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Sud-Kasai

Sud-Kasai

Le Sud-Kasaï fut une région secessionniste du centre de la République démocratique du Congo au début des années 1960. La région prit son indépendance dans des conditions similaires à celles du Katanga au cours de la période de trouble qui suivit la décolonisation du Congo belge. Les conflits ethniques et les tensions politiques entre les dirigeants du gouvernement central et les dirigeant locaux tournaient autour des régions diamantifères du Kasaï. Le 14 juin 1960, quelques jours avant la proclamation formelle de l'indépendance de la colonie, l'indépencance de l'état féféral du Sud-fut proclamée. Le 8 août 1960, lau tonomie de l'Etat minier fut proclamée, avec pour capitale Bakwanga (de nos jours Mbuji-Mayi). Albert Kalonji fut nommé président et Joseph Ngalula chef de gouvernement. Une assemblée de notables investit le père de Kalonji du titre impérial de Mulopwe le 12 avril 1961. Le nouvel Empereur abdiqua immédiatement en faveur de son fils, qui dirigea l'Etat sous le nom de Mulopwe (Empereur/Roi) Albert I Kalonji. Après une campagne militaire sanglante de quatre mois durant laquelle des milliers de ccivils furent massacrés, le Gouvernment central reprit le contrôle de la région et arrêta Kalonji le 30 décembre 1961, entérinant la fin de la sécession du Sud-Kasaï. Kalonji tenta de mettre sur pied un nouveau gouvernement après s'être évadé de prisonle 7 septembre 1962, mais l'aventure ne dura qu'un mois. Sous le régime de Joseph Mobutu (Mobutu Sese Seko), l'ancien Sud-Kasaï fut divisé pour décourager toute nouvelle tentative séparatiste. Bakwanga fut intégré au Kasaï-Oriental, tandis que l'essentiel du territoire de l'ancien état échut au Kasaï-Occidental.

Voir aussi


- [http://www.flgk-rpgrandkasai.com/ Front de Libération du Grand-Kasaï] : mouvement sécessionniste contemporain Catégorie:Histoire de la République démocratique du Congo Catégorie:Ancien pays d'Afrique

République démocratique du Congo

La République démocratique du Congo, aussi connue sous les noms de Congo Kinshasa et l'abréviation RDC, ou encore Congo par ses habitants, est un pays d'Afrique centrale, connu de 1971 à 1997 sous le nom de Zaïre. C'est une ancienne colonie belge : le Congo belge. La capitale est Kinshasa. On appelle généralement ce pays sous sa forme longue 'République démocratique du Congo afin de ne pas le confondre avec l'autre Congo ou Congo Brazzaville ou République du Congo.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la République démocratique du Congo Voir: État indépendant du Congo Dès les années 40, dans ce qui était alors le Congo belge, deux tendances indépendantistes importantes se manifestaient dans la capitale Léopoldville : celle des « gens d'en bas » (Bas-Congo et Bandundu) parlant le kikongo et celle des « gens d'en haut » parlant le lingala, venant de l'Équateur d'abord et finalement de tout l'intérieur du pays. Dans la première catégorie se forma en 1949 une association d'abord culturelle et finalement politique, l'Alliance des Bakongo (ABAKO), dont Joseph Kasavubu devint président en 1954. Son rêve devint de rétablir l'ancien royaume Kongo de l'époque portugaise, en fait celui des Bakongo. Cette tendance se durcit très vite et réclama bientôt l'indépendance immédiate tout en demeurant fédéraliste lorsqu'il s'agit plus tard de discuter le problème du reste du Congo. Les évolués « d'en haut », venant de régions plus diversifiées et séduits par le « plan de 30 ans pour l'émancipation de l'Afrique » du Professeur belge Van Bilsen, publié en 1956, étaient aussi désireux de maintenir le grand Congo unitaire. Leur manifeste dans ce sens publié le 1 juillet 1956 fut vigoureusement combattu par l'ABAKO dès son assemblée générale du 23 août 1956. Le plan de 30 ans est déclaré utopique : « la nationalisation des grandes compagnies vivrières et agricoles comme des parastataux est souhaitable. Puisque l'heure est venue, il faut accorder aujourd'hui même l'indépendance immédiate ! » La Belgique, qui croyait à la progressivité de la transition vers l'indépendance organisa les premières élections à l'échelon communal, limitées aux grandes villes en 1957. L'ABAKO triompha inévitablement à Léopoldville et cela impressionna certains unitaristes, tel Patrice Lumumba, un Tetela du Kasaï, intelligent et idéaliste, qui ne tarda pas à fonder son propre « mouvement national congolais » MNC-Lumumba, plus revendicatif que celui du MNC-Kalondji, Kalondji étant aussi un Kasaïen unitariste. Ces jeunes rivalités politiques confrontées aux structures tribales compliquées du Congo allaient former un mélange détonant qui détruirait au bout de cinq années la première démocratie parlementaire congolaise. On ne peut que rappeler ici quelques épisodes saillants :
- émeutes de Léopoldville (4 -7 janvier 1959) provoquées par l'interdiction tardive d'un meeting de l'ABAKO. Arrestation de Kasavubu le 12 janvier. Il sera libéré le 14 mars.
- Le 13 janvier, déclaration gouvernementale annonçant l'intention belge de réaliser rapidement l'indépendance du Congo unitaire. L'ABAKO rejette cette déclaration deux jours plus tard.
- La suite de l'année 1959 voit d'abord l'autorisation des partis congolais, suivie d'élections générales sur l'ensemble du territoire congolais marquées par toutes sortes de manœuvres de ces partis dont se dégagèrent 3 pôles : un Cartel des nationalistes fédéralistes formés de 6 partis séparatistes ou autonomistes dont l'ABAKO et le MNC - Kalondji, le pôle du MNC Lumumba et finalement celui de l'homme fort du Katanga, Moïse Tchombé, conscient de la force économique de sa région et de l'intérêt de s'entendre avec l'Union Minière (tout comme Kalondji vis-à-vis des exploitations de diamant au Kasaï).
- En 1960, ce sera la Table Ronde de Bruxelles (du 20 janvier au 20 février) où représentants congolais et belges fixèrent les étapes suivantes. En mai eurent lieu les élections législatives et provinciales qui marquèrent de nouveaux clivages et alliances (scission de l'ABAKO) d'où résulta un compromis : Joseph Kasavubu fut élu Président par le Parlement, Lumumba étant Premier ministre. Zaïre fut entre 1971 et 1997 le nom porté par l'actuelle République démocratique du Congo, ainsi que par sa monnaie et par le fleuve qui donne au pays son seul accès à l'océan Atlantique rightLe Congo belge devint indépendant en 1960 en tant que « République du Congo », sous le même nom que l'ancienne colonie française voisine du Congo. Le titre « République démocratique » fut adopté en 1966, mais les deux pays étaient généralement distingués par leur capitale, à savoir Congo (Léopoldville) et Congo (Brazzaville). Dans les années qui suivirent la prise du pouvoir en 1965 par le général Joseph-Désiré Mobutu, ce dernier entama une campagne d'« authenticité ». Le pays fut renommé « République du Zaïre », d'après un mot local pour
rivière, le général Mobutu devint Mobutu Sese Seko et obligea tous ses concitoyens à adopter des noms africains, une nouvelle monnaie - le zaïre divisé en 100 makuta (singulier likuta) - remplaça le franc et de nombreuses villes furent rebaptisées : |- | valign="top"| | valign="top"| |{|align=center style="text-align:links" | # Bandundu # Bas-Congo # Équateur # Kasaï-Occidental # Kasaï-Oriental # Katanga # Kinshasa # Maniema # Nord-Kivu # Orientale # Sud-Kivu | Sud-Kivu |{{{{{{{Commons|Category:Democratic Republic of the Congo|la République démocratique du Congo{wikitravel|la République démocratique du Congo|République_démocratique_du_Congo{Pays d'Afrique{Modèle:Serie Afrique

Années 1960

ko:1960년대 ja:1960年代 simple:1960s Catégorie:Décennie On trouve parfois en français la dénomination anglo-saxone : les sixties, compte tenu du rayonnement économique et culturel des États-Unis du Royaume-Uni au cours de cette décennie.

Événements


- Guerre du Viêt Nam
- Printemps de Prague
- Guerre d'Algérie
- Mai 1968

Personnages significatifs


- Charles de Gaulle
- Konrad Adenauer
- John F. Kennedy
- Martin Luther King
- Les Beatles
- The Rolling Stones

Inventions, Découvertes, Introductions


- Conquête de l'espace, premier homme sur la Lune __NOTOC__

Décolonisation

La décolonisation est un processus d'émancipation des colonies par rapport aux métropoles, Elle implique le plus souvent l'accession à l'indépendance des pays colonisés. Elle est supposée avoir commencé dès 1775 en Amérique, mais c'est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale que le terme naît, au moment où le phénomène prend une véritable ampleur mondiale avec le développement des nationalismes. On peut dire qu'elle n'est pas encore terminée à ce jour.

Origines de la décolonisation

Au

La guerre d'indépendance des États-Unis


- Elle a souvent été considérée comme le premier mouvement de décolonisation, notamment par les Américains eux-mêmes, qui allaient s'en réclamer ultérieurement pour encourager à l'indépendance les colonies espagnoles et européennes.

- Or, en réalité, les États-Unis ont dû leur indépendance a une révolte des colons, mais non des indigènes, contre leur métropole. Les indigènes ont alors été plus radicalement opprimés, et même décimés par les colons indépendants, lorsque ceux-ci ont eu les mains libres, avec le renfort des émigrants venus d'autres pays d'Europe. Article détaillé: Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique

La guerre d'indépendance de Saint-Domingue

Les causes
La guerre d'indépendance est survenue, au moment de la Révolution française, à la suite:
- des réticences d'une partie des révolutionnaires métropolitains à accorder l'égalité aux esclaves (soit parce qu'ils étaient considérés comme de grands enfants encore inaptes à se diriger eux-mêmes, soit parce que leur accès à l'égalité aurait risqué de priver les plantations de leur main d'œuvre, et donc les colonies de plantation de leur rentabilité)

- de l'hostilité des créoles (les blancs nés aux colonies, surnommés aujourd'hui les « Békés »), du plus riche au plus pauvre, à une égalité avec les anciens esclaves noirs, inconcevable à leurs yeux.

- du problème particulier des métis, souvent propriétaires terriens, et donc peu portés à accepter la fin de l'esclavage.
Voir aussi: Histoire de la République dominicaine
Les conséquences

- Révolte des colons qui appellent les Espagnols à leur secours
- Révolte des métis
- Révolte des esclaves finalement victorieuse, sur une partie de l'Île (Haïti), malgré la répression du Général Leclerc et malgré la mort dans un cachot métropolitain de Toussaint Louverture, arrêté par traîtrise, tandis que les Espagnols et colons conservèrent l’autre partie de l’Île, la plus riche (Dominicaine).
Une décolonisation d'apparence

- Les esclaves, tout en étant opprimés, ont, en effet, eux-aussi été des colonisateurs, forcés certes, mais colonisateurs tout de même. Cela avait été, souvent aussi, le cas des premiers colons blancs, recrutés parmi les « convicts » (prisonniers européens de droit commun) et déportés contre leur volonté, notamment en Australie et Nouvelle Zélande. Cela a aussi été le cas de certains des premiers colonisateurs français et espagnols du Nouveau Monde.

- Les vrais indigènes des Antilles, les indiens Caraïbes et autres, exterminés depuis longtemps, n'ont pu profiter de l'indépendance.
- Enfin c'est grâce au travail des esclaves noirs que les créoles ont pu éliminer ces Indiens des Antilles, moins résistants et moins productifs, sans qu'il soit porté atteinte à la rentabilité de leurs plantations.

Au

Indépendance des colonies ibériques

Indépendance des colonies espagnoles

- Un mouvement d'indépendance prend naissance en Amérique Latine, en partie sous l'influence des encyclopédistes et des idées de la Révolution française.
- Ce mouvement aboutit, par une succession de campagnes militaires, à l'indépendance des colonies espagnoles continentales
Indépendance du Brésil

- Le Brésil accède à l'indépendance, comme les colonies espagnoles, mais sans révolution, sous la couronne d'un membre de la famille régnante portugaise.
Aide des États-Unis

- Doctrine de Monroë (L'Amérique aux Américains)
- Intervention militaire des États-Unis à Cuba et aux Philippines.
Décolonisation d'apparence

- Mais l'indépendance des colonies espagnoles et portugaises du Nouveau monde constitue aussi une décolonisation d'apparence, car lorsque Simón Bolívar ou Francisco de Miranda se plaignaient du « mauvais traitement des Américains par la métropole » (qu'ils exagéraient), ils voulaient parler de leurs semblables, les créoles. Les Indiens encore majoritaires dans la plupart de ces colonies n'étaient pas concernés.
- Par ailleurs les interventions des États-Unis, par la Doctrine de Monroë ou l'aide militaire aux insurgés, ont ressemblé en pratique, par certains cotés, à une nouvelle forme d'Impérialisme

« Principe des nationalités »

Ce principe émergea, en Europe, au .
Application en Europe du principe des nationalités
Ce principe se traduisit, en Europe, selon deux tendances :
- Droit à l'unité:
  - Unité italienne (avec l'aide de la France)
  - Unité allemande (contre l'Autriche et la France)
- Droit à l'Indépendance:
  - Grèce
  - Moldo-Valachie (Roumanie)
  - Serbie Mais, sous ces premières formes, le principe ne concernait que les nations européennes (Les nations colonisées étant présumées inaptes à se diriger elles-mêmes).
Première extension du « principe des nationalités » en dehors de l'Europe, par le Sionisme
Cette première extension du principe des nationalités au Tiers-Monde fut réalisée par le sionisme, mouvement de décolonisation qui revendiquait la renaissance d'un État juif, où ceux-ci seraient majoritaires, et ne seraient donc plus à la merci des actes d'intolérance résultant des changements de gouvernants ou des caprices de la foule.
- La Turquie, possédant la Palestine, fut défavorable à un projet d'État, mais sans s'opposer à une immigration européenne juive, qui ne pouvait être que féconde dans ce territoire en voie de désertification et de dépeuplement.
- l'Ouganda fut alors proposé aux leaders sionistes pour réaliser leur État, par certains dirigeants anglais. Mais les sionistes refusèrent cette proposition, car leur mouvement ne visait pas à constituer une nouvelle colonie, mais au contraire à ressusciter l’État d'Israël sur son territoire antique.
- Ce projet de ressusciter un État antique, détruit par la force de nombreux siècles auparavant, ne paraissait plus utopique, puisque la Grèce, détruite elle aussi de longue date par les Romains, venait de réapparaître dans le concert des nations.
- Le mouvement sioniste doit donc être considéré comme le premier mouvement de décolonisation.

Au XX siècle

À la différence de la plupart des décolonisations précédentes, les décolonisations du vont profiter aux Indigènes et non aux colons.

Le premier ébranlement de la suprématie militaire européenne


- La guerre russo-japonaise de 1905, se termine par une victoire militaire des Japonais, notamment sur mer, à Tsoushima, où leurs vaisseaux modernes et leur artillerie à plus longue portée surclassent ceux des russes.
- Cette victoire d'un pays asiatique, bien que non colonisé, sorti du Moyen Âge quelques dizaines d'années seulement auparavant, montre aux élites des autres nations asiatiques que la domination européenne n'est pas fatale, et que, à condition d'assimiler la civilisation technique de l'occident, les pays colonisés pourraient prendre le dessus.

La décolonisation soviétique


- Lors de la Révolution russe, les Mencheviks au pouvoir (sociaux démocrates), tout en se réclamant du principe des nationalités, avaient refusé de reconnaître, avant la tenue d'élections générales, la sécession de diverses provinces de l'Empire, comme l'Ukraine et la Finlande (proclamées par la Rada ukrainienne et la Diète finlandaise). C'est alors que les Bolcheviks, après s'être emparés de Petrograd, par leur Révolution d'octobre 1917, décidèrent de reconnaître l'indépendance des nationalités qui le désiraient (Ukraine, pays baltes, Pologne et nations caucasiennes.
- Mais ils adoptèrent pour le reste du pays, désormais dénommé « République socialiste fédérative des Soviets de Russie » (RSFSR), une constitution fédérale. À l'intérieur de cette fédération, les peuples allogènes qui n'avaient pas fait sécession furent érigés en républiques autonomes ou provinces autonomes, dotées de gouvernements autonomes. Certes, la domination du parti communiste, qui contrôlait tous les Etats membres par un système d'élections avec liste unique, faisait-elle que, dans toutes ces républiques, seuls les communistes locaux dont le parti était centralisé exerçaient le pouvoir. Mais du moins les citoyens des nationalités non russes eurent-ils la satisfaction d'amour propre de sentir leur identité reconnue. Aussi cette autonomie reconnue aux anciennes colonies du Tsar, allait-elle devenir un modèle pour certains patriotes des nations colonisées à travers le monde, tels que le futur « Ho Chi Minh ».

La politique panarabe de la Grande Bretagne


- Pendant la première guerre mondiale, la politique arabe de la Grande Bretagne, déjà préexistante en Égypte, fut élargie, grâce à ses agents, comme Lawrence, pour obtenir une révolte des nations arabes contre la Turquie. Toutes les promesses possibles furent alors faites non seulement aux Arabes, mais aussi aux sionistes et aux Kurdes pour affaiblir l'adversaire turc.

- A l'issue du conflit cette politique conduisit à la naissance de nouveaux Etats au Proche Orient, tels que la Syrie, l'Irak, et la Transjordanie, provisoirement sous mandats de la Société des Nations, ainsi que du Territoire sous mandat de Palestine érigé en « Foyer National juif », avec l'accord du Prince Faycal, chef des nationalistes arabes qui avaient combattu les Turcs.

Modalités de la décolonisation

La décolonisation s'est traduite par 3 possibilités d'option:
- L'assimilation,
- L'autonomie interne,
- et l'indépendance,
non exclusives les unes des autres.

L'assimilation


- L'assimilation est le mode de décolonisation qui attribue aux indigènes l'égalité civile et politique, et, corrélativement, intègre l'ex-colonie à l'état colonisateur.
- Des précédents de cette solution ont existé de longue date, puisque l'Empire Romain en a fait usage périodiquement, jusqu'à l'Édit de Caracalla, exemple le plus imposant de cette politique, qui a accordé en 212 la pleine citoyenneté romaine à tous les hommes et femmes libres de l'Empire.
- La France a expérimenté ce type de réforme dans ses colonies, d'abord en Algérie où le Senatus-consulte de 1865 a accordé à tous les indigènes, sujets français musulmans ou juifs, la possibilité de devenir individuellement citoyens, à condition d'adopter le statut civil laïc de droit commun (pas de polygamie) et d'en accepter tous les devoirs (service militaire, impôts).
- Ensuite, toujours en Algérie, un pas de plus a concerné les indigènes juifs. Ceux-ci, antérieurement traités en parias ("Dhimmis") dans leur propre pays par la conquête musulmane, avaient accueilli en 1830 les Français en libérateurs et adopté d'emblée la langue et la culture française. C'est pourquoi, lorsque, en 1870, le Décret Cremieux du Gouvernement de Défense Nationale a attribué d'office la citoyenneté française aux indigènes juifs, mais en supprimant leur statut civil religieux mosaïque, ceux-ci n'en ont pas moins bien accueilli la réforme et les devoirs nouveaux qui en découlaient. Celà s'est largement vérifié sur les champs de bataille de 14-18 et de 39-45.
- Ce décrêt Crémieux était certes un premier acte de décolonisation, mais il était partiel. Il aurait fallu l'étendre ultérieurement aux musulmans, comme le réclamèrent notamment plusieurs leaders juifs, tels que le professeur Henri Aboulker et le Docteur Loufrani, et surtout comme l'ont revendiqué plusieurs grands patriotes musulmans, comme l'Emir Khaled, descendant d' Abd El Kader,en 1920, et Ferhat Abbas, jusqu'en 1943. C'est pourquoi les milieux colonialistes n'ont jamais cessé de demander la suppression du Décret Crémieux, et d'attaquer les patriotes musulmans qui demandaient un texte semblable, c’est-à-dire l'accès à l'égalité et au droit de vote pour leurs coreligionnaires.
- Pourtant, en 1936, le gouvernement de Front populaire proposa une mesure d'assimilation partielle limitée en faveur des musulmans, le projet Blum-Violette: Selon ce projet, les indigènes, titulaires d'une citation militaire, ou d'un diplôme français, tel que le certificat d'études, soit quelque 25000 individus sur 6 millions, seraient devenus citoyens sans renonciation à leur statut. Les colonialistes et leurs accusations firent alors reculer le gouvernement devant cette mesure en réalité insuffisante.
- En 1940, le gouvernement du Maréchal Pétain (voir Régime de Vichy)donna satisfaction aux colonialistes en abrogeant rétroactivement le décret Crémieux et en retirant leur citoyenneté française aux juifs d'Algérie, sans tenir compte du sang qu'ils avaient versé pour la France depuis 1870. Quant aux musulmans algériens, il ne fit rien pour eux.
- Aussi, après le débarquement allié (voir Opération Torch), quant le retrait de citoyenneté infligé aux juifs algériens fut maintenu par Darlan et Giraud (voir Régime de Vichy en Afrique libérée(1942-43)). Ferhat Abbas estima alors que cette assimilation, qui pouvait être retirée par un simple décret, était sans avenir. Aussi opta t'il, en 1943, pour l'autonomie interne, en publiant son « Manifeste du Peuple algérien » (dans les arguments duquel, il cita le retrait du décret Crémieux, parmi les raisons qui l'avaient fait renoncer à revendiquer la citoyenneté française).
- Par la suite, en 1943, le Comité français de la Libération nationale présidé par le général de Gaulle rétablit le décret Crémieux.
- Puis, il adopta, le 7 mars 1944, une ordonnance qui reprenait, en les élargissant, les dispositions du projet Blum-Violette, en faveur des musulmans.
- A partir de 1946, les colonies françaises sont devenues des « départements » ou des « Territoires d'outremer », et tous leurs habitants des citoyens, mais cette réforme n'a été réalisée pleinement qu'aux Antilles et à la Réunion.
- Dans les autres colonies, en effet, les anciens sujets, tout en recevant la qualité de citoyens français, ont été faits « citoyens du 2ème collège », de sorte qu'un statut inégalitaire a été perpétué à leur détriment: Ainsi, en Algérie, en 1947, le million de citoyens du 1er collège (à statut civil de droit commun) bénéficiait d'autant de représentants à l'Assemblée algérienne (60), que les 8 millions de citoyens du 2ème collège (à statut civil coranique), et ce après 117 ans de présence française. Ils étaient donc des 1/8 de citoyens, ce qui était de nature à motiver leur mécontentement.
- Les collèges multiples ont enfin été supprimés en 1956, dans tous les Territoires d'outremer, et l'égalité donc instituée, à l'initiative du ministre Defferre. Mais la fusion des 2 collèges ne fut réalisée en Algérie, que lors du retour au pouvoir de Charles de Gaulle, en 1958.

L'autonomie interne

La reconnaissance de compétences propres


- Dans ce système, on réserve aux ex-colonies le droit d'édicter leurs propres lois dans un nombre de domaines plus ou moins large. Le pouvoir central conserve en principe les compétences d'affaires étrangères, militaires et de l'ordre intérieur. Les gouvernements locaux des ex-colonies exercent alors toutes les autres compétences.
- Mais bien souvent, même dans ces domaines de base, les compétences de maintien de l'ordre (police), militaires (Garde nationale) et même d'Affaires Etrangères (représentation en France du Québec, membre de la Fédération canadienne) peuvent être partagées. Inversement, de nouvelles compétences centrales peuvent apparaître, comme par exemple en matière sociale, où en matière d'énergie nucléaire, lorsque les Etats autonomes ne peuvent les exercer.

L'autonomie interne des Dominions


- L'autonomie interne a été très utilisée, d'abord dans les anciennes colonies anglaises transformées en dominions, comme le Canada, les colonies d'Australie, la Nouvelle Zélande, etc., dont les compétences locales sont par étapes devenues de plus en plus étendues.

La fédéralisation de l'ancien empire russe


- Mais cette autonomie interne n'a pu subsister de façon durable, que dans les fédérations. C'est ainsi qu'en Russie, lors de leur révolution d'octobre 1917, les Bolcheviks ont décolonisé de deux façons les peuples allogènes:
- Concernant les nations qui revendiquaient leur indépendance, Finlande, États baltes, Ukraine, Moldavie, et nationalités du Caucase, ils en ont accepté la sécession.
- Quant à celles qui n'avaient pas revendiqué l'indépendance, ils les ont intégrées, en qualité de républiques ou de régions autonomes, au sein de la nouvelle « République Socialiste Fédérative des Soviet de Russie »(RSFSR), dotée d'une constitution fédérale.

- En un second temps, les armées russes blanches contre-révolutionnaires, appuyées par celles des Etats interventionnistes (France, Angleterre, États-Unis, Tchécoslovaquie, Japon, etc.) ont contrôlé une grande partie de l'ancienne Russie tsariste. Mais comme les Russes blancs étaient aussi hostiles aux sécessionnistes qu'aux communistes, ils ont anéantis la plupart des dirigeants des nouvelles républiques périphériques, dont les survivants se réfugièrent auprès des Rouges. Si bien que lors de la victoire de l'armée rouge de Trotski, celle-ci a réoccupé tous les Etats sécessionnistes, sauf la Finlande et les États baltes, et y a instauré des gouvernements à sa dévotion. Après quoi ces républiques sous contrôle communiste se sont associées à la RSFSR., pour créer l'"Union des républiques socialistes soviétiques" (U.R.S.S.), dotée d'une constitution fédérale à plusieurs étages,et dont toutes les composantes, y compris la RFSFR, sont devenues des républiques fédérées.

- Enfin, lorsque l'Union soviétique a été dissoute, ce sont ces républiques fédérées, comme l'Ukraine, la Biélorussie les pays baltes ou l'Arménie qui ont fait à nouveau sécession. De sorte que la Russie actuelle revenue aux territoires de l'ancienne RFSFR reste, elle-même une Fédération incluant des Républiques Autonomes et des régions autonomes,où certaines revendications sont apparues à leur tour.

- Il faut noter que, sous le régime soviétique l'autonomie était compensée par l'existence dans toutes les républiques et régions autonomes d'un parti communiste, parti unique, seul à présenter une liste à chaque élection. Aussi, comme ce parti était lui-même centralisé et hiérarchisé, les relations entre le pouvoir fédéral et les pouvoirs locaux en était grandement simplifié. Mais avant de condamner ce système, il faut se souvenir que le fédéralisme soviétique a été établi dans les années 20, en un temps où dans les colonies françaises les indigènes n'avaient pas même droit à une simple décentralisation.

L'indépendance


- La décolonisation par l'indépendance a consisté à reconnaître la pleine souveraineté à une ancienne colonie:
- Il faut noter que les mouvements de décolonisation ont milité, les uns pour l'autonomie interne, comme l'UDMA de Ferhat-Abbas en Algérie, ou le RDA de Félix Houphouët-Boigny en Afrique noire française, et les autres pour l'indépendance, comme le PPA de Messali en Algérie, le Viet Minh ou le Daï-Viet en Indochine, etc. Mais il est clair que c'est l'indépendance qui a eu principalement leur faveur. Si bien que l'autonomie interne a souvent constitué une étape sur la voie de l'indépendance.
- Le processus qui conduit à l'indépendance a donc pu s'effectuer: - par étapes,
- par révolution.

Indépendance obtenue par étapes

L'indépendance par étapes a le plus souvent été obtenue en faisant passer le pays décolonisé, par un (ou plusieurs) stade(s) d'autonomie interne.
- L'évolution des dominions britanniques en a été un exemple. Le Canada, l'Australie et la Nouvelle Zélande ne sont devenus pleinement souverains que dans les années 20, tout en conservant cependant un chef d'Etat commun, le monarque britannique, représenté sur place par un gouverneur. Comme ce dernier n'a pas, en pratique, plus de pouvoirs que le monarque n'en a en Angleterre, sa présence n'est guère gênante et tout se décide désormais sur place. Ainsi a été inauguré le Commonwealth.
- Fausse décolonisation. Là encore, il faut observer que l'indépendance a été, dans ces trois cas, attribuée aux descendants des colons européens et des immigrants ultérieurs, non aux Indigènes. Car ceux-ci ont été pratiquement marginalisés depuis longtemps au Canada, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Certes les descendants de ces colons leur ont concédés des avantages, de nos jours, avec les héritiers statutaires des peuplades amérindiennes, aborigènes ou mahories. Mais les actuels Australiens et Néo-zélandais devraient avoir le tact de ne pas donner des leçons de décolonisation, à la France, à propos de la Nouvelle Calédonie ou de Tahiti, où, passées les guerres de conquête, les colons Français n'ont pas exterminé les autochtones.
- L'émancipation des colonies françaises d'Afrique noire fut d'abord lente, parce que les revendications des Africains étaient le plus souvent limitées, hormis dans l' île de Madagascar,qui fut le théâtre en 1947 d'une dramatique insurrection réprimée. En effet, après la Seconde Guerre mondiale, un nouveau parti avait vu le jour dans toutes les colonies françaises d'Afrique noire, sauf au Sénégal, et s'était développé dans l'opinion et au parlement français, le Rassemblement démocratique africain (RDA). Ce parti utilisa le droit de vote attribué aux indigènes des ex-colonies par la Constitution de 1946 (bien que les résultats électoraux aient été minorés par le système des collèges), pour pénétrer les groupes parlementaires de certains partis métropolitains. À partir de 1956, grâce à leurs contacts en métropole, les élus RDA obtinrent que s'engage un processus pacifique qui va permettre un transfert progressif de souveraineté. D'abord par la loi-cadre Defferre (1956). Cette loi et ses décrets d'application, adoptés alors que le parti socialiste de Guy Mollet était engagé à fond dans la guerre d'Algérie, accordait une décentralisation très poussée aux territoires d'Outre-Mer, avec la suppression des collèges multiples encore en vigueur en Algérie, des assemblées locales librement élues et des conseils de gouvernement désignés librement par celles-ci dans chaque territoire. Ce nouveau régime électoral, appliqué pour une fois sans truquage, permit enfin l'accession à la tête de chaque territoire de leaders représentatifs comme Félix Houphouët-Boigny ou Léopold Sédar Senghor.
- Par la suite, en 1958, lors du vote sur la nouvelle constitution de la 5ème République, tous les T.O.M., sauf la Guinée, votèrent favorablement, et eurent alors le choix, dans les 3 mois, entre le maintien de leur statut de T.O.M., l'adoption du statut de département, ou celle du nouveau statut d'Etat autonome. Au cours de ces trois mois, les assemblées de tous les T.O.M., d'Afrique et de Madagascar adoptèrent le statut d'Etats autonome, sauf celui de Cote des Somalis. Tous les autres TOM, y compris la Nouvelle Calédonie, se prononcèrent pour le maintien de leur statut, tel qu'il découlait de la loi Defferre.
- Les nouveaux Etats autonomes entrèrent dans une Communauté conduite par la France, avec le titre d'Etats-membres. Quant à la Guinée, elle était devenue indépendante, immédiatement sa réponse négative au referendum, sous l'influence de son président Ahmed Sékou Touré.
- Mais cette Communauté Française de 1958, n'allait pas faire long feu sous sa forme fédérative. En effet ses membres allaient à leur tour accéder à l'indépendance, en 1959 et 1960, par la négociation, mais avec conclusion d'accords de coopération avec la France.

Indépendance sans transition

Ce fut le cas du Congo (également connu sous le nom de Zaïre), dont le roi des Belges annonça à l'improviste, en 1959, sa décision de le décoloniser dans un délai d'un an.
- Or, auparavant, la Belgique avait pratiqué au Congo une politique ultra colonialiste, en s'attachant à ne former que des cadres subalternes et en fermant l'accès de ses universités aux indigènes, au point qu'il n'existait pas plus d'une trentaine d'étudiants congolais dans le monde, au moment de l'indépendance (même si le taux d'alphabétisation et de scolarisation des indigènes était supérieur aux autres pays d'Afrique). Enfin dans la Force publique congolaise, pas un seul aspirant ne fut formé, même pendant la dernière année précédant l'indépendance, car les Belges tenait à en conserver étroitement le contrôle.
- Si bien que lorsque l'indépendance fut proclamée, le parti unitaire de Patrice Lumumba, seul à être présent dans tout le Congo, n'obtint qu'une majorité relative de 45% des voix. En effet, faute de tout encadrement politique sérieux, les autres voix s'éparpillèrent entre les partis tribaux centrifuges, dont l'un, le parti Bacongo s'associa avec le sien pour gouverner. Lumumba devint alors premier ministre et Kasavubu président.
- Des responsables improvisés se répartirent alors les plus hauts postes de l'Etat, alors que, dans l'armée, les sous-officiers restaient sous-officiers. D'où des troubles, à la suite desquels les sous-officiers et soldats congolais, soutenus par Lumumba. se révoltèrent contre leurs officiers belges. Malheureusement les émeutiers s'en prirent aussi aux autres Européens, si bien que Lumumba demanda l'aide de l'O.N.U., afin que les casques bleus rétablissent l'ordre.
- C'est alors que la riche province du Katanga, dirigée par son président Tschombé fit sécession, avec l'appui d'une gendarmerie solide restée sous commandement belge, et avec celui des grandes entreprises industrielles. Une autre province, celle du Sud-kasaï diamantifère se proclama elle aussi indépendante.
- Aussi, lorsque Lumumba voulut envoyer ses troupes, à la tête desquelles il avait du nommer des généraux improvisés, celles-ci peu disciplinées, firent quelques massacres qui furent montés en épingle. C'est alors que Lumumba fut trahi à la fois par le président Kasavubu, qui prit le parti de Tschombé, et par l'ONU qui affecta de ne reconnaître que ce président tribaliste (qui ne représentait, en réalité que 10% des Congolais).
- Mobutu, l'un des généraux improvisés nommés par Lumumba, prit alors le pouvoir, et, avec la complicité de l'ONU dont les casques bleus avaient arrêté Lumumba, livra celui-ci à Tschoumbé, qui le fit immédiatement assassiner. C'est dans ces circonstances que le Congo fut livré à une sanglante anarchie, puis à la longue dictature corrompue de Mobutu.
- En résumé il semble bien que l'accession à l'indépendance d'un grand pays, sans qu'elle ait pu être préparée n'est guère souhaitable.

Indépendance arrachée par la force


- Lorsque aucun espoir n'est laissé aux colonisés d'obtenir l'égalité soit par l'assimilation, soit par l'indépendance, la tentation de se révolter devient grande. Mais il faut alors constater qu'alors l'indépendance est rarement acquise sur le champ de bataille, mais plutôt lorsque l'opinion publique métropolitaine, lassée de lutter contre la rébellion, se prononce pour l'indépendance.
Guerre d'indépendance du Viêt-Nam

- La France entreprit de reconquérir l'Indochine en octobre 1945 avec le général Leclerc. En décembre 1946, la guerre éclata car les autorités françaises étaient en désaccord, malgré de nombreux contacts, avec le Président Hô Chi Minh, dirigeant du Viet Minh, fédération de mouvements patriotiques vietnamiens, et surtout avec son général Giap, aussi bien sur le principe de l'indépendance, que sur le sort futur de la Cochinchine.
- Déclenchée à la suite de provocations venant des deux camps,cette guerre de décolonisation devient ensuite un enjeu de la guerre froide, dans la mesure où le Viêt-Minh, bien qu'organisation patriotique regroupant à l'origine, les partis nationalistes et les sectes, était dominée par le Parti Communiste indochinois.
- Le Viet-Minh bien que chassé des villes tint solidement dans l'intérieur, particulièrement au nord du pays et inventa de nouvelles techniques de combat adapté à sa pauvreté en matériel et en munitions.
- La France chercha alors une solution politique, sans passer par le Viet-Minh: En juin 1948, elle reconnut l'Etat associé Viêt-Nam, Cochinchine comprise, dirigé par l'Empereur Bao Dai. Cette solution trop tardive ne changea pas la situation militaire. La guerre s'internationalisa en 1949, lorsque les communistes chinois, ayant atteint la frontière de l'Indochine, apportèrent une aide directe au Viêt-Minh. Les Américains initialement favorables au Viet-Minh, soutinrent financièrement la France.
- En 1954, la défaite de Diên Biên Phu, au cours de laquelle, les vaillants combattants français payèrent pour l'impéritie des généraux français qui les avaient envoyés s'enterrer dans une cuvette et avaient sous-estimés les moyens militaires du Viet-Minh, convainquit la France à se retirer.
- Mendès France, après avoir constitué un gouvernement allant du centre à la droite, se donna un mois pour résoudre le conflit à la conférence internationale de Genève. Les indépendances du Laos, du Cambodge et du Viêt-Nam y furent alors proclamées.
- Mais le Viet-Nam fut alors provisoirement divisé en deux Etats, le nord sous l'autorité d'Ho Chi Minh, et le sud dirigé par Bao-Daï. Celui-ci, à l'issue d'un referendum, fut promptement remplacé par un nationaliste catholique anti-Français, Ngo Dinh Diem.
- Celui-ci refusa la tenue des élections, prévues, dans tout le Viêt Nam, pour un an après l'indépendance, et instaura au sud une dictature fascisante faisant appel à des conseillers militaires américains. Ainsi provoqua-t-il l'insurrection du « Front National de Libération » (FNL), bientôt connu sous le nom de « Viet-Cong », et déclencha-t-il la seconde guerre d'Indochine. Voir aussi: Guerre d'Indochine et Guerre du Viêt Nam
Guerre d'indépendance de l'Algérie

- Dans le cas de l'Algérie, aussi, la décolonisation fut imposée par le peuple de métropole lassé de poursuivre cette guerre, surtout à partir du moment où les appelés avaient du y participer: Les Français, consultés une première fois, lors des législatives de 1956, sur la négociation avec le FLN, avaient voté pour le « Front républicain » qui la préconisait (mais dont le chef Guy Mollet, une fois élu, ne l'a pas réalisée) . Par la suite, consultés plus tard, et cette fois directement par referendum, ils allaient répondre à de Gaulle, « oui » pour l'autodétermination.

- La guerre d'Algérie éclata en 1954 par une série d'attentats du FLN, dont le leader le plus populaire auprès des Algériens fut Ahmed Ben Bella. Ce groupe, sécessionniste du MNA de Messali Hadj, était partisan de l'action violente pour obtenir l'indépendance. Le choc fut rude pour la France qui considérait l'Algérie comme territoire français où, sur dix millions d'habitants vivait un million d'Européens les Pieds-Noirs.

- Ces derniers, pour la plupart, refusaient catégoriquement l'indépendance, bien qu'ils soient en grande partie responsables de cette situation. En effet, les représentants des Français d'Algérie avaient constamment bloqué toutes les réformes assimilatrices, même les plus minimes, tendant à reconnaître enfin aux musulmans algériens la pleine citoyenneté française.

- Cette guerre mobilisa des moyens militaires et politiques de plus en plus importants. En 1957, les parachutistes du général Massu furent chargés d'investir Alger et démantelèrent le réseau FLN, en utilisant des moyens réprouvés tant par la loi que par le règlement militaire.

- Les succès militaires français furent incontestables, mais les moyens employés, notamment la torture et les exécutions sommaires baptisées « corvées de bois », heurtèrent l'opinion métropolitaine. Si bien que les succès remportés dans ces conditions ne cessèrent d'augmenter le nombre des partisans de la rébellion. Au point de faire oublier les atrocités très nombreuses commises par certains FLN, comme le massacre, femmes et enfants compris, de la population de Melouza controlée par un maquis nationaliste rival. Si bien qu'en Algérie, la cause nationaliste progressa, avec le soutien de l'ONU.

- Le 13 mai 1958, la population européenne d'Alger provoqua une émeute, entraînant la garnison de la ville, puis, avec le soutien d'officiers factieux et d'unités militaires parachutistes, imposa à la métropole un changement de gouvernement.
- C'est alors que le général de Gaulle, qui avait préconisé en vain, pour la France libérée, un régime démocratique pourvu d'un exécutif fort, au grand déplaisir des dirigeants de la IV République, fut rappelé.
- À partir de 1959, il engagea un processus qui allait conduire à l'indépendance de l'Algérie. C'est le 16 septembre 1959, qu'il reconnut le droit des Algériens à l'autodétermination, et fit approuver ce principe, par referendum, par les Français.

- Il se heurta alors à la résistance des pieds-noirs, et d'une fraction de l'armée, dont les plus extrémistes, dirigés par quatre généraux, tentèrent un putsch en avril 1961. Ce dernier fut un échec, mais certains Européens d'Algérie créèrent alors l'Organisation armée secrète (OAS), dans le but de s'opposer aux négociations entre le gouvernement et le FLN. L'OAS déclencha une insurrection contre l'armée française, qui la réprima sévèrement, ainsi que des attentats en métropole. Le 18 mars 1962, l'indépendance de l'Algérie n'en fut pas moins proclamée, en application des accords d'Évian.

- Malheureusement cette indépendance fut accompagnée de massacres de nombreux « pieds noirs » et de dizaines de milliers de « Harkis », c’est-à-dire de musulmans partisans de la France. Il est vrai que les massacreurs ne furent que rarement des membres de l'ALN, mais plutôt des lâches qui, n'ayant rien fait pour l'indépendance, cherchaient tardivement à prouver ainsi leur zèle patriotique. Mais le FLN, qui n'avait pas su les protéger, n'avait pas moins violé ses obligations. Cependant, il semble aussi que la responsabilité essentielle en ait incombé aux autorités françaises au sommet, qui loin d'avoir protégé les Harkis, les ont fait désarmer et ont mis des obstacles administratifs à leur venue en métropole. Article détaillé : Guerre d'Algérie
Guerre d'indépendance de l'Angola
Les colonies portugaises, l'Angola et le Mozambique, accèdent à l'indépendance au terme de guérillas interminables en 1974, après la révolution des œillets qui renverse le régime salazariste. Dans le cas de l'Angola c'est l'insurrection du mouvement « Unita » de Joseph Savimbi, le seul véritablement indigène (et le seul qui ait véritablement combattu les forces portugaises). Ainsi a t'il obligé la population portugaise de métropole, qui refusait la guerre, à soutenir le putsch de ses officiers rebelles contre le gouvernement salazariste. Ainsi le succès de ces derniers a t'il permis de mettre fin au conflit. A noter que l'indépendance de l'Angola a été confisquée par les métis de Luanda, dont l'un, apparenté à l'amiral salazariste Coutinho, s'est fait transmettre le pouvoir par celui-ci lors de l'indépendance. Alors, les métis, incapables de vaincre seuls l'Unita, ont du faire appel, grâce aux revenus du pétrole, aux anciens gendarmes katangais de Tchoumbé, puis à l'armée régulière cubaine, pour briser, au prix de longues années de guerre, les véritables résistants angolais.

Causes de la décolonisation

L'ébranlement des empires coloniaux sous la Seconde guerre mondiale

La Seconde Guerre mondiale entraîna une énorme perte de prestige pour les puissances coloniales : L'image de leur invincibilité y fut très atteinte, en raison des victoires allemandes puis japonaises. En outre, pendant la guerre, Britanniques et Français ont eu besoin des colonies et ont multiplié les promesses d'émancipation, à commencer par celle de l' Empire des Indes. Certes, en 1944 lors de la conférence de Brazzaville, la France préconisa plutôt l'assimilation, sous la forme de l'accession par degrés des indigènes à la citoyenneté, plutôt que l'autonomie des colonies ou leur indépendance. Mais si l'on considère que cette conférence réunissait essentiellement des gouverneurs des colonies, il faut admettre qu'elle a tout de même été émancipatrice. En outre, il faut savoir que le C.F.L.N. et l'Assemblée consultative d'Alger, prêts à aller très loin pour défendre la souveraineté française, contre les Allemands et vis à vis des Anglo-américains, ne se reconnaissaient pas le droit de renoncer à la moindre parcelle du territoire français, remettant les décisions de cet ordre aux futures instances démocratiquement élues de la France après la libération. Après 1945, l'opinion politique mit d'ailleurs très longtemps à évoluer en France, malgré la guerre d'Indochine, la révolte de Madagascar et la guerre d'Algérie.

L'influence des diverses chartes internationales

L'opinion internationale, elle, fut de plus en plus favorable à la décolonisation, sous l'influence de la Charte de l'Atlantique du 14 août 1941, par laquelle Roosevelt et Churchill reconnaissent le droit de tous les peuples à l'autodétermination , de l'ONU, de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

Le renversement de position des mouvements de pensée

Les églises qui avaient joué un rôle important dans l'œuvre de colonisation, tant par l'envoi de ses missionnaires, que par le déclenchement d'expéditions militaires pour les protéger lorsqu'ils étaient persécutés, ont commencé à renoncer à leurs positions colonialistes, pour prendre la défense des indigènes. Cela était déjà arrivé sporadiquement aux siècles précédents, notamment par les interventions de Las Casas ou des Jésuites du Paraguay. Mais après la Seconde guerre mondiale, cette orientation a tendu à se généraliser, en même temps que des prélats indigènes ont progressivement accédé aux fonctions de haut rang auparavant monopolisées par les Européens. Les intellectuels, étaient encore en majorité favorables à la colonisation, avant la guerre de 1939-45. L'œuvre coloniale de la France apportant la civilisation aux peuples déshérités était l'un des thèmes incontournables des discours sur la colonisation. Mais à la suite du choc produit par l'effondrement de la France et de l'Angleterre en 1940, le point de vue des indigènes a été moins méconnu par les intellectuels. Ceux-ci se sont dès lors montrés de plus en plus réservés ou carrément hostiles, parallèlement au développement des idéologies socialistes dans les métropoles, surtout après la Seconde guerre mondiale.

La force exemplaire de chaque nouvelle indépendance sur les colonisés

L'accession à l'indépendance de toute une série de nouveaux pays encouragea les mouvements politiques anti-colonialistes dans tous les pays d'outremer non encore indépendants: En 1946, Philippines, en 1947, Union indienne et Pakistan, en 1948, Birmanie et Ceylan, etc. C'est particulièrement l'accession à l'indépendance de l'Empire des Indes, promise en pleine guerre par la Grande-Bretagne, qui a impressionné les opinions des pays encore colonisés ou colonisateurs. L'Inde anglaise, connue par les romans de Rudyard Kipling et par de nombreux films,ainsi que par sa surface imposante sur les cartes des manuels scolaires, était imaginée comme un pilier de la colonisation. Si l'Angleterre victorieuse qui dominait les mers l'abandonnait, comment imaginer que les colonies des autres pays pourraient être conservées? La division de cet Empire en deux Etats séparés, l'Union indienne, dont la population était en majorité de religion brahmaniste, et le Pakistan peuplé principalement de musulmans, qui avaient accédé séparément à l'indépendance démontrait que la décolonisation n'avait pas que des avantages: Elle s'était en effet traduite par de terribles massacres des exodes massifs, et avait laissé subsister de terribles tensions, et de nombreux problèmes non résolus. Mais les massacres semblaient éloignés et seul subsistait l'image colossale des nouveaux Etats indépendants. Les mouvements coloniaux militaient, les uns pour l'indépendance, PPA de Messali en Algérie, Viet Minh et Daï-Viet en Indochine, les autres pour l'autonomie, UDMA de Ferhat Abbas en Algérie, RDA d' Félix Houphouët-Boigny en Afrique noire française, etc., etc. C'est souvent, en accédant à la conscience politique et en retournant contre les pays colonisateurs leurs propres valeurs, que ces mouvements, allaient développer de la sympathie pour leur action dans les opinions métropolitaines.

Les intrigues des Etats tiers

Le rôle de l'Allemagne et du Japon

L'Allemagne, bien qu'ayant perdu toutes ses colonies après la Première Guerre mondiale fut un acteur influent dans le processus de décolonisation. En participant à la surenchère internationale que ces pays durent subir pendant la Seconde Guerre mondiale. Le régime nazi tenta grâce à la radio de saper le moral et de créer des révoltes dans les colonies. Elle tenta de se rapprocher des pays dominés par les alliés afin d'en obtenir des matières premières, et se présenta de cette manière comme une amie des colonisés. En réalité Hitler dans Mein Kampf avait clairement exprimé son mépris pour les colonisés arabes et indiens. Néanmoins la propagande nazie participa au processus de décolonisation, car en proposant plus que les métropoles, l'Allemagne encouragea les revendications à l'encontre des colonisateurs. Le Japon fit de même dans le sud-est asiatique en soutenant les autonomistes locaux. Mais ces derniers, après avoir accueilli favorablement les Nippons constatèrent rapidement le mépris dans lequel ceux-ci tenaient les autres asiatiques. Néanmoins par la constitution de gouvernements fantoches contre les Hollandais (aux Indes néerlandaise), contre les États-Unis (aux Philippines), contre l'Angleterre (en Malaisie et Birmanie) et contre la France (au Viêt-Nam, au Cambodge, et au Laos), ils démontrèrent aux indigènes que les occidentaux avaient cessé d'être invincibles.

Le rôle de l'Union soviétique

Avec la conférence de Bakou, en 1920 déjà, les Soviétiques s'intéressèrent activement aux problèmes de la décolonisation: Ils assimilaient les colonisés au prolétariat, ceux-ci étaient donc à libérer. Leur propagande portait, parce qu'ils apparaissaient comme sincères: après tout, ils avaient eux-mêmes donné l'exemple en effectuant leur propre décolonisation par la voie de l'autonomie interne, alors que d'autres pays colonisateurs comme la France en étaient bien loin. Leur appui à la décolonisation ne fut cependant pas illimité après la mort de Lénine. En effet, deux thèses s'opposèrent alors, celle de Staline, pour une consolidation de l'État soviétique, et celle de Trotsky pour une priorité à l'internationalisme. C'est Staline qui l'avait emporté, et avait dès lors concentré ses efforts sur l'Europe. Ce fut surtout après la mort de Staline (5 mars 1953) que l'URSS commença à soutenir les indépendances, avec la guerre froide. L'URSS s'opposa alors dans les pays du tiers monde à l'action des Américains. Il y eut une surenchère incessante entre ces deux pays pour obtenir le plus large contrôle, et la plus grande influence possible dans ces pays.

Le rôle des États-Unis

Les États-Unis se disent clairement anti-colonialistes, avec par exemple Franklin Roosevelt. Symboliquement, Harry Truman lors de son discours sur l'état de l'Union de 1949 ouvrit l'ère du développement (par opposition au sous-développement caractéristique des pays colonisés) et prône l'aide. Après ce discours, le Congrès des États-Unis adoptera l'Act for international développement, et tant l'ONU que l'Europe créeront des institutions de coopération. Mais ce discours, s'il est porteur d'espoir, n'en est pas moins jugé par certains comme paternaliste. De plus, il ne s'adressait qu'aux peuples pacifiques, c'est-à-dire principalement aux pays non communistes.

Voir aussi


- Chronologie de la décolonisation
- Conférence de Bandung
- Sahara occidental (dernier territoire africain à ne pas avoir été décolonisé, d'après les [Nations Unies]:http://www.un.org/french/Depts/dpi/decolonization/trust3.htm) Catégorie:Colonisation française Catégorie:Colonialisme

Kasa


- Kasa (Egypte antique)
- Kasa, un autre nom donné à la tribu amérindienne des Kaws
- Kasa est une région du Sénégal
- Kasa est une forme poètique coréenne.

14 juin

ko:6월 14일 ja:6月14日 simple:June 14 th:14 มิถุนายน Catégorie:Jour de l'année Le 14 juin est le 165 jour de l'année (166 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 1452 : Une réunion générale se tient au château de Chissay, à proximité de Tours, pour faire le point sur l'affaire Jacques Cœur, savoir s'il convient de poursuivre l'instruction et de lever le secret.
- 1789 : les mutins du Bounty atteignent le Timor
- 1800 : Victoire de Bonaparte et de Desaix à la bataille de Marengo, contre l'armée autrichienne
- 1807 : Victoire de Napoléon à la bataille de Friedland, contre l'armée russe
- 1846 : Fondation de la République de Californie.
- 1900 : Entrée de la république d'Hawaii dans les États-Unis.
- 1900 : En Chine, révolte des Boxers et fin des "Cent Jours de Pékin".
- 1931 : Le naufrage du Saint-Philibert à l'embouchure de la Loire fait 450 victimes
- 1940 : entrée de l'armée allemande à Paris.
- 1944 : Destruction de Vimoutiers par un bombardement allié.
- 1949 : formation de l'État du Vietnam
- 1982 : fin de la Guerre des Malouines entre le Royaume-Uni et l'Argentine.
- 1985 : détournement du vol 847 de la TWA par le Hezbollah
- 1985 : Première édition de la Fête du Cinéma en France.
- 2005 : à Athènes, en athlétisme, le jamaïcain Asafa Powell bat le record du monde du 100 mètres en 9"77

Naissances


- 1671 : Tomaso Albinoni, compositeur italien
- 1726 : Thomas Pennant, amateur d'antiquités et naturaliste gallois († 1798).
- 1736 : Charles Augustin De Coulomb, physicien français
- 1864 : Aloïs Alzheimer, neuropsychiatre allemand
- 1918 : Dorothy McGuire, actrice étatsunienne
- 1922 : Kevin Roche, architecte irlandais
- 1928 : Ernesto « Che » Guevara, révolutionnaire et homme politique argentin
- 1932 : Xavier Echevarria, ecclésiastique espagnol, prélat de l'Opus Dei depuis 1994
- 1961 : Boy George, chanteur britannique
- 1969 : Steffi Graf, joueuse de tennis allemande
- 1969 : Jackson Richardson, handballeur français

Décès


- 1636 : Jean de Saint-Bonnet, maréchal de Toiras (° 1585, 51 ans)
- 1800 : Louis Charles Antoine Desaix de Veygoux, général français
- 1800 : Jean-Baptiste Kléber, général français, assassiné au Caire
- 1903 : Karl Gegenbaur, anatomiste allemand
- 1920 : Max Weber, sociologue allemand21 avril 1864)
- 1932 : Dorimène Roy Desjardins, pionnier d'affaires canadien
- 1936 : Maxime Gorki, auteur russe
- 1986 : Jorge Luis Borges, écrivain argentin
- 1991 : Peggy Ashcroft, comédienne britannique
- 1994 : Henry Mancini, compositeur étatsunien

1960

Cette page concerne l'année 1960 du calendrier grégorien.

Événements

Premier trimestre

Détails : Janvier 1960 - Février 1960 - Mars 1960
- 1 janvier : En France, Entrée en vigueur du nouveau franc par division de l'ancien par 100.
- 1 janvier : Indépendance du Cameroun, président Ahmadou Ahidjo.
- 9 janvier : Début de la construction du barrage d'Assouan en Égypte.
- 11 janvier : Indépendance du Tchad, président Tombalbaye.
- 24 janvier : En Algérie, semaine des barricades à Alger (24 janv.-1er fév.).
- 5 février : Le plus grand synchrotron du monde pour la recherche nucléaire (25-milliards d'électron-volt), est inauguré à Meyrin dans la banlieue de Genève (Suisse) par un groupement de 13 nations européennes.
- 13 février : Premier essai (Gerboise bleue) de la bombe à fission française (bombe A) à Reggane dans le désert du Tanezrouf (Sahara algérien).
- 18 février : Ouverture des 8 Jeux Olympiques d'hiver à Squaw Valley en Californie.
- 28 février : Création à Atlanta du mouvement des chevaliers du Ku Klux Klan regroupant les mouvements racistes disparates de 17 états méridionaux.
- 29 février : Un tremblement de terre de magnitude 6,7 sur l'échelle de Richter fait 15 000 victimes à Agadir au Maroc.
- 2 mars : Le pape nomme les premiers cardinaux non blancs : un Africain, un Japonais et un Philippin.
- 7 mars : Lancement du journal Télé 7 jours
- 21 mars : Massacre à Sharpeville, en Afrique du Sud. La Police ouvre le feu sur un groupe de manifestants noirs non armés : 69 morts et 180 blessés.
- 23 mars : Visite en France de Nikita Khrouchtchev

Deuxième trimestre

Détails : Avril 1960 - Mai 1960 - Juin 1960
- 3 avril : Fondation du PSU
- 18 avril : Première apparition publique des Beatles.
- 27 avril : Indépendance du Togo octroyée par la France. Ancienne colonie allemande, le pays était sous administration déléguée de l'ONU.
- 1 mai : Un avion de reconnaissance américain de type U2 (avion-espion) est abattu au-dessus du territoire soviétique.
- 7 mai : Nikita Khrouchtchev accède à la présidence de l'URSS.
- 9 mai : Légalisation de la pilule anticonceptionnelle sur la territoire américain. La FDA (Food and Drug Administration) approuve la pilule comme moyen contraceptif.
- 11 mai :
  - Mise à flot du paquebot France, à Saint-Nazaire (Bretagne).
  - Le Président Eisenhower reconnaît publiquement que les États-Unis ont effectué des missions de reconnaissance aérienne au-dessus de territoire soviétique durant les quatre dernières années. Le 15 mai, il annonce que plus aucun vol d'espionnage ne sera fait.
- 14 mai : Sommet des quatre grandes puissances, à Paris, avec Eisenhower, Macmillan, Khrouchtchev et de Gaulle.
- 22 mai : Tremblement de terre record au Chili (9,5 sur l'échelle de Richter), il fait 2000 morts sur place et 250 du fait des tsunamis au Japon, aux Philippines, en Alaska et aux îles Hawaï.
- 23 mai : Enlèvement de Adolf Eichmann en Argentine par les Israéliens pour être jugé en Israël.
- 20 juin : Indépendances du Mali et du Sénégal octroyées par la France. Les deux pays forment la Fédération du Mali qui éclatera au mois d'août.
- 30 juin : Indépendance du Congo Belge octroyée par la Belgique, président Joseph Kasavubu. La guerre civile débute immédiatement.

Troisième trimestre

Détails : Juillet 1960 - Août 1960 - Septembre 1960
- 1 juillet :
  - Le Somaliland britannique et la Somalie sont réunis et proclament leur indépendance.
  - Indépendance du Ghana octroyée par la Grande-Bretagne mais le pays reste membre du commonwealth.
- 9 juillet : Un décret autorise le péage sur les autoroutes françaises.
- 11 juillet : À la convention nationale des démocrates à Los Angeles en Californie, le sénateur John F. Kennedy est nommé dès le premier tour de vote. C'est le plus jeune candidat à être nommé pour cette élection.
- 13 juillet : Premier festival de Jazz d'Antibes en France.
- 20 juillet : Pour la première fois au monde, une femme Sirimavo Bandaranaike est élue chef d'un gouvernement à Ceylan.
- : Indépendance du Dahomey (Bénin actuel) octroyée par la France.
- 3 août : Le record du monde de vitesse dans l'air a été battu avec 2 196 mi/h (milles par heure). Il a été établi par la fusée expérimentale américaine X-15.
- 5 août : Indépendance de la Haute-Volta (actuel Burkina Faso) octroyée par la France.
- 7 août :
  - Indépendance de la Côte d'Ivoire octroyée par la France.
  - Nationalisation des entreprises américaines sur le territoire cubain par Fidel Castro
- 15 août : Indépendance de la république populaire du Congo (Congo Brazzaville) octroyée par la France.
- 16 août : Indépendance de Chypre octroyée par la Grande-Bretagne après 88 ans d'occupation coloniale.
- 16 août : Joseph Kittinger saute en parachute à partir d'un ballon à 31 333 m au-dessus du Nouveau-Mexique. Il bât les records de saut en haute-altitude, de la plus importante chute libre (25 700 mètres) avant ouverture du parachute, et la plus grande vitesse réalisée par un être humain (982 km/h) sans assistance motorisée
- 17 août : Indépendance du Gabon octroyée par la France.
- 20 août : Le Sénégal quitte la Fédération du Mali et déclare son indépendance.
- 25 août : Ouverture des 17 Jeux olympiques à Rome jusqu'au 11 septembre.
- 11 septembre : Clôture des 17 Jeux olympiques à Rome depuis le 25 août.
- 13 septembre : L'ouragan Donna, considéré comme le plus destructeur par les Américains, tue 30 personnes et laisse derrière lui des milliers des sans-abri sur la côte atlantique, de la Floride au Canada.
- 14 septembre : Coup d'État au Congo par le colonel Joseph Mobutu.
- 22 septembre : Modibo Keïta proclame l'indépendance de la République du Mali après l'échec de la Fédération du Mali.

Quatrième trimestre

Détails : Octobre 1960 - Novembre 1960 - Décembre 1960
- 1 octobre : L'indépendance du Nigeria est concédée par la Grande-Bretagne.
- 12 octobre : Le président soviétique Nikita Khrouchtchev frappe sur son pupitre avec sa chaussure à l'Assemblée générale de l'ONU pour protester de la discussion sur la politique de l'Union soviétique à l'égard de l'Europe de l'Est.
- 24 octobre : Explosion d'une fusée soviétique R 16 à Baïkonour : 123 morts.
- 29 octobre : Nikita Khrouchtchev promet, lors d'une interview, de fournir à Cuba des missiles pour prévenir une attaque américaine.
- 4 novembre : Le Président français Charles de Gaulle annonce à la TV algérienne un référendum sur l'autodétermination de l'Algérie.
- 8 novembre : Élection de John F. Kennedy (parti Démocrate) comme président des États-Unis avec 49,7 % des voix contre Richard Nixon (R) 49,5 %, et devenant le plus jeune Président des États-Unis (70 % des noirs américains auraient voté pour lui).
- 15 novembre : Indépendance de la Mauritanie octroyée par la France.
- 1 décembre : Indépendance de la République centrafricaine octroyée par la France.
- 9 décembre : Voyage du président Charles de Gaulle en Algérie, marquée par des émeutes sanglantes causant la mort de 127 personnes.
- 20 décembre : Création au Viêt Nam du Sud d'un Front de libération national. Début de la guerre du Viêt Nam.

Chronologies thématiques


- Aéronautique : 1960 en aéronautique
- Chemins de fer : 1960 dans les chemins de fer
- Cinéma : 1960 au cinéma
- Sport : 1960 en sport
- Arts et Culture : Arts et cultures en 1960
- Sciences et Techniques : Sciences et techniques en 1960

Naissances en 1960


- 24 janvier : Nastassja Kinski, actrice
- 19 février : Prince Andrew, second fils de la reine Elizabeth II d'Angleterre
- 29 février : Cheb Khaled, chanteur algérien
- 7 mars : Ivan Lendl, joueur de tennis tchèque
- 21 mars : Ayrton Senna, coureur automobile brésilien
- 18 mai : Yannick Noah, joueur de tennis français
- 22 mai : Hideaki Anno, réalisateur japonais
- 3 juillet :
  - Vince Clarke, musicien anglais des groupes Depeche Mode puis Erasure
  - Perrine Pelen, skieuse, française.
- 15 juillet : Kim Alexis, modèle américaine
- 12 août : Laurent Fignon, champion cycliste français
- 19 septembre : Hugh Grant, acteur américain
- 8 octobre : François Pérusse, humoriste québécois.
- 14 octobre : Olivier Mathieu, dit Robert Pioche, écrivain France.
- 30 octobre : Diego Maradona, champion argentin de football
- 25 novembre : John F. Kennedy Jr., fils du président John F. Kennedy
- 27 decembre : Maryam d'Abo, actrice britannique voir aussi::Catégorie:Naissance en 1960

Décès en 1960


- 2 janvier : Fausto Coppi, coureur cycliste italien, (° 1919).
- 4 janvier : Albert Camus, prix Nobel de littérature, écrivain français, (° 1913).
- 24 janvier : Edwin Fischer, pianiste suisse.
- 21 février :
  - Jacques Becker, réalisateur, acteur, scénariste français, (° 1906).
  - Samuel Mitchell, astronome (Il a calculé la distance de plus d'un millier d'étoiles), américain.
- 22 février : Paul-Émile Borduas, peintre surréaliste puis abstrait québécois, (° 1905).
- 3 avril : Norodom Suramit, roi du Cambodge.
- 28 avril : Anton Pannekoek, astronome et un militant communiste hollandais, (° 1873).
- 11 mai : John Davison Rockefeller Junior, milliardaire américain, (° 1874).
- 17 mai : Jules Supervielle, poète et écrivain français, (° 1884).
- 30 mai : Boris Pasternak "Docteur Jivago", écrivain russe, prix Nobel de littérature, (° 1890).
- 16 juillet : John P. Marquart, romancier américain
- 15 août : Jefferson Machamer (60 ans), artiste de dessins animés (The Baffles, Petting Patty et Guys and Gals).
- 7 septembre : Wilhelm Pieck (84 ans), ancien président communiste de l'Allemagne de l'Est.
- 16 septembre : J. Cheever Chowdin (71 ans), ancien patron de Universal Pictures.
- 26 septembre : Emily Post, la grande dame des bonnes manières.
- 12 octobre : Inejir Asanuma (61 ans). leader socialiste japonais (assassiné).
- 5 novembre :
  - Mack Sennett, réalisateur producteur américain d'origine canadienne, (° 1884)
  - Ward Bond, acteur américain (° 1903, 57 ans)
- 16 novembre : Clark Gable, acteur américain, (° 1901).
- 7 décembre : Clara Haskil, pianiste suisse d'origine roumaine.
- Philippe Panneton dit Ringuet (64 ans), écrivain canadien
- Richard Wright, écrivain américain qui traita des problèmes sociaux et psychologiques des noirs américains. voir aussi::Catégorie:Décès en 1960 __NOTOC__ Catégorie:1960 ja:1960年 ko:1960년 ms:1960 simple:1960 th:พ.ศ. 2503

8 août

Le 8 août est le 220 jour de l'année (221 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Événements


- 117 : Hadrien devient empereur à Rome.
- 449 : Ouverture du "Brigandage d'Éphèse".
- 1322 : Au Japon, l'empereur Godaigo, désigne le monastère Sojiji comme monastère principal de la secte Soto.
- 1549 : La France déclare la guerre à l'Angleterre.
- 1567 : L'armée du duc d'Albe pénètre dans Bruxelles.
- 1570 : Paix de Saint-Germain en Laye
- 1609 : le Sénat de Venise examine le télescope de Galilée.
- 1786 : 1 ascension du Mont Blanc par Jacques Balmat et le docteur Michel Paccard
- 1788 : En France, le roi Louis XVI convoque les États généraux pour le 5 mai 1789.
- 1793 : Lyon se révolte contre la Convention montagnarde.
- 1815 : Napoléon part en exil pour l'île de Sainte-Hélène
- 1873 : Paul Verlaine entre à la prison de Mons en Belgique pour deux ans pour avoir tiré deux coups de revolver sur Arthur Rimbaud.
- 1876 : Thomas Edison invente le mimographe, appellé aussi fax.
- 1916 : (Première Guerre mondiale) : En Italie, prise de Gorizia par la 3e Armée italienne sous les ordres du duc d'Aoste.
- 1925 : Le Ku Klux Klan tient son premier congrès national public à Washington.
- 1940 : Premier vol commercial d'un avion à cabine pressurisée, le Boeing 307 B.
- 1949 : Indépendance du Bhoutan
- 1955 : Ouverture à Genève d'une conférence sur l'utilisation pacifique de l'énergie atomique.
- 1956 : accident dans la mine du Bois du Cazier près de Marcinelle : 263 morts
- 1963 : Attaque du train postal Glasgow-Londres : butin de 30 millions de francs en billets.
- 1965 : Singapour se retire de la Fédération malaise et devient un Etat indépendant.
- 1966 : Première greffe d'une prothèse cardiaque à Houston
- 1967 : Fondation d'ASEAN
- 1969 : Tremblement de terre en Iran : 22 000 morts.
- 1974 : Richard Nixon démissonne de son poste de Président des États-Unis suite au scandale du Watergate.
- 1983 : Coup d'état au Guatemala; Oscar Mejia Victores renverse Efraín Ríos Montt.
- 1986 : Ouverture de la première Bourse en Chine, à Shenyang
- 1990 : L'Irak annexe le Koweit
- 1991 : Création de la 8 région du Mali, suite aux accords de Tamanrasset (6 janvier 1991), mettant fin à la rebellion Touareg de 1990-1991.
- 2000 : L'ancien ministre de Malaisie Anwar Ibrahim est condamné à neuf ans de prison pour sodomie
- 2000 : Attentat à Moscou près le place Pouchkine: 7 morts et 93 blessés.
- 2002 : La Corée du Nord et la Corée du Sud décident la création d'un lieu permanent de rencontre pour les familles séparées par la division de la péninsule.
- 2002 : Date limite fixée par le pouvoir du Zimbabwe aux fermiers blancs pour abandonner leurs terres.
- 2003 : Rassemblement altermondialiste de 300 000 personnes sur le plateau du Larzac, du 8 au 10 août 2003.

Sport


- 1904 : Maurice Védrine gagne la première course de bateaux à moteur entre Calais et Douvres en 1 heure et 7 minutes.
- 1984 : Pierre Quinon, recordman du monde, devient champion olympique du saut à la perche avec 5 m 75.
- 1992 : Carl Lewis, Mike Marsh, Leroy Burrel, et Mitchell battent le record du monde du 4 x 400 m en 37s 40'.
- 1995 : Karoly Guttler porte le nouveau record du monde de natation du 100m brasse à 1mn 00,95s.
- 2000 : 45% des 96 prélèvements urinaires pratiqués sur 71 coureurs du Tour de France cycliste 2000 présentent des traces de substances dopantes

Naissances


- 1748 ; Johann Friedrich Gmelin, naturaliste allemand ( † 1804).
- 1816 : Filippo Parlatore, botaniste italien († 1877)
- 1857 : Cécile Chaminade, pianiste et compositrice française († 1944)
- 1901 : Ernest Orlando Lawrence, prix Nobel de Physique en 1939.
- 1902 : Paul Dirac, physicien, prix Nobel de Physique en 1933.
- 1907 : Benny Carter, musicien de jazz américain
- 1930 : Andy Warhol, artiste américain
- 1931 : Roger Penrose, physicien et mathématicien anglais
- 1937 : Dustin Hoffman, acteur américain
- 1944 : Bernard Menez, comédien français
- 1948 : Svetlana Savitskaya, spationaute
- 1950 : Martine Aubry, femme politique française
- 1951 : Mamoru Oshii, réalisateur japonais
- 1961 : The Edge, de son vrai nom David Howell Evans, guitariste du groupe U2
- 1981 : Roger Federer, tennisman suisse
- 1985 : Cyril De Sousa, footballeur portugais

Décès


- 117 : Trajan, empereur romain (° 18 septembre 53 ?)
- 1458 : Calixte III, pape.
- 1928 : Antonín Sova, poète tchèque (° 26 février 1864)
- 1936 : Robert Bárány, prix Nobel de médecine en 1914
- 1979 : Feodor Lynen, biochimiste, prix Nobel de médecine en 1964
- 1988 : Félix Leclerc, chansonnier québécois (° 2 août 1914)
- 1991 : James Irwin, astronaute américain
- 2000 : Gilles Thibault, auteur-compositeur, co-auteur de "Comme d'habitude"
- 2001 : Jean Dorst, naturaliste français (° 7 août 1924)
- 2001 : Jean-Louis Flandrin, historien français
- 2003 : Falaba Issa Traoré écrivain, comédien, réalisateur et dramaturge malien (° vers 1930)
- 2004 : Fay Wray, actrice américaine15 septembre 1907) Catégorie:Jour de l'année ja:8月8日 ko:8월 8일 ms:8 Ogos simple:August 8 th:8 สิงหาคม

Bakwanga

Mbuji-Mayi (anciennement Bakwanga) est une ville de la République démocratique du Congo, sur la rivière Sankuru. Elle est la capitale de la province dans la province du Kasaï-Oriental, située sur la rive droite du fleuve Congo. La ville a, depuis les années 1980, multiplié sa population par 10, en proie à un développement rapide et anarchique, et à une situation sociale et politique explosive. Ce par l'afflux de Kasaïens du Katanga au début des années 1990, et également par l'engouement anarchique par les d'exploitations de diamants. La ville est notamment l'un des principaux centre de l'UDPS, Etienne Tshisekedi étant originaire de la région. Elle est désormais la deuxième ville la plus peuplée du pays, devant