amour-propre. Il devient solitaire et se met à lire des contes de fées. À l'âge de dix ans (ou douze, selon d'autres sources), sa maîtresse de classe lui interdit de lire ce type de roman. Il s'entête et, finalement, passe aux romans d'aventure, qu'il loue à un camarade de classe.
En 1922, son père, devenu avocat entretemps, s'installe dans une petite ville protestante et conservatrice. N'étant pas d'origine anglaise, le jeune Elton est mis à part, ce qui renforce son sentiment de solitude.
Quelques années plus tard, en 1926, son père s'installe à Winnipeg et devient directeur pour la compagnie maritime Holland-American Steamship Line, spécialisée dans le transport des immigrants hollandais attendus dans les prairies canadiennes.
Le jeune van Vogt, qui vient de la campagne, vit un choc urbain. Pour le surmonter, il se met à dévorer des livres à raison de deux par jour. C'est pendant cette période qu'il découvre le magazine de science-fiction Amazing Stories. Il a quatorze ans et commence à éprouver le besoin d'écrire.
En 1929, les conséquences de la Grande dépression frappant très tôt au Canada, les affaires de la compagnie de son père périclitent. Celui-ci tente de se refaire à la bourse, mais perd ce qui lui reste. Alfred doit chercher un emploi, qu'il trouve au bureau du recensement à Ottawa en 1930.
La recherche
En 1931, il s'initie à l'écriture en suivant des cours au Palmer's Institute of Authorship. Il les aborde en autodidacte sérieux et enthousiaste. Ces cours proposent une méthode qui repose sur quelques principes, que van Vogt appliquera pendant une bonne partie de sa vie littéraire. Passons-les en revue :
- Chaque phrase doit comporter de l'émotion. Selon ce principe, écrire « Van Vogt est un écrivain de science-fiction. » est un fait qui n'éveille rien en particulier chez le lecteur. Il faut plutôt écrire « Lorsque je pense à van Vogt, je suis nostalgique de la science-fiction. » Faire de même pour la prochaine, tout comme celles qui suivent. Cette approche a le mérite d'offrir un point de vue à tous moments. Le lecteur peut donc s'identifier à un personnage à n'importe quel moment ;
- Le texte possédant une « vitalité », il faut que l'intrigue progresse. Le principe dit de John Gallishaw permet de résoudre cette problématique : chaque phrase doit comporter un manque, que la phrase suivante comble. La combinaison de ces deux principes, émotion et manque, provoque chez le lecteur une frustration qui l'amène à lire la prochaine phrase. Cette dernière comble la demande du lecteur, tout en répétant le même scénario ;
- Gallishaw propose un autre principe : la technique de la scène de 800 mots. Le texte est découpé en scènes, chacune comportant 800 mots et annonçant un problème au tout début, lequel est résolu ou non à la fin. Toute scène qui s'éloigne trop de ce modèle est à éviter, car si elle plus courte, disons 300 mots, elle manque d'idées et de détails, alors que si elle est plus longue, elle risque de faire perdre le fil de l'intrigue au lecteur. Ce principe présente un avantage pour l'écrivain: il lui est possible de rédiger un roman une scène à la fois, celle-ci étant écrite, par exemple, en une seule journée ;
- Gallishaw affirme que l'histoire est à l'état de germe dès sa première scène. Elle doit donc poser le problème et de la scène et de l'histoire au complet. Elle permet à l'écrivain de trouver les idées nécessaires pour remplir les scènes qui sont incomplètes ou vides ;
- Un autre principe affirme qu'une nouvelle doit avoir deux intrigues au plus, alors qu'un roman doit en comporter davantage. Les intrigues secondaires servent les buts de la principale, tout en étoffant le récit. La résolution de l'intrigue principale amène automatiquement celle des intrigues secondaires.
Ces principes ont des avantages. Premièrement, le texte est une dramaturgie en construction, tant pour l'auteur au moment de rédiger, que pour le lecteur au moment de lire. Deuxièmement, l'écrivain n'a pas à déterminer à l'avance la fin du roman, c'est-à-dire qu'il n'a pas besoin de rédiger un plan préalable à la rédaction, exercice souvent difficile pour la plupart des rédacteurs.
L'inconvénient majeur de cette méthode est qu'elle est rarement adaptée au récit en cours. L'écrivain consciencieux, à un certain moment de la rédaction, se rend compte que les scènes ne s'emboîtent pas comme les pièces d'un casse-tête. Il tente alors de remanier le texte pour le rendre cohérent. N'ayant pas déterminé la fin à priori, il lui est impossible d'aligner son histoire sur celle-ci. La première scène, souvent écrite sans réflexion préalable, a imposé le thème et le rythme au récit, à l'auteur de se débrouiller pour que tout cadre.
Armé de ces principes de rédaction, van Vogt quitte son poste de fonctionnaire qu'il occupe depuis environ un an, et retourne à Winnipeg en 1932. À ses débuts, il écrit des histoires romancées pour des magazines. Il rédige surtout pour True Story, spécialiste de la confession écrite, une forme de récit populaire à cette époque. Ayant peu de moyens financiers, la bibliothèque municipale lui sert de bureau.
Il fréquente également un groupe d'écrivains, dont l'un des membres deviendra son épouse. Le père d'Edna Mayne Hull possède une bibliothèque de 4 000 volumes, qu'Alfred lit pendant que sa future épouse se prépare pour leur sortie. Ces livres lui donnent accès à un univers culturel plus sophistiqué, lui qui se nourrissait auparavant de magazines de mauvaise qualité.
En 1933, il s'inscrit à des cours d'écriture par correspondance du Writer's Digest dans le but de s'améliorer. Son professeur, après avoir lu l'une des histoires qu'il a rédigée pour True Story, l'incite à abandonner ce genre pour devenir un écrivain classique. C'est en 1934 qu'Alfred décide de porter son attention sur un autre domaine d'écriture, mais se défend de le faire suite à la suggestion de ce professeur. Il se met à produire des pièces pour une station de radio, un métier mal payé selon ses affirmations. Par obligation financière, il devient aussi correspondant du groupe McLean à Winnipeg en 1936, lequel chapeaute différents magazines canadiens. La combinaison des deux activités est éprouvante pour lui.
La gloire
1936; elle est en vedette sur la page couverture d`Astounding Science-Fiction, juillet 1939.]]
C'est en 1938 qu'il s'intéresse à la science-fiction. Il tombe par hasard sur une copie du magazine Astounding Stories et lit la nouvelle Who Goes There? Il s'en dégage une telle impression de force, que van Vogt décide de prendre contact avec l'éditeur du magazine, John W. Campbell. Suite à une réponse favorable de ce dernier, il se met à écrire pour Astounding Stories. En juillet 1939, le magazine publie la nouvelle Black Destroyer. Elle en fait une vedette instantanée. À partir de ce moment, il devient l'un des écrivains majeurs de l'âge d'or de la science-fiction américaine.
Deux mois plus tard, la Seconde Guerre mondiale éclate. Au contraire de plusieurs compatriotes, van Vogt ne peut faire partie de l'armée : il est trop myope. Le gouvernement canadien lui offre un poste au ministère de la Défense Nationale. Il hésite entre son devoir et la perspective de redevenir bureaucrate. Finalement, il accepte l'offre d'Ottawa et part en octobre en compagnie d'Edna Mayne Hull, qu'il a épousé en mai de la même année.
Alfred a calculé qu'il lui est possible de rédiger malgré son emploi, s'il utilise judicieusement ses soirées et fins de semaine. Lorsqu'il rentre chez lui après son travail, il prend le repas que son épouse lui a préparé, se repose un peu, puis s'installe pour écrire jusqu'à 23h00. Le samedi et le dimanche, il travaille moins tard, mais rédige quand même. C'est dans ces conditions qu'il écrit À la poursuite des Slans et différentes nouvelles qui font partie du cycle du Rull. En décembre de la même année, Astounding Stories publie Discord in Scarlet, qui reçoit encore un accueil enthousiaste.
Van Vogt, en rédigeant ses nouvelles, trahit les enseignements de Gallishaw. Il prend l'habitude, lorsqu'une idée lui vient, de l'introduire dans le texte, même si elle augmente le nombre d'intrigues et semble n'avoir aucun rapport avec l'histoire en cours. Lorsque c'est le cas, il réfléchit au moyen de l'introduire et y parvient généralement.
C'est pendant cette période qu'il découvre la puissance des rêves. Il les utilise comme source d'inspiration pour les histoires qu'il rédige. Alfred pense que le sommeil filtre sa « machine à penser », alors que c'est sa pensée diurne qui filtre les idées qui proviennent de l'inconscient, lesquelles lui sont communiquées via les rêves.
À la poursuite des Slans paraît en feuilleton dans Astounding Stories à l'automne 1940 et les lecteurs crient au chef-d'œuvre. Par contre, l'année 1941 est celle de Robert A. Heinlein. À ce moment-là, van Vogt ne produit presque plus. En effet, la guerre fait rage en Europe et le gouvernement demande à ses employés de travailler de plus longues heures. Au début, il exige deux soirs par semaine, puis quatre, pour finalement réclamer le samedi et le dimanche. « Je cessais d'écrire. Je me rendis compte que je me condamnais. Aussi quittai-je mon emploi. Je le quittai, par hasard, deux mois avant que les employés du ministère se trouvent bloqués à leur poste pour la durée de la guerre. » (les Portes de l'éternité, p. XXVIII)
Il demeure quelques mois à Farmpoint au Québec, un petit village francophone en plein bois. La guerre a drainé la population locale, en conséquence le prix des loyers est notablement plus bas qu'à Ottawa. Il écrit de onze à douze heures par jour, tous les jours de la semaine. C'est à ce moment que paraît la Balançoire, nouvelle qui commence le cycle des marchands d'armes. Grâce aux revenus des nouvelles qui paraissent dans Astounding Stories, il part s'établir à Toronto.
Toronto, octobre 1940.]]
Il y demeure deux ans, rédigeant deux romans et une quinzaine de nouvelles. Le seul destinataire de cette production est Campbell, qui les ventile entre Astounding Stories et Unknown, un magazine de fantasy qu'il édite. Cette boulimie provient de l'entrée en guerre des États-Unis à la fin de 1941, laquelle mobilise plus d'un auteur de science-fiction.
Campbell publie une novelette ou une nouvelle de van Vogt par mois de mars à mai 1942, d'octobre 1942 à avril 1943 et de juillet à novembre 1943. En nombre de mots, la production de van Vogt s'établit ainsi :
- 1942 : 130 000 ;
- 1943 : 220 000 ;
- 1944 : 65 000.
L'année 1943 lui permet de bien vivre de sa plume. Van Vogt mentionne qu'il a reçu 4 000 dollars pendant cette année, alors que le salaire annuel d'un fonctionnaire est d'environ 1 000 dollars. Cependant, il ne peut maintenir ce rythme, comme le démontre sa production de l'année 1944. Pour augmenter les revenus familiaux, Edna Mayne Hull se met également à écrire des histoires de science-fiction et de fantasy.
Jusqu'à la fin de 1942 (avril 1943, si nous considérons les publications), il continue le cycle du Rull et rédige les nouvelles qui feront partie de Quête sans fin. Cependant, il consacre l'essentiel de son temps au cycle des marchands d'armes, puisque paraît une novelette et un roman, The Weapon Shop (non traduit), qui sont éventuellement intégrés aux Armureries d'Isher. Ce roman est bientôt suivi des Fabricants d'armes, le deuxième roman du cycle des marchands d'armes.
Après ce débordement d'effort créatif, van Vogt change de style : il produit un roman de fantasy, le Livre de Ptath, il rédige des nouvelles qui feront partie de la Bête, et d'autres qui feront partie de Mission stellaire. Il continue à exploiter les filons de la Faune de l'espace et de Quête sans fin. Chemin faisant, il fait une découverte importante.
Il se réveille régulièrement la nuit, en proie aux différentes angoisses financières qui le tenaillent. En juillet 1943, il remarque que les réveils sont souvent porteurs de réponses qui lui permettent d'avancer les intrigues en cours. Il décide de systématiser l'accès à son inconscient.
Il règle son réveil de façon que celui-ci sonne après 90 minutes. Avant de s'endormir, van Vogt réfléchit au problème à résoudre et s'endort. À chaque réveil, il y réfléchit encore, avant de s'endormir à nouveau. Le lendemain matin, il a souvent une solution originale. Pendant les sept années qui suivront, il se réveillera quatre fois par nuit, 300 nuits par an.
À cette époque, le Canada s'enferme dans le conformisme par le biais de la censure. Par exemple, plusieurs revues de science-fiction américaines sont bloquées aux frontières. Il est fort possible que van Vogt étouffe dans un tel carcan, et qu'il souhaite s'en évader. En 1944, il décide de s'établir aux États-Unis. Campbell l'invite à New York, mais van Vogt préfère le climat plus chaud de Los Angeles. Il part en compagnie de son épouse, dont il affirme qu'elle est hystérique, émotive et souvent malade.
Dans cette ville démesurée pour le campagnard qu'il est, Alfred vit un choc culturel important. Sa production baisse, il se contente de poursuivre les cycles en cours. Puis vient août 1945 et la publication dans Astounding de la première partie du Monde des Ā, son œuvre phare. La dernière partie du feuilleton est publiée quelques mois plus tard, et le roman est acclamé par un très grand nombre de lecteurs, mais, en même temps, sévèrement critiqué par quelques personnes du milieu littéraire.
Le commentaire le plus dévastateur provient du critique et auteur de science-fiction Damon Knight, qui reproche à van Vogt ses histoires souvent illogiques et chaotiques. Pour cette raison, il le traite de « gâcheur cosmique » et de « pygmée qui utilise une machine à écrire géante ». L'article In Search of Wonder s'attaque aux écrits de van Vogt, mais surtout au roman le Monde des Ā. La traduction de cet article paraît dans le numéro 102 du magazine français Fiction. Dans les numéros 103, 104 et 105, Jacques Goimard réfute brillamment la critique de Damon. Cette réfutation n'est jamais parue en anglais, ce qui aurait pu modifier la perception du roman chez les lecteurs anglophones.
Pour faire taire les critiques, van Vogt remanie le Monde des Ā en 1948 et prépare le terrain pour la suite : les Joueurs du Ā. Il le remaniera encore en 1970 pour satisfaire certaines conceptions personnelles.
Ce roman, le plus célèbre de l'auteur, est difficile à analyser. Nous renvoyons le lecteur à l'article le Monde des Ā pour une étude plus détaillée. Il suffit de savoir que van Vogt suit des cours de sémantique générale, système de pensée mis au point par Alfred Korzybski et exposé dans le livre Science and Sanity. Ce système propose, entre autres, de consciemment séparer l'objet de sa représentation. Par exemple, le mot « science-fiction » n'est pas la science-fiction, il ne fait que renvoyer à celle-ci. Donnons un autre exemple plus concret : le mot « Cupidon » ne tire pas de flèche. Le but de ce système? Guérir scientifiquement les névroses souvent causées par l'identification.
Van Vogt affirme que s'il avait présenté les concepts de la sémantique générale telles que Korzybski les exposaient, personne n'aurait rien eu à redire. Cependant, un auteur de science-fiction doit aller au-delà des limites perçues. Ce que fait régulièrement van Vogt.
Au printemps 1945, il essaie la méthode de rééducation des yeux du Dr Bates. Il souffre pendant plusieurs mois, n'écrit rien de valable, mais en profite pour apprendre à taper à la machine à écrire. Auparavant, il ne tapait qu'à l'aide de deux doigts, son épouse tapant le gros de sa production. En décembre, il entame le cycle de Linn. Quelques semaines plus tard, alors qu'il joue une partie d'échecs, il se rend compte qu'il manipule les pièces de l'adversaire. Cela l'incite à renoncer à la méthode Bates et il chausse à nouveau ses lunettes.
Pendant deux ans, les nouvelles du nouveau cycle se succèdent. Le roman À l'assaut de l'invisible, influencé par la méthode Bates, paraît également. En 1948, des éditeurs importants commencent à s'intéresser à la science-fiction. Simon and Schuster publie la version remaniée du Monde des Ā. Cet intérêt signifie la fin de la misère pour les auteurs du genre.
La suite tant attendue, les Joueurs du Ā, paraît dans Astounding d'octobre 1948 à janvier 1949. Une fois de plus, elle reçoit un accueil enthousiaste et quelques critiques. À première vue, elle semble être une continuité du précédent, mais la quête d'identité personnelle est remplacée par la quête d'identité cosmique. Nous renvoyons le lecteur à l'article les Joueurs du Ā pour une étude plus détaillée.
Entre 1948 et 1950, van Vogt alimente différents magazines de science-fiction, tout en réservant à Campbell la plus grande part de sa production. Ses revenus s'améliorent et il se met à réviser ses romans antérieurs pour les rendre vendables en librairie. Il met aussi au point une technique, couramment utilisée de nos jours, qui permet de tirer des revenus supplémentaires de nouvelles déjà publiées.
Ayant produit beaucoup de nouvelles de science-fiction par nécessité financière, van Vogt n'a pas souvent l'occasion d'écrire des romans avec des thèmes originaux. Pour compenser ce « manque », il développe la technique de la mosaïque. Celle-ci consiste à « coudre » ensemble plusieurs nouvelles existantes pour en faire un roman. La Faune de l'espace et le Silkie en sont des exemples typiques. Dans le premier, les « coutures » ne sont pas visibles pour un lecteur non-averti, alors que dans le deuxième, le lecteur attentif remarque que certaines contradictions rendent l'histoire moins « unie ».
le Silkie, décembre 1942.]]
Toujours à partir de 1948, la science-fiction prend de l'ampleur et le paradigme campbellien perd de son importance. En effet, la revue Astounding Stories est la référence en ce qui concerne la science-fiction de cette époque : elle est le principal vecteur de l'âge d'or de la science-fiction américaine. Les magazines The Magazine of Fantasy & Science Fiction (première parution en 1949) et Galaxy Science Fiction (première parution en 1950) sonnent la charge du renouveau.
En 1950, il complète Créateur d'univers et la Maison éternelle. Il ferme la boucle du cycle du Rull, tout comme il écrit la dernière nouvelle qui compose la Faune de l'espace. Il publie également le Sorcier de Linn.
Les Armureries d'Isher paraît dans sa forme remaniée et définitive en 1951, bien après les Fabricants d'armes, alors que son action précède celle de ce dernier roman. Van Vogt prend ses précautions en rédigeant les Armureries d'Isher : certaines idées sont traitées de façon floues ou sont à peine esquissées.
Le détachement
Pendant les années 1950, suite aux pressions exercées par L. Ron. Hubbard, il participe à l'implantation d'un centre de dianétique en Californie. Bien que la dianétique soit utilisée par l'église de scientologie, il ne semble pas que van Vogt soit partie prenante dans cette dernière.
Il écrit peu d'histoires originales pendant cette décennie. Il se contente le plus souvent d'appliquer la technique de la mosaïque. Il récrit ses romans classiques (la Faune de l'espace, À la poursuite des Slans, les Armureries d'Isher, etc.) pour satisfaire les demandes des maisons d'édition. D'autres romans suivront.
Les lecteurs français découvrent van Vogt en 1953, suite à la traduction de Boris Vian du Monde des Ā. En 1957, Vian récidive et traduit les Joueurs du Ā. Certains observateurs de la scène littéraire française estiment que ces deux romans sont le déclencheur de l'engouement français pour la science-fiction (lire la postface dans le Monde des Ā).
Le retour
Vers la fin des années 1950, van Vogt diversifie son registre. Il s'intéresse à la psychologie depuis un moment : son livre The Hypnotism Handbook, écrit en 1947, en fait foi. Il s'attaque à la rédaction d'un roman sur les méthodes psychologiques de rééducation utilisées dans les camps de prisonniers en Chine. Ces méthodes sont plus communément appelées « lavage de cerveau ». Après la lecture de maints ouvrages sur la psychologie, une centaine selon van Vogt, il accouche d'un roman : Une belle brute. Au contraire des autres romans, le personnage principal est antipathique, car égoïste, très sûr de lui, tout en manquant de sensibilité. Plutôt que l'habituel super-héros, van Vogt nous offre un homme violent.
Quelques années plus tard, à la demande de Frederik Pohl (voir la dédicace dans Ténèbres sur Diamondia), Alfred se remet à écrire des histoires de science-fiction originales. Cette demande semble motivée par le souhait de le voir produire des suites à la Faune de l'espace et aux Joueurs du Ā.
Van Vogt remarque qu'un auteur passe de mode après une dizaine d'années. La raison, d'après lui, en est simple : la génération qui l'a connu cesse de s'intéresser à ses écrits et, pour la nouvelle génération de lecteur, le style de l'auteur est suranné. Pour maintenir son revenu, il doit se renouveler. Cela n'est évidemment pas facile, car l'auteur doit abandonner les techniques qui lui ont donné du succès.
Pourtant, Alfred décide d'emprunter ce chemin, sachant qu'à l'autre bout du tunnel, il y a risque que le résultat soit pire. Les premiers écrits originaux de cette époque, Sézigue et les Sacrifiés, sont plutôt ordinaires, mais il persévère et parvient à se définir un style qui s'affirme à partir de 1969. Une nouvelle méthode lui permet d'écrire plusieurs romans de front. Il produit, entre autres, Quête sans fin, Ténèbres sur Diamondia et les Enfants de demain.
En 1968, son père meurt à 81 ans, probablement des suites d'une attaque d'asthme.
Van Vogt se met au jogging, puis à la marche rapide. Il utilise également une technique promulguée par la dianétique : l'autoaudition. Quatre ans plus tard, son frère Ira décède aussi. Il passe l'été 1973 au Canada, visite sa mère en foyer, tout comme il rend visite aux lieux de son enfance.
C'est dans cette atmosphère qu'il décide de mettre au point une méthode rapide pour apprendre les langues, frison en tête. Il publie le Silkie, Invasion galactique et Des lendemains qui scintillent. Il publie aussi un livre sur la psychologie financière, The Money Personality, ainsi qu'une autobiographie : Reflections of A. E. Van Vogt. D'autres romans suivent, chacun exprimant le pessimisme et la fatalité de la mort.
Son épouse meurt en 1975. En 1979, il épouse Lydia, sa nouvelle conjointe.
Pour la enième fois, Jacques Sadoul demande à van Vogt une suite aux Joueurs du Ā. Cela fait 30 ans que ce dernier envisage de la rédiger, mais sans jamais s'y résoudre. Sadoul sollicite l'aide de Lydia et obtient finalement la Fin du Ā, qui paraît en 1983.
La vieillesse
Van Vogt reçoit en 1980 le prix Casper canadien pour récompenser son travail accompli en science-fiction.
En 1996, van Vogt devient membre du [http://www.sfhomeworld.org/exhibits/homeworld/scifi_hof.asp?articleID=80 Science-Fiction Hall of Fame], lequel honore la vie, l'œuvre et l'héritage littéraires d'écrivains de science-fiction. La même année, il est récipiendaire du prix Damon Knight Memorial Grand Master, qui est décerné par le SFWA à un auteur vivant pour l'ensemble de son œuvre en science-fiction ou en fantasy.
Atteint de la maladie d'Alzheimer depuis plusieurs années, van Vogt décède en 2000 à Los Angeles.
Analyse de l'œuvre
Van Vogt est vu comme un génie sans talent littéraire et un auteur à idées, alors que lui se voit comme un technicien de l'écrit. Les thèmes favoris de son œuvre en science-fiction sont : l'immortalité, la lutte de lHomo Sapiens contre le surhomme et l'omnipotence du savoir philosophique (voir le résumé au verso des Enfants de demain).
Il a proposé des solutions originales et inattendues aux problèmes vécus par ses personnages, tout comme il a créé différents surhommes, les plus notables étant Jommi Cross dans À la poursuite des Slans, Robert Hedrock dans le Cycle des marchands d'armes et Gilbert Gosseyn dans le Cycle du Ā. Finalement, il a imaginé plusieurs monstres aux pouvoirs extraordinaires, tels Ixtl dans la Faune de l'espace, les Ezwal dans la Guerre contre le Rull et le Gliss dans le Silkie.
le Silkie, août 1945.]]
Le critique et éditeur de magazines de science-fiction, David Pringle, estime pour sa part que « l'œuvre de van Vogt, qui a donné tant d'heureux moments d'évasion, est maintenant considérée comme le plus grand embarras de la science-fiction moderne. »
Le rédacteur d'un fanzine, Damon Knight, rédigea un pamphlet où il qualifiait Van Vogt de « Pygmée sur une machine à écrire géante ». Van Vogt lui répondit en lui prédisant une belle carrière littéraire, prédiction qui se réalisa. Knight fit d'ailleurs amende honorable en écrivant lui-même une nouvelle de pur style vanvogtien : l'Arbre du temps.
L'influence de son œuvre sur Philip K. Dick, un autre auteur de science-fiction, est avérée.
Pendant les années 1980, van Vogt a gagné une action en justice contre les réalisateurs du film Alien - Le huitième passager, car il estimait que le scénario s'inspirait largement d'une aventure de son roman la Faune de l'espace, celle où les membres de l'équipage affrontent un monstre intelligent et meurtrier. Ce roman a vraisemblement aussi inspiré Star Trek, puisqu'il conte l'épopée d'un astronef dont la mission est l'exploration de l'univers à la recherche de civilisations extraterrestres, afin de les étudier.
Il existe plusieurs pastiches de son œuvre et quelqu'un a même suggéré une suite au roman À la poursuite des Slans qui s'intitulerait le Fils de Slan.
Les œuvres majeures
Les œuvres majeures sont des textes sélectionnés suivant un certain nombre de critères ; une telle œuvre est supposée :
- offrir un moment d'évasion, c'est-à-dire que l'histoire nous emporte dans une lointaine contrée hors du temps présent ;
- procurer le sentiment de participer à quelque chose de plus grand que soi.
- mettre en jeu des hommes ou des monstres aux pouvoirs surprenants ;
- se lire de façon fluide ; c'est-à-dire que les descriptions doivent être suffisamment claires et longues pour se faire une idée de ce qui se déroule, mais, en même temps, elles ne doivent pas être trop longues, de façon à maintenir l'activité de l'esprit analytique au minimum, tout en sollicitant l'esprit imaginaire ;
- contenir de nombreux rebondissements, de façon à maintenir le lecteur en alerte ;
- exprimer des idées suffisamment fortes pour qu'un lecteur puisse se les remémorer facilement à l'issue de sa lecture ;
- dégager une atmosphère étrange ou inconnue ;
- développer des sous-intrigues qui permettent de mieux situer l'intrigue principale.
- ne faire apparaître que des contradictions minimes ou sans conséquence.
En résumé, une fois la lecture de l'œuvre terminée, le lecteur est marqué par son ingéniosité, la variété des thèmes abordés et les rebondissements de l'histoire ; il ressent le désir de lire un autre livre de van Vogt, que ce soit pour la première fois ou dans le cadre d'un « pélerinage » littéraire.
pastiches, février 1943.]]
Voici une liste d'œuvres, classée par ordre alphabétique, qui répondent le mieux aux critères précédents :
- À la poursuite des Slans (roman) ;
- Correspondance (nouvelle de Destination univers) ;
- les Armureries d'Isher (roman du cycle des marchands d'armes) ;
- l'Empire de l'atome (roman du cycle de Linn) ;
- les Fabricants d'armes (roman du cycle des marchands d'armes) ;
- la Faune de l'espace (roman) ;
- la Guerre contre le Rull (roman) ;
- les Joueurs du Ā (roman du cycle du Ā) ;
- Les Maîtres (nouvelle de Destination univers) ;
- le Monde des Ā (roman du cycle du Ā) ;
- Le Monstre (nouvelle de Destination univers) ;
- Un Pot de peinture (nouvelle de Destination univers) ;
- Processus (nouvelle de Futur parfait) ;
- le Silkie (roman) ;
- le Sorcier de Linn (roman du Cycle de Linn) ;
- L'Ultra-terrestre (nouvelle d’Après l'éternité) ;
- Le Village enchanté (nouvelle de Destination univers).
Liste des œuvres
La liste des œuvres de A. E. van Vogt contient une bibliographie complète de ses œuvres.
Voir aussi
Articles connexes
- Liste des œuvres de A. E. van Vogt.
Liens externes
- [http://www.vanvogt.net/ Informations diverses] ;
- [http://scifan.com/writers/vv/VanVogt.asp Bibliographie] ;
- [http://www.fantasticfiction.co.uk/authors/A_E_van_Vogt.htm Fantastic Fiction] ;
- [http://www.home.earthlink.net/~icshi/ Informations diverses] ;
- [http://www.angelfire.com/art/megathink/vanvogt/index.html Informations diverses] ;
- [http://vanvogt.www4.mmedia.is/ The Weird Worlds of A. E. van Vogt].
Bibliographie
Liste non-exhaustive d'études et de critiques sur l'auteur et son œuvre en science-fiction :
- Les Portes de l'éternité, 1990 (la préface, la biographie, les postfaces, et la bibliographie de cet ouvrage ont servi de source au présent article)
- Futur parfait ou le Livre d'or de la science-fiction. A. E. Van Vogt, 1980 (l'essai biographique Self-made Superman, et la bibliographie de cet ouvrage ont servi de source au présent article)
- A. E. van Vogt and the Sanity of Anarchy (John Andrews, [http://vanvogt.www4.mmedia.is/anarchy.htm étude accessible sur le Web].) ;
- A. E. Van Vogt: l'identité en péril (Tobie Nathan dans Science-Fiction et Psychanalyse L'imaginaire social de la S.F., Éditions Dunod, 1986, coll. Inconscient et Culture. ISBN néant.) ;
- A. E. van Vogt. Master of Null-A (Phil Stephensen-Payne et Ian Covell, Galactic Central, 1997. ISBN néant. En anglais.) ;
- A. E. van Vogt: Science Fantasy's Icon (H. L. Drake, 2001, ISBN 1-59113-054-9.) ;
- A. E. van Vogt - A Profile (Charles Platt, [http://vanvogt.www4.mmedia.is/Plattprofile.htm entrevue].) ;
- Alfred E. Van Vogt. Parcours d'une œuvre (Joseph Altairac, Encrage, 2000, n° 14, coll. Références. ISBN 2-251-74104-6) ;
- Man Beyond Man. The Early Stories of A.E. van Vogt (Alexei Panshin, [http://vanvogt.www4.mmedia.is/anarchy.htm étude].) ;
- The Null-A Worlds of A. E. van Vogt (H. L. Drake, 1989, ISBN néant.) ;
- The Three Worlds of Null-A (Isaac Wilcott, [http://www.home.earthlink.net/~icshi/Summaries/ThreeWorlds.zip étude comparative des différentes versions] du Monde des Ā).
Van Vogt, A. E.
Van Vogt, A. E.
Van Vogt, A. E.
Van Vogt, A. E.
Van Vogt, A. E.
ja:A・E・ヴァン・ヴォークト
th:เอ.อี. แวน โวกท์
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Col de Marie Blanque
De Col de Marie Blanque is een bergpas in de Franse Pyreneeën. De bergpas is vooral bekend van wielrenetappes in bijvoorbeeld de Ronde van Frankrijk.
De meeste bergpassen in de Pyreneeën verbinden Spanje met Frankrijk. Deze pas verbindt echter van oost naar west de manga, en de daarvan afgeleide tekenfilm, of anime, alsmede een kaartspel dat is gebaseerd op de figuren uit het verhaal.
Het verhaal van Yu-Gi-Oh
Het verhaal van Yu-Gi-Oh draait om Yugi Moto (Yugi Mutou, 武藤 遊戯 Mutō Yūgi, in het Japans). Yugi is een jongen die wordt gepest, maar dan komt hij in het bezit van een magische puzzel in de vorm van een piramide die, zodra
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Buidelleeuw
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Buidelleeuwen (Thylacoleonidae) zijn een familie van uitgestorven vleesetende buideldieren uit Australië. Ze leefden van het Oligoceen tot in het Pleistoceen. Ze zijn verwant aan de hedenda
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Yu-Gi-Oh GX
Yu-Gi-Oh GX is een animatieserie, die een onderdeel vormt van de grote serie Yu-Gi-Oh. Het heeft andere karakters en een andere verhaallijn.
Yu-Gi-Oh GX speelt zich enkele jaren na de Duel Monster serie af. Hoofdpersoon Jaden Yuki meld zich aan voor een duel academie maar ontdekt dat niet alles rozengeur en maneschijn is. De school is onderverdeeld in 3 groepen: Obelisk Blue voor de topduelisten, Ra Yellow voor mensen die goed doen in praktijk en theorie en Slifer Red voor de slechtste duelisten. Het is de gewoonte dat Obelisk Blue en Ra Yellow s
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Cynara scolymus
Een artisjok (Cynara scolymus) is een distel met bloemen in hoofdjes en puntige omwindselbladeren. Het vertoont het merkwaardige verschijnsel van prikkelbare meeldraden: bij aanraking met bijvoorbeeld een bijentong of -poot trekken de helmdraden zich samen en komt er een snuifje wit stuifmeel vrij uit de helmknoppen.
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Vlegel
De dorsvlegel is een landbouwwerktuig om graan te dorsen. Tijdens dit proces worden de korrels uit de aren verwijderd en blijven de graankorrels met het kaf. Het kaf wordt met behulp van de wind, het wannen, van de korrels gescheiden.
De vlegel bestaat uit een houten steel, waaraan een stok op een flexibele manier is
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Oud-Vossemeer
Oud-Vossemeer, plaats in de gemeente Tholen. Het plaatsje telde in 2002 970 inwoners.
Oud-Vossemeer vormde tot 1971 een zelfstandige gemeente in Zeeland. In 1971 werd het toegevoegd aan het grondgebied van de gemeente Tholen. In 1813 werd de gemeente Vrijenberge toegevoegd aan de gemeente Oud-Vossemeer.
Korte geschiedenis van Oud-Vossemeer
De plaats Oud-Vossemeer maakte deel uit van de heerlijkheid Vossemeer en Vrijenberghe. Het plaatsje
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